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 A la fin d'un rêve, l'aube rouge

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La Main du Destin

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MessageSujet: A la fin d'un rêve, l'aube rouge   Jeu 15 Aoû - 23:45

Ce jour avait commencé comme tous les précédents au sein de la grande cité guerrière de Sparte. Hélios saluait de ses rayons étincelants la cité du cosmos, et Sparte la sacrée s’éveillait doucement au chant des coqs.

Dans les trois dortoirs réunissant les futurs soldats des futures guerres cosmiques, les apprentis se paraient pour leur journée d’entrainement comme ils l’avaient fait la veille, tuniques et cuirasses légères remplacèrent rapidement les habits de la nuit et alors aucun d'eux ne songeait un seul instant au futur implacable qui les attendait tous en cette journée si ordinaire en apparence.

Par petits groupes ils quittèrent leur dortoir pour se diriger vers le réfectoire. Tout guerrier qu’ils étaient, la journée commençait par une copieuse collation, les guerres ne se gagnaient pas le ventre vide, et cela valait aussi pour les guerres saintes opposant depuis les temps mythologiques les soldats du sombre empire et ceux du sanctuaire sacré.

D’innombrables conflits opposant ces deux forces et pourtant, à Sparte, jamais le sang n’avait été répandu par vengeance. A sparte, la guerre était à la fois si proche, et si loin, que chaque jours devenait unique dans son équilibre. Tant de choses pouvaient mettre le feu aux poudres, tant de situation pouvaient dégénérer en conflit intégral. Parvenir à maintenir le statu-quo entre deux ennemis acharnés était à n’en pas douter un véritable tour de force, d’autant plus incroyable lorsqu’il était maintenu depuis maintenant des années, mais nul à Sparte ne se faisait d’illusions. Cet équilibre était des plus précaires, à chaque seconde il pouvait vaciller, à chaque seconde l’harmonie pouvait disparaître.

Ce jour-là aurait pu être comme son prédécesseur, animé par quelques boutades, quelques moqueries, peut-être par quelques bousculades plus ou moins volontaires, mais le destin en avait décidé autrement.

Ce jour-là lorsque les élèves de la maison blanche arrivèrent devant le réfectoire principal au sein duquel devait les attendre un copieux repas, ils y découvrirent leur fanion profané, le symbole même de leur maison taché de noir et brisé à même le sol. Suprême affront, suprême insulte faite à la maison d’Athéna qui voyait ainsi son honneur foulé aux pieds.

Les coupables devaient répondre de leurs actes, et il n’y avait nul besoin d’enquêter pour les découvrir. Les sourires moqueurs et les rires à peine étouffés des porteurs de noirs étaient plus que des aveux de culpabilités aux yeux des Athéniens. Déjà les regards se croisèrent plein de défis et de rancœurs, chacun se fixant dans l’attente de l’élément qui mettrait un terme à près de quinze années de paix.

Quelques secondes passèrent, quelques secondes du plus épais des silences entre les deux assemblés, chacune prenant bien la mesure de ce qui se passait ici même sur le moment. Chacun y voyait l’occasion rêvée de venger un affront passé ou d’étancher une soif de revanche parfois entretenue depuis des années, mais aucun d’eux n’osaient briser de ses mains la paix qui leur avait été imposé depuis leurs arrivées.

Etait-ce le fantôme du commandeur Hazama qui les retint, celui des trois préfets ? Etait-ce la vertu et la sagesse qui retinrent leur bras ? Nul n’aurait su le dire tant leur regard exprimait en cet instant les contradictions qui agitaient leurs esprits.

Tous semblaient ainsi figés dans l’attente, s’observant et se jaugeant sans bouger le moindre muscle, jusqu’à ce que l’un d’eux décide d’ouvrir les hostilités. Etait-il différent des autres ? Oui, sans le moindre doute, il fut celui qui embrasa en un geste l’ensemble de la foule amassée devant le fanion brisé. Etait-il plus belliqueux, plus stupide que ses comparses ? Aucunement, mais lui avait autre chose à l’esprit, lui ne faisait que suivre le dessein de son maître, un dessein qui ne se satisfaisait plus de l’équilibre de Sparte et pour lequel un fanion avait été sacrifié.

Une si petite chose pensait-il alors, une si petite chose qui pourtant allait entraîner tant de peur et de doute.

La première déflagration cosmique fut de loin la pire. Aussi inattendue que sauvage, elle fit résonner l’intégralité du bâtiment millénaire par sa fureur tandis que seulement après vinrent les hurlements de ses artisans. Durant un bref instant, chaque élève, professeur et soldat de Sparte ressenti en son cœur comme une déchirure, comme si quelque chose venait d’être irrémédiablement perdu, certains purent même sentir une larme couler sur leur joue alors que la fin d'un rêve leur parvenait au rythme des déflagrations.

Et alors que les échos de l’affrontement parvenaient à leurs oreilles, tous comprirent de quoi il s’agissait. La guerre était là et cette fois elle venait pour eux.
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Arès
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MessageSujet: Re: A la fin d'un rêve, l'aube rouge   Ven 16 Aoû - 17:30

Post d'intro

Encore une journée qui aurait pu s’avérer des plus ordinaires, encore une journée d’entrainement sans fin où Angron n’aurait eu de cesse de combattre pour apaiser sa soif de sang. Oui cela aurait pu être une simple et ennuyante journée, si semblable à toutes les autres.

Mais alors qu’Angron se rendait d’un pas rapide et pesant vers les arènes de Sparte, vêtu de son armure de bronze et d'airain rehaussée de fer noir, la clameur d’un affrontement de grande envergure lui parvint distinctement malgré la distance. Sur le moment, il n’en crut pas ses sens. Ses souhaits avaient-ils enfin étaient réalisés ? La guerre, la vraie, est-elle parvenue à les atteindre malgré toutes les lois de Sparte ? Un ennemi s'était-il infiltré au sein de sa nouvelle demeure pour y porter le feu et le fer ? Il n’avait qu’un moyen d’en avoir le cœur net.

D’un bond, il traversa le couloir qui le séparait des rues tentaculaires de la cité du cosmos, et d’une course effrénée le faisant ressembler à une tempête de cosmos écarlate en mouvement, le plus sauvage et sanguinaire des apprentis de la maison d’or se rua vers l’épicentre des rumeurs d’affrontements.

Déjà lui parvenait avant toute chose l’odeur du sang versé, cet affrontement n’était pas une simple échauffourée entre élèves rivaux, dans l’air se sentait le parfum de la haine, dans l’air se sentait l’odeur de la vengeance. Cette fois c’était du sérieux, et plus Angron avançait vers son nouveau champ de bataille, plus il sentait sa fureur venir faire écho à celle qu’il percevait distinctement devant lui, si proche, toujours plus proche…

Traversant alors un à un les murs de pierres du réfectoire comme s’il ne s’agissait que de minces panneaux de papier, l’ange rouge ne s’embarrassa nullement de préliminaires ou de préambule à son introduction et tomba lourdement au cœur de la mêlée constituée d’élèves vêtus de noir et de blanc, saisissant alors au cou deux des représentant de ces maisons inférieurs, l'ange rouge comme on le surnommait lançant un regard empli de fureur aux pseudo-combattant encore médusés voir pétrifiés par sa seule présence.

Un craquement d’os sinistre accompagna la poigne de fer du géant cuirassé de bronze et de fer noir. Relâchant ses doigts, ses deux premières victimes tombèrent inertes sur le sol taché de pourpre. Deux avertissements des plus explicites à tous ceux qui oseraient désormais poursuivre leur affrontement en sa présence.

Ce n’était pas qu’Angron souhaitait rétablir l’ordre, ou que le manque de respect de ces apprentis le dérangeait, tout ceci était pour lui au mieux trivial. Non, pour lui il ne s’agissait que de combattre en y mettant toute sa force, toute son âme, il s’agissait de faire exploser son pouvoir jusqu’à ce que le monde devienne rouge.

Ne prenant pas la peine d’enjamber les corps jonchant le sol, le bruit d’os et de chair brisés accompagna les cliquetis caractéristiques de son armure intégrale. Le seigneur des arènes, le seigneur des sables rouges était en marche, et sa seule présence au cœur des belligérants suffisait à en faire fuir la plupart.

Oh comme Angron pouvait mépriser ces faibles fuyant à sa seule vue. Il n’ignorait rien des rumeurs courant à son sujet, et bien qu’elles étaient toutes vraies, il s’était attendu à trouver plus de courage et d’abnégation chez de prétendus apprentis spectres ou chevaliers sacrés.

Toujours est-il qu’à présent par sa simple présence il avait mis un terme aux affrontements sanguinaires opposant les deux factions rivales. Désormais parmi les survivants, l’attention était porté sur lui et seulement sur lui, sur cette menace incroyablement puissante qui avait semblait-il déjà pris la vie de deux de leur compagnons, sur ce bourreau de la maison Zeus. Cette maison si mystérieuse et prétentieuse, toujours si hautaine et sur de sa puissance.

En cet instant certains se surprirent à se demander ce que faisait leur préfets respectifs, ou même celui de la maison Zeus. Que faisaient donc ceux qui pourraient arrêter cet être empli de fureur qu’on disait invaincu ?

Emplissant de sa masse musculeuse et cuirassée le couloir ébréché par les combats précédents, Angron quand à lui savourait la moindre seconde de cet instant, toisant du haut de ses deux-cent cinquante centimètres les larves lui faisant face qui reculaient à chacun de ses pas. Aucun mot ne sortait de ses lèvres, aucun reproche, aucune insulte, il n’avait pas besoin de cela. S’il le voulait, il aurait tôt fait de faire sauter la totalité du bâtiment avec tout ce qu’il contenait. Que cette aile du réfectoire soit encore en état de tenir debout était la preuve irréfutable de la faiblesse de ces apprentis. A vue de nez rien que des grattes papier tout juste capable de devenir garde et chair à canon lors des prochaines guerres. Rien qui était digne de lui.

Stoppant net sa marche assurée, Angron jeta un regard dédaigneux à l’assistance ne sachant encore comment réagir et s’en retourna dans un bruit de chaines et d’acier vers l’ouverture béante qu’il avait creusé dans la roche à son arrivée. Rien ici ne méritait son attention, rien ici n’était digne d’être nommé "adversaire".

Tout aurait pu s’achever ainsi, avec la silhouette de bronze et de fer noir s’engouffrant dans le tunnel qu’elle avait creusé plus tôt pour y disparaître, mais la vengeance était un plat se mangeant froid, et le dos d’un adversaire devait apparaître bien alléchant pour tous ces apprentis déjà tant excités par la vue du sang de leur frères et de leur ennemis.

Une hausse rapide de cosmos fut l’élément de trop, Angron avait pour lui nombre d’atout, puissance, expérience, absence de sentiments, mais son plus grand avantage sur l’assemblée de novice le prenant pour cible était son incroyable célérité. Pour un œil non-initié, c’était comme essayer de regarder le vent, parfaitement impossible. Tout ce que l’on pouvait discerner d’Angron au combat, c’était les résultats de ses mouvements, le plus souvent la mort de son adversaire.

Tournant un visage où brillait deux yeux luisant d’un jaune animal vers l'origine de ce cosmos agressif, Angron ne comptait pas laisser la moindre chance à ses adversaires, en l'attaquant, ils venaient de creuser leurs propres tombes. Filant à pleine vitesse sur l’assemblée vêtue de noir qui la première s’était décidée à l’attaquer, un simple mouvement de son bras suffit à balayer une dizaine d’adversaire qui d’un vol allèrent s’écraser dans les murs environnants. Cette fois l’ange rouge ne repartirait pas avant de les avoirs tous détruit.

Cette fois pour les apprentis chevaliers et spectres, la situation était claire, c'était tuer ou être tués, et alors armés de l’énergie du désespoir et des armes décorant les couloirs de Sparte, ils se jetèrent sur leur ennemi commun, pensant pouvoir tirer profils de son désavantage, après tout, il était seul, et il était désarmé.

Grossière erreur de la part d'apprentis trop peu habitués aux arènes. Même à main nues, Angron était né pour tuer, chacun de ses muscles était une arme, et ses poings à eux seul suffiraient amplement à le leur faire comprendre.

Lâchant son premier hurlement de rage de la journée, le seigneur des sables rouges brisa de ses mains la rangée de lance, d’épée et de hache qui lui faisait face alors qu’une explosion de cosmos projeta au loin leur porteur désormais conscient de leur folie.

L’assemblée d'apprenti spectre aurait pu y passer entièrement dans les secondes qui suivirent si un élève vêtu de blanc et armé d’un trident n’avait pas décidé de se jeter de lui-même sur le seigneur des arènes dont la jambe massive et pourtant incroyablement rapide alla heurter à pleine puissance l’arme dérisoire qu’il tenait entre ses mains. C'est alors qu'un événement oh combien stupéfiant se produisit, une première dans la mémoire d'Angron, si le porteur eu les bras brisés à l'impact, l’arme elle s’en tira sans dommage apparent, bondissant simplement des mains de l’apprenti chevalier pour aller traverser le mur lui faisant face.

Cela commençait à devenir intéressant pour l’ange rouge, cette armes semblait avoir la même résistance que sa propre armure, aussi si un coup lui était porté avec elle, cela pourrait bien parvenir à le blesser. Mais voilà, elle avait disparue, propulsée à grande vitesse dans le mur probablement entièrement traversé par cette arme mystérieuse. Qui la trouverait à présent ? Un élève, un enseignant ? Un préfet ? Peu importait en vérité à Angron, tout ce qui comptait à ses yeux était de la revoir face à lui, pour un autre combat.

Le sourire carnassier du seigneur des arènes s’étira alors d’avantage tandis qu’à l’unisson se jetait sur lui l’assemblée vêtue de blanc. Agissant de concert comme cela était dit dans leur credo, ces imbéciles ne trouveraient que la défaite et la mort au bout du chemin, ils n’avaient apparemment pas compris.

Il y eut alors un second rugissement, plus bestiale encore que son prédécesseur, et alors qu’Angron levait sa main au ciel doigt écartés, une fantastique concentration d’énergie s’y accumula sous la forme d’un orbe étincelant de feu sombre, cette fois l'ange rouge en avait plus qu’assez de ces petits jeux, si ces imbéciles voulaient tous y rester, alors il exaucerait leur souhait avec plaisir.
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Artémis
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MessageSujet: Re: A la fin d'un rêve, l'aube rouge   Dim 18 Aoû - 16:15

Post d'intro de Diane suis directement la présentation de la future déesse de la chasse

- Ne perdez pas la piste !!!

En écho à son cri, avaient répondu les jappements des chiens. Sons brefs et dispersés dans la nuit au beau milieu des bruits des pattes et des coussinets qui frôlaient, écrasaient le sol. Tout autour d'elle, ils se tenaient tout autour d'elle. Certains la guidaient tandis que d'autres la protégeaient. C'était ainsi que les choses s'étaient mises en place sans qu'elle n'éprouve le besoin de répéter ses ordres. Les avait-elle seulement donnés à voix haute ? La distance entre elle et la meute était parfois si grande que les premiers limiers se trouvaient des centaines de mètres plus loin. De quoi perturber plus d'une personne normale. Seulement, Diane ne pouvait plus vraiment être qualifiée de normale. Plus depuis ses sept ans, date à laquelle ses premiers dons s'étaient manifestés. La meute, elle n'avait pas oublié les chiens qui ne l'avaient plus quittée ensuite.

Les premières manifestations de son pouvoir ou plutôt les plus évidentes car bien d'autres signes avaient du précéder dans le plus parfait anonymat.

Une série d'aboiements et elle s'arrêta un instant. D'autres animaux les avaient rejoints. Des biches, des dizaines de biches au pelage aussi blanc que la neige et devant elle, le cerf. Le cerf blanc aux cornes d'or et aux sabots d'airain. Un animal sacré qu'elle avait si souvent vu apparaître dans les brumes de ses songes. Suivre le cerf la mènerait dans la plus folle des chasses. Et en même temps, quelque chose en elle lui criait de le protéger. De le défendre contre ceux qui tenait tant à accrocher sa ramure à leur mur. Une telle parure était dédié à une déesse et pas n'importe laquelle.

- Artémis...

Diane se souvenait de ce prénom qui de temps à autre lui échappait dans son sommeil. Mais plus que cela, c'était les mots qu'elle traçait de ses doigts sans en avoir conscience. Seule leur relecture mettait la jeune femme face à la réalité. Cette déesse semblait la suivre d'une façon ou d'une autre ou du moins tenir une certaine place dans sa vie.

C'était tellement incroyable que la jeune femme n'y croyait pas vraiment. Après tout, elle pouvait avoir écrit certaines phrases sans s'en souvenir. Tant de choses pouvaient se passer en une seule journée qu'au fond, cela ne valait pas la peine d'y apporter trop d'importance. Rejeter cela lui avait paru la meilleure chose à faire. Jusqu'à maintenant...

Maintenant qu'elle remontait une piste incroyable entourée par une meute et une harde qui n'avaient rien de commun. Tout comme la nature sauvage qui bruissait à chacun de ses pas. Le vent lui-même soufflait de sorte à l'aider. C'était tant de signes qu'elle se sentait comme aiguillée vers un point précis. Un point qui apporterait toutes les réponses à ses questions. Elle savait qu'une certaine présence, une certaine personne rodait dans son entourage. Longuement, elle avait tenté de la surprendre et de savoir ce qu'elle faisait en ses terres, au plus profond de sa réserve. Ce qu'elle venait chercher au centre d'une clairière oubliée de tous ne contenant que les vestiges d'un petit temple tant de fois pillé que seules les fondations demeuraient céans.

A la peur avait succédé la curiosité en plus de la soif de savoir. Diane n'était ni une trouillarde ni une férue de mythes et légendes. Elle était même tout le contraire, trop souvent écoeurée par les marchands de rêves qui ne cessaient de soutirer des sommes parfois énormes à de pauvres gens cherchant des réponses à des questions insolubles. Ces charlatans étaient une vraie plaie mais elle n'avait pas assez d'influence pour les faire partir. Trop d'argent passait de mains en mains. De quoi les rendre intouchables. Que de pauvres naïfs désespérés soient leurs victimes n'y changeaient rien. Après tout, ces personnes étaient adultes et responsables.

- Et vulnérables...

Se souvenait avoir répondu Diane avant de claquer la porte sans lâcher un seul mot sur les traces laissées par un visiteur au sein de ses terres. Elle avait même parfois songer à une basse vengeance de ces profiteurs mais ce n'était pas le cas. Rien n'était dérobé, jamais et cela demander aussi une certaine connaissance des lieux et de la forêt. Bref, cette piste écartée ainsi que celle d'égarés, la curiosité avait grandi en flèche avant de tourner à l'obsession. Celle du défi sans pour autant en oublier le reste et maintenant qu'elle l'avait enfin vue, elle la suivait, soutenue par des dizaines non des centaines d'animaux. Cela avait pris de telles proportions qu'elle en avait oublié jusqu'à la notion du temps et de l'espace, ne se rendant pas compte des jours qui s'étaient écoulés depuis son départ. Pas une seule trace de fatigue sur ses traits, tout comme aucun des chiens ne ralentissait. Plus rien n'était normal mais elle n'en avait cure. La lueur qui l'entourait gagnait en forces et la soutenait tout comme les flashes l'éblouissaient de plus en plus souvent.

- Mon avenir se dessine et je ne peux le rejeter. Je ne l'ai que trop fait. Le temps est venu...

Une volonté nouvelle s'était développée en elle tandis que sa personnalité changeait avec la montée de la lune croissante. Des sons, des cris, des voix qu'elle percevait dans la nuit. Une à une les barrières que l'humanité avait dressée autour d'elle s'effondrait. Sa vie allait changer du tout au tout. Elle se sentait telle le papillon prêt à briser la masse de sa chrysalide. La dernière étape avant l'émergence de l'imago.

Une nouvelle fois, des silhouettes d'énergies l'entouraient. Des images qui couraient à ses côtés sous l'éclat de la lune...

Combien de temps cela allait encore durer ?



******************************


Plus tellement en fait, juste quelques minutes, plus exactement, au moment exact où des hurlements à la mort se firent entendre. Des cris à glacer le sang des plus aguerris tant ils étaient porteurs de sang et d'effroi En réaction, la voyageuse se figea avant de relever la tête.

- Quoi !!!

Elle se concentra un instant sur l'ensemble des sons qui lui parvenait et, à sa plus grande horreur, y discerna des bruits de bombardements accompagnés de râles d'agonies. Et avec eux, des appels au secours, des cris affolés de femmes et de jeunes filles alors qu'elle était encore si loin. C'était même si loin que cela en était presque incroyable et pourtant, c'était bien la réalité. La vérité nue dans toute son horreur et son effroi et pour la première fois de sa vie, Diane remercia Dieu et les dieux de posséder son don. Ce qu'il se passait au sein de cette ville en contrebas était si horrible qu'elle espérait pouvoir arriver à temps et user à la perfection de son pouvoir et de son énergie pour aider les malheureuses victimes.

- Pourvu que...

Un brame et elle se retourna vers la forêt tout proche et vers le grand cerf. Lequel se tenait toujours à quelques pas d'elle accompagné d'une dizaines de splendides biches aux blancs pelages. D'un geste, Diane lui répondit et sans plus attendre l'animal s'éloigna suivi des siens.

- Va... Je sais qu'on se retrouvera tôt ou tard.

Puis, sur une nouvelle salve de cris de douleurs et d'appel à l'aide, Diane se précipita vers la source de tous ces maux. Des pas rapides, si rapides mêmes qu'elle donnait l'impression de voler plutôt que d'avancer. Toujours guidée par la meute, elle traversait les rues et les places de la ville qu'elle venait d'atteindre sans même prendre le temps de se repérer ou de se renseigner sur le nom des lieux où elle se trouvait. Tous ses sens se tournaient vers les cris d'agonie et le sang, le sang que ne cessaient de sentir les chiens. Pas un instant, son coeur ne s'affola, pas même lorsqu'elle passa la vitesse maximale de la majorité des aspirants rassemblés en ces lieux. Rien, rien ne semblait plus atteindre Diane dont l'esprit ne cessait de se durcir alors que son corps. Quant à son énergie, elle montait en flèche à l'approche d'un combat qui ne pouvait être qu'imminent.

- Qui ose ? Quel est le monstre, le malade responsable de tout cela... ?

La lune brillait toujours pour elle, même en pleine journée, elle n'avait aucune difficulté à la voir et son éclat était si fort que nul ne pouvait douter de son retour à la vie. Nul sinon elle qui n'avait toujours pas réaliser l'incroyable changement opéré en elle au fil de sa première chasse au beau milieu des Nymphes et des Amazones, escortée par ses animaux préférés...

Puis enfin, elle le vit, au centre de décombres et corps brisés ou agonisants, elle le vit. Grand et couvert de sang, l'homme se tenait face à toute une bande de jeunes femmes et hommes blessés. Le carnage et les dégâts étaient atroces. Les chiens de son escorte s'étaient tous mis à grogner comme un seul limier et sans la moindre hésitation, elle s'entendit dire.

- Mettez les victimes hors de portée, mes fidèles... Cette brute épaisse leur a fait assez de mal.

Des aboiements lui répondirent puis, prenant un arc qui brillait sur le sol ainsi que le carquois associé, elle s'avança. C'était sans doute peu mais au moins, elle n'était pas sans rien. Se doutait-elle seulement de la puissance de l'arc qu'elle venait de prendre ? Se doutait-elle de l'effroyable pouvoir sommeillant en elle ? Un cosmos d'une puissance telle qu'il détruisit le reste du mur le plus proche d'elle lorsqu'elle s'entendit hurler à la brute épaisse et meurtrière.

- Toi, comment oses-tu t'en prendre à des innocents désarmés ?!? Approche et montre-moi que tu as le front de te dresser avec la même ardeur face à Diane d'Ortygie !!!

[HRP : Diane se dresse contre Angron, je te laisse la défier]
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Arès
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MessageSujet: Re: A la fin d'un rêve, l'aube rouge   Lun 19 Aoû - 19:39

Rouge.

Tout devenait rouge alors que le géant des arènes frappait tant le blanc que le noir. Au sein de ce chaos de rage et de cosmos, tout devenait simple, unique, c’était tuer ou être tué. Ici il n'y avait plus d'allégeance, plus de maisons, plus de différence. Ici les couleurs étaient fusionnées en une, ici il n’y avait que du rouge.

Rage.

Aux cris de douleur et aux râles d’agonie se joignaient un hurlement bestial empli d’une fureur infinie, une fureur qui ferait fuir des mondes entiers, une fureur emplissant le champ de bataille de sa frénésie, changeant le couloir du réfectoire en un champ de bataille jonché de corps et de sang.

Mort.

Des morts et des mourants par dizaines, s’amoncelant sous les bottes de bronze et de fer noir du seigneur des sables rouges, et malgré le nombre toujours croissant de victimes, Angron n’était pas satisfait, il ne le serait que lorsque plus rien ne subsistera de ceux l’ayant défié, car tel était l'ange rouge, implacable, insatiable, impitoyable, ivre de sang.

Broyant de son pied la jambe d’un élève vêtu de blanc, il se saisi d’une main de la tête d’un élève vêtu de noir et sans même sourciller, l’encastra au cœur de la roche environnante dans un bruit écœurant.

Déjà plus aucun apprentis ne souhaiter poursuivre ce carnage, déjà Angron ne fauchait que des fuyards et des larves le suppliant de les épargner. Mais Angron ignorait la pitié, il ignorait la miséricorde. Pour lui tous ces misérables n’étaient que des ennemis, des soldats adverses en déroute priant pour leur vie, des lâches méritant une mort honteuse.

Arrachant d’un geste de la main la tête d’une jeune fille tentant de protéger une consœur visiblement blessée à la jambe, Angron s’apprêtait à dispenser le même sort à l’enfant sanglotant et suppliant lorsqu’un pic d’énergie le fit se retourner.

Vers lui approchait un cosmos comme il n’en avait encore jamais connu, un pouvoir tellement important qu’il pourrait être égal au sien.

Il n’en fallait pas plus au guerrier cuirassé de bronze et de fer noir pour que son sang se mette à bouillonner. Dans l’extrême simplicité des pensées qui traversait alors son esprit, il se demandait si cet inconnu allait être hostile envers lui, et il espérait ardemment que ce serait le cas.

Dédaignant alors totalement les élèves qui à présent le fuyaient comme la mort, l’ange rouge se mit en marche d’un pas pesant et implacable vers la source de ce pouvoir incroyable. Dans son esprit défilait déjà les plus folles visions de l’être contenant tant de puissance, probablement un puissant guerrier en armure rutilante portant une immense épée flamboyante, quelqu’un qui par sa seule présence suffirait à lui procurer une irrésistible soif de combat...

Quelle ne fut pas sa déception en voyant émerger au milieu des flammes et des corps brisés une simple jeune femme accompagnée d’une meute de chien aussi frêle qu'elle.

A cette vision, Angron se figea de stupeur, le pouvoir colossal émanait d’elle, de cette femme sans le moindre équipement guerrier, de cette frêle jeune femme qu’il toisait d’un bon mètre de hauteur. Comment un tel insecte pouvait-il dégager autant de puissance, et qui était-elle ?

Ne disant pas le moindre mot et la scrutant de ses brillants yeux jaunes, Angron gardait les bras le long du corps, prêt à agir au moindre mouvement de cette inconnue vêtue comme un non-initié. Ce qui le fit réagir de prime abord, ce fut le grognement des chiens lui faisant face, le défi pur et simple que lui lançaient ces misérables représentants de leur race.

Oh oui Angron aussi avait des animaux à sa charge, il avait lui aussi des chiens l'accompagnant parfois dans l'arène. Mais aucun homme ne s’en serait jamais douter à les regarder tant leur aspect était différent de celui d'un chien normal. Constamment en contact avec le cosmos du seigneur des sables rouges, ces animaux se voyaient transformer en immense créature écarlate à la peau glabre luisante et aux mâchoires d'acier. Faisant parfois plus d'un mètre cinquante au garrot, ces créatures assoiffées de sang était la terreur des arènes, et Angron était leur maître.

Alors encore enfermés dans leur enclot aux arènes, ces monstres tout de crocs et de griffes se battaient constamment entre eux afin d’élire leur chef de meute, et leur grognement emplissaient d'effroi ceux les percevant. Nombre d’entre eux ne survivaient pas à ces incessants affrontements sanglant, mais cela convenait au seigneur des sables rouges. Seuls les plus forts méritaient de lui servir de bête de combat.

Pour cette fois il combattrait sans eux, seul face à cette femme et à la horde de cabot qui l'accompagnait, mais animaux ou pas, Angron ne pouvait pas laisser passer un tel affront de la part de ces misérables créatures.

Faisant bondir avec son pied un corps quasi démembré par ses soins, L’ange rouge y décrocha un fulgurant coup de pied chassé qui le fit filer droit sur la meute grognante avec suffisamment de force pour les faire taire à jamais.

L'impact aurait dut les faucher sans la moindre chance pour eux d'en réchapper, mais petits et agiles, nombre d’entre eux parvinrent à éviter le projectile déjà sévèrement élimés. Leur mouvements étaient ceux de bêtes entraînées au combat, ce qui ravis le géant cuirassé et qui sembla faire enrager leur maîtresse.

Sans aucune hésitation elle se saisie d’un arc traînant au sol et fit s’éloigner tant ses familiers que les survivants du massacre puis d'un pas assuré, elle s’avança vers le géant taché de sang qui la toisait avec un intérêt renouvelé et un sourire naissant sur le visage.

Des innocents désarmés. C’était tout ce qu’elle trouvait à lui reprocher. Autant qu’il pouvait en juger, Angron n’était pas armé non plus, et de ses propres observations, c’était lui qui avait été attaqué lâchement après avoir voulu se retirer devant la faiblesse de ses adversaires.

De cela, apparemment, Diane d'Ortygie n’en savait rien ou n’en avait cure. Tout ce qu’elle voyait, c’était les cadavres brisés sous les pieds du seigneur des sables rouges et cela convenait à Angron. Le combat, le sang, c’était tout ce qui lui importait. Les raisons importaient peu, elles n'étaient que des prétextes.

Dévoilant un sourire carnassier composé intégralement de dents limées en pointes et suintantes d’un liquide écarlate, les yeux du champion des arènes s’embrasèrent alors d’un éclat encore plus intense alors qu’il oubliait tout à l’exception de celle lui faisant face.

Elle avait beau n’être qu’une pauvre femme, elle disposait d’un pouvoir prodigieux, certes très chaotique en l'état, mais égal au sien lors des pics d’intensités.

Ce fut alors de son pas le plus arrogant qu’Angron se mit en marche vers la demoiselle. Pas à pas, l’ange rouge réduisait la distance le séparant de son adversaire, étudiant ses réactions à son approche alors qu’il approchait inexorablement d’elle.

Aussi impassible qu’il l’avait souhaité, Diane l’attendit de pied ferme, l’arc prêt à frapper. Combien de temps dura la marche inexorable d’Angron ? Combien de seconde avant qu’il ne se fixe à quelque dizaines de centimètres à peine de son adversaire.

Oh comme la différence de taille devait rendre la scène incroyable. Cette frêle jeune femme armée d’un unique arc contre ce géant cuirassé la toisant de toute sa formidable hauteur. Il se dégageait d’eux une puissance proprement incroyable, une puissance qui montait en flèche au point de fissurer à présent les murs environnant encore sur pieds, une puissance faisant trembler l’air ambiant et paralysant les quelques rares spectateurs encore présent.

Oh Angron était plus que prêt pour la suite. L’était-elle de son côté ?

La suite se passa si vite qu’aucun témoin ne put le relater avec précision. Pendant un instant les deux titans se faisaient face sans sourciller, semblant mesurer leur pouvoir respectif dans un duel d’émanation d'énergie brute, puis la seconde d’après, une explosion les fit totalement disparaître, tant Angron que la femme nommé Diane avaient disparue de la vision des élèves, des deux titans ne restait plus à présent qu’un trou béant dans le mur situé derrière Diane.

Selon toute vraissemblance, l’ange rouge s’était jeté de toute sa vitesse sur la jeune femme pour l’emporter d’un bond dieu-sait-où, loin du réfectoire de Sparte, mais la vérité ne devait apparaître que bien plus tard, lorsque bien des jours après ces événements, l’on retrouverait dans les montagnes près de l’entrée de Sparte une série de cratères ayant été causé par l’affrontement de ces deux êtres hors du commun.

[HRP : Angron défis Diane, la suite sur les lieux de l'affrontement]
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Artémis
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MessageSujet: Re: A la fin d'un rêve, l'aube rouge   Dim 25 Aoû - 11:11

Echo en son âme...

Diane d'Ortygie... Serrant son arc sans trembler, s'assurant juste de sa prise sur l'arme et de l'équilibre des flèches qu'elle s'apprêtait à y encocher, la jeune femme entendait ce nom résonnait en elle. Puissant, si puissant, à lui seul, il résumait le changement s'opérant en elle. Un écho suivi d'un déferlement d'énergie comme elle n'en avait jamais ressenti auparavant. Si fort qu'il lui semblait lui pousser des ailes, si grisant qu'elle devait faire des efforts pour ne pas s'y abandonner et tomber dans la pire des ivresses. Se contrôler, elle devait, surtout face à lui.

Immense...

Tel lui était apparu l'homme avant de sembler encore et encore gagner en taille à mesure qu'il s'approchait d'elle, la plongeant dans l'immensité de son ombre. Pourtant, pas un instant, elle n'avait tremblé, pas un instant, elle n'avait détourné le regard. Mieux que cela, elle avait plongé son regard dans les yeux jaunes de son adversaire, détaillant chacun de ses muscles avec soins, surveillant ses bras et ses jambes terminés par des poings et des pieds plus que redoutable. Une masse d'acier faite de chair et de sang, une véritable montagne de muscles souillée de poussière, de sang et de sueur. Plus elle le contemplait et plus Diane ressentait la force se dégageant de lui. Une puissance aussi virile que destructrice.

Exaltation...

Un faucheur de vie, un massacreur... A cette vision, un sourire se dessina sur les lèvres de l'éternelle vierge, répondant ainsi à celui qui, ouvertement, la défiait. Plus que la peur, c'était l'exaltation qui s'empara de la jeune femme alors qu'une décharge d'adrénaline lui traversait tout le corps, la faisant frémir. A cette vue, son corps loin de se crisper se préparait au combat, à la longue lutte qui s'annonçait plus que terrifiante. Et pas un instant elle ne détourna son regard si clair, se calquant sur lui, le jaugeant avec une froide précision, non plus que cela glaciale si glaciale.

Vigilance...

Terrain de chasse et proie plus que terrible ne laissaient point la place au hasard mais en même temps, affronter un ours empli de rage à cerveau et âme humaine, il ne pouvait y avoir quelle plus grande joie pour elle. Se battre contre un adversaire de sa taille, à sa mesure, le plus parfait de tous les défis. Plus encore que cela, elle allait se battre pour sauver des vies en mettant un terme à l'avancée de cette masse folle furieuse au travers d'un ensemble de vies innocentes et dépassées face à une telle puissance en marche.

Visions...

Toutes ces jeunes filles étalées sur le sol, le corps brisé, déchiré sous les assauts d'une brute qui les avaient écrasées, rompues comme de simples fétus de paille. Tuer pour la plaisir de tuer, pour le carnage et le sang, sans âme ni regret, pas même l'ombre d'une émotion. Cet être n'était là que pour cela, massacrer, écraser toute résistance sur son passage !!!

Indignation...

Comment un tel homme osait se présenter devant elle ! A lui seul, il incarnait tout ce qu'elle détestait le plus. Une telle répugnance l'emplissait lui soulevant presque le coeur avant de se muer en franche fureur lorsqu'il s'en prit à sa meute. Entendre les plaintes de ceux qui n'avaient pu se soustraire à son assaut. Cela sonna le dernier coup pour elle. Ses compagnons de chasse, sa meute, ceux qui la suivaient sans jamais la trahir depuis des années et des années. Des saisons, des siècles...

Fulgurance...

Des siècles... A cette révélation, ses yeux s'écarquillèrent mais elle ne put pousser plus loin l'analyse. Angron avait filé vers elle si vite qu'elle ne put l'empêcher de l'approcher et l'entraîner loin, très loin des réfectoires de Sparte la Sacrée. Rapide et puissant comme la Foudre, il aurait pu de cette seule charge la désintégrer mais il s'était heurté à son halo. Cette puissante énergie dont elle ne tarderait pas à connaître le nom et la puissance divine, le cosmos divin des enfants de Zeus...

[défi relevé, j'ouvre le topic et lance le dé ^^]

La suite ici
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Cypris
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MessageSujet: Re: A la fin d'un rêve, l'aube rouge   Dim 1 Sep - 14:33

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Chaos, tout n'était que chaos autour d'elle et de Raziel dont les pouvoirs s'étaient, l'espace d'un éclair, révélés dans toute leurs puissances, leur effroi sans qu'elle ne puisse s'y attardait. Trop de choses se passaient autour d'eux, trop de choses. Tout juste, la blonde guerrière avait-elle pu faire un geste de reconnaissance et d'entraide à destination du Préfet de la Maison d'Hadès. Quelle ironie que celle-ci, contempler de ses yeux noisette la force d'un juge en pleine activité. Le voir sauver des vies plutôt que les prendre tandis que près d'eux, le cosmos d'Angron se déchaînait dans un déluge de puissance et de fureur. Folie de la guerre, rien ne pouvait mieux qualifiait la situation que vivait les occupants du Réfectoire encore en vie que ces quelques mots tout simple. En effet, où qu'elle posa son regard, ce n'était que fracas et nuages de poussières entrecoupés d'effroyables explosions. Murs et couloirs s'effondraient souffler comme autant de châteaux de cartes, aussi majestueux que dérisoires. Bondir entre deux avalanches de pierres, de tuiles mêlées de poussières et courir, elle devait avancer, courir, s'envoler comme elle en avait parfois tant rêvé. Cette force sommeillant en elle, jamais elle n'avait autant ressenti l'urgence de la posséder, de la maîtriser. En cet instant, tout avait changé. Le véritable enjeu de son destin s'était révélé. Cypris était face à une véritable bataille et non plus un entraînement plus qu'ardu.

" Angron... "

Le nom du coupable était sur ses lèvres ainsi que sur celles de son homologue de la maison d'Hadès. Angron, Angron le fou sanglant, celui que gardait sous étroite surveillance la Maison de Zeus. A lui seul, ce monstre de guerre était autant capable d'accomplir les plus grands exploits que d'entraîner les pires désastres. Imprévisible ou trop prévisible, il n'avait qu'une seule passion, la Guerre. La Guerre, cruelle et destructrice, se battre, écraser son ennemi, seules ces choses avaient de l'importance pour lui.

Et maintenant, il est libre, lâché parmi des aspirants et de tout jeunes apprentis. Si nous n'intervenons pas dans la seconde, nous courrons droit au massacre.

Entre ses doigts, l'arc avait cessé de vibrer. Un simple regard à l'arme suffisait à en admirer le changement. D'or, il étincelait tout en se gorgeant du cosmos surpuissant du Préfet de la Maison d'Athéna. Cypris sentait presque l'âme de Chiron se joindre à elle, la puissance du Sagittaire, sage, savant et versé dans tous les arts dont celui du combat. Sentant cela, une ivresse menaça de la saisir. Voler comme Pégase, plus haut, plus fort que lui, le renvoyer à sa véritable place et revendiquer ce qui lui revenait. La révélation enfin de sa destinée aux yeux de tous. Le Sagittaire, Cypris était le nouveau Sagittaire dans toute sa splendeur et sa majesté. Sainte au futur habit d'or, Cypris était devenue si majestueuse en cet instant. Encore revêtue de sa seule tenue de Préfet de la Maison blanche, elle dégageait une telle aura de force et de pureté, tel l'ange aux ailes d'or, combattant sous la bannière de la puissante Athéna.

" Athéna !!! Guide-moi ! Puissé-je arriver à temps et rendre la justice en ton nom ! "

En ces paroles, elle se révélait à la face de tous, clamant haut et fort sa mission. La seule chose qui compterait en cet instant. Sauver les vies des spartiates, mettre un terme à la folie meurtrière de l'un des plus dangereux éléments de la Maison de Zeus. La discussion qu'elle avait entamée avec Raziel, sa réaction en découvrant la lettre et son contenu, le véritable message qu'elle lui avait passé. Tout cela reprendrait sa place lorsque tout serait fini ainsi que la révélation du destin du Préfet de la Maison d'Hadès.

Le Griffon, tu seras le Griffon, mon ami. Toi si admirable, tu es destiné à être un des plus puissants spectres...

Une pointe de regret en son coeur avant qu'elle ne la repousse de toutes ses forces. Connaître la réalité était une chose, la contempler dans toute sa cruauté une autre. Ennemis, ils seraient ennemis, elle ne pouvait rien y faire, sinon, l'accepter. L'accepter et prendre son destin et celui de ceux qui dépendraient d'elle en main.

Pas le choix, ni lui, ni moi n'avons le choix. Amis, j'aurais tant voulu que nous puissions rester amis, que ces années soient sans fin mais l'échéance est proche si proche...

Puissé-je ne pas devoir me dresser contre toi. Que m'importe de me mesurer à des spectres mais pas toi !!! Pas toi !!!


L'ordre des priorités, tout se mettait en place dans la tête de la future sainte du Sagittaire. Face à un véritable danger pour l'ensemble des personnes présentes en ce bâtiment, ces lieux sacrés, plus rien ne comptait à ces yeux que les sauver et mettre un terme au danger. Que lui importait que c'était des futurs spectres en puissance. Saints ou Olympiens, c'était des vies qu'elle s'était jurée de sauver en embrassant la cause de la déesse de la Guerre. Athéna, tout se révélait enfin en elle. Jamais, elle ne l'avait ressenti avec tant de force auparavant.

Soudain l'aura du Sagittaire brilla autour d'elle dans un éclat d'or aveuglant, lui prêtant sa force pour que d'un seul bond, elle puisse voler droit vers le lieu du carnage.

Carnage, épouvante, rien ne pourrait décrire davantage ce que la jeune femme découvrit en touchant le sol. Là où la rixe avait commencé, ne restait plus que des cendres et du sang. Le choc avait été plus que terrifiant. Comme pétrifiée, subjuguée par l'horrible spectacle, Cypris ne pouvait en détacher le regard. Tant de corps démembrés, déchirés, jetés pelle-mêle au milieu des décombres encore luisant de cosmos. Des morts et des blessés comme le lui apprirent ses sens, la tirant de sa morbide fascination. Tant de plaintes sous les rayons du soleil, le toit et les murs n'étant plus de souvenirs tout comme les bannières, symboles dérisoires devant la fureur d'un seul aspirant. Tout était si futile devant la vraie guerre, la vraie lutte. Ainsi, s'arracha-t-elle à cette vision tout en se tournant vers les plaintes et c'est là qu'elle les vit. Qu'elle put mettre un nom sur ce qu'elle avait ressenti tout comme son compagnon à la cape noire. Des chiens, des dizaines de chiens dont certains blessés se tenaient près des vivants. Certains les avaient visiblement tirés à l'écart tandis que d'autres se tenaient auprès de ceux ne pouvant être déplacés, coincés ou trop blessés, les réconfortant de leurs seules présences, de quelques coups de pattes, de truffes humides.

Des chiens de secours...

Ce fut ainsi qu'elle les vit. Eux qui pouvaient se muer en de si terrifiants molosses.

Et ce cosmos qu'ils dégagent tous. Il est si puissant, si rayonnant comme un voile de mystère.

Un instant, elle tendit son cosmos vers eux et ressentit une vague de chaleur à son contact. Nulle résistance, l'énergie ne la repoussait pas. Cypris ne pouvait en croire ses sens. Cette aura était là pour sauver les jeunes gens et les soutenir en attendant les secours et soudain une explosion retentit de nouveau. Et elle se tourna aussitôt vers Raziel

" Préfet de la Maison noire, quel est ton conseil ? "

Une demande pleine de sens pour les trois Maisons. Face à cette situations, ils devaient se concerter et agir ensemble. Aussi, l'urgence de la situation était double. Que devaient-ils faire en premier ? Se charger des blessés et de ce qu'il restait du Réfectoire ou voler vers Angron et son mystérieux opposant ? Au fond d'elle, Cypris savait que les deux aspects avaient une immense importance mais empêcher l'apparition d'un nouveau danger pouvait être la prochaine nécessité.

Agir de concert, sans doute pour l'un des dernières fois, les deux Préfets allaient agir de concert après s'être mis d'accord.

Ensemble de notre plein gré, nous lutterons une nouvelle fois. Peut-être la dernière fois...
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Minos
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MessageSujet: Re: A la fin d'un rêve, l'aube rouge   Lun 9 Sep - 10:27

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Si rapide, tout était si rapide lorsque l’ultime pouvoir des hommes s’embrassait pour rendre possible jusqu’aux miracles.

A peine avions-nous quitté le réfectoire et son cortège d’apprentis encore médusés par nos deux interventions que déjà, le champion sanglant disparaissait au loin avec le mystérieux pouvoir qui venait d'apparaître pour lui faire face.

En un éclair ils avaient filés loin des murs de pierres du bâtiment ayant vu aujourd’hui la fin de plus d’une décennie de paix, en un instant ils avaient quitté la ville même de Sparte pour en rejoindre les arènes alentours. Etait-ce là le souhait du roi des sables rouge ? Ou bien celui de son adversaire ?

*Le lieu conviendra beaucoup mieux à leur affrontement. Vu leur puissance respective, jamais ni le bâtiment ni ses occupants n’aurait survécu à un tel combat.*

Je ne me doutais alors aucunement de la pertinence de mon raisonnement, tout du moins pas avant d’etre assaillit par l’odeur du sang et de la chair carbonisée.

« Par tous les dieux… »

Comment décrire la scène autrement que par des paraboles ? Comment ne pas utiliser de superlatifs ou de métaphores devant la vision de cauchemar qu’était devenue la salle des bannières et les couloirs l’entourant ?

Devant mes yeux, du sol au plafond, du rouge, du rouge en quantité. Jeté pêle-mêle comme par un enfant lassé, gisaient sur le sol ce qui fut jadis des corps humains, à présent réduit à l’état de lambeaux sanguinolents. Aucune nécessité ne justifiait un tel carnage, ces morts furent aussi inutiles que cruelles. A en juger par l’état des dépouilles gisant à mes pieds, ces vies n’étaient rien pour leur assassin, absolument rien.

*Du sang, de la chaire et du sang. De simples poupées de chiffon imbibée d'hémoglobine, voilà ce que nous sommes tous pour lui.*

J’avais encore là la preuve irréfutable de la profonde folie régnant en l’esprit du monstre que les hommes avaient nommé Angron. Combien de fois avais-je prié le commandeur Hazama d’augmenté la surveillance et la sécurité autour de ce fou sanguinaire ? Combien de fois avais-je prévenu le préfet Sanguinius du caractère illusoire de toute forme de contrôle sur ce boucher ?

« Impardonnable… »

Oui, il n’y aurait aucun pardon. Il n’y aurait aucune miséricorde. La justice et la vengeance s’abattront bientôt sur ce racleur comme la foudre s’abat sur un paratonnerre.

« Il paiera pour ça, je le jure sur mon sang. »

Serrant les poings jusqu’à en faire craquer mes os, je tentais tant bien que mal de contenir une rage sourde comme je n’en avais alors plus connue depuis un terriblement grand nombre d’années. Autour de moi, l’odeur métallique et suave du sang versé aiguisait ma fureur naturelle et me rendait fébrile. Je devais lutter de toutes mes forces pour ne pas me gorger sur le champ de tout ce nectar versé avant de me ruer tête la première vers celui que ma vengeance appelait de ses vœux.

C’est alors qu’un contact chaud et humide me tira de ma folie montante, le contact d’une truffe animale suivit par un coup de langue en somme tout amical, mais qui eut pour effet de me faire presque bondir en arrière.

« Mais qu’est-ce que… ?! »

Des chiens ? Il y avait là des dizaines de chiens rassemblés autour des blessés et des mourants comme pour les aider.

D’où venaient-ils ? Qui les avaient envoyés ? Quel était ce pouvoir qui les entourait ? Autant de questions sur lesquelles je ne puis m’étendre plus en longueur, car déjà la voix de Cypris me parvenait, porteuse d’une question fondamentale.

« Je… Laissez-moi réfléchir une seconde préfet cypris. Juste une petite seconde. »

M’efforçant de faire le vide dans mon esprit, je chassais alors tant la colère que l’odeur du sang pour me plonger dans mon esprit de glace et de silence, là où je pourrais analyser convenablement la situation et prendre une décision qui ne serait ni motivé par mon cœur, ni par mes poings.

*Pour le moment rien n’a filtré du réfectoire, et pour le moment toujours, ses portes en sont closes. Le seul moyen d’en sortir est donc par le trou se trouvant à ma droite, sans doute causé par Angron.*

Faisant défiler les informations que mes sens avaient amassées jusqu’à présent, j’exploitais là le don de concentration propre à ma race où tout devenait perceptible, comme mis en surbrillance. Du moindre battement de cœur jusqu’au bruit lointain des explosions cosmiques que provoquait l’affrontement entre Angron et son adversaire.

*Seconde arène, une résistance optimale, surement plus de trois minutes avant qu’elle ne soit détruite et que Sparte ne soit en danger à nouveau.*

Trois minutes, c’était le temps que tiendraient les murs de l’arène. Le temps qu’il nous restait avant que le combat ne s’invite de lui-même au cœur de la vie des spartiates encore partiellement endormis.

*Quarante-deux morts, dix-huit blessés, et vingt-trois chiens. Temps avant effondrement total de cette section du bâtiment… Moins d’une minute.*

Flammes et coup avaient jeté à bas tant les murs porteurs que les fondations même de cette partie du réfectoire. Qu’elle ne se soit pas déjà effondré tenait du miracle.

*Il faut les faire sortir, mais comment ? Ils sont si nombreux, et la sortie est si loin… Comment, comment… ?*

Il y avait bien le trou creusé par Angron qui courait jusqu’à l’extérieur, mais jamais nous ne pourrions y faire passer autant de blessés avant que l’édifice ne s’écroule à moins de l’agrandir…

*C’est ça !*

Rouvrant les yeux au moment où m’apparaissait la solution, je déployais sans m’en rendre compte mes filaments cosmiques autour de moi avant de saisir un à un les occupants du couloir à présent sur le point de s’effondrer.

« Préfet Cypris ! Tirez une flèche dans le mur troué ! Agrandissez le trou ! Vite ! »

Le temps nous était compté. Elle devait se hâter avant que le plafond ne s’effondre.
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Cypris
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MessageSujet: Re: A la fin d'un rêve, l'aube rouge   Dim 15 Sep - 14:33

En un éblouissement, tout s'était éloigné, comme si une rafale digne de la fureur de Zeus avait soufflé sur les lieux du carnage, entraînant au loin le tumultueux Angron et la force qui s'était courageuse dressée contre lui. Un telle puissance suivie d'un silence de mort. Froid oppressant, à peine perturbé par les gémissements des blessés et des mourants entrecoupés de brefs jappements. L'odeur du sang et de la cendre était écoeurante, si prenante que Cypris dut presque se boucher les sens mais par un rapide mouvement de volonté, elle se retint. Future sainte du Sagittaire, il était de son devoir d'ouvrir grands les yeux sur les horreurs de la guerre. Les voir avec toute sa force et sa sensibilité, les graver en elle et se rappeler.

C'est pour cela que je bats. Pour que plus jamais, ce genre de spectacle ne s'étale sous mes yeux et ceux de ma déesse. Qu'Hélios me soit témoin que tant qu'un souffle de vie m'habitera, jamais, je ne baisserais les bras.

Un résolution si puissante qu'elle ne put la conserver que pour elle-même. La crier à la face du monde, elle devait. S'embraser comme la future sainte à l'habit d'or pour la déesse serait la plus grande preuve de fidélité et l'éclatante démonstration de sa résolution et de sa puissance. Dotée de l'arc d'or de Chiron et de son savoir, elle savait que l'instant de déployer ses ailes était venu tout comme celui de renouveler son serment.

" Jamais !!! Tu entends, grande Athéna, en ce jour, j'ai failli à mon rôle de Préfet en ta maison. Malgré ma présence si proche, je n'ai pu empêcher ce carnage et tout ce sang mais face à toi, je renouvelle mon serment. Que le brillant Hélios et la tendre Séléné n'entendent.  Tant qu'un souffle de vie m'habitera, tant que l'un flot de sang fera battre mon coeur, pour toujours, je me lèverai contre ceux qui tentent de  nous faire à tous tant de mal. En ton nom, grande Athéna, je jure sur ma vie que mon cosmos brillera à jamais pour protéger la terre et l'humanité. "

Renouveler son serment, le clamer haut et fort pour l'aider à chasser la rage qui animait son coeur, qui menaçait de la submerger à lui en faire perdre toute maîtrise.

Non, jamais, je ne suis pas la Sainte des Glaces, la dame du Verseau, je n'en possède ni la froideur ni le détachement mais ce n'est pas pour cela que je me laisserai submerger par le ressentiment et la colère bouillonnante. Que de la pointe de la Flèche, je conquière la froideur et le magnétisme...

Un instant, elle ferma les yeux, laissant le calme du plus sage et du plus savant de tous les Centaures l'envahir. Le silence et la paix l'envahirent, lui offrant une nouvelle vision des lieux, claire et détachée, lui offrant dans la foulée la clairvoyance nécessaire pour poursuivre au mieux sa vision. Tomber en transe serait son refuge et son plus singulier talent.

Garder la tête froide...

C'était comme un vaste sentiment de vide qui s'imposait à elle, une façon de voir les choses pour y pointer au mieux sa flèche. En cet instant précis, la blonde amazone avait invoqué son cosmos. Une lueur digne du soleil faisait danser aussi bien sa chevelure que sa cape alors qu'elle explorait le silence lorsque soudain un craquement interrompit la quiétude toute relative que l'archère s'était créée. Rude et si inattendu de sa part connaissant Raziel, c'était incroyable que le futur juge se laisse aller ainsi à sa rage.  

Raziel, toi d'ordinaire si calme...

Cela suffisait à démontrer la gravité de ce qu'il s'était déroulé en quelques minutes entre les murs du Réfectoire de Sparte. Un instant, elle se surprit même à l'observer, non plus en tant que collègue mais en tant que Sagittaire. Et ce qu'elle lut en un éclair dans son attitude était de nature à glacer le sang. De la convoitise, un éclair de convoitise vis-à-vis du sang que les victimes avaient laissé s'écouler. Si pâle, blême avec des yeux brillants, tel lui apparaissait en cet instant précis son homologue de la Maison Noire. Raziel, futur Minos, tout en lui lui rappelait si fortement sa véritable nature, sa voie, celle des spectres. Etait-ce aussi cela le prix qu'elle avait à payer pour revêtir l'armure d'or, voir son ami, son compagnon de la maison noire sous son vrai jour ? Le contempler dans toute la noirceur infernale qui deviendrait sous peu la sienne.

Raziel... Inhumain mais depuis quand te vois-je ainsi, Raziel ? Depuis quand ?

Inhumain, si cruel dans ta recherche de la perfection... De la justice dure et parfaite...


Mal, ce que cela lui faisait mal, mal au coeur, mal à en s'en mordre les lèvres. L'avait-elle aimé sans le savoir et sentait-elle que cela n'était qu'une flamme qui s'était révélée pour mieux s'étouffer. Un feu follet, ce sentiment si bref n'était qu'un feu follet, une illusion qui n'avait brillé que quelques secondes et n'était déjà plus que du passé. Puis, soudain la voix puissante de Raziel la tira de ses réflexions et sans réfléchir davantage, elle se mit en mouvements.

Pas le moment de se lamenter, pas le moment de pleurer sur moi. Je suis une guerrière d'Athéna. Une guerrière d'Athéna. Sa flèche et son ange d'or.

Le temps de pleurer sur ce qui n'était plus qu'une sensation du passé viendrait bien assez vite. Cypris le savait, elle le savait. Puis, Raziel aussi avait raison, il leur fallait évacuer les aspirants encore en vie avant que tout ne s'effondre sur eux. Les chiens étaient là mais aucun d'entre eux ne pourrait sortir assez vite les jeunes gens. Plus qu'une minute avant que tout ne s'effondre. Le cri de Raziel lui était parvenu si clair si limpide.

Raziel, même si notre amitié doit disparaître, en cet instant, je crois en toi.

Un sourire se dessina soudain sur ses lèvres éclairant son visage et lorsque son regard noisette se tourna sur le Préfet à la cape noire, le Préfet à la cape blanche lui répondit.

" Tiens-toi prêt, Raziel, mon ami, lorsque ma flèche touchera le mur, il s'inclinera sous la puissance de l'éclat du Sagittaire. Tu m'as fait l'honneur de te montrer sous la splendeur et ta gloire future, mon tour est maintenant venu. Puissent les Moires ne jamais nous dresser l'un contre l'autre, Raziel, mon ami... "

~ ° Instants suspendus ° ~

20....

Un discours teinté d'espoir alors que d'un geste, la blonde amazone prenait la pause.

15...

Avec lenteur, ses doigts se déplaçaient à mesure que ses muscles, tout féminins qu'ils étaient, se tendaient.

10...

La flèche pointait vers le mur, le plus vulnérable de tous, ébranlé par le rude Angron, il ne résisterait guère à la puissance d'une sainte en habit d'or

5...

Muscles tendus, elle soutenait la flèche d'une main, bandait l'arc de l'autre. Et de sa pointe, s'éleva un faisceau de lumière...

4...

Le faisceau se faisait aura

3...

La chaleur s'en suivit

2...

Battement de coeur

1...

Embrasement

~ ° Effondrement Final ° ~


Raziel... Puissions-nous tous les sauver...

Ultime émotion versée alors que la pointe heurtait le mur, emportant le tout en une jaillissement d'or et de vent. Au sommet de Sparte, brilla soudain une flamme unique, or et noire...

L'embrasement du Griffon et du Sagittaire avant que le silence ne reprenne ses droits et qu'au-delà des nuages ne s'illuminent les Etoiles du plus savant de tous les signes...

Aux yeux de tous, la flamme du Sagittaire venait de s'éveiller.
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Minos
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MessageSujet: Re: A la fin d'un rêve, l'aube rouge   Lun 16 Sep - 2:01

Remarquable osmose que celle qui nous unissait en cet instant, nous mortels ennemis d’une nouvelle génération de soldat. Remarquable sens de l’humour d’un destin qui un jour peut être révélerait toute sa cruauté.

*Puissiez-vous ne jamais avoir à regretter votre serment préfet Cypris.*

Naïf et plein de confiance avait été les mots de la blonde archère, mais seul l’avenir révèlerait le poids d’un tel discours, le poids de telles convictions.

*Voilà ce qui nous sépare, voilà ce qui fait de nous des ennemis, voilà ce qui un jour peut etre nous fera nous affronter…*

La combattre, le pourrais-je seulement ? J’osais croire que oui.

Les murs et le plafond étaient à présent poussés dans leurs derniers retranchements, les secondes qui nous restaient seraient les dernières avant l’effondrement total, et alors que je croisais le regard du préfet de la maison blanche, ce  que j’y lu me laissa un gout amer.

*Ainsi vous me voyez enfin comme je suis, et non comme vous auriez aimé que je sois.*

Le point de non-retour venait alors d’etre franchis. Ses illusions avaient disparues, s’en était fini de son insouciance.

« Puisse les moires ne jamais nous dresser l’un contre l’autre… »

Pourquoi avais-je répondu à sa prière ? Pourquoi ce regard me touchait-il ainsi ? Qu’avais-je ainsi toujours vu en elle avant ce changement ?

*Une connaissance, une camarade, une amie… ?*

Je ne m’étais même jamais posé la question, et aujourd’hui il était bien trop tard. Ennemis nous étions à présent, probablement depuis le premier jour. Mais même les ennemis pouvaient s’apprécier, même les ennemis pouvaient se respecter.

*Cypris… Ma meilleure ennemie.*

Son pouvoir s’embrasa alors comme un lever de soleil tandis qu’en flèche grimpait son cosmos. Toujours plus tendu devenait son arc et bientôt sa flèche d’or partirait, traçant la voie de notre salut à tous.

*Quelle ironie… Moi, le préfet de la maison noire, sauvé par le geste du préfet de la maison blanche...

Et que dire du spectre du griffon sauvé par le futur chevalier d’or du sagittaire ? Oui, même en ayant vécu aussi longtemps, c’est une première. Les chevaliers de cette époque sont encore plus stupides qu’ils ne le furent autrefois. Un tel geste lui coutera très cher dans le futur, elle n’imagine pas la portée de son acte, mais j’imagine que même si elle savait, elle ne choisirait pas la mort de ces quelques dizaines de blessée, pas même pour nous voir mort nous aussi.*


Toujours cette voix gagnant en ampleur dans ma tête. Qui était cet etre qui s’était invité en moi et qui à présent pouvait contrôler jusqu’à mes membres ? Pourquoi ne me sentais-je pas alarmé de sa présence en moi, et pourquoi avais-je de plus en plus l’impression de le reconnaitre ?

*Patience Raziel, patiente, ce ne seras plus très long maintenant, l’affaire de quelques minutes tout au plus. Alors toutes tes réponses viendront. Bientôt nous retrouverons notre véritable nom, un nom que nos ennemis craignent encore aujourd’hui. Un nom qu’elle connait déjà… *

Cypris… Avait-elle compris ?

*Qu’allons-nous devenir elle et moi à présent ?

Comment pourrais-je le savoir, je n’ai jamais été un oracle. Tout ce que je peux te dire, c’est que la prochaine fois que nous la verrons, elle devra mourir.*


La déclaration de mon compagnon d’esprit me laissa un instant totalement interdit, comme déconnecté de la réalité. Je ne pus ni suivre la formidable décharge de cosmos perforant le mur du réfectoire, ni assister à la manœuvre experte de mon compagnon qui d’un bond, s’élançait au dehors, précédés de dizaines de corps finement emmailloté dans ses créations cosmiques argentées.

*Je…Devrais la tuer…

Non, pas exactement.

Mais… Vous avez dit que…

J’ai dit qu’elle devra mourir, mais pas que tu serais celui qui aura à la tuer. Elle ne mourra pas de ta main. En fait, dans très peu de temps, tu n’existeras même plus en tant que tel, alors cesse donc de t’inquiéter à ce sujet.*


C’était donc cela… J’allais bientôt devoir disparaître au profil de cette entité mystérieuse maniant avec une infinie dextérité des créations qu’un seul être au monde avait jamais su concevoir.

*Tel est mon destin j’imagine, m’éveiller à votre pleine conscience.

J’ai du mal à croire qu’après tout ce temps passé à t’entrainer, tu n’aies toujours pas réalisé que ton talent venait de moi. Tout ce que tu fus, tout ce que tu seras, tu me le dois. Tu n’as jamais été qu’une infime partie de ce que je suis, mais enfin cela touche à son terme. Enfin ces années d’attentes touchent à leur fin. Très bientôt je serais de nouveau entier.*


Assistant déjà impuissant aux gestes experts du juge du griffon, je laissais mon esprit se faire à l’idée de ne jamais avoir été qu’un fragment, qu’un morceau d’esprit appartenant à un etre aujourd’hui millénaire.

*Je… suis vous ?*

Il disait vrai, j’avais de plus en plus de mal à faire la frontière entre lui et moi. Je sentais nos pensées se confondre, je sentais nos souvenirs se mêler, à tel point que je me sentais disparaitre dans un flot continu d’information, comme à cet instant dans le réfectoire. Allais-je totalement disparaitre dans ce maelstrom de connaissance ?

*Il reste encore un peu de temps avant notre éveil complet, mais je ne souhaite pas rester simplement assit là à attendre, notre éveil n’a déjà que trop duré, et le danger est très loin d’être écarté.*

Sans pouvoir y opposer la moindre résistance, je voyais mes membres se déplacer d’eux même tandis que l’étoile de la noblesse déposait un a un ses précieux chargements sur le sol faisant face au réfectoire alors partiellement effondré.

« C’était une bien belle flèche que celle-là, sagittaire Cypris. Nul doute que vos prédécesseurs n’auront pas à rougir de vos futures performances, mais cela suffira-t-il à honorer votre serment ? Cela suffira-t-il à préserver intact vos illusions ? »

*Silence, ne parle pas avec ma voix !

C’est désormais la nôtre Raziel, il est temps pour nous de quitter cet endroit…

Pas sans venger ceux qui sont tombés !

Je reconnais ces deux pouvoirs, nous ne pouvons rien contre eux, ils ne sont pas à notre niveau. Personne ici n’est à leur niveau. Sparte est perdue Raziel, accepte le.*


« Ce fut un plaisir de vous avoir observé toutes ces années, sagittaire Cypris… »

Le halo violacé autour de moi ne cessait de gagner en ampleur, et alors que je me sentais perdre pied dans cette mer de puissance nouvellement acquise, je me sentis sourire de satisfaction, comme si je retrouvais enfin ce qui m’avait tant manqué depuis maintenant des années.

Tournant alors le dos au préfet blanc, Minos ne fit que quelques pas avant de lancer une dernière phrase lourde de sens au nouveau sagittaire dont la constellation brillait alors au-dessus de nous comme en pleine nuit.

« Priez pour ne jamais me revoir. »

Il y eut un bond, puis le vent dans mes cheveux alors que tombait derrière moi le manteau de préfet de la maison noire. Une page se tournait tandis que je me sentais fusionner avec celui qu’à présent je pouvais appeler moi.

*J’arrive ma belle rose des enfers.*

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Cypris
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MessageSujet: Re: A la fin d'un rêve, l'aube rouge   Sam 21 Sep - 22:05

Eblouissement... Des flammes d'une lumière à faire pâlir le soleil avaient embrasé l'ensemble du mur avant de le réduire à néant, ne laissant derrière elle qu'une aura d'or. Ainsi s'était révélé aux yeux de tous l'étendue du pouvoir de la blonde amazone. Face au malheur ayant frappé les occupants du Réfectoire et les prémisses de ce qui allaient suivre, la flamme du Sagittaire s'était allumée dans toute sa splendeur. Désormais, elle n'était plus le Préfet de la Maison Blanche mais bien la puissante porteuse de l'armure d'or du Sagittaire. Prendre son destin en mains pour sauver ceux qu'elle s'était jurée de protéger était devenue sa raison d'être si éclatante que nul ne pouvait douter de ce qu'elle était devenue. L'une des élites de la garde dorée. Enfin, dès que la jeune femme en aurait revêtu l'habit. Déjà, elle en portait la cape immaculée et les ailes d'énergie dorée. Un Ange d'or armé d'un arc digne du grand Apollon, elle était cela, armée de flèches aussi inévitables que les rayons du soleil. Avec le temps, elle mûrirait encore et se bonifierait.

Tout cela, cette reconnaissance et la réussite de sa mission aurait du la réjouir. Tout le temps qu'elle venait de gagner serait exploité au mieux par les professeurs et les défenseurs de Sparte. Maintenant que le pire était derrière eux avec le départ d'Angron, elle savait que tous avaient gagné un sursis certes court mais qui dans le monde des guerriers cosmiques pouvait s'avérer décisif, seulement...

Seulement les dernières paroles de son ancien ami Raziel l'avait frappée encore plus durement que ne l'aurait fait le pire de tous les fouets, celui du terrible Balrog lui aurait même paru aussi doux qu'une caresse face à ce que la blonde archère ressentait. Tant de peine l'avait saisie quand elle les avait entendues. Si dures et pourtant encore si douces, ces ultimes phrases portaient tout le regret de ce que les deux jeunes gens avaient autrefois partagé. La fin de l'innocence, le point de non-retour qui les replaçaient tous deux à la place qui serait la leur. Cruelle et implacable mais parsemée d'espoir en une vie et un idéal que tous deux chérissaient avec ardeur.

Oui, c'était bien cela qu'elle ressentait au plus profond d'elle-même. Les mots du Vampire Raziel s'étaient un instant fait l'écho de son propre espoir, de ses rêves.

Puissent les Moires ne jamais nous dresser l'un contre l'autre. De tout mon coeur, de toute mon âme, je le souhaite, Raziel, seigneur Vampire du Griffon, de toute mon âme mais viendra un jour où il me faudra me lever contre les tiens. Contre ceux qui comme toi possèdent ce don obscur qui fascine autant qu'il terrifie. Un jour, je devrais m'en prendre à ce que tu as de plus précieux, de plus cher. Cette famille qui sera devenue la tienne finira par tomber sous les pointes de mes flèches ou s'écraser sous la force de mes sabots. Tu le sais, Raziel, au fond de toi, tu le sais tout comme moi. Viendra le jour où je te prendrais celle que tu aimeras au sein de ton armée et ce jour funeste sera celui qui fera de toi mon plus féroce ennemi. Ce ne seront pas les blessures que je pourrais t'infliger qui te mettront face à moi mais bien celle que j'aurais faite à ce que tu auras de plus cher. Sans doute, sans même que je le sache tant nous nous serons éloignés lorsque ce jour viendra...

Mais une chose est certaine, il viendra. A partir de maintenant, nous ne ferons que retarder l'inéluctable...

Raziel, mon homologue, mon ami...

Raziel, adieu...


Une larme avait coulé un instant sur sa joue meurtrie par ce qu'elle venait de vivre. Pas une fois, elle ne semblait avoir réagi aux paroles de Minos, celui qui n'avait fait que sommeillé au plus profond du Préfet de la Maison Noire mais elle les avait captée. Oh oui, Cypris, les avait saisis et gravées en elle, au plus profond de sa mémoire, elle demeurerait comme gravées au fer rouge.

" Moi aussi, je vous ai observé, seigneur Minos de la Toloméa...

Tant d'années auprès de lui, tant d'années à se rapprocher pour mieux se blesser. Raziel, héritier de Minos de Crète, Raziel du Griffon... "



~ ° ~




Combien de temps s'était-il écoulé depuis la fin de son innocence, la fin de son insouciance ? Les blessés ne pouvaient attendre indéfiniment même si les chiens d'une future déesse les avaient emmenés loin de toute cette folie, les traînant avec un maximum de douceur hors de ce qui n'était plus qu'un champ de ruines au sol calcinés jusqu'aux fondations.

Pas un instant, le Préfet de la Maison Blanche ne s'était retourné vers le chemin qu'avait pris son ancien homologue de la Maison Noire. Pourquoi se serait-il davantage attardé céans maintenant que son destin s'était accompli ? Les Spectres régnaient dans l'autre monde. Les pertes de cette funeste journée ne seraient pour eux qu'une ultime épreuve avant qu'ils ne s'éveillent de nouveau. Pour la plus grande gloire des sombres monarques, ils reviendraient, tous ceux perdus en cette mâtinée reviendraient.

Injuste...

C'était une telle injustice pour la puissante archère. Hadès régnait sur les morts et rien ne serait plus simple pour lui que de ranimer cette flamme qui étaient celle des leurs maintenant que le chapelet de Shaka avait disparu avec la dépouille de Pandore. Perdu, loin des mains des saints.

" Ikki, pourquoi le lui avoir laissé... Qu'as-tu fait, flamboyant Phénix, qu'as-tu fait ? "

Soudain, les chiens se remirent à hurler et la future gardienne ne put que se relever. Rien n'était achevé. Au loin, tous deux continuaient de lutter.

" Si seulement, j'avais un bouclier ou tout autre moyen de... Oui, c'est cela.

Déesse Athéna, Commandeur Hazama, Professeur Arwen et tous ceux en ces murs, encore vaillants et de bonne volonté, aidez-moi, guidez-moi !!!

A vous tous, j'en appelle, aidez-moi à sauver nos compagnons. Que le temps que je vous offre, en usant de ma flèche d'or, sauve nos amis.


Un tel geste ne pourrait que la condamner à plus ou moins brève échéance mais elle était une sainte de la déesse Athéna et jamais, elle ne fuirait face au danger, jamais, elle ne plierait. En une nouvelle technique, elle dressa son arc et sa flèche, absorbant en sa matière la formidable puissance des deux futures divinités.

" Que tous puissent y échapper avant que cette énergie ne me détruise... "

Que lui importait de risquer sa vie si elle accomplissait son devoir de chevalier.

" Seiya... Aide-moi... "


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MessageSujet: Re: A la fin d'un rêve, l'aube rouge   Dim 22 Sep - 16:21

Arrow Palais du commandeur

Son pas n’avait été ralenti ni par les mouvements de panique, ni par les quelques ruines qui déjà commençait à parsemer ici et là les rues de la cité. Vieux bâtiments ou constructions de piètre qualités incapable de supporter les échos du combat titanesque secouant déjà le sol de Sparte.

Ici s’était écroulée une vieille demeure déjà passablement délabrée, là s’était effondrée une arche qui autrefois surplombait un pont reliant deux quartiers populeux. Il devait être écrit que ce combat laverait avec son passage tant l’inutile que l’obsolète mais de cela Hazama se moquait bien, tout son esprit était en cet instant focalisée sur un point précis, un lieu où se concentrait les énergies environnantes.

Comme s’il s’agissait d’un phare dans la nuit, suivre le chemin le menant à son objectif était un vrai jeu d’enfant. L’énergie qu’absorbait en ce moment même le nouveau sagittaire menaçait de devenir une véritable catastrophe si jamais elle venait à en perdre le contrôle, mais Hazama ne semblait nullement pressé, il savait qu’il arriverait à temps.

Déjà l’air ambiant se mettait à trembler autour de lui alors qu’il s’approchait toujours d’avantage du point d’origine des émissions cosmiques que déployait l’une des plus incroyables capacité de l’arme attitrée du neuvième gardien du zodiaque d’or, celle d’absorber l’énergie cosmique pour augmenter sa propre puissance.

« Tu devrais te hâter, si jamais la flèche explose… Elle n’est pas prête pour ça tu sais ?

Fait silence. Garde ta langue fourchue entre tes crocs. Cypris est prête pour ça, et j’ai besoin d’une arme de grande puissance, pas d’une simple flèche chargée d’un peu d’énergie. Je la veux à son paroxysme.

Même si elle doit y rester ? »


Le haut commandeur ne répondit pas. Pour lui la réponse était évidente. La fin justifiait les moyens.

Remarqua-t-il cependant qu’à présent il pressait le pas, allant presque jusqu’à bondir entre chaque foulées pour rapidement franchir la distance le séparant de son objectif ?

Sortant des ombres, Hazama bondit dans un froissement de tissus aux côtés du préfet de la maison blanche, alors en train d’absorber une partie du surplus d’énergie émanant des arènes. Déjà la flèche d’or crépitait d’énergie alors qu’elle atteignait le point de saturation. Quelques secondes, le temps qu’il restait avant l’explosion finale.

« J’arrive à temps on dirait. »

Gratifiant d’un sourire de félicitation le préfet blanc, Hazama posa l’une de ses main sur l’épaule de Cypris, et l’autre main sur la flèche d’or incandescente.

« Ça ira comme ça. »

De la main déjà brûlée du haut commandeur émergea soudain la sombre forme d'un serpent d’énergie qui dans un geste fulgurant, avala entièrement la flèche d’or avant de s’en retourner disparaître au sein de la paume d’Hazama.

Le pire avait été ainsi évité, mais les dommages infligés tant à Sparte qu’à Cypris ne seraient pas effacés aussi simplement. Il n’était pas chose aisée que de se tenir à proximité d’une telle source d’énergie, plus encore lorsque l’on n’avait pas d’armure pour se protéger.

« Vous allez bien ? »

Faisant se mettre à genoux le préfet blanc, le haut commandeur scruta alors avec attention tant son corps que son cosmos à la recherche de lésions. Pour l’avenir du monde, pour son propre avenir comme pour celui du plan d’Hazama, elle devait vivre, elle devait tenir le coup.

*Que faites-vous donc, professeur Arwen ?*

Elle et ses capacités de guérisseuse seraient en cet instant plus que bienvenue, tant de blessés réclamaient son aide aux environs, et pour tout ce qui concernait la médecine, le haut commandeur n’avait aucun talent.
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Arwen
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MessageSujet: Re: A la fin d'un rêve, l'aube rouge   Dim 22 Sep - 19:00



==>Je viens d'ici

Traverser la ville ne faisait que confirmer ses pires craintes. En l'espace de quelques instants, tout avait basculé, rappelant ainsi la fragilité de toute existence, de toute construction sous les assauts des divinités.

Rappeler aux hommes que leur puissance individuelle n'était rien face aux cosmos divins. Quelle terrible leçon...

Terrible et indispensable pour ceux destinés à combattre en leur noms voire affronter leurs pires rivaux. Une épreuve mais aussi une mise en garde. Pour certains d'entre eux, il est encore temps de renoncer. De faire demi-tour et de s'en retourner chez eux. Si tel est leur destin, qu'ils partent maintenant et renoncent à tout cosmos, toute puissance...

Renoncer à servir les dieux, tourner le dos à son idéal ne se fait pas sans renoncer à la puissance d'un cosmos, la chaleur d'une armure et d'une famille. Que ceux qui renoncent, le fassent maintenant qu'ils le peuvent encore, tant qu'ils ne sont que des apprentis et non des aspirants aussi avancés que les sont une Cypris ou un Raziel. Eux qui viennent d'embrasser leur destinée et rejoindre ceux qu'ils ont jurés de servir et protéger.

Ta Rose est là pour toi, Raziel. Ton destin sans cesse reporté est désormais en route. Mon père a veillé sur toi ainsi que la véritable Coré. Lorsque tu la verras, tout doute en toi s'effondrera et tu apprendras certaines choses comme le sort de ceux qui osent usurper l'identité divine. Ne sois plus troublé, mon père est là pour te guider ainsi que celle que tu aspires tellement à aimer. Celle dont il te faudra demander la main à mon père tant que ni Coré ni Hadès ne seront là pour te l'accorder. On ne souille pas l'Ange des Ténèbres, on ne peut que la chérir comme une épouse aimée, désirée...

Et toi, valeureuse Cypris, je sens en toi, la flamme indomptable des combattants d'Athéna. Celle de l'élite dorée prête à se dresser contre tous les ennemis de leur déesse et de leur vision de la terre.


Une nouvelle explosion se fit sentir au loin. Les choses accéléraient aux alentours de Sparte. Bientôt, les énergies n'auraient plus rien de commun avec les premiers échanges entre les murs des Réfectoires. D'une dizaine d'attaques plus que faibles connaissant sa puissance, la terrifiante incarnation d'Arès venait de passer à la vitesse supérieure, dépassant largement le septième sens des chevaliers d'or. Face à une telle déferlante de puissance, tout ce qui se trouvait à proximité, menaçait de s'écrouler. Déjà tant de pans de murs, de taudis bancals s'étaient déjà couchés sur le sol échauffé en un soulèvement de poussière assourdissant. De quoi semer le chaos si cette ville avait été comme toutes les autres mais il s'agissait de la puissante Sparte la Sacrée. La cité accueillant en ses murs si chaleureux les futurs combattants cosmiques. Faire face aux assauts cosmiques et aux dégâts collatéraux faisait aussi partie des missions des habitants.

Sous l'impulsion d'Hazama, les premiers secours s'étaient organisés dans l'ensemble de la cité. Restait ceux qui étaient au plus près du danger. Ceux qui avaient eu l'incroyable honneur de goûter aux pouvoirs conjugués de deux olympiens encore en sommeil. Quelle puissance sommeillait en eux.

Pourquoi Athéna est-elle aussi faible alors ?

La question méritait la peine d'être posée mais cela attendrait. Arwen avait bien d'autres chats à fouetter en ce moment. Déjà des râles montaient de tous côtés et sans la capacité dont ses parents l'avait dotée, elle se serait sans le moindre doute retrouvée dans l'obligation de faire des choix. Chose qu'elle n'aurait acceptée qu'avec douleur. Seulement, la blonde enseignante savait mettre à profit tout ce dont elle disposait et avant que l'on ne puisse l'interroger, elle se chargea de tous les blessés en les sondant un à un à une vitesse vertigineuse. Tout comme les guerriers, elle était capable de se déplacer aussi vite que la lumière et son esprit était parmi les plus vifs et les plus dévoués. Lui donner le nom d'une elfe prenait tout sa signification en cet instant. Une apparition telle la jeune femme avait de quoi faire oublier toute peur et toute douleur à ceux sur qui elle se penchait. Son cosmos s'élevait ainsi en une source si chaleureuse et enchanteresse que la soit-disant énergie de la précédente incarnation d'Athéna passait maintenant pour une simple brise froide et sèche. Ce qu'était au fond la déesse de la Guerre. Que pouvait-elle faire de bon ? Elle qui n'avait que favorisé cinq de ses guerriers et laisser ensuite la terre livrée à elle-même. Porter la main sur son père. Cela lui avait tant fait de mal qu'elle avait mis du temps à accepter son destin et le rôle qu'elle jouait maintenant à Sparte. Apporter sa connaissance et sa bonté à ces futurs saints qui servaient la déesse ayant fait tant de mal à ses parents, cela avait été si difficile de l'accepter mais Hazama avait eu de parfaits arguments tout comme ses proches. En se tenant en ses lieux, Arwen pourrait oeuvrer au mieux pour en finir avec ces guerres incessantes mais tant d'autres choses étaient encore en jeu. Elle sentait que sa place était ici pour bien des raisons et pas seulement les soins qu'elle offrait présentement aux blessés accompagné d'une meute plus que dressée.

D'un embrasement de cosmos, la blonde elfe avait apaisé les chiens avant de se charger des blessés ne restait maintenant plus que celle tenant une flèche d'or entre ses doigts. Une flèche qui ne cessait de se gorger en énergie divine jusqu'à en atteindre la saturation. Et après la saturation, le point de rupture.

D'un nouveau mouvement de cosmos, elle se mit à protéger les jeunes aspirants alors que le Commandeur Hazama se chargeait de sauver le Préfet de la Maison Blanche. D'un regard Arwen capta toute la scène avant de voir la flèche disparaître. Lentement, il avait saisi la sainte du Sagittaire avant de la faire s'agenouiller. Epuisée et brûlée par toute cette énergie, elle affichait pourtant encore ce sourire qui était le sien. En son regard noisette, la blonde Arwen put lire du soulagement..

" Oui, excellent travail, Sagittaire. Il est temps maintenant de nous laisser prendre le relais mais tout d'abord, permettez-moi d'examiner vos blessures et votre corps. Ne craignez pas pour les autres, je me suis déjà chargée de les soigner. Nos gardes sont en train de tous les évacuer. Commandeur Hazama, je me charge de la sainte Cypris. Pour la suite, je suis à vos ordres. "

Un regard au Commandeur puis à la sainte avant qu'elle ne se retourne de nouveau sur Hazama, lui faisant comprendre qu'elle devait dénuder la jeune femme. Et que sa présence pouvait gêner une guerrière plus pudique qu'on pouvait le croire.
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Hazama/Eris
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MessageSujet: Re: A la fin d'un rêve, l'aube rouge   Lun 23 Sep - 15:55

*Mais que fait-elle donc ?*

Les secondes comme des couteaux semblaient tomber impitoyablement sur les blessés entourant le haut commandeur alors qu’il guettait l’arrivée d’un cosmos bien particulier, le cosmos d’Arwen.

*Aaaaah, la voila.*

Un sourire de satisfaction ourla les fines lèvres d’Hazama alors qu’il observait avec fascination la jeune femme distribuer avec générosité son talent et son pouvoir comme le soleil dispense ses rayons, équitablement et avec une prodigieuse célérité.

En moins de temps qu’il fallait pour le dire, l’aura chaude et protectrice de la blonde enseignante se déploya, allant régénérer jusqu’au plus éloignés des apprentis présent dans son champs de vision. Une capacité extraordinaire à n’en pas douter, une capacité qui lui avait valu d’attirer l’attention du haut commandeur dès qu’il l’avait discerné, car telle était l’un des talents d’Hazama, s’entourer d’êtres exceptionnels à même de répondre à ses exigences et à ses besoins.

C’est ainsi qu’il la vit refermer les plaies et ressouder les os de dizaines de blessés jusqu’alors agonisant. Un vrai miracle que le haut commandeur observa tranquillement assit auprès de Cypris.

« Heureusement que vous êtes là ma chère. »

Le ton était léger, mais le regard du haut commandeur en disait long sur la gravité de la situation. Pour Hazama, Sparte devait perdurer, Sparte devait essuyer cette tempête et s’en relever chargée de l’expérience d’un tel échec. Ce n’était qu’ainsi qu’elle pourrait survivre à la guerre s’annonçant imminente et dans laquelle la création toute entière serait emportée de grès, ou de force.

« Je crois qu’elle s’est évanouie. Prenez soin d’elle pendant que je réfléchis à notre prochaine action. »

D’un geste de la main, Hazama somma un des gardes présent d’emporter le nouveau sagittaire avec les blessés à l’abri, là où les derniers soins pourraient leur etre prodigués. Sa tâche accomplie, Cypris n’avait plus de raison de rester ici et désormais, elle devrait faire avec l’idée que sa vie ne lui appartenait plus, et que plus jamais elle ne pourrait en disposer selon sa seule volonté.

*Elle aussi devra choisir. Sa déesse, ou sa vision.*

C’était là le choix de tout adepte du cosmos lorsqu’il rejoignait l’un des camps régit par les dieux. Il y avait ceux abandonnant purement et simplement leur libre arbitre pour ne devenir que les chiens d’une entité qu’ils jugeaient supérieur, et ceux qui croyaient en quelque chose d’encore plus grand, quelque chose dont même les immortels faisaient partie, ceux-là se battaient avant tout pour eux-mêmes, pour une vision que trop souvent, eux seul distinguaient.

Qu’il était compliqué que de suivre les raisonnements tordus, parfois même sophistes de ces élus… Et la situation n’allait pas aller en se simplifiant, bien au contraire. Comme la lumière attire à elle les papillons de nuit, le retour des Olympiens allait faire revenir également leurs ennemis de toujours, et le monde en serait à jamais transformé.

*Que faire des deux sauvages qui ravagent mon arène maintenant ?*

Les bras croisés sur sa poitrine, Hazama fixait au loin l’arène Maximus où se déroulait l’affrontement entre cette brute d’Angron, et l’hôte de sa future demi-sœur. Si les murs de l’arène maintenaient encore le plus gros de leurs énergies au sein de l’arène, cela ne durerait plus très longtemps.

*Deux Olympiens, c’est trop pour moi. C’est trop pour nous, un affrontement direct signifierait la fin de Sparte. On ne peut donc pas les arrêter de cette manière…*

Hazama tentait alors de répondre à la plus grande question qui l’avait jamais préoccupé concernant le champion des arènes, comment lui faire cesser un combat sans avoir à recourir à la force ? D’autant plus que la situation était désormais entièrement différente, cette fois, l’éveil du dieu de la guerre était imminent, et avec lui, au sein de l’arène, se trouvait non pas un pauvre mortel attendant sa propre mort, devant lui se tenait la déesse de la chasse, et les chiens qui quittaient à présent le réfectoire pour la rejoindre ne pouvaient que lui appartenir.

*Bon, je ne pourrais pas les arrêter. Il faut donc les faire partir.*

Hazama lâcha alors un long soupire devant l’absolue nécessité qui lui était imposée par ces deux immortels des plus égoïstes. Le haut commandeur avait horreur d’agir en personne, préférant de loin déléguer à ses subordonnés tandis qu’il se reposait au soleil, mais cette fois, c’était quelque chose que seul le haut commandeur de Sparte pouvait accomplir, quelque chose qu’il devait faire seul.

*Si jamais Arwen était ne serait-ce qu’ébouriffée, son père m’interdirait à jamais tout repos.*

Hazama frissonna d’effrois à cette simple supposition, et tout en tournant les talons, se releva et se mit en route pour l’arène Maximus.

« Professeur Arwen, prenez soin des blessés et tout particulièrement de Cypris, veilliez à ce qu’elle soit rapidement sur pied, son destin l’attends depuis trop longtemps… »

Les mains dans les poches, son sourire étrange sur le visage, Hazama se dirigeait d’un pas serein vers le maelström d’énergies mortelles qu’était devenue l’arène principale de Sparte, immense édifice circulaire dont la façade lézardée de fissures rougeoyantes témoignait de la férocité du combat qu’elle contenait encore.

« Et prenez soin de vous également, vos parents ne me pardonnerez pas s’il vous arrivait quoi que ce soit. »

Puis, tournant à l’angle du bâtiment, Hazama disparu dans une brume noire veinée d’éclairs verts.

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Cypris
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MessageSujet: Re: A la fin d'un rêve, l'aube rouge   Dim 29 Sep - 13:45

Post court, au vu des cironstances, je ne peux pas faire bien long Razz 

Atroce, tout ne cessait de devenir, atroce insupportable en sa douleur. Sous ses doigts, tout n'était maintenant plus que flammes et souffrance. Déjà son corps montrait les premiers signes de défaillance et seule sa volonté lui permettait de rester debout, en cette pose qui était la sienne et celle de son signe. Cypris du Sagittaire, la blonde archère ne pouvait abandonné. Jamais, elle ne pourrait et de toute façon, quelle importance maintenant ? Trop de force, trop d'énergie quasi divines saturé l'arc sacré de Chiron.

C'est donc cela le cosmos des dieux ? Cette puissance capable de tout pulvériser de tout emporter sur son chemin ? Et encore, ce ne sont que des apprentis de Sparte...

Une ébauche de sourire sur son visage blessé. Elle ne pouvait faire davantage en cet instant, tant son âme et son cosmos luttaient contre l'explosion qui ne pourrait que survenir si personne ne la secourait. C'était cela, le constat était clair et net. Sans aide et sans armure, le Préfet de la Maison Blanche ne serait bientôt plus que cendres blanchies au contact de la puissance divine. Quelle ironie...

Etait-ce le destin des Sagittaires de mourir à peine nés ? Cypris ne pourrait le dire, trop concentrée qu'elle l'était sur sa première et peut-être son ultime mission. Un nouvel éclair de douleur et elle fronça les sourcils, serrant les mâchoires au mieux qu'elle le pouvait. De la sueur perlait sur son front et s'évaporait aussi vite sans même avoir le temps de s'écouler sur son front desséché. C'était une succession de brûlures et de blessures à laquelle la jeune femme faisait face avec un courage forçant l'admiration.

De ses pensées, elle avait chassé la tristesse de la désertion de Raziel. Il était trop tard maintenant. Au moins, si elle mourrait en ce jour, ce ne serait pas de sa main mais de l'impact de deux divinités.

Raziel, si seulement, tu avais été là pour m'aider mais ce ne sera jamais plus le cas. Pour moi, je ne dois plus lutter que pour moi, avec mes seules forces. Tout comme Seiya, je brûlerai ma vie et de mon espoir jaillira un miracle...

Si effroyable se fit soudain la douleur que des larmes perlèrent avant de s'effacer encore plus vite que les gouttes de sueur. Le point de rupture était tout proche. Maintenant, elle n'avait même plus la force de lâcher la flèche. Tout son être était comme paralysée, figé dans cette posture.

Est-ce la fin... Athéna...

La flèche lui parut incandescente tout comme le brasier qui l'environnait. Pas une fois, elle n'avait renoncé et pas une fois, elle n'avait succombé.

Jusqu'à maintenant... Adieu... Raziel...

Et tandis qu'elle se sentait lentement plonger une main se posa sur son épaule et sans comprendre, elle sentit la flèche disparaître. D'un dernier regard, elle reconnut les visage du commandeur Hazama puis d'Arwen avant de sombrer dans la plus irrésistible des nuits. Une nuit sans étoile ni rêve. Un abîme dont elle n'était pas certaine de pouvoir ressortir...

==> Vers la naissance du Sagittaire.


[HRP : le cosmos de Cypris est en chute libre et sur le point de disparaître, merci d'en tenir compte ^^]
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Arwen
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MessageSujet: Re: A la fin d'un rêve, l'aube rouge   Dim 6 Oct - 19:32

Le silence. Le silence s'était abattu entre les murs, enfin ce qu'il en restait, du Réfectoire. Plus de plaintes ni de râles. Les pouvoirs d'Arwen surpassaient ceux des plus efficaces guérisseurs au sein des futurs guerriers cosmiques. Pas un n'avait pu résister à son appel ainsi qu'à ses enchantements. Le Sommeil avait suivi, réparateur et si apaisant. Plus de douleurs dans le repos que la blonde scientifique leur offrait. Seule sa veste blanche leur était encore visible par instants alors que sa voix mélodieuse les détournaient de la peur de la Mort. Auprès d'elle, ils se sentaient tous rassérénés. L'Etoile du Soir, un prénom qu'on lui avait offert sans se rendre réellement compte de l'excellent choix fait pour elle. C'était en un si lointain matin d'été. Un jour passé depuis si longtemps lorsque sa future naissance avait été annoncée en des terres prises dans la pire des tourmentes.

Mais toutes les divinités ne sont pas aussi généreuses en sang que la déesse Athéna. La douce d'Amour, elle, a tout fait pour préserver le peuple qu'Odhinn le Sage, Odhinn le Borgne lui avait confié en même temps que la fabuleuse Balmung. Un seul regard sur elle a suffi, suffi à comprendre pourquoi, autrefois, mère s'était réfugiée chez elle. La terrible Athéna n'aurait jamais permis que je voie le jour. Je le sais maintenant, seule la Vanir Freyja avait posé sa main avec une réelle bienveillance sur moi...

C'était un de ces souvenirs incroyables qui revenait en surface sans crier gare. Un peu comme une prémonition. Si lointain et rassurant pour la mystérieuse scientifique en charge de Sparte. Elle dont le secret de sa naissance inattendue s'était effacée comme la neige qui couvrait si souvent l'immensité des terres qui avaient été celles de tant de rencontres porteuses d'espoir alors que tout semblait sur le point de basculer.

Des horreurs de Midgard comme elle l'avait entendue des propres lèvres de Ciel, elle n'avait rien connus. Tout était déjà cicatrisé quand elle avait été en âge de se rendre sur la terre que rêvait tant de conquérir autant les dieux que les hommes. Auprès de son jeune oncle, elle s'était rendue sur les terres gelées du Septentrion et y avait retrouvé non seulement la splendide Freyja mais aussi la princesse Dagmar. Elle qui n'avait que quatre ans de plus qu'Arwen s'était avérée être une compagne de jeu et d'apprentissage plus qu'agréable, une véritable soeur qui l'aidait comme elle le pouvait à suivre le terrifiant entraînement que recevait l'élite de la garde de Brunissen. C'était auprès d'elles qu'elle avait acquis d'autres pouvoirs, la richesse des connaissances des dames du Grand Nord n'avait pas de prix et revêtait en son cas une signification plus que particulière, l'accomplissement de la paix des Dames dont ses parents étaient aussi deux des plus importants garants.

Cela remontait à tant d'années mais jamais, elle n'avait oublié les paroles de la première des Valkyries lorsqu'elle se penchait sur les blessés ou accompagnait les morts dans leur derniers voyages. C'était un talent que la somptueuse Vanir pouvait lui enseigner avec toutes la sensibilité et la douceur d'une femme capable d'enchanter aussi bien les guerriers que les géants. Une femme proche d'une certaine façon de la mère d'Arwen. Tant de gentillesse en cette tigresse pourtant capable de rompre d'un seul coup de griffe le plus redoutable des assaillants. Freyja était la guerrière et la guérisseuse tout en restant la femme dans tous les sens du terme. D'autres enseignements avaient suivi ceux des techniques de guérison. Ceux qui suivaient au mieux ceux de sa mère...

Merci Freyja, c'est grâce à toi que j'ai pu apprendre à maîtriser à la perfection l'art des charmes guérisseurs. Et merci de m'avoir donné la plus merveilleuse amie. Dagmar...

Un instant, elle se pencha sur la rune que lui avait offerte la déesse pour l'aider lors des guérisons. Cela puisait terriblement dans les forces du professeur de Sparte même si en cet instant, elle n'avait que peu employé ses pouvoirs. C'était aussi un autre des enseignements qu'elle avait reçu cette fois de son père : apprendre à ménager de son mieux son cosmos et ses dons. Tout faire pour que son énergie se renouvelle au maximum de sorte d'avoir quasi en permanence l'optimum de ses pouvoirs. N'était-ce pas ainsi que déguisé en simple humain, ses pouvoirs bridés au point de ne pouvoir surpassé le cosmos d'un saint d'argent, il avait vaincu sans se faire toucher une seule fois un adversaire pourtant redoutable en un monde et un temps lointains.

Imaginer son père, le plus merveilleux des dieux combattre lui était tellement inconcevable mais c'était la terrible réalité. Il avait du prendre part aux guerres pour défendre les siens et sauver sa mère de la cruauté de la déesse Athéna et de quelques-uns de ses saints. Ceux qui n'acceptaient pas les femmes en leurs rangs. Ceux qui ne voulaient pas de femmes capables de se distinguer et de vaincre comme elle l'avait autrefois fait. Sa plus grande de toutes les victoires avait même surpassé celle de l'incarnation de la déesse. Vaincre Bloody, l'incarnation des deux poisons rongeant l'âme de la simple silver sainte qu'elle était à l'époque. C'était cela la plus grande victoire de ses parents et celle qui avait vu naître le plus magnifique des liens entre eux, l'amour véritable.

Si un jour, je pouvais vivre cela, j'en serai si heureuse, si heureuse que peut-on désirer de plus merveilleux que cela ?

D'un geste, elle avait fini de cicatriser les plaies d'une toute jeune fille. Tant de cruauté et de barbarie dans les blessures qui lui avaient été infligées. Ce monstre d'Angron. Il ne s'en tirerait pas aussi facilement.

- Que mon cosmos se fasse aussi doux que l'eau, aussi chaleureux que le plus délicat des nectars. Que sous les tendres rayons d'Hélios, il se glisse en toi, qu'il plonge et soigne chacune de tes plaies, chacune de tes fibres lésées avant d'atteindre la plus lointaine et la plus secrète de tes cellules. Que du pouvoir mêlé des Valkyries et des enfants de la Nuit, je puisse t'arracher aux affres de la Mort et t'offrir le plus doux des Sommeils. Celui de l'oubli qui efface toute souffrance et te permet de renaître à la Vie...

Un dernier geste, une caresse sur le front de la future spectre et elle se releva. Qu'elle l'avait menée à rester dans le monde des vivants plus que de périr était son rôle et si les Moires lui avait permis de survivre aussi longtemps, c'était pour qu'elle, Arwen la ramène à la vie.

Au soupir de soulagement de la jeune fille succéda la voix du Commandeur Hazama.

- Tel est mon rôle, Commandeur Hazama, je suis là pour veiller sur eux et les soigner en ce genre de cas. Angron est allé trop loin, tant de jeunes apprentis ont été prématurément fauché et cela n'est pas encore achevé. Cette lutte ne cesse de prendre de l'ampleur. Artémis contre Arès, vous vous rendez aussi bien compte que moi que jamais l'arène ne pourra contenir indéfiniment de telles énergies. J'ai toute confiance en vous, je sais que vous avez toutes les ressources nécessaires pour cela. Ne perdez plus de temps avec moi. Je me charge des blessés et de leur sauvegarde tout comme la mienne. Le passé nous a enseigné que même les situations les plus critiques peuvent s'apaiser de la plus inattendue des manières. Allez, je veille sur eux. Mes parents ont veillé à ce que j'ai moi-même les meilleurs de tous les maîtres...

Un sourire avant qu'elle ne donne ses dernières instructions aux gardes pour les évacuations des désormais convalescents avant de se lever et de suivre la jeune archère. Cypris était la Sainte du Sagittaire. Maintenant que son rôle de Préfet s'achevait, elle aurait à prendre sa nouvelle vie en mains.

==> Dortoir de la Maison d'Athéna
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A la fin d'un rêve, l'aube rouge
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