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 Une déesse à fait le printemps [PV Arès & Perséphone]

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Hypnos
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MessageSujet: Une déesse à fait le printemps [PV Arès & Perséphone]   Sam 8 Mar - 1:52

Arrow Je viens d'ici (enfin techniquement j'y suis déjà à la fin du topic ^^)

Sentant la divine présence de Perséphone me quitter, je ressentais déjà le souffle glacial du destin me glisser le long du dos, comme la menace imperceptible d’un sort que je savais inévitable à présent.

*Combien de temps me reste-t-il ? Quelques années ? Quelques mois ? Peut être juste quelques heures…*

Profitant encore de la brise parfumée que les fleurs des enfers me faisaient parvenir, je me réjouissais en pensant qu’avec le retour de la sombre impératrice, le délabrement des enfers touchait à sa fin. Ce qui avait été glorieux par le passé, encore plus glorieux serait dans un futur proche, je devais m’en assurer.

Désormais, Perséphone aurait la charge de ce que son époux avait dut supporter seul pendant plus de cinq cents ans, et je savais qu’elle serait à la hauteur. Ce qui m’inquiétait, c’était bien plutôt l’évolution de la situation, tout d’abord Sparte, puis l’Olympe et le Sanctuaire.

Sans aucun doute le jeu avait changé, et le roi des dieux dominait à présent la partie. Pour pouvoir nous en sortir, il allait falloir faire un sacrifice, un sacrifice nécessaire pour la survie des nôtres.

Perséphone avait été étrangère aux dernières guerres saintes nous ayant opposés à Athéna, elle ne serait pas poursuivie, et malgré tout, Zeus avait besoin des enfers, alors il y laisserait sa fille comme gouvernante. Mais quelqu’un devrait payer les méfaits commis dans le passé, et en l’absence du principal coupable, je devenais le seul préjudiciable, je le savais.

Que m’importais en vérité, je m’étais préparé à cette éventualité depuis le moment où j’avais brisé l’édit royal en m’en prenant à la Sagesse. Peut-être pourrait-il comprendre mes raisons si je les lui exposais, mais en aurai-je seulement l’opportunité ?

Dans un cas comme dans l’autre, je ne me faisais aucune illusion, il ne changerait pas d’avis. Ce qui contre sa Loi avait été fait, par sa Loi serait réparée. Et sa Loi était implacable.

*Et bien s’il faut partir, partons avec le sourire.*

Reprenant alors forme physique au cœur du champ de fleur, je décidais d’en finir avec ce jeu de cache-cache qui me devenait insupportable. Il valait mieux affronter son destin que chercher à lui échapper. Je n’avais pas l’intention de me soustraire à mes responsabilités, et ma tâche était maintenant accomplie. Quoi qu’il m’arrive désormais, Perséphone serait là pour les nôtres. Le sombre empire était sauvé et pour cela, je pouvais bien devenir martyr.

« Thalie… »

Les larmes me montèrent alors aux yeux en imaginant la peine infinie qu’allait avoir ma reine en apprenant mon destin. Même elle ne pourrait faire fléchir son père. Personne ne le pourrait. Elle se débattrait, elle hurlerait, pleurerait, mais tout cela ne servirait à rien. Sa peine deviendrait la mienne dans une suite sans fin, chacun trouvant son écho dans l’autre comme seul des âmes sœurs peuvent le faire.

« Non, cela ne sera pas ainsi. »

Même si je devais user de mes pouvoirs contre elle, elle n’aurait pas à subir cela. Elle ne méritait pas cela. Elle devrait me faire confiance encore une fois, et ne pas oublier notre promesse, demeurer ensemble jusqu’à ce que les étoiles deviennent froides et plus encore.

Aussi puissant que soit son père, jamais il ne pourrait m’arracher de la création que j’avais aidé à créer. Le sommeil comme la mort lui était antérieur, inertie et destruction était antérieur à sa Loi.

Avant même que sa grand-mère n’émerge du Chaos primordiale, nous étions déjà là, fils de la nuit éternelle, elle, ma mère, que Zeus craint encore. Une mère aimante que je ne comptais pas faire intervenir cette fois.

« Thalie, Mère, pardonnez-moi. »

Fermant les yeux comme dans l’attente d’un trait de foudre annonçant l’arrivée imminente du roi des dieux, ce fut un immense vacarme à l’entrée des enfers qui me fis réagir, comme si une fantastique explosion venait de rouvrir le puits des âmes.

« Mais qu’est-ce que … ? »

Je n’eus pas le temps d’en dire plus que je vis arriver en trombe ce que je crus être un trait de foudre lancé contre moi.

Persuadé alors que dans sa colère, Zeus s’était décidé à en finir avec moi une fois pour toute, je redevins poussière d’or et laissait son trait me passer au travers, dispersant alors ma substance aux quatre vents.

Ce ne fut qu’alors que je réalisais que ce que j’avais pris pour le keraunos n’était en fait qu’une lance, une lance écarlate ne pouvant appartenir qu’à un seul être.

*Arès ! Que fait-il ici ?!*

Avait-il était envoyé pour me tuer, ou bien était-il venu ici de son propre chef pour sa petite moisson d’âmes ?

*Il n’y a qu’un seul moyen d’en avoir le cœur net.*

J’allais alors reprendre forme physique pour m’élancer à sa rencontre lorsque je sentis, beaucoup plus subtile, mais néanmoins présente, l’énergie divine du dieu des voleurs se faufilant en catimini dans mon dos, déjà loin en direction du palais impérial.

*Il ne manquait plus que lui !*

Arès d’un côté, Hermès de l’autre… Le choix était drastique. D’un côté un être pouvant anéantir ce qui restait du sombre empire si l’envie lui prenait, de l’autre, un voleur invétéré surement là pour s’emparer de quelque chose qu’il n’avait pas encore put ajouter à sa collection.

*Réfléchis, réfléchis… Arès ne se déplace jamais par portail dimensionnel, il voyage toujours sur son char. Ca me laisse un peu de temps avant qu’il n’atteigne les profondeurs infernales. De plus, Perséphone devrait bientôt revenir céans pour…*

Hermès franchis alors le mur des lamentations.

Je n’avais plus le temps de réfléchir, derrière ce mur se trouvait l’hyperdimension, et derrière elle, parmi une infinité d’autre monde, se trouvait également l’Elysion et en elle, le tombeau du sombre empereur.

*Va pour Hermès alors.*

Imprégnant alors une feuille du grenadier sacré de mon cosmos, celle-ci devint dorée et porteuse d’un message que Perséphone ne manquerait pas de recevoir si elle s’en emparait.

"Pardonne-moi mon amie, j’ai dû quitter ces lieux pour empêcher ton demi-frère Hermès de faire ce qu’il sait faire de mieux. Je sais que de ton coté tu sauras stopper Arès, ou qu’à défaut, ton père le stoppera de peur qu’il ne s’en prenne à toi. Si jamais je devais ne pas revenir, protège le sombre empire et détruit son plus grand ennemi. Tendrement tiens. Hypnos."

 Arrow Elysion, temple d'Hadès et Perséphone

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Perséphone
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MessageSujet: Re: Une déesse à fait le printemps [PV Arès & Perséphone]   Sam 8 Mar - 12:22

==> La reine des Enfers s'est éveillée ici


Rapide, tout était si rapide. Maintenant qu'elle s'était pleinement éveillée, la déesse des Enfers n'avait plus la moindre difficulté à user de l'ensemble des passages destinés à elle seule. Les terres de l'Outre-monde n'étaient pas que les Enfers tels que les avaient connus les chevaliers lors de leur assaut sacrilège. Bien plus, ils étaient bien plus que cela.

Le temps qu'elle se pose enfin sur le sol profondément marqué par la disparition du maître des lieux, une puissante énergie se faisait ressentir. Une force brute brûlant tel un soleil de sang et de carnage à l'horizon, un soleil destructeur dont l'identité ne faisait pas le moindre doute. Le temps de son absence n'avait que trop duré. Les autres divinités se servaient chez elle comme bon leur semblait. Cela ne se pouvait...

- Oser profiter du mal qui nous touche pour nous piller comme les pires des charognards, honte sur vous qui profitez de notre malheur. Honte sur vous. Arès, Hermès, vous n'avez pas le droit de citer en ces lieux pour vous adonner au pillage.

La voix de la déesse était empreinte de colère et d'indignation. Si elle tolérait les facéties de son jeune frère en temps réel, là, elle était plus qu'effarée. Comment avait-il osé profité de son état et du scellement de son oncle pour assouvir son seul égoïsme ? Toutes ces âmes perdues, errantes dans un désordre indescriptibles n'avaient plus la moindre importance pour lui. Son rôle était en partie de les mener ici, au plus profond de l'Hadès. Raison pour laquelle, le dieu des Bonimenteurs bénéficiait d'un traitement de faveur et même de la bonté de son merveilleux époux. Et voilà qu'il profitait de la perte de sombre monarque pour fouiller Elysion. Il lui faisait l'effet de ses parents cupides ne pensant qu'à dépouiller les leurs à peine leur trépas arrivé.

Hypnos...

Elle avait ressenti la présence de son vieil ami. Le dieu du Sommeil s'en était visiblement allé à la rencontre d'Hermès.

" Hypnos, apprend-lui que ce genre de chose ne se fait pas. Que c'est le summum de la lâcheté et la rapacité. Que cela me fait énormément de peine. Moi qui ait passé plus de cinq siècles avant de me réincarner enfin et qui ne découvre que des ruines sur ce qui fut autrefois mon Royaume en plus de la perte de mon cher époux, moi, la reine de l'autre monde ne peut accepter cela. C'est une injure à la face de la déesse des Saisons et des Enfers. "


Son cosmos brillait de plus en plus fort, entrant de nouveau en résonance avec ces lieux qu'elle connaissait si bien. L'entièreté du jardin commençait d'ailleurs à ce couvrir d'une brume matinale si semblable à celle de la surface. Des perles de rosée semblaient même surgir sous l'effet de la puissance de la déesse qui maintenant dépouillée de ses derniers vêtements humains s'avançaient vers le Grenadier Sacré. Les branches étaient une véritable merveille de vigueur et d'élégance. Les limbes de feuilles était d'un vert sombre parsemé de fines tâches d'or alors que des fleurs aux pétales de rubis se mêlaient aux fruits. Une telle plante ne poussait en ces lieux comme le magnolier sacré ne poussait qu'auprès de la Cascade de Sang. Tant de plantes qui n'étaient jamais que des cadeaux du roi des Enfers à sa reine.

Un sourire empreint de mélancolie apparut sur les traits splendides de la brune déesse des Saisons. Cela lui rappelait les temps anciens. Les spectres féminines étaient aussi autant de présents pour elle. Une garde spéciale pour la déesse dont les membres étaient d'une beauté saisissante. La Vampire, la Succube, la Djinn, la Rose noire n'en était que quelques exemples. Toutes ces étoiles étaient dévolues à la protection de la reine lorsqu'elle quittait Elysion ou les enceintes de son palais. Pandore était avant tout la représentante d'Hadès mais en certaines circonstances, elle était aussi la prêtresse de la déesse des Saisons et des Enfers, portant sa parole comme elle le faisait pour Hadès.

En proie à la nostalgie, elle toucha sans s'en rendre compte la surface dorée d'une feuille qui se démarquait de toutes les autres. En son limbe lancéolé, elle portait un message. Un message que la déesse reçut aussitôt...

" Merci mon ami. Merci pour ton dévouement sans faille. J'espère pouvoir un jour te rendre la pareille mais en ce moment, je me dois d'arrêter la destruction massive qui avance vers moi. Arès risque de détruire tout ce qu'il reste de notre monde si on le laisse avancer encore davantage aux commandes de son char. Il est temps que l'on se dresse de nouveau contre tous ceux qui tentent de nous nuire. Père interviendra. Je le sais sinon la colère de Déméter s'abattra sur la terre. Qu'importe à ma mère le sort de mon malheureux époux mais elle ne sera jamais indifférente au mien. Qu'il m'arrive quoi que ce soit de la main de la Guerre et l'humanité mourra de faim. "

Aussi douce qu'était Déméter en temps normal, ses colères ne devaient jamais être prises à la légère. Redoutable, elle ne craignait personne pas même Zeus. L'affaire tournant autour du rapt de Coré en était une des preuves. De par son attitude, la déesse de Moissons avait fait céder son frère. Enfin, le temps n'était plus à cela mais bien au retour des terres infernales et pour cela, Perséphone se devait de stopper le dieu de la Guerre avant qu'il ne foule les terres de ce jardin où s'épanouissait le Grenadier Sacré.

Se retournant alors vers la source de toute la violence progressant aux Enfers, elle enflamma son cosmos faisant apparaître une tenue écarlate qui ne pouvait qu'être du goût du dieu de la Guerre tout en faisant resurgir le trône de la terrible Perséphone. Le décor ne tarde d'ailleurs pas à virer au rouge alors qu'un bouclier protecteur s'élevait autour du jardin et de l'arbre sacré. Prenant place sur le trône parée comme la reine qu'elle était, les cheveux noirs ceints d'une couronne fine aussi simple que celle des reines antiques, Perséphone attendait son frère, bien décidée à lui faire comprendre qu'il n'irait pas plus loin.

" Arès mon frère, je t'attends. J'ai une idée bien précise de ce qui peut te mener en ces lieux et une proposition à te faire qui nous fera à tous deux gagner du temps. "


[HRP : je pense que tout le monde aura reconnu sur cette illustration Kaileena, l'impératrice du temps de Prince of Persia ^^]
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Arès
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MessageSujet: Re: Une déesse à fait le printemps [PV Arès & Perséphone]   Sam 8 Mar - 23:59

 Arrow La porte des enfers

Suivant toujours tel un fil d’Ariane le sillon ardent laissé par ton arme divine, tu traverses maintenant la première prison où ceux ayant péchés par amour se voient éternellement ballottés par des ouragans sombres reflétant la force implacable ayant toujours guidé leur existences pathétiques.

Te demandant avec une certaine ironie si de tels ouragans sauraient ne serait-ce que te faire dévier de ta trajectoire, tu fais claquer une nouvelle fois tes rennes pour maintenir la vitesse de ton attelage traversant alors les enfers comme une autoroute où rien ne semble vouloir venir te freiner.

Portant ton regard au loin, au plus profond du sombre empire, tu sais que c’est là, au cœur de l’océan de glace que t’attendent ces guerriers que ton pouvoirs déchaîne déjà.

Malgré la distance, tu peux sentir leur fureur, leur ardeur combative. Pour leur convictions, ils se sont relevés contre vent et marées, ils ont affronté jusqu’aux dieux et en sont même revenu. Ils sont faits du métal avec lequel tu sais créer des épées invincibles. Des épées qu’une fois forgées, tu n’hésiteras pas à brandir bien haut pour faire voler en éclats tes ennemis à commencer par ceux t’ayant jadis vaincu par fourberie.

Athéna la maudite, la trois fois maudite, et son ordre de guerrier seraient les premiers à tomber et cela se ferait aussi de la main de ceux qu’ils avaient portés au rang de légende.

Franchissant d’un bond avec ton attelage ardent le canyon séparant le premier du deuxième cercle, tu pénètres maintenant dans ce que tu sais être un répugnant présent nuptial. Le cadeau lamentable d’un dieu incapable de maintenir sa femme à ses côtés plus de six mois par ans.

N’épargnant rien à ce lieu écœurant, tu écrases et incinère aussi bien les fleurs que les arbustes sur ton passage, car telle est ta volonté, car tel est ton désir.

Le sombre sillon se poursuit vers le cœur des enfers et tu le suis aveuglément, savourant le parfum brûlé de la terre que tu calcines de ta seule présence.

Dieu des flammes et de la destruction, tu portes si bien ton titre en cet instant que la déesse souveraine de ces lieux t’invite à la rejoindre pour tenter de préserver ce qu’il reste de son misérable dépotoir.

Accepteras-tu sa proposition ? Iras-tu à elle qui se tient devant toi ? Oh mais bien sûr que oui.

Tu ne dévieras ni ne t’arrêtera. Tu poursuivras ton chemin droit devant toi, et malheur à elle si elle ose te demander de rebrousser chemin ou te menace. Elle ne t’est rien, sa mère ne t’est rien. La Terre peut bien périr par la famine, tu l’auras depuis longtemps consumée par la guerre. Et lorsque tu auras enfin détruit l’ennemi des vivants, alors enfin ton règne pourra commencer.

Hurlant ta réponse à ta bâtarde de demi-sœur, tu te demandes si elle peut bien réellement imaginer ce qui t’amène en ces lieux alors qu’elle te connait si peu. Osera-t-elle te le demander ? Ou prendra-t-elle le risque de te décevoir ?

La découvrant alors installée dans un trône écarlate du plus bel effet, tu ne t’émeus pas ni de sa beauté ni de son retour. Les sentiments de ce genre te sont étrangers, et pour toi, seul compte à présent ces âmes t’attendant plus loin, derrière elle.

Tirant puissamment sur tes rennes, tu stoppes ton attelage à quelques dizaines de mètres d’elle, manquant de peu de l’atteindre de tes flammes. Tu n’es pas venu ici pour la combattre, tu n’espérais même pas sa présence, mais si elle se dresse devant toi, elle connaîtra tes poings, ou pire. Elle n’est qu’une faible femme, même pas vêtue de son armure inférieure. Elle ne t’est rien d’autre qu’une curiosité passagère, du moins pour le moment.

Bondissant hors de ton attelage dans un épais nuage de cendre et de braise, tu t’écrases lourdement sur la lande fleurie, consumant au passage le sol que tu foules de tes lourdes bottes de bronze avant de t’avancer vers elle, porteur d’une épouvantable odeur de sang et de soufre.

« Parle. »
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Perséphone
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MessageSujet: Re: Une déesse à fait le printemps [PV Arès & Perséphone]   Dim 9 Mar - 13:09

Son message ne tarde pas à avoir une réponse, Ô combien différente de celle toute en élégance du maître du Sommeil quand elle lui avait parlé de l'entrée "secrète" d'Hermès en leurs terres. Le char sembla seulement accéléré comme mu par un désir propre. Celui de filer vers les tréfonds du monde souterrain. En la divine Perséphone, une seule cause pouvait en être à l'origine. Les criminels, ceux condamnés aux affres du Cocyte étaient le but de la visite de ce cher Arès. Ce n'était pas la première fois que le maître des carnages venait se servir parmi les pires monstres et damnés des Enfers. Son temple tenait davantage de la citadelle aux mille souffrances où guerriers s'entraînaient de la plus extrême des façons avant de rejoindre les rangs du dieu rouge. C'était cela son but lorsqu'il venait aux Enfers: prendre des âmes. Des âmes qui n'auraient jamais plus le repos sous le fouet de leur maître.

Les Berserkers s'apprêtent dont à accueillir de nouveaux arrivants. Une flopée de lâches pour les basses oeuvres et quelques héros destinés à porter les armes et les couleurs d'Arès. Des êtres capables de ravager tout sur leur passage, né de cette humanité qui a si durement frappé nombre de dieux...

Père, je ne peux mettre en péril les Enfers qui souffrent déjà de trop depuis la disparition de cher époux pour conserver quelques âmes aussi sacrilèges que celles que convoitent Arès. Ce sont des guerriers cosmiques qui peuplent le Cocyte. Quasi tous. Qu'ils tombent sous le joug d'Arès est leur destin tout comme le fait que leur protectrice les a abandonnés à leur triste sort. Il en est ainsi du fil tracé par les Moires. Que le destin s'accomplisse. Je ne peux mettre l'ensemble de Gaïa en péril pour ces âmes qui nous ont fait tant de tord.

Nul ne disparaît totalement mais certains peuvent être enlevés par d'autres divinités...

Nulle âme ne quitte les Enfers sans que nous le sachions. Nos tribunaux ont en eux tout le suivi des damnés. Aucun n'est perdu de vue. Aucun...


Chose d'autant plus incroyable quand on voyait l'état pathétique de ce qu'il restait de l'Outre-monde et des tribunaux royaux. Tout était à refaire et plus vire Arès aurait vidé les lieux, mieux, ce serait. Hypnos se chargerait d'Hermès et elle de ce dragon de Guerre qui lui servait de demi-frère.

" Merci mon ami, je serai prudente. Ne t'inquiète pas. Veille à ce que Hermès ne puisse assouvir ses vices en notre Elysion vénéré. Moi, je ferai tout pour convaincre Arès de s'en retourner. Je sais ce qu'il veut. Ce qu'il l'intéresse tellement chez nous. Seuls le carnage et les combattants peuvent l'attirer céans. Avec un peu de finesse, je pourrais le convaincre de repartir sans perdre davantage de temps. "

Ses traits se troublèrent quand elle sentit un vent de fureur et de cendres. Ce qui faisait la beauté des Enfers était en train de se consumer sous les sabots des coursiers de Guerre. Les terres déjà malmenées se paraient de noir et de cendres alors de profondes sillons plutôt que des ornières marquaient le sol là où le demi-frère de la déesse était passée. Tout cela serait une nouvelle insulte à la grandeur des Enfers s'il poursuivait à ce train d'Enfers jusqu'au Cocyte.

Et lorsque le regard violet de Coraline distingua enfin les silhouette du cruel équipage, elle se redressa sur son trône, paraissant droite et royale. Que lui importât qu'Arès s'en contrefiche. Cette apparence n'était pas pour lui seul. Le peuple des Enfers aurait l'occasion de voir que sa reine était de retour et prête à le défendre comme l'avaient autrefois fait les dieux jumeaux...

Un freinage digne de lui, la fouettant presque de la couronne de flammes l'entourant et Arès s'arrêta droit devant elle. Avare de paroles comme à son habitude mais au moins disposé à l'écouter.

- Bien comme tu le souhaites, grand frère. Je vois que tu es toujours aussi bouillonnant de combattre et de détruire.

Le ton était calme et doux. Sans trembler, Perséphone se leva faisant respecter les règles de l'hospitalité que les serviteurs tremblaient d'accomplir face à un tel visiteur.

- Après une telle chevauchée, tu dois avoir soif. Prend ce que tu souhaites sur cette table. Tout est à ta disposition.

Un court instant s'écoula encore avant qu'elle n'approche de quelques pas.

- Je sais qu'une seule chose peut t'attirer en ces lieux. Les âmes de guerriers se consumant dans l'une des prisons. Et connaissant ton sens particulier, je jurerai que ce sont celles de sacrilèges passant leur peine au Cocyte. Ces âmes, je suis prête à te les donner.

Celles que tu me nommeras, je suis prête à les faire apparaître ici céans et tu n'auras qu'à les emmener et quitter ces lieux qui te sont d'un ennui mortel.


Aller au but avec lui. Arès aimait ce qui était fort et efficace si tant qu'on pouvait parler d'amour ou de sentiments avec lui. Son odeur était épouvantable, de quoi se faire se pâmer toute donzelle se trouvant à des kilomètres à la ronde mais pas elle. Pas elle qui s'était approchée et se tenait droite et fière, couronnée d'un simple bandeau blanc affirmant à tous sa Royauté. La couronne des Enfers était si simple d'apparence que quasi tout le monde passait à côté jusqu'à ce que Perséphone ne lui fasse reprendre sa forme la plus grandiose mais face à Arès, non. Elle ne tenterait jamais de l'impressionner, juste accomplir son rôle bien et vite.

- Je suis prête à te les offrir en échange de quelques requêtes. La première que plus jamais aucune de ces âmes ne s'attaquent aux Enfers, à son peuple, son armée ainsi qu'à mes propres terres. Aucun d'eux ne devra plus jamais s'en prendre à moi et l'ensemble de ma famille ainsi qu'à mes alliés, les enfants de Nyx. Quant à la seconde, elle devrait te paraître moins ennuyeuse que ce voyage interminable sans distraction. Je te demande de raser jusqu'à la dernière pierre, jusqu'au pont y menant, aux villages y menant la tour de Jamir. Que ces lâches, tout comme Mû de Jamir en son temps, se terrant loin des combats comprennent enfin ce qu'est la guerre et surtout qu'ils ne puissent plus réparer les armures de la déesse. Je ne te demande pas la tête du Bélier. Tout saint de notre soeur ne te plaît que mort sous tes coups ou prisonnier du Cocyte.

Ses derniers mots envolés, elle reprit place sur son trône.

- Je suis prête à jurer sur le Styx que ses âmes seront tiennes, je te demande de jurer qu'aucune d'elle ne sera l'ennemie des Enfers selon les termes demandés. Ensuite, si tu acceptes le marché, il te suffira de les nommer. Je les ferais venir aussitôt et lorsque tout sera fini. Je t'ouvrirais un passage bien plus rapide que celui que tu as emprunté pour venir jusqu'ici. J'attends ta réponse Arès.
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Arès
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MessageSujet: Re: Une déesse à fait le printemps [PV Arès & Perséphone]   Lun 10 Mar - 1:12

« Epargne-moi tes fausses politesses Perséphone, je n’ai pas de temps pour le protocole, et de plus, tu n’as rien à m’offrir qui puisse étancher ma soif à part le sang que je pourrais arracher à tes serviteurs ou… à toi même. »

Répudiant d’un regard noir tant le vin que le nectar, tu t’avances sans d’avantage leur porter plus d’attention. Tu n’étais pas venu ici pour  te sustenter, ni pour échanger de mielleuses paroles pareilles au poison.

« Viens-en aux faits. Tu avais une proposition pour moi. »

Répugnant à devoir ainsi préférer les paroles aux actes, ta curiosité cette fois t’avais lancée sur une voie que tu regrettais déjà, une voie que tu pourrais très bientôt renier pour en retourner à tes habitudes.

Ce fut alors que Perséphone te proposa un marché. Quoi de plus naturel pour celles et ceux ne pouvant rien accomplir par eux même et requérant la force d’autrui pour parvenir à leur fin.

Ton visage si crispe en une mou de mépris, des conditions ? Croit-elle être en position de négocier quoi que ce soit en ta présence ? Elle que tu pourrais déchirer entre tes mains comme du papier ?

Dévoilant tes dents limées en un rictus carnassier, tu t’avances encore vers elle, charriant cendres et fumée dans ton passage tel un héraut de l’apocalypse. Elle te fait perdre ton temps, tu prendras ce que tu voudras, et elle ne pourra rien faire pour t’en empêcher si ce n’est tomber sous tes coups.

Ta lance est encore loin, mais qu’importe, tes haches et ton arme secrète seront amplement suffisant pour lui ôter sa tête prétentieuse des épaules et la ramener à ton trône macabre. Sûre d’elle-même, elle te tourne le dos, et tu n’oses alors la frapper dans une telle position de faiblesse. C’est si facile, si indigne de toi que malgré l’écœurante facilité que tu aurais à la détruire ici même, tu te résignes à attendre qu’elle te fasse front.

Enfin elle se retourne et se rassoie. Sure de l’habileté de son stratagème, elle te toise du haut de son trône de pierre, guère plus qu’un assemblage d’argile et de boue à tes yeux, un trône qu’elle n’a jamais rien fait pour mériter, un trône que tu détruiras de tes mains en même temps que celle se trouvant dessus.

Embrasant alors ton cosmos, tu matérialises tes haches dentelées entre tes doigts puissants. Tu n’as que trop perdu de temps à l’écouter te prendre pour son jouet et maintenant tu désires gouter à son sang, pour savoir quel gout à celui d’une reine.

Tendant le moindre de tes muscles pour les irradier de ta puissance qui déjà se répand en milles flammes écarlates autour de toi, tu t’apprêtes à bondir lorsqu’un formidable grondement de tonnerre te stoppe net dans ton entreprise.

Zeus ! Zeus est là !

Maudit soit-il ! Maudit-soit-il à jamais ! Pourquoi faut-il toujours qu’il soit là pour sauver ceux ne méritant pas de l’être ?

La vérité te rattrape seigneur des batailles, le roi des dieux est de retour, le temps de la hache et du mépris est terminé.

Tachant alors de contenir au mieux ta fureur déjà sur le point d’exploser, tu sais que le moindre geste contre Perséphone te couteras cette fois bien plus qu’un simple vol plané au travers de l’Olympe. Cette fois ton immortalité pourrait bien être compromise, et cela tu ne peux pas le permettre, pas maintenant que tu as enfin une chance de pouvoir un jour le déchiqueter de tes mains.

Diminuant alors aux prix de terribles efforts ton halo meurtrier, tu redeviens celui que tu étais en début d’entretien et reconsidère la proposition qu’il te fut donné.

Tu ne peux tout simplement pas prendre à ton seul désir ce qui te plait, plus maintenant, il te faut donc accepter, ou du moins, t’arranger pour repartir avec ce pour quoi tu es venu.

Sans pouvoir user de ta puissance, quelles sont maintenant tes armes ? La ruse ? La diplomatie ? Ta position sociale ? Non, tu répugnes ces armes de faibles, tu répugnes jusqu’à leur nom et plus encore ceux les utilisant. Plutôt être frappé par la foudre que de te renier en t’en servant maintenant.

« Je ne connais pas leur nom, et ils ne m’importent guère. Ceux qu’ils furent ne m’intéresse pas, c’est leur talent et leur puissance que je veux sauver de la fosse à déchets qui te sert de royaume. »

Faisant disparaitre tes haches ardentes, tu souffles puissamment ta colère, générant ainsi une nouvelle bourrasque de fumée.

« Voilà le seul marché que je passerai avec toi. Remet moi les âmes de ces guerriers que même Thanatos et ton époux n’ont su stopper, et je te garantis que plus jamais leur force ne sera dirigée contre toi ou ceux qui te sont cher. Par ma fierté et mon honneur de guerrier, j’en fais ici le serment, qu’Hélios m’en soit témoin. »

Qu’il te coutait de devoir ainsi observer les lois de ton père, ce père t’observant constamment comme un mirador paranoïaque.

« Quant à Jamir, avec ou sans ta proposition, sa destruction hante mes songes. Tout comme celle du Sanctuaire et de tout ce que cette bâtarde d’Athéna a put construire de près ou de loin. Ce sera l’occasion idéale pour moi de tester les capacités des âmes que tu vas me remettre dès que je les aurai parés de ma couleur. »

Oui, Zeus avait interdit aux dieux de se faire la guerre mutuellement, mais il n’avait en rien interdit leurs élus de s’affronter comme la guerre de Troie l’avait prouvé.

« Sommes-nous d’accord ? »
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Perséphone
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MessageSujet: Re: Une déesse à fait le printemps [PV Arès & Perséphone]   Lun 10 Mar - 19:27

- Bien, tu souhaites passer à l'essentiel ? Soit, allons droit au but alors...

Un sourire doux sur le visage de Perséphone avant qu'elle ne reprenne sans s'offenser.

- Rien n'est faux, ici, Arès. La mort est la même pour tous. Tous les hommes la partagent et noyés dans l'outre-monde, toutes les fautes, tous les mensonges apparaissent au grand jour. Maintenant, je sais que tu détestes perdre du temps, alors, poursuivons...

Les paroles de la Guerre réjouirent Perséphone. Au moins, ceux-là ne s'en prendraient plus à son Royaume. Ce n'était que quelques âmes de plus qui rejoindraient l'armée déjà effroyable du dieu de la Guerre. Cela faisait déjà tant de siècles qu'il enlevait les pires criminels pour en faire des berserkers. Qu'il vienne faire une nouvelle moisson n'avait en fait rien d'étonnant.

Soudain, le cosmos d'Arès s'embrasa avant qu'il ne fasse apparaître ses deux haches. Tout cela n'avait rien d'une démonstration de force. La haine du maître des Carnages pour l'ensemble des enfants de Zeus né hors de son union avec Héra était plus que connue. Tous dans la fratrie la connaissait ainsi que les premières têtes sur la liste rouge d'Arès, Athéna et Apollon.

Ne pas s'affoler...

Plus facile à penser qu'à faire. La puissance d'Arès pouvait la balayer sans faute. Elle se savait dénuée d'armes et d'armure. A peine éveillée, elle n'avait pu s'occuper d'elle, toute son attention focalisée vers les siens. Et s'il le voulait, son grand frère la réduirait à cendres ou à l'état de pulpe sans le moindre remord, ni la moindre satisfaction. Pour lui, elle n'était qu'une déesse négligeable.

Sans sourciller, elle se concentra, prête à se téléporter s'il le fallait mais serait-elle assez rapide ?

D'interminables secondes s'étirèrent encore avant que la puissance de Zeus n'éclate soudain en son Royaume. A sentir la terrifiante secousse, elle comprit que Zeus avait frappé.

Mais qui ?

Cela devait être réglé au plus vite mais auparavant Arès que l'arrivée de leur père semblait avoir amené à de meilleures dispositions à son égard. Quoiqu'elle cacha la joie qu'elle ressentait. Plus aucun des siens, de ses proches, de son peuple n'aurait à souffrir des actes de ces êtres...

Les haches disparurent aussi brutalement qu'elle était apparues suivies de la voix tonitruante du sanglant colosse. Il ne connaissait pas ces hommes mais les avaient malgré tout désigné. Sans répondre, Perséphone écouta la suite, paraissant réfléchir intensément. Puis, enfin, vint le moment de la décision.

- J'accepte, Arès. Que ce serment entre nous soit passé et honoré. En échange de ton engagement à ne pas diriger ces âmes contre moi et contre ceux qui me sont chers ainsi que contre mes royaumes et leurs peuples, je t'accorde leur totale possession. Elles sont désormais tiennes et bannies à jamais des Enfers et d'Elysion. Nul repos, nulle rédemption pour elles, si elles meurent, elles seront condamnées à errer pour l'éternité. A toi de faire avec. Entre tes mains, commencera une nouvelle vie dont toi seul disposera.

Qu'Hélios mais aussi le Styx en soient les garants. Que cela soit leur sort, maintenant et à jamais. De par ce geste, leur nom changera et ils seront considérés comme bannis de l'Outre-monde.


Un geste et Perséphone scella le serment d'une goutte d'ichor...

- A toi, Arès, le temps que j'appelle les damnés des prisons des Hérétiques et du Cocyte...

Verser son ichor n'était qu'une caresse pour Arès. Lui qui en était si généreux sur les champs de bataille, ne craignait rien et certainement pas de perdre une simple goutte pour obtenir ce qu'il voulait sans se heurter au maître des Nuées. De son côté, Perséphone invoqua son pouvoir et celui des Enfers...

- Vous qui avez porté la main sur le divin corps d'Hadès et blessé les divins enfants de Nyx... Paraissez devant moi !!!

Vous qui avez osez souillé le sol d'Elysion de vos âmes partiellement enchaînées aux armures dorées des sacrilèges...
Paraissez devant moi !!!

Vous qui avez osé portez la main sur le mur des Lamentations... Paraissez devant moi !!!


A ces mots, le cosmos de la déesse des Enfers s'embrasa et du fond des Enfers, des lueurs apparurent avant de s'élancer sous formes d'étonnantes flèches, un peu comme les feux de détresse des navires vers Perséphone et Arès. De longues paraboles plus tard et elles s'échouèrent aux pieds de la déesse toujours assise sur son trône avant qu'elle n'enflamme de nouveau son aura.

- Les voici... Encore un instant que je leur rende une apparence plus correcte.

Un sourire et les quelques lueurs nourries de la puissance de Perséphone se mirent à grandir et prendre forme humaine, révélant des hommes entièrement nus, aux crânes rasés de frais, marqués pour les cinq premiers en tout cas de la marque des "déicides".

Les cinq autres derrière eux étaient ceux associés aux armures entrées à Elysion et soutenues de leurs âmes, cela suffisait à les rendre complice de ce crime sans nom et enfin, les sept derniers étaient ceux à s'être dressés avec les cinq du second rang contre le mur des Lamentations...

- Tous ces hommes ont de concert oeuvré pour atteindre le résultat que tu prends comme crime central. Toutes ces âmes sont complices. Car sans les douze sacrilèges au second et troisième rang, les cinq du premier rang ne seraient parvenus à rien, ils n'auraient jamais dépassé la Guidecca. Sers-toi. Je t'offre le premier et le second rang. Le troisième peut retourner au Cocyte s'il ne t'intéresse pas.

Un regard vers ces âmes aux regards encore vides. Ils n'avaient pas encore suffisamment bénéficier du cosmos de la déesse de la Germination et des Mystères pour se rendre compte du nouveau tour que prendrait leur destin. Se débarrasser de ceux-là n'étaient jamais que les rendre à leur vies de guerriers.

Un autre geste et elle ouvrit un passage vers le monde.

- Sers-toi et si le chemin de l'aller t'a semblé trop long, voici un raccourci pour le retour.
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Arès
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MessageSujet: Re: Une déesse à fait le printemps [PV Arès & Perséphone]   Mer 12 Mar - 10:23

Tu devais te hâter, tu ne pouvais savoir les raisons ayant amenées ton père céans, mais tu savais que s’il voulait un tant soit peu renforcer son hégémonie, il viendrait te sermonner ou t’interdire ce que tes instincts te dictaient.

Pourquoi avoir ainsi donné tant aux dieux qu’aux hommes un tel cadeau si c’était pour en retour édicter des lois en total opposition ?

Vieux refoulé, dieu sadique, ton heure viendra, mais avant qu’elle ne se présente, il te faudra de la puissance, la plus grande puissance qui soit. Celle de cœurs vaillant.

Sachant son temps compté elle aussi, ta demi-sœur s’active dans ses préparatifs, te demandant de sceller ton serment dans le sang. Ta parole ne suffit-elle donc pas ? Toi qui parmi tous les dieux conserve intact ta fierté et ton honneur?

Soit, un serment et un serment, et verser ton sang pour ces âmes guerrières ne te dérange pas. Tu t’étais attendu à détruire et tuer pour elles, alors une goutte de sang…

« Prudence Perséphone, le sang versé a une puissance qu’il n’est pas bon de prendre à la légère, plus encore le mien. »

En ton corps ne coulait aucun sang, plus aucun liquide ne circulait dans la masse de pouvoir brut que tu étais devenu. Un exemple lui fera comprendre ton propos.

Matérialisant à nouveau une de tes haches dentelées, tu en approches le fer ardent de ta paume rugueuse et d’un coup sec, y déchiquettes une plaie profonde.

Serrant immédiatement ton poing pour en préserver encore le secret, tu conjures à nouveau ton arme avant de tendre le poing vers la reine du monde d’en bas.

« Puisque tu veux voir mon sang, voilà pour toi. »

Ouvrant alors la paume, un véritable jet de plasma en jaillit, comme projeté d’un champ de confinement à présent ouvert. Frôlant alors ta demi-sœur, ton essence achève sa course contre son trône de pierre, creusant en lui un nouveau sillon avant qu’enfin tu ne refermes ton poing, laissant tes pouvoirs régénérateurs refermer la plaie sans qu’aucun sang n’en eus coulé.

Tu n’ajouteras pas un mot, et tu attends maintenant ce qu’il te fut promis.

S’exécutant enfin, Perséphone convoque alors nombre d’âmes devant toi, tous d’ancien chevaliers, tous anciennement fidèle à Athéna. Maudite-soit-elle ! Maudite-soit-elle !

Un simple coup d’œil te suffit pour en refuser la plupart. Faibles, insignifiants, méprisables, paresseux, corrompu. Qu’est-ce que c’est que cela ? Un homme ? Une femme ? De dégout, tu émets un grognement en t’approchant d’une des âmes composant le premier rang.

« Celui-ci pue ! Celui-ci empeste la pitié et l’innocence ! Son sang est infect ! Ôte-le à jamais de mon regard lui et ses semblables, je n’ai que faire de CA dans mes rangs ! »

Sentant encore la marque d’Hadès en cette âme répugnante, tu la saisis immédiatement à la gorge et l’écrase entre tes doigts avant de la bannir au loin sous les yeux courroucés de ses compagnons qui bien qu'esquissant un geste pour le secourir, se reprennent aussitôt comme sous l'action d'un raisonnement commun.

Ce déchet méprisable enfin disparut, te reste à présent le premier rang de quatre âmes dont l’examen plus poussé t’arrache malgré toi un frisson de plaisir.

Seul les véritables guerriers t’honorent, seul ceux qui se savent impitoyables et qui en sont fier te conviennent. Tu n’es pas venu ici prendre de nouvelles victimes, tu es venu ici prendre ceux qui formeront l’élite de tes huit légions sanglantes, tu es venu ici pour prendre ce que le sombre empire a de meilleur.

Ton visage devient celui d’un chien flairant un os particulièrement savoureux alors que tu dévoiles tes crocs dans un sourire carnassier. Oui, eux sont dignes de toi.

Les scrutant jusqu’à leur tréfonds, tu t’étonnes de les voir à présent dans un tel état de dénigrement d’eux même. Visiblement le huitième sens leur est chose connue, pourtant, ils n’entreprennent rien ni contre toi, ni contre leur geôlière. La mort les a-t-elle privées de toute volonté ? Ou est-ce autre chose ? Quelque plans audacieux concocté par avance ? Le temps le dira.

« Ceux-là, ces quatre-là seuls sont dignes de moi. »

Tu ne supporterais pas d’avantage la présence des autres déchets aux cotés de ces quatre champions, et d’un regard, tu en informes la nouvelle régente des lieux. Tu as ce pour quoi tu es venu, sa part du marché est désormais honoré, à toi d’en faire de même à présent.

Te retournant sans ajouter un mot, tu retournes à ton char pour en tirer quatre lourdes chaines rehaussés de crocher barbelés comme des harpons. Tu t’en retourneras en ta citadelle avec tes trophées, qu’ils le veuillent ou non.

« Guerriers, je n’ai que faire de vos anciennes allégeances ou de vos anciennes promesses, je n'ai même que faire de vos anciens noms. Vous avez péris et avec votre mort, la fin de vos illusions est arrivée. Aujourd’hui pour vos semblables, vous n’êtes guère plus que des légendes, et dans le futur, plus personne ne croira que vous avez existé. Je ne puis le tolérer. Je ne puis tolérer que votre force tombe dans l’oubli ainsi que celles de vos semblables. Vous méritez plus. Par vos victoires passées, par votre vaillance et votre ardeur au combat, vous vous être montré digne de vous élever au-dessus de votre condition de mortel, vous vous êtes montré digne de moi. Désormais vous ne porterez plus que ma seule bannière, vous ne vous teinterez plus que de ma seule couleur, et au nom du sang éternel, je ferai de vous les hérauts de l’apocalypse. »

Ils voulaient protester, tu le savais, mais ils n’en feraient rien, pas quand en eux résonnait encore l’écho de l’amer déception qu’attend tous les mortels une fois leur vie achevée. Combien de temps avaient-ils ainsi lutté sans relâche au cœur des enfers ? Combien de temps avaient-ils put prier pour en sortir ? Prier pour recevoir une main charitable ? Un peu de réconfort fasse à leur sort détestable ?

Ils pouvaient encore se raccrocher à leur passé, à leur convictions, tu n’étais pas un idiot. Tu savais ce dont leur cœur rêvait depuis leur descente en enfers. Et maintenant qu’ils avaient une chance d’en sortir, ils n’allaient rien faire pour la gâcher.

Qu’ils ne se tracassent pas, tu n’allais pas rester en ces lieux maudits plus longtemps. Plongeant en leur corps immatériel tes crochets enchantés, tu leur fais découvrir alors une sensation qu’ils pensaient avoir oublié depuis bien longtemps. Déjà ils redécouvrent ce que cela fait d’être vivant et leur visage se crispe dans un mélange de souffrance et de surprise. Ce n’est encore qu’un avant-gout, mais déjà tu t’attends presque à les voir te remercier.

A présent tous quatre solidement harnachés, tu retournes enfin à ton quadrige pour quitter ces lieux par le passage que t’as également fourni Perséphone, au fond, tu sais qu’elle fait ainsi une affaire, mais toi-même est loin d’être lésé. Au fond tout ce que tu regrettes, c’est de n’avoir encore pas sut goutter son sang.

Abattant alors tes rennes d’airains et de fer noir sur tes divins coursiers, tu embrases à nouveau le champ de fleur de tes flammes écarlates avant de t’en retourner vers ton domaine, là où le test de tes nouvelles recrues aura lieu.

 Arrow Citadelle d’airain
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Perséphone
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MessageSujet: Re: Une déesse à fait le printemps [PV Arès & Perséphone]   Ven 21 Mar - 14:03

La surprise s'était lue un instant sur le visage de Perséphone. De par le jet de flammes qui avait tenu lieu et place de la goutte de sang demandée et de par le choix du maître des Guerres. Non pas pour n'en avoir pris que quatre mais pour en avoir dédaigné un tout aussi redoutable que les répugnants élus du Pourfendeur de l'humanité. L'âme broyée sous les yeux des autres bagnards infernaux avaient disparu de la vue de tous et toutes, éparpillée dans les tréfonds du sombre royaume. D'ailleurs, certaines choses avaient attiré le regard de la terrible reine des Enfers. Quelque chose qu'elle examinerait dès que son encombrant demi-frère aurait évacué les lieux.

Ainsi, tu es du genre fine bouche. J'avoue que cela m'étonne de te voir aussi fin dans tes choix. Tout ennemi t'es bon à écraser sous tes bottes sanglantes, quelle que soit sa provenance, mais pour ta forteresse, tu ne prends que le premier choix, la crème de la crème.

Sur cette pensée, elle observa le dieu et ses nouveaux fidèles quitter les lieux. Les quatre pires de tous les sacrilèges si ce n'était celui qui s'était vu rejeté et envoyé aux cent mille diables quoique...

- Je vois même les cent mille diables ne veulent pas de toi.

La voix de la déesse était sans équivoque, froide, tranchante comme une lame aussi pure qu'elle l'était depuis son arrivée en ces terres qui étaient et resteraient à jamais les siennes. Et elle ne fit que s'endurcir à mesure que l'âme reparaissait devant elle. Si tremblante, si chétive, suant la pitié et la gentillesse confinant à la bêtise, elle ne pouvait retenir des sanglots plus que sonores.

- Même eux ne veulent pas d'une pourriture de ton espèce. Toi qui a osé repousser le plus grand de tous les honneurs, dégoûtant de par tes actes, non seulement tes maîtres mais aussi les pires fléaux. Athéna elle-même t'a oublié ainsi que tous les pantins qui lui servent de chair à canon.

Un bruit de réprobation, d'indignation dans la masse encore rassemblée devant elle alors que les gardes infernaux commençaient à revenir vers elle. Arès disparu, plus personne ne craignait de finir en chair pourrissante sous les sabots de ses cavales.

- Quant à vous, vous pensez réellement pouvoir duper une déesse ? Que pensiez-vous ? Qu'un jour Athéna reviendrait de nouveau défoncer l'entrée de ce monde tout comme elle l'a fait de par le passé et vous libérer de notre joug ?

Le regard brillant de Perséphone ne disait rien qui vaille avant qu'elle ne poursuive.

- Réellement, vous pensiez nous duper ?

Et s'approchant d'une âme dont le crâne rasé laissé apparaître quelques restes blonds.

- Toi, tu es avec l'autre pleureuse le pire de tous. Le plus grand prétentieux depuis des siècles. Comment oses-tu prétendre parler au nom des dieux ? Comment un tel sacrilège t'a-t-il semblé sans conséquences ? Maintenant, il suffit. Tout comme tes semblables, tu vas subir le meilleur châtiment pour une engeance de ton espèce. Celui qui vous vous complaisez tant à regarder avec satisfaction lorsque Athéna le lance sur ses ennemis.

Les réactions cette fois furent plus du goût de la déesse, de l'effroi de plus pure facture.

- La connaissance du huitième sens n'y changera rien. Vous allez être frappé par un autre mal que vous avez sous-estimé...

Sur ces dernières paroles, le cosmos de Perséphone explosa. Une vague d'une puissance incroyable submergea les Enfers avant d'engloutir la totalité des captifs et lorsqu'elle retomba, ceux-ci avaient disparu.

- Le scellement aussi longtemps qu'il me plaira suivi du changement en lieu et place du bannissement. Chacun d'entre vous me servira de la plus étonnante des façons. Face à cela, Athéna même sera impuissante. Elle qui a oublié les saints de l'ancienne génération ne pourra même pas imaginer ce qu'il sera advenu d'eux.

Un regard satisfait avant qu'elle ne redresse la tête. Des flux de cosmos ne cessaient de vibrer avec d'autant plus de précision maintenant que la puissance d'Arès n'était plus là pour masquer le tout.

- Père ?

Elle l'avait ressenti mais plus que cela c'était la violence de l'assaut qui avait attiré son attention.

- Père, que faites-vous à Hypnos ?

Et sans y réfléchir davantage, elle se dirigea aussitôt vers Elysion.

Jamais, je ne vous laisserez lui faire du mal en toute impunité. Pour notre monde et l'autre, Hypnos a bien plus œuvré que votre préférée.

== > Elysion
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Une déesse à fait le printemps [PV Arès & Perséphone]
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