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 Une chambre aux fragrances de l'été et du printemps

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Coré/Perséphone
Déesse des Enfers et des Saisons
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MessageSujet: Une chambre aux fragrances de l'été et du printemps   Ven 25 Avr - 11:41

==> Je viens d'ici avec Thalie

Les paroles de Zeus avaient atteint Perséphone ou plutôt ne l'avait pas atteinte comme elles l'auraient du. Les pertes successives d'Hadès, d'Hypnos conjuguées à l'effondrement des Enfers l'avait déjà atteinte plus que profondément. Sa propre chute s'était déjà produite. La visite d'Arès en avait été la plus grande preuve. Qu'un de ses frères vienne la menacer en son propre royaume sans que rien ne puisse l'en empêcher en était une des preuves les plus éclatantes. La seule réaction qu'elle avait eu avait été de tourner cela à son avantage. Arès n'avait que faire de l'Outre-Monde tout comme l'ensemble des humains qu'aimaient tant Athéna et Zeus.

L'Outre-Monde est tout ce qu'il me reste et la seule bouée me permettant de retrouver la trace de mon cher époux...

Sauver le Royaume Souterrain était à présent sa priorité et alors qu'elle atteignait une autre pièce du temple de Zeus avait Thalie inconsciente auprès d'elle, sa décision était prise. La somptueuse déesse des Enfers allait reprendre les rênes de son monde, de ses deux mondes, autant celui de la Surface que celui de l'Outre-Monde. Ce qui entraînerait certaines conséquences que personne ne pourrait imaginer. Pas avant le retour du printemps en tout cas. Ce projet prendrait des mois voire des saisons pour se réaliser mais le jeu en valait la chandelle. Personne ne s'intéresserait plus aux Enfers de la même façon et cela lui offrirait le sursis dont elle avait tant besoin pour recréer ses troupes et retrouver les traces de son époux. Seule, elle pourrait y parvenir une fois le rituel effectué.

Ses pieds touchèrent le sol sans le moindre bruit alors qu'elle se dirigeait vers un lit monumental avec la Muse de la Comédie enveloppée de son cosmos davantage bienveillant que terrifiant. L'état de Thalie était particulièrement alarmant.

Je n'ai rien contre toi, Thalie. Tout comme moi, tu es une victime des circonstances. Une épouse qui a eu la malchance d'être unie au mauvais être. Un tour de l'Amour et des Moires contre lesquels nous sommes toutes deux pareilles. Deux épouses ne désirant qu'être heureuses auprès de celui qu'elles aiment. Hypnos ne mérite sans doute pas une épouse telle que toi et sans doute est-ce aussi ce que mère pense d'Hadès pour moi. Pourtant, notre amour à toutes deux est sincères et nous lient dans la douleur et la détresse. La main d'Athéna puis celle de Zeus ont frappé. Nous n'y pourrons rien. Rien sinon tenter de sauver ce qui peut l'être et garder l'espoir...

D'un flamboiement de cosmos, Perséphone emplit la salle d'un vent de printemps d'un douceur sans précédent. De toute part de la chambre, des plantes apparurent entre les dalles sacrées. Des plantes dont les feuilles mais aussi les fleurs ne tardèrent pas à paraître. Splendides et multicolores, elles émirent presque aussitôt un mélange de parfums aux fragrances apaisantes. De quoi calmer les douleurs de la tendre Thalie en attendant que d'autres plantes prennent le relais. Des végétaux dont Coré s'empara vivement avant d'en extraire les drogues nécessaires à l'effacement de toute douleur. Entre ses mains se tenait maintenant une coupe contenant une décoction capable de soulager des heures durant les maux dont souffrait Thalie.

- Ainsi, tu pourras reprendre tes forces au plus vite dans le meilleur des sommeils.

D'un geste, elle avait fait boire Thalie avant de la recoucher tout en douceur.

- Dors, dors paisiblement, maintenant, je vais prendre soin de son corps blessé.

La logique en cas de brûlures était de raser le crâne de la Muse. Nid de microbes en tout genre, elle était une menace permanente de contamination même lavée quotidiennement.

- Je ne peux.

S'emparant d'un tissu plus que particulier qu'elle imprégna immédiatement de son cosmos, la fille de Déméter s'en servit pour envelopper l'or de la chevelure de sa demi-sœur.

- Au moins, tu pourras la garder sans qu'elle ne te fasse de mal.

Sa chevelure soigneusement enveloppée dans un voile aussi brillant que de l'or, rehaussé de fleurs délicatement parfumée, Thalie n'en était que plus belle. Son splendide visage mis en valeur avec toute la tendresse de Perséphone. D'un geste, elle y ajouta un collier et un pendentif représentant les blés d'or. Un cadeau qui portait toute la tendresse des déesses de la Germination et des Moissons.

- Ceci te tiendra chaud. Tu n'es pas seule. Maintenant, laisse-moi prendre soin de ton cœur et de ta peau meurtrie.

Saisissant cette fois, une paire de ciseaux et quelques scalpels aux lames plus qu'aiguisées, Coré découpa consciencieusement les vêtements de Thalie, mettant à jour l'ensemble des plaies et brûlures que lui avait infligées les éclairs de la prison d'Hypnos. De ses mains, elle nettoya l'ensemble des blessures avec la plus pure des eaux avant de passer au désinfectant. Le corps de Thalie était protégés contre la majorité des maux humains mais elle était malgré tout sensible à certaines formes de nécroses que la déesse des Enfers devait à tout prix la prémunir. Aussi, ce fut avec le plus grand soin qu'elle explora et sonda l'ensemble des plaies. Puis, cette tache ingrate achevée, ce furent d'onguents contenant miel et nectar que la déesse s'empara.

- Que le miel et le nectar te guérissent. De par ma main, je t'offre les bienfaits du printemps, de l'été et des déesses des Mystères.

Puis, ces derniers gestes accomplis, elle passa une tunique plus que légère sur le corps de Thalie avant de l'enchaîner. Des liens plus que solides d'où dans son état, la Muse ne pourrait jamais se dégager. Les choses devaient se passer ainsi. Perséphone n'avait pas le droit d'être en Olympe. Elle ne l'avait jamais eu et au fond, peut-être aurait-il mieux valu qu'elle ne revoit pas Hypnos. Seul du mal avait jailli de ces retrouvailles. Du mal dont elle se serait passé. A présent, elle devait s'en retourner. Son temps était compté comme celui du fils de Nyx. Zeus la frapperait tôt ou tard et puis, elle n'avait personne sur qui s'appuyer. Seule, Perséphone était désespérément seule.

D'un dernier geste tendre, la déesse des Enfers caressa le front devenu si serein de Thalie et dit ces derniers mots.

- Adieu, ma sœur. Garde courage...

Père n'aime que ses favoris et ni toi ni moi n'en faisons partis. Nous n'y pouvons rien, c'est injuste mais ainsi. Aucune de nous n'aura jamais sa place dans le cœur de notre père, à nous de l'accepter et d'aller là où nous sommes aimées.


Le ton de Perséphone aurait pu être pathétique mais ce ne fut pas le cas. Plutôt que de se laisser abattre, elle tenterait de retrouver un semblant de raison de vivre. Les Humains n'aimaient pas les dieux, les saints n'accepteraient jamais la paix avec le monde Souterrain mais rien n'empêchait de tenter autre chose...

[HRP : pour sa propre sécurité Thalie est entravée par la puissance des chaînes que lui a passées Perséphone avant de les charger de cosmos. Seul un dieu plus puissant qu'elle peut les briser.]

==> Enfers
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Zeus
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MessageSujet: Re: Une chambre aux fragrances de l'été et du printemps   Dim 11 Mai - 20:10

Arrow Je viens de

Tout en m’engageant dans le couloir qui me mènerait à la muse de la comédie, je percevais les dires et les actes de mes enfants se trouvant dans mon dos.

Visiblement durant mon absence, ils m’avaient oublié, et s’étaient oubliés par la même occasion.

De tous, ce fut Clio qui la première me fit réagir par sa puérilité scandaleusement humaine.

« Les millénaires t’ont-ils donc si peu épargnés que tu ne saches même plus l’ordre des forces cosmiques de cet univers ? Hypnos n’est pas et n’a jamais été le dieu des rêves. Quant au sommeil, ce n’est plus lui, mais son fils Morphée qui l’apporte au genre humain. Les seuls qui pourront pâtir de ma décision, ce sont les dieux comme nous, ceux qu’un simple pavot ne suffit à endormir.

Clio, je ne te reconnais plus, l’humaine dans laquelle tu te trouves te gangrène-t-elle comme ce fut le cas d’Athéna lors de sa dernière incarnation ? Oserais-tu remettre en question la justice et la vertu qui gouvernent mes actes ? Moi le père de l’Olympe ?

Pas d’avocat ? Pas de défense ? Mais où te crois-tu donc ? Sur Terre ? Dans une de ces parodies de justice humaine ? Ouvre les yeux, j’ai la Sagesse, la Justice, et toi-même à mes côtés, et ce n’est pas une simple image. Qui a besoin d’entendre un être plaidoyer en faveur d’un accusé dont l’on sait déjà tout ? Quel besoin aurais-je d’entendre les explications du condamné ? Je les connais déjà, tu les as montré toi-même. Il n’a fait qu’exécuter la volonté de son seigneur. Ce n’est pas une victime, c’est un boucher consentant.

Tu es en droit de souffrir pour le cœur de ta sœur, mais je t’interdis de t’abandonner à la niaiserie et au désespoir des petites filles boudeuses opposant leur caprice à la frustration. Tu es une déesse, la muse de l'Histoire, et même si tu l'as oublié, moi pas.
»


Me retournant alors pour faire face à Artémis et Hermès qui se chamaillaient presque sous mes yeux, je laissais ma colère éclater dans les cieux de l’Olympe en un grondement de tonnerre que même le seigneur des cranes dut entendre aux tréfonds de ses forges infernales.

« Assez ! Ce lieu est celui destiné à apporter l’ordre et l’harmonie à la création ! Le palais du roi des dieux ! Comment osez-vous y apporter les germes de la discorde, devant votre roi et votre père qui plus est ? Tenez votre rang ! »

Un tonnerre d’éclairs s’était mis à zébrer la voute céleste au-dessus de ma tête alors que j’imposais le silence à cette cohorte infantile que je reconnaissais à peine. Où était passé la noblesse et la foi de mes enfants envers leur père ? Mon absence les avait-il donc tant affecté qu’ils en avaient oubliés celui que j'étais ?

Calmant ma colère en même temps que la fureur des éléments, je reprenais une voix plus douce avant de poursuivre.

« Visiblement beaucoup de chose ont changées depuis mon départ, vous aussi. Cela ne peut présager qu’un temps d’adaptation. Si vous devez réapprendre à me connaitre, alors nous prendrons ce temps, ensemble. Ce que vous venez de voir est ce que nous avons toujours fait jadis. Croyez-moi, je n’ai pas ignorés vos arguments. Mais en plus d’être identiques, je ne les ai trouvés ni pertinent ni correct vu la situation. Je vous ai exposé ma vision, et en tant que roi, c’est mon devoir de rendre la justice ainsi qu’elle doit l’être, implacable, inaltérable et affranchie de la passion. Tel doit être un juge, tel doit être un roi. »

Une main de fer dans un gant de velours… Mais cela n’était pas tout à fait vrai. Et bien que je faisais en cet instant de mon mieux pour le dissimuler, le sort de Thalie ne pouvait pas me laisser indifférent.

« Quant au sort de votre sœur, il est incertain. Son implication dans les actes de son époux est encore incertaine et je n’ai pas encore décidé de son avenir. Tout dépendra de ce qu’elle me révélera. Mais soyez sur d’une chose, jamais je ne vous laisserais être mon bourreau. Celui qui dit la sentence doit l’appliquer. Je n’ai jamais eu besoin de bourreau, et je n’en aurai jamais besoin. »

Je me retournais alors en reprenant ma route vers la chambre de la muse de la comédie avant d’ajouter un dernier mot à leur intention.

« Vous pouvez m’accompagner si vous le souhaitez, sinon, je vous libère pour le moment. Ce qui se passera entre Thalie et moi n’aura rien d’un aréopage, aussi je n’ai aucunement besoin de vous pour m’y rendre. Si vous m’accompagnez, faites-le en vous préparant à ce que vous pourriez bien apprendre en le faisant. Parfois l’ignorance est plus simple à porter que la connaissance. »

J’avais dit ce que j’avais à leur dire. En ces temps troublés, il leur fallait plus un roi qu’un père, et un roi n’avait pas besoin d’être aimé.

*Héra… Mon amie… mon épouse… Pourquoi n’es-tu pas à mes côtés en cette époque si chaotique ? Ta voix m’aurait été si précieuse…*

Tout en m'approchant de ma destination, je fus prit d'un mal de crane des plus atroces qui, en plus de m'arracher un grognement de douleur, me fis comprendre instantanément le retour de celle sur qui j'avais toujours put compter.

*Athéna... Ma fille chérie. Tu es de retour.*

Le coeur presque soulevé par cette merveilleuse nouvelle, je repris contenance, et d'un pas encore plus assuré, achevai mon chemin.

Emergeant alors dans la chambre où reposait Thalie, je la trouvais endormie, le corps meurtris mais en voie de guérison, enchainée et probablement droguée ainsi que l’avait laissé Perséphone.

« Thalie… »

Pourquoi avait-il fallut qu’elle s’éprenne d’un de ceux que le destin m’avait fait pour ennemi ? Pourquoi avait-il fallut qu’elle soit là lors de son jugement ? Et pourquoi ne pouvais-je plus voir l’avenir ?

*Il faut que j’entretienne Clio à ce sujet, si je ne peux plus voir le futur, peut-être qu’elle saura en trouver la cause dans l’Histoire.*

« Ces chaines ne sont plus nécessaires à présent. »

D’un geste de la main, les maillons s’évanouirent, rongés par ma puissance jusqu’à libérer enfin leur prisonnière.

« Thalie… »

Allant aux chevets de ma fille, je la savais incapable dans son état de pouvoir m’entendre et encore plus incapable de répondre à mes questions, mais je ne pouvais pas attendre son rétablissement.

*Pardonne-moi.*

Apposant ma main sur son front fiévreux, je plongeais à cet instant dans son esprit brisé pour la retrouver elle, et pour apprendre la vérité qui me faisait défaut.
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Thalie
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MessageSujet: Re: Une chambre aux fragrances de l'été et du printemps   Mar 13 Mai - 19:26

==> J'ai été emmenée d'ici par Perséphone

Brasier, tout n'était que brasier autour d'elle. Lumière, fumée et cette douleur atroce qui la consumait alors que tout son esprit se focalisait sur celui se tenant derrière ce mur de flammes. Thalie se sentait mourir à chaque seconde qui passait, se forçant à avancer sans se tordre. Le rejoindre, elle devait le rejoindre sans l'inquiéter. Tout son art était tourné sur ce but. Ce dieu qu'elle aimait à en perdre la tête, qu'elle aimait plus que sa propre éternité. Être séparée de lui serait pour elle le pire des supplices. Le pire de tous...

- Hypnos... Mon amour, mon roi, mon ...

Hypnos !!!


Sa main se tendait vers lui alors que le brasier explosait, menaçant de l'engloutir. Tout son cri de désespoir se mua en plainte de douleur. Rien ne pourrait exprimer l'agonie qui était la sienne alors qu'elle tendait toujours à rejoindre celui qu'elle aimait...

- Hypnnnnnnnnnoooooooooooooooossssssssssssssss...

Plus un râle d'agonie qu'un appel, elle sentait toute son éternité s'effriter sous la puissance des Foudres de Zeus. Son regard était déjà presque éteint alors qu'elle sentait son souffle devenir souffrance insupportable...

- Une dernière fois, père, laissez-moi le toucher une dernière fois...

Hypnos... Mon am...


Des cendres et du sang qu'étaient devenues les larmes de Thalie ne subsistait plus qu'une rivière sombre tout comme son visage blessé. Agonisante, la Muse de la Comédie n'avait pas cesser de tendre la main vers le roi de son cœur, vers celui qui l'avait sauvé autrefois, vers celui qu'elle avait sauvé de son amour. Tous deux étaient liés par les plus merveilleuses de chaînes. Celles d'un amour que personne ne pourrait rompre. Pas même la mort...

La mort... Thanatos, ne nous sépare pas mon frère... Ne m'arrache pas à mon amour, ton jumeau. Si tu ne le fais pas pour moi, fais-le pour lui. Toi qui tiens tant à lui... Ne nous sépare pas...

L'ultime prière de la blonde Muse avant qu'elle ne perde pied. Une chape d'ombre s'était abattue sur elle sans pour autant la détourner de ce qu'elle désirait plus que tout, au prix de sa vie, son amour...

Ce fut sur l'image de son époux en proie au supplice de la voir en cet état qu'elle perdit conscience...

Mon amour... Personne ne pourra nous séparer. Personne...


~~~~~~~~~~~~~~~~~



Loin du jardin-monde d'Arkadia...

Monde onirique de Thalie...

Suffocations, elle ne cessait de suffoquer dans cet air chargé de cendre et de mort. Tout autour d'elle n'était que désastres et désolations. Elle ne cessait de souffrir. Chaque parcelle de sa peau était si douloureuse mais cela n'était rien en regard de ce qu'elle ressentait au fond de son cœur...

- Hypnos...  Lucian...

Elle criait, elle criait à s'en briser la voix, à s'en arracher les poumons. Tout son être demeurait pris dans cet maelstrom à nul autre pareil...

Un immense bouleversement dans la toile du rêve et elle tomba soudain. Le trou noir alors qu'elle sentait sa vie s'écouler au rythme de l'Ichor s'écoulant de ses plaies. La plongée était si immense si rapide qu'elle ne put bouger qu'au bout d'un moment. Un autre cri lui échappa soudain...

Libre !!! Libre, ce n'était qu'un cauchemar...

Ikelos, où suis-je ? Pourquoi, pourquoi m'imposer cela...


Sous le coup de la douleur, Thalie ne réalisait pas encore qu'elle venait de vivre le pire instant de toute sa vie. Son esprit était tellement déchiré qu'il passait de l'ombre à la lumière en un instant. Tout se passait exactement comme si elle passait d'un passage d'une pièce à celui d'une autre sans le moindre intermède ni la plus petite raison. Tout était trop déchiré en elle pour que ce qu'elle vivait avait un semblant de cohérence. Le seul point fixe était la silhouette qui venait d'apparaître soudain alors qu'elle déployait ses ailes et amortissait sa chute.

- Hypnos...

Son regard s'était grand ouvert sous le choc de ce qu'elle découvrait. Son amour, son roi était en train de tomber comme une flèche vers un sol en train de changer. De verdoyant et agréable, il s'était mué en un amas de roches coupantes et brûlantes.

- Mon amour... Réveilles-toi !!!

Se débarrassant des espèces d'anneaux qui l'avaient soudainement enserrée, elle battit à tout rompre des ailes avant de le rejoindre enfin.

- Hypnos... Tu es là ? Tu es là ?

Ses larmes coulaient sans qu'elle ne le comprenne. Soudain, elle le sentit l'attraper, l'attirer contre lui, la serrer autant de ses bras que de ses ailes.

- Ma reine... Enfin, je te retrouve...
- Je...

Sans le moindre intermède, elle se retrouvait allongée dans un mélange de mousse et de pétales de roses, quasi nue entre ses bras.

- Mon roi, mon Lucian, tu seras toujours auprès de moi...
- N'en doutes pas...
- J'ai fait un horrible cauchemar. J'ai cru que ce monstre d'Hadès t'avait...


Les larmes de Thalie brillaient au coin de ses yeux...

- Chuuuuuttt. Ce n'est qu'un mauvais rêve. Ikélos va m'entendre si cela se reproduit. Ne crains rien, ne crains rien...
- Hadès est fou...
- Chut...


Elle allait de nouveau protester mais son roi avait la meilleure de toutes les parades pour dissiper ses craintes. Ses lèvres brûlantes se posèrent sur les siennes, prélude à des instants torrides dont la belle frémissait d'avance. Hypnos était un maître aussi dans cet art. Le meilleur de tous les amants, brûlant d'honorer sa reine de tout son art, dans toutes les positions que lui permettait son statut divin en plus de possibilité de s'élever dans les airs. Son imagination était aussi vaste que son art et sa passion pour la tendre Muse.

Jamais Thalie ne devait se rendre compte de la présence de son père venu la trouver. Pas en cette partie de son rêve en tout cas. Une chance sans doute pour elle et que dire que la réaction de son père de la trouver en cette position avec celui qu'elle aimait de tout son cœur et de toute son âme...


_________________
L'Or et la Foudre guident mes pas. Je suis l'Ange de Lumière et la Divine Inspiratrice veillant du haut de l'Olympe ou des profondeurs du monde des rêves...

Spoiler:
 



Spoiler:
 


Hypnos, mon roi, mon soleil, à jamais, je t'aimerai et suis tienne...

~ Paroles de Thalie ~ ° ~ Paroles de Bloody ~ ° ~ Pensées ~ ° ~ " Transmissions de Pensées " ~
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Zeus
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MessageSujet: Re: Une chambre aux fragrances de l'été et du printemps   Jeu 15 Mai - 14:52

Alors que je m’enfonçais toujours plus loin dans la psyché de ma fille, je découvrais un esprit en proie au chaos et à la tristesse. La disparition de son amant l’avait blessé bien plus profondément que je ne l’avais imaginé au premier abord, et son esprit était maintenant au bord du précipice.

N’ignorant rien des lois de la folie, je savais que désormais, et jusqu’à son rétablissement, une simple pichenette suffirait à provoquer la chute inexorable de la muse de la comédie vers les abimes noirceur d'où l'on ne revenait pas.

Il me fallait empêcher cela. Le châtiment d’Hypnos ne devait pas devenir la perdition de mon enfant, et il leur restait un espoir, un espoir qu’eux seul devaient savoir.

"Thalie ! Thalie ! Attends-moi mon enfant ! Tu ne sais pas ce que tu fais ! Tu ne sais pas tout ! Ne te détruit pas de la sorte je t’en conjure !"


Abandonnant un instant mon rôle de roi pour celui de père, je déployais d’avantage de cosmos pour percer les innombrables souvenirs embrumés de la comédie avant de la trouver enfin, chutant dans les ténèbres ainsi qu’un ange déchu.

"Thalie non !"

Elle ne semblait même pas m’entendre, complètement dévastée par la disparition du cosmos de son amant. Il me fallait gagner du temps, à tout prix. Son esprit ne supporterait pas longtemps ce déchainement de désespoir et de douleur.

"A vous, fils du sommeil, à vous, Oneirois, je commande ceci. Que Thalie retrouve l’espoir par vos œuvres, inspirez lui le bonheur qu’elle connue jadis entre les bras de votre père."


Usant de ma dernière carte contre la folie grandissante de Thalie, son sommeil devint alors plus lumineux, moins chaotique. Ce flot d’image sans le moindre ordre chronologique s’interrompit pour laisser place à l’image nette et précise du dieu du sommeil, chutant de concert avec ma fille.

"Faite les se rejoindre, que ma fille le sauve au moins dans ses rêves, qu’elle oublis un instant sa douleur."

Commandant maintenant aux milles formes du rêve, ce que je demandais devenait ici réalité.

Prenant pour la première fois conscience du pouvoir quasi illimité du dieu du sommeil, je me surpris à me demander s’il ne s’était pas laissé faire plus que de raison. Lui qui déjà par deux fois avait réussi à me fermer les yeux contre ma volonté, avait-il donc tout prévus ? Et si oui, qu’avait-il en tête pour se laisser disparaitre ainsi ?

"Maintenant, montrez-moi ces instants ayant conduit ma fille à ne rien attenter contre les actions de son amant. Montrez-moi pourquoi ma fille s’est terrée lorsque la Terre avait besoin d’elle, et surtout, montrez-moi l’origine de ce cosmos obscur en elle."

Mais cette fois, devant mes yeux, au lieu de voir s’enchainer maints et maints souvenir mis en forme et sujet à l’interprétation, je vis la passion de ce couple maudit s’embraser au rythme de leur soupirs.

*Je… Ne savais pas Hypnos si… Imaginatif. Et ma fille si… fougueuse.*

"Assez ! Ce n’est pas cela que je vous ai ordonné, leur intimité ne m’intéresse pas !"


Rendu furieux par cette perte de temps autant que par cette escapade dans l’amour charnel de mon enfant, je n’en ressentais pourtant ni honte ni excitation, car après tout, n’étais-je pas celui qui voyait et savait tout ? Celui par qui le destin arrivait ? J’avais moi-même connus la chaleur des femmes à tant de reprise…

"Montrez-moi immédiatement ce que ma fille a voulu dire par la folie d’Hadès."
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Thalie
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MessageSujet: Re: Une chambre aux fragrances de l'été et du printemps   Sam 17 Mai - 11:28

- Enccccooooooooooooore...

Sa voix était si douce tandis que son cosmos se changeait en harmonie. Chanter son bonheur était si merveilleux tout comme le plaisir immense que lui offrait Hypnos. Tous deux ne faisaient plus qu'un depuis déjà si longtemps. Leurs cosmos ne cessaient de s'unir et de se redéployer, faisant de ce monde onirique une splendeur à nulle autre inégalée. La bienveillance d'Aphrodite, d'Eros mais aussi de Freyja résonnaient tout autour d'eux. Leurs union si incroyable pouvait-elle paraître avait été bénie par les divinités de l'amour mais aussi celle de la Mort. Thanatos n'ignorait rien des amours de son frère et avait choisi de préserver la Muse de la Comédie du regard d'Hadès en gardant le silence sur cette union mais cela Zeus ne pourrait le voir dans cette image. Le bonheur, le bonheur seul du couple divin apparaissait et rayonnait comme mille soleils...

Soudain le chant de la Muse s'apaisa avant qu'elle ne se laisse retomber sur le corps de son amour. Le fils de Nyx l'accueillit entre ses bras avant de la caresser l'amenant à l'apaisement dont l'âme et coeur de Thalie avait tant besoin.

- Marie-Ange...
- Mon cher Lucian...


Leurs noms secrets, ceux des êtres qu'ils devenaient lorsqu'ils rejoignaient la terre. Cela éclatait autant que leurs cosmos brillant d'une seule flamme une dernière fois.

Un son déchirant se fit soudain entendre avant que les ailes d'Hypnos ne se déploient rejointes par celles de Thalie. Ensemble, les deux époux se protégeaient l'un l'autre. La Muse était blottie sous les ailes de son roi mais cela ne l'empêchait pas de le protéger de toutes ses forces.

- Hadès...

L'ombre immense du dieu se plaçait au-dessus d'Hypnos avant qu'il ne déploie son cosmos, dissimulant Thalie de toute la puissance de son aura.

- Il ne doit pas te voir. Jamais, il ne doit te voir. Ce serait la fin pour nous deux. Je ne peux rien contre lui. Le lien entre nous est trop puissant pour que je m'émancipe de lui et je ne peux me soustraire à son appel...

Thalie allait parler mais Hypnos posa les doigts sur ses lèvres.

- Jamais, il ne doit savoir. Jamais, tu ne dois le laisser te voir. Il te détruira ou te prendra en otage pour me forcer à le suivre encore plus loin dans sa folie. Jamais, je ne le laisserai te faire du mal. Jamais, je ne le laisserai vous faire du mal.

La main d'Hypnos s'attardait sur le ventre de sa reine. Lentement avec une douceur incroyable, le fils de Nyx déployait son aura protectrice sur l'enfant à naître.

Les rêves de Thalie ne suivaient aucune chronologie. Tout n'était que flashes et images jetées sur le monde onirique et alors que le couple se tenait à l'écart de l'aura malveillante du frère de Zeus, une autre vision apparut, provoquant un changement total de décor.

Sous un ciel surchargé de nuages ne demandant qu'à se déverser sur les êtres et les terres, Thalie se retrouvait seule. Loin de son amour, elle était environnée d'ombres et de neige. La neige était si abondante que le sol en était presque entièrement blanc. L'ombre n'était que légère mais encerclait déjà la blonde muse avant qu'un éclat immense n'apparaisse et avec lui Athéna. Athéna, la Sagesse, celle que Thalie appréciait et soutenait au travers de ses artistes. Pourtant, cette apparition n'avait rien d'heureux. Le comportement de la déesse de la Guerre n'avait rien de normal. La voir se frotter aux hommes comme une courtisane était déjà un choc en soi. La puissante déesse Vierge de ses souvenirs n'avait rien de commun avec cette vulgaire allumeuse aux cheveux roux...

Aussi inquiète que choquée par se déballage dont elle n'aurait jamais cru être un jour témoin, la Muse s'approcha d'Athéna dont l'aura était emplie d'ombre, une noirceur immense altérait la totalité de l'aura de la fille de Zeus et Métis.

- Ma soeur... Hhhhhhiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii

Thalie ne put aller plus loin, le sceptre de la déesse venait de la frapper sans la moindre raison alors qu'elle appelait les saints à s'en prendre à elle.

Le cœur de Thalie manqua un battement et tout tomba encore davantage dans les ombres. Une brèche immense s'ouvrit, faisant choir les deux divinités tout en tenant la blonde artiste près de la Sagesse devenue aussi folle que dangereuse.

Un chaos immense s'ensuivit, les scènes s'enchaînaient sans prendre de réelles formes. Tout n'était que mélange et mirages dont la seule constante était cette ombre, cette ombre dont la noirceur tentait d'englober les deux déesses.

Un autre éclair de lumière et la neige reparut soudain tel un voile scintillant. La neige et avec elle l'apparition d'une troisième puis d'un quatrième protagoniste...

Cette flamme... Ces flammes...

Splendide était la femme rousse qui se retira soudain dans l'ombre, la neige autour d'elle se muant en une pluie de pétales de rose d'un blanc immaculé. Le sang pourtant était omniprésent autour d'elle alors que sur sa tête l'or fin brillait comme une flamme ensoleillée. Puis, il y avait cette protection si sombre aux éclats d'or et d'ambre. Une rose de pureté dans la pire des fanges...

Soudain la flamme revint et cette fois, ce fut un homme qui parut. Un homme portant une lame pure à la garde frappée d'un sceau lié à l'autre monde. Tout cela était trouble alors que l'homme en blouse de cuir remettait l'arme à la muse. Un adieu suivi et le mystérieux savant s'effaça dans l'ombre et le sang...

Le tableau changea encore pour mettre en scène Thalie portant l'arme à la main, prête à pourfendre cette masse horrible désirant autant maintenir Athéna sous son emprise que s'emparer d'elle.

" A moi, tu es à moi...

Plus que cette stupide incarnation se prenant pour la déesse de la Guerre, c'est toi que je veux, petit ange. Toi que je veux !!! Cette mortelle impudente n'est qu'un passage avant de t'avoir toi... "


La lame nue brilla soudain et tout s'effondra lorsqu'elle toucha cette apparition et qu'un cri horrible ne déchire le silence. La lame purificatrice venait de parler...

Blessée et épuisée, Thalie reparut entre les bras d'Hypnos qui prit aussitôt soin d'elle... Athéna et Hadès quand à eux avaient tous deux disparus du monde onirique en pleine reconstruction...

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Zeus
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MessageSujet: Re: Une chambre aux fragrances de l'été et du printemps   Jeu 22 Mai - 18:38

Jet lié à mes capacités divinatoires

(Edit: Dans tes dents Echo  tongue )


Dernière édition par Zeus le Jeu 22 Mai - 18:39, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Une chambre aux fragrances de l'été et du printemps   Jeu 22 Mai - 18:38

Le membre 'Zeus' a effectué l'action suivante : Lancer des dés

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MessageSujet: Re: Une chambre aux fragrances de l'été et du printemps   Jeu 22 Mai - 19:31

Comme je l’avais demandé, cela fut accompli avec célérité, ou tout du moins dans un laps de temps pouvant sembler correct, me faisant néanmoins découvrir des facettes de ma fille et d’Hypnos que je ne soupçonnais pas.

*Faut-il donc vraiment partager la couche d’un être pour le connaitre ?*

La fougue et la naïve perversité de Thalie, l’imagination et les taquineries d’Hypnos… A les regarder tous deux, jamais personne ne pourrait les imaginer posséder de tel caractères.

« Dépêchez-vous donc ! »

Ce fut donc après une étreinte aussi torride que révélatrice que les mots du fils de Nyx me révélèrent un autre de ses sacrifices, celui de sa relation avec ma fille. Allant jusqu’à cacher la reine de son cœur des yeux du reste du monde pour sa protection, Hypnos était donc la raison pour laquelle Thalie s’était abstenue lors des précédentes guerres saintes.

*Par amour, et par crainte… C’est ce que je pensais, mais alors, d'où provient ce cosmos obscur ?*

En d’autre temps, j’aurai surement sévit malgré ces excuses, mais cette époque n’était pas celle de la Loi implacable. Si je commençais à châtier tous ceux ayant péché par inaction, je me retrouverais bien vite sur une montagne vide.

« Ma pauvre enfant… »

Sa vision changea, après l’ombre menaçante d’Hadès, ce fut la vision d’Athéna qui me fut révélée. Enfin je découvris ce que je crus être Athéna, jusqu’à ce que cette femme s’acoquine avec quelques hommes à la manière d’une fille de joie racolant sa clientèle.

« Mais qu’est-ce que… ? »

Etait-ce bien Athéna, la Sagesse que je voyais se dandiner sous mes yeux, juste avant qu’une ombre immense ne vienne assombrir la vision ?

« Quelle est cette folie ? Quel est ce pitoyable état ? »

Je croyais alors avoir atteint le sommet de l’improbable, mais je fus une nouvelle fois choqué lorsque le sceptre de la Sagesse alla frapper impitoyablement Thalie qui pour seul crime s’était trouvé là, au mauvais endroit au mauvais moment…

« C’est… Non, cela ne peut pas être, tu n’es pas ma fille, catin ! »

L’ombre grandissait et grandissait, dévorant littéralement le monde onirique de Thalie alors que la vision devenait de plus en plus sombre. Aux flashs se succédèrent bientôt de simple rai de lumière, des cris et des impressions, jusqu’à ce qu’une épée apparaisse, frappée du symbole des enfers et donnée à une plantureuse jeune femme aux cheveux roux.

Une voix infernale s’éleva alors, chargée de menaces, suant fiel et poison alors qu’elle semblait émerger de l’ombre elle-même.

Dans cette voix, plus que de la simple méchanceté, je décelais toute la cruauté, toute la malveillance et toute l’envie d’embraser la création que je m’étais efforcé de combattre au travers des ages. Quoi que ce fut, qui que soit celui ou celle à qui appartenait cette voix, c’était sans aucun doute mon ennemis mortel. La source de cette ombre planant sur moi et sur ma famille.

*Est-ce lui qui est responsable de la perte de mes pouvoirs divinatoires ?*

Plus j’y pensais, et plus cela me semblait logique. D’abord semer la discorde et le chaos parmi les immortels, avant de les priver de leur don médiumniques… un plan de maitre à n’en pas douter.

Aujourd’hui, était-il trop tard ? Devais-je renoncer à retrouver mes capacités ? Pour toujours ?

« Jamais ! »


La frustration et la colère firent enfler mon pouvoir au cœur de la conscience de Thalie, au point de me rendre presque dangereux pour elle.

Mettant un terme à ma rage, je commandais mentalement aux fils d’Hypnos de mettre un terme temporaire au voyage onirique de ma fille pour pouvoir lui parler seul à seul.

« Thalie… »

M’approchant doucement d’elle au sein des éternités aveugles et non structurées du monde du rêve, je ne savais encore trop comment le lui annoncer, alors je choisis de le lui dire aussi directement que possible.

« Thalie... Hypnos nous a quitté. Le verdict est tombé. Il est désormais aux mains des Erinyes jusqu’à expiation totale de ses fautes. »

Ainsi maintenant elle savait. Du moins, elle avait eu confirmation de ce que son cœur savait déjà.

« Je ne l’ai pas fait par gaité de cœur, mais pas nécessité. Pour l’ordre et la sécurité d’un âge nouveau et plus juste, un coupable devait être puni. Un bouc émissaire j’en conviens, mais toi qui connais Hypnos plus que quiconque, je sais que tu as compris pourquoi cela devait être lui, lui et aucun autre. Lui qui sous son aspect de simple serviteur infernal, cache une âme noble, pleine d'amour et d'empathie pour ceux qui lui sont chers. Tu sais qu’il est de ceux qui se sacrifient pour une cause en quoi ils croient. Et tu sais que je ne peux supporter pour ma part la cruauté et l’injustice, aussi, à toi, et seulement à toi, je veux te confier un secret. »

M’approchant encore plus près de Thalie, je prie ses mains dans les miennes avant d’y transférer une infime partie de mon cosmos. Mes derniers instants passé en Elysion avec Hypnos, et le moyen de le rejoindre, brièvement mais régulièrement, au cœur de la dimension que j’avais créé pour lui.

« Courage mon enfant. Son tourment pourra bien durer encore mille ans, je te promets qu’il prendra fin, et qu’alors, vous aurez ma bénédiction autant que ma protection. Par ma loi, je briserais cette alliance absurde enchainant ton aimant à mon fou de frère, je l’affranchirais de son serment, et vous serez libre, libre de vous marier enfin devant vos pairs, et libre de vous aimer. »

Faisant peu à peu disparaitre mon cosmos de l’esprit de mon enfant, je commandais à présent aux oneirois de reprendre leur tâche et de combler mon enfant de leurs songes les plus doux.

« Courage. »

Emergeant lentement des limbes de rêves merveilleux où j’avais laissé mon enfant. Je retirais ma main de son front déjà moins brulant avant de tendrement l’embrasser.

La douleur de son cœur brisé était loin d’avoir disparue, mais l’information précieuse que je lui avais laissé, ainsi que les derniers moments passés avec son amant, lui avaient donné au moins l’espoir d’un lendemain meilleur.

Agir pour le mieux, avec précaution et toujours en conservant une vision globale des choses. J’étais Zeus, le roi des dieux et le père de l’Olympe, je me déjugerais si je ne pouvais accomplir comme le roi que j’étais destiné à être.

Quittant en silence la chambre somptueuse où reposait la muse de la comédie, je refermais les portes avant de les sceller de l’extérieur, assurant ainsi à mon enfant un sommeil aussi paisible que durable.

*Puisses-tu le retrouver dans tes rêves.*

Sentant les larmes me monter aux yeux, je réalisais que malgré mon âge et mes responsabilités, mon cœur lui savait encore pleurer pour ceux capable de l’atteindre.

« Demain sera meilleur qu'aujourd'hui, je te le promets. »

Il me fallait tout reprendre en main, il me fallait découvrir qui était mon ennemi encore dans l’ombre, qui était responsable de l’état de Thalie, d’Athéna, et peut être même d’Hadès et du mien.

L’avenir me l’aurait surement révélé, si seulement je parvenais à percer ces ombres le voilant à mes yeux. J’avais beau déployer toute ma puissance elles, je ne les dissipais même pas, toute ma force semblait se perdre en elles pour ne jamais en revenir, comme avalée dans un trou noir insatiable.

C’est alors qu’il me vint une idée novatrice. Si effectivement ses ombres, ou ce qui les générait, agissait alors comme un trou noir temporel, que se passerait-il si je lui opposais moi-même une masse d’événements si imposante qu’il lui faudrait bien quelques secondes pour l’absorber ? Pendant ce temps, son attention ou son champ d’attraction serait perturbé, et un chemin pourrait émerger de lui-même vers ces lendemains que je savais ne pouvoir être que sombres.

Cela valait le coup d’essayer.

Me replongeant alors mentalement dans le flot du temps, je me retrouvais à nouveau en ce vaste tunnel autrefois scintillant de probabilité et d’événements passés, aujourd’hui gangréné par un voile impénétrable le rendant impossible à percevoir.

Déployant alors mon cosmos en même temps que mes souvenirs, je dupliquais alors des fragments insignifiants de ma mémoire, les agglomérant en une fantastique masse de cosmos et de vécu que par ma volonté, j’envoyais se fracasser contre ce voile d’ombre omniprésent.

Je m’étais attendu à un choc terrible, peut-être même à une réaction en chaine qui aurait mis en danger ma propre conscience au sein de cet endroit interdit, mais rien ne se passa. Comme pour mes précédentes tentatives, la noirceur absorba simplement mon attaque sans même réagir en apparence.

*Malédiction !*

N’y avait-il donc aucun moyen de percer cette maudite brume noire ?

Dépité et furieux, j’allais m’en retourner à la réalité lorsqu’au travers du voile ombrageux, un mince trait de lumière perça.

N’en revenant pas, je m’approchais de lui, aveuglé presque par son éclat, et m’abreuvant de cet infime, infime événements à venir qu’il me révélait.

Dans les ténèbres, la moindre lumière n’en brille qu’avec plus d’éclat…

De retour dans mon palais divin, j’étais alors armé d’une connaissance nouvelle qui brulait en moi. Certes je n’avais eu qu’un mince, très mince aperçus de l’avenir, mais c’était bien la preuve que notre adversaire n’était pas infaillible, que je pouvais percer sa malédiction. Tout ce qu'il me fallait maintenant, c'était utiliser cette nouvelle information à mon avantage.

Revenant à la salle du trône, plus que satisfait de l’évolution de la situation, je ne prenais aucune considérations des mouvements de cet enragé d’Arès pour adresser plutôt à mon messager un message télépathique.

"Hermès. Envol toi, et va quérir cet homme se faisant nommer Haut commandeur de Sparte. Il a beaucoup de chose à me dire."

 Arrow Salle du trône pour préparer l'arrivé d'Hazama

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MessageSujet: Re: Une chambre aux fragrances de l'été et du printemps   Dim 25 Mai - 14:25

Au rythme de ses soupirs et des caresses enivrantes que lui offrait le roi de son cœur, Thalie reprenait vie. C'était une lutte effroyable que celle qu'elle avait du mener par le passé. Un traumatisme dont l'importance n'avait fait que transparaître quelques instants fugaces avant de replonger dans le néant. Tant de choses demeuraient encore hors de portée du maître des Nuées, voilées par le passage des siècles et la perte de tant et tant de souvenirs. Les effets d'une mémoire altérée par les blessures autant morales que physiques étaient loin d'être négligeables mais encore fallait-il les voir au milieu de la plus grave de toutes les blessures qu'avait reçu la Muse en la perte de son seul amour. Et pour ce qui était de ces faits-là, nul ne pouvait s'en rappeler la totalité, pas même la blonde Muse. L'esprit de Thalie avait été ébranlé et seul Hypnos lui avait offert en plus de sa guérison, ce à quoi elle aspirait le plus : l'amour et la vie entre les bras de celui qui avait conquis son cœur. Le langage du cœur et du corps, tous deux s'exprimaient encore et encore sous le regard de Zeus dont elle ne perçut enfin la présence que lorsque son rêve se déchira...

- Père...

L'horreur dans son regard bleu émeraude ne faisait aucun doute tout comme la douleur d'avoir perdu celui qu'elle aimait plus que tout. De son magnifique regard ne restait plus que deux émeraudes dont l'éclat s'était altéré. Plus que jamais auparavant, Thalie avait été blessée au plus profond de ce qu'elle avait de plus précieux et se retrouver si brusquement face à son père en cet instant n'arrangerait pas les choses, loin de là. Elle tremblait en l'entendant l'appeler. Elle tremblait comme la plus fragile des brindilles, son âme en proie au pire des cauchemars éveillés. La voix de Zeus était tellement horrible.

- Hypnoooooooooooooos !!!!!

Son cri était si effroyable que l'ensemble de son monde onirique fut pris de puissants séismes avant qu'une pluie battante ne ravage le tout autour de ce duo père fille. Des trombes d'eau se déversaient mais elles n'étaient rien en comparaison de la peine de Thalie...

- Hypnooooooooosss....

Nonnnnnnnnnnnn...


Ses cris déchirèrent autant le monde que l'âme de ceux capables de l'entendre. C'était les appels d'un animal blessé hurlant son agonie à la lune. un instant, elle laissa libre court à son chagrin avant de se reprendre. Lucide, elle n'avait rien perdu de sa lucidité. Chaque mot de son père lui était parvenu et chaque mot avait été compris. Chacun d'eux portant son message d'horreur et de cruauté.

- Non, pourquoi, pourquoi lui seul.......

Le savoir entre les griffes des horribles filles d'Ouranos était une torture en soi. Jamais, la Muse ne s'était autant maudite de son impuissance, de sa faiblesse. Prise au piège de ses propres limites, elle ne pourrait rien faire pour lui, rien faire pour apaiser sa souffrance, rien pour l'aider à tenir. Assister impuissante au mal qu'on lui faisait, en être parfaitement consciente et tenue à l'écart, loin de lui, loin de son amour qu'elle n'avait pu protéger serait son propre supplice. Jamais, elle ne s'était autant haie qu'en ce jour funeste où son monde s'était effondré sans qu'elle ne puisse rien y faire, rien. Les larmes de Thalie coulaient de plus belle avant qu'elle ne tranche sa splendide chevelure d'or...

- Hypnos... Puissent-ils voler vers toi. Puissent-ils te retrouver et te porter ce que je ne peux te donner directement. Tout mon amour, tout mon amour s'est déversé en eux pour te rejoindre. Un simple fil, un simple cheveu d'or lancé telle une bouteille à la mer.

Et tandis qu'elle les lançait dans les courants pour qu'ils puissent voguer dans l'ensemble des mondes oniriques, les paroles de Zeus poursuivaient. Il lui avait pris les mains en un geste qu'il pensait être de réconfort. pourtant, cela ne l'apaisait pas, cela ne lui apportait aucun baume.

- Pourquoi alors lui seul si les coupables devaient payer ? Pourquoi lui seul........

Sa voix était si éteinte, terne et dépouillée de toute sa beauté. De sa douceur et de la joie qu'elle n'avait eu de cesse de répandre ne demeuraient qu'une étincelle, une flamme vacillante risquant de s'éteindre. Une nouvelle fois, elle répéta sa demande avant que Zeus ne lui fasse partager ses derniers instants en compagnie de son amour. Ses derniers instants avant qu'il ne le condamne sans la moindre pitié. Tout ce que contenait cette entrevue loin de l'apaiser lui fit l'effet d'un coup de poignard supplémentaire...

- La force, donner aux humains la force dont nous étions privés par ce lien absurde, leur donner ce dont le destin nous avait privés pour sauver le monde, c'était cela qu'il voulait. Vous le saviez, vous le saviez et vous l'avez quand même condamné.

Mille ans, plus de mille ans de souffrance et douleur, plus de mille ans sans aucun secours... Jamais, je...


Un nouveau sanglot étouffa sa voix. Thalie n'en pouvait plus, toute cette horreur ne cessait de croître tout comme son désespoir.

- Tant de siècles, tant de siècles, même avec une telle promesse...

Elle ne put achever. Ses sanglots l'étouffaient. La crise était grave. Elle qui tenait tant à son roi, tant à son amour ne pourrait supporter ce qu'il devait déjà endurer loin d'elle. Le prélude avant que l'horreur ne se poursuive indéfiniment...

Mille ans et je l'aurais perdu...

Loin de réconforter Thalie, la promesse que venait de lui faire Zeus avait sonné comme un coup supplémentaire. Elle n'avait plus le souvenir du nombre de fois où elle avait tant espéré ces paroles et maintenant qu'elles arrivaient enfin, elle sonnait si cruellement en elle. Toute son âme se tournait vers Hypnos dont elle était séparée pour des siècles. Le rejoindre, si seulement, elle pouvait le rejoindre. Maintenant que Zeus l'avait enfin laissée, elle pouvait quelque peu respirer. Son père avait fait son malheur, celui de son époux, celui de leur enfant et de toutes leurs familles. L'âme de Thalie était brisée mais ne pouvait se résigner à attendre. Elle ne le pouvait pas. Toute Muse qu'elle était, elle ne le pouvait pas et s'il lui fallait tomber entre les griffes des Érinyes, que lui importait tant qu'elle serait auprès de lui. L'humanité n'avait pas besoin d'elle. Tous ses pouvoirs ne trouvaient aucun écho en elle. La joie, la Comédie, les jeux dont elle illuminait le monde de par les artistes qu'elle inspirait depuis des siècles, depuis son éveil, tout cela lui paraissait si dérisoire soudain. Les humains avaient Athéna et tant d'autres dieux autrement plus essentiels qu'elle. Qu'elle disparaisse et ses bienfaits avec elle ne serait qu'une perte dont ils ne se rendraient même pas compte. La tristesse dans laquelle elle était tombée la faisait tout voir en noir. Tout lui apparaissait si vide, si chaotique.

Rejoindre Hypnos...

Le retrouver maintenant que Zeus lui avait révélé son projet. Le retrouver et partager son sort ne lui avait pas été interdit.

Si seulement, ma Divine Inspiration trouvait un écho en lui. Qu'il sache que je le cherche. Qu'il sache que je l'aime et tiens tant à le retrouver. Que toute mon essence passera dans cette recherche s'il le faut. Zeus m'a fait cette promesse mais il ne m'a rien interdit. Ces mille ans, s'il le faut, je les passerai à te chercher...

[HRP : Thalie s'enfonce dans le sommeil tout en commençant doucement à émettre une nouvelle forme de Divine Inspiration destinée à Hypnos seul. Son rôle de Muse envers l'humanité s'en trouve affaibli.]

==> La suite ici

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