Forum RPG dans l'univers de Saint Seiya (Les chevaliers du Zodiaque)
 
AccueilCalendrierFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Sous l'Etoile de Chiron

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Cypris
Chevalier d'or du Sagittaire
avatar

Messages : 216
Date d'inscription : 04/08/2013
Localisation : Sanctuaire, Temple du Sagittaire ou Sparte

Feuille de personnage
Hp:
215/215  (215/215)
CS:
310/310  (310/310)
Pa:
150/150  (150/150)

MessageSujet: Sous l'Etoile de Chiron   Dim 6 Oct - 11:05

==> La future sainte du Sagittaire vient d'ici

[Post court pour débuter]

Noir tout était noir, plongée dans la plus profonde des obscurités, elle se sentait tomber de plus en plus. Tout d'abord, elle avait entendu les sons se faire plus lointains plus étouffés avant de se déformer en une longue plainte mourant à ses ouïes. Ses yeux quant à eux n'avaient plus captés que des étoiles avant qu'elle ne s'effondre retenue pas le seul bras du Commandeur Hazama. Arwen, son professeur, se tenait aussi auprès d'elle et ce fut avec un léger sourire aux lèvres que la blonde archère s'enfonça dans les limbes d'un sommeil qui pouvait fort bien devenir éternel...

Ne pas craindre la Mort. Thanatos fait partie du quotidien de la vie des chevaliers luttant pour la grande déesse. Ne pas la craindre et l'accepter comme étant l'Inévitable en toute existence.

Le coeur de la jeune femme ralentissait tout comme la flamme de son cosmos diminuait à une vitesse vertigineuse. Bientôt, elle put ressentir le froid avant que ses sens ne s'éteignent tous. C'était cela le destin du Sagittaire, plonger dans les méandres des fleuves les plus inaccessibles, approcher les pics les plus hauts ou les gouffres les plus profonds. Une certaine sérénité s'était emparée de la jeune femme. Le sommeil avait mis fin à ses douleurs tandis que face à elle s'ouvraient les portes des rêves. Le monde onirique, son monde onirique n'attendait plus qu'elle.

Hélios, le soleil est si beau... Si chaud et l'herbe sous la main...

A cette pensée, ses doigts remuèrent doucement sur le sol herbeux. Ici, nul guerre, nulle trace de sang ou de pleurs, elle était de retour en la terre de son enfance. Du moins, le crut-elle au tout début. Sans trop s'attarder, elle se releva et porta la main à son corps. Les traces de brûlures étaient bien présentes mais pas une seconde, elle ne souffrait. N'étant point une âme pure, elle ne pouvait être à Elysion. Où se trouvait-elle alors ?

En tout cas, je ne suis pas à Sparte, plus à Sparte. A croire que j'ai franchi l'espace et le temps pour rejoindre une autre dimension.

Ne sachant se repérer en ce lieu où le ciel ne donnait aucune information plausible, du moins pour elle, elle se frotta du mieux qu'elle put et arrachant en de longues bandes de tissus sa cape singulièrement immaculée, elle s'en fit des bandelettes qu'elle entoura autour de ses blessures. De l'eau serait plus que bienvenue mais aucune source aucune rivière ne se faisait entendre. Juste le silence et les plaintes du vent...

Partir se mettre en marche en ces lieux, c'était la meilleure de toutes les options pour la jeune femme. Cypris ne savait où aller ne savait où elle était mais l'inaction ne pourrait que la ronger. Et puis, elle était une sainte de la déesse Athéna. Peut-être n'était juste que perdue dans ses rêves suite à son trop grand effort. Elle se souvenait du regard de la blonde Arwen sur elle et cela lui apporta le plus grand des réconforts. Un peu comme si la scientifiques veillait sur elle même de loin. Le pouvoir des chevaliers pouvait se jouer du temps et de l'espace qu'en était-il alors de ceux de cette mystérieuse femme. Une essence quasi divine sommeillait en elle, peut-être même divine...

Le mystère autour du Commandeur et des professeurs de Sparte resterait entier jusqu'à ce qu'ils décideraient de lever le voile.

Mais l'instant n'est guère venu...

Et Cypris se mit en route. Qui savait ce qu'elle trouverait avant d'enfin s'éveiller aux rayons du Soleil de Sparte.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Arwen
Haut-commandeur de Sparte la Sacrée
avatar

Messages : 89
Date d'inscription : 10/08/2013
Localisation : Sparte la Sacrée

Feuille de personnage
Hp:
344/344  (344/344)
CS:
610/610  (610/610)
Pa:
300/300  (300/300)

MessageSujet: Re: Sous l'Etoile de Chiron   Sam 12 Oct - 18:15

==> J'ai suivi Cypris d'ici

Des instants courts qui parurent pourtant être une éternité pour bien des êtres en ce jour funeste...

entre ce qu'il restait des murs du Réfectoire, pas une une seconde n'avait été perdue ou gaspillée. Depuis l'arrivée de la blonde Arwen sur les lieux du drame, tous avaient été soulagés de leurs souffrances. Tout comme tous étaient passés sous ses mains gantées de blanc. Un simple effleurement sur eux, parfois une main posée sur un front ou enserrant amicalement celle d'un ou d'une aspirante quelque fut son allégeance. Telle était la bénédiction de la scientifique de Sparte. Et si la majorité des combattants en devenir étaient encore inconscients, les quelques éveillés encore assez lucides pour saisir ce qu'il se passait, ne pouvaient la quitter du regard. Tant de reconnaissance et d'admiration transparaissaient  dans leurs regards brillant parfois d'un relent de fièvre. Arwen, armée de sa seule énergie, représentait une toute autre facette de ce que l'on pouvait accomplir avec le cosmos. Le cosmos, un tel potentiel aux mille portes...

Un simple sourire avait réconforté chacun d'entre eux avant que les gardes ne les emmènent sur des civières. Piqués au vif dans leur fierté de guerriers, certains voulurent marcher seuls avant de finir par rentrer dans le rang. Le commandant Hazama assisté du professeur Arwen avaient mis un terme à leurs maux mais tout danger était encore loin d'être écarté. De loin en loin, on pouvait entendre les échos des coups échangés avec une rare violence et les effroyables dégâts collatéraux sur la ville sacrée. Aussi, en apprentis et futurs guerriers dignes de ce nom, ces aspirants ne pouvaient se permettre de retarder les dirigeants de Sparte en discutant leurs ordres. Dame Arwen ne partirait qu'une fois l'ensemble des futurs convalescents évacués et personne ne souhaitait la contrarier en ses projets. Chose qui simplifia grandement les choses jusqu'à ce qu'elle quitte enfin des lieux qui ne tarderaient plus à être raser. Rien ne pouvait de toute façon plus tenir après de tels dommages. Autant tout reconstruire...

Et retenir les leçons de cette effroyable matinée mais, auparavant, il est une jeune dame qui m'attend.

L'ombre ne cessait de s'étendre au-dessus de Sparte, nuage de poussières et de cendres soulevées par le courroux des dieux en devenir. Un simple nuage mais déjà porteur de tant d'éclairs. Le présage des difficultés à venir. Arwen en était certaine. Ce n'était que les prémisses. Le quelques mouvements annonciateurs des troubles à venir. Tout comme sa mère, elle trouverait la force de lutter contre ce qui s'annonçait dans le lointain. Si seulement Apollon était aussi là, lui avait le don des oracles et cela aurait été si utile en cet instant.

Un autre cosmos s'était fait ressentir. Qui pouvait être assez fou pour approcher un combat d'une telle intensité mais cela serait du recours d'Hazama mais pas d'elle. Une hésitation pourtant avant qu'elle ne ressente le message du Commandeur et confortée dans sa décision se rende droit vers la Maison d'Athéna, la maison blanche. Traverser Sparte dans la cohue était une épreuve pour tous. Tant de personnes tentaient de venir en aide aux personnes ou s'assurer que leurs proches allaient bien. Combien d'entre eux pleureraient en ce jour ? La blonde scientifique préférait ne pas y songer. Cela était inévitable et elle ne pourrait rien changer. Elle avait fait tout ce qui était en son pouvoir et repousser la mort aussi loin que ses dons le lui permettait. Le fait que le sang que Nyx coulait aussi en ses veines avait sans doute sa part à jouer mais elle préférait ne point se retrouver dans l'obligation de tenir tête à son oncle Thanatos. Il était une légende de la Guerre. Un puissant et fier combattant qui au temps où sa mère, la muse Thalie faisait encore partie de l'armée de la déesse, avait massacré à lui seul la majeure partie de la garde d'or des saints d'Athéna avant de bloquer d'effroi les autres qui n'osèrent point bouger de par sa seule présence à au palais des juges. Une telle fierté brillait dans les yeux de la jeune femme en songeant aux exploits de son oncle. Il avait tant brillé auparavant que seule le sang de la déesse avait pu donner aux cinq chevaliers de bronze la force de venir à bout de lui. Qui étaient donc ces hommes capables de prendre le sang de celle qu'ils étaient sensés défendre pour porter la main sur des dieux ? Des fous, des fous merveilleux aux yeux de l'humanité mais pour elle, des hommes ayant commis certaines fautes que la situation rendaient inévitables.

Partagée entre son sang de Nyx et son sang de Zeus, Arwen songeait que rien n'était aussi simple que voulait bien le montrer la déesse Athéna. Tout dans l'attitude du seigneur Hadès montrait bien que quelque chose de grave s'était déroulé en partie grâce à la faiblesse du roi des Enfers suite aux blessures incessantes qu'il recevait de la part de la déesse de la Guerre. Depuis quand la guerre entre Arès et Athéna s'était-elle ainsi déplacée vers les Enfers et d'où provenait la terrible haine entre l'oncle et la nièce. Arwen en savait rien et jamais, elle n'avait pu en poser la question à son père. Quelque chose de grave couvait en ses lieux. Quelque chose de pire que tout ce que les divinités et les humains avaient connu.

Tout au long du chemin, la jeune femme en blouse blanche avait pu réfléchir et tout le chemin, elle ne venait à la même conclusion. Ce combat aussi âpre et destructeur puisse-t-il paraître n'était encore rien. Rien face au chaos qui menaçait d'éclater un jour. Et ce fut en cet état d'esprit qu'elle se présenta devant la porte monumentale de la Maison Blanche. Tout en ces lieux respirait la présence de la déesse de la Guerre. Il y avait des statues partout, des fontaines ainsi que de vastes jardins. Certaines lieux renfermaient des vivariums où se prélassaient des serpents alors que d'autres tours et arbres gigantesques accueillaient des chouettes. Cela et tant d'autres hommages à la déesse étaient visibles de partout. Et là aussi la même effervescence. Aussi, préférant ne point être retardée en sa mission, Arwen se concentra et d'une formule connue d'elle seule s'effaça de leur réalité. Ne pas les distraire de ce qu'ils avaient à faire. Ne pas se laisser aussi retarder. La chambre de Cypris se trouvait dans un étage particulier au centre des couloirs. De ce point précis, on pouvait se rendre partout. Rien de bien étonnant pour le Préfet de la Maison Blanche et en même temps, cela différait de l'architecture des temples du Zodiaque. Ici, les couloirs étaient si nombreux qu'on pouvait aisément se croire pris au beau milieu d'un labyrinthe. Quoique cela n'avait aucun effet sur ARwen et enfin, elle se trouva devant la porte de l'appartement de la jeune Cypris. Nul besoin de frapper, la future Sagittaire n'était pas en état de se lever. Son sommeil était plus que certain et ce qu'elle allait y rencontrer présumerait de son avenir et de sa future décision. Cela changerait sa vie à jamais aussi mieux valait que tout se passe au mieux sans trouble extérieur.

Raziel a la spectre de la Vampire pour lui seul. Et la splendide Lydia Carminia fera tout pour l'éveiller tant son amour est intense. Ce que ton cosmos te trahit tendre Lydia, tu te consumes pour lui depuis tant d'années. Depuis que les Moires vous ont séparés...

Prend soin de celui que ton coeur aime tant, Lydia Carminia. Autrefois, tu vins en aide à mon père et ma mère et pour cela, je te suis infiniment reconnaissante, Ange des Ténèbres.

Raziel et Lydia Carminia...


Comment réagirait la blonde Cypris quand elle apprendrait que celui pour qui elle avait peut-être nourri de tendres sentiments s'était embrasé de plus magnifique des amours pour la spectre de la Vampire ? Que pour elle, il venait de tout quitter avant de se diriger vers l'Ecosse. C'était ainsi, les amants ne cessaient de se chercher au fil de leurs réincarnations successives et même les Vampires ne semblaient y faire exception.

Sans un bruit, la porte s'était ouverte avant de déboucher sur un salon. Connaissant parfaitement les lieux, le professeur Arwen se dirigea aussitôt vers la chambre d'où lui parvenaient des odeurs de médicaments et de brûlures. D'un seul regard, elle repéra la silhouette recouverte de bandages de la jeune femme. Son bras avait le plus souffert ainsi que sa poitrine, sa gorge et son visage mais grâce aux baumes de la blonde Arwen, nulle marque, nulle cicatrice ne laisserait sa trace sur la jeune fille.

D'un geste, elle s'empara d'une chaise avant de s'installer au chevet de la Sainte. Son habit était léger mais parfait pour éviter toute gêne sur ses plaies. Un sourire sur le visage de la visiteuse et elle prit la main de la blessée dans la sienne avant d'enflammer son cosmos et d'adresser une prière à celui qui l'avait engendrée.

" Père, Hypnos, seigneur du monde onirique. Je t'adresse ma prière. Entre dans le rêve du Sagittaire et offre-lui ce que je ne peux. Un témoin de son choix pour l'avenir. Là où se déroule son combat même Athéna ne peut accéder et je me dois de garder la majeure partie de mes pensées tournées sur Sparte. Je ne puis intervenir pour elle mais vous, vous pouvez le faire.

Je te le demande, papa..."
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Cypris
Chevalier d'or du Sagittaire
avatar

Messages : 216
Date d'inscription : 04/08/2013
Localisation : Sanctuaire, Temple du Sagittaire ou Sparte

Feuille de personnage
Hp:
215/215  (215/215)
CS:
310/310  (310/310)
Pa:
150/150  (150/150)

MessageSujet: Re: Sous l'Etoile de Chiron   Sam 19 Oct - 17:06

Avancer...

Elle ne pouvait qu'avancer dans ce monde qui ne cessait de la surprendre. C'était comment dire, si surprenant. Elle se sentait à la fois chez elle et étrangère. Le vent qui agitait ces longs cheveux blonds, portait une odeur qui lui était inconnue et en même temps singulièrement effrayante. Avoir peur de l'inconnu était un sentiment bien connu mais là, c'était comme si quelque chose lui serrait les tripes. Pourtant, elle n'avait rien d'une pleutre. Cypris, Préfet de la Maison d'Athéna, n'était pas la dernière des femmes fragiles et pourtant, elle ne pouvait se sentir que mal à l'aise. Par instant, elle était parcourue de frissons alors que le soleil brillait de mille feux, projetant son ombre en une splendide silhouette noire. Pas un nuage de trop dans le ciel et les chants des oiseaux. Des fleurs sur son chemin ainsi que des arbustes en début de fructifications. Les mouvements des herbes se courbant sous les coups du vent.

Un instant, elle s'arrêta et mue d'une pensée soudaine s'empara d'une branche qu'elle n'eut aucun mal à modelé à coups de cosmos. Quoi de plus surprenant et d'effrayant que de voir cela. Cette simplicité avec laquelle, elle avait pris possession d'un arc et de flèches. Rien n'était normal en cette terre.

Reprend-toi !!!

Ces yeux noisette exprimaient la plus grande incrédulité lorsqu'elle surprit le vol d'un Sphinx.

Mais que fais-je là ?

Elle ne put en penser davantage avant de se mettre instinctivement en position de défense mais plutôt qu'une simple humaine guère grasse l'énorme prédatrice préféra fondre sur un troupeau de vaches toutes proches. Si facile à attraper et à déchirer...

Mais comment ? Les monstres sont en liberté. Sparte !!!

Mue d'un nouvel élan de solidarité envers les siens, elle se précipita sur le piste le plus sûre pour rejoindre sa ville. Que lui importait de livrer combat en chemin, il lui fallait rejoindre les siens et les défendre.

" Au nom d'Athéna, je ne laisserais plus personne faire de mal aux autres. Je suis le Sagittaire, sage et savant parmi les douze et non une simple femelle !!! "

Ainsi prise d'un regain d'orgueil et de courage, elle se remit en route. Filer vers la cité qu'elle n'avait eu de cesse de vouloir défendre au péril de sa vie, Cypris ne pensait plus qu'à cela. Jamais, elle n'avait été aussi rayonnante, aussi fière et ardente. Une des douze étoiles de la déesse de la Guerre, une des douze élites de la garde sacrée de la Sage Athéna. C'était cela sa vie, désormais cela. Des traces ne tardèrent pas à paraître, gravée dans la terre pourtant si dure de Grèce, des traces de sabots si grands et si lourds qu'ils ne pouvaient guère appartenir à des chevaux ordinaires. Un équipage d'une puissance et d'une masse à nul autre pareille.

Arès !!!

Ce nom lui était venu en premier alors que ses poings se serraient d'eux-mêmes. Tant d'indignation et de colère en elle à sa seule évocation. Lui qui avait brisé à la fois Sparte et ses illusions d'enfance. Lui qui avait été l'instrument de la fin de son innocence, la fin de sa vie si paisible entre les murs de Sparte. La perte de Raziel qu'elle savait ne plus jamais revoir comme avant. Ne plus le revoir que sous les traits et les armes de Minos du Griffon.

Ennemis, ils étaient désormais ennemis, le doute n'était plus possible. Tout comme l'existence d'une femme dans sa vie. Une femme, une rose qu'il n'avait cessé d'évoquer. En leurs derniers instants en tant que Préfets, il n'avait pu dissimuler son secret. Une Rose, Raziel s'empressait de rejoindre une Rose. Une femme...

Si dur, c'était tellement dur. Pourquoi sentait-elle son coeur douloureusement se serrer à ce souvenir. Avait-elle seulement pu imaginer que cela viendrait aussi vite. Que le temps et leurs destins se rappelleraient aussi brutalement à eux. Avait-elle seulement songé à tout ce qu'elle avait sacrifié en prononçant son serment. L'Amour et l'amitié qu'elle avait connus à Sparte n'était plus que cendres et maintenant seulement, elle commençait à réaliser tout ce qu'elle avait laissé et la jalousie qui l'avait traversée avec tant de douleur en songeant à cette autre femme qui occupait tout le coeur de celui qu'elle avait peut-être autrefois aimé...

Non !!! Cesse de te pencher sur toi et ce qui ne sera jamais plus que du passé. Raziel nous a laissés sans un regret. Moi et tous les autres, les spectres, ses frères, il les a abandonnés pour cette femme. Il a accouru vers elle et le surplis qu'elle allait lui remettre au nom de son maître, ce monstre d'Hadès. Qui que soit cette misérable femelle, elle paiera. Elle paiera pour avoir précipité l'éveil du Juge de la Noblesse.

Vaine tentative de détournement de la colère en elle. Elle ne pouvait reconnaître qu'elle détestait la façon dont Raziel l'avait laissée, jetée comme un déchet qu'il éliminerait sans une hésitation si jamais leurs chemins se recroisaient. Détester Raziel était pourtant si hors de ses forces qu'elle ne pouvait que reporter toute sa haine sur cette femme dont elle ignorait tout...

Hair une pensée, une Rose sans nom, sans visage était tellement simple, tellement attirant qu'elle n'avait aucun regret ni aucune honte d'user de cet échappatoire. Athéna passait avant et si Cypris avait besoin de cela pour garder son équilibre qu'il en soit ainsi.

Puis, soudain, elle se repencha sur les traces de sabots dans le sol ainsi que tout ce qui l'entourait et Arès s'imposa à nouveau en son esprit. Pourquoi lui et pas un autre se déplaçant au moyen un char sur les terres qu'il ravageait ? Simplement parce que Cypris n'avait point oublié. Athéna, sa glorieuse et bien-aimée Athéna était venue à bout de Poséidon et Hadès. Aussi en dehors du dieu de la Guerre, qui se déplaçait avec des tels monstres équins ? Sans doute pas la déesse Déméter ou autres. Ni Artémis ou Apollon. Seul Arès lui semblait capable de laisser une telle piste sanglante derrière lui car c'était le cas. Des carcasses de bétail jonchaient le sol, jetés pelle-mêle, certaines éventrées ou partie découpées. Cela aurait du lui éclaircir les idées mais elle ne s'y attarda pas assez et reprit sa route.

Puis, enfin, elle entendit des cris avant de s'arrêter, choquée par ce qu'elle découvraient. Les centaures, les centaures des mythes en pleine action, se gorgeant de viande crue sous le regard terrifié des esclaves qu'ils avaient enlevées. Tant d'effroi dans les yeux de ces femmes blessées, certaines cruellement. Ces êtres mi-chevaux mi-hommes étaient des brutes sans noms, ivres du vin qu'ils avaient du dérober et répugnants. Répugnant du sang qu'ils avaient sur les mains et de actes qu'ils n'avaient que pu commettre.

" Les centaures... Je porte l'armure d'un centaure. Je porte l'armure d'un centaure... De cela... "

Le choc pour elle était terrible. c'était la perte d'une autre illusion, la perte de sa propre illusion sur elle-même et ce qu'elle était devenue. Seule et immobile, elle ne pouvait avancer ni se reprendre alors que les centaures, eux, l'avaient repérée et certainement pas avec de bonnes intentions en tête. Loin de là, les hommes chevaux s'approchaient d'elle, menaçants sous les regards éteints et si tristes des femmes. Une autre esclave les rejoindrait. Dans leurs yeux toute la tristesse du monde se lisait. Pour Cypris, un effroyable combat allait débuter...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Hypnos
Dieu du Sommeil et des Rêves
Staff KoH
avatar

Messages : 445
Date d'inscription : 21/07/2013
Localisation : Jamais loin de ma reine

Feuille de personnage
Hp:
250/250  (250/250)
CS:
720/720  (720/720)
Pa:
250/250  (250/250)

MessageSujet: Re: Sous l'Etoile de Chiron   Lun 21 Oct - 0:54

Arrow Je viens de

Me matérialisant alors sans un bruit au cœur du monde onirique du chevalier du sagittaire, je ne fus aucunement surpris d’y trouver un monde verdoyant, clair et lumineux, un monde semblable à ceux qu’aurait pu créer en son temps Walther Disney s’il n’y avait pas dans l’air une odeur étrangère à un tel tableau.

*Le sang, le sang répandu, mais pas celui des hommes.*

Etait-ce là la vision du nouveau sagittaire ? Sacrifier mille têtes de bétail pour honorer les dieux dans des hécatombes modernes ? La pensée du délicat fumet des cuisses de moutons consacrés m’emplie alors de nostalgie, me ramenant plus de deux milles ans en arrière, à l’époque où nous marchions encore librement parmi les mortels. Cette coutume perdue allait-elle revenir au sein des chevaliers ? Pensaient-ils s’attirer ainsi quelque faveur en nous honorant à nouveau ?

*Je dois reconnaître que l’idée est bonne, mais elle ne suffira surement pas à effacer plus de deux mille ans de guerre entre nos factions respectives. Même si c’est un bon début.*

M’approchant discrètement de la source de l’odeur de sang, je découvris non pas un festin où ripaillaient gaiement des dizaines de convives autours d’imposantes pièces de viandes, mais un charnier s’étendant à perte de vue où les carcasses déchiquetées de plusieurs troupeaux gisaient là, laissé comme à pourrir au soleil.

« Je me disais bien que c’était trop beau pour être vrai… »

Qui ou qu’est-ce qui avait bien put faire ça ? L’œuvre n’était certes pas admirable par sa finesse, mais il n’en restait pas moins qu’elle laissait comme un arrière-gout de fascination par son coté "expression totale de rage décomplexée".

Si Cypris en était la responsable, alors elle devait être au moins aussi terrifiante que lorsque ma reine se mettait en colère.

*Je ferai mieux de la trouver.*

Notant les imposantes traces laissées par d’aussi imposants chevaux, je me résolu à les suivre à la manière du petit poucet suivant ses petits cailloux blancs pour retrouver l’objet de ses recherches.

Suivre la piste des empreintes s’avéra bien plus simple que je ne l’aurai crut possible, sans dévier ni même ralentir, il me suffit de quelques minutes pour en retrouver les auteurs.

« Par tous les feux du sombre empire… »

Des centaures. Une bonne vingtaine de ces créatures aujourd’hui éteinte se trouvaient sous mes yeux, des trophées obscènes à la main, visiblement ivre de sang et de vin, et s'adonnant à leur passe-temps favoris, le viol de jeune fille.

« Mais que font-ils dans l’esprit de Cypris ? Et où est-elle celle-là à présent ? »

Son cosmos, il me fallait trouver au plus vite son cosmos car je craignais désormais de la découvrir parmi eux ou plutôt parmi leurs victimes. J'avais au court de mon existence assisté à des songes tellement improbables, que cette seule pensée me semblait cohérente.

*D'abord un massacre, puis un peu de pécher originel avec des centaures... Décidément pour un chevalier, cette Cypris me semble très... Décomplexée.*

Examinant de plus près l'orgie se déroulant sous mes yeux, je fus quelque peu soulagé de n'y découvrir aucune trace d'un quelconque cosmos mortel. Finalement, Cypris n'était pas là. Elle ne semblait pas être dans les environs, tout du moins, pas dans les environs immédiats. Peut-être dormait-elle simplement, paisiblement étendue dans un parterre de fleur, un fruit entamé à la main et un sourire aux lèvres.

*Si tel est le cas, il ne reste qu’à espérer que les centaures ne viennent pas gâcher sa tranquillité.*

Me concentrant un bref instant sur le moindre cosmos environnant, comme dans tous rêves, je n’en découvris qu’un seul de nature humaine, celui de la rêveuse. Je fus alors soulagé en la trouvant à quelques centaines de mètres des centaures, visiblement en mouvement et à leur poursuite.

*Icélos… Qu’est-ce que tu as prévus pour elle, je me le demande.*

L’arrivée imminente de Cypris me laissa muet d’admiration. Réellement, elle s’était lancée à la poursuite de ces créatures sanguinaires et avides de jeune femme, un simple arc à la main.

*C’est un chevalier d’or, certes, mais là, j’ai comme quelques doutes sur sa victoire.*

Que devais-je faire ? Les centaures l’avaient découvert, et sans un bruit ils s’approchaient à présent de leur nouvelle esclave.

*On dirait qu’elle est pétrifiée… Pourquoi ?*

Dans ses yeux se trouvait plus que de la peur, il se trouvait aussi de la stupeur mais aussi comme une profonde amertume envers une illusion brisée, et cela était une première venant de la part d'un chevalier d'or, même pour moi.

*Se pourrait-il que cette illusion brisée soit celle de sa propre nature ? Elle, le nouveau sagittaire, héritière des plus grands fanatiques que l’ordre des chevaliers ait jamais compté, ouvrirait les yeux sur sa nature ?*

Peut-être. Mais qu’est-ce que cela changerai au final ? Elle resterait une ennemie. Même avec la fin de ses illusions, elle servirait toujours la sagesse, aussi, qu’est-ce que cela pouvait bien m’importer à moi qu’elle voit les centaures comme ils furent jadis ? Arwen m’aurait-elle fait perdre mon temps ?

*Autant abréger ces questions stériles.*

Quitte à être ici, autant en tirer parti. Ce cauchemar choisis par mon fils, je le changerai en test grandeur nature pour éprouver le pouvoir de ce nouveau sagittaire. S’il était seulement moitié moins fort que ses prédécesseurs, alors déjà nous aurons fort à faire avec lui.

*Je reprends la main Icélos, retire toi.*

Les choses allaient devenir intéressantes à présent.

Prenant le contrôle total du songe où se voyait plongée Cypris, j’entrepris d’y accroître le nombre de ces créatures d’un autre âge, les faisant passer de vingt à quarante, puis à soixante, puis à cent. Une cohorte entière de ces monstres féroces émergea bientôt des bois environnant, charriant leurs macabres butins sur leur dos et révélant ainsi l’origine même de l’espèce dont été extrait le sagittaire trônant parmi les étoiles.

*Voilà, maintenant tu sais pour les centaures, mais ton armure ne vient pas de n’importe lequel d’entre eux.*

A présent, quelque part sur ces terres, matérialisé à ma demande, attendait le véritable sagittaire, celui dont le nom était associé à tant de fils de Zeus. Mais pour le trouver, il faudrait à Cypris traverser ce champ parsemé d’ennemis avides de son sang, de sa vie ou de sa virginité.

*Montre-moi ce que tu sais faire avec ton cosmos petite fille. Montre-moi si tu es digne de devenir notre Némésis. Si tu me déçois, tu mourras dans l’instant et tu auras fait mentir ma fille adorée, alors donne toi à fond.*

Il ne lui restait à présent plus qu’un choix à faire. Avancer, ou mourir.

_________________
May my wishs comes trues
« Thalie, ma reine, ma lumière, ma vie, à jamais, je t'aimerai et serai tien... »
« Paroles » ~ *Pensées* ~ "Message télépathique"


Dernière édition par Hypnos le Ven 14 Fév - 0:00, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Cypris
Chevalier d'or du Sagittaire
avatar

Messages : 216
Date d'inscription : 04/08/2013
Localisation : Sanctuaire, Temple du Sagittaire ou Sparte

Feuille de personnage
Hp:
215/215  (215/215)
CS:
310/310  (310/310)
Pa:
150/150  (150/150)

MessageSujet: Re: Sous l'Etoile de Chiron   Dim 27 Oct - 13:58

Une ombre passa devant ses yeux et soudain, le ciel, lui-même sembla se voiler. Comme trop écoeuré par la vision de cette fête, ce banquet qui ne demandait qu'à l'engloutir, la dévorer dans tous les sens du terme. Les pas des centaures, leurs sabots, la brutalité et l'ivresse sur les traits. Ces visages barbus ruisselants de vins et de sang. Se nourrir de chair crue et s'enivrer du plus capiteux des vins était un de leur passe-temps favori en plus de...

Elle la savait. Cypris n'ignorait rien de la légende mais c'était une chose de lire quelques lignes effacées, déformées par le temps entre deux séances d'entraînements, deux passages dans les salles de Sparte avec l'idéal d'Athéna comme unique centre d'intérêt pour les futurs apprentis, et une autre de voir la vérité encore plus cruelle sous le couvert d'un rêve au allure de cauchemar. De quoi faire voler en éclat toutes ses illusions sur les saints et la chevalerie qui repoussaient, étouffaient les mauvais côté de la Guerre ainsi que le revers de la médaille et tout ce que cela signifiait.

Car c'était bien cela qu'elle venait de découvrir en ces lieux dévastés, la vérité qui l'avait frappée en pleine face dans toute sa crudité, sa bestialité. Elle portait l'armure d'un centaure, le nom d'un centaure et les voir ainsi. Voir cette armure, sa plus grande fierté ainsi exposée dans un aspect aussi vil, aussi répugnant. Quel pire choc que celui-là. Ces malheureuses prises entravées et maintenues tels des trophée sur leurs puissantes échines. D'acier et d'airain paraissaient être leurs corps, leurs partie équines, tout en muscles et en puissance.

Une nouvelle ombre et elle retint un cri en se jetant de côté, s'éloignant d'un seul mouvement salvateur. Un peu plus et l'un de ces êtres lui attraper le bras.

Non !!! Impossible ? Ils ne peuvent être aussi nombreux et aussi près ?

En effet, tout se passait si vite, tellement vite. Bien trop pour être normal mais qu'y avait-il de normal dans ce que ses yeux noisette apercevaient ? Tous ces êtres qu'elle avait cru si proches d'elle et n'était en réalité que des monstres. Avides de vins et de chair, ils tenaient là, l'encerclant en une ronde de cris, de gestes brusques et de sabots. Pas une fois, elle ne s'était laissé prendre mais cela prenait des proportions si énormes qu'elle ne pourrait indéfiniment restée sur la défensive, surtout que d'une vingtaine, ils étaient devenus une centaine...

Si près alors qu'à peine quelques secondes s'étaient écoulées.

Immenses et impressionnants, leurs haleines lui caressaient presque la peau tandis que des pleurs se faisaient entendre en échos aux cris rudes parfois obsènes des centaures. Une nouvelle série de coups que la jeune femme évita et put parer alors que dans sa tête, tout tournait.

Tant de changements s'étaient produits en si peu de temps. Tout son univers avait été bouleversé et maintenant, elle nageait en plein cauchemar éveillé. Si puissant qu'il bousculait, anéantissait toutes ses illusions sur ce qu'était les chevaliers et ce qu'était son signe.

Chiron...

Des larmes menaçaient de perler à ses yeux, à chaque fois que son regard surprenait la silhouette, l'apparition fugitive d'une esclave, d'une captive des centaures.

Est-ce cela que je suis ? Est-ce cela que nous étions ?

Son sens de la justice, de l'honneur et de la défense en prenait un coup tout comme son corps lorsque les premiers sabots la heurtèrent. Inconsciemment, elle s'était mise en position de défense, déployant son cosmos en une barrière d'énergie si puissante qu'elle en brûla presque les yeux du plus proche des chimères barbues barbu. Le premier à réellement hurler de rage et de douleur. D'autres cris suivirent si aigus qu'elle ne pouvait les comprendre totalement. A moins que ce ne fusse leur langage, celui des centaures.

Un nouveau mouvement, présageant une charge encore pire que les précédents. Une réelle menace avec tous ces cosmos qui n'avaient rien d'humains. Dans leurs yeux injectés de sang, nulle place au doute. Cypris paierait plus que cher ses actes si les centaures prenaient le dessus. Ils lui feraient goûter leur pire compagnie, au centre d'un nouveau cercle aussi incompréhensible que les précédents tant leurs mouvements échappaient à toute logique...

Impossible !!!

Une nouvelle fois, elle dut à ses réflexes et à son cosmos d'échapper aux assauts de tous ces bras qui ne pensaient qu'à la saisir et l'enlever ainsi qu'à tous ces sabots prêts à la blesser pour y arriver. La souillure de la boue était la seule à l'atteindre. Au fond d'elle-même, la lutte se poursuivait entre ses illusions et la réalité mais elle ne pouvait rester indéfiniment ainsi. Sa force ne serait pas éternelle contrairement à celle de ses opposants qui ne cessaient de devenir de plus en plus nombreux.

De plus en plus audacieux et précis !!!

Un coup qui la toucha soudain, la faisant valser avec tant de violence qu'elle rompit le cercle avant de dévaler au bas de la pente, sous les rires des quelques centaures qui parvinrent à lui balancer quelques coups de sabots au passage. La douleur eut au moins le mérite de la tirer de ses réflexions et d'au moins mettre un terme à sa lutte interne. Le temps pour cela était passé et sa vie à présent était en danger. Si les Centaures l'emportaient sur elle, la mort serait son lot et avant elle...

Elle ferma les yeux, repoussant au loin l'horreur que serait son agonie.

Non jamais !!!

Un immense sursaut avant qu'elle ne bondisse, soudain, mettant de la distance entre elle et ses adversaires qui ne tarderaient guère à revenir à la charge. Partir était si tentant. Fuit et laisser tout derrière elle mais elle n'était pas la seule vie en jeu. Seulement, celle qui avait la chance immense d'être éveillée au cosmos, d'être au service de la déesse de la Guerre et d'avoir bénéficier d'un long entraînement au coeur de la splendide et si rude Sparte.

Faisant fi de la douleur et des marques de sabots meurtrissant sa chair, elle se redressa. Au pied des collines, elle se tenait, toisant les centaures qui se concertaient, sûrs d'eux de leur future victoire sur elle. Rassemblant ses esprits, elle serra son arc tandis que les jeunes femmes gisaient elles aussi, certaines encore assez conscientes pour l'appeler au secours ou l'inciter à fuir, à chercher de l'aide du secours. La blonde archère ne pouvait détacher son regard de celui d'une des captives avant d'enfin prendre sa décision, faisant s'élever son cosmos dans la foulée.

Non, je ne fuirai pas, jamais. Je suis Cypris, Préfet de la Maison d'Athéna et future sainte du Sagittaire. Jamais, je ne pourrais abandonner celles qui ont besoin de moi ou me faire prendre par ces êtres immondes. S'il faut mourir, ce ne sera pas ainsi mais les armes à la main, mon cosmos brûlant tout sur son passage.

" Non, je ne peux pas mourir, pas avant de vous avoir toute sauvées. Je suis le Sagittaire, l'une des guerrières de la grande Athéna et jamais plus, vous ne lèverez la main sur qui que ce soit !!!  Vous m'entendez, monstres, jamais plus vous ne lèverez la main sur qui que ce soit !!! Implorez Athéna pour qu'elle vous prenne en pitié car moi, je n'en aurai pas !!! "


Toutes, les sauver même si cela signifiait perdre le reste de ses illusions, de sa jeunesse voire sa vie. Contre les guerriers cosmiques, elle savait se dresser et combattre, arc au poing ou à mains nues mais face à une telle multitude aurait-elle suffisamment de forces, de flèches ?

Une lueur de défi en ses yeux alors qu'elle se tenait droite et fière, levant son arc.

Si je peux les sauver, je pourrais mourir en paix. Mourir en paix si je parviens à rayer cette engeance de la surface. Ces centaures sont des monstres, des affreux monstres... Rien de commun, ils n'ont rien de commun avec...

Et soudain, un éclair brilla en ses yeux. Une vérité s'était faite jour.

Chiron, tu n'as rien de commun avec eux, rien avec eux. Comment ai-je pu te confondre avec eux ? Puisses-tu me pardonner cette grossière erreur et m'accorder une ultime chance de devenir la dépositaire de ton armure et de ton savoir...

Un nouvel assaut et des mailles qui volaient droit vers elle, sans la toucher. Nimbée de son cosmos doré, elle avait évité l'attaque mais elle n'en resterait pas là. Loin de là, en même pas un centième de seconde son cosmos avait explosé en un éblouissement aussi doré que le soleil, aussi magnifique que sa chevelure blonde. Et une volée de flèche s'en était détaché. Des centaines de traits, tirés tellement vite qu'ils semblaient fait de lumière avant de se ficher implacables dans les chairs des Centaures et tous s'effondrèrent. Vite si vite avant que son regard ne surprenne une autre volée de flèches et que soudain la suite de la légende de Chiron ne lui revienne en mémoire et qu'elle ne réalise la douleur lui transperçant la poitrine.

Non !!! Pas ainsi...

Des larmes s'écoulèrent enfin de ses yeux alors que sa main libre touchait l'arme dépassant de son sein tandis que l'autre serrait encore son arc.

" Non, pas aussi stupidement... "

Son regard cherchait, au loin de l'autre côté des carcasses des Centaures maintenant abattus. Un cri de souffrance lui échappa enfin lorsqu'elle surprit une silhouette masculine recouverte de la dépouille d'un lion, l'arc au poing. Lui aussi, venus en finir avec les Centaures...

" D'après la légende, les Centaures dont la bestialité n'avaient d'égal que l'ivresse furent en grand nombre... "

Elle le vit courir vers elle, les traits marqués par autant de tristesse que de culpabilité...

" Abattus par Héraclès et dans la mêlée, l'une de ses flèches blessa par accident le centaure Chiron... Serait-ce cela mon épreuve ? Revivre la destinée de Chiron... "
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Hermès
Messager des Dieux
avatar

Messages : 183
Date d'inscription : 02/09/2013
Localisation : Quelque part à m'amuser

Feuille de personnage
Hp:
340/340  (340/340)
CS:
600/600  (600/600)
Pa:
500/500  (500/500)

MessageSujet: Re: Sous l'Etoile de Chiron   Ven 1 Nov - 5:24

(Permettez-moi de m'incru... De m'inviter tout seul à tout cela Very Happy )

Arrow Arène

Toujours avec cet enthousiasme, David sifflotait en étant tout contant de ce qu'il avait pu savoir en ce jour. Donc en théorie, nous avons Arès qui est de retour et Artémis qui était incarné elle aussi. Tout cela semblait si merveilleux pour s'amuser. Restait à enquêter du côté de celui qui dirigeait cet endroit, ça semblait logique après tout. Si installer un canon au cosmos géant était dans ses possibilités, alors cet homme était une personne à surveiller de très près.

Puis Hermès... Ce dieu qui aimait faire des farces et mentir, lui aussi était sa préoccupation, s'il avait une certaine confiance en lui, ce n'était pas du cent pour autant. Penser à tout cela en même temps avait de quoi donner un mal de tête et c'est ce qu'il eut finalement. Trop de choses à penser après tout. Se massant la tempe pour espérer que ça calmait la douleur, il entendit la voix du dieu résonner encore dans sa tête.


*-Oh David, j'ai failli oublier de te dire une chose; à Sparte, il y a mes objets divins, si tu les trouves, tu pourras les utiliser si je t'aide à les manipuler. Et puis tu seras en mesure de soigner ce mal de tête. Après tout je connais tous les secrets de l'alchimie...*

D'un coup, alors qu'il était dans le couloir qui conduisait aux dortoirs, il s'arrêta net. L'alchimie? Il venait bel et bien d'entendre ça? Donc il pouvait changer l'or en plomb et ces choses-là? Bon l'idée de soigner ce mal de tête était bien plus charmante sur le coup, ça voudrait dire faire des potions et tout? Rien que ça, c'était cool.

-Oui... J'y penserais, déjà je vais aller là où j'estime avoir besoin d'aller, après on s'occupera de les chercher. Et puis je les connais tes symboles, tu as les sandales ailées, ton chapeau, et... Ton bâton je crois... J'ai oublié le nom d'ailleurs, mais j'avais vite fait vu ça une fois sur le net. Tu peux me dire son nom?

*-Le caducée, c'est son nom et c'est ce qui me permet de faire de l'alchimie, je l'ai reçu de la part de mon frère Apollon peu de temps après ma naissance. Bon en échange, je lui ai donné ma harpe que j'avais inventée. Tout ça à cause d'un bétail que je lui avais volé... Ahlala, mais bon, père m'a bien aimé quand j'ai menti sur le coup et puis voilà. Mais bon, ça remonte à loin quand je parle de ça. Beaucoup d'eau a coulé sous le pont depuis ça...*

D'ailleurs si jamais il y avait une personne dans ce même couloir ou qui pouvait entendre dans une chambre, on entendait bêtement David parler dans le vide. Bon il ne parlait pas tout seul mais ça en donnait l'impression. En méditant sur ce qu'il venait de dire, il se remit en marche. Son intuition lui disait de toujours marcher dans une direction bien précise, et ce qui le perturbait encore plus, c'était que son intuition était de plus en plus puissante alors qu'il venait à peine d'être à Sparte.

Et pour être plus précis, depuis qu'Hermès s'était manifesté, comme quoi le destin avait pour seul maitre ce dieu qui contrôlait la chance à un point que le commun des mortels ne pouvait l'imaginer. Et David allait être le témoin de cela aux premières loges. Mais pour le moment, il se contentait de marcher vers ce qui semblait être une porte tout ce qu'il y avait de basique dans le sens où ben... Il y avait une poignée.

Mais avant, il toqua trois coups avant d'ouvrir la porte juste après histoire de se faire entendre et pas surprendre des gens. Alors qu'il pensait ne rien voir, et bien il vit en effet deux personnes, mais surtout deux demoiselles auxquelles l'une était dans un lit. De quoi le laisser perplexe, était-elle une victime de ce duel des deux dieux? Ce n'était pas impossible après tout, tellement de corps sans vie étaient sur le sol. De quoi marquer son esprit durant un bon paquet de temps.

Faisant un petit coucou de la main en direction de la demoiselle au chevet de l'autre demoiselle qui avait l'air inconsciente, il fit un sourire tout en ouvrant la bouche.


-Oh... Euh... Bonjour? Désolé de vous déranger, mais... Enfin... Comment dire ça... Et bien j'ai eu l'intuition d'avoir besoin de venir ici à vrai dire. Mais si ça vous dérange, je peux m'en aller en tout cas. Cette demoiselle a l'air dans un état plutôt critique si je me fie à la violence des deux dieux incarnés qui se sont combattus. J'avoue que quand j'étais aux premières loges pour les regarder, j'ai senti l'immense cosmos qu'ils avaient... Oh pardonnez mon impolitesse! Je me nomme David, et je suis un élève en ce lieu. Elle va mieux depuis qu'elle est arrivée ici?

*-Si tu me laisses faires, je peux l'aider à s'en sortir en lui donnant de la chance, mais il faut que tu me laisses les commandes juste quelques secondes. Ce n'est pas forcément mon genre de sauver même si je le faisais des fois, mais je ressens ton envie d'aider cette femme, alors je l'aiderais. Considère cela comme la preuve de mon envie de te prouver de ma bonne foi. Laisse-moi lui donner suffisamment de chance pour qu'elle puisse s'en sortir...*

S'approchant alors avec lenteur, il ne montra pas le moindre signe d'hostilité, et puis après tout, il hésitait entre accepter l'offre du dieu et ne pas le laisser faire. Se mettant de l'autre côté du lit en restant debout, il se mit à réfléchir longuement avant de parler.

-Si vous me donnez votre accord, j'aimerais faire quelque chose pour l'aider. Ne vous en faites pas, je ne vais pas la toucher du tout, mais simplement faire quelque chose qui lui donnera de la chance pour qu'elle puisse aller mieux...

*-Bien, si elle accepte, fais ce que je te dis, ne te débat pas et contentes-toi de penser à la sauver, tout ira bien rassures-toi. Même si je n'ai pas encore toute ma puissance, je peux encore influencer la chance pour l'aider.*

Toujours avec politesse et respect, il se tenait là à regarder cette femme qui était en face de lui sans montrer le moindre signe de ce qu'il pouvait cacher. À ses yeux, il n'était qu'un élève qui savait utiliser le cosmos, alors pour le moment, jouer le rôle et mentir si le besoin s'en fait sentir. Ne pas dévoiler qu'un dieu parle dans sa tête, ça serait une mauvaise chose si cette femme était au service du haut commandeur. Mensonges et ruse allaient devoir faire leur oeuvre.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Hypnos
Dieu du Sommeil et des Rêves
Staff KoH
avatar

Messages : 445
Date d'inscription : 21/07/2013
Localisation : Jamais loin de ma reine

Feuille de personnage
Hp:
250/250  (250/250)
CS:
720/720  (720/720)
Pa:
250/250  (250/250)

MessageSujet: Re: Sous l'Etoile de Chiron   Sam 2 Nov - 21:24

Arrow Pour simplifier le topic, la suite pour Cypris ici

_________________
May my wishs comes trues
« Thalie, ma reine, ma lumière, ma vie, à jamais, je t'aimerai et serai tien... »
« Paroles » ~ *Pensées* ~ "Message télépathique"
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ozymandias
Grand Pope et Chevalier d'or des Gémeaux
avatar

Messages : 198
Date d'inscription : 10/09/2013
Localisation : Chaque jour vers l'Enfer descendant d'un pas, sans horreur, à travers des ténèbres qui puent.

Feuille de personnage
Hp:
192/192  (192/192)
CS:
400/400  (400/400)
Pa:
152/152  (152/152)

MessageSujet: Re: Sous l'Etoile de Chiron   Dim 3 Nov - 0:08

Arrow Je viens d'ici

Le destin savait se montrer pernicieux, et ce n’était pas ma situation qui allait venir contredire cette pensée. Que mon retour à Sparte se déroule en telles circonstances était bien évidement une triste coïncidence mais je ne pouvais m’empêcher de chercher plus loin, comme si je malgré moi, je présentais derrière tout cela quelque chose de beaucoup plus grand, de beaucoup plus inquiétant.

Arwen en saura d’avantage, et c’était bien vers la blonde enseignante que mes pas me dirigeaient en cet instant. Suivre le cosmos chaleureux et si subtile de la mystérieuse scientifique était un vrai jeu d’enfant pour un chevalier d’or tel que moi, mais je ne pouvais pas simplement filer la voir sans auparavant porter secours à tous ceux qui sur mon chemin en avait besoin.

Ici et là se trouvait tant de malheureux à aider, à rassurer. Tant de visage familier, tant d’inconnus. Le temps semblait suivre son propre cours à Sparte, et maintenant que j’y retournais, je me rendais compte à quel point la cité m’avait manquée. Elle si pleine de vie par rapport au sanctuaire vide de ses chevaliers.

*Pleine de vie, mais si fragile, comme si son existence même ne semblait tenir qu’à un fil.*

Remontant la piste du cosmos d’Arwen, j’arrivais alors au pied du dortoir de la maison d’Athéna, remarquablement bien préservé de l’attaque et accueillant déjà les premiers blessés porteur de la veste blanche.

Ne m'attardant pas devant le nombre inquiétant de blessés emplissant les couloirs de l'édifice, je montai les escaliers de la demeure quatre à quatre, craignant à chaque porte franchie de découvrir le corps sans vie d’un ami ou d’une connaissance. Tant de lit se voyaient déjà réquisitionnés, tant de victimes déjà à déplorer. Mais qui ? Pourquoi ? Des réponses, il me fallait des réponses.

« Arwen ! »

Ouvrant enfin la porte où se trouvait la blonde enseignante, je la découvris au chevet de la jeune Cypris en compagnie d’un homme étrange aux cheveux verts dont le visage m’était inconnu.

« Cypris ! Par la Sagesse mais enfin qu’est-ce qui se passe ici ? Qui lui a fait ça ? »

Scrutant rapidement le corps du préfet de la maison blanche, je constatai que les premiers soins lui avaient déjà été prodigués, sans doute par Arwen elle-même, ce qui n’ôtait cependant rien au caractère préoccupant des larges bandes de coton recouvrant à présent une vaste partie du corps de Cypris, la faisant ressembler à une de ces momies de plâtre que les cartoons pour enfant appréciaient tant mettre en scène pour dédramatiser les pires accidents.

« Bonjour, enfin, si l’on peut dire. »

M’adressant à l’inconnu, je n’avais pour le moment ni le temps ni l’envie d’en apprendre d’avantage à son sujet, aussi, je détournai rapidement le regard pour le poser sur Arwen encore vraisemblablement surprise de ma présence ici.

« Arwen, que s’est-il passé ici ? Au nom d’Athéna raconte-moi tout. »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Cypris
Chevalier d'or du Sagittaire
avatar

Messages : 216
Date d'inscription : 04/08/2013
Localisation : Sanctuaire, Temple du Sagittaire ou Sparte

Feuille de personnage
Hp:
215/215  (215/215)
CS:
310/310  (310/310)
Pa:
150/150  (150/150)

MessageSujet: Re: Sous l'Etoile de Chiron   Dim 3 Nov - 16:17

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Arwen
Haut-commandeur de Sparte la Sacrée
avatar

Messages : 89
Date d'inscription : 10/08/2013
Localisation : Sparte la Sacrée

Feuille de personnage
Hp:
344/344  (344/344)
CS:
610/610  (610/610)
Pa:
300/300  (300/300)

MessageSujet: Re: Sous l'Etoile de Chiron   Dim 3 Nov - 22:08

[HRP : vu la richesse des rps se déroulant en parallèle, j'ai essayé de tenir compte de l'ensemble des éléments les plus importants. Si j'ai oublié quelques détails auxquels vous tenez, n'hésitez pas à me le dire Wink ]

Ainsi Arwen avait-elle lancé un appel vers son père, vers le dieu du sommeil qui n'avait pas tardé à être entendu. Quelle joie pour la jeune femme que de ressentir aussi vite la présence du fils de Nyx dans un domaine qu'elle seule pouvait effleurer. Elle seule dans l'enceinte de Sparte puisque les frontières des mondes oniriques n'étaient pas ouverts qu'à elle. Ses frères, ses innombrables frères pouvaient aussi y entrer. Certains bons, d'autres d'une rare, d'une très rare cruauté, l'élevant à des hauteurs de raffinements faisant passé l'ancien Cancer, Death Masque le bien nommé pour un ange de bonté dégoulinant de guimauve. Bref, le genre de divinités qu'on préférait ne jamais rencontrer ou même seulement imaginer. Fallait-il aussi ajouter que prendre les saints au piège d'une de leurs infernales terres oniriques était un de leurs passe-temps préféré et que la scientifique n'ignorait rien. Pas plus que du risque qu'elle faisait prendre sciemment à la blonde archère en faisant une telle demande. Seulement son père n'était pas la copie conforme de son jumeau, le terrifiant maître de la Mort. Hypnos prendrait soin de se pencher sur l'âme de Cypris avant d'agir et Arwen était certaine qu'il comprendrait alors ce qui avait poussé sa fille chérie à lui demander une telle faveur. Après tout, Cypris était une perle unique en son genre, un élément précieux qui ne pourrait que plaire à un être aussi épris d'art que le maître du Sommeil et puis, elle devait bien reconnaître que son sort lui tenait tant à coeur.

" Je vous en prie, père, ne la jugez pas sur sa seule appartenance à la Maison de la Sagesse. Cypris est une amie chère à mon coeur et une âme vaillante sans être aussi obtuse que ses semblables. Déjà son coeur saigne d'avoir perdu l'amitié de Raziel. Rien d'autre n'a pu naître et cela reste une chance unique dont elle ne peut que louer les Moires. Est-ce à vous que je dois apprendre les tourments pouvant naître d'un tel amour lorsqu'il n'est pas partagé.

Née des amours d'une sainte de la déesse Athéna et d'un des deux enfants de Nyx, qui mieux que moi peut comprendre la puissance des sentiments liant deux êtres ainsi que la cruauté du chemin parcouru d'autant de ronces que de roses lorsque ces amants sont nés sous une telle destinée.

Ainsi vont les choses, mon père tant chéri, je ne peux que vous demandez de la préserver. Elle en qui dort un tel espoir, elle qui n'a pas d'office considéré les spectres comme des monstres juste bons à abattre. Sa sagesse rivalise avec celle de la Vierge et sans doute même la dépasse. Parce qu'elle y allie aussi l'humilité qui fait tant défaut à cette parodie de prêtre se prenant pour le porte parole des divinités. Rôle du Grand Pope et non d'une pseudo-Vierge incapable de distinguer le mal tapis au sommet même des marches du Sanctuaire. '"

Shaka, comme tu as pu te tromper. Comme tu as pu te couvrir de sang et laisser les saints se massacrer entre eux pour rétablir sur le trône une incarnation trop affaiblie par une éducation indigne de la grande Athéna. Réveiller la vraie Athéna ne t'a donc jamais paru nécessaire ? Pas même lorsque le Sanctuaire s'est dévoré pour la seconde fois de lui-même.

Les saints de la Vierge devront apprendre que rien n'est plus complexe que la voix des dieux avant d'oser à nouveau parler en leurs noms...


Tant d'espoir reposait sur les épaules de la jeune femme reposant, couverte de pansements, en cette chambre plongée dans une semi-obscurité, invitant au repos. Non point qu'Arwen repoussât systématiquement les autres saints ou même la Vierge mais voir ainsi le Sagittaire oublié de tous et de toutes était quelque chose que la jeune femme ne souhaitait plus voir apparaître. Cette armure comme toutes les autres se devait d'être portée clairement et non servir de soutien au saint de Pégase.

Seiya, tout guerrier valeureux qu'il était, ne possédait point la sagesse ni les connaissances de Chiron. Et cela, Arwen souhaitait le voir ne plus se reproduire, jamais. Cypris était l'héritière, la seule et unique et l'habit sacré du Sagittaire ne devrait reposer que sur ses épaules et sur aucune autres sinon, celle de son successeur.

Mais plus que cela, c'était l'espoir que représentait Cypris qui poussait la scientifique à lui venir en aide. Cypris et son lien avec Raziel ou plutôt Minos du Griffon. L'union des forces contraires pouvaient autant déboucher sur le pire des cataclysmes que la meilleure des issues. Telle était l'intuition que ressentait la blonde scientifique, cette intuition propre aux Muses dont le sang coulait en ses veines autant que celui de Nyx.

Prête à passer des jours à son chevet, elle avait saisi la main de la convalescente sans que son cosmos bénéfique ne décline. Aussi longtemps que les blessés de Sparte aurait besoin du soutien de son cosmos, la jeune femme émettrait cette aura unique en son genre. Prendre soin des autres, les soutenir de son énergie bienfaisante tout en leur offrant de quoi guérir, telle était l'ambition de la scientifique.

Soudain, elle sentit une pression sur sa main.

- Cypris..

Des mouvements sur le beau visage de la blessée, des mimiques déformant ses traits. Souffrance, doute et effroi. Tout cela se succédait en quelques instants. Que pouvait-il se passer en son monde ? Sans la présence de son père, Arwen n'aurait pu que se ronger les sangs dans l'attente du réveil de la jeune femme. Trop accaparée par Sparte et les deux divinités en pleine lutte, elle ne pouvait se plonger dans le monde onirique d'une seule victime et encore moins y intervenir sans risquer de se heurter à l'un de ses frères ou pire d'attirer de la plus mauvaise des façons leur attention sur la future porteuse de l'habit du Sagittaire. Se débarrasser sans trop de risque de l'une des futures élites de la déesse Athéna était plus que tentant et seul son père, le divin Hypnos pouvait entrer en ce domaine sans se laisser aller à cette tentation plus que compréhensible. Lorsqu'un seul saint était parvenu à ridiculiser quatre de ses frères, nul doute que les dits-frères ne devaient songer qu'à prendre leur revanche. Et toute âme ferait l'affaire.

Préserver Cypris tout en l'exposant au danger. C'était un choix qu'elle était prête à assumer.

- L'espoir, père, elle représente l'espoir et l'ouverture vers le camp des spectres sans le désir absolu de les détruire. Père, je vous en prie, comprenez le fond de mon âme.

Puis, soudain, elle ressentit une nouvelle débauche de cosmos.

Hazama

Le Commandeur s'était enfin décidé à intervenir, déplaçant les deux belligérants loin de la cité et sans nul doute le reste de l'arène avec eux. Elle ne savait où ils allaient atterrir mais cela se saurait bien assez tôt. Pour l'instant ne comptait que Sparte la Sacrée et toutes les vies qu'elle soutenait. Soudain, deux cosmos firent leurs apparitions. L'un inconnu et l'autre si proche, lié à son passé.

Ozymandias, saint des Gémeaux. Te voici, le Sanctuaire est donc enfin au courant et a réagi. Tout cela annonce le réveil d'autres divinités voire l'émergence d'un nouveau danger...

S'efforçant d'apaiser son coeur dont les battements étaient parfois si rapides, Arwen parvint ainsi à recomposer son masque calme juste à temps. Un nouveau venu faisait son entrée suivie d'Ozymandias. Tous deux prirent la parole sans lui laisser le temps de se redresser ou de relâcher la main de la future sainte du Sagittaire.

- Suis le bienvenu à Sparte, David même si j'aurais préféré que ce soit en de meilleures circonstances. Et bon retour, Ozymandias. Je suis tellement désolée que ton retour en ces lieux coïncident avec une telle catastrophe.

Et les invitant à prendre place au chevet de Cypris, leur désignant deux sièges, elle reprit, baissant d'un ton...

- Parlez doucement, elle a grand besoin de repos.

Puis se tournant vers David puis le saint des Gémeaux...

- Vous ne devez sans doute pas vous connaître. David, je te présente Ozymandias, gold saint de Gémeaux de la déesse Athéna. Ozymandias, David, élève nouvellement arrivé à Sparte et sans le moindre doute encore en attente de sa Maison. Quant à cette jeune femme...

Sa voix s'était teintée d'une tristesse plus que sensible.

- Elle s'appelle Cypris et porte l'habit de Préfet de la Maison d'Athéna et si elle survit à cette épreuve, elle revêtira dans peu de temps l'armure d'or du Sagittaire.

Les présentations ainsi faites, Arwen enchaîna.

- Ceci est l'oeuvre d'Angron, l'incarnation d'Arès. Sans que personne ne puisse s'y attendre une terrible bataille a éclaté entre les murs du Réfectoire entre les futurs saints et spectres. Rien de bien terrible si ce n'était...

Elle marqua un temps d'arrêt avant de reprendre.

- Qu'Angron se tenait dans les parages et que son instinct l'a emporté. Quelque chose ou quelqu'un a du orchestrer cela mais l'enquête ne fait encore que débuter... Tout ce que je sais, c'est qu'une autre incarnation divine s'est dressée sur son chemin, l'entraînant au loin. C'est d'ailleurs à elle que la plupart des survivants doivent d'avoir échapper à la mort des mains d'Angron. Malheureusement, cela n'a pas suffi. Les dégâts collatéraux résultants d'une bataille entre les deux futures divinités étaient sur le point d'achever les survivants et c'est à ce moment que Raziel, le Préfet de la Maison d'Hadès, et Cypris sont entrés en scène...

Raziel a disparu dans la mêlée. Quant à Cypris, elle s'est grièvement brûlée en tentant d'absorber au maximum les énergies résiduelles des différentes attaques. Le temps que le Commandeur et moi-même arrivions sur les lieux, elle était sur le point de flamber...

Maintenant, vous savez quelle tragédie vient de nous frapper et cela n'est pas encore fini...


Puis se retournant vers Cypris.

- Elle lutte, elle lutte de toutes ses forces et je sens que cette épreuve sera aussi celle qui décidera de son avenir...

Et comme pour lui donner raison, une nouvelle aura submergea la pièce, laissant à Arwen tout juste le temps de dresser une barrière avant de faire exploser la fenêtre et tout un pan du mur dans la foulée. Une explosion de lumière submergea l'ensemble des lieux avant de perdre en puissance, révélant la magnifique armure d'or du Sagittaire...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Hermès
Messager des Dieux
avatar

Messages : 183
Date d'inscription : 02/09/2013
Localisation : Quelque part à m'amuser

Feuille de personnage
Hp:
340/340  (340/340)
CS:
600/600  (600/600)
Pa:
500/500  (500/500)

MessageSujet: Re: Sous l'Etoile de Chiron   Mer 6 Nov - 4:42

Entre mensonge et vérité, il y a une corde raide que David adorait marcher dessus. Et il fait ça avec adresse et amusement sans se soucier de quoi que ce soit. Bon ce n'était pas un sale type non plus, derrière ce sourire charmeur et ce regard plein de malice, se cache un coeur qui battait. Après tout un être humain se doit d'aider son prochain ou du moins tenter si possible. Et David n'y échappait pas tant que ça malgré tout. Mais était-ce un défaut? Avoir de la compassion n'avait rien de bien mauvais en tout cas, mais sans être aveugle et idiot non plus.

Restant silencieux dans un premier temps pour écouter ce que la demoiselle disait, il commença à réfléchir. Quand d'un coup, un homme fit son apparition sans même qu'il eut le temps de réagir. Rien qu'à le regarder, il semblait imposant et avoir ce petit truc qui disait "Oui je peux en imposer sans même à avoir besoin de parler" ou bien on peut dire du charisme tout simplement.

Entendant la demoiselle les présenter, il put enfin comprendre ce qu'il était; un authentique chevalier d'or. Ah c'est sûr que ça en jetait un max. Vive le prestige d'avoir une armure qui brille au soleil comme tout. N'empêche que ça doit être utile pour faire des signaux de lumière, surtout en haut d'une colline, comment ça c'est ridiculiser l'armure d'un chevalier? Pas du tout, c'est trouver une fonction secondaire à quelque chose qu'on croit qu'il n'y en a qu'une seule.


-Oh je vous en prie, ne vous en faites pas, je suis malgré tout content d'être là même si j'avoue que ce qui se passe est assez particulier. Et en effet, on ne se connaît pas mais ça n'empêche pas de parler. Par contre je peux vous dévoiler qui est l'autre entité qui s'est opposé à cet Angron, il s'agit d'Artémis, la déesse de la chasse et de la lune... Le genre de femme qui mord comme un lion si je me fis à ce que j'ai vu. Elle irait bien dans un groupe féministe en tout cas. Bref...

*-Et encore, tu n'as pas tout vu bien que je n'ai rien contre elle, cette Artémis a beau être de ma famille, elle se laisse approcher que par père et Apollon. Comme quoi le fait d'être un homme accuse tout le mal qu'elle reproche. Faudrait un jour qu'elle voit qu'il y a des hommes qui font des efforts quand même, mais ce n'est pas le moment d'en parler. Là il est l'heure que je te montre un aperçut du pouvoir que j'ai.*

C'est avec lenteur qu'il prit place sur le siège tout en continuant d'écouter ce qu'elle avait à leur dire. Donc Arès ou du moins son hôte avait succombé au besoin féroce du combat qu'Arès avait. Donc voilà le déclencheur et par logique, celle qui allait devenir la future Artémis se trouvait non loin de là. Si seulement il avait pu être là juste avant que le combat éclate, il aurait pu agir afin d'obtenir quelque chose qu'il aurait aimé.

Déjà rien qu'avec ces éléments, un plan naissait dans son esprit, il s'assemblait petit à petit. Bon il manquait encore des conditions mais il comptait bien les remplir à force de temps et de patience. Ce haut-commandeur allait avoir un dieu et son hôte sur le dos encore quelque temps, juste assez pour saisir ce qu'il avait en tête.

Donc un autre préfet en a profité pour partir? C'était assez futé sachant que le chaos provoqué était une couverture idéale. Ce Raziel était à prendre compte surtout qu'il était de la maison d'Hadès. Il serait donc un spectre en toute logique, restait à voir ses intentions à l'avenir. Et cette femme avait donc tenté d'absorber de l'énergie divine? De la pure folie voyant la quantité que lui-même avait pu sentir en étant tout proche. Mais bon, vu qu'elle était un futur chevalier de la soeur d'Hermès, ça ne changeait rien, leur sens du sacrifice était honorable. Mais quand on meurt, on ne peut plus servir, c'était un gâchis que de mourir même pour une cause, une fois mort, on est oublié. Peu importe le temps qui passe, on termine par être effacé des mémoires.

Se penchant sur le visage de la demoiselle, il mit un certain temps avant de parler.


-Hum... Quelque chose doit se passer dans sa tête pour qu'elle puisse réagir comme cela. Je ne peux pas dire quoi mais je vais tâcher de l'aider... Ne vous inquiétez pas pour moi si je réagis d'une autre façon durant le processus. J'espère que ça va l'aider ce que je vais faire...

Tendant ses mains au-dessus du futur chevalier d'Athéna qui venait d'avoir son armure à l'instant, il se concentra et eut un moment d'hésitation mais très bref. Et si c'était dangereux? Non sinon Hermès ne ferait quand même pas un acte pareil et il lui dirait à l'avance.

*-Très bien David, commence par te laisser aller comme pour aller dormir et laisse le cosmos que tu as, filtré à travers tout ton corps, je m'occupe de tout ensuite. N'aie pas peur, tu ne sentira pas la moindre douleur... Bien.*

Ouvrant d'un coup les yeux, son cosmos se fit de plus en plus grand, à un point tel qu'il pouvait facilement se comparer avec celui d'Angron et Diane. Son regard changea radicalement, devenant plus sûr de lui, Hermès était le maitre de ce corps pour le moment. Sachant que David pouvait pour le moment le faire rentrer pour redevenir celui qui contrôlait tout, il allât faire ce qu'il avait en tête. Diffusant ainsi ce cosmos dans le corps de la future Sagittaire, il utilisa le pouvoir de manipuler la chance pour amplifier de façon incroyable celle de cette demoiselle quand d'un coup il se rendit compte d'un autre cosmos.

Certes il était faible mais il était bien présent, suffisamment pour qu'Hermès puisse le sentir. En se concentrant assez, il eut un choc devant cette sensation qui confirma son interrogation.


-Hypnos...Dit-il dans un murmure à peine perceptible

Oui ce cosmos... Le sentir remontait à très loin mais la sensation était gravée dans sa mémoire. Mais pourquoi il faisait ça? Qu'avait-il à gagner en étant dans le rêve du futur Sagittaire? Le souci étant qu'ainsi, Hypnos pouvait sentir le cosmos du dieu des voleurs et savoir immédiatement qu'il était de retour. Relevant la tête vers Arwen, il parla d'une façon calme et détendue bien qu'il fût surpris.

-Vous savez qu'il est là je suppose? C'est vous qui l'aviez prié? Je suis curieux ce qu'une mortelle comme vous est à ce point déterminé pour faire appel à lui. Vous avez gagné ma curiosité en tout cas, ce qui est plutôt rare je dois avouer...

Laissant encore un peu son cosmos agir pour donner un maximum de chance, il termina par le faire disparaître pour retourner dans son corps et faire un clin d'oeil à Arwen avant de s'assoir à nouveau et laisser David reprendre les rênes.

-Donc voilà... J'ai fait ce que j'ai pu pour l'aider... Désolé si mon comportement est étrange, je suis toujours comme ça quand j'utilise mon cosmos. Je change un peu, mais ce n'est pas dangereux je vous assure. Si tout va bien, elle ira mieux et se réveillera tranquillement.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ozymandias
Grand Pope et Chevalier d'or des Gémeaux
avatar

Messages : 198
Date d'inscription : 10/09/2013
Localisation : Chaque jour vers l'Enfer descendant d'un pas, sans horreur, à travers des ténèbres qui puent.

Feuille de personnage
Hp:
192/192  (192/192)
CS:
400/400  (400/400)
Pa:
152/152  (152/152)

MessageSujet: Re: Sous l'Etoile de Chiron   Ven 8 Nov - 10:34

Arwen. Qu’il était bon de la revoir indemne après tout ce temps passé loin des murs de Sparte.

« Oui moi aussi je regrette, pour ça et pour… »

*Bien d’autre choses.*

Je ne le lui dis pas. Le moment n’était tout simplement pas encore venu. Sparte était meurtrie, exsangue, et un inconnu se tenait à nos côtés, le moment n’était pas encore venu.

M’asseyant là où elle me demandait de le faire, j’écoutais alors son récit avec attention et le moins que l’on pouvait dire, c’était que j’avais bien du mal à contenir ma colère et ma haine. Certes de la part du boucher attitré de Sparte, je ne m’étais jamais attendu à de la finesse, mais de là à l’imaginer en hôte divin et plus encore en bourreau de centaines d’âme innocentes…

« Depuis combien de temps ? »

La seule question qui ne me paraissait pas alors etre vide de sens.

« Depuis combien de temps savez-vous la vraie nature d’Angron, Hazama et toi ? »

De la colère, mille regrets, voilà ce qui me caractérisait le plus en cet instant. Si les hauts gradés de Sparte avaient connaissance de la nature profonde d’Angron, pourquoi l’avoir toléré ainsi au sein d’une ville que tôt où tard il finirait par meurtrir ? Sans l'intervention d'Artémis... Pourquoi ne pas l’avoir scellée ou même banni lorsque l’on en avait encore l’occasion ? Pourquoi ? Leurs morts étaient-elles donc nécessaire ? Etaient-elles donc inévitables ?

*Non ! Jamais je ne croirais une telle chose !*

Un coupable, il y avait forcément un coupable dans cette situation. Il y aurait dut y avoir une alternative, il y aurait dut y avoir un plan. Quelqu’un devrait répondre de cela en plus d’Angron et je le trouverai.

« Réponds-moi Arwen ! »

Et sans que je n’ai encore pris la peine de l’écouter où d’y prêter grande attention, David, comme Arwen l’avait nommé, se mit à faire croitre son cosmos, à le faire croitre au point qu’il dépassa allègrement tout ce que j’avais alors put connaitre au cours de mes voyages, à le faire croitre au point que la nature profonde de cet homme aux cheveux verts me sauta alors au visage avec l’évidence de la menace qu’il incarnait pour tous les mortels aux alentours.

« Mais qu’est-ce que…? »

Je devais faire vite, je devais etre prudent. Tout se passait désormais sur une échelle de temps infiniment réduite, la moindre milliseconde d’inattention signifierait sans nul doute mon trépas, et celui d’Arwen et de Cypris également.

« Arrêtez ! »

Ce fut à cet instant que sans crier gare, la fenêtre de la chambre vola en éclat ainsi que le mur l’accompagnant, tous deux démolis par une prodigieuse boule de lumière d’or étrangement familière.

*Cette lumière… Mais oui… C’est comme…*

Le jour où ma vie avait basculé, le jour de ma mort, le jour de ma renaissance…

Je remarquais alors la barrière énergétique nous entourant, et au cosmos chatoyant qui la maintenait en place, je sus qu’il s’agissait là d’une œuvre de la blonde scientifique.

La lumière d’or perdit alors en éclat, avant de laisser apparaitre une silhouette humaine ailée qui surplombait un corps de cheval étincelant. L’armure d’or du sagittaire était venue à son nouveau porteur.

*Cypris… Ainsi ton heure est venue.*

Encore fallait-il qu’elle se réveille pour revêtir sa protection, ce qui ne semblait pas etre près d’arriver en vue du sommeil impénétrable dont souffrait le nouveau chevalier.

M’approchant d’elle pour lui prendre la main, je posais une main délicate sur son front bandé tout en scrutant les énergies présentes en elle sans pourtant déceler la moindre trace d’intrusion ou de parasitage. Qu’est-ce qui pouvait bien la maintenir ainsi dans le monde des rêves ?

« Qui ça "Il" ? Qui a-t-elle priée ? Et pourquoi Cypris ne se réveille pas ? »

Perdu ? Oui je l’étais en cet instant, propulsé sur le devant de la scène parmi des forces que je ne pouvais qu’à peine concevoir. Tant de choses auxquelles je ne comprenais rien et avec lesquelles pourtant je devrais composer à l’avenir mais je n'avais pas le temps de m'apitoyer sur mon sort. J'étais à priori en présence de force divines, alors ces avec des forces divines que je devrais composer. Le tout était de savoir comment.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Arwen
Haut-commandeur de Sparte la Sacrée
avatar

Messages : 89
Date d'inscription : 10/08/2013
Localisation : Sparte la Sacrée

Feuille de personnage
Hp:
344/344  (344/344)
CS:
610/610  (610/610)
Pa:
300/300  (300/300)

MessageSujet: Re: Sous l'Etoile de Chiron   Lun 11 Nov - 18:37

Enfin, l'instant est venu. Cypris, ton âme s'est éveillée et les vraies épreuves commencent seulement. Ton destin est lié à celui du Griffon. Tache de ne pas confondre Raziel et Minos, tel est le conseil que je te donne...

Les Muses sont ouvertes à tous ceux qui tendent leurs sens vers elles.

Mère...


Et sans se départir de son attention, de sa tendresse envers l'ensemble de Sparte vibrant sous son éclatant cosmos tenant autant de la douceur du printemps que du sable d'or des plus belles légendes, Arwen se redressa pour saluer l'armure, la splendide armure d'or du Sagittaire. Puis, ce fut vers David qu'elle tourna son visage, lui offrant son sourire, un sourire désarmant et porteur de tant d'espoir...

Davis, elle aurait été aveugle si elle ne l'avait pas vu. Tout en lui laissait entrevoir la puissante divinité sommeillant encore en son âme et son corps ou plutôt assez généreuse pour ne pas écraser d'office sa personnalité. Hermès, le jeune fils Zeus, mon oncle, l'un de mes innombrables oncles et le plus rusé de tous. Le genre qui plairait à père se plut à songer Arwen avant qu'un souvenir ne s'impose à elle. Celui de discussions animées entre Ulysse, Sisyphe et Hypnos, les deux héros les plus réputés pour leur force d'esprit, capable de raisonner au point d'emprisonner la mort elle-même. Un souvenir cuisant pour son oncle Thanatos, tonton le Faucheur, comme elle l'avait si souvent appelé enfant. C'était un temps si bref et si précieux, celui de son enfance, de cette vie qu'elle n'aurait sans doute jamais connue sans la clairvoyance de ses parents. Leur clairvoyance et celle de certains de leurs serviteurs...

Sans Lydia, Jonathan et même la déesse du grand nord, tout aurait pu être différent si différent... Et jamais, je n'ai pu les voir. Tous ceux ayant participé aux événements entourant ma naissance ne sont plus ou se sont éloignés dans d'autres mondes.

La Vampire et son serviteur avaient non seulement en leur temps sauver la blonde Angel mais aussi secouru Hypnos. Loyauté, la loyauté, la fidélité et l'honneur existaient autant chez les spectres que chez les saints tous comme les saints n'étaient pas sans tache loin de là. Les Spectres n'avaient-ils pas vécus en tant qu'êtres humains avant de s'éveiller au monde souterrain ? Rien n'était aussi simple que se plaisaient à le croire certains chevaliers de la Sagesse. Tout était infiniment plus subtil, plus délicat et plus dangereux... Si dangereux...

La blonde scientifique ne pouvait s'empêcher de songer que seule une rixe d'une ampleur considérable avait pu réveiller les ardeurs belliqueuses d'Angron. Les aspirants des deux maisons se faisaient la guerre à leur façon mais une limite avait été instaurée. Une limite sacrée que nul au sein des deux camps ne devait franchir au prix de réveiller des puissances n'ayant rien à envier à la trop naïve Athéna ou au revanchard Hadès...

Puis, d'un geste, elle s'avança vers l'habit sacré qu'elle effleura tout en gardant la main de Cypris dans la sienne. Être l'intermédiaire entre une sainte et son armure, même cela lui arrivait. Puis, les paroles de David lui vinrent en tête et ce fut sans la moindre précipitation qu'elle y répondit.

- Artémis...

De quoi plaire à la jeune scientifique, qu'Hermès reconnaisse aussi facilement ses semblables. Puis, enchaînant...

- Oui, bien sûr, la violence de l'assaut montre qu'Angron est tombé sur l'une des plus coriaces de toutes les déesses. De quoi faire autant de victimes en plus de raser une partie de Sparte et encore, ce n'est jamais que la partie émergée de l'iceberg. Ni l'un ni l'autre ne sont éveillés et pourtant déjà si puissants qu'ils sont capables de raser une cité aussi protégée que Sparte, sans le désirer. Collatéraux, ce ne sont que des dégâts collatéraux et un avertissement de ce que pourrait déclencher une guerre entre divinités. Des divinités, Arès et Artémis en sont au même titre que la déesse Athéna et son frère Hermès.

Tout comme toi, David. Nulle divinité ne peut indéfiniment se cacher aux yeux d'une autre. Seule Athéna est devenue si humaine qu'elle en a oublié la puissance qui est la sienne, cette énergie capable de rivaliser avec celle d'Artémis et lutter à armes égales avec son demi-frère. Arès, le plus acharné de tous les ennemis d'Athéna. Les deux divinités de la Guerre ne peuvent que finir par se heurter. Tu ne pourras indéfiniment repousser l'inéluctable, ma tante. Tu ne le pourras, Athéna, cesse donc de te terrer derrière tes chevaliers..
Compléta-t-elle pour elle-même avant de faire face à la colère d'Ozymandias. Elle pouvait la ressentir et ne pouvait la blâmer. Voir un tel massacre ne pouvait que bouleversait toute personne traversant la ville en cet instant.

Rien n'est simple Ozymandias, rien n'est aussi simple.

Et repassant au futur Hermès.

- Artémis, elle est la lune, la chasse, la nature sauvage mais aussi la protectrice des femmes. Celle qui n'a de cesse de les protéger de la sauvagerie dont peuvent faire preuve les hommes envers elles et envers les enfants. Qui a vu les Enfers, a vu les horreurs dont sont capables les hommes. Tout ce qui peuple les Enfers, forme les Enfers. Artémis est simplement l'essence de la Nature sauvage et aussi celle d'une jeune femme s'interdisant l'amour des Hommes. C'est son choix et sans doute qu'elle se limite à une certaine vision de la vie, erronée sans doute pour nous. Mais en même temps, elle n'a fait de mal à personne, pas directement et sans affront, elle ne s'en prend à aucun homme. Rien n'est simple avec Artémis...

Quant à Angron...


Cette fois, elle se leva pour laisser à Hermès la place nécessaire à sa tentative quoiqu'elle doutait de ses chances d'entrer sur le territoire de son père sans y être invité. Enfin, c'était tellement généreux de la part du jeune homme aux cheveux verts. Si généreux.

- Merci, David, merci pour elle. Même si cela ne porte pas les fruits souhaités, elle sentira ta présence lorsqu'elle s'éveillera. Quant à Angron...

Tu nous en veux pour ce qu'il s'est passé, Ozymandias, je le sens bien mais cela. Cela s'est passé si vite. Nous avions tout fait pour maintenir en sommeil les côtés belliqueux et sanglant d'Angron. En lui dort la puissance d'Arès sans que rien ne semble en apparence la contrer si ce n'est le verrou qu'il porte et qui a du se rompre. Ce qui ne peut signifier qu'une seule chose, Arès sera bientôt de retour et son premier éveil sur terre se sera passé entre nos murs plutôt que livré à lui-même dans le chaos du monde. Ozymandias, regarde la terre telle qu'Athéna la laisse. Tant de Guerres partout, seule Sparte possédait les passages capables d'expulser Arès en cas de danger. Ce qui a été fait dès que nous avons su. Seulement, il n'est pas le seul éveillé mais simplement le plus visible. Les autres essences divines se réincarnent sans qu'Athéna ne revienne. Elles sont toutes là, dans l'attente, et seule une puissance similaire à la leur peut les attirer. Sparte n'est pas réservée qu'aux apprentis saints ou spectres, elle est aussi la terre d'asile des futurs dieux. Ici, se concentrent les plus hautes forces dans la neutralité le plus parfaite possible. Nous avons pu juguler les forces d'Arès mais si elles ont pu s'éveiller, cela ne s'est pas fait sans aide.

Quelque chose ou plutôt quelqu'un a provoqué cela. Cette tragédie n'est pas le fruit du hasard, Ozymandias, mais le premier acte d'un futur ennemi qui s'est servi de la folie destructrice de l'un de nos apprentis. En son temps, Saga n'a-t-il pas été le jouet des ennemis d'Athéna lui aussi ?

Tout ce qui devait être fait l'a été. Mon cosmos brûlera en continu jusqu'à ce que toutes les victimes soient remises. Même si cela doit m'épuiser, cela sera fait. Mais vois en cela la toute première manoeuvre visible d'une future force qui ne tardera sans doute pas à refaire parler d'elle...

Angron...

S'il s'était déchaîné dans le monde, par combien de milliers se seraient comptées ses victimes...


Une larme coula le long de la joue d'Arwen. La blonde scientifique ne pouvait que secourir les blessés. Personne n'aurait pu anticiper ce premier coup et cela Ozymandias devrait le réaliser.

- Qui est avec Cypris ? Mon père... C'est lui qui l'aide à reprendre pied et la suit dans son épreuve. Quelque chose d'important se passe en cet instant et l'armure est là pour le confirmer. Elle se réveillera dès que son esprit aura encaissé le choc de sa véritable nature. Cette lutte, c'est contre elle qu'elle la mène, contre elle seule et celui qui l'éprouve ne profitera pas de sa faiblesse. Il lui apportera plus qu'elle ne pourra espérer. Mon père, veillera sur elle jusqu'à son réveil...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Hermès
Messager des Dieux
avatar

Messages : 183
Date d'inscription : 02/09/2013
Localisation : Quelque part à m'amuser

Feuille de personnage
Hp:
340/340  (340/340)
CS:
600/600  (600/600)
Pa:
500/500  (500/500)

MessageSujet: Re: Sous l'Etoile de Chiron   Jeu 14 Nov - 2:39

Drôle de sensation que de laisser quelqu'un d'aussi unique qu'un dieu prendre le contrôle de son corps. À la fois puissant mais tout autant salvateur. Seulement l'épuisement se fit sentir peu de temps après avoir repris le contrôle de son corps. C'était écrasant et bien trop pour lui alors que son corps n'était pas encore habitué au cosmos divin d'Hermès. Même mentalement, la sensation de vide était là, comme si son esprit avait failli être perdu et absorbé par la divinité. Si ça continuait à ce rythme... Il en tremblait d'avance. Se voir perdre la maîtrise de son corps lui faisait peur en partie.

Bien qu'abriter en lui un être si spécial ait ce charme, se voir devenir quelque chose qui le faisait disparaître à force, ça en faisait trop pour lui. Il devait réfléchir et méditer sur ce qu'il venait d'avoir. Si Hermès avait l'intention de prendre possession de son corps, il ignorait pourquoi il ne le faisait pas encore. Le dieu des voleurs n'était pas du genre à posséder par la force? Ce fut la seule chose qui avait un semblant de logique dans tout cela. Donc à partir de cette théorie, cela voulait dire qu'il attendait son accord le plus total pour que ça se fasse en douceur.

De son côté, Hermès était surpris de sentir la présence d'Hypnos dans l'esprit de la demoiselle en plein sommeil. Et rien que le fait de sentir son comos bloqué par ce dieu le contraria juste un peu. Ce n'était pas ça qui allait entamer son humeur générale, juste qu'il ne s'y attendait pas le moins du monde. Mais ce n'était pas lui qui allait gêner ses plans à Sparte. Il avait tout son temps, chaque chose en son temps, sa patience était immense. Et puis il y avait tant d'endroits qu'il voulait aller comme les enfers par exemple, bon nombre de trésors y étaient et puis il n'était pas le dieu des voleurs pour rien. Le meilleur métier après tout.


*-Je me sens... Fatigué et épuisé... C'est normal? J'ai l'impréssion d'être revenu de loin...*

*-Reposes-toi pour le moment, ton corps a encore du mal à s'habituer à mon cosmos mais il se calibre en ce moment même. Dans peu de temps, tu pourras utiliser mon cosmos sans subir ces effets que tu as là et bien plus... Je devrais t'en parler bientôt David, écoute ce qu'ils ont à dire et on s'adaptera.*

Hermès savait attendre le bon moment pour avouer qu'il allait ne faire qu'un avec lui et enfin revenir pour de bon. Son choix avait été fait tout depuis le début; David devra être consentant pour ne pas forcer son esprit.

Donc du côté de ce qui se passait dans la pièce, son attention fut reporté sur ce que les deux personnes qui parlaient des conséquences et des divinités remarquées. En parlant de remarquer, il semblait que l'intervention d'Hermès ne fut pas passé invisible vu leur réaction. Sa couverture risquait d'être grillée si ça venait à se savoir, à moins qu'il profitât des rumeurs qui pouvaient être répandues sur lui afin de saisir des occasions. Savoir être opportuniste, voilà une règle importante.

C'est même avec un petit rire un peu embarrassé tout en passant une main derrière sa tête qu'il se mit à parler.


-Ma tentative pour l'aider a été un échec à cause de... Votre père?! Vous voulez dire que vous êtes un demi-dieu comme Hercule? Tiens je me demandais si Hypnos n'avait pas un lien avec Morphée... On dit toujours aller dans les bras de Morphée. Faut dire que j'ai vaguement étudié la mythologie Grecque et que je découvre des tas de trucs depuis que je suis ici... Je dois vous avouer que mon cosmos n'est pas ordinaire, et il est en rapport avec les divinités comme vous pouvez le deviner. Je pense que vu ce que j'ai fais... Vous croyez que je ne suis pas un simple élève... Haha... Et bien... On peut dire ça oui, mais je vous prierais de ne le dire à personne pour le moment je vous en prie. Je ne pas un danger je vous rassure, je ne vous veux pas le moindre mal. Mais je tairais le nom de qui je tire tout ce cosmos par contre, considérez-moi comme un élève et ça me suffira. Je ne suis pas comme cet Angron ou bien Artémis, je suis encore moi si je suis puis dire ça comme ça... Oui bon je m'embrouille, oublions tout ça et faisons-en sorte de veiller sur elle.

Fallait absolument les rassurer pour ne pas les inquiéter à propos de lui. Son but principal étant de ne pas faire trop de vague se devait d'être maintenu durant un certain temps. Voyant flou l'espace d'un moment, il se frotta les yeux. La douleur derrière ses yeux se fit plus forte, comme si son cerveau était compressé. Fallait absolument calmer cela ou bien ça l'empêcherait de réfléchir. Cette douleur se dissipa finalement, comme pour lui laisser du répit en cet instant. Fallait soigner ce mal de tête par une potion qu'Hermès pouvait produire avec l'alchimie. Voilà la solution qu'il avait en tête sachant qu'il n'avait plus vraiment mal pour le moment.

-Sachez que si votre cosmos venait à manquer, je vous prêterais du mien... Enfin si je peux même si j'avoue avoir un petit coup de fatigue. Rien de grave en soi ne vous en faites pas. J'espère qu'elle s'en sortira, ça serait une bonne nouvelle à annoncer parmi le désastre qu'il y a eu ici. Si jamais j'en ai l'occasion, je tenterais d'aider des personnes bien que j'aie... Certaines choses à faire si je puis dire d'une certaine façon...

*-Tu veux vraiment aider d'autres personnes? Bon... Je suppose que c'est normal après tout, mais sache qu'on fera ça sur le chemin qui nous guide vers mes objets. Je suis le donneur de chance et cet endroit en a bien besoin après que cet idiot d'Arès a blessé des gens qui ne pouvaient rien contre lui. On devra l'éviter si jamais il venait là où on pourrait se trouver, il est bien trop dangereux, même pour nous. J'ai le pouvoir pour combattre mais face à lui, vaut mieux ne pas le provoquer. Artémis sera à prendre avec des pincettes comme tu l'as entendu. Tout ce que je souhaite, c'est le retour de père qui saura modérer Arès, c'est bien le seul qui en soit capable. Avec le pouvoir qu'il détient, c'est bien la seule chose que je n'ai jamais pu influencer... Le chaos... Si personne n'en parle à père, je le ferais sans hésitation, un tel danger ne concerne pas que la Terre mais l'Olympe et les enfers aussi. Désolé de te mettre la pression mais pour le bien de l'humanité et du reste, on devra vraiment se dépêcher une fois qu'elle se sera réveillé.*

Ouvrant lentement les yeux après une telle découverte, David se leva pour s'approcher d'Arwen et poser sa main sur son épaule comme pour la rassurer.

-Vous ne devriez pas verser une larme, cela gâche votre charme qui me mine le moral. Je suis sûr que votre sourire saura illuminer cet endroit de sa sincérité et de joie. L'espoir qui est en vous ne doit pas faiblir quoi qu'il arrive, il y aura toujours quelqu'un qui pourra l'écouter et si ça se trouve, je serais là pour ça qui sait et je vais vous donner un petit secret...

Approchant alors sa bouche de son oreille, il lui murmura quelque chose.

-Le donneur de chance saura toujours vous en donner et je le ferais avec plaisir mais chut, ça sera notre petit secret.

C'est avec un rire qu'il s'écarta et vint se rassoir sur la chaise qui était juste à côté tout en continuant de la fixer rien que pour voir sa réaction au moment où elle venait de saisir quelle divinité était dans son esprit. La chance sourit aux audacieux comme on dit.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Cypris
Chevalier d'or du Sagittaire
avatar

Messages : 216
Date d'inscription : 04/08/2013
Localisation : Sanctuaire, Temple du Sagittaire ou Sparte

Feuille de personnage
Hp:
215/215  (215/215)
CS:
310/310  (310/310)
Pa:
150/150  (150/150)

MessageSujet: Re: Sous l'Etoile de Chiron   Sam 16 Nov - 15:51

Mon rêve s'est passé ici

Au milieu d'une pluie de pétales, elle n'avait cessé de battre des ailes, des ailes d'or tout en serrant contre elle sa flèche et la tige du seul pavot. Un pluie d'or et de sang avant qu'elle ne sente une impression de brûlure sur les paupières. Tant d'éblouissements, à croire qu'elle avait erré en un monde flamboyant avant que, enfin, ses troubles visuels ne prennent fin et que la douleur ne se rappelle à elle, lui signifiant simplement qu'elle était vivante. Blessée, meurtrie mais vivante. Rien ne vaudrait jamais le plaisir qu'elle ressentit à ouvrir les yeux et cette chaleur si douce qui était restée auprès d'elle.

Arwen...

Ce cosmos si subtil lui était tellement familier qu'elle n'avait aucun doute quant à sa propriétaire tout comme celui qui se tenait auprès d'elles...

Ozymandias...

Le saint des Gémeaux. Elle se sentait soudain si heureuse de ne point être seule. Le Sanctuaire, le Sanctuaire avait réagi tout comme le Commandeur Hazama et la savante Arwen. Tous avaient eu à coeur de sauver Sparte tout comme elle.

Raziel...

Un nom comme une blessure béante dans son coeur. Le seul à les avoir abandonnés à leurs sorts une fois les apprentis hors de portée d'Angron. Hypnos lui-même avait-il tenté quelque chose pour préserver les spectres à moins que...

Non !!!

D'un seul geste, elle s'était redressée, vaillante et fière, portant avec talent et beauté l'habit qui était le sien même si en cet instant, il la veillait lui aussi auprès de cette troisième personne. qui était-ce, elle ne le savait point car plus que tout l'armure l'attirait, l'aimantait. Une, elle et l'armure ne faisaient qu'une. Chancelante, tremblante, elle avançait, telle une somnambule vers la représentation du neuvième signe, l'archer aux ailes d'or.

Sans se poser davantage de questions sur l'ambiance régnant en sa chambre ni sur l'ouverture béante se tenant en lieu et place de sa fenêtre, elle s'approcha d'elle, l'effleura et sans un mot sans un cri, elle en appela à elle, l'armure qui l'attendait. Dans la seconde, l'arc se détacha et tomba juste dans sa main. Sans un mot, elle prit sa flèche et s'avança vers le trou béant. Il était temps, grand temps, pour elle, pour eux, pour tous ceux qui avaient assisté à son combat, qu'elle leur offre ce que tous attendaient d'une sainte d'Athéna. Entre ses doigts une nouvel fois, la flèche et l'arc reprirent leur place tandis que la fleur de pavot, elle brillait dans ses cheveux. Face au vent, elle tendit la corde et sans un son sinon celui de l'air fendu d'une pointe d'or ou encore d'une corde lâchée, la flèche partit.

" Debout, soyons comme le soleil, revenons à chaque fois, tant que nous vivrons, l'espoir coulera en nos veines...

Chiron, Héraclès, je vous ai entendus, merci à vous, merci de m'avoir éclairée sur la route qui est et sera la mienne, au nom d'Athéna, je suis Cypris, la sainte du Sagittaire, celle que même Hypnos n'a point désiré tuer...

Au nom, d'Athéna, nous aiderons les spartiates à se relever... "


Puis, se retournant soudain, elle sourit à Ozymandias. Une telle joie se lisait sur son beau visage, le voir était une telle récompense. La seule visite qui lui offrait du bonheur au terme de cette terrible journée.

" Ozymandias... tu es venuuuuuuuuuuuuuuuu "

Elle ne put achever sa phrase, ses forces la trahissant à cet instant précis la faisant chuter face au saint des Gémeaux.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ozymandias
Grand Pope et Chevalier d'or des Gémeaux
avatar

Messages : 198
Date d'inscription : 10/09/2013
Localisation : Chaque jour vers l'Enfer descendant d'un pas, sans horreur, à travers des ténèbres qui puent.

Feuille de personnage
Hp:
192/192  (192/192)
CS:
400/400  (400/400)
Pa:
152/152  (152/152)

MessageSujet: Re: Sous l'Etoile de Chiron   Mar 19 Nov - 22:32

D’un œil méfiant, j’avais suivis la manœuvre ésotérique de ce David alors que d’une oreille attentive, j’avais entendu les déclarations fatalistes d’Arwen.

« Votre mieux ? C’est ça que vous appelez avoir fait de votre mieux ? Placer un sceau aussi dérisoire qu’inefficace sur une divinité en priant que cela le retiendrait ? C’est… »

De rage et de frustration, je serrais les dents pour ne pas aller trop loin dans mes dires. Elle n’était pas responsable, elle n’était qu’un professeur en ces lieux, la faute revenait entièrement au haut commandeur dont l’insouciance avait couté la vie à des centaines de personne, des soldats autant que des civils ayant commis l’erreur de se trouver là au mauvais moment.

*Hazama…*

J’aurai deux mots à lui dire à celui-là au moment où nos routes se croiseraient à nouveau. Mais pour le moment, il me fallait comprendre ce qui retenait Cypris loin de nous.

*Pourquoi reste-t-elle ainsi endormie ? C’est comme si elle était victime d’une malédiction.*

Ecoutant toujours les deux protagonistes de notre réunion, je jetais quant à moi un regard à l’armure d’or attendant patiemment à nos côtés le retour de sa nouvelle propriétaire.

*Et toi alors ? Tu ne saurais pas ce qui la retient dans le monde du rêve des fois ?*

Voilà que je me mettais à questionner une armure d’or… Encore un peu et j’allais…

*Oh grande Athéna, je vous en prie, venez-lui en aide. Faite qu’elle nous revienne.*

Et voilà, ne sachant absolument pas comment réagir face à cette situation, je m’en voyais réduit à adresser une prière silencieuse à la Sagesse. Cela pouvait apparaître comme une marque de désespoir, mais en même temps, y aurait-il jamais meilleure situation que celle-ci pour invoquer la miséricorde et la puissance de notre divinité protectrice ?

*A quoi servirait donc un dieu qui ne répondrait à aucune prière ?*

Une pensée proche de l’hérésie, une pensée que je m’étais toujours gardé de partager et qui contrastait fortement avec l’envie de voir en cet instant se réaliser un miracle.

« Quoi ?! »

Relevant d’un coup le visage vers David, j’écarquillais les yeux devant des dires autant impossible que bouleversant. J’avais toujours soupçonné Arwen d’etre beaucoup plus qu’une simple humaine, mais de là à l’imaginer fille de divinité, qui plus est fille de cette divinité là…

« Arwen… »

Mon petit monde tranquille s’effondrait sous mes yeux. Arwen, elle qui m’avait envoyé vers la maison blanche six ans auparavant, elle qui avait toujours été si douce et si bonne envers les spartiates de tout bord, fille du maitre du sommeil, fille d’Hypnos…

« Non c’est faux ! Dis-moi que c’est faux ! »

Deux visions du monde s’entrechoquaient à présent en moi, celle que l’on m’avait toujours enseigné et celle que ma vie et mon expérience m’avaient appris. Fondamentalement en opposition, il me faudrait choisir désormais, et en assumer les conséquences.

*Si elle est vraiment sa fille… Alors… Tout cela ne fut-il qu’un mensonge, est-elle vraiment aussi maléfique ? Est-elle vraiment comme son père ?*

Je devais réagir, je devais faire quelque chose. Sans aucun doute les autres élèves à proximité devaient avoir saisis quelques bribes de notre conversation, sans parler du vacarme assourdissant qu'avait causé l'arrivé de l'armure d'or au travers du mur qui déjà avait fait accourir nombre d'entre eux, et avant que la rumeur ne devienne vérité, il n’y avait qu’un pas à franchir, un pas si vite franchis lorsque nombre de cœur appelaient uniformément la vengeance de leur vœux.

Le moins que je pouvais faire en l’instant était de prendre le temps de réfléchir à la situation. Certes la révélation menaçait l’intégralité de la dichotomie morale que je m’étais construit, avec une parfaite maîtrise du bien et du mal qui aujourd’hui semblait bien erronée.

*C’est… Trop. Tout simplement trop grand à gérer pour l’instant.*

Je n’avais pour ainsi dire aucune idée objective des bouleversements que l’ascendance d’Arwen allait provoquer en moi. Tout ce que je savais, c’était que je n’étais pas de taille à rendre un verdict sur sa situation pour le moment. Ca me dépassait complètement.

« Je… Vous avez toujours été une amie fidèle et une enseignante juste. Que le dieu… Qu’Il soit votre père ne pourra jamais changer cela. Cependant je ne peux tout simplement pas non plus faire l’impasse sur ce genre de révélation. Votre père… C’est juste trop important pour être passé sous silence et faire comme si de rien était. J’en suis navré Arwen, mais les choses ne pourront plus jamais être comme avant. »

Tout m’apparaissait différemment à présent que je la regardais à la lumière de cette révélation. Tout en elle semblait différent, comme si au fond, je ne l’avais jamais vraiment connu.

« Cypris ? »

Sa voix venait de retentir soudain alors qu’elle bondissait presque de son lit comme si elle s’éveillait enfin d’un terrible cauchemar. Hypnos, que lui avait-il donc fait subir pour qu’elle bondisse ainsi ?

« Cypris ! »

Je voulu la rattraper, mais avant que je n’eus le temps de réagir, elle se leva de sa couche et comme un somnambule, se dirigea vers sa protection attitrée avant de l’effleurer des doigts.

« Cypris… Es-tu avec nous ? Cypris ! C’est moi ! Ozymandias ! »

Et alors qu’elle tendait de ses mains blessées l’arc d’or symbole de tant de victoires passées, sa voix s’éleva comme pour nous annoncer sa renaissance à l’élite de la chevalerie sacrée. Celle que même Hypnos n’avait souhaité tuer nous apparaissait alors, fière et superbe malgré son état, et devant une telle vision, de fierté comme de joie mon cœur fut saisit.

« Cypris… Je suis là. »

Trop tard, ou plutôt trop tôt, trop tôt pour elle. La faiblesse l’envahie alors à nouveau tandis que ses yeux se voilaient à ma vision. Tombant littéralement dans mes bras, la blonde archère acheva nos retrouvailles de son sourire radieux, symbole de sa détermination intacte.

« N’ai plus aucune crainte mon amie, je suis là à présent. »

Soulevant sa fine silhouette entre mes bras, je la reportais avec douceur à sa couche tout en prenant soin de lui glisser son arc d’or entre les mains.

*Tu le sers si fort, comme si tu craignais de devoir encore te battre dans tes songes.*

Cette journée n’était pas finie qu’elle promettait déjà d’etre l’une des plus inoubliables de mon existence. Tant de choses seraient à jamais bouleversées, tant de choses étaient déjà perdues à jamais.

« Repose-toi à présent sagittaire. Dès que tu iras mieux, nous quitterons ces lieux pour le sanctuaire. »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Thalie
Muse de la Comédie
Staff KoH
avatar

Messages : 566
Date d'inscription : 20/07/2013

Feuille de personnage
Hp:
220/220  (220/220)
CS:
525/525  (525/525)
Pa:
500/500  (500/500)

MessageSujet: Re: Sous l'Etoile de Chiron   Sam 23 Nov - 18:09

J'accours d'ici

Sous mes ailes, les lieues se succédaient en une rivière au cours déchaîné, si vive et pourtant si lente, tellement lente à mon goût. Et mon ombre qui filait telle une flèche d'or et d'argent sur sa surface. Un sourire contraint apparut sur mes lèvres de roses en contemplant mon ombre fugitive. Si vite, je filais tellement vite. Jamais, ange n'avait autant volé à cette allure, à s'en briser les ailes, avant moi. Bouleversée, j'étais encore tellement bouleversée par ce que je venais de vivre et revivre en songe. Et depuis, je n'avais plus qu'une obsession : rejoindre ceux que j'aimais de toute mon âme, mon époux, mon enfant, notre enfant. Notre famille, notre plus grand trésor, notre plus merveilleux bonheur.

" Hypnos... Je t'en prie réponds-moi, ne prend pas de risques, ne laisse pas notre enfant prendre de risques. Notre petite étoile du soir... Arwen, garde-toi de la petitesse des saints. Plus que les spectres, ce sont eux qui sont les plus prompts à te blesser et face à eux et à la révélation de leur véritable visage, tu risques tant d'être désemparée. "

Tout comme moi autrefois. Je me souvenais de tant et tant de choses. Celles ayant aboutie à mon éveil final dans la chaleur et la beauté d'une tour perchée dans le grand nord. La tendresse d'une reine luttant de toutes ses forces, protégeant sa famille et le pays qu'elle s'était vu confiée...

Soudain, je repoussais le souvenir. Ce n'était guère le moment de s'y laisser aller même si cette dame et sa fille gardaient une place toute particulière en mon coeur. Tout comme son vaillant époux, la reconnaissance. Celle d'une toute jeune guerrière qui avait été sauvée du pire des sorts par ce couple hors du commun. Tout n'était pas mauvais en ce monde comme tout n'était pas mauvais dans celui des sombres monarques. Cela avait son importance et je devais le garder pour mon arrivée à Sparte. Si seulement, cela était aussi simple mais qu'est-ce qui était simple quand votre coeur de mère, d'épouse, d'amante frappait la chamade dans votre poitrine ?

Lucian... Mon merveilleux seigneur des Rêves. Lucian, ce prénom que moi seule pouvait user en parlant à mon tendre Hypnos.

" Lucian, je t'en prie, répond-moi. Dis-moi qui tu vas bien. Que tu es auprès de notre fille. Que pour notre petite étoile, tout va bien. "

Lucian... Arwen...


Je ne cessais de leur envoyer des appels. Il fallait que je le fasse même si une part au fond de moi savait déjà que tout allait au mieux. Un, nous étions un, Lucian et moi, s'il lui arrivait quelque chose, je le ressentirais. Puis, enfin, Sparte se présenta à moi. Si dévastée par l'assaut d'énergies qui n'avaient rien à voir avec de simples apprentis. Il fallait une puissance hors du commun pour faire de tels ravages et les relents cosmiques ne laissaient aucun doute sur leurs propriétaires. Des divinités issues des amours de Zeus, mes demi-frère et soeur.

Un instant, mes ailes ralentirent, juste le temps de m'assurer que tout était achevé. Un sondage aussi bref qu'interminable pour celle qui recherchait les siens. Pourtant, je devais le faire, je devais m'assurer que rien de mortel ne se tapissait encore en ces lieux, guettant l'instant propice pour s'en prendre de plus belle à ceux que j'aimais et à Sparte. A toutes ces vies que je sentais encore vacillantes mais soutenues pour un cosmos que je reconnaîtrais entre des milliards.

- Arwen !!!

Mon enfant, ma fille, la chair de ma chair. C'était son aura qui protégeait les blessés qui les soutenait. Une telle noblesse d'âme. Pourtant, elle semblait tellement triste.

- Arwen, ma pauvre enfant.

Tant de vies qui s'étaient éteintes. Les âmes étaient si distinctes. Les futurs spectres s'avançaient en une longue file pour la plus grande gloire d'Hadès alors que les apprentis de la Sagesse, eux, n'avaient personne pour les soutenir vers leurs derniers voyages. C'était tellement dur à contempler. Même pour moi, que je sois mariée à Hypnos ne changeait en rien ma nature profonde et la bonté qui était la mienne. Ces jeunes gens et toutes les autres victimes ne méritaient pas périr aussi vite. Tout comme ma perle adorée ne méritait pas de s'épuiser de la sorte sans épaule sur laquelle se reposer. Et puis, elle avait besoin de ses parents surtout lorsque je surpris les premières paroles d'un jeune incarnât en plus la présence de deux chevaliers de la déesse à ses côtés. Le temps pressait. Quelque chose, sans nulle doute, cette incroyable intuition qui était la mienne me criait de courir auprès de ma fille tout en veillant à ce que nul ne puisse surprendre ce qui se déroulerait dans cette chambre. En effet, cela n'appartenait qu'à nous.

" Arwen... Ma merveilleuse enfant, je suis là, je suis là ma petite princesse. Laisse-moi prendre le relais pour cela. De mon chant, j'inspirerais tous ceux dont le devoir est de soigner les blessés. Asclépios les conseillera dans leur sommeil... "

Un long sourire apparut sur mon visage lorsque je reçus une onde de soulagement et de tendresse en retour. Elle m'avait entendu. Notre petit Etoile adorée m'avait entendue et se sentait déjà tellement mieux. Tant de chaleur dans mon coeur de mère. Elle serait bientôt face à moi et je pourrais la serrer contre mon coeur. Si peur, j'avais eu si peur.

Une nouvelle présence et mon coeur s'apaisa. Hypnos était présent lui aussi...

" Mon roi, mon amour. Ecoute-moi, je rejoins notre enfant adorée. Empresse-toi d'endormir tous ceux qui sont dans cette ville. Offre-leur le Sommeil réparateur et l'oubli de leurs souffrances. Pour la sécurité de notre enfant et pour les victimes de Sparte. "

Lentement, mon cosmos se diffusa. Il était grand temps qu'une aura divine ne se fasse ressentir, n'emplisse les lieux pour les bercer de chaleur et non les détruire. C'était cela être une Muse, inspirer les humains, leur offrir de la beauté et de la splendeur au travers des arts. Le pouvoir des filles de Zeus était immense quel que soit leur nom...

Lentement, je sentais les artistes se tendre vers moi. Le Sommeil et l'Inspiration côte à côte pour panser les blessures et préserver notre merveilleuse enfant. Préserver Arwen était mon tout premier souhait. Mon cher époux et moi ne serions pas trop de deux pour cela.

Quelques battements d'ailes plus tard et j'approchais de l'ouverture béante creusée à coup de cosmos par l'armure du Sagittaire. C'était aussi cela la puissance des dieux, celle s'exprimant au travers des habits sacrés qu'ils confiaient à chacun de leur guerrier. Homme ou femme, tous recevaient des protections porteuses de la volonté de leur divinité. Une antique étincelle leur conférant vie et énergie. Et plus encore que cela pour certaines d'entres elles...

Le mystère lié aux armures, personne ne pouvait réellement le comprendre sans avoir le pouvoir de sentir l'ensemble des courants d'énergie et de volonté les animant. Enfin, une nouvelle fois, ce n'était pas l'armure d'or du Sagittaire qui était à l'origine de ma venue mais bien la sécurité de ma tendre enfant et ce que j'entendis ne fit que confirmer les craintes qui avaient jailli en moi.

Hermès...

J'avais reconnu son essence si particulière au travers de son hôte. Tous deux ne cessaient de vibrer sans heurts sans lutte. Mais ses paroles...

" Hypnos, mon époux, dis-moi que tous dorment déjà. Tous peuplent les terres oniriques et seules les personnes présentes en cette chambre ou les soigneurs trop éloignés pour surprendre la moindre bribes de conversations sont capables de prendre part à toute sorte de discussion ou simplement entendre ou raisonner. "

Il le fallait. Même si je pouvais ressentir le pouvoir de mon amour tout proche, lui envoyant une multitude d'ondes amoureuses en retour. Tant d'amour s'échappait de moi par vagues chaleureuses, vers mon époux, vers mon enfant...

Puis, enfin, j'entrais dans la chambre, faisant voltiger ce qu'il restait des rideaux. Si peu, justes quelques fils carbonisés pendant lamentablement sur un morceau de bois tout aussi massacré. Le reste du mur n'était que souvenir et elle était là. Ma tendre enfant était là face aux paroles de celui qui lui faisait face. Un saint d'or, on son cosmos, je l'avais reconnu d'office comme faisant partie de l'élite de la Sagesse. Quant à l'autre saint, c'était une magnifique jeune femme blonde dont les blessures n'occultaient en rien la beauté. Un regard à l'armure d'or qui attendait muette tout comme au jeune homme destiné à devenir mon ingénieux demi-frère.

Lentement mes ailes se replièrent avant que je n'avance avec une majesté quasi irréelle vers mon enfant. Ma petite Arwen...

Ne sois pas malheureuse mon enfant. Je suis là, je suis là maintenant...

D'un geste, je l'avait attirée entre mes bras lui offrant tout l'amour et toute la protection d'une mère sans pour autant la mettre en faiblesse devant les spectateurs de cette scène. Arwen aurait à porter ce qui allait découler des révélations du psychopompe et elle ne devait jamais paraître faible. Ainsi, je lui offrais tout ce que je voulais sans la mettre en position de fragilité devant les saints.

Une immense vague de cosmos passa de moi en elle, lui apportant toute la force et tout le réconfort dont elle avait besoin. Tant de temps et si peu en même temps. C'était cela mon pouvoir, celui de la Divine Inspiratrice et pour ma fille, il brillait à pleine puissance.

Un long moment passa comme cela, mes ailes nous cachant à la vue des autres avant que je ne relâche mon étreinte et ne me détache de ma tendre Arwen me tournant vers les deux saints. D'un geste, j'étendis mes ailes, révélant toute la beauté de la Muse de la Comédie couronnée de violette, au corps subtilement paré de voiles dont la transparence n'avait rien de choquant ou de vulgaire. La grâce et l'art étaient nos attributs, à nous les Muses, autant que ceux d'Apollon, aussi, jamais nous n'aurions à en rougir, mes soeurs et moi. Puis, leur laissant le temps de se remettre de mon apparition, je repliais mes ailes tout en invoquant l'un de mes pouvoirs et aussitôt une cloison de soir s'éleva, fermant l'énorme brèche ouverte à tout vent.

- Saints de ma soeur, la déesse de la Sagesse, permettez-moi de me présenter. Je suis Thalie, la Muse de la Comédie et la mère d'Arwen. Tout comme vous connaissez le nom de son père, vous connaissez maintenant celui de sa mère. J'aime infiniment mon enfant et nul ne pourra s'en prendre à elle sans craindre ma colère autant que celle de mon époux.

C'était dit. Je ne pouvais laisser le doute planer. Tout ceux qui lorgneraient Arwen d'un regard mauvais encourrait notre colère à mon tendre Hypnos et moi. Pourtant, je pouvais lire dans le coeur de cet homme que lui faire du mal n'était pas dans ses intentions. Le choc, le saint était sous le choc de ce qu'il venait d'apprendre.

- Pourtant, je ne lis en vous aucune agressivité à son égard, juste du bouleversement. Celui de voir vos certitudes s'écrouler. Maintenant, n'oubliez pas une chose, les Muses comme moi sont filles de Zeus et hautement bénéfiques tout comme l'est souvent mon époux, le dieu du Sommeil. Rien n'est aussi simple qu'on a pu te le dire. Les actes passés des dieux sont du passé et trop de mal en a découlé autant du côté de ta déesse que de celui de mon époux...

Mais sache qu'Arwen est une enfant née de l'amour, une fille de la Lumière et des Ténèbres, une fille de l'Espoir et de l'avenir. Une chance pour ce monde. Ecoute mes paroles, ce sont celles d'une Divine Inspiratrice...

A ces mots, j'augmentais la puissance de mon cosmos, noyant la chambre de mon aura bienveillante. Ma nature ne pouvait échapper à personne. Pas même à un fanatique de ma soeur...

Et parlant de cette chère Athéna, une autre illusion allait tomber. Celle qui serait sans doute l'une de plus terribles pour celui qui était déjà si perturbé.

- Une Muse qui autrefois portait l'armure de la Lyre. Autrefois, mon incarnation combattait pour la déesse de la Sagesse, pour toutes ses valeurs, tous ses espoirs en un monde meilleur. Pour cela, j'ai traversé les Enfers, j'ai souffert mille morts en tant qu'Angel de la Lyre. Il fallait que je le fasse car j'ignorais tout de ma destinée et avait été menée dans le camp de la Sagesse; encore trop jeune pour réaliser ce qui allait m'arriver. J'ignorais tout de ma vraie nature, je savais juste que j'étais née humaine et douée d'un incroyable pouvoir. Tu vois, mon éveil a été plus que chaotique. Nul ne sait qui m'a joué cet horrible tour mais il s'est bien déroulé. C'était cela, ma vie. Être une simple pièce d'échec qu'on envoyait sans le moindre regret à la mort au cours d'une énième nouvelle guerre entre Athéna et Hadès ou plutôt entre deux de mes soeurs. Mon oncle et mon époux n'étaient même pas présent. Et dans toute cette folie, j'ai du faire face aux pires dangers avant qu'une alliée de la déesse n'apporte la victoire en envoyant ses troupes. Les Guerriers et guerrières d'Asgard déferlèrent sur Hellheim comme ils nomment les Enfers et donnèrent aux saints une terrible leçon de courage. C'était à leurs côtés que j'ai pu atteindre Giudecca et assister au combat final avant qu'Eris la perfide ne nous frappe tous...

Tout cela pour te dire que rien n'est simple. Mon destin a été scellé ce jour-là. La plus horrible de toutes les blessures avant mon éveil final...

Si tu as un doute, vas dans la bibliothèque du Sanctuaire et dans ses écrits anciens, cherche le nom d'Angel de la Lyre ou de la Lyria de la Chevelure de Bérénice. C'était cela mon nom tout comme la déesse venue au secours d'une Athéna trop douce pour être capable de prendre une vraie décision pour enfin abattre le danger que représentait l'alliance entre Perséphone et Amphitrite, était Freyja. Freyja menait les troupes d'Asgard et ce sont ses guerriers ont fracassé les défenses des Enfers, joignant leurs forces à celles de mes frères d'armes les plus déterminés. S'il reste encore un peu d'honnêteté à ma demi-soeur, elle aura fait consigné le tout sans effacer l'aide qu'elle a reçue des guerriers du Grand Nord. Asgard et le Sanctuaire ont toujours été des alliés. C'était ainsi...

Le reste se perd dans les méandres de l'Histoire mais sache que je n'en veux pas à ma soeur malgré tout le mal que j'ai subi au sein de son armée. C'était la Guerre et j'ignorais tout de ma véritable identité tout comme elle n'a pu reconnaître la déesse dormant en moi. Je ne la hais pas, bien au contraire, je la plains de s'être mise dans la situation qui est la sienne. L'Olympe et Sparte... A-t-elle seulement songé à ce que représente réellement Sparte ? A ce que peut offrir Sparte ? As-tu eu à te plaindre de ce que t'a offert Arwen, de l'enseignement qu'elle t'a prodigué ? De tout ce temps qu'elle t'a consacré ? Ainsi que du Sommeil que t'offre mon époux. Rien n'est simple, chevalier, dans le doute, écoute la voix de ton coeur, celles des divinités neutres, offrant leurs dons à tous ceux capables de les écouter. A certains instants de ta vie, tout sera aussi chaotique qu'en ce moment, peut-être même plus mais le choix, celui que tu feras, seras inspiré par la douceur des Muses, de la Sagesse ou la cruauté d'Eris...


Puis, dans un geste dénué de toute agressivité, je désignais la blonde archère se cramponnant à son arc d'or. Si énorme avait du être le choc. Se retrouver face à sa vraie nature au plein coeur d'un combat opposant Arès et Artémis encore en demi-sommeil. Je pouvais comprendre ce choc pour l'avoir vécu moi-même, prise entre les heurts de Zeus, Eris, Athéna et Freyja. Arwen, j'étais si soulagée de savoir que tout cela lui avait été épargné mais cela ne changeait rien à ce qu'il allait s'en suivre, Hazama aurait affaire à moi, à mon époux. Jamais, nous ne tolérerions de laisser notre fille seule au milieu de divinités aussi puissantes qu'Arès, échappant à tout contrôle. Puis, reprenant la parole...

- Le choix, ta jeune amie a du le faire et elle s'est éveillée sainte du Sagittaire...

Un mouvement de cosmos curatif et la presque totalité des plaies et brûlures de la jeune femme s'effacèrent sous ses bandages et autres baumes.

- Maintenant que tu sais pour Arwen, jure-moi de ne pas jamais lui faire de mal, et je te promets d'achever ce qu'elle a commencé. Pour moi, rien n'est plus simple que guérir les humains. J'en appellerais à Apollon et Asclépios pour les pires plaies et au Sommeil réparateur pour la paix de leurs âmes... Les Muses sont bénéfiques, toute leur nature l'est...

_________________
L'Or et la Foudre guident mes pas. Je suis l'Ange de Lumière et la Divine Inspiratrice veillant du haut de l'Olympe ou des profondeurs du monde des rêves...

Spoiler:
 



Spoiler:
 


Hypnos, mon roi, mon soleil, à jamais, je t'aimerai et suis tienne...

~ Paroles de Thalie ~ ° ~ Paroles de Bloody ~ ° ~ Pensées ~ ° ~ " Transmissions de Pensées " ~
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Arwen
Haut-commandeur de Sparte la Sacrée
avatar

Messages : 89
Date d'inscription : 10/08/2013
Localisation : Sparte la Sacrée

Feuille de personnage
Hp:
344/344  (344/344)
CS:
610/610  (610/610)
Pa:
300/300  (300/300)

MessageSujet: Re: Sous l'Etoile de Chiron   Dim 24 Nov - 17:43

Juste pour annoncer que je passe mon tour. Les échanges entre Ozymandias, Cypris et Thalie demandant des réponses rapides. Je reprendrais ensuite
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Hermès
Messager des Dieux
avatar

Messages : 183
Date d'inscription : 02/09/2013
Localisation : Quelque part à m'amuser

Feuille de personnage
Hp:
340/340  (340/340)
CS:
600/600  (600/600)
Pa:
500/500  (500/500)

MessageSujet: Re: Sous l'Etoile de Chiron   Lun 25 Nov - 3:05

Tellement de choses à retenir, à analyser, à comprendre, à assimiler. Ce mal de tête revint d'un coup, comme le fouet du dresseur du tigre qui claque le cerveau, puis des images. Une plaine verdoyante, un endroit merveilleux comme il y en a jamais eu dans sa vie, une illusion? Non... C'était bien trop précis et intense, comme si dans cette image, il trouvait là un réconfort que jamais il put ressentir. Puis une femme... Non deux... Quatre... Neuf femmes sont là à le fixer mais impossibles à déterminer leurs traits au niveau du visage. Elles sont là tout simplement à le fixer avec le sourire.

Ce mal de tête n'était pas ordinaire, même le fait d'utiliser le cosmos d'un dieu ne pouvait pas faire un tel effet. Quelque chose en lui changeait mais quoi? Tout allait trop vite dans sa tête, tout lui faisait mal, en l'espace de quelques secondes, il se sentit partir pour de bon pour finalement revenir. La respiration devint plus dure, sa vision devint bien plus floue, son coeur se mit à battre de façon frénétique, tout son corps était ainsi. Ses mains tremblaient de façon incontrôlable, heureusement qu'il était assis sans quoi, il serait tombé sur le sol à fixer le vide en tentant de rester encore lucide dans tout cela. La sueur perlait sur son front, l'incompréhension la plus totale pouvait se voir dans son regard.


*-Il... Il m'arrive quoi? Je perd la tête ou quoi? Ces neuf femmes... Je me souviens de n'avoir pas vu ça de ma vie... Pourquoi j'ai cette image en tête? Explique moi.*

*-Respire profondément, garde ton sang froid et tout ira bien... Mon cosmos te donne des souvenirs qui sont à moi, c'est un effet de son utilisation. Avec le temps, ça te passera.*

Soudainement, son retour à la réalité fut brusqué par ce qu'il venait de faire au chevalier d'or. Il n'était donc pas au courant qu'elle était une fille d'un dieu? Pourtant ils sont amis, et les amis se font confiance... S'il avait su... Il n'aurait peut-être pas dû dire cette information mais c'était trop tard. Ce n'était pas son genre à mettre la discorde entre des amis, en tout cas il ne tirait aucun plaisir à cela. Frottant ses yeux en gardant la tête baissée, il se mit de nouveau à parler.

-Je suis... Désolé, je pensais que vous étiez... Au courant qu'elle était une fille d'un dieu. C'est votre amie après tout... Je pensais que les amis pouvaient tout se dire sans se soucier de quoi que ce soit... Faut croire que je me suis... Trompé sur l'amitié ici... Mais comme vous pouvez le voir... Elle aide les gens et fait de son mieux alors peu importe le camp... J'ai beau ne pas être quelqu'un de parfait, je sais reconnaitre quelqu'un de bon et de mauvais... Votre amie est quelqu'un de bon. Vous devriez être capable de comprendre cela, et de ne pas tenir compte du reste, l'amitié... Est quelque chose de précieux... Surtout ici... Désolé mais j'ai un peu de mal à rester concentré, je sais pas pourquoi mais je me sens mal... Je pense que ça va passer...

Entre le penser et entre être sûr, il y a une certaine différence. Et là, rien n'était sûr, c'était surtout pour les rassurer et ne pas leur donner du souci pour sa santé et encore moins pour Arwen. Tout se devait d'être clair et net dans ce qu'il devait dire et éviter de dire. Les maux de tête furent aussi perçants que des flèches qui traversèrent son esprit pour le mettre en pièces. Si seulement il avait pu savoir tout cela, si seulement Hermès n'avait pas été là... Non il ne pouvait pas penser ou dire ça, Hermès était hors de cela... Normalement.

Encore une nouvelle image qui fut bien plus nette. Les neuf demoiselles sont en sa compagnie à rire et s'amuser, il leur tend la main et ensemble, ils s'amusent encore et encore. Tout semblait plus fluide, plus net à chaque seconde qui se passe, mais avoir des souvenirs qui ne sont pas les siens... C'est plus que troublant, surtout quand on a la sensation que c'est le cas. Ces demoiselles ne lui voulaient aucun mal tout comme lui ne leur en voulait pas, il les aimait profondément, comme une vraie famille.

Se levant pour retrouver un semblant de normalité. Il fixa la sortie.


-Désolé mais... Je dois partir... J'ai peu de temps devant moi et je m'en excuse... Chevalier, je m'excuse d'avoir mis le trouble en vous... Arwen... Je suis navré d'avoir dévoilé cela, je ne voulais pas... J'en suis profondément désolé...

Faisant ainsi un pas en direction de la sortie que déjà les forces quittèrent son corps et il fut à la limite de tomber sur le sol. Heureusement qu'il eut le réflexe de se retenir à la chaise pour se donner l'air encore en bonne santé. Il montra un sourire et se redonna de l'élan quand d'un coup il s'arrêta. Un cosmos aussi incroyable que nostalgique se fit sentir... Non ce n'était pas nostalgique pour lui... Il ne devait pas se confondre avec Hermès. il se nomme David Cousland et sa volonté d'exister encore était là, bien qu'il ne détestât pas Hermès, se laisser emporter ainsi signait sa disparition à force.

Sans même pouvoir se maitriser, un son se fit entendre de sa bouche.


-Thalie... Te voilà... Après tout ce temps...

Non! Il ne laisserait pas encore cela se passer. C'est dans un recul qu'il sent ce cosmos arriver et être collé au mur en étant perdu. Qu'est-ce qu'il lui arrivait vraiment? Son esprit commença à être bouleversé et vibrer d'une façon qui ne pouvait que signaler qu'Hermès se faisait plus présent dans le corps de David, gagnant peu à peu du terrain même sans le vouloir volontairement.

La vision d'un ange qui entra par le balcon le propulsa directement dans un état entre l'apaisement et l'inquiétude. La voir avait ce don de le faire évoquer une multitude de sentiments qui, entre la joie, la tristesse, le bonheur, la peur de l'inconnu était encore là. C'est sans bouger le moindre muscle qu'il la fixa alors qu'elle se dirigea vers Arwen. Juste après, la voir dévoiler sa beauté naturelle et divine serra son coeur et le fit verser des larmes sans comprendre pourquoi.

David ne put qu'à peine saisir tout ce qu'elle prononça de sa voix divine et aussi douce qu'une douce brise si ce n'est qu'elle était une muse... Oui ça lui revenait à présent... Les neuf femmes étaient les muses et lui... Non Hermès adorait être en leur compagnie. Mais juste après, une nouvelle douleur, celle de trop. Tout son corps fut faible et il glissa le long du mur en étant comme entrain de chercher quelque chose en face de lui totalement perdu. La peur le paralysa totalement, levant les deux mains pour les poser sur sa tête, il ferma les yeux avant de parler brusquement.


-Je... Que quelqu'un m'aide! Je sais pas ce qu'il m'arrive... J'ai... L'impression que je ne suis plus moi-même... Pourquoi quand je vous vois, j'ai des souvenirs qui me font croire que je vous connais viennent? Il se passe quoi pour que je perde la raison à ce point? Suis-je entrain de devenir fou et m'inventer des choses dans ma tête? Peut-être que la voix que j'ai dans ma tête est un signe de folie? Que tout ce que je croyais vrai est faux? Je sais plus... Je sais plus où j'en suis... Les objets... Il m'a parlé des objets à retrouver et qu'il avait besoin d'avoir... Dois-je y croire? Suis-je encore David ou bien autre chose? Je veux pas disparaître... J'ai... Peur...

De tout son corps, il tremblait, même Hermès resta silencieux, sans doute parce qu'il pensait que David allait être encore plus perturbé. Le jeune homme se mit même à pleurer devant la tension qu'il put comprendre la réalisation de l'ampleur de la chose dans quoi il était entrainé. Le cosmos d'Hermès commença à augmenter sans même pouvoir le maitriser, la peur ne faisait qu'empirer le processus. Tout ce qu'il pouvait faire était de trembler de peur et en pleurer. David se perdait et Hermès semblait ne pas tenter de l'aider de peur de le briser pour de bon.

Mais ce fut en ouvrant les yeux d'un coup qu'il ne put retenir ses prochaines paroles.


-Le roi... Il est de retour... Le roi des cieux...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Cypris
Chevalier d'or du Sagittaire
avatar

Messages : 216
Date d'inscription : 04/08/2013
Localisation : Sanctuaire, Temple du Sagittaire ou Sparte

Feuille de personnage
Hp:
215/215  (215/215)
CS:
310/310  (310/310)
Pa:
150/150  (150/150)

MessageSujet: Re: Sous l'Etoile de Chiron   Sam 30 Nov - 20:36

Pas une fois, elle n'avait desserré les doigts, emprisonnant son arc. Pas même lorsque Ozymandias l'avait prise au creux de ses bras, l'amenant jusqu'à son lit. Un courant froid s'était soudain levé, faisant voltiger ce qu'il restait dans cette pièce qui autrefois était sa chambre. Tant de personnes réunies en ces lieux et tant d'événements, tous plus incroyables les uns que les autres, en l'espace d'une seule journée. Entre le combat opposant les deux futures divinités de la Guerre et la Chasse, le réveil plus qu'éprouvant de Minos l'éloignant à jamais de son collègue Raziel et sa rencontre avec Hypnos, rien ne pourrait jamais égaler ce qu'elle venait de vivre. Enfin, rien en cet instant où la jeune femme était encore trop sonnée pour réaliser l'importance de l'épreuve qu'elle venait de remporter et les périls qu'elle annonçait. Si puissante, elle était devenue si puissante, la blonde archère, que même le maître du Sommeil, son bien singulier magicien d'Oz, avait reconnu sa valeur.

" Ozymandias... "

Ce que sa voix lui paraissait lointaine, occultée par la présence rayonnante de Sagittarius. La première rencontre entre une combattante et son habit sacré était un instant unique, dont jamais rien ne pourrait effacer la solennité et encore moins le souvenir. Le cosmos résiduel des anciens porteurs de l'armure d'or résonnait encore avec tant de force, lui rappelant toute l'importance de son héritage. Tant de pouvoirs, tant de combats l'attendaient.

" Et l'amitié... "

L'amitié et les bras protecteurs du saint des Gémeaux associé au si doux cosmos de la scientifique de Sparte. Arwen lui avait tant appris et c'était aussi grâce à la qualité de ses enseignements que la sainte du Sagittaire s'en était aussi bien sortie face aux énigmes de son magicien d'Oz personnel. Hypnos, son chemin recroiserait celui de la combattante ailée. C'était aussi inévitable que l'affrontement qu'elle devrait un jour mener face à Raziel. Les amis d'hier étaient-ils condamnés à devenir les ennemis de demain ?

A cette pensée, une nouvelle larme coula sur la joue meurtrie de la blessée. Perdre Raziel au profit du juge des Enfers resterait une blessure pour elle. Une blessure qu'elle ferait tout pour cautériser. Après tout, Tenma n'avait pas hésité à braver les pires dangers pour Alone tout comme Seiya aurait tout tenter pour sauver Shun. L'amitié pour les saints n'était pas et ne serait jamais un vain mot. Tant de fougue encore en sommeil, sommeillant dans son corps meurtri, la réchauffant de son mieux avant qu'elle ne puisse enfin prendre son véritable envol.

De nouveau, la voix rassurante mais si outrée de son ami de la troisième maison. Que pouvait-il donc se passer ? D'autres sensations l'envahirent soudain. Une puissance aussi douce qu'irrésistible se fit soudain ressentir. Un instant, elle ouvrit les yeux, doutant encore de son retour dans la réalité. Un ange, un ange d'une beauté inimaginable se tenait céans. Blonde, elle aussi, couronnée de fleurs aussi familières qu'extraordinaires, elle ne portait ni armes, ni armure, juste la grâce et la puissance auréolant les divinités. Elle ne pouvait être que l'une d'entre elles mais douce si douce. Rien de commun avec la débauche d'énergie monstrueuse qu'Angron avait déchaîné sur Sparte ou celle plus sournoise qu'Hypnos était capable de déployer. Tant de tendresse dans cette aura qui la réchauffait, la maintenant dans un état de demi-sommeil. Le repos, elle avait tant besoin de repos. Ce qu'il se passait était d'une importance vitale mais elle n'était pas en état, simplement pas en état de pouvoir suivre ou réagir. Le repos lui soufflait Chiron...

Trop de choses, ton âme a besoin de repos autant que ton corps. Nul danger ne plane pour l'instant. Prend tout ce que t'offre l'univers. Savoir patienter et user de tout ce que le monde te met à disposition est aussi un art et une force. Prend ce que t'offrent les Muses. Elles ne sont que douceur et bonté, aucune d'elle ne sera jamais maléfique, pas de son plein gré. N'oublie pas mes paroles, jamais de leur plein gré. Elles sont filles de Zeus et déesses au même titre que toutes les autres, la vaillante Athéna comprise.

De quoi lui offrir le repos auquel elle aspirait tellement sans en ressentir de la honte ou pire de la culpabilité. Cypris du Sagittaire avait besoin de reprendre ses forces et cela dans les plus brefs délais. Reprenant son souffle, elle releva la tête vers son compagnon d'armes. Si puissant, il était son égal et elle ferait tout pour être digne de combattre à ses côtés, montrer à tous que même les femmes étaient capables de porter le poids d'une armure d'or aussi prestigieuse que celle du Sagittaire. Jamais, elle ne se laisserait aller au rôle récurrent de feue Saori. Cette image de la déesse lui avait déplu mais maintenant qu'elle avait eu face à elle celle de la future Artémis, elle ne doutait plus de la volonté et de la vaillance de la prochaine Athéna. Cette fois, le monde entrait en guerre à peine les dieux incarnés et ce qu'elle avait pu déguster annonçait les pires carnages.

Arès, Artémis, Hermès, Hypnos et Thalie...

Un immense bouleversement dans le cosmos et la voix d'Hermès parvint aux oreilles de tous et de toutes et même des siennes en dépit de sa quasi inconscience.

Zeus !!!

Même le roi des dieux était de retour...

Ne pouvant en faire davantage, elle posa la main sur celle de son compagnon d'armes.

" Ozymandias, emmène-moi. Prenons congé des dieux, notre place n'est pas ici. Plus ici. "

Puis, s'adressant directement à son esprit...

" Mon ami, notre place est auprès de nos frères et soeurs d'armes. Cette attaque et tous ces éveils de divinités ne sont encore que le prélude à la tempête qui menace de s'abattre bientôt sur nous. Dès que tu jugeras avoir toutes les informations dont tu as besoin, emmène-moi avec toi. Je suis trop blessée pour agir de suite mais viendra l'heure, viendra l'heure, Ozymandias. En l'attente, je mets ma vie entre tes mains, tout comme tu pourras mettre la tienne entre les miennes. Dès que je serais remise, ma constellation brillera de mille feux et mes ailes se déploieront pour la grande Athéna. Mais l'heure est au repos, emmène-moi, Osymandias, que plus personne ne me contemple dans ce triste état... "

Un appel aussi poignant que passionné, tant de forces se dégageaient encore de ce corps meurtri, brûlé par la puissance de deux divinité puis soigné par trois autres. Etonnante Cypris, aimée des dieux pour ainsi être passée au travers des mailles et avoir échappé aux griffes de Thanatos.

Un dernier regard et elle ferma les yeux, serrant toujours l'arc en elle. Ses forces diminuaient de nouveau, comme si cet appel muet avait puisé dans ses dernières ressources ou était-ce simplement l'effet des cosmos agissant. Si accueillant semblait maintenant les bras de Morphée pour elle qui luttait contre le sommeil souhaitant la prendre de nouveau jusqu'à ce qu'un nouvel appel se fasse entendre. Si intense qu'elle ne put que l'entendre avant de sourire à son compagnon des Gémeaux...

" Même le Grand Pope nous appelle. A toi de parler pour nous, Ozymandias, le Préfet de la Maison d'Athéna a remis son habit, la sainte du Sagittaire vient de naître et est encore trop blessée pour paraître séance tenante. "

Un dernier sourire en se laissant sombrer au pouvoir trop puissant qui l'envahissaient. Un dernier regard alors qu'elle s'endormait enfin un message entêtant tournant en boucle dans la tête...

" Entendez mon appel, chevaliers d'Athéna. Par la sagesse de notre déesse et à sa gloire : moi, le grand Pope, prend le commandement et ne répondrait de mes choix qu'à notre déesse en personne. Tenez-vous prêts, chevaliers ! Les temps que j'annonce seront durs mais, sachez une chose : quoi qu'il puisse arriver dans un futur proche, vous ne connaîtrez pas la peur ! "

==> Là où m'emmène le saint des Gémeaux.


Dernière édition par Cypris le Sam 7 Déc - 19:07, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ozymandias
Grand Pope et Chevalier d'or des Gémeaux
avatar

Messages : 198
Date d'inscription : 10/09/2013
Localisation : Chaque jour vers l'Enfer descendant d'un pas, sans horreur, à travers des ténèbres qui puent.

Feuille de personnage
Hp:
192/192  (192/192)
CS:
400/400  (400/400)
Pa:
152/152  (152/152)

MessageSujet: Re: Sous l'Etoile de Chiron   Dim 1 Déc - 21:04

A peine avais-je reposé Cypris sur son lit qu’une prodigieuse cosmo-énergie se fit ressentir. A la fois douce et bienveillante, je sentais mes forces croître à son approche comme si le plus réparateur des repos m’avait été offert. Et alors que les secondes passaient les unes après les autres je ressentis avec encore plus de force la présence de ce pouvoir apaisant et régénérateur, comme si s'approchait alors de la chambre de Cypris un être de nature surhumaine.

« Mais qu’est-ce que…?! »

Plissant les yeux sous le coup d'une aveuglante lumière, je tombais quasi nez-à-nez avec la plus belle femme que mes yeux avaient jamais pu contempler. Ailée et rayonnante d’une puissance que l’on ne pouvait qualifier que de divine, la jeune femme serrait dans ses bras la blonde Arwen avec qui elle partageait étrangement quelque trait physiques. Etait-il possible que… ?

Les premiers mots de Thalie confirmèrent mes doutes. Ainsi je rencontrais enfin la mère de celle qui avait tant œuvré pour le salut de Sparte et de ses habitants. Bientôt, la muse de la comédie nous narra son histoire, ainsi que celle de son époux. Ses manœuvres étaient évidentes, et son éloquence émouvante, mais toujours en moi demeurait la rancœur, la rancœur et la méfiance.

« Vous... Vous me demandez quelque chose que je ne peux vous offrir madame. »

Je n’allais pas lui mentir, je n’allais pas lui raconter ce qu’elle voulait entendre. Elle m’avait parlé avec son cœur, je ferai donc de même.

« Je ne doute ni de vos dires ni de celles de votre fille. Et je ne lui reproche rien, pas même de m’avoir caché ses origines. En fait je la comprends, je la comprends parfaitement et croyez-moi, je préférerais ne jamais avoir appris cette information. Mais je ne peux tout simplement pas faire l’impasse sur cette vérité, et pas pour les raisons vengeresses que vous m’attribuez. Comprenons-nous bien, elle n’est pas son père, pas plus que vous, mais elle est sa fille, et pour cela, son destin sera à jamais lié au sien. Vous me le décrivez comme un époux dévoué et un père aimant, et peut être l’est-il, mais il est aussi l’un des bourreaux ayant fait souffrir mon espèce à mainte reprises. Muse Thalie, savez-vous combien d’humains sont mort par sa faute ? Savez-vous combien sont mort de sa main ? Pour les centaines que vous sauvez aujourd’hui, combien tuera-t-il encore lors du prochain conflit entre nos camps respectifs ? J’aimerai pouvoir effacer ce que je ressens d’un claquement de doigt, tout lui pardonner comme vous semblez l’avoir fait pour lui il y a longtemps, mais j’en suis incapable. Je suis navré, Arwen est innocente, mais désormais, notre relation ne dépendra plus seulement de mon bon vouloir. »

J’avais besoin de temps, pour réfléchir, et pour Cypris.

« Alors non, je ne peux promettre de ne jamais lever la main sur votre enfant, tout comme vous ne pouvez me promettre que jamais plus votre époux ne s’en prendra aux miens. En revanche, si vous êtes celle que vous prétendez être, vous soignerez ceux qui en ont besoin, car c’est là faire ce qui est juste et bon. »

Puis me tournant vers David, je remarquais son état disons vaseux avant d’ajouter d’un ton plus ferme.

« Quand à vous, j’ignore qui vous êtes, où ce qui vous amène à Sparte, vous qui vous prétendez être un élève mais qui ne portez pourtant aucun habit distinctif, mais vous avez la langue bien pendue. »

Il ne semblait pas être un mauvais bougre, mais dans cette affaire, il ne voyait que la partie émergée de l’iceberg. L’identité véritable d’Arwen impliquait beaucoup plus que notre seule amitié.

Soudain la main bandée du nouveau sagittaire se posa sur la mienne, son regard me transperça le cœur juste avant que je n’entende sa voix s’inviter dans mon esprit.

*Oh Cypris…*

Il me semblait que c’était encore hier que je la voyais houspiller les nouvelles recrues de la maison blanche avec la ferveur d’un général rappelant ses troupes à l’ordre. Aujourd’hui elle rendait sa veste de préfet pour rejoindre l’élite de l’armée de la Sagesse et mon cœur s’en réjouissait.

"Oui. Allons-nous en."

Prenant délicatement la blonde archère entre mes bras, je n’accordais qu’un dernier regard à Arwen, visiblement choquée par les derniers événements car silencieuse depuis un bon moment.

« Peut être… Quand nous nous reverrons, aurais-je trouvé les réponses à mes questions. En attendant porte-toi bien. »

Un dernier signe de la tête vers la divine Thalie et le mystérieux David avant que celui-ci ne se mette à hurler comme un dément et à fondre en larme.

« Je sais que je n’ai aucun droit de vous demander quoi que ce soit divine Thalie. Mais pourriez-vous prendre soin de ce malheureux. A la vue de son cosmos, il doit sans nul doute être également un immortel, et il prétend vous connaitre, alors vous serez sans doute la mieux placée pour lui venir en aide. »

Ouvrant alors le passage dimensionnel vers la troisième demeure du zodiaque d’or, je quittais à regret un peu comme un voleur la ville du cosmos pour rejoindre le calme du sanctuaire avec Cypris suivit de près par son armure d’or.

Arrow Temple des gémeaux avec Cypris et son armure
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Thalie
Muse de la Comédie
Staff KoH
avatar

Messages : 566
Date d'inscription : 20/07/2013

Feuille de personnage
Hp:
220/220  (220/220)
CS:
525/525  (525/525)
Pa:
500/500  (500/500)

MessageSujet: Re: Sous l'Etoile de Chiron   Dim 8 Déc - 16:46

Du trouble, de la surprise, de l'incompréhension suivis d'une soif de savoir voire d'effondrement se succédaient tout autour de moi. Où que se posaient mes yeux, c'était cela qui apparaissait. Tous ces êtres qui me faisaient face semblaient perdus dans un monde qui n'était pas le leur. Exceptée Arwen, tout devait leur paraître menaçant, complexe et hors de portée. Un long moment s'écoula ainsi avant qu'une réponse ne me parvienne mais pas celle que j'espérais. C'était la promesse amère d'une future rencontre. Les humains et les dieux, reporter toute la responsabilité sur Hypnos était simple si simple mais je ne pouvais que m'y attendre...

Combien d'humains...

- Comment puis-je le savoir, chevalier Ozymandias ? Indirectement, mon époux a oeuvré contre l'humanité telle que la déesse Athéna l'a laissé évoluer mais est-il le seul à détruire des vies ? Athéna, elle-même, ne cesse de sacrifier des existences par centaines pour faire un seul chevalier. Lors des attaques, elle se terre derrière le village de Rodorio, derrière les saints dont certains sont parmi les pires monstres. Que penses-tu des actes d'un DM ou d'un Aphrodite ? Des crimes innommables d'un Kanon et pourtant la Sagesse leur a pardonnés toutes les vies qu'ils ont massacrées en son nom avec l'aide des habits d'or ? Tous ces monstres étaient des saints et des meurtriers de la pire espèce et pourtant Athéna leur a pardonnés en plus de prendre le poids de leurs actes sur ses épaules. Les choses sont ainsi, tant de dieux ont du sang sur les mains et ta déesse autant que les autres. A présent, je ne peux te reprocher de conserver au fond de ton âme et de ta mémoire l'ascendance d'Arwen. Tu souhaites mener à bien les idéaux de ta déesse et cela, je ne peux que le comprendre.

Une pause et un soupir m'échappa, porteur de tant de tristesse et de crainte pour l'avenir de ma tendre Arwen.

- Si tel est ton destin sache que si ta main doit se lever contre mon enfant, elle se heurtera à la mienne. Arwen n'a pas choisi ses ascendants tout comme moi, je suis la fille de Zeus et d'une titanide, suis-je une monstre pour autant ? L'humanité envie les dieux et tente de les supplanter, de s'emparer de leurs forces et viendra le jour où ce seront eux et non plus les autres divinités qui viendront prendre la tête de ma soeur, ta chère Athéna.

Rien n'efface le passé et pour tous nos actes, nous accepterons le poids du jugement mais sache qu'Hypnos est lié à Hadès par une alliance ancienne qui n'avait rien de commun avec l'éradication de l'humanité. Penses-tu réellement qu'Hadès aurait détruit sa bien-aimée Perséphone ? Qu'il aurait réduit son Royaume à rien ? Quelle vision est la sienne à lui qui peut laisser les hommes revenir à la vie et celle de la déesse Athéna qui ne se contente jamais que de reporter l'inévitable sans réellement se pencher sur les causes des accès de folies de ses oncles. A présent que deux des trois frères sont emprisonnés et leurs Royaumes laissés à la garde de quelques-uns de leurs fidèles, que penses-tu qu'il se passera si des humains s'emparaient de leur puissance divine. L'exemple de Kanon et d'Hilda de Polaris, tous deux traîtres envers les dieux devraient t'éclairer les choses sur un jour nouveau. Les dieux n'oeuvrent pas seuls. Hadès n'était qu'une âme tout comme Poséidon, ce sont des humains qui ont levé leurs armées en leur noms, usant ou abusant de leur confiance.


A ces mots, mon regard s'étaient fait de braise. Usurper les paroles des dieux était un crime tellement courants. Tant et tant d'âmes condamnées pour de tels faits jalonnaient les routes des Enfers. Tant de visages qui me hantèrent encore un bref moment avant que je ne les chasse de mes pensées et ne reprenne la parole.

- Partez maintenant. Ce qu'il se passe en ces lieux n'est plus de votre ressort. Les blessures de Sparte sont déjà soignées par ma fille, par moi et par mon époux, celui que tu ne cesses de traiter de monstres. Et notre chère Athéna où est-elle ? Où est-elle, où s'est-elle égarée. Soucie-toi de ta déesse au lieu te d'en prendre à celle qui t'a tant enseigné. Tes paroles font saigner le coeur d'une Muse... Que cela te sois certain, je ne laisserai personne s'en prendre à mon enfant, pas plus qu'à mon époux. Tant de choses ont changé, tant de choses le peuvent encore. Pourquoi seuls les humains bénéficieraient-ils du pardon et de la rédemption ? Retourne entre tes murs et cherchent les réponses à tes questions.

Puis, m'approchant de l'hôte d'Hermès.

- Ne t'inquiète plus pour notre frère, il a juste besoin de temps, besoin de passer les épreuves que traversent toute nouvelle divinité.

D'une main empreinte de chaleur, j'avais fait apparaître un tissu d'une grande douceur avant de sécher les larmes de David. C'était dur pour lui, tellement dur pour un si jeune être. Prendre en son âme les souvenirs, l'existence même d'Hermès était une expérience encore plus intense que celle que devait connaître des divinités moins complexe. Pourtant, je ne pouvais croire qu'Hermès ferait du mal à son incarnât. Il n'était pas de la trempe de certains de mes parents. Puis, intensifiant mon cosmos, ma voix s'éleva de nouveau.

- Ne te sens pas responsable de ce qu'il vient de se passer. Ton âme est en plein désarroi suite à la connaissance que tu es en train d'acquérir. Hermès est un dieu bénéfique et porteur de tant de savoirs que c'est pour toi un bouleversement majeur. Laisse-le prendre en charge certaines choses tout en chassant loin de toi l'idée de perdre ton identité car tu ne fais que te réveiller au terme d'une longue amnésie. C'est ainsi que tu peux ressentir les choses, ainsi que tu peux aussi appréhender cette énergie, cette essence qui fait partie de toi jusqu'à ce que vous ne fassiez plus qu'un. Cela peut prendre des jours ou des ans, Hermès ne te forcera pas. Tout comme je n'ai jamais contraint Marie-Ange à accepter la Muse qu'elle était destinée à devenir. La sérénité s'est installée naturellement entre nous et cela viendra aussi pour toi. Chasser la terreur et la crainte sera ta première épreuve...

_________________
L'Or et la Foudre guident mes pas. Je suis l'Ange de Lumière et la Divine Inspiratrice veillant du haut de l'Olympe ou des profondeurs du monde des rêves...

Spoiler:
 



Spoiler:
 


Hypnos, mon roi, mon soleil, à jamais, je t'aimerai et suis tienne...

~ Paroles de Thalie ~ ° ~ Paroles de Bloody ~ ° ~ Pensées ~ ° ~ " Transmissions de Pensées " ~
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Arwen
Haut-commandeur de Sparte la Sacrée
avatar

Messages : 89
Date d'inscription : 10/08/2013
Localisation : Sparte la Sacrée

Feuille de personnage
Hp:
344/344  (344/344)
CS:
610/610  (610/610)
Pa:
300/300  (300/300)

MessageSujet: Re: Sous l'Etoile de Chiron   Dim 8 Déc - 19:27

Non...

Arwen ne savait comment réagir ou plutôt si mais tout allait bien trop vite pour elle. Tous ses pouvoirs et son attention étaient tournés vers Sparte, vers les blessés et vers Cypris qui se débattait dans son sommeil. Pas un instant, la blonde scientifique ne s'était détournée de ceux qui avaient besoin d'elle tout comme elle n'avait pas douter une seconde de la justesse de sa demande. Cypris était son élève comme tant d'autres. Raziel avait bénéficié de la présence de la Rose des Enfers. La Vampire à la chevelure de feu, la seule à pouvoir se qualifier d'un tel titre. Mystérieuse et envoûtante, elle resterait la pureté au sein des Enfers. Même sous le manteau de la Bête nourrie de sang, elle était la plus pure de toutes les spectres, dotée d'une âme digne d'Elysion et demeurée sans tache en dépit de tout ce qu'elle avait traversé, en dépit du sang qu'elle récoltait comme une abeille se gorgeait de nectar. L'Amour et la Pureté au sein des Enfers pour le Griffon, c'était cela la récompense la plus éblouissante pour le juge le plus noble de tous. Cette Etoile qu'il n'avait cessée de chercher et de chérir, l'éclat des Vampires, non-humain et infiniment plus sensible qu'eux, à jamais.

Une nouvelle fois, la main de Cypris s'était crispée contre la sienne et pas une seule fois, elle n'avait reniée ce qu'elle était.

Raziel a la Vampire Carminia. Cypris a mon âme pour la soutenir ou demander à d'autres de prendre le relais là où je ne peux me rendre. Papa sera plus intrigué que tenter de la tuer. Et puis, maman est une ancienne sainte. Qui sait si Cypris ne serait pas destinée à accomplir une destinée proche de la sienne même si ce n'est pas vers un amour impossible que son coeur s'ouvre. Je le sens, son coeur est encore trop partagé pour faire la part des choses. Sans doute qu'une prochaine rencontre avec celui que sera devenu Raziel tranchera le tout. Le voir en compagnon de l'Etoile des Ténèbres sera un choc et une bénédiction.

Un choc aussi violent que celui qu'avait reçu Ozymandias en apprenant qui étaient les parents d'Arwen. Voir l'horreur poindre dans ses yeux avait été comme un coup de poignard qui la cloua un instant sur place. Et que dire des autres occupants du dortoir si la nouvelle venait à se répandre. La rejetteraient-ils comme l'avait spontanément fait le saint des Gémeaux ? Une telle horreur dans ces yeux. Arwen s'en était retrouvée blessée sans savoir que dire. Elle se doutait bien qu'un jour certaines découvriraient le secret de ses origines mais pas maintenant, pas ainsi. Se retrouver prise au dépourvu était si nouveau.

Mais...

Fallait-il qu'elle s'excuse d'exister ?

Question angoissante qui n'eut pas le temps de l'empoisonner. Une Muse était venue vers elle avant de l'envelopper des ses ailes. Tant de chaleur tant d'amour qu'elle ne put que sentir ses yeux se parer de larmes sur le coup de l'émotion.

Mère...

Si tendre, si protectrice. Rien ne pouvait surpasser ce qu'elle ressentait en ce moment. La chaleur et l'amour d'une mère prête à se battre pour son enfant. Qu'Arwen ait plus de deux cents n'y changeait rien. Pour sa mère, Thalie, elle était l'enfant surgie de ses entrailles, la fille que lui avait donné Hypnos. Le fruit de leur amour. C'était une sensation unique qui n'avait aucun qualificatif pour le décrire. Si rapide pourtant. Les voix s'étaient succédées et ce ne fut que lorsque le moment de la séparation arriva qu'elle reprit la parole, d'une voix affectée autant pas l'effort que l'émotion mais parfaitement audible.

- Oui, rien ne sera jamais plus pareil, Ozymandias, mais dois-je renier ma propre existence ? Je suis le fruit de l'amour entre le Sommeil, le Rêve et l'Inspiration. N'ai-je pas été là pour toi sans tenir compte de tous les crimes qu'ont pu commettre tes ascendants ? Qui te dis qu'en tes propres veines ne coulent pas le sang d'un monstre ? Pense à tous les enfants nés des oeuvres d'hommes indignes selon les critères de ta déesse ? Les détruiras-tu ? Juste parce qu'ils sont nés d'êtres que tu juges impurs, indignes de vivre ? Je ne suis pas Hypnos pas plus que je ne suis Thalie. Je suis leur fille, le fruit de leur amour et je les aime passionnément. J'aime infiniment mes parents et jamais je ne laisserais quiconque leur faire de mal. Mère t'a déjà donné son avis et je te donne le mien. J'ai du respect et même de l'affection pour toi, Ozymandias, tout comme pour Cypris et Raziel. Vous avez tous été mes disciples et c'est sans jugement, sans préjugé que je vous ai offert  ce que je pouvais. L'amour est une force que j'ai eu la chance de rencontrer sous les traits de la Vanir Freyja qui a été et reste une amie de mes parents. Tout comme je suis une proche de sa fille, la princesse Dagmar.

Le bien et le mal sont deux réalités de ce monde et chaque être a en lui la force de céder à l'un ou l'autre. Père a suivi les ordres de celui qu'il avait juré de servir tout en sachant ce que cela incluait. Jamais, il ne se substituera à ses responsabilités ou s'en décharge sur d'autre tout comme, ô grand jamais, il n'a tué pour pur sadisme comme le font tant d'humains et tant de tes collègues, Ozymandias. Je te demande juste de ne pas voir en lui qu'un monstre. Pour moi, il est le plus merveilleux des pères et celui qui t'offre autant qu'à tout autre vie, le réconfort du Sommeil. Son essence et sa vie...

Ne sois pas uniquement tourné vers une seule de ses facettes...

Songe que cela ne lui a plu plus qu'à toi d'accomplir les désirs d'Hadès...

Puis, s'efforçant de sourire.

- Porte-toi bien aussi, mon disciple. J'ai été ravie de t'éclairer sur ton destin. Prend bien soin de Cypris. Elle mérite de porter l'habit du Sagittaire. Elle a relevé avec une rare intelligence le défi de Chiron et Héraclès. A toi maintenant de veiller sur elle tout comme je veillerai encore et encore sur Sparte.

Bon retour chez toi, Cypris, le Sanctuaire ne pourra que se réjouir du retour du Sagittaire. Ton destin sera lié à ce que tu viens de vivre mais je sais qu'Athéna pourra toujours compter sur toi. Ménage-toi, tu as bien failli te faire réduire en cendres.


L'espace s'ouvrit ensuite, engloutissant les deux saints ainsi que l'armure d'or. Un immense silence s'ensuivit, juste troublé par les pleurs de David. C'était un tel bouleversement pour lui. Il l'avait mise en danger sans le savoir et s'était aussitôt excusé. Arwen avait assez de clairvoyance pour ne pas le blesser davantage. Il aurait juste une dette envers elle, une dette qu'il lui rembourserait le moment venu. Qui sait quand cela viendrait. Et puis, Arwen avait la fierté de ses parents. Jamais, elle ne s'abaisserait à frapper un homme à la garde baissée.

- Et bien, bonjour, mon oncle. J'aurais aimé que les choses se passent autrement. Certains secrets se doivent de le rester et maintenant ce qui est fait est fait. Cela laisse une dette à mon égard mais l'instant n'est pas venu pour cela. Mère a raison, chaque chose en son temps...

Et à ces mots, son cosmos curatif se joignit à celui de sa mère...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Hermès
Messager des Dieux
avatar

Messages : 183
Date d'inscription : 02/09/2013
Localisation : Quelque part à m'amuser

Feuille de personnage
Hp:
340/340  (340/340)
CS:
600/600  (600/600)
Pa:
500/500  (500/500)

MessageSujet: Re: Sous l'Etoile de Chiron   Mar 10 Déc - 2:45

L'esprit au bord d'être fracturé, quelque chose de doux et de fort vint l'apaiser, le soulagement tant attendu fut là, bien présent. C'est alors qu'il ouvrit les yeux que la chose qu'il vit fut encore plus beau qu'il y a de ça quelques secondes. Son coeur en fut complètement bouleversé et il se serra comme jamais auparavant, si les circonstances de leur rencontre n'avaient pas été aussi particulières... Le jeune homme serait tombé immédiatement amoureux sans même avoir eu le temps de réagir. Tout se bousculait dans sa tête mais cette voix et son geste pour lui sécher les larmes le calmèrent très rapidement. Personne n'avait été aussi doux et si reposant depuis sa tendre enfance, lui rappelant sa mère qui le cajolait alors qu'il avait une peine de coeur.

Cette femme... Hermès l'aimait vraiment, il le sentait, son coeur vibrait mais d'un amour assez spécial. Le mélange de l'amour d'un frère et d'une soeur mais aussi d'un homme et d'une femme. Pour être troublant, ça l'était suffisant pour le laisser avec un arrière-goût qui ne semblait pas désagréable. Hermès pensa encore aux paroles de ce chevalier, si jamais il osait toucher à un seul cheveu de sa nièce, il aurait la seule et dernière visite du dieu des voleurs de sa vie, la chance ne serait pas avec lui. Personne ne touche aux personnes qu'Hermès a décidé de surveiller sans en subir sa colère et rare sont ceux à en témoigner encore à ce jour.

Arrêtant alors ses sanglots et ses tremblements, il fixa la muse sans pouvoir détacher son regard du sien, ces yeux si forts et si intenses en avaient dû charmer plus d'un et David ne fut pas une exception. Mais il était hors de question de venir poser ses mains ne serait-ce sur une seule de ses mains comme si le faire revenait à briser quelque chose de précieux. En cet instant, il n'était qu'un simple mortel qui venait d'avoir comme une révélation divine pour seul but d'apaiser ses peines. Il aurait pu se croire comme une réincarnation de Jeanne d'arc à ce rythme. Elle aussi avait eu la parole de Dieu selon ses propres paroles... Et si c'était la vérité? Après tout si les divinités étaient une réalité, alors Dieu n'était pas une invention mais rien ne dit que ce n'était qu'une divinité qui jouait ce rôle.

Tout cela était encore trop tôt pour le savoir et puis il y avait tellement à faire avant. C'est avec une voix basse et fatiguée qu'il se mit à parler.


-Je... Comprends... Oui... Ainsi Hermès va finir par vraiment s'éveiller totalement mais il attend mon accord... Je comprends ses paroles à présent, lui qui me demandait de prendre la bonne décision... Désolée mademoiselle Arwen, mais je ne suis pas votre oncle, enfin... Oui bon j'ai compris... Et votre... Hôte peut toujours penser et parler par elle-même? J'ai peur de cela à vrai dire... D'être simplement spectateur dans mon corps sans pouvoir m'exprimer et penser par moi-même... D'être une simple marionnette...

*-David... Jamais je ne te ferais ça, je ne suis pas comme Arès ou même Hadès, ton âme et la mienne seront ensemble pour ne faire qu'un... Mais je connais une méthode qui te permettra de rester toi-même en me laissant éveiller totalement, je ne l'ai jamais fait mais je connais et je peux le faire... Je te demande humblement David, non pas en tant que divinité, mais en tant qu'ami, je ne veux que ton bien... S'il te plaît.*

Froncant les sourcils, la voix d'Hermès avait l'air d'être si forte et sincère qu'il n'eu pas la force de résister et de la repousser. C'est même dans un soupir qu'il donna sa réponse.

-Très bien... J'accepte... Je suis tellement fatigué, j'ai besoin de me reposer... Je reviendrais quand le moment sera venu... Merci... Thalie...

Fermant alors ses yeux, il se laissa aller comme pour dormir quand son corps fut à nouveau enveloppé par un cosmos encore faible mais l'entourant. Ses yeux s'ouvrirent lentement, son regard avait cette expression qui ne pouvait mentir sur qui était là. Relevant la tête pour fixer la muse, il eut un grand sourire et vint lui prendre la main pour faire un baisemain.

-Douce Thalie, je suis tellement heureux de te revoir, cela fait si longtemps... Je ne pensais jamais te revoir en ce jour, ton cosmos me remplit de nostalgie que j'en ai presque la larme à l'oeil hi hi...

Son rire si unique et particulier résonna dans la pièce comme une mélodie alors qu'il se releva avec aise et grâce. C'est même avec plaisir qu'il ne se priva pas et prit alors Thalie dans ses bras comme pour se prouver qu'il ne rêvait pas encore. Heureusement qu'Hypnos ne voyait pas ça, il aurait entendu son mécontentement mais peu importe, sa joie était si forte qu'il ne put se retenir de lui faire cela avant de quitter ses bras avec lenteur.

-Désolé de n'avoir pas pu me montrer plus tôt, j'aurais voulu mais comme tu as pu le voir, mon hôte n'était pas tout à fait prêt... Mais me voilà de retour maintenant, enfin pas entièrement mais je suis là avec toi... Thalie... L'heure est grave, il faut que je te parle de choses dont Zeus doit être mis au courant au plus vite, c'est urgent...

Terminant de quitter ses bras, son attention fut tournée vers Arwen, c'est avec la même joie qu'il se glissa vers elle pour la prendre dans ses bras. Bien qu'étant un père un peu particulier et ayant eu de nombreux enfants, les enfants des Muses avaient le droit d'avoir le même traitement que les Muses.

-Ah Arwen, je suis content de te voir, tu as la beauté de ta mère et le caractère de tes deux parents à ce que je vois. j'aimerais bien parler plus longuement avec toi mais des choses qui sont plus importantes que ces retrouvailles font que je dois te quitter pour le moment. Si tu as le moindre besoin, tu pourras compter sur moi... Je suis sûr que ta mère n'a rien contre ça hein? Et surtout, ne fait pas confiance à celui qui est le haut commandeur, il ne m'inspire rien de bon.

La lâchant, il se tourna vers Thalie en étant plus sérieux même si la joie de la revoir fut encore présent.

-Thalie, je ne peux pas encore utiliser tous mes pouvoirs, peux-tu me conduire à l'Olympe juste à côté de mon repère? Je dois reprendre ce qui m'appartient.

Marchant vers elle, il tourna la tête dans une direction... Celle de l'entrée de Sparte.

-Attends... Tu sens ce cosmos? On dirait celui d'une divinité aussi. Il est extrêmement faible mais bien présent... On doit aller voir ça immédiatement, je n'ai pas envie qu'il lui arrive quoi que ce soit. Une fois que ça sera fait, tu pourras nous emmener à l'Olympe?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Thalie
Muse de la Comédie
Staff KoH
avatar

Messages : 566
Date d'inscription : 20/07/2013

Feuille de personnage
Hp:
220/220  (220/220)
CS:
525/525  (525/525)
Pa:
500/500  (500/500)

MessageSujet: Re: Sous l'Etoile de Chiron   Dim 15 Déc - 20:47

Un jour, ton voeu se réalisera, Ozymandias des Gémeaux, et sans doute bien au-delà de ce que tu peux imaginer. Tellement plus, puisses-tu ne pas le regretter.

A cette pensée, mon regard s'était embrumé pour un court instant. J'avais même senti des larmes briller au coin de mes paupières juste au ras de mes cils d'or. C'était donc ainsi que les choses devraient se passer encore et encore. Une dernière fois, je songeais à notre passé commun, à toutes ces guerres, tout ce gâchis. Il en avait fallu des luttes pour que je me réincarne de nouveau sans être mise à mort. Tant d'entre nous étaient éradiqués à peine réincarnés. La terre était dévolue à Athéna mais à quand remontait sa dernière manoeuvre en prenant compte de la présence des autres dieux ? Je n'en avais pas souvenance. Sans doute deviendrait-elle la seule déesse admise sur terre alors que nous autres, tous les autres olympiens, serions voués à être les gêneurs, les responsables de tous les malheurs. Pourtant, jamais, mon cosmos n'avait faibli, jamais je ne m'étais vengée sur qui que ce soit des tourments que j'avais traversés mais cela resterait sans doute l'exception qui confirmait la règle.

Ma rencontre avec Hypnos s'était faite dans le sang et le venin qui me rongeait et loin de m'achever, il m'avait éveillée à ma véritable nature. Des liens tels que les nôtres étaient bien plus courants qu'on ne le pensais mais trop souvent étouffés. Toutes ces opportunités de construire autre chose qu'un éternel combat naissaient au travers d'amours jugées impossibles mais avions-nous la force de changer ? Nous la laissait-on ? Si peu en fait. Tellement peu...

Oui...

J'en étais certaine. Hypnos et moi avions placé les premières bases d'une nouvelle ère, une époque bénie où voleraient à jamais les mailles de ces chaînes absurdes nous condamnant à rejouer sans cesse la même scène tragique aux accents de fin du monde. En c'était en Arwen, en notre délicate petite étoile que rayonnait le plus cet espoir en un monde meilleur.

Arwen, la laisseraient-ils seulement embrasser cet avenir ? La laisseraient-ils mener à bien cet idéal que nous caressions tous ? Rien ne l'assurait mais je ne cesserais jamais de recommencer. Le jardin-monde d'Arcadia était cela, le reflet onirique de ce que nous pourrions tous les deux offrir aux humains tout en nous gardant une place préservée. C'était une telle merveille, celle que serait la terre si les divinités bénéfiques avaient l'occasion d'être au devant de la scène en lieu et place des dieux de la Guerre, de la Discorde et autres mais les hommes n'aimaient que les divinités les plus puissantes. Un sourire se dessina soudain sur mon visage à cette idée. Léger et mélancolique mais bien présent. Le chemin serait rude mais nous y arriverions, nous y arriverions...

Et jamais plus, tu n'aurais à obéir aux désirs d'Hadès, mon amour. Plus jamais, tu n'aurais à frapper en son nom, à mener cette tache qui te répugnes au plus profond de ton âme. Cela n'est pas ta nature de faire des massacres insensés mais qui songe à te libérer de ce serment qui n'a plus de sens à présent que seule la folie anime les desseins de mon oncle. Si seulement père pouvait ouvrir les yeux. Aucun dieu ne peut se défaire d'un serment sacré sans en subir les conséquences mais qu'est-ce que l'humanité en sait ?  

Soudain une vague d'angoisse me traversa avant que je ne la repousse. Le souvenir de mon cauchemar et des reproches des Gémeaux. Hypnos, mon amour, ni toi ni moi ne pourrions jamais revenir sur le passé ni sur toutes les horreurs perpétrées. Faire quitter le sombre séjour aux victimes était dans nos cordes. Tant de fois nous y avions pensé. Seulement, combien d'entre elles avaient passé sous les coups directs, les ordres directs d'Hypnos ? Combien étaient venues suite à son appel ? Bien peu en fait, si peu comparées à toutes celles qui venaient par milliers. A lui seul, Julian avait provoqué des ravages autrement plus effroyables en une guerre qui été le désir de Kanon des Gémeaux et non celle de Poséidon. J'avais beau connaître le caractère impétueux de mon oncle, on ne pouvait nier qu'il était encore en sommeil. Ses pouvoirs remis entre les mains de l'héritier des Solo et pire encore de Kanon du Dragon des Mers. Quelle était sa plus grande faute ? Sinon, d'avoir fait confiance à un homme d'Athéna. Un homme venu du Sanctuaire. Le seul réveil de Poséidon s'était produit lorsque les cinq chevaliers de bronzes avaient ligués leurs pouvoirs contre lui mais maintenant, cela personne ne voulait le voir. Pour les hommes, c'était Poséidon le seul responsable du début à la fin.

Face à tout cela, je ne pouvais retenir un soupir suivi d'une nouvelle vague de frissons. Père était de retour et faisait peser sur moi et mon époux une terrifiante chape. Le dieu des dieux n'aimerait pas ce qu'il découvrirait, j'en étais plus que certaine et rien ne saurait retarder l'échéance qui venait de commencer. Une nouvelle vague et mon cauchemar me revint encore et encore. Je sentais que quelque chose planait au-dessus de nos têtes. Quelque chose que je ne pouvais nommer ou plus exactement craignais de nommer. C'était trop fou, trop improbable et pourquoi, je pouvais presque la sentir vibrer. Maudit cauchemar. Ikelos ! En d'autres circonstance, je l'aurais fait mander mais ne le pouvais point mais cela viendrait, cela viendrait. Il n'y couperait pas dès que son père serait enfin de nouveau à mes côtés.  

Une voix...

Hermès, la voix de mon frère sur le point de se réincarner à laquelle répondait ma tendre Arwen. Ma fille, je ne devais pas l'effrayer. Aussi, maintins-je mon masque de Muse pour elle et lui qui était encore si fragile. Qu'aucun d'eux ne ressente le mal s'éveillant lentement en moi.

Lucian... Mon roi, mon époux, mon amour, toi seul serait le témoin de mes tourments. Toi seul le saurait. Entre nous, nous avions décidé de préserver notre enfant, que jamais elle n'eut à connaître ce que nous avions enduré. Quant au dieu des voleurs, je ne pourrais jamais le remercier comme il le méritait pour ce qu'il venait d'exprimer. Mon frère serait un soutien pour Arwen, une épaule solide sur laquelle s'appuyer si par malheur...

" Hypnos, mon amour, fassent les dieux que nos forces réunies soient assez puissantes pour veiller sur notre enfant. Et si d'aventure, il m'arrivait quelque chose, veille sur notre enfant. Veille sur notre Arwen. Les saints n'auront aucune pitié pour elle. Qu'elle représente un avenir ne leur traversera sans doute jamais l'esprit. Autant demander aux spectres de renier Hadès. Les choses sont comme cela, malgré l'espoir que représente Sparte, l'avenir, l'image d'un certain avenir qu'elle projette, le passé règne en maître avec lui la haine viscérale entre tous et toutes. Surpasser la haine pour bâtir du nouveau, cela ne concernera sans doute jamais que nous. Nous qui tentons de construire un avenir meilleur et de briser ce cycle de guerres. "

Puis, ce furent vers moi que se tournèrent les regards et je m'empressait de sourire. Même si les circonstances actuelles pouvaient aisément expliquer mon chagrin, il ne devait pas éclater. Les Muses étaient là pour offrir du réconfort et non s'apitoyer. Et puis, c'était tellement bon de sentir le regard de mon petit frère sur moi. Ma famille était vaste mais tellement divisée que rares étaient ceux que l'on appréciait sincèrement de rencontrer. Et le Messager des dieux était l'un d'eux, l'un de ceux trouvait autant grâce à mes yeux qu'à ceux du roi de mon coeur. Quoique je doutais que son accolade toute fraternelle serait tout à fait de son goût.

Petit frère, tout comme notre cher Apollon, tu as le secret pour réconforter les âmes. Un autre sourire en moi avant de reprendre la parole.

- Moi aussi, Hermès, moi aussi, je suis heureuse et suis heureuse d'enfin te présenter selon nos coutumes ma fille, la princesse Arwen. Elle est la fille d'Hypnos, mon merveilleux époux. Je regrette que tu n'aies pu assister à nos noces mais les occasions ne manquent pas de se réjouir et je serai heureuse de te convoquer tout comme toi David, lorsque tu auras la force de maîtriser ton cosmos divin.

Puis, en entendant les dernière paroles de mon frère, je repris.

- Oui, allons la voir. Trop de divinités se réveillent dans le chaos en ce moment. Allons auprès d'elle. Arwen, ma tendre enfant, reste ici. Tu y seras plus sécurité et les occupants de ces lieux ont besoin de toi. Veille sur cette ville, elle représente notre espoir. Et sache que je serais toujours là.

D'un geste, je l'attirais contre moi avant de la serrer et de la relâcher à regrets. Le temps de reprendre les voies de la guerre était de retour et je sentais au fond de moi que le pire était à craindre.

Si seulement, tu étais auprès de moi, Lucian, mon amour, mon merveilleux Lucian.

Et faisant un dernier geste vers Hermès.

- Allons-y...

== > près de Clio et Hazama.

_________________
L'Or et la Foudre guident mes pas. Je suis l'Ange de Lumière et la Divine Inspiratrice veillant du haut de l'Olympe ou des profondeurs du monde des rêves...

Spoiler:
 



Spoiler:
 


Hypnos, mon roi, mon soleil, à jamais, je t'aimerai et suis tienne...

~ Paroles de Thalie ~ ° ~ Paroles de Bloody ~ ° ~ Pensées ~ ° ~ " Transmissions de Pensées " ~
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Sous l'Etoile de Chiron   

Revenir en haut Aller en bas
 
Sous l'Etoile de Chiron
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Etoile, sous le signe des mousquetaires
» L'amour brille sous les étoiles^
» Sion sous les étoiles | 17.7.2015 | Sion
» [ASTUCE] Optimiser la durée de la batterie sous Android et le HD2
» [TUTO] Configurer ses boite mail free et hotmail sous SFR

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Knights of Hope :: Sparte la Sacrée :: Dortoirs :: Maison d'Athéna-
Sauter vers: