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 La guerre des sangs et la source écarlate [Ecosse, manoir ancestral des Carminia - Privé]

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Minos
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MessageSujet: La guerre des sangs et la source écarlate [Ecosse, manoir ancestral des Carminia - Privé]   Lun 14 Oct - 14:15

Arrow Calia et moi venons de Sparte

En un souffle, les milles avaient étés parcourus. Entourés par la brume et les familiers, nous avions échappés au sort funeste qui attendait désormais l’ensemble des habitants de Sparte. Enlacé l'un contre l'autre, me laissant porter par les ailes d'ambres de Carminia, nous filions tous deux vers le lieu de ma renaissance complète.

*Si vite, bien trop vite.*

En cet instant où le vent frais de l’Ecosse me frappait le visage, je ne pus m’empêcher de penser qu’il serait si agréable de rester ainsi, mes bras entourant la rose des roses jusqu’au lever du soleil avant de rejoindre l’obscurité omniprésente en ce monde.

*Carminia…*

Elle était dans mes pensées, et je crus presque l’avoir convoqué moi-même. A travers son surplis, je percevais la chaleur d’un cœur encore frissonnant d’un hiver tenace, frissonnant de maintes déceptions, de maintes trahisons. Resserrant ma prise sur elle alors que nous arrivions à destination, j’eus pour elle qu’un doux murmure avant que de mettre pied à terre.

« Tu ne crains plus rien Carminia. Désormais et à jamais nous serons ensemble et de mes ailes je te protégerais. Plus rien ne pourra te faire de mal sans devoir par la suite affronter ma vengeance. »

De la retenue, il m’en fallait tant en cet instant pour résister à cette envie de goûter à son sang, son sang millénaire ou se trouvait encore intact la source même du don obscur parcourant les veines de mon nouveau corps.

*Le sang du premier nosferatu, le sang du premier maudit.*

Un sort qui à l’origine avait frappé une femme jalousé par la déesse de l'amour. Une femme dont la beauté suffisait à séduire tout homme portant le regard sur elle. Cela Aphrodite ne put le supporter, elle ne souffrant aucune rivale. Dans sa rage, elle maudit cette séductrice dévergondée, faisant d’elle un prédateur du genre humain et lui imposant désormais de vivre comme un monstre avide de sang et à jamais privé du pouvoir de procréer autrement qu'en maudissant à son tour. Une malédiction qu’aujourd’hui encore faisait rêver plus d’un homme par la vie éternelle qu’elle procurait.

*La vie éternelle, et la soif.*

La soif rouge, la soif de sang, celle qui à tout instant nous taraudait, ne nous laissant ni repos ni quiétude. Certes les nôtres avaient le pouvoir de commander aux tempêtes, aux animaux nocturnes, de devenir brume, loup ou chauve-souris mais nous n’étions pas libres, car nous devons reposer dans la terre de nos ancêtres pour régénérer notre force. Ce qui fait de nous des êtres infiniment territoriaux.

*Carminia, en as-tu besoin toi aussi ? Toi que je n’ai même jamais vu reposer dans un cercueil ?*

Etait-elle différente ? Elle qui avait enfanté par des voies humaines était-elle l’avenir de notre genre ? D’où lui venait ces capacités extraordinaires, et surtout qu’impliquaient-elles pour le monde ?

*Si l’on nous retire nos faiblesses, si l’on abolit nos tares… Que restera-t-il au genre humain ? Quel intérêt y aura-t-il de conserver la moindre trace d’humanité en ce monde alors que nous les surpasserons en tous points ?*

Etait-ce possible ? Une nouvelle race dominante sur le globe ? Un nouvelle Eden avec elle et moi comme patriarche et les lois infernales comme seules paroles divines ?

*Est-ce cela dont j’ai toujours rêvé ? L’utopie sombre que m’avait fait miroiter Hadès l'incapable ? Est-ce cela ?*

A cette pensée, je me sentais l’âme d’un créateur, créant de ses mains une nouvelle genèse, un nouveau monde, loin de l’incompétence de ceux s’étant posé comme nos maîtres alors qu’ils avaient maintes fois prouvés être incapable de vaincre ne serait-ce que l’hôte dans lequel ils résidaient.

*Je les maudis, je les hais, je les méprise, et pourtant je leur dois une loyauté absolue… Qu’est-ce que cela fait de moi ?*

Encore une fois je me prenais à souhaiter ne jamais les voir s’éveiller. Je me mis à souhaiter ne jamais les revoir, à souhaiter que le seigneur Hypnos ne les libère jamais de leur sommeil, ni Lui ni Elle qui pendant deux cent ans avait brillé par son absence, nous laissant aux ordres d’un imbécile, d’un porc couronné.

*Perséphone… Pourquoi être partie ? Pourquoi nous avoir abandonné ?*

Je sentis alors mes yeux se mouiller de vermeille. Aucune trahison n’était pire que celles que l’on n’attendait pas, et celle de la dame des saisons nous avaient tous surpris.

*Allez tous pourrir au plus profond du tartare. Ce n’est pas que les hôtes qui auraient dut être châtié ce jour-là, vous auriez dut les rejoindre.*

Resserrant ma main autour de celle de la rose des roses, j’essuyais rapidement mes yeux humides avant de me tourner vers elle, un sourire naissant sur le visage.

« Allons reprendre ce qui t’appartient ma rose. Je sens qu’il y a ici comme de la vermine à exterminer. »

Nous étions arrivé à l’entrée du domaine familiale des Carminia, et rien qu’en découvrant le portail tombé à terre, nous comprenions que le temps avait prélevé son tribut à la demeure.

Franchissant d’un bond l’imposante ferronnerie rouillée, je me dirigeai alors vers un imposant amalgame de ronce et de lierre avant d’y envoyer d’un geste de la main mes créations.

Retirant d’un coup sec la gangue de végétation l’ayant préservé du temps et des intempéries, je révélais cachée sous les ronces et le lierre, une statue ailée étincelant sous les derniers rayons solaires de cette journée.

« La reine sans vie doit renaître ce soir Carminia, et avec elle, son roi. »

Tendant ma main vers la rose des roses, je l’invitais à me rejoindre sur le chemin qui nous mènerait à la purge totale du domaine ancestral de sa famille de sang et plus important encore, à la Source.
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Alicia
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MessageSujet: Re: La guerre des sangs et la source écarlate [Ecosse, manoir ancestral des Carminia - Privé]   Dim 20 Oct - 12:17

Nous avons pris notre envol d'ici

Intense, si intense était cet instant précédant le lever du soleil. C'était dans la splendeur d'un ciel rougeoyant que l'Etoile des Ténèbres et celle de la Noblesse avaient pris leur envol en quête de leurs éveils dans toutes leurs magnificences. Un tel événement était si rare, si délicat comme le baiser fugace de l'Aurore aux doigts de roses. L'instant exact suspendu entre la fin de la nuit et le lever du jour.

Un instant entre deux possibles...

Nimbée de sa brume, des ses familiers et maintenant des couleurs si chaudes de l'aube naissante, Calia ne cessait de battre des ailes tout en savourant, rosissante, le contact de Raziel. Un instant, la spectre bénit le peu de lumière la mettant en valeur. Elle, la reine des Vampires réagissait en jeune fille. Etait-ce cela l'ascendant qu'exerçait Raziel sur son coeur et ses sens ? L'Amour qu'elle n'avait cessé de rechercher et pour lequel, elle s'était tant et tant brûlée.

Comment ai-je pu être aussi aveugle ? Comment ont-ils pu nous séparer ?

Le temps des regrets était passé. Maintenant, tout allait seulement renaître en cette journée qui suivait la fin de toute une partie de Sparte et de tant de guerriers en devenir. Lentement, elle savoura le resserrement de l'étreinte du futur juge autour de sa taille si fine. Quel bonheur que de ressentir sa présence, sa chaleur, son souffle sur son cou et la force de son âme. Être aussi proche de la Vampire couronnée et assez maître de soi pour résister à l'attrait de son sang millénaire forçait l'admiration de l'Etoile des Ténèbres. Digne d'elle, l'ancien Préfet de la Maison Noire était digne d'elle, de partager sa couche et sa vie...

Carminia...

Il avait susurré son nom à son oreille. Si doux était ce chant à son coeur. Elle ne pouvait que maintenir son vol même si elle aurait tant aimé s'arrêter en chemin, rester juste avec lui et ce désir était partagé. Partagé comme ses sentiments, si intenses si merveilleux qu'elle ne put que répondre d'une voix changée, sublimée par le désir et l'amour qu'elle ressentait...

- Raziel... Raziel, j'ai souffert par le passé. Tant et tant de fois, le destin s'est joué de mon âme et de mon coeur. Mes sentiments m'ont brûlée et menée sur des chemins ardents au point que même toi, tu as tenté de me sauver de force en me blessant. Lancinante était la souffrance en mon esprit. Tu étais même sur le point de me condamner pour me ramener. Tant de souffrance que je souhaite te voir, nous voir, effacer à jamais...

Je ne souhaite que voir ton voeux se réaliser. Enfin, se réaliser et me délivrer pour qu'enfin, je puisse goûter à la splendeur de la Non-Vie entre tes bras...


Sans un mot, le vol s'était ensuite poursuivi, le futur juge au terme d'un dernier échange de mots d'amour s'étant laissé glisser dans le tumulte de ses pensées. C'était si courant chez eux, les Vampires, de s'immerger dans le flot de leurs pensées, de leurs désirs ou de la Soif, la Soif de Sang. Le temps, leur temps était suspendu en une éternité teintée de sang, de rêves et d'espoir au parfum de Souffre. La jeunesse de leur Non-vie était quasi éternelle leur offrant ces temps uniques, ces temps de réflexions et de rêves. Rêves et Songes que lui accordait depuis tant de siècles le seigneur Hypnos  en un geste de réconfort et de reconnaissance. en sa mémoire de Nosfératu, Calia se rappelait ce qui lui avait valu un tel honneur. Une parcelle des souvenirs de Lydia, la Gardienne de l'Eté, de Lydia et d'Angel, la Souris du Sanctuaire, la reine blanche qu'avait choisie le seigneur du Sommeil pour épouse. Angel, l'Ange de Lumière...

C'était en une autre époque mais avait bien existé. Un de ces répits que la somptueuse vampire à la chevelure de feu avait goûté auprès d'un homme qui l'avait aussi abandonnée.

Comme tant d'autres...

Vampires, les Vampires ne pouvaient s'aimer qu'entre eux. Et lorsqu'elle s'était ouverte à lui, qu'elle s'était entaillé le poignet lui offrant ce que tant et tant d'humains désiraient, cet homme, ce spectre renégat l'avait repoussée. Elle et son sang, il les avait repoussés. L'horreur en ses yeux si sombres l'avait frappée aussi certainement que la lance d'Athéna. A ce souvenir, le coeur de Calia se comprima douloureusement. En repoussant le don inestimable qu'elle lui offrait, il lui avait brisé le coeur...

Et cela n'était pas que la première fois qu'il la blessait... Que la première fois, la détresse de Lydia brilla soudain et elle se retira...

Oublie-le, ma douce...

Elle entendait presque son ancêtre lui souffler ces quelques mots.

Oublie-le, tu n'étais qu'un trophée pour lui, un bel objet à conquérir et dès qu'il t'a possédée, tu as cessé d'exister pour lui... Un amour à sens unique, juste cela... Oublie celui qui t'a le plus cruellement trahie. Minos n'a pu te sauver, malgré tout son désir, il est arrivé trop tard. Puisse-t-il ne pas trop souffrir lorsque le souvenir lui reviendra. Quand il te reverra, baignant dans ton sang, gisant morte entre ses bras, poignardée dans le dos par un Démon...

C'était cela que renfermait l'âme de Lydia, la trahison finale de celui qui prétendait l'aimer.

Larmes... ?

Non, je ne veux pas que tu pleures à cause de moi.


L'odeur des larmes écarlates que Raziel n'avait pu retenir. Pensait-il à la même chose qu'elle. Aux imposteurs qui avaient usurpé l'identité et le trône des sombres monarques tel un Alone ou un Shun ? Pourquoi fallait-il que d'aussi mauvaises incarnations soient choisies. La pureté pouvait exister au sein des Enfers, l'Etoile des Ténèbres en était la plus belle preuve mais les humains soit-disant purs l'étaient-ils réellement ? Humains qu'était les humains face aux Vampires qu'ils méprisaient et enviaient avec tant d'acharnement.

Le temps, seul le temps et leurs renaissances leurs donneraient la réponse alors que le jour touchait déjà à sa fin. Sous une nouvelle féerie rouge et or, le regard de Calia se pencha sur ce qui était son domaine ancestral. Plus encore que White Rose, ce lieu renfermait le plus fabuleux des trésors : la Source originelle. Le Sang de la première des Carminia. Celui qu'elle avait absorbé et aspirait maintenant à revenir près de la Source pour qu'elle s'en abreuve de nouveau en compagnie de son roi et accomplisse ce qu'elle devait faire pour la survie des Vampires Couronnées...

Les seuls et uniques, les seuls capables d'enfanter comme des vivants. Un secret qui se perdait dans les méandres du passé mais dont les fruits s'étendaient sous leurs pieds. Des générations de Vampires s'étaient succédées en ces lieux sans que jamais la chaîne ne se rompe. Et à ce jour, cette nuit, Calia était le dernier maillon... L'ultime reine écarlate...

Le voyage avait été long. La chasseresse ne souhaitant guère se faire repérer s'était contentée d'un vol lent et silencieux. Prendre le temps d'arriver, de survoler les étendues boisées, hêtraies et sapinières, les collines couvertes de bruyères et enfin le lochan dont les eaux si paisible se paraient de la chaleur du soleil couchant. C'était chez elle, c'était son domaine qui l'accueillait avec toute sa splendeur et sa sérénité.

Bientôt, le sang coulera de nouveau...

En elle, la Bête rua soudain, affamée, assoiffée. L'appel de la Soif était là, bien réelle en elle tout comme en Raziel. Entre Vampires, certains appels silencieux aux simples humains étaient plus criants. Elle ne pouvait ignorer l'agitation en lui ainsi que l'excitation de la bataille à venir. La Guerre des Sangs ne tarderait plus et avec elle, une lutte entre Vampires. Il l'attendait...

Elle le sentait. Celui ayant profité de son absence pour souiller ces lieux sacrés l'attendait. Prendre la tête et le sang de Calia était pour lui le seul moyen d'être le maître absolu de la lignée et son bourreau...

Rapidement, elle se posa avec son compagnon. Le temps et la nature avaient laissé leur empreinte, couvrant l'antique enceinte de ronces et autres végétation. Une façon comme une autre de masquer ce qui devait se passer entre les murs du manoir des Carminia. Approcher la Source était une épreuve et cela exigeait du sang, beaucoup de sang...

Main dans la main de son promis, la spectre au teint d'albâtre demeurait immobile, partagée par un flots d'émotions et de souvenirs. Des images du passé remontaient en elle, lui montrant les membres de la famille, des serviteurs qui n'avaient eu de cesse de la suivre. Parmi eux, Jonathan Harcher, Mina, Angus, Duncan et tant d'autres. Tous là pour servir la reine écarlate et son roi. La grille de métal entièrement sculptée courait tout autour, fermée par une porte imposante en fer forgé et renforcé. Un instant encore, elle se laissa aller à la contemplation de ces lieux avant de ressentir le cosmos de Raziel. Détruire la gangue végétale avait été si simple pour lui. Prendre d'assaut le domaine lui brûlait. D'un geste tendre, elle se tourna vers lui, prenant la main qu'il lui tendait avant d'avancer encore davantage.

- Oui, il est temps que la reine écarlate revienne chez elle, en son domaine et que son roi la rejoigne. A jamais, Raziel du Griffon. Pour tous les autres spectres, tu seras Minos mais pour moi, tu seras Raziel, celui à qui j'offre mon âme et mon coeur. Prend-en soin, mon amour. Prend en soin et veille sur toi. Il veut mon sang et ma Non-Vie. Pour cela, tu ne reculera devant aucune bassesse même si tous ses infants doivent périr, il le fera.

Avancer vers lui, lui frôler les lèvres des siennes avant de l'embrasser plus intensément. Sous les yeux de l'antique représentation de la première des Carminia, les maîtres des lieux échangeaient leurs voeux. Tant de retenue encore. Le temps n'était pas encore aux déchaînements de leurs passions mais à la Guerre, la Guerre des Sangs. Et lorsque Calia s'éloigna de celui qui détenait son coeur, elle reprit la parole, terrible et implacable comme la lame des poignards qu'avait en son temps posséder Lydia.

- Nul ne doit s'échapper du domaine. Nul ne doit échapper à l'appel de notre sang. Ceux qui ont souillé le domaine ancestral des Carminia ne le quitteront jamais plus. Leurs sangs seront offerts sur l'autel des souverains de la Non-Vie.

Un Puits se trouve près de nous, le prendre d'assaut en premier, leur couper toute retraite. Que nul n'ose plus jamais nous faire pareil affront. Que jamais plus aucun humain n'ose s'approcher de ces terres où les Vampires règnent en maîtres sous les rayons de la Lune. La Lune nous aime et même les brumes ne pourront éternellement se dresser contre nous. La brume de l'Imposteur s'inclinera face à celle de la reine et du roi des Vampires...

Que cette nuit soit Sanglante et porteuse de Non-Vie...

Je te donnerai des enfants, Raziel... Je porterai en mon sein les espoirs de nos ancêtres...
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Minos
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MessageSujet: Re: La guerre des sangs et la source écarlate [Ecosse, manoir ancestral des Carminia - Privé]   Dim 20 Oct - 18:39

Sa main prenant la mienne dans une étreinte à la fois douce et brûlante, ce rouge qui lui montait aux joues, faisant mentir jusqu’aux plus enracinées des rumeurs nous concernant, cette flamme invincible et bestiale qui déjà courait dans ses yeux… Aucun doute, la rose des roses était de retour chez elle, et je me surpris à maudire d’un regard envieux les pièces d’armures enchâssant délicatement la chair de mon aimée.

« Je le chérirais comme mes vœux les plus précieux. Il sera mon plus beau trésor, rose des roses. »

Posant sa main griffue sur ma poitrine, le rythme entraînant de mon propre coeur palpitant ne lui laissait aucun doute possible. D’une part il avait toujours été sien, d’autre part il brûlait du désir de la faire entièrement mienne.

*Luxure, sang et luxure… La bête en nous en réclame. Autant la satisfaire au plus vite, car ce soir, la nuit sera courte.*

Savourant le baiser qu’elle me déposait tout en pudeur sur les lèvres, j’y décelais malgré tout la même passion que celle qui me consumait à présent les entrailles.

*Ta bête aussi réclame sa dîme de sang et de meurtre, rose des roses, toi la seule âme en enfer à me mériter.*

Laissant derrière nous la grille d’entrée et la statue étincelante, nous n’avions qu’un sens à suivre à présent, celui nous indiquant la localisation de la fange régnant encore sur les lieux.

« Le puits... »

Ce qu’il en restait, ce qu’il était devenu, un nid de goule, une véritable ruche de créatures voraces et grotesques, mi humaine mi chauve-souris, des êtres horriblement dégénérés, fruit des morsures du vampire-roi sur des victimes impures.

« Quelle puanteur. »

L’odeur de pourriture, l’odeur de mille cadavres en putréfaction, leur antre était le plus infâme des cimetières, où rats et mouches étaient les véritables rois.

« Le feu les purifiera tous, le feu des no-life lords. »

Je refusais d’imaginer un seul instant la rose des roses me précéder pour aller affronter cette engeance même indigne de la regarder. De plus, à la force de l’odeur émanant du trou s’enfonçant profondément dans la roche, je devinais qu'ils devaient être des centaines, encore assoupie, entassés les uns sur les autres dans la misère et la précarité de leur existence maudite.

*Les expier, les expier jusqu’au dernier avant que leur conscience ne reviennent du néant.*

Croisant le regard écarlate de ma no-life queen, j’y décelais à présent l’excitation précédent toute traque de prédateur, cette adrénaline qui faisait de nous les plus efficaces et les plus parfaits des assassins sur terre.

« Cette nuit, nous serons nous même, sans doute pour la première fois depuis des éons. Laisse ton instinct te guider ma reine, laisse toi aller à ta vengeance, celle que de tes vœux tu appelles depuis maintenant des siècles. »

Si effrontées étaient devenues mes mains, courant avec dextérité sur le corps somptueux de la rose des roses, embrasant sa passion comme de ses mains habiles, elle savait embraser la mienne.

*Luxure, sang et luxure. N’est-ce que cela ?*

Non, il y avait plus que cela, quelque chose de bien plus profond nous liait déjà.

Me laissant alors tomber dans les ténèbres puantes du puits sombre, je laissais libre court à mes pulsions sanguinaires et élitistes. Cette engeance, méprisable et dégénérée, allait ce soir, disparaître de nos mains.

Suivant l’odeur nauséabonde au travers des boyaux de pierre froide, le nid m’apparut bientôt dans toute son horreur.

Située en contrebas d'une large fosse plongée dans une brume malsaine et infecte, une masse grouillante et dégénérée faites de parodie humaine. Encore assoupie comme aux dernières heures du jour, la fosse plongée dans le noir ne pouvait cependant pas échapper à mes sens surhumains, chacun d’eux, apparaissant clairement à mes yeux couleur de saphir ne verrait pas la lune se lever ce soir.

Déjà dans mes pas, suivait, véloce et mortelle, la rose des roses et ses formes si enivrantes.

*Du calme, du calme, d’abord le sang, ensuite le plaisir.*

Nombre de tunnels conduisait hors de la fosse commune, certains menant vers l’extérieur, d’autre vers le château lui-même. Aucune goule ne devait en réchapper, la purge devait etre totale, et elle le serait.

D’un geste de la tête, j’indiquais à ma no-life queen que je m’occupais du côté gauche de la salle, lui laissant le côté droit. Déjà, mon pouvoir s’éveillait alors qu’apparaissaient mes créations au bout de mes doigts.

D’un pas serein, je chutai au fond de la fosse répugnante, écrasant les os et les chairs pourries la constellant tout en réveillant les plus proches d’entre elles.

« Que la purification commence. »

Sentant mes canines s’allonger comme après une pinte de bon sang, mes bras s’animèrent enfin, et avec eux, le ballet rouge commença.

Dès les premières secondes, la clameur de mes victimes résonna dans l’ensemble du réseau souterrain. L’approche furtive n’avais jamais été une option, cette nuit réclamait du sang, beaucoup de sang, et pour qu’il coule, leur mort devait être soigneusement préparée.

Tel un ouragan argenté, j’envoyais mes créations par centaines se saisir des goules souillant mon champ de vision avant que d’un geste, je ne les éparpille aux quatre coins de la fosse.

Broyés, démembrés, déchirés, tranchés, le sang coulait à flot, comme dans mes rêves. Une véritable orgie écarlate semblant tomber des cieux tandis que du plafond de la fosse tombait drue les restes sanglant de nos victimes communes.

« Hahahahahahahaha ! »

Encore, encore plus, il m’en fallait d’avantage. Les mâles, les femelles, les nouveaux nés. Tous viendraient rejoindre les monticules sanglants que je rependais ici et là. Cette sous race serait purifiée, et c’est de leur sang que nous bâtirons notre nouvel empire, un empire à notre seule gloire.
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Alicia
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MessageSujet: Re: La guerre des sangs et la source écarlate [Ecosse, manoir ancestral des Carminia - Privé]   Dim 27 Oct - 1:22

Un soupir et un baiser passionné, promesse d'une éternité de sang et de félicité, avant que leurs lèvres ne se séparent. Désir et sentiments, tous deux étaient à la croisée des chemins, au point de non-retour. Il leur fallait vaincre ou périr. Nulle pitié entre vampires lorsque la Source s'avérait être l'enjeu de la Guerre. La Source et la Non-Vie de la Vampire Couronnée, l'une si pas la plus fabuleuse des conquêtes pour tout être éveillé au monde de la Non-Vie. La puissance du Sang, de la plus intense de toutes les ivresses, c'était comme atteindre la lune, la toucher du bout des doigts et la faire sienne, tout comme Pan avait séduit l'éblouissante Séléné...

Soudain un cri se fit entendre depuis la tour la plus éloignée. Tour effondrée aux yeux du commun des mortels et ultime bastion aux yeux de Sang de la Belle. Un défi du maître des lieux crié à toute volée à la Belle assoiffée de Vie...

Patience...

J'arrive, Vampire roi, je viens reprendre ce qui est à moi depuis la nuit des temps, depuis Inanna...


Pas un frémissement, ni même une lueur de haine en ses yeux de rubis, juste l'assurance d'une Vampire à nulle autre pareille. Cette nuit était sienne, c'était sa nuit, celle de la No-Life Queen. Tout en ces lieux la chantait dans toute sa gloire et ses promesses sur le point de devenir réalités. Ses souhaits si souvent contenus...

Ses rêves inavoués, ses fantasmes les plus intimes, tout allait doucement basculer dans la réalité tout comme le ciel d'écarlate s'était paré. D'écarlate et de tant d'autres couleurs aussi chaudes que féeriques. Notes si intenses, celles d'un crépuscule à l'éclat unique comme seule pouvait l'admirer la plus pure des Vampires. C'était aussi cela le privilège de Calia Carminia. Voir la beauté où elle se trouvait, le chaleur d'un sang d'une puissance ou d'une saveur à nul autre égale. Chasseresse dont le parfum hanterait encore pour des siècles l'immensité de la Toloméa, rien ne lui échappait. Jamais vivant ne le pourrait. Pour tout être doté de Non-Vie, qu'y avait-il de plus attirant que la Vie ? Tout comme la lumière d'une flamme attirait les papillons, l'éclat d'une vie ne pouvait qu'éblouir les Enfers. Entrer pour surprise là où évoluaient les spectres Vampires, non, jamais plus cela ne serait. Si les autres spectres étaient aveugles, Raziel et elle ne pourraient se laisser prendre au piège des éveillés au huitième sens. Venir en vie aux Enfers ne devrait être que le privilège des fidèles des divinités les habitants et non celui d'impardonnables sacrilèges.

Sans respect, sans crainte juste menés par leurs folies et leurs orgueils...

En elle, tout s'éclairait à chaque instant qui s'écoulait. La Guerre des Sangs était déjà en route. A chaque pas, un nouveau cortège de souvenirs apparaissait. Si lointains et si présents. Tant de traces que le temps s'était acharné à effacer. En vain, la chaîne reliant les Vampires de la lignée des Carminia à la fois si puissante et intangible qu'elle traversait les âges sans que personne ne la voit. Sa plus grande force, sa quasi invisibilité et pourtant, elle était bien là, en une immensité de maillons, de plaques sur un sol détrempé par les flots d'un fluide aussi rare que précieux. La source en elle ne cessait de croître, demandant à rejoindre celle qui la renforcerait encore et encore, ajoutant sa pierre à la lignée des No-Life Queen.

Avec une lenteur toute calculée, ses paupières se fermèrent, laissant tout son être s'imprégner de ces terres qui étaient siennes, ce domaine qu'elle souhaitait avec tant d'ardeur reconquérir. Mais en plus de ce parfum, il y en avait un autre qui ne cessait de la captiver. L'odeur de Minos, si attirante que la chasseresse devait faire des efforts pour s'en détacher. C'était d'une telle force que Calia ne pouvait douter de ses sentiments. Rien que la présence de Minos à ses côtés lui faisait tant d'effets que l'Ange des Ténèbres ne pouvait que difficilement retenir la Bête qui ruait en elle. Etait-il seulement conscient de la force de sa propre Bête. La laisserait-il prendre le dessus comme cela risquait d'arriver pour la Vampire à la chevelure de feu ?

Un sourire aux lèvres et la Vampire au teint d'albâtre nacré, secoua la tête, faisant danser sa longue chevelure en une cape aussi soyeuse que parfumée. Un délice à caresser mais restait à voir quant cela arriverait. Quand son promis la demanderait en mariage puisque mêmes les vampires avaient le sens de la famille et de l'union sacrée entre deux âmes et deux coeurs avant que leurs corps ne fusionnent avec autant de passion que les enfants de la Nuit en étaient capables.

Chaque épreuve, chaque bonheur en son temps. Pour l'instant, seule la reconquête nous guide...

Ensuite, ce sera à nous, à nous de nous éveiller l'un au mystère de l'autre. Je sens déjà mon coeur battre si fort en ta présence, Raziel. Mes liens de Sang ne demandent qu'à te prendre et te garder amoureusement tout contre mon coeur. Je souffrirai tant de te savoir à la Guerre si tu ne me laisses pas te suivre. De mes ailes, je te couvrirais lorsque tu reviendras, portant la tête de ton ennemi tel un trophée précieux pour nos divins maîtres. Seul un conquérant peut se distinguer à leurs yeux. Un guerrier et un vainqueur digne de s'unir avec l'une de leurs roses les plus précieuses. Même si je suis guère plus qu'une pouliche reproductrice aux yeux d'Hadès, j'aurais au moins le privilège de choisir mon étalon...

Non, notre seigneur, le véritable Hadès n'a rien de commun avec le sinistre bouffon que nos yeux ont contemplé dans la tourmente la plus invraisemblable.

Notre vrai seigneur...

Oui, notre vrai seigneur, celui qui nous as choisis pour être ses étoiles protectrices, ses étoiles combattantes. Même si son âme s'est désintéressée de nous, nous sommes encore là, loin de lui mais là car nous sommes celles qu'il envoie combattre sans se montrer. Il est l'invisible, la justice pure et dure dénuée de visage et de corps, même pour nous. Le temps nous as séparés mais, jamais, il n'aura ce genre de pensées envers nous. Nous faisons partie intégrante de ses trésors et non de son bétail comme c'est le cas des chevaliers de la déesse Athéna. Du simple bétail qu'elle expédie sans regret à l'abattoir. Combien d'entre eux pourriront encore au Cocyte sans qu'elle n'implore la grâce de l'Aéropage. Cette déesse est sans coeur, sans entrailles. Notre seigneur s'est éloigné de nous mais est resté divin alors qu'elle, elle s'est laissé prendre au jeu de ses incarnations. Saori montait ses saints comme de vulgaires poneys. Jamais à cela, Hadès ne s'abaisserait.


La voix de Lydia et la sienne, celle de ses souvenirs qui poursuivaient leur lente et inexorable fusion avec les siens. Bientôt, le phénomène s'achèverait et ne resterait que Calia, l'héritière de la lignée, la dernière des Carminia encore en vie, gardant précieusement les mémoires des Vampires en elle. Tout comme les autres spectres, elle prenait possession d'un corps mais d'une façon toute personnelle...

Un dernier instant à s'accoutumer au nouveau visage du manoir malmené par le temps et le faux Vampire-roi mais cela ne serait aussi plus que passé lointain. D'un geste, elle avait posé sa main sur l'un des murets abattus, le caressant presque.

Je te reconstruirai, Manoir des Carminia, je te reconstruirai en parfaite harmonie avec les souhaits de ton nouveau roi. La nuit n'aura pas touché à sa fin que tu seras de nouveau notre écrin, notre havre, notre Royaume...


Puis, sentant la terre frémir au réveil de leurs cosmos, elle rouvrit les yeux et les posa sur Raziel. L'amour et la confiance y brillaient de concert. A ses côtés, Calia se sentait renaître, pure et parfaite comme elle ne l'avait jamais été. Une étoile précieuse entre les mains du Griffon, c'était cela le destin, son destin qu'elle avait tant espéré voir un jour se réaliser. Le seul qui valait la peine de mettre son âme et son coeur en balance.

- Oui, Raziel, nous serons nous-mêmes en cette nuit. Pour la première fois depuis des éternités. Depuis tant de siècles à errer, enfermés dans nos propres corps. Prisonniers et jalousés mais maintenant, maintenant, nous sommes enfin libres. Libres de nous abandonner, libres de faire de nos voeux les plus secrets une merveilleuse réalité...

Merveilleuse et sulfureuse, tout comme le feu couvant dans les reins du Griffon. Ses mains déjà étaient une invitation. Une invitation à la luxure sous sa forme la plus brute. S'y abandonner était si tentant. Des siècles qu'il se consumait pour elle et elle pour lui. S'embraser l'un l'autre...

Lorsqu'il t'aura choisie pour épouse et demandée comme telle auprès de l'un de nos maîtres. Seul notre vénéré seigneur Hypnos est éveillé et il aura la sagesse de vous écouter... Quelque soit sa parole ensuite, elle ne sera que sagesse, sois sans crainte, ma douce, Hypnos est le plus sage et le plus posé des deux frères. Il écoutera la demande de Raziel du Griffon.

Me prendre pour épouse devant nos divinités...

A qui pourrait-il le demander d'autres ? Ta lignée elle-même est liée aux désirs d'Hadès et à son amour pour sa reine. Aussi, pour prétendre à l'un de ses trésors, il faut le mériter...


De toutes les paroles de Lydia, celle-ci était la plus inoubliable. Raziel du Griffon avait toutes les chances de plaire à leurs maîtres dès qu'il serait sorti vainqueur de la Guerre des Sangs. Ce qui ne saurait tarder, vu les éclats qu'elle percevait juste après son plongeon dans les profondeur du puits. Tant de souillures à affronter pour qu'aucun d'entre eux ne puissent poser ne serait-ce que les yeux sur elle. Un dernier regard vers la tour et elle s'engouffra à son tour dans la fange qui prenait maintenant l'allure de charnier. Du sang avait déjà giclé presque partout. L'odeur était immonde. Celle d'un sang qui n'avait pas été utilisé au mieux. Tant de gâchis, elle ne pouvait penser que cela. Le vampire-roi avait fait des goules par centaines mais aucune n'était de taille pour tenir contre lui. Juste l'amuser et encore, il ne devait offrir qu'un piètre divertissement. Autant massacrer des pantins car c'était ce qu'ils étaient tous.

- Si la pitié existe en ton coeur, tue-les tous. N'hésite pas. Délivre-les de cette vie qui n'en est pas une. Nulle Non-Vie, juste une existence de larves.

Un simple geste de Minos et elle comprit son désir. Il ne voulait pas que ces êtres la souillent. Elle, la No-life Queen ne devait en aucun cas être touchée par eux.

- Tue-les tous, laisse-leur rejoindre la terre de nos maîtres. Je te promets que nous aurons une réelle orgie de sang dès que j'aurais eu le vampire roi.

Une puissante accélération et elle se faufila entre les morceaux de chairs sanguinolentes qui tombaient de toute part. Minos du Griffon ne faisait jamais rien à moitié et là, il le prouvait de la plus belle des façons en réduisant à l'état de cadavres ou plus précisément de charpie informe la ruche complète. Nul n'échappait à sa rage destructrice même si elle ne signifiait pas perte de ses capacités mentales. C'est sciemment, méthodiquement et avec un art consommé de la destruction qu'il nettoyait à grand renfort de sang pourri, même un vampire assoiffé pendant des siècles n'en voudrait pas, la totalité de la grotte. Une bonne flambée serait ensuite nécessaire pour tout purifier.

Un dernier geste envers le Griffon, un baiser du bout des doigts, et elle se précipita vers le couloir d'où elle sentait déjà un cosmos en approche.

Le Vampire-roi ?

Et sur cet espoir, elle accéléra encore, s'envola quasiment dans le couloir suivie de près par Jaoh.
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Minos
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MessageSujet: Re: La guerre des sangs et la source écarlate [Ecosse, manoir ancestral des Carminia - Privé]   Lun 28 Oct - 22:31

Rouge

Rouge était le monde en cet instant, là où tombaient par dizaines ces créatures sous ma poigne.

Métallique

Métallique était l’air ambiant, chargé du parfum inimitable du sang versé, le sang répandu, le sang qui coulait à flot telle une rivière carmin.

Délicieux

Si délicieux aurait pu être ce festin si il n’avait été fait à base de goules décadentes au sang impur.

« A mort ! A mort ! A mort ! »

Tous devaient disparaître, tous devaient être expiés, par ma rage et pour le prix du sang, aucun d’eux ne verraient la lune se lever ce soir.

Males, femelles, petits, aucune importance à mes yeux. Cette sous-race devait disparaître de mes yeux, elle même indigne de poser les yeux sur la rose des roses qui déjà se frayait un passage entre les larmes carmines tombant du plafond.

Fusse par jeu ou par inattention, quelques taches écarlates allèrent rehausser la blancheur surnaturelle de la chair de la rose des enfers. Elle si pure se voyait désormais parée du sang de nos ennemis, de ce sang impur et qui pourtant lui seyait si bien.

*Rouge, rose et blanche… Si pure, si belle.*

Le sang et la luxure se déchaînaient maintenant en moi à la manière d’un fauve prisonnier d’une cage. Avec une puissance implacable, la soif grandissait et grandissait, elle consumait mes entrailles et me faisait serrer les dents de peur de les plonger dans les morceaux de chair sanguinolentes m’entourant.

*Soif, j'ai si soiiiiiiiiiiiiiiiiif.*

Le sang restait le sang, et avec le désir montant, la soif s’aiguisait. C’était trop à supporter pour l’affamé que j’étais devenu.

Laissant mon instinct agir comme il l’avait déjà fait il y a maintenant des années, je fermais les yeux tout en sentant le flot carmin se diriger vers moi à la manière d’un fleuve rejoignant l’océan.

« Hahahahahahaha ! »

Bien médiocre était le banquet, si froid et si peu savoureux, mais sous l’extase du massacre, même un sang aussi pauvre que celui de ces vampires inférieurs pouvait apaiser la soif qui me tenaillait. Je laissais donc l’épais liquide pourpre remonter mon corps pour s’infiltrer en moi via ma chair.

Au cœur d’un vrai maelstrom sanguin, je sentais mes forces croître grâce aux jeunes énergies de ces créatures de la nuit. J’étais maintenant prêt pour plus de sang, plus de passion, plus de folie.

« Cette nuit est la nôtre ma reine, la nôtre, à nous seul, et rien ni personne ne nous la volera ! »

La fosse était déjà du passé, notre avenir nous tendait les bras. Un cri dans la nuit, un cosmos s’élevant dans le lointain, le vampire maitre des lieux !

« Il est à moi ! »

Trop de sang avait été versé, trop de fureur parcourait déjà mes veines… Encore, j’en voulais encore !

*Du sang, des meurtres, encore et encore, jusqu’à ce que le monde soit rouge !*

Rattrapant l’élan de la rose des ténèbres, tel un linceul, je glissais sur elle sous la forme d’un nuage de brume, me lovant sur ses courbes et sa douceur avec une insolence frisant la provocation. Tant de moi passait alors sur elle, au creux de son corps déjà en proie à la folie, à la passion que seuls les immortels pouvaient consommer.

La courbe de ses fesses, la perfection de sa mémorable poitrine encore enchâssée par le surplis du nosferatu, la chaleur émanant de son tréfonds… Tant d’elle passait en moi alors que je l’entourais délicatement de ma nouvelle forme.

*Je t’aime ma reine, je te veux pour épouse, je te veux pour compagne, aujourd’hui et pour des siècles et des siècles.*

Pouvait-elle m’entendre ? Pouvait-elle ressentir ma présence l’emmitouflant en cet instant, s’insinuant impudemment entre les failles de son surplis pour l’atteindre elle en une douce caresse ?

Son cœur, son parfum, sa chaleur. Tous ces petits détails intimes qui à mes yeux valaient plus que l’or ou le sang, il me fallait pourtant m’en séparer pour porter le combat au cœur du territoire ennemi, là où nous attendais le maitre des lieux.

*Là-bas, là-bas ! Quantité d’hémoglobine ! Du sang en quantité, du sang versé !*

Douce et suave nous parvenait l’odeur du sang humain, celui des victimes pendantes aux anneaux couvrant les murs des couloirs menant aux quartiers des vampires supérieurs. Tant de disparus, de prisonniers, de cadavres exsangues… Un festin de vampire à perte de vue, il ne suffisait qu’à ouvrir la bouche pour se nourrir à volonté.

*Pas le temps de savourer, un sang autrement plus puissant m’attends plus en avant.*

Le sang chargé de cosmos, le sang du maitre des lieux, le sang de l’imposteur usurpant les terres de ma promise.

*Toiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !*

Remontant les escaliers menant à la salle de bal, j’émergeais dans la salle à tel un ouragan prêt à fondre sur sa proie encore surprise par mon apparition brumeuse.

De petite stature, le dos voûté, les doigts gourds et les jambes arquées, la source de ce cosmos était là, rampant sur ses membres rabougris en couinant et s’agitant comme un rat grotesque.

Reprenant alors apparence humaine, je ne pouvais m’empêcher d’éprouver le plus profond dégoût envers cet être répugnant se prétendant de la même nature que ma reine et moi.

« Misérable ordure consanguine, résidu de dégénéré, tu n’as pas honte, rebut ? L’orgueil te fait donc défaut à ce point ? Saleté ?! »

Son visage dissimulé derrière un masque affreux, l’etre caparaçonné d’une armure noire usée semblait enrager de mes dires, et sous l’effet de la colère, se prit pour ce qu’il ne serait jamais, un vainqueur, un champion.

Mes créations eurent tôt fait de le plaquer au sol pour lui faire embrasser le carrelage.

« Il semble que tu ais enfin trouvé ta place, c’est très bien. Tu vas pouvoir assister à notre nuit, ta mort rendra à ma reine sa pleine place en ce monde. »

Et voulant voir le visage de cette immondice que je tordais de mes fils, je lui fis sauter son casque avant de rester muet par ce que je découvris sous lui.

« T…T…TOI ?! »

Etait-ce possible ? Ce visage, cette manière d’etre, ce cosmos familier, insignifiant, prétentieux, insipide, comme totalement inutile… Lui ?!

« Mais… Je t’ai laissé… »

Pour mort...

Les images me revenaient à présent, la douleur, la douleur sans bornes d’avoir perdu la rose des enfers, victime d’une créature qui avait prétendu l’aimer pour mieux se gorger de la gloire de l’avoir à ses côtés, rien d'autre qu'un parvenu, un assisté, une larve immonde même indigne de nettoyer la niche de cerbère.

Après la douleur vint la traque, la traque implacable, hérétique, apostat, contraire à toutes les règles mais qui devait être faite.

Puis vint la déchéance, le déni et le renoncement. Ma reine était perdue, tuée dans le dos par un de ceux qu’elle avait appelé ses frères, alors les enfers n’avaient plus aucune importance, et son bourreau avait payé, payé le prix fort.

Ce ne fut pas le juge, ni même le spectre qui s’occupa de son cas, ce fut simplement l’homme blessé, ivre de vengeance et de douleur qui déversa une haine sans fin sur sa victime sans la moindre morale ou la moindre retenue. Pour ceux ayant été mis au courant par la suite, le sort de ce misérable devint synonyme de souffrance et d’attrition. Un sort qu’il me fallait à présent clôturer.

*Ma reine est de retour, son tourment doit maintenant prendre fin…*

Mais le sort de ce sosie ne faisait que commencer. Deux cents ans d’exactions et de vengeance n’avaient pas suffi à me soulager de cette douleur. A jamais semblait-il, ce visage, ce nom serraient source d’une telle aversion.

« Part devant ma reine. Cette… Chose et moi avons à nous entretenir, et je ne tiens pas à ce que tu assistes à ce qui va suivre. »

Un moyen bien dérisoire de lui demander de me laisser seul, seul avec lui, seul avec ma douleur et ma vengeance.

Mes liens se resserrèrent sur les membres rachitiques de cette engeance putride et son premier os craqua dans un cri strident.

« Je te promet que dans quelques minutes à peine, tu me suppliera de t’achever, tu hurleras mon nom en pleurant, tu traîneras les restes de ton corps à mes pieds et tu imploreras ma miséricorde. »

Ses doigts se tordirent un a un dans une suite de craquement sinistres.

« Aussi je te l’annonce sans détour, tu perdras ton temps. »

Longtemps allait continuer cette séance de torture barbare. Aucun os, aucuns tendons ne seraient épargnés, et cela ne serait que le début. Bientôt ses propres poings viendraient lui arracher des lambeaux de chairs, bientôt ses entrailles seraient extraites et le lustre centenaire de la salle de bal me permettra de l'y suspendre à la vision de tous.
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Alicia
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MessageSujet: Re: La guerre des sangs et la source écarlate [Ecosse, manoir ancestral des Carminia - Privé]   Sam 2 Nov - 21:52

Pluie de sang, pluie de Non-Vie et l'écoeurement pour toute sensation. Si ardente, si détachée était, en cette nuit, l'Ange des Ténèbres. Légère et si rapide qu'elle glissait littéralement sans que rien ne vienne la souiller. Son avènement était maintenant tout proche, si proche qu'elle aurait pu le toucher du bout de son aile. Entre les murs, tout lui parlait. Chaque pierre sur le sol, chaque filet d'eau sur les parois, rien ne lui était inconnu. Malgré tout les efforts de l'imposteur, rien ne lui était inconnu. Le sang ancestral était trop intense pour échapper à ses sens. Si puissant et entêtant que Calia ne pouvait que le sentir, s'imposer en toute simplicité aux remugles des goules et autres êtres contrefaits.

Sentir le sang de la Source était son privilège exclusif et celui de son roi lorsqu'elle lui aurait offert son coeur et sa Non-Vie.

Mon roi...

Un soupçon de désir ne tarda pas à s'allumer en elle avant de faire brasier lorsque la brume la touche puis l'enveloppa. Tant de douceur, tant de tendresse et de force entremêlées avec ce soupçon de bestialité propre aux enfants de la nuit. Et en elle, une certitude. Raziel, Minos, lui aussi maîtrisait à la perfection les arts liés au don obscur. Le doute n'avait point sa place en son coeur. Il n'en avait même jamais eu depuis que son regard de rubis s'était posé sur l'élu de son coeur. Raziel, debout, droit et fier, inébranlable au beau milieu d'une pluie de cendre et de mort. Un carnage sans nom qui n'était pas leur oeuvre mais qui s'était présenté à eux avec l'éclat de la plus incroyable des prophéties. Un massacre suivrait celui de Sparte mais tellement plus intense puisque ce n'était pas le simple sang des humains qui s'écoulait en cette nuit mais bien celui de Vampires dégénérés. D'êtres guidés avec autant de maladresse que de cruauté. Il en fallait réellement désirer régner sur une telle déchéance. Ce n'était bien que cela qui s'étalait sous les yeux de l'Ange au teint d'albâtre nacré, la déchéance d'êtres non aboutis ayant pour seule demeure un trou dont mêmes les rats ne voudraient pas.

Nul rat en ces lieux... Tous ont depuis si longtemps quitté le navire, laissant leurs places à ces goules indignes de se prévaloir du titre de Vampires. Seuls leurs sangs pourront avoir quelques valeurs à nos yeux...

Et tournant amoureusement son splendide visage vers l'arrière, elle ne put s'empêcher de compléter avec douceur...

...Mais tu en as plus besoin que moi. Pour toi, mon amour, ces êtres ne seront jamais assez nombreux. Aucun d'eux ne pourra jamais prétendre étancher une part même infinitésimale de ta soif mais ils sont si nombreux, aussi nombreux que des asticots grouillant sur un cadavre. Gorge-toi d'eux mon amour...

Gorge-toi d'eux, ta Soif t'appelle, laisse-la s'apaiser dans un sang indigne de toi, indigne de nous avant que je ne puisse t'offrir le plus délectable de tous.


Un tel adoucissement sur ses traits délicatement encadrés de roux avant qu'une nouvelle pluie de chair et de sang ne s'abatte en l'ensemble de la pièce et qu'une nouvelle fois, la spectre s'en tire sans la moindre souillure. Un miracle qu'elle devait en grande partie à l'aura si chaleureuse du juge des Enfers. Minos lui offrait son amour et elle lui répondait en lui offrant le sien.

Tant de chaleur et d'appel au plaisir dans ces caresses cosmiques. Si dur, c'était tellement dur pour la tendre Calia de s'arracher à l'appel de son coeur et de son corps réunis. C'était fort, tellement fort, jamais, elle n'avait rien connu d'aussi intense que ce voile d'amour pur qui avait si parfaitement redessiner ses formes, ses courbes les plus intimes, ses trésors cachés que seul un amant, son seul et unique amant pourrait découvrir, effleurer et enfin faire siens tout comme elle le ferait sienne. Pour la vie, pour l'ensemble de leur Non-vie...

L'amour, l'Amour, le seul et l'unique. Si elle avait eu un miroir, elle aurait pu se voir rougir, se parer d'une candeur aussi touchante qu'inattendue. Chaleur qui se calma quelque peu lorsqu'elle entendit elle aussi le cri de rage du propriétaire des lieux. De quoi la faire sourire de toutes ses canines.

- Oui, il est à toi et à moi. Il est à nous, mon amour. Nous nous le partagerons en festin de fiançailles. Nul nectar sera plus délectable que son sang. Si capiteux mais pas autant que toi.

Un brusque scintillement de cosmos et la splendide rousse envoya une brume toute aussi chaleureuse que celle que lui avait offerte le seigneur de la Noblesse.

Si puissant, si fort et pourtant si doux. Tous ces coins et recoins secrets, ces trésors tendres et brûlants que tu caches à tous et à toutes, toute la chaleur de ton corps, ton âme et ton coeur seront pour moi.

Son cosmos de brume se fit soudain liens de sang, touchant l'âme et le coeur de son amour, se fondant dans son sang en attendant que leurs corps en fassent de même. N'être plus qu'un, devenir les No-Life Lords...

Je t'aime mon roi, je t'aime tellement, seigneur du Griffon, mon soleil de nuit...

Moi aussi, je te veux, je te veux pour compagnon, pour roi, pour époux...


Si fort était son cosmos et sa passion que même un Vampire plongé en pleine frénésie de Sang ne pouvait que les ressentir. Tout son être, toutes ses fibres vibraient au rythme de sa passion, puissante, si puissante et soudain, elle s'arrêta presque. Voir cela était un autre signe de la déchéance dans laquelle ce faux vampire-roi avait fait tomber sa lignée. L'odeur capiteuse du sang aurait pu lui paraître si enchanteresse, si irrésistible s'il n'avait pas été gâché de la plus vile des façons. En terme de Vampires, Calia surpassait quasi tous ses semblables. Encore plus redoutable que la pire des roses du Saint des Poissons, la Rose des Enfers était si puissante qu'elle n'avait nul besoin de se planter dans le coeur de son promis pour le vider de son sang. Bien plus puissante, elle était, elle, Calia Lydia Carminia, que cet être aussi narcissique qu'incapable de maîtriser sa soit-disant malédiction. Ces Poissons n'avait jamais pu l'attraper. Bien au contraire, c'était elle qui avait fini par faire siennes ses roses avant de créer sa propre rose : La Rose de l'Ange des Ténèbres. Plus subtile que les simplistes roses démoniaques, qualificatif plus que surprenant de la part d'une rose au service de la déesse protégeant l'humanité. Ce qualificatif aurait davantage convenu à une fleur des Enfers. A moins qu'Athéna ne se complaise au milieu de courants malsains. Enfin, cela ne regardait que la déesse et aux dernières nouvelles, elle n'était pas encore reparue dans le monde. De quoi leur offrir de merveilleux instants de répit. Ses chevaliers ayant sans doute mieux à faire avec Sparte que courir après l'ancien Préfet de la Maison de Hadès. Peut-être même que la Guerre de Sang les rassurerait. L'idée de voir les enfants de la nuit se déchirer entre eux en une débauche de luxure et de sang teinté d'une touche de cannibalisme.

Et parlant de cannibalisme, ce n'était pas réellement ce qui s'étalait devant elle. Toutes ces victimes entassées dans un état lamentable. Quelle déchéance. Il fallait vraiment être dément pour traiter ainsi ses promis et promises. Passer le long de ses malheureuses loques sans être tentée par le précieux liquide s'échappant de ce qu'il leur restait de veines et d'artères. Si simple, cela lui avait été si simple. Bien trop à vrai dire. D'autres images lui étaient revenues, celles de ses propres calice, soignés avec le plus grand soin, maintenus en parfaite santé et engraissés dans l'attente de son appel. C'était aussi cela être la reine des Vampires, attirer ses victimes, les séduire, les amener doucement à se courber devant elle et lui offrir leurs nuques. Quoiqu'elle appréciait aussi le combat mais que pouvait-on tirer de victimes quasi exsangues ?

Chasseresse, combattante et sirène enchanteresse, Calia était tout cela, bien plus qu'une simple Nosferatu. Elle les surpassait tous, tous autant qu'ils étaient.

Sauf toi mon roi, sauf toi si tes désirs et tes instincts s'accordent aux miens, se fondent aux miens avant que nos corps en fassent de même et que de ta semence et de mes entrailles naissent les futurs générations des Vampires... De nos corps entremêlés en une étreinte à faire rougir Aphrodite en personne, naîtront de nouvelles Non-Vies...

Tant d'espoir en ces pensées, ces rêves puis le retour à la réalité avec un choc inattendu.

Toiiiiiiiiiiiiiiiii...
Mais Lydia ?
Non, ne lis pas en moi. Pas en cet instant, cet être est pour Minos et Minos seul. Il n'est pas celui de mes anciens rêves, de mes espoirs trahis de la plus cruelle des façons mais pour lui, c'est un combat qui sera le plus intense en plus de celui contre le Vampire roi.
Tu veux dire qu'il a fait du mal à Raziel, enfin, Minos...
Oui...

Et pas que lui... aurait pu compléter Lydia au plus profond de l'âme de Calia mais elle se refusait de lui laisser cette satisfaction, ce pouvoir sur elle. L'offrir en cadeau au Griffon était une preuve de son amour pour lui, de son attachement éternel. Cela devait se passer, dans toute son horreur innommable, dans toute sa cruauté sans nom. La contempler était une nouveauté pour ce Non-Vivant. Lydia l'avait compris et cela ne pouvait que signifier qu'il ignorait quasi tout d'elle. Un sosie...

Puisse Thanatos t'achever lorsque Minos en aura fini avec toi. Toi dont le plus grand crime est d'être le parfait reflet de celui qui m'a pris ma Non-Vie dans la blancheur du Cocyte...

Et murant son esprit autant que son cosmos, l'Ange des Ténèbres s'élança vers le chemin menant à la plus haute tour. Là ou se tenait le Vampire-roi...

Notre victime, notre proie...
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MessageSujet: Re: La guerre des sangs et la source écarlate [Ecosse, manoir ancestral des Carminia - Privé]   Dim 3 Nov - 22:34

Attention, ce RP contient des scènes violentes pouvant heurter la sensibilité des plus jeunes:
 
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MessageSujet: Re: La guerre des sangs et la source écarlate [Ecosse, manoir ancestral des Carminia - Privé]   Lun 11 Nov - 14:23

Fluide, insaisissable, teintée de chaleur mystérieuse, telle glissait la brume sur un sol maintenant rehaussé de riches tapis. Depuis son départ de la salle où le pire des carnages ne tarderait pas à débuter, la rousse Vampire avait fermé une partie de ses ouïes. Juste de quoi s'isoler des cris d'agonie qui ne sous peu s'élèverait en choeur avec l'ensemble de ceux appartenant à ses innombrables victimes.

Toutes ces vies que tu as massacrées avec un art si consommé de la cruauté et de la folie. Tout ce que tu as fait de ta non-vie ne surpassera jamais le pire de tes crimes aux yeux de mon Griffon tant aimé. Le pire de tous envers mon amour, mon merveilleux amour. Sois en paix, mon tendre Raziel, livre-toi à l'ivresse de ton combat, de ta Soif de Sang et de Carnage. Laisse cette part de toi-même s'exprimer, effleurer les limites de ta raison. Savoure la puissance qu'elle te révèle. Celle dont le mystérieux Raziel n'a jamais rêvé posséder. La puissance des Non-vivants, des vampires à la limite de la Frénésie, lorsque la Bête rugit en nous sans jamais prendre le dessus. Notre pouvoir, notre trésor et notre peine...

Berserker...

Dans le temps, certains nous ont parfois associer à ces êtres mais nous sommes si différents, tellement différents. La forme Bestiale fait partie de nous mais le sang. Jamais, nous ne laisserons le Sang et la Bête nous étouffer à jamais. Un Berserker finit par se consumer lui-même, s'anéantir, un Vampire même Bestial sombrera dans les délices de la Torpeur mais ne s'éteindra jamais...

Une pointe de tendresse dans sa voix. Grâce à elle, nous survivons alors que tous nous pensent anéantis. Seuls les véritables chasseurs s'abaissent à traquer les Vampires en pleine Torpeur...

Le coup dans le coeur, à ce souvenir, Lydia se crispa une nouvelle fois sans affecter davantage Calia. Toutes deux se plaisaient à vivre en harmonie. Le temps passait entre elle comme autant de liens se nouant. Qui était Lydia ? Qui était Calia ? Sinon ,la seule et même âme. La seule et même Vampire à l'éclatante chevelure de feu s'éveillant au terme d'une longue, très longue période de Torpeur. Seule et unique, elle n'avait nul besoin de prendre une nouvelle vie puisque son corps naissait à l'identique au sein même de sa lignée. Chaque fois que la Belle donnait la vie, elle semait aussi les premiers germes de son prochain corps et ses descendantes de mêmes. C'était cela son pouvoir, son sublime pouvoir, celui de la Source dont chaque goutte était identique ou si différentes en même temps. Le sang qui s'écoulait sans jamais se tarir et le plus convoité de tous les trésors de l'Antique famille...

Soudain, des cris d'agonie se firent de nouveau entendre et alors qu'elle esquivait des servants qui n'avaient nulle chance face à elle, Calia se sentit soulevée pour une puissance nouvelle. Une brume dont la finesse n'avait rien à envier à la sienne. De quoi la faire aussi bien frémir que rugir. La Bête en elle venait de reconnaître cette aura. Cette aura unique...

vampire-roi, nous voici enfin face à face depuis toutes ces années où nous n'avons cessé de nous croiser et nous recroiser.
Des siècles pour être plus précis...

Walter...
Cédrick...

Notre parent...
Oui et notre plus grand rival. Depuis des siècles et des siècles, il n'a eu de cesse de désirer la place revenant à Minos...


Calia Lydia Carminia, La Vampire Couronnée, la No-Life Queen ne vivait pas seule. Jamais, à toutes époques, elle se choisissait un compagnon, pour l'ensemble de sa Non-Vie, le seul capable de toucher aussi bien son coeur que son âme. Fidèle et passionnée, jamais, elle ne tromperait celui qu'elle aimait d'un amour aussi absolu que magnifique. Malheureusement, cela n'empêchait point les prétendants de se tapir dans l'ombre et prendre tout ce qu'ils pouvaient dans l'attente de l'affrontement final. Le Vampire-roi, le plus grand de tous les prétendants capable de rivaliser avec Minos, avec elle si on lui laissait le temps de prendre des forces, se révélerait aussi toujours le plus acharné...

Walter...

Un dernier regard vers l'arrière, vers son amour aux prises avec les démons du passé, ses propres démons alors qu'elle s'apprêtait à faire face au sien.

Raziel, mon amour. Ce sang qui va s'écouler sera celui de ma véritable renaissance, de mon éveil total. Pour cela, je dois vaincre mon plus puissant prétendant et ton pire rival. Walter...

Je t'aime, Raziel, Minos du Griffon, tu es celui que je veux pour compagnon, pour époux. Celui que j'aimerais à jamais...


Puis, embrasant son cosmos, elle fit s'élever à son tour sa brume, balayant celle du Vampire-roi.

- Et maintenant que le destin s'accomplisse.

Puis, tendant la main vers l'immense balcon où se tenait l'homme, elle lança d'une voix aussi douce qu'enchanteresse, ne laissant rien passer de la rage animant la Bête en elle.

- Montre-toi, Walter, Vampire-roi en ce manoir qui n'a jamais été pour toi. Ne te dérobé pas, je sais que tu es là. Toi le Vampire-roi, tu ne pouvais ignorer que ce jour arriverait. Que ce jour tant attendu viendrait.

Et s'inclinant en une gracieuse révérence, accompagnée de sa brume écarlate, telle une splendide rose rouge et blanche, elle acheva.

- Moi, Calia Lydia Carminia suis de retour et ai accouru spécialement pour te rencontrer. N'était-ce point-là ton plus grand souhait, vampire-roi ? ton plus grand désir que nous retrouver face à face après toutes ces années à espérer ?

Pas un bruit pour lui répondre. Tout semblait s'être soudain figé dans un sommeil à nul autre pareil. Le calme avant la tempête ou l'instant des hésitations, des dernières paroles échangées avant l'embrasement final. Sans se départir de son sourire et de la douceur éclairant son magnifique visage au teint si pâle et en même temps si éclatant, Calia se redressa avant de tendre la main, invitant son futur promis à entrer dans la danse.

La dernière de ta Non-Vie, Walter... Du moins, si tu daignes répondre à mon invitation.

Elle n'eut pas attendre trop longtemps pour qu'une nouvelle brume se joigne à la sienne et que de splendides lumières ne s'allument. La chaleur des bougies suspendues dans leurs plus hautes loges, projetant une lumière aussi faible qu'ensorcelante. Pour Calia, le Vampire-roi avait choisi un cadre aussi somptueux que redoutable. Faire honneur à la Reine des Vampires était aussi grisant que le sang qu'il prendrait en ses veines, à même son coup si blanc, si désirable. La vaincre et la conquérir était son plan premier. Détenir les clés du Manoir n'avaient aucune réelle signification si on ne détenait pas avant tout le coeur de la châtelaine.

Un autre regard et la jeune femme découvrit le visage de celui qui lui ressemblait tant, son cousin, l'héritier de Cédrick...

Prendre la place de Minos dans le coeur de la Belle ne lui suffirait pas. Torturer le fier Griffon ne ferait pas oublier la tache indélébile qu'il venait de laisser sur son honneur et sa fierté de vampire-roi en massacrant les premiers sbires qu'il avait mis sur son chemin. Plus, il lui faudrait plus, l'enchaîner pour qu'il soit au première loge de sa nuit de noces serait un premier pas sur sa vengeance. Dès qu'il aurait soumis Calia Carminia, la source serait enfin à lui, si puissant désormais que même les juges des Enfers ramperaient à ses pieds, Minos le premier...

Si clair, tout cela était si clair que même si elle ne l'avait pas souhaitait, la rose l'avait lu sur ses traits avant même que sa voix séductrice et si sûre d'elle ne se fasse entendre.

- Relève-toi, ma gracieuse cousine, et sois la bienvenue en ces lieux qui d'ici peu verront notre union...






[HRP : petit clin d'oeil à Castlevania ]
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MessageSujet: Re: La guerre des sangs et la source écarlate [Ecosse, manoir ancestral des Carminia - Privé]   Mer 13 Nov - 23:18

Encore tout tremblant de l’ire immorale et sans regrets qui m’avait embrasé, je remontais tel un limier la piste suave et délicieuse que laissait la rose des roses derrière elle. Plus qu’un simple parfum, c’était la promesse de l’amour, la promesse du désir longuement refoulé, la promesse d’une nuit à nulle autre pareille qui nous attendait, une nuit de sang et de plaisir.

*Ma reine, ma nuit, ma lune, j’accours, j’accours vers toi.*

Laissant derrière moi une longue traînée sanglante faite des restes des importuns que le maître des lieux m’envoyait lâchement, je me gorgeais ici et là de leur fluide pourpre, acquérant ainsi tant leur mémoire qu’un fragment infinitésimale de leur âme venant s’ajouter à la mienne.

*Le sang est la vie, la monnaie de notre existence, celle des nosferatus.*

Le marché que nous avions tous appris à respecter, elle qui vivait sous la lune depuis des millénaires, elle dont l’existence se confondait avec le don obscur, Lydia Carminia, elle ne pourrait que comprendre mes gestes autrement cruels et inexcusables.

*Un monstre pour les Hommes, un prédateur pour les vivants. Spectre et vampire, je ne puis qu’être cela. Un fléau, une malédiction qu’ils craindront et maudiront. Mais cela me va, si dans ton cœur, je puis être simplement Minos, ton amant, ton époux.*

Le dernier des serviteurs du vampire-roi rendit son dernier souffle entre mes fils cosmiques avant que je ne le laisse s’écrouler sur le sol froid et constellé des morceaux de ses confrères. Désormais ne restait que le roi du château, désormais ne restait que lui et nous.

« Je me demande s’il tremble déjà, ou si son orgueil l’empêche de se rendre compte de l’ampleur du désastre. »

Avec un petit sourire en coin, j’avançais désormais vers l’affrontement final, ou tout du moins vers le couronnement d’un nouveau vampire-roi, vers mon propre couronnement.

Et dans un décor enchanteur, éclairé seulement par les rares bougies surplombant ce qui semblait être un ancien théâtre, je la retrouvais enfin, inclinée devant lui, comme si elle le trouvait digne de respect.

« Carminia ! Rose des roses, reprends immédiatement ton rang ! Devant toi ne se trouve rien qui mérite un tel honneur. Pour cette souillure à ton héritage, ta seule vision est déjà trop bonne. »

De la rage, de la colère, de l’incompréhension. Oui peut-être même une pointe de jalousie. Devant le faciès détestable de l’auto-proclamé maître des lieux, je sentais ma fureur grimper encore et encore comme face aux souvenirs maudits de l’Innommable.

« Et toi… Misérable racleur, rat de château et honte de notre espèce, tu rejoindras bientôt tes créations débiles dans l’enfer que je vous promets. »

Matérialisant alors mes créations qui d’un geste de mes mains, s’éparpillèrent dans la pièce, j’ouvrais alors le grand bal des vampires, le dernier du vampire-roi-parvenu.
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MessageSujet: Re: La guerre des sangs et la source écarlate [Ecosse, manoir ancestral des Carminia - Privé]   Sam 23 Nov - 20:41

Magnifique était l'homme s'élevant face à la Vampire Couronnée mais repoussant, si repoussant à ses envoûtants yeux de rubis. A chaque nouveau pas qu'il faisait vers elle, la Perle des Enfers ne pouvait s'empêcher de ressentir une vague de dégoût. Vague se propageant à Jaoh, son jaguar resté en arrière, se fondant dans les ombres à la demande de sa maîtresse. Situation qui rendait le moindre de ses gestes tout en grâce et retenue encore plus admirables. De par leurs maîtrises et leurs grâces, ils avaient de quoi séduire n'importe quel être passant à sa portée, mâle ou femelle. Telle était son pouvoir, son incroyable pouvoir de séduction où le charme se mélangeait au mystère. C'était aussi cela qui la différenciait de la majorité des vampires voire la quasi totalité, la maîtrise complète de ses pouvoirs ainsi que celle des liens entravant la Bête sommeillant en elle. Quoique l'appel du Sang était si puissant, si intense qu'elle n'avait pu échapper à la terrifiante nature seconde de Calia. En elle, la Bête ruait et viendrait le moment où elle se libérerait pour se gorger du sang de son cousin. La même chevelure rousse qu'elle en moins éclatante, plus sanglante, plus porteuse de mort. Le roux maléfique de Walter n'aurait jamais l'éclat de celui de Calia.

A son invitation, elle s'était redressée sans pour autant se relever, plantant son envoûtant regard rougeoyant dans celui du Vampire-roi. Puis, un sourire apparut sur ses lèvres. La colère, la jalousie brûlante de son cher Minos venait d'éclater. Toute la hargne du juge des Enfers, implacable comme la justice, froid et sans regret, sans hésitation. Il lui plaisait tellement, couvert de sang, il n'en était que plus désirable. La Bête en elle rua avant qu'elle n'écoute les paroles de reproches de Raziel. Une étonnante façon de voir qui montrait toute la nuance entre elle et lui. Si différents si complémentaires, ils seraient un couple aussi uni que parfait. Lentement avec le plus calme, Calia se redressa avant de se tourner vers Minos. De son pas gracieux, elle coula vers lui dans un bruissement de tissu aussi érotique que fluide. Ses effets personnels étaient parmi les plus surprenants et gracieux, mettant en valeur chacun de ses mouvements avec un naturel si particulier qu'elle en semblait jaillir d'un rêve teinté d'une brume aussi délicate qu'enchanteresse.

- Raziel, mon Minos bien-aimé, ne te méprend pas. Ce n'est pas un honneur que je lui fais mais la promesse d'une fin inévitable. Le traiter de cette façon est déjà un supplice en soi : celui de Tantale, lui mettre le plus beau et le plus désiré des fruits peuplant ses rêves les plus inavouables pour lui faire entrevoir ce qu'il ne fera jamais que rêver. Rêver en vain sans jamais pouvoir le toucher. Un mirage, une illusion qu'il ne pourra jamais réellement voir... Son désir étant son plus grand supplice...

Puis, approchant son visage de celui de son promis, Calia posa ses lèvres sur les siennes, exacerbant la fureur d'un Walter qui n'avait que pu entendre ses paroles comme le prouvèrent ses vociférations haineuses.

- Non !!! Tu es à moi, à moi seul et cette nuit, je t'apprendrais qui est le maître, ma chère cousine. Tu apprendras aussi ce qu'est la véritable passion entre mes bras. Je m'occuperais ensuite tellement bien de toi, je te ferais goûter à tant et tant de plaisirs que tu finiras pas prier pour que je daigne t'offrir mes faveurs, rampant à mes pieds comme une chienne.

Puis se tournant vers Minos.

- Quant à toi, je m'occuperais de toi aussi. Ta seule présence en ce palais est un insulte à mon égard malgré le plaisant spectacle que tu as pu m'offrir. Pour ta prestation, je suis prêt à te donner 0,00000000000000000000005 sur 10.

Puis, s'inclinant à son tour avec la même élégance que Calia, narguant encore davantage le Griffon, poussant l'audace et la dérision jusqu'à accompagner ses paroles d'applaudissements dérisoires.

- Oui, je sais, je suis trop généreux pour un aussi piètre combattant. Ma tendre cousine, moi qui te croyais femme de goût comme toutes les précedentes, je suis plus que déçu par ce choix plus que surprenant. Tu pouvais pas trouver plus minable que cette fillette. Vraiment même un Ver a plus de prestance et de Noblesse que lui. Regarde le avec ces petits fils, il ne ferait même pas peur à une... Schtroumpfette.

Un rire tonitruant avait suivi. Chercher le plus niais à associer au juge était un jeu plus que plaisant pour le Vampire-roi. Rire qui se poursuivit avec l'apparition d'innombrables fils prêts à le réduire à l'état de pulpe sanglante et noirâtre. De quoi faire redoubler l'hilarité du Vampire-roi avant qu'un déluge de feu ne réduise le tout à néant, embrasant les rideaux les plus proches. Qu'importait les dégâts, il trouverait d'autres esclaves et d'autres futurs déjeuners à piller.

Une nouvelle salve d'énergie et une pluie de roses s'abattit sur la scène alors que les trois coups résonnaient dans une parodie de lever de rideau...

- Hum, je peux en profiter un peu, maître avant que vous ne le réduisiez à l'état de mouton impuissant.

Une voix d'outre tombe d'une délicatesse à faire pâlir les plus sulfureuses actrices s'éleva dans l'ombre avant que dans la valse des bougies ne paraisse une femme d'une beauté fascinante, habillée du minimum, elle ondulait avec la grâce des lianes épineuses qui n'avaient pas tardé à se déployer sur la presque totalité de l'espace qu'occupaient Calia et Minos. Puis, ce furent des lames qui se mirent à danser accompagnée d'un Vampire dont la chevelure argentée n'avait rien à envier à celle de l'amour de la No-Life Queen.

Ainsi les deux derniers acolytes de Walter venaient de paraître.

La Succube et Joachim Armster...




Et se glissant dos à dos avec son futur, Calia murmura à son oreille...

- Hum, on part vers un trois contre deux... Quoi de plus excitant avant un succulent festin de sang, mon cher amour. Mais un conseil, ne la laisse pas te toucher de trop près par cette caricature de Vampire femelle. Sinon, je passerais aux représailles lorsque tout sera fini...

Une flamme jalouse s'était allumée dans le regard de Calia. Féroce et puissante, la spectre rousse laissait apparaître le côté cruel et implacable de la Vampire Couronnée et au fond d'elle-même, elle savait que cet aspect ne serait pas sans déplaire au juge. Spectres, ils étaient, spectres, ils demeureraient...


[HRP : voilà, un dernier clin d'oeil à Castlevania " Lament of Innocence " pour poursuivre en beauté. ^^ Petite présentation du jeu ici

Que le combat final commence]
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MessageSujet: Re: La guerre des sangs et la source écarlate [Ecosse, manoir ancestral des Carminia - Privé]   Mar 26 Nov - 19:15

Avec toute la grâce et la sensualité qui la caractérisait, la reine de la nuit s’était approchée de moi suite à mes injonctions. Torture, son but en agissant ainsi était de torturer son cousin à la manière d’un Tantale éternellement frustré.

Répondant à son baiser par les miens j’entendis à peine les mots plein de fiel de la caricature enrageant à présent à quelques pas de nous.

« Ma chère amie, ma reine, tu es bien trop bonne pour ce chien. Si sa souffrance t’émoustille, alors ne retiens pas tes coups. Ne t’en prends ni à son corps ni à son esprit, prend toi en a son cœur. »

Bourreau millénaire j’étais, bourreau de talent par la force des choses. Celui infligeant une éternité de souffrance aux damnés par son seul jugement.

« Je t’aime ma reine obscure. »

Le cœur, là où nous frappions désormais de concert elle et moi en affichant une passion partagé aux yeux d’un parvenu à jamais inférieur.

Déposant un nouveau baiser passionné sur les lèvres rougies de la No-life Queen, mes yeux bleus se fermèrent un instant à la saveur incomparable qui était la sienne. Filtrant à travers sa peau si douce, son sang, son sang millénaire si puissant s’embrasait alors que se dévoilait la véritable scène finale autour de nous.

*Enfin il fait apparaitre ses deux derniers pantins de chair.*

A contre cœur, je mis un terme à nos embrassades torrides pour m’arracher de ses bras aimants. Du trois contre deux. C’était un défi digne de nous.

« Je vois que tu nous fait partager tes lectures de haut niveau. Mais dis-moi, bâtard, loin de moi l'idée de te rabrouer au sujet du plus haut chiffre que ton apprentissage arriéré connaisse, n’est-il pas dangereux d’utiliser tout son vocabulaire en une seule phrase ? »

Le feu qui rongeait à présent notre champ de bataille avait détruit en grande partie la beauté du décor, sans pour autant infliger le moindre dommage à mes créations faites de cosmos, seul un choc physique le pouvait. Fils ils étaient oui, mais avant tout cosmique ils restaient, et pour les détruire, bien plus qu'une simple flamme il faudrait.

« Je me charge des deux derniers insecte de ce parvenu Carminia. Toi et lui avait beaucoup à vous dire, aussi je ferai en sorte que vous soyez en tête à tête. »

Quittant le contact si désiré de mon aimée, j’avançais d’un pas lent et mesuré vers mes deux prochaine victime, faisant croître mon pouvoir à chaque pas au point de bientôt ébranler la pièce et ses fondations. Si ces vermines n’avaient jamais souffert, elles allaient comprendre.

« Un bras pour chacun de vous, ça suffira amplement. »

Serrant les poings alors que je libérais ma pleine puissance au cœur de ma nouvelle arène, je soufflais d’une micro-tempête tant les flammes des bougies que celle invoquées par le royal parvenu. Pour cette dernière représentation, le griffon, roi de la terre comme des cieux, allait revêtir toute sa gloire. Un spectacle qui sans nul doute se graverait dans les rétines de ses prochaines victimes.

« Par le lien éternel qui nous unis, par mon sang, par notre serment, je t’invoque céans… »

Piquant mon pouce de ma canine aiguë, je fis choir une unique goutte vermeille sur le sol ancestral du château envahis par la vermine. A peine fut-elle arrivée au sol qu’un tetragrammaton ésotérique apparut à mes pieds, illuminant notre arène d’une lumière froide et saphir. La chaleur ambiante sembla disparaître peu à peu au profil d’un vent venu des profondeurs les plus abyssales du sombre empire, un vent réservé aux traîtres et aux lâches.

« Vous entendez ce vent glacial ?! Vous sentez son pouvoir s’insinuer en vous jusqu’à votre essence ?! Il deviendra bientôt votre quotidien ! Pour l’éternité ! »

Frappant alors de ma paume ouverte le centre du cercle d’invocation, un flash de lumière aveuglant accompagna mes derniers mots alors qu’au travers de l’espace et du temps, ma protection accourait.

Spoiler:
 

Emergeant hors du cercle en mille étoiles filantes, j’ouvris les bras pour la recevoir de nouveau après tout ce temps passé loin d’elle. Un premier élément se fixa à mon bras, suivit par un second à ma jambe, puis un troisième à ma ceinture… Et bientôt, déployant mes ailes au clair de lune, le griffon infernal était de nouveau complet pour sa première représentation.

« Ce qui a été séparé est aujourd’hui réunis. Pour la gloire du sombre empire et la nôtre, que cette nuit soit purgé la demeure de notre reine. »

Laissant ma puissance gorger mes nouvelles veines, je frissonnais de joie à la sensation de mes capacités vampiriques s’amplifiant et se confondant à celles qui furent les miennes pendant des millénaires. Voyant avec joie les ombres environnantes devenir familier à ma proximité, je me drapais d’elles comme d’un linceul pour devenir bien plus qu’un simple spectre.

Spoiler:
 

Renonçant pour ce combat à mon visage et à mon identité, je revêtais le sombre manteau des ténèbres pour devenir comme la nuit elle-même. Implacable, insaisissable, omniprésente. Un symbole, une idée, quelque chose à l’épreuve de la guerre, quelque chose à glacer le sang même le plus noble.

« Retournez dans les abysses vous et votre maître ! »

Une nouvelle voix, celle de milles âmes damnées et hurlantes sous la morsure d’un froid inimaginable, sa seule écoute était déjà une souffrance et bientôt pour eux souffrance il y aurait, à jamais.

Déchirant le plancher de notre arène de mes créations auréolées de saphir, le vent glacé que je générais commençait déjà à changer ces lieux en banquise parcourus de stalactites acérés dont je me saisis d’un geste de la main pour ouvrir le bal en une pluie de glace mortelle qui s’abattit sur mes deux adversaires.
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MessageSujet: Re: La guerre des sangs et la source écarlate [Ecosse, manoir ancestral des Carminia - Privé]   Sam 14 Déc - 23:33


[Désolée pour le retard, j'ai été débordée avec l'approche des fêtes]

Echos dans une nuit semblant sans fin. La douceur des lèvres de Raziel contre les siennes. Toute cette chaleur qui envahissait son âme, plongeant sa pureté et sa douceur dans un cocon de tendresse et de sombre cosmos, l'éloignant de toute la noirceur qui ne tarderait à se déverser en elle. La Rose venait de se refermer sous la puissance d'un calice à nul autre pareil. Mélange de sang et de neige, de pureté et de noirceur, l'écorce se faisait robe de diamant. Rien en cette nuit ne viendrait ternir la pureté de l'Etoile des Ténèbres. La plus tendre de toutes les spectres.

Un instant suspendu dans le temps avant que la réalité ne reparaisse. C'était cela être la plus belle de toutes dans le coeur de celui qu'elle aimait. qui Tourner et tourner la valse de sang et de désir. Ivresse du combat et de mystère. Rien ne pourrait jamais rivaliser avec la grâce de lady Carminia. La plus envoûtante de toutes les roses du sombre Royaume au parfum capiteux. A en perdre la tête pour celui ayant le privilège de s'en gorger.

Les yeux de Minos étaient d'un tel magnétisme qu'il lui fut bien difficile de s'en détacher. Un tel regard dans lequel ses yeux de rubis se reflétaient aussi brillants que ceux du juge du Griffon, une telle flamme les consumait que c'était difficile de ne point réaliser la passion qui les unissait. Le futur couple régnant sur le Manoir Carminia venait de se révéler aux regard du monde. Tant de changements allaient s'opérer.

Mon roi...

De simples mots, de si simples mots s'échappant avec la flamme de la passion des lèvres de Lydia Calia Carminia. Toutes les deux se fondaient en une. Une seule et même âme qui était sur le point d'accomplir sa parfaite renaissance.

- Pour mes souverains, pour les jumeaux, Hypnos et Thanatos, pour mes frères et soeurs d'armes. Pour tous ceux qui vivent au coeur de la lignée Carminia...

Et surtout pour toi. Pour toi mon amour. Pour toi que j'aime et aimerais à jamais... Mon No-Life Lord, mon Vampire-roi...


Altérée par l'émotion, la voix de la No-Life Queen ne faisait qu'embellir. Encore et encore et encore jusqu'à s'élever aussi haut que l'Etoile des Ténèbres. Un sourire s'était dessiné sur ses lèvres aux paroles de Raziel. Simples et efficaces, elles étaient la réplique qu'elle avait tant désiré. Faire bien sentir à son cousin que le temps de la bataille finale venait de commencer et que cette fois, il ne pourrait plus le repousser. Toute chose avait une fin et celle qui s'annonçait était la fin du mensonger, la fin de la forfaiture et des carnages sans nom, sans but ni raison. Juste du massacre de bas étage qui n'avait fait que couvrir de honte le nom des Carminia. Vampire, elle était, Spectre, elle était, mais jamais Boucher Décérébré,  elle ne serait. Cela, elle le laissait aux spectres dévolus aux basses besognes à des Zélos ou des Markinos mais certainement pas à des Vampires.

Un pas, un autre et un autre vers Walter qui la dévorait des yeux. La grâce en mouvement accompagnée d'une robe aux innombrables voiles, gracieuse et aérienne pour apporter encore davantage au charme sensuel de la spectre de la Vampire sans jamais la faire paraître vulgaire ou dévoyée. Non, elle laissait cela aux mortelles se prenant pour des reines, des succubes dont elles n'auraient jamais la sensualité...

Tels deux joyaux de braises étaient ses yeux, si intenses que lorsqu'il se reflétaient en ceux de Raziel, ils semblaient embraser un ciel d'azur profond en un coucher de soleil d'une beauté à en couper le souffle. Ensemble, ils ne feraient plus que tomber des nuits d'une perfection ultime, une nuit de Vampire teintée de sang et de souffre. Tel était la toile qu'offrirait le crépuscule à tout être capable de vision. Si belle était la chasseresse au coeur pur, si tendre et désirable comme surgie d'un rêve.

Le désir enflammait les reins de Walter si puissant que les battement de son coeur le trahissaient autant que la chaleur de son sang et son teint si échauffé.

- Walter, toi qui partage mon sang, selon la loi de la Lignée, je t'accorde l'occasion de fuir et t'enterrer hors de nos terres, hors de notre portée. Telle est notre loi, celle de ne pas détruire notre propre sang sinon pour venger notre honneur.

Un geste si vif qu'il échappa à tous et le sang de la rose se mit à couler. Plus sombre, plus riche que celui des mortels. Infiniment plus ancien et pourtant si porteur de Non-Vie. De temps à autres des éclats dorés le traverser, antique souvenir de l'honneur jadis offert à la No-Life Queen par le maître des Rêves et celui de la Mort, la preuve ultime de son dévouement au Royaume du seigneur Hadès.

- Tu ne dis rien ? Bien, alors que commence la danse des Vampires. L'ultime danse qui nous opposera. La dernière pour celui qui la perdra. Le coeur ou le corps, en voici l'enjeu. Si je l'emporte, ton coeur sera mien à jamais et je m'abreuverai directement à ta plus belle artère. Si tu l'emportes, je t'appartiendrais...

Nulle crainte nulle émotion dans la voix de Calia. En elle, la certitude s'était faite. Ce n'était pas son seul sang que le Vampire-roi désirait mais elle dans son entièreté. Rien ne laisserait présumer de ce qu'il en ressortirait sinon qu'elle s'éteindrait plutôt que de se laisser souiller. Son corps ne serait plus que cendres si elle perdait...

- Des cendres, mon cher cousin, jamais plus tu ne connaîtras autre goût que celui des cendres et de la glace du Cocyte...

Un dernier regard à son amour recouvert de son surplis. Quelle puissance se dégageait de lui en cette nuit de renaissance. Tant de force virile et de frustration de voir son visage dissimulé mais viendrait le moment où elle lui arracherait son casque pour l'instant venait seulement Walter et avec lui la Soif de sang. Bientôt son coeur serait à elle et elle s'en nourrirait. Puisqu'il avait relever le défi son sang lui revenait.

Un longue révérence et puis quelques pas qui lui donnait l'impression de voler avant que la brume ne s'élève et noie l'ensemble de ce qu'il restait de leur salle de sa moiteur opaque. Une brume rouge, un voile qui hanterait la salle de leur dernière danse gagnant et perdant en splendeur selon les vagues cosmiques. Calia était prête et déjà les Vampires s'agitaient. L'envol s'annonçait brutal et avec lui l'affrontement entre deux puissances colossales.

Cosmos et force de l'esprit plus encore que force brutes. Lorsque deux Vampires anciens s'affrontaient, ils comptaient bien davantage sur leurs dons que sur la force brute. Dotés d'une puissance à fracasser des êtres normaux d'une seule frappe, ils n'en demeuraient pas moins avares de leurs propres sangs...
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MessageSujet: Re: La guerre des sangs et la source écarlate [Ecosse, manoir ancestral des Carminia - Privé]   Dim 22 Déc - 16:19

HRP:
 

Le froid, le froid absolu d’un lieu où nulle lumière n’avait jamais brillée. Le froid d'avant l'univers, l’ordre absolu, l’éternité imposée pour nous autres, créatures éphémères issue du chaos, voilà le sort que je réservais à ces créatures plus pitoyables que hautaines, une éternité piégés avec leurs pensées au cœur de l’enfer de glace du Cocyte.

Invoquant le froid qui me tenait lieu de chez moi au cœur de ce château en ruine, j’ouvrais l’offensive par une pluie acérée qui se détachant des murs de notre arène, tomba drue sur mes adversaires visiblement prit au dépourvus par ce déploiement de puissance. Quoi de plus normal pour des larves n’ayant jamais vu de juge des enfers de leur existence ? Eux qui se glorifiaient de scorie et confondaient or et cailloux brillants, à présent en proie à une force maintes fois millénaire qui enflait encore et encore devant leur yeux médusés ?

N’ayant alors plus que mépris et dégoût pour ces parodies de créatures de la nuit, je regardais sans émotion ma première attaque détruire toute une partie du château en emportant au passage la non-vie pathétique de mes deux adversaires. Tout était finis semblait-il, mais l’expérience m’avait maintes fois démontrée que le seule moyen de s’assurer du trépas d’un ennemis était de voir de ses yeux son corps démembré.

Glissant sans un bruit sur mon manteau de ténèbres, j’approchais des décombres glacés et d’un geste de la main, dégageais la voie pour m’assurer de ma victoire.

Projetant aux quatre coins de la pièce les imposants morceaux de pierre et de glace qui recouvraient les dépouilles de mes ennemis, je fus surpris par le mouvement presque imperceptible d’une lame d'acier qui arrivant dans mon angle mort, se heurta à mon réseau de filament cosmique dans un flash argenté.

« Ainsi vous avez survécu… »

Rien en cela n’était surprenant, mais cela restait malgré tout extrêmement frustrant. Ne pas pouvoir achever un ennemi du premier coup était la preuve d’une grave erreur de jugement. J’avais sous-estimé mes ennemis et perdu un temps précieux à utiliser des méthodes inappropriées sur des ennemis bien plus habiles que ce que leurs cosmos laissaient présager. Ainsi eux aussi avaient la faculté d’augmenter leur puissance au cours du combat. Un point commun avec ma reine et moi.

Masqué par ma capuche d’ombre et de glace, mon visage arbora un rictus méprisant à cette pensée avant que d’un battement d’aile, je ne déclenche l’apparition d’une tempête de glace dont les vents chargés de mon cosmos agirait comme un gigantesque sonar.

« Inutile de vous tapir dans les ombres, car elles vous trahiront pour me plaire. »

Désormais pleinement redevenu le juge de la noblesse, j’étais redevenu par là-même le maître des glaces éternelles, le maître des ombres et en cela, seul l’empereur infernal m’était supérieur, ce que mes deux adversaires ne tarderaient pas à comprendre.

« Là ! »

Sans même tourner la tête, je déchaînais mon pouvoir dans un maelstrom de fils argentés qui sans hésitation se focalisa en un point précis du décor apparemment vide de toute présence. Vibrant chacun à une vitesse quasi luminique, les milliers de filaments fendirent l’air en une plainte stridente semblable à celle de mille oiseaux avant qu’un nuage écarlate n’apparaisse. Avait-elle seulement vu la mort arriver ? Avait-elle sentis son corps partir en fumée alors que ma fureur la percutait de plein fouet, elle qui se croyait à l’abri dans les ombres du décor ?

« Plus qu’un. »

Le succube avait péri, son cosmos avait disparu. Le froid lui avait était fatal, et mes créations lui avaient portés le coup de grâce. Il ne restait désormais que le lieutenant, un vampire lui aussi, mais encore bien trop jeune pour pouvoir se faire appeler no-life lord.

« Je te laisse le choix de ta fin jeune chiot. Mourir tapis dans les ombres comme ta camarade, ou mourir comme un membre de notre race, en m’affrontant. »

Droit et fier, mon défi résonna dans les ruines glacées de notre champ de bataille avant qu’une série d’éclair argenté ne viennent se heurter à ma barrière cosmique. J’avais là ma réponse.

Devant moi se trouvait à présent une dizaine d’épées animées du cosmos de mon dernier adversaire visiblement doué de pouvoirs télékinétiques. Sa force aurait pu croître avec les années, et peut être bien qu’avec quelques siècles de plus, il aurait pu constituer une  menace pour moi. Mais son destin était de mourir de ma main, ce soir et maintenant.

« Imbécile. »

Enserrant d’une pensée l’ensemble des armes de mon adversaire de mes créations, le bruit de l’acier givré fut bientôt suivit par le bruit cristallin du métal brisé. De piètres épées humaines seraient sa dernière erreur.

Jaillissant du sol sous ses pieds, mes créations l’enserrèrent par dizaine avant de le maintenir à ma merci à quelques mètres au-dessus du sol.

C’en était déjà fini de cette parodie de combat. Personne, pas même un chevalier d’or n’avait jamais réussi à se libérer de mon étreinte, alors que pourrais bien faire ce jeune chiot tout juste du niveau d’un chevalier de bronze ?

Approchant de ma victime, je savourais déjà son agonie et la peur qui s’insinuait comme un poison dans son cœur au fur et à mesure que l’éclat de la lune me révélait dans toute ma gloire infernale. Haute silhouette encapuchonnée, vêtue d’ombre, de surplis et de glace, je fis glisser un doigt griffu sur sa joue si tendre, savourant la douleur que ce contact métallique et glaciale infligeait à cette misérable créature.

« Tu ne mourras pas tout de suite. Ta douleur ne prendra fin qu’avec la mort de celui que tu as osé nommer maître. »

Écrasant littéralement les membres et les os de mon nouveau captif, je maintins sa tête vers l’imminent trépas de ce no-life lord parvenus que ma reine menait avec douceur et splendeur à sa fin.
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MessageSujet: Re: La guerre des sangs et la source écarlate [Ecosse, manoir ancestral des Carminia - Privé]   Mer 25 Déc - 20:06

Flammes contre flammes, s'élançaient les corps, les sangs pour la plus intense de toutes les danses, celle des vampires au coeur de Brumes d'or, de neige et d'écarlate. Le même sang, à des degrés différents, coulait en eux, donnant à cette lutte des reflets uniques, fascinants dans leur chaleur, leur profondeur au parfum de souffre. En la sublime Calia, la Bête ruait tout comme celle de Walter répondait à la moindre de ses provocations. Plus que le combat de deux corps, deux monstres, c'était celui des maîtres de la lignée qui se déroulait avec pour cadre les ruines de ce qui avait été la honte des Carminia. Le vrai Manoir ne demandait qu'à renaître sous l'impulsion de la No-Life Queen. Cela se passerait bientôt sous les premières gorgées puisées à la plus précieuse de toutes les sources.

Une puissante détonation suivi d'un nouvel effondrement, celui de tant et de tant de pans de murs. C'était toute la salle qui s'effondrait sur elle-même, pliait comme un animal blessé se rongeant lui-même pour mieux renaître. Les cris de la Succube, de cette parodie qui jamais m'égalerait sa précieuse Améliah, ne lui parvenaient qu'avec le goût d'une mauvaise farce. Souiller ce qui avait été sa plus grande amitié au sein des fleurs des Enfers n'était pas pour apaiser la Soif de la Belle. Se perdre dans les méandres de la colère n'était pas non plus le meilleur de tous les partis. Non dans cette guerre aux allures de règlement de compte en famille, la jeune spectre n'avait qu'une issue. Vaincre ou périr...

Minos...

Son précieux Raziel se tenait non loin d'elle, superbe et triomphant. En tous temps, la Belle n'avait fait qu'une avec la Bête et cela n'avait jamais été aussi vrai qu'en cet instant où toutes les faces des Vampires s'apprêtaient à paraître sous la face la plus enchanteresse de la Lune. Celle qui sublimait les beautés des vampires, les parait comme jamais le soleil ne le pourrait. D'ici quelques secondes le combat atteindrait son paroxysme et avec lui viendrait la fin de l'un des deux membres de cette lignée sacrée.

Et tandis qu'au coeur de la scène de cette tragédie, les deux cousins se tenaient encore face à face, ployés en un pas de danse aussi attirant que sensuel, toute vie autour d'eux se taisait. Tout se passait loin et près d'eux. A quelques pas, le Griffon maintenait le jeune infant de Walter. Entre ses griffes et ses fils, le corps et l'âme brisée, Joachim suivait des yeux ce qui allait se passer. Les deux vampires allaient charger d'une façon à nulle autre pareille. La grâce, l'élégance, le raffinement, tous ces termes leurs allaient à merveille. Même si tous deux ne feraient que d'infimes gestes, un jeu de poignets, une cheville fine et gracieuse se déplaçant au rythme d'une musique qu'un seul être pouvait percevoir. Tout n'était plus que rythme, puissance et désir de Sang. Le précieux fluide s'écoulant en l'autre, plus que la magnificence de son corps et des plaisirs infinis qu'il en ressortirait était l'enjeu de cette ultime passe. Tout irait si vite.

Tout en une seule attaque.

Fulgurance, la plus incroyable de toutes les pointes de vitesse dont étaient capables les Nosferatu lors de cet assaut d'une subtilité à en faire applaudir la perfide Eris.

- Larmes et Gouttes de sang, de par la plus grande de toutes les connaissances de Carminia l'Eternelle Chasseresse au sang auréolé de la Grâce de Lune, reçois le don de mon sang...

Et alors que des lèvres de Walter s'échappait la même litanie, de leurs corps aussi magnifiques qu'éblouissants de cosmos à la fois sombres et si rougeoyants, se détachèrent d'effroyables liens écarlates se déployant tels des rubans dont la grâce dépassait celle des serpents et autres dragons de légende et avant que Minos ne puisse réagir, le sang de Walter s'insinua directement dans le corps de Calia tandis que celui de l'Ange des Ténèbres en faisait de même avec celui de son cousin. Le temps s'arrêta soudain alors que ce qu'il restait de la salle s'effondrait sur elle-même, laissant Minos et son captif isolés de toute cette scène au sommet d'une loge donnant sur la plus fantastique de toutes les pièces.

La Source, la source sacrée des Carminia se tenait à quelques centaines de pas d'eux, tapie dans un écrin qui ne pouvait dissimuler l'inestimable valeur de cette possession ancestrale. Mais plus que cela, c'était sa belle que Minos devait chercher du regard.

Et Calia demeurait inaccessible, plongée au plus profond d'elle-même tout comme Walter. Au plus profond de leurs âmes et de leurs corps, la lutte se poursuivait sans un bruit pour tout autre spectateur, tout juste le spectacle de leurs corps devenus aussi blancs que l'albâtre, à l'exception du brasier de leurs chevelure dénouées se mêlant autant que leurs corps enlacés, noués d'une infinité de voiles écarlates dont les mouvements étaient si rapides qu'à la vue de tous et même de Minos, ils se dérobaient. En cette bataille dépassant tout ce qu'on pouvait imaginer, les deux Vampires se tenaient face à face, jouant de leurs sangs comme d'une arme absolue. Toutes leurs essences s'étaient comme dissoutes menées par la flamme de leurs cosmos devenus si puissants que nul chevalier d'or ne pouvait douter de leurs puissances et encore moins de leurs existences. Si puissants si déterminés, les deux flux se mêlèrent jusqu'à l'explosion finale.

Une immense vague d'énergie balaya le reste, laissant la source paraître sous le regard de la lune Sanglante comme les petites compagnes de Calia, Eblouissante comme les roses s'épanouissant par milliers et Sensuelle comme les félins et la fée de la sulfureuse Céleste. Pendant un long moment, une nuée indescriptible de chiroptères s'abattit sur l'ensemble de la scène en un ballet aussi carnivore qu'horrible, noyant tout le reste en un festival d'ailes et cris avant de soudain toutes se poser sur le sol, en d'immenses écharpes enveloppant les roses sur le point de s'épanouir au pied de l'énorme mausolée et de la fontaine qui s'en écoulait. Une fontaine s'élevant au milieu d'un sol à la terre aussi rouge que le sang et au parfum aussi capiteux. Un appel irrésistible pour tout Vampire.

Nulle trace de Calia, nulle trace de Walter...

Le temps s'écoula en une longue litanie avant que soudain une forme ne surgisse méconnaissable face à Minos et celui qu'il tenait en offrande face à elle. D'un geste, elle s'empara de ce présent avant de poser ses lèvres sur celle de Joachim, se grisant de son sang en un baiser aussi mortel que délicieux.

- La plus douce des morts attend celui qui partage ma couche et mon étreinte. Minos...

Ses yeux si rouges passèrent un instant à l'émeraude la plus belle et la plus pure.

- Elle est libre, mon amour, libre, la Vampire Couronnée est libre et avec elle la Bête la protégeant de toutes les souillures possibles. Pour être digne d'elle, prouve-lui...

Sur ces mots, elle arracha le corps de Joachim des liens du Griffon avant de le laisser tomber au plus profond de la masse les attendant en bas. Et avant que sa voix ne s'altère, elle parvint à lui dire.

- Prouve-lui que tu es le Vampire-roi et non une proie. Que tu es comme elle, son compagnon, celui digne d'elle, capable de t'en faire reconnaître comme étant de la même nature, capable de la prendre, de la nourrir, de la protéger ainsi que votre future descendance.

Le roi doit vaincre la Bête sans lui faire de mal, s'en faire reconnaître comme un pareil, une autre Bête, libère celle qui est en toi. Seul un Vampire Bestial peut se mesurer à une Vampire Bestiale...


Sur ces derniers mots, un sourire d'une chaleur et d'une douceur incroyables s'étaient dessinés sur les traits splendides de la jeune femme presque entièrement nue sous le sombre habit que lui conférait encore le surplis de la Vampire. Le sourire plein de promesses d'une amoureuse...

Un sourire avant qu'elle ne se laisse retomber vers le sol et la source, les ailes à demi-déployées et que sous les yeux de Raziel, la Belle se muait en Bête assoiffée de sang et de Non-vie.

A cette guerre, seul l'Amour peut vaincre la Mort. A jamais à toi si tu survis, Raziel, à jamais tienne, mon Vampire-roi.

Puis, d'un violent coup d'ailes, elle reprit son envol. La Bête était libre, libre et affamée...


[Ainsi s'achève la Guerre des sangs entre Walter, ses sbires, Minos et Calia et commence l'envol nuptial des Vampires Bestiaux]
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MessageSujet: Re: La guerre des sangs et la source écarlate [Ecosse, manoir ancestral des Carminia - Privé]   Dim 29 Déc - 15:26

« Regarde, regarde celui que tu as appelé maître disparaître des mains de la seule souveraine légitime de la nuit, et apprête-toi à le rejoindre. »

Broyant littéralement les os et le corps défendant du jeune chiot que mes créations maintenaient en leur pouvoir, j’observais avec un mélange de fascination et d’appréhension la fin du fantastique duel sanglant opposant les deux prétendant au titre de souverain du château, un duel qui serait emporté par Calia, cela ne faisait pour moi aucun doute.

*Ton sang est plus pur, ton âme plus noble et ton pouvoir mieux forgé. Tu vaincras ma reine obscure.*

Le sang devint alors arme, et dans un orage écarlate, il devint mort alors que Walter se voyait dissoudre pour finalement finir absorbé par la nouvelle châtelaine.

« Maintenant que tu as vu, va, et rejoins le dans la fange. »

La tête de Joachim fit un tour complet sur elle-même dans un bruit d’os brisé avant que d’un battement d’aile, ma reine obscure ne nous rejoigne pour s’en repaître. Ce fut à cet instant précis que sous nos pieds, le sol s’ouvrit enfin pour révéler la récompense de notre quête qui émergeant des profondeurs du château teintait de rouge notre nouvelle demeure.

*La source, enfin.*

Walter vaincu, la source nous était maintenant accessible, l’ultime récompense pour tout nosferatu qui y trouverait le sang le plus pur et le plus exaltant que la création n’avait jamais laissé couler hors des veines des dieux, il ne nous restait plus qu’à la trouver, et à nous en abreuver jusqu’à plus soif.

« Calia ? »

Quelque chose en elle avait changé, son cosmos s’était fait plus sauvage, son aura plus bestiale et dans son regard je voyais désormais la folie propre à tout vampire en proie à la soif de sang.

« Non… »

Ses derniers mots achevèrent de me convaincre, la bête en elle avait pris le dessus.

Maudissant intérieurement le sang impur de ce Walter qui sans l’ombre d’un doute en était la cause, je savais être déjà au pied du mur, il ne me restait plus qu’un choix à faire, la neutraliser, ou la tuer.

*Plutôt être emmuré vivant dans la plus profonde des geôles infernales que de te perdre à nouveau !*

Faisant disparaître tant la glace environnante que le souffle glacial que je provoquais, je me laissais choir au sol, abandonnant au passage tant mon surplis que mes créations pour me concentrer sur le meilleur moyen de faire revenir ma sombre reine à elle.

*Sa bête ne doit pas être si différente de la mienne, ainsi qu’un animal elle ne répond qu’à des stimuli primaires. La soif, la faim, la peur et le désir.*

En cet instant, je doutais fortement de pouvoir même en théorie provoquer en Calia l’émergence d’une peur suffisamment puissante pour la paralyser. Nous spectre du sombre empire et vétérans de maintes guerre saintes avions déjà côtoyés l’horreur si souvent qu’elle était devenue une compagne,  une amie fidèle que l’on saluait désormais comme une sœur.

La peur en moins, restait la soif, la faim, et le désir.

*La soif, elle l’éprouve déjà surement, et c’est du mien qu’elle a envie en cet instant. Quant au désir, il va falloir le faire naître.*

Du désir viendrait bien vite le plaisir, et avec lui l’esprit de ma reine serait à même de revenir.

*Ou tout du moins, elle ne sera plus obsédée par l’idée de me vider de mon sang.*

Le plan était maintenant décidé, il me fallait l’attirer à moi, suffisamment pour une étreinte dont elle ne s’échapperait pas si facilement.

Campant fermement mes deux pieds au sol, j’attendais désormais l’ouverture promise par l’inévitable assaut de la bête tout de déployant e nouveau ma toile au centre de laquelle je patientais, telle une araignée à l’affut.

*Premièrement, lui ôter son armure, révéler sa chair sans la blesser.*
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MessageSujet: Re: La guerre des sangs et la source écarlate [Ecosse, manoir ancestral des Carminia - Privé]   Jeu 16 Jan - 20:16

[Petit post mais vu l'état de Calia, c'est normal]

D'instant en instant, la nuit gagnait en noirceur sous la splendeur des ailes de la spectre de la Vampire. Profonde, fascinante comme le chant de la rousse enchanteresse, elle ne cessait de gagner en force tandis qu'au loin l'Etoile des Ténèbres se levait. Troublante et tendre, assoiffée de lumière et de vie alors que sur les terres, un nouveau drame allait se jouer. Loin de tous et de toutes alors qu'une à une les rumeurs s'éteignaient. Si bien que d'ici peu, rien des échos de la querelle divine et du réveil de tant d'énergie ne se ferait plus entendre aux ouïes des occupants de ces lieux. Le silence serait leur plus fidèle complice tout comme la nuit...

Nuit de cendres, nuit de flammes et nuit de souffre...

Plus encore qu'à Sparte, c'était en ces lieux que leur destin s'était embrasé. Pour elle, pour lui, n'existait en cet instant que l'autre. La Vampire et le juge, Calia et Minos. Minos qu'au travers du regard de la Bête assoiffée de Sang, la splendide chasseresse ne considérait plus que comme une proie parmi tant d'autres. Egarée, celle dont le coeur ne battait de passion que pour le ténébreux Griffon, ne pouvait plus rien faire. Plus tant que son âme serait en proie à la fièvre de la Soif de Sang et l'ivresse de celui qu'elle venait de déguster.

Encore, encore et toujours plus de sang...

C'était sa seule obsession, les seuls mots qu'elle était encore capable de former alors, qu'à la force de ses ailes, elle se tenait au sommet des courants.

Du sol montait des effluves, sang et parfum de roses, si tendre, si magnifique pour elle et plus que tout, il y avait aussi la Non-vie, le sang battant entre les veines du seul être digne du titre de No-Life King. Si puissant, si irrésistible, à le voir, quelques gouttes de salive déjà perlaient entre ses crocs. Perles brillantes sous l'éclat d'une lune complice, d'une lune désireuse de ne rien perdre du spectacle imminent qui d'ici peu éclaterait.

Quelques cercles encore avant que d'un seul geste, elle ne se laisse tomber. Un piqué d'une perfection à faire rougir tous ceux se targuant de rivaliser avec les aigles accompagné du seul bruit de l'air en contact avec l'orichalque de son surplis. Seuls, ils étaient seuls à se rencontrer en cette nuit. Plus rien n'existait pour la Bête que celui se tenant sur le sol comme une proie, une fleur ne demandant qu'à être fauchée avant de finir vidée de sa sève sacrée.

Lui et Elle, le Promis et la Bête désireuse de se gorger de lui. Les ailes de la spectre s'étaient soudain soudainement repliées avant de se redéployer brutalement sous l'effet d'un caresse inattendue. Un sursaut s'ensuivit alors que d'autres fils d'énergie s'insinuaient sous son surplis, chauds et délicats. De vraies caresses électrisantes dont elle tentait de se débarrasser. En cette heure, la Bête ne voulait que du Sang, se plonger dans une mare de Sang tout en se gorgeant de Non-Vie. Rien, jamais, ne pourrait la détourner de cette prise qu'elle tenait déjà. De douces et chaudes, ses mains s'étaient faites serres terminées par des griffes aussi aiguës que celles d'un chat. Puissantes et possessives lorsqu'elles se refermèrent sur les épaules de Raziel, alors que ses lèvres cherchaient à atteindre le sillon si délectables de ses artères...

Un ronronnement lui échappa soudain avant qu'elle ne repousse brutalement le surplis de la Vampire. Maintenant qu'elle avait atteint sa proie et plongé ses griffes en sa chair, rien ne la ferait lâcher. Pas avant qu'elle ne soit apaisée...
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MessageSujet: Re: La guerre des sangs et la source écarlate [Ecosse, manoir ancestral des Carminia - Privé]   Ven 17 Jan - 21:27

Elle arrivait, pleine de passion, pleine de feu, pleine de son feu, de ce feu sacré qui un jour la consumerai corps et âme ainsi que celui pour qui elle représentait tout.

*Oh ma sombre reine, il n’existe aucune place dans la création pour une telle passion. Puissions-nous brûler de concert jusqu’au tout dernier rayon de lumière, puissions-nous nous contenter de l’éternité.*

Au-dessus de moi, elle rodait, comme un animal à l’affût, sa soif de sang ne pouvant qu’être exacerbée par l’offrande sacrée que déversait la source toute proche. Un parfum suave, puissant et métallique emplissant l’air de cette promesse sanguinolente où se mêlaient quelques délicates notes florales.

« Une rivière de sang dans un jardin de roses, quel plus beau cadre pour notre première union tu ne trouves pas ?! »

L’invectivant directement comme pour l’appâter, je la regardais tournoyer de ci de là au-dessus de ma tête, guettant probablement le moment qu’elle jugerait opportun pour me mettre à bas.

Réprimant un délicieux frisson de plaisir à la pensée de ses canines courant sur ma peau, je déployais autour de moi la toile cosmique qui bien assez tôt me révélerait la peau de nacre de la reine des vampires avant de la préparer à notre première nuit ensemble.

« Aller, viens Calia, viens je suis là, juste là, tout à toi, viens, ne me torture pas d'avantage ! »

Ne tenant visiblement plus sa bête à distance, Calia plongea comme un oiseau de proie, tête la première vers sa cible, vers moi, et sans s’en rendre compte, s’engouffra d’elle-même dans ce qui deviendrait notre cocon douillet.

« Viens ma reine obscure ! Viens à moi ! »

Une à une, les mailles de mon filet invisible se refermèrent sur elle alors qu’avec sensualité et mille précautions, je faisais sauter les pièces de son surplis. L'un après l'autre, les morceaux du Nosferatu tombèrent dans la mare de sang qui nous tenait maintenant lieu de décor, une mare qui m’atteignant déjà les chevilles, une mare de sang noble au-delà de toute comparaison possible, le plus puissant des nectars pour nous autres enfants de la nuit.

M’émerveillant un peu plus à chaque partie de Calia que je révélais, je la contemplais se débattre dans ma toile tout en se frayant un chemin vers l’objet de ses désirs.

« Oui, plus que quelques mètres, encore, n’arrête pas, n’arrête surtout pas ! »

Et alors que les dernières pièces de son armure la quittait, mes créations devinrent caresses sensuelles, mettant en valeur les courbes audacieuses et tellement féminines de la reine de la nuit alors qu’elle en finissait avec les derniers obstacles sur son chemin.

Dans toute sa gloire céleste, dans son plus simple appareil, la No-life queen tomba sur moi toutes griffes dehors alors que je l’accueillais les bras ouverts.

Ce fut une étreinte des plus particulières que celle qui s’en suivit alors que d’acier, ces mains devenues des serres se refermaient sur mon dos, imprimant leur griffes dans ma chair tandis que de ses crocs, elle parcourait déjà ma jugulaire à la recherche de mon fluide vital.

« Caliaaaaaaaaaaaa, ma somptueuse Calia. »

Heurtant le sol avec fracas, nous soulevâmes à l’impact une imposante gerbe de sang pur qui dans une pluie torride nous retomba dessus tout en nous colorant de pourpre.

D’amour et de tendresse, mes mains avides parcouraient déjà la perfection de son corps enfin révélé. Chaque courbe, chaque creux, chaque relief se voyaient ainsi minutieusement examinés par mes doigts amoureux comme si par ces gestes emplis de tendresse, je la redécouvrais.

« Tellement beeeeeeeeeeeeelle, ce que j’ai pu rêver de ce moment, si tu savais. »

Une peau aussi blanche de soyeuse, des cheveux de feu ruisselant d’hémoglobine sacré, un regard furieux où se lisait une passion à faire pâlir toutes les succubes du sombre empire. Oui, à elle et à nulle autre j’appartenais désormais, à elle et à cette chaleur que je sentais passer au travers de nos corps enlacé, une chaleur qui ne venait pas du sang dans lequel nous nous battions.

« Je vais te ramener ma reine, je vais te faire revenir de ces brumes de l’esprit. Suis ma voix, suis mes caresses, fit toi au plaisir. »

Fusse d’excitation ou dans un effort pour nettoyer mes lèvres de ce sang vermeil qui les mouillaient, je sortis une langue gourmande qui d’un tour recueillis ce qu’instantanément je compris être bien plus que du simple sang versé.

« Par tous les feux du sombre empiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiire. »

Une gorgée, simplement quelques gouttes dans ma gorge eurent l’effet d’un océan de sensation. En sentant le précieux liquide couler et se dissoudre en moi, je sentis mes forces croître, mes veines se gonfler comme sous l’afflux d’une énergie nouvelle et infinie, et brûlante, tellement brulante, je sentis ma passion embrasser mon bas ventre.

*Si fooooooooooooooort !*

Saisissant alors les poignets de ma reine obscure, j’inversais alors les rôles en la plaquant au sol alors qu'elle emportait mon haut entre ses griffes.

« Calia… »

Ivre, oui, ivre de sang et de désir pour elle je me sentais bruler à son seul contact alors que de concert grimpait dangereusement ma libido. Plongeant mes yeux dans les siens, je la maintenais au sol où elle se débattait, m’éclaboussant au passage de cette divine euphorie alors que malgré elle, elle s'en abreuvait.

« Bois ma reine, bois jusqu’à plus soif, que cette nuit même les dieux détournent le regard devant notre union, que cette nuit l’amour et la passion même soient redéfinis, et que soient rétrogradés au rang de saint tous les pensionnaires de la seconde prison. »

Obsolètes étaient les mots désormais, la place était maintenant aux actes, au contact de mes propres lèvres et de son corps défendant encore couvert de sang, un sang que je mis alors grand soin d’absorber et de lécher au rythme des cris de rage de mon aimée, des cris qui peu à peu devinrent soupires.
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MessageSujet: Re: La guerre des sangs et la source écarlate [Ecosse, manoir ancestral des Carminia - Privé]   Lun 20 Jan - 22:13

Instinct et soif de sang dévorante la prenant aux tripes aussi sûrement que si on lui avait enfoncé un pieu ardent. De ses griffes, la Bête s'était emparé de son promis, de sa proie. Et des chairs labourés de celle-ci s'étaient échappés des flux de sang. Le Sang d'un Non-vivant, tout comme elle, quoi de plus grisant, de plus délectable, c'était cela le feu qui consumait les Vampires, les enfants de la nuit, lorsque la Bête en eux prenaient le dessus, le désir absolu de se gorger de ce nectar sans pareil. Désir si puissant qu'il les poussait à tout balayer sur leurs passages avant de fondre enfin sur celui ou celle devenus malgré eux l'objet de leur dévolu. Se gorger de leurs sangs, encore et encore, jusqu'à ce que, enfin, la torpeur ne les gagne et que tout ne retombe dans le silence à la faveur d'une nuit sans lune.

Minos...

Un sursaut lorsque leurs regards se croisèrent. Eclair de lucidité si vite rejeté au plus profond de la splendide spectre couronnée d'or et de flamme. Si intense, la Bête était devenue si puissante qu'elle en replongeait l'âme pure de la Vampire au plus profond d'un océan aussi vaste que protecteur. Ne pas laisser la proie prendre le dessus et mettre la Bête à bas. Crocs étincelant sous l'éclat de la lune alors que l'entièreté de son corps si pâle brillait d'un éclat unique, celui des Vampires Couronnées. Calia était la plus ancienne de toutes, la seule digne du surplis tout comme Lydia avant elle. La Lignée des vampires se perdait dans la nuit des temps avec pour seule facette visible, la source, le plus précieux de tous les trésors de la lignée. Son appel était si suave, le précieux nectar qu'elle déversait n'avait nul égal pour tout Non-Vivant. C'était le plus enchanteur de tous et il avait tant et tant ruisselé sur leurs corps.

Lors du premier plongeon, des gerbes de sang pur avaient submergé la Bête et sa proie. Ses crocs s'étaient enfoncés en ses chairs sans qu'elle n'oppose de résistance. Le corps nu de la splendide No-Life Queen était à présent revêtu d'une tenue écarlate dont les nuances changeaient au moindre de ses mouvements. C'était l'un de ces habits limpides et vif, glissant sur les chairs nacrées et si douces se posant sur celles déjà à demi-révélées du juge du Griffon. Aux sens de la Bête, tout n'était encore que carnage et avidité de sang alors qu'autour des deux protagonistes de cette scène aussi troublante que tragique montait des fragrance enivrantes, l'arôme du sang et le parfum des roses, divin écrin pour une future nuit de noces... Du moins, si le Griffon survivait à son éclatante parade nuptiale.

Nouvel éclair dans le regard de rubis de la Belle lorsqu'il plongea au plus profond de celui de Raziel, perchée sur le corps de celui qu'elle aimait de toute son âme, elle ne pouvait pourtant encore remonter. La Bête était là en proie aux pulsions partagées. C'était plus seulement la Soif qui la tenaillait, plus maintenant, maintenant que le juge avait pris le corps de la Belle comme sublime instrument de musique. Saveur de ces caresses à peine poussées, juste effleurées mais rien n'était plus sensible qu'une vampire Couronnée et encore plus lorsque son instinct dominait. Les effluves de nouveau se firent ressentir, d'autres déchirures dans le corps du juge. De ses griffes encore plus effilées que celles d'un félin, la rousse spectre avait caressé son promis alors qu'un nouveau feu naissait au creux de ses entrailles, une faim dévorante proche de celle d'une mante religieuse. Si belle, jamais, elle n'avait été plus belle qu'en cette nuit où dominant le puissant juge des Enfers, avec pour seuls atours, son incroyable chevelure et le voile de sang qui loin de la souiller parait son corps aux courbes si féminines d'arabesques d'une finesse inégalée.

Nouvelle pression alors qu'elle s'efforçait de maintenir le juge sous sa coupe. Lui si fier aurait eu toutes les raisons de châtier impitoyablement celle qui lui malmenait avec tant d'arrogance si ce n'était la flamme animant son regard bleu. En brasiers, leurs corps enlacés s'étaient changés. Le désir brûlait les reins de Minos, allongé de tous son long dans une mare de sang parsemée d'une pluie de pétales. Soies blanches sur surface rouge tout comme celles accrochées dans la chevelure de Calia.



Un soupir échappa soudain à l'âme de la Belle sous une caresse aussi inattendue que chaude. C'était si nouveau et si ancien en même temps. Calia était vierge et dotée d'une âme millénaire, toutes les anciennes étincelles en elle sentaient ces troubles se répercuter au plus profond de son corps. Une simple caresse plus audacieuse que toutes les autres avait suffi à éveiller ce désir ancien dont les premières manifestations ne tardèrent pas à se faire ressentir.

Un autre éclair s'illumina soudain dans les yeux de la Bête furieuse de cette familiarité plus qu'intime et la colère ne fit qu'augmenter lorsque le Griffon la plaqua soudain sur le sol. La proximité de leurs corps ne faisait qu'accroître le volcan dormant encore en eux. Tous les muscles de la Bête se crispèrent avant que frapper, d'attraper, de mordre cette bouche qui se tenait juste au-dessus de la sienne. Dans sa fureur, ses canines se refermèrent sur la lèvre inférieure du juge. Fines, acérées et bien plus excitantes que douloureuses, elles se détachèrent en laissant derrière elle un surprenant baiser de sang.

Le Baiser du Vampire dans toute sa force son intensité, celui où les deux esprits communiaient, celui de la Bête faisant passer sa fureur, sa Soif de sang et de désir au plus profond du celui de Minos. Un lien immense s'était formé entre la Bête et son promis. La toile sensée la retenir s'était engluée sur eux, les enchaînant en un cocon plus que solide mais lâche aussi d'une souplesse remarquable dans son action. Toujours aussi furieuse, la Vampire se lécha les lèvres alors que le juge subissait le contre coup de la prise de sang. De sa lèvre si rouge, gonflée des suites de la morsures s'écoulaient encore des gouttes de sang, perlant sur le visage de la spectre. Un sourire indéchiffrable se dessina soudain sur les traits de la chasseresse des Enfers tandis qu'elle surprenait un autre moment de faiblesse de son promis. Moment bref, si bref, quelques secondes à peine mais suffisant pour de d'un geste elle enserre sa proie entre ses cuisses avant de soudain la renverser sur le dos, inversant de nouveau leurs positions avant de se gorger de nouveau de son sang tout en déployant ses ailes. Un flux brûlant du précieux nectar écarlate dévala au fond de se gorge avant que, enfin, d'un bond incroyable, elle ne reprenne le chemin des airs, emmenant son captif avec elle...

Tout n'en était encore qu'à ses débuts...
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MessageSujet: Re: La guerre des sangs et la source écarlate [Ecosse, manoir ancestral des Carminia - Privé]   Mer 5 Fév - 17:14

Suave, si suave et si douce, pareille au plus savoureux de tous les nectars, je recueillais le sang de la source sur cet écrin superbe qu’était devenu la chasseresse infernale alors qu’elle se débattait sous ma poigne.

Brûlante, par tous les feux du sombre empire ce qu’elle pouvait brûler sous ma langue alors que je la détaillais jusque dans ses moindres détails, mordillant ou léchant de ci de là sa superbe plastique si affolante.

S’en était trop.

Tentant de me saisir de ses jambes merveilleuses pour en révéler l’intime trésor, je fus surpris par le sensuel assaut de ma promise alors que dans un baiser infiniment profond, elle me faisait sienne tout en me faisant partager le feu la consumant.

« Ghhhhhhhhhhhhhhhhhh… »

Une telle tension m’embrasa alors que j’emprisonnai ma reine obscure entre mes bras comme pour ne plus jamais la lâcher. Un tel brasier envahissait alors mes reins que je crus un instant défaillir comme sous le coup de la plus intense des extases.

Chaud. J’avais si chaud ! S’en était si fort que j’en perdais l’esprit au point de desserrer ma prise sur l’objet de mes désirs qui immédiatement en profita pour retourner la situation à son avantage.

« Caliaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa… »

Elle était maintenant sur moi, imprégnant mes chairs brûlantes de son divin nectar alors que si sensuellement, elle ondulait au rythme qu’elle m’imposait.



« Caliaaaaaaaaaaaaaaaa ! »

Je ne savais plus attendre. Me relevant presque d’un bond, je plongeais mes crocs dans cette poitrine si généreuse qu’elle m’offrait sans retenue avant de savourer à grandes lampées le sang si chaud qui s’en déversait.

Un filet carmin coula alors au travers de mon être tandis que sous l’effort et les griffes acérées de mon aimée, je perdais le peu de vêtements que j’avais encore sur moi, révélant par là même l’expression de mon désir pour elle.

J’étais désormais perdu, perdu entre ses bras, dans le plus merveilleux des royaumes, celui d’une passion dévorante qui ferait rougir jusqu’aux immortels. Et par tous les feux du sombre empire, ce que je pouvais adorer ça…

« Je t’aaaaaaaaaaaaaimme ma reine obscure. Je t’aime tellement ! »

Je n’avais alors pas assez de main et de langues pour l’honorer comme elle le méritait, mais j’avais mes créations, qui d’un geste de mes mains, l’enserrèrent comme un voile délicat avant de s’afférer à décupler son plaisir en s’en prenant à ses points les plus sensibles.

Erigée, tellement érigée elle était à présent. Elle aussi sous le joug impitoyable d’une passion contre laquelle nous ne pouvions rien, contre laquelle nous ne voulions même plus lutter, car avec une infinie chaleur, elle régénérait nos âmes que le temps avait desséchée.

Parcourant alors sa perfection féminine de mes mains et de mes filaments cosmiques, je n’opposai aucune résistance lorsqu’elle nous entraîna dans les airs, nous affranchissant ainsi de la tyrannique gravité pour nous offrir notre place véritable au cœur des airs. L’heure était venue pour une nouvelle parade, une nouvelle danse.

Un nouveau geste de mes mains, et nous étions à présent au cœur d’une toile d’une infinie douceur dans laquelle nous nous engageâmes sans retenue. Quel délice que de sentir ces milles caresses nous effleurer, appuyer par moment avant de glisser par la suite. S’insinuant bientôt dans nos creux et nos courbes pour mieux nous affoler. C’était bon, si bon que je risquais de défaillir si ma reine obscure arrêtait ne serait-ce qu’un instant ses stimulations félines.

Ondulant ainsi l’un contre l’autre dans un rythme toujours plus effréné, nous voguions à présent au cœur d’un cocon de filament cosmiques que je parvenais à peine à maintenir actif alors que toujours plus acérée, s’aiguisait le désir dans nos esprits.
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MessageSujet: Re: La guerre des sangs et la source écarlate [Ecosse, manoir ancestral des Carminia - Privé]   Jeu 13 Fév - 17:06

Puis, soudain, un chant s'éleva dans la nuit, un chant plutôt qu'un cri, aussi envoûtant que la voix d'une Sirène, aussi doux que le roucoulement d'une colombe. Sublime tout simplement...

Tout comme le brasier la consumant.

Intense, électrisant, il lui parcourait le corps, la plongeant vers un abîme de souffre et de plaisir, glissant le long de ses reins avec la sensualité d'une rivière tantôt brûlante tantôt glacée. Non, c'était encore plus que cela. C'était un véritable torrent de délices la noyant sous des flots aussi sauvages que doux, emportant tout sur son passage.

De la pointe de ses longs cheveux roux au bout de l'ongle de son petit orteil, tout son corps était sensibilisé, touché, effleuré.

Aaaaaaaaaaaaaaaahhhhhhhhhhhhhhhhh...

Tel était son souffle à l'oreille de Minos, tantôt gémissement tantôt grondement furieux, oscillant entre le chant de la Belle et de la Bête tandis qu'elle ne pouvait se détacher de son étreinte.

C'était tellement unique, tellement nouveau. Rien ne pouvait surpasser ce qu'elle ressentait en cet instant au travers de la sensibilité exacerbé de la Bête. Plus qu'un déluge, c'était une tempête de sensation, une ivresse que nul mortel ne pouvait connaître. Seuls les sens poussés à l'extrême de la Belle et de Bête couplés à l'hypersensibilité de la No-Life Queen pouvaient donner naissance à une telle ivresse.

Un nouvel électrochoc à lui faire perdre le souffle lorsqu'elle ressentit en sa chair d'albâtre nacrée la morsure de son promis, de son roi, son futur époux. Puis, cette chaleur qui parcourait le moindre recoin de ces monts aussi doux qu'insaisissables, pas même aux regards. Nul autre que lui ne pouvait les admirer, les effleurer, se gorger de leurs chaleurs et leurs parfums. La douceur d'une soie brûlant sous ses doigts et ses lèvres audacieuses alors que de la paume de sa main encore libre, il la maintenait tout contre lui en un piège dont la Belle ne souhaitait pas s'évader mais qu'en était-il de la Bête ? La Dévoreuse furieuse d'être ainsi traitée. Ce n'était pas à elle de s'incliner mais à lui. Lui qui était sa proie et tentait pourtant de l'enchaîner définitivement à lui de la plus inattendue des façons. Nouveau grondement à faire trembler les spectres des Enfers lorsqu'elle s'arracha à lui, faisant jaillir de sa poitrine blessée un long jet de sang. Sombre et intense comme celui la couvrant depuis déjà tant de temps. Le sang était leurs vies et leurs pouvoirs même si cela n'était qu'en partie vrai. La Bête et la Belle ne faisaient encore qu'une sous la splendeur de la Vampire Couronnée vêtue de sa seule chevelure pourpre.

Un autre grondement encore plus puissant jaillissant du plus profond de la gorge de la Bête. Cette fois, c'en était trop pour elle. Cet être allait payer pour cette proximité de par trop indécente. C'était cela goûter aux Enfers des vampires pour avoir osé ne serait-ce qu'effleurer ce qu'il avait de plus précieux : la pureté immaculée propre aux plus envoûtants d'entre eux. Séduire la Belle était une chose, encore fallait-il ne pas se faire dévorer par la Bête. Le jeu de l'amour, l'ivresse des sens n'étaient qu'une infime partie de ce que le prétendant devait toucher...

Le coeur, l'âme jusqu'à éveiller dans toute son immensité l'amour qu'était capable de ressentir la Belle mais aussi la Bête. Les deux facettes de la seule et unique Vampire Couronnée étaient destinées à s'unir et se fondre enfin en une seule pour le bonheur qui serait le sien, le bonheur qu'elle offrirait à celui qui aurait touché son coeur en son sein avant de pouvoir enfin le ramener à la vie...

- La Flamme de le Non-Vie, puissante, surpassant tout ce que les mortels pouvaient imaginer. Seul le No-Life King peut cela...

Seul le Vampire Couronné peut aimer la Vampire Couronnée...


Le souffle de Calia s'était ainsi glissé à l'oreille de Minos avant que d'un nouveau battement d'ailes encore plus vigoureux que les précédents, elle les avait tous deux arrachés au sol. Les vents frappaient contre eux, rapides et insaisissables sans parvenir toutefois à faire fléchir le brasier les dévorant tous deux.

Ballottés par les vents, nous ne sommes pourtant plus qu'un...

Unis par des liens encore plus précieux que la soie. En un cocon unique s'étirant entre ciel et terre, souple et chaud, sensuel comme la caresse des mains du Griffon. Tous deux étaient en plein vol, évoluant comme jamais auparavant. La Bête furieuse mais aussi troublée livrait sa dernière bataille alors qu'au plus profond de son âme, la Belle, elle, sentait tout son corps l'appeler de nouveau vers la surface...

Le Sang...

C'était cela que toutes les deux désiraient...

- Le Sang et le nectar coulant de mon corps à ton simple contact. La sens-tu, Minos, cette source prenant son origine au plus profond de moi, en ces points secrets que toi seul pourra jamais contempler ? Cette eau si particulière dont toi seul pourra jamais te gorger à jamais.

La puissance des flammes les consumant ne cessait de croître alors qu'au regard de la nouvelle lune, leur danse se poursuivait, les engluant toujours davantage dans la toile du Griffon. Ces fils de cosmos les couvrant maintenant aussi étroitement que le sang soulignant la moindre parcelle de leurs corps. Déjà les plaies que tous deux s'infligeaient au moindre de leurs nouveaux pas se refermaient, se cicatrisaient contrairement au feu du volcan les consumant. Feu n'était pas prêt de s'apaiser. Farouche et déterminée, la Bête poursuivait sa propre lutte vers un avenir changeant, blessant la chair mise à nue du juge, enrichissant le sol sacré de la demeure des Carminia du si précieux fluide écarlate faisant éclore de nouvelles générations de roses.

Le parfum et le sang se mêlaient à l'air frais comme si la source elle-même les attirait vers le sol mais le moment n'était point encore venu.

Pas encore, Minos, c'est en cette instant, entre ciel et terre que je veux tu me fasses tienne...

L'écho si lointain de Calia surpassa soudain les cris de colères de la Bête. Des cris qui paraissaient étrangement rauques. Les sons et les sensations changeaient. Les coups de griffes si cruelles s'espaçaient, s'entrecoupaient maintenant de coups de langues aussi brefs qu'avides. L'agilité de la Bête n'était pas une légende. Loin de là, son vol était l'un des plus impressionnant de tout le sombre royaume. Grâce et coups d'ailes sombres et ambrées, jouant avec toute lueur que la nuit lui offrait, ce vol-là resterait en leur mémoire à jamais.

Soudain, ce fut une nouvelle étreinte, peau contre peau, couvert d'une écorce écarlate avant que son regard ne plonge enfin dans celui de son promis...

- Regarde-moi...

Regarde-moi, Raziel, Minos, plonge en mes yeux et ramène-moi...


C'était cela son chant, son ultime chant avant que la Bête ne reprenne le dessus en un geste de défense. Apaiser la Bête et la convaincre serait le dernier passage alors que les doigts de Calia se crispaient contre les siens et que de son corps s'élevait son parfum le plus secret. Les deux faces étaient là, présentes, ne demandant plus qu'à atteindre enfin l'équilibre, celui du coeur et de l'âme...

- Regarde-moi, Raziel, plonge en mes yeux et ramène-moi...

Plus rien ne comptait désormais en cet instant, plus rien que le lien sur le point de se former alors que tous deux dérivaient au gré du vent...
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MessageSujet: Re: La guerre des sangs et la source écarlate [Ecosse, manoir ancestral des Carminia - Privé]   Ven 14 Fév - 19:59

En ces instants hors du temps et de l’espace, l’univers tout entier était réduit à l’être aimé. Plus rien n’existait en dehors de la chaleur du corps tant désiré, du parfum secret qui en émanait, et de ces yeux embrasés où se lisait un désir insensé.

Oh ce que je pouvais aimer lire en elle ce que je ressentais en moi avec tant d’ardeur. Comme j’aimais deviner en son creux les signes évidents d’une passion dévorante. Tout comme j’aimais sentir son sang couler dans ma gorge alors que tel un nourrisson, je tétais sa superbe poitrine que de mes crocs, j’avais agrippé.

Douce, si douce. La parcourant de mes mains avides, je laissais mes griffes glisser le long de son échine, la sentant s’électriser à mon passage alors que toujours plus intense, son parfum me parvenait.

Soupirant tout contre elle du plaisir démentiel qu’elle me donnait de ses mains, de ses griffes et de sa bouche, je m’efforçais de ne pas succomber à la félicité et de lui rendre au moins autant qu’elle me donnait alors qu’elle s’arrachait de mes baisers dans un soupire rauque où se devinait autant le plaisir que le désir.

Ses jambes dénudées se refermèrent sur mon dos alors que de sa poigne aimante, elle bloqua ma tête face à la sienne où nos deux regard restèrent piégés l’un dans l’autre, si intense qu’ils auraient pu embraser nos âmes alors qu’une à une, chacune aussi longues qu’une vie entière, les secondes s’écoulaient.

Je n’osais parler, je n’osais respirer, je n’osais même penser. Entièrement sous l’emprise de ce regard envoutant qui dépassait tout ce que j’avais pu connaitre, je laissais ma conscience disparaitre sous cet instinct si longtemps refreiné, cet instinct qui aujourd’hui se dressait fièrement entre nous.

Ce fut ma reine obscure qui mit fin à cette éternité silencieuse où d’un regard, nous avions échangé jusqu’à nos vœux, nos cœurs et nos âmes.

Désormais, par le sang et par nos souhaits communs, nous étions liés l’un à l’autre. Liés d’un lien qu’aucun mortel ne pourrait jamais concevoir, un lien que même les marcheurs du ciel ne pourraient comprendre. Seuls les enfants de la nuit s’étant trouvés comme nous nous étions trouvés, seul les nosferatus pourraient entrevoir la profondeur et la force de ce qui nous unissait à présent.

Ainsi en serait-il, désormais et jusqu’à la fin des temps, je lui appartenais corps et âme.

Ce qui suivit devait à jamais rester comme un rêve devenu réalité, un songe éveillé auquel j’assistais plus que je ne parvenais à le contrôler. Devenu simple esclave de mon désir par les quelques mots de mon aimée, je resserrais mes bras dans son dos, agrippant fermement sa tête délicate avant d’onduler tout contre elle, exacerbant ainsi à leur paroxysme nos désir déjà ardents.

La suite viendrait d’elle-même, sans que l’on ait à la forcer ou à la provoquer. Nous étions si proches, si près l’un de l’autre. Si prêt l’un de l’autre que je pouvais la sentir m’imprégner de ses propres fluides s’écoulant hors d’elle.

Emmitouflé dans l’humidité suave et brulante du cocon et du sang sacré, je me sentais glisser contre elle comme si d’huiles parfumées nous étions tous deux couvert. Chacune de mes ondulations contre
elle nous arrachaient un nouveau soupir, nous le voulions tellement, tellement que tous nos êtres étaient alors focalisé dessus.

Sa sublime porte d’occident était à présent tout à fait prête pour laisser entrer son nouvel hôte, et c’est d’un bond sûr, fort et rapide que celui-ci la franchit. Avec une fougue implacable, nous devenions un et unique, tant par nos cœurs que par nos corps, unis dans un étreinte, unis dans un regard, unis jusque dans nos tréfonds alors que plus fort, toujours plus fort, montait en nous la félicité au rythme de nos mouvements surhumains.

Tant de forces se devinait dans nos caresses, de quoi briser les os d’un humain, de quoi réduire la roche en poussière, mais nous n’étions ni l’un ni l’autre. Nosferatus nous étions, immortels par le temps nous demeurions. Pour nous, seul le plaisir et l’intimité résultaient de ces gestes si intenses, de ces morsures constellant nos corps d’albâtre, de ces griffures zébrant notre chair si pale, de ces étreintes si meurtrières en apparence.

Ruisselant tous deux de sang et de passion, nous avions abandonnés tous deux la raison et la logique, devenant tout deux bêtes féroces que des siècles d’éloignement avaient rendu fou de désir. Deux bêtes qui à chacun de leur mouvements grognaient et soupiraient de bonheur alors que souffle contre souffle, chair contre chair, elles se mêlaient en une étreinte aussi sensuelle que sanglante, faisant se heurter avec violence les murs de la pièce et le cocon qui les entourait.
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MessageSujet: Re: La guerre des sangs et la source écarlate [Ecosse, manoir ancestral des Carminia - Privé]   Dim 16 Fév - 22:04

Longue, sensuelle, effrénée, ainsi était la dance liant les deux spectres drapés de sang et de soie. Plus que réceptif aux paroles de la splendide No-Life Queen, Minos, s'était soudain abandonné à la Bête, plongeant à son tour dans les affres et les délices des Vampires bestiaux. Rien ne pouvait surpasser ce que ressentait ces deux êtres en cet instant. Un véritable feu d'artifice partant en tout sens, illuminant de sa magie les deux spectres aux coeurs et aux corps entremêlés. Calia se sentait tellement bien, transportée en un monde dont elle avait tout ignoré, un monde qu'elle avait tant aspiré à trouver. L'Amour véritable entre enfants de la Nuit était si rare qu'il devait être traité avec autant de prudence que le plus inestimable des joyaux. Nulle valeur, nul mot ne pouvait qualifier ce que les deux spectres partagés.

Le sang coulait encore en encore, s'échangeant de l'un à l'autre tout comme les coups de griffes, les morsures mais aussi les baisers et les caresses. Entre sauvagerie et douceur ultime, tout n'était que dérives, navigation au rythme de leurs coeurs charriant le plus convoité de tous les sangs.

Le sang de Carminia... Le sang de la plus pure et la plus ancienne de toutes les Vampires, la reine bénie par les divinités...

Son odeur capiteuse avait depuis longtemps envahi le cocon le teintant de pourpre à chaque fois que les fils de soie et de cosmos frôlaient la surface rougeoyante. D'un ton intense et suave, la couleur allant le mieux à la somptueuse spectre.

Le sang sur la neige...

La pureté de la chasseresse au teint d'albâtre se donnant au puissant Griffon...

Soudain un cri lui échappa. Femme, elle était devenue, épouse du puissant juge, maintenant et à jamais...



- Raziel, Minos, mon amour. Je suis ta femme tout comme tu es mon homme. Nous nous sommes éveillés l'un à l'autre. Nos âmes, nos coeurs, nos corps et nos cosmos ont fusionné en cette nuit. Les Bêtes elles-mêmes se sont inclinées.

Aime-moi...

Aime-moi, encore et encore, franchis à nouveau la sublime porte. Tout en douceur, tout en passion...


Ses yeux enfiévrés ne pouvaient plus se détacher de ceux de son amant. Sa voix était devenue plus douce que le miel, vibrant en une ode à l'amour. L'Amour sous toutes ces formes, inébranlable et capable de soulever des montagnes.

Calia était si belle en cet instant, si belle alors que ses pupilles avaient pris une nouvelle teinte. La joie, la félicité extrême l'avait éveillée à d'autres pouvoirs, les reflets et couleurs de ses iris changeaient maintenant. Au rythme de sa volonté, la rousse Céleste pouvait dissimuler l'éclat rubis de ses yeux, cachant sa véritable nature au commun des mortels. Quand à sa peau, seule sa douceur pouvait rivaliser avec son éclat. Un cadeau pour celui qu'elle aimant tant.

Celui qui la mena de nouveau vers les plus folles étreintes avant que le sang ne prenne le dessus. Le cocon avait fini par se détacher et plongé dans la mare de sang s'étalant au pied de la source. Les fils de cosmos, comme animée d'une volonté propre, commencèrent à s'étioler, révélant avec un art consommé du spectacle la splendeur de la salle. La véritable mare de sang où les deux spectres baignaient, les roses innombrables prenant pied dans un décor unique, les flambeaux et autres sources de lumières offrant leurs éclats à tous êtres capables de les capter et enfin la source, la source de sang, le tombeau sacré surmonté de la statue de Carminia. La salle entière était la source, précieuse et installée dans le plus incroyable des écrins...

La Source, visible de nous seuls sous sa forme primaire. Pour tous les autres, elle n'est que l'apparence trompeuse du tombeau qui n'a jamais contenu la moindre dépouille...

Un soupir apaisé lorsque, épuisée, elle s'abandonna sur le corps dénudé de son époux, sa tête reposant sur son épaule si puissante.

- Je t'aime mon époux, mon No-Life King...

Puis, sentant que la Non-Vie reprenait ses droits tout autour d'eux et avec elle l'arrivée imminente de tous ses fidèles, elle reprit.

- La nuit est encore longue, mon amour. Nous avons encore tout notre temps pour nous délecter du Sang de la Source autant que de notre amour. J'aimerais juste que ce soit en épouse que tu m'emmènes en ce manoir qui est le notre et dont nous venons de reprendre possession.

J'aimerais...


Ses yeux se posèrent sur une variété de roses précises...

- J'aimerais que tu m'offres une nouveau prénom, unissant mes âmes que tu as nouées. Un prénom unissant Lydia et Calia, un prénom qui fera de moi, à la face de tous les mondes, ton épouse et ta reine à jamais.

Qu'en me l'offrant, tu nous offres en même temps notre retour en ce monde et en ces terres qui sont les nôtres, notre nom, notre titre de No-Life Lords. Les Vampires Couronnés régnant sur la seule et véritable lignée de Vampires. Toutes les autres ne seront à jamais qu'un écran de fumée à la face des mortels comparés à nous. Nous sommes les plus anciens, dès que le sang nous aura rendu notre éclat, nous serons les plus anciens...
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MessageSujet: Re: La guerre des sangs et la source écarlate [Ecosse, manoir ancestral des Carminia - Privé]   Mar 18 Fév - 22:52

Aveugles, aveugles et sourds à tout sauf à l’être aimé, nous étions l’un et l’autre coupé du reste du monde par un voile impénétrable de fils cosmiques qui avec douceur absorbait les impacts que nos ébats vampiriques provoquaient de leur intensité.

Totalement isolés, seul l’un avec l’autre, totalement dévoués au plaisir et à la luxure que seul deux immortels pouvaient partager, nous restâmes ainsi l’un contre l’autre, l’un dans l’autre, esclaves volontaire de notre passion tandis que sous nos pieds se déployait tant le sang sacré que les roses opalines que notre amour commun faisait croître.

Sans nous en rendre compte, de nos cris, de nos soupirs et de nos sangs versés, nous avions déjà commencé à rebâtir ce qui avait toujours appartenu à ma reine obscure.

Comme après un long sommeil, le château des Carminia s’éveillait peu à peu, frissonnant pour commencer avant de se restaurer comme sous l’action d’un antique enchantement que seul l’amour et l’extase véritable de la maîtresse des lieux pouvaient raviver.

Autour de notre nid d’amour, se teintant tantôt de pourpre, tantôt d’améthyste au grès de nos cosmos s’épousant et s’entremêlant au rythme de nos caresses, l’antique demeure reprit sa splendeur d’antan alors que fils après fils, le cocon se détachait des murs de pierres ouvragées, privé de la concentration vitale de son créateur, bien trop occupé pour pouvoir le maintenir plus longtemps en état.

La chute vint sous peu, mais elle ne fut ni rude ni même ressentie. Ce fut un flot carmin et doucereux qui nous accueillis dans un bruit humide alors que toujours sans nous en apercevoir, nous sombrions dans les profondeurs de la source à présent pleinement érigée en une somptueuse fontaine peuplés de gargouilles et d’êtres fantastiques que surmontait la première d’entre nous, la légendaire Carminia.

Combien de temps dura notre étreinte subaquatique ? Bien assez longtemps pour que le cocon que j’avais créé ne disparaisse complètement et que le sang sacré nous submerge complètement de sa chaleur.

Un couple normal aurait fini noyé en quelques minutes, mais nous n’avions pas à nous en soucier, nous qui étions déjà des habitants du royaume des morts, nous qui n’avions à respirer que pour nous faire entendre.

Totalement immergé dans le flux sanguin, euphorie suprême pour tout nosferatus, nous savourions à loisir ce breuvage maudit, origine du don obscure et suprême malédiction pour bon nombre d’humain. Chacune de nos gorgées ne faisant que renforcer la passion et l’excitation qui déjà nous rendait frénétique.

Tels deux fauves réunis en pleine période de chaleur, la source fut alors agitée des vagues que nous causions en son sein par notre étreinte aussi sulfureuse que monstrueuse.

Un nous étions, un nous demeurions, maintenant et à jamais, alors que je la faisais mienne jusqu’à ses tréfonds, alors qu’elle me faisait sien jusqu’à mon âme.

Ainsi perdura notre union, dans une poche de réalité infiniment éloignée de celle du reste de la création. Désormais le sombre empire, les responsabilités, les serments, le temps lui-même ne comptaient plus. Tout ce qui importait était cette félicité si longtemps attendue, cette chair si tendre, si douce, si pale. Ce sang si puissant qui courait en elle et dont je m’abreuvais en même temps que celui qui nous entourait.

Jusqu’à ce que nous émergions à nouveau de la source carmine, insatisfait, mais heureux, heureux comme jamais je n’aurais imaginé l’être.

Reprenant peu à peu nos esprits alors que par maint et maint efforts, je parvenais à refréner la bête en moi, je resserrais ma prise sur elle, sur ma no-life queen vénérée, celle pour qui j’aurai massacré un monde entier sans le moindre remord.

« Oh ma reine obscure… Moi aussi je t’aime, je te vénère, depuis que nos regards se sont croisés il y a de cela si longtemps maintenant. Je t’ai tant cherché, j’ai crus en devenir fou. »

Si fort, je la serrais si fort contre moi qu’un humain ordinaire en aurait fini broyé.

« Mon amour ? »

Une demande des plus inattendues, mais qui fit naitre en moi un immense sentiment de fierté et de bonheur.

« Alors je te ferai renaitre de mes mots ma toute belle. Que grâce à ce nouveau nom, ton nouvel avenir surpasse ton formidable passé. »

Un nom, juste un nouveau prénom, et pourtant tant de signification, tant de symbolisme en ce simple petit mot.

Rien ne semblait assez beau pour elle, rien ne me venait à l’esprit qui ne semble indigne d’elle, elle rose des roses, reine des reines et vraie fille de la nuit…

De honte, mes yeux la quittèrent pour se perdre un instant sur la splendeur de la source que milles roses blanches entouraient de leur corolles et de leur parfum. Elles étaient si belles, si semblables à ma reine obscure d’une certaine façon…

« Alice… »

J’avais dit ce mot plus en pensant à la variété de roses que je contemplais qu’en voulant renommer mon aimée, mais en m’entendant prononcer ce mot, je compris qu’il ne s’agissait pas d’un accident.

« Alicia, ma superbe Alicia. »

Les derniers mots que je parvins à déclarer avant que nos lèvres ne s’épousent à nouveaux et que nos crocs entrent à nouveau en contact pour notre plus grands plaisir.
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Alicia
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MessageSujet: Re: La guerre des sangs et la source écarlate [Ecosse, manoir ancestral des Carminia - Privé]   Mer 19 Fév - 22:24

Lentes furent les secondes s'étirant entre la demande de la splendide No-Life Queen et la réponse de son amour, son époux, maintenant et à jamais. Instant exquis dans sa langueur alors que le parfum des roses les assaillaient, s'ajoutant au bouquet du nectar écarlates. La Nouvelle Lune chantait en silence alors qu'allongée tout contre son juge, elle patientait. Pétales ensanglantés et tendres baisers alors que son corps éprouvé par tant d'ébats, des transports plus que passionnés, bestiaux, sauvages, violent mêmes, reprenait des forces. S'effaçaient les griffes, les traces de morsures ne laissant qu'une fine traînée blanche ne demandant qu'à disparaître sous la douceur d'un bout de langue...

Longue fut l'éloignement de leurs yeux. Le regard fuyant de Minos, cherchant une réponse à ce qui était le plus importante question qu'il ne s'était jamais vu poser. En leur sombre royaume, tout était si simple. Telle simple, Hadès et les autres divinités demandaient que l'on combatte, qu'on les serve et qu'on les adore. Tant de simplicité dans la vie des spectres, chacun étant unique et essentiel. Un souffle s'échappa de ses lèvres entrouvertes, telle un bouton de rose rouge si intense qu'elles pouvaient rivaliser avec la teinte de la variété Erotica, rose rouge parmi les rouges. Si simple, tout était si simple dans le monde des défunts...

" Seigneur Hypnos, vous qui êtes le seul éveillé parmi nos merveilleuses divinités de l'autre monde, veuillez bénir notre union. Vous qui d'or m'avait couronnée en hommage à mon courage et mon dévouement, je vous prie de nous unir à la face de tous les spectres. Que tous sachent que mon roi et moi sommes les No-life Lords, régnant sur une lignée et une armée à nulle autre pareille. Que notre amour n'a d'égal que la violence avec laquelle nous détruirons tous ceux tentant de nous séparer. Pour vous et nos autres dieux, nous ne serons plus qu'un à faire changer la lune blanche en lune sanglante... "

Vif fut le vent à jouer avec la chevelure de son amour. La voir se soulever en cascades teintée de rouge sur la blancheur de son dos et de ses épaules si larges était un vrai délice. La carrure de Minos n'avait rien à envier à celles de autres combattants, tout en muscles et en virilité. Un soupir qui s'échappa de nouveau. Qu'il était dur à la tendre Calia de ne pas se redresser pour se coller contre le dos de son époux. Un supplice de Tantale qui amenait pourtant tant de plaisir dans l'attente jusqu'à ce que, enfin, la voix du Griffon se fit entendre.

Un sourire rayonnant sur le visage de la sublime Vampire avant qu'elle ne répète...

- Alicia Calia Carminia, épouse de Minos Raziel du Griffon. La Rose et le Griffon, telles seront les emblèmes flottant sur les toits de Carminia en plus de toutes les autres bannières...

Nous sommes les No-life Lords, la Vampire Couronnée et son Vampire-roi. Tous deux destinés à siéger sur les trônes légendaires de la Maison Carminia...


D'un geste, ses bras s'étaient de nouveau ouverts, accueillant son amour alors que leurs lèvres déjà s'ouvraient amenant leurs crocs l'un contre l'autre. Le sang et la chair seraient encore libres de s'exprimer en cette nuit, celle de leur retour de leurs réveil alors que tout autour d'eux, le Manoir des Carminia s'était éveillé. Du fond des âges étaient revenus le professeur Jonathan Harcher et sa chère Mina, Lucille, la servante la plus fidèle de la Belle, l'ancienne Succube devenue infante et confidente de la No-Life Queen. Quelques gardes aux armes de la Tolomea dont la bravoure et la fidélité n'étaient plus à refaire se rassemblaient déjà dans les ailes dédiées à la défense de la vaste demeure et tant d'autres encore guidés par le vol d'une fée aussi sulfureuse qu'insolente. Lucky elle-même était de retour...

Le Manoir renaissait avec pour coeur et trésor la Source Ecarlate...

- Pour nous, mon roi, ils sont tous revenus pour nous. Leur discrétion est leur premier présent. Le premier d'une longue série. Notre alcôve n'attend que nous. A moins que tu ne préfères m'honorer en ces lieux sublimes, protégés par les ailes et la brume de la première des Carminia. Elle qui est moi et moi qui est elle...

Pour toi, rien que pour toi. Sois mon roi, le seul et l'unique. Le seul siégeant à mes côtés...

Que la fin de la nuit soit la nôtre, la fin de la nuit pour renaître au premier rayon de l'aube et que de par notre volonté, cette aube soit pourpre. Que les hommes recommencent à nous craindre ou nous adorer...


[HRP : Ainsi la Guerre des Sangs touche à sa fin avec la reconquête du Manoir Carminia et l'union des deux Vampires. Selon son souhait, Calia change de prénom, devenant Alicia Carminia, la Vampire Couronnée. A toi, mon tendre Minos le mot de la fin  I love you ...

Et merci pour ce superbe rp  Very Happy ]

==> la suite ici


Dernière édition par Alicia le Dim 9 Mar - 14:29, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La guerre des sangs et la source écarlate [Ecosse, manoir ancestral des Carminia - Privé]   Jeu 20 Fév - 16:31

Tendre, chaude et avide, je sentais la langue de mon aimée venir jouer avec mes canines tandis que nous nous délections tous deux de l’euphorie encore présente sur nos lèvres.

Un nom, un simple nom avait suffi à la faire renaitre, elle, ainsi que tout son empire fait de nuit et de splendeur. Déjà dans l’air je parvenais à ressentir les énergies caractéristiques de ceux qui comme moi s’était un jour trouvés inexorablement attirés vers cette singularité cosmique qu’était ma no-life queen, et qui depuis avaient dédiés leur existence à sa sauvegarde et à son bonheur.

Comme il m’était simple de les comprendre en la regardant ainsi dévêtue et sanglante, blottie dans mes bras…

*Qui ne pourrait la désirer en la regardant ? Un aveugle ? Un sodomite ? Un chevalier d’Athéna ? Et encore.*

Resserrant mes bras dans son dos délicieusement doux, je parcourais alors de mes mains brulantes cette chair si désirée tandis que petit à petit, le désir recommençait à s’embrasser en nous.

« Hum… »

Ici, ou ailleurs ? Telle était la question.

« Tu es si excitante ainsi couverte d’euphorie ma reine obscure. Et j’ai encore si soif... »

Dans un sourire révélant ma dentition vampirique, je répondis à ma nouvelle épouse tout en me saisissant à présent de ses superbes atouts féminins.

A chaque geste, à chaque souffle, plus fort encore montait la passion et l’ivresse d’être enfin l’un avec l’autre, sans aucune limite pour nous entraver, sans aucun juge pour nous moraliser.

Juste un homme et une femme, unis par le cœur et l’esprit, jusqu’au plus profond de leur être, jusqu’à la fin des temps.

« Je t’aime tellement ma reine obscure, mon Alicia adorée… »

Et plongeant de nouveau mes crocs dans sa superbe gorge, j’aspirais à nouveau son sang si précieux en prenant soin de la stimuler de bien d’autre manière de mes mains libres, juste avant de la soulever par-dessous ses superbes jambes pour mieux la savourer tandis qu’elle m’emprisonnait de ses membres.

L’un contre l’autre, de plus en plus frénétique, nous laissant conduire par les soupirs de l’être aimée, après plusieurs siècles de séparation, nous étions enfin réunis. A présent l’échec de ceux ayant tant et tant essayé de nous séparer était total.

Nous avions gagné.

Retirant mes crocs de sa nuque pale et gracieuse, je lui déposais alors un nouveau baiser aussi fougueux que sanglant sur les lèvres avant d’ouvrir les yeux, à jamais vaincu par sa beauté sans pareille.

« Ce que tu peux être belle ma reine obscure… »

Sentant le divin nectar de ma reine venir gonfler mes veines, je la fis alors doucement glisser contre moi jusqu’à ce qu’à nouveau, le plaisir ne nous submerge.



La nuit était encore jeune, et le manoir, tout comme nos serviteurs pouvaient bien attendre.

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