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 Comme un serpent qui paresse au soleil

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Hazama/Eris
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MessageSujet: Comme un serpent qui paresse au soleil   Dim 11 Aoû - 22:48


Dans un immense bureau surplombant la cour principale du vaste palais du commandeur de la cité des initiés, une respiration régulière vient troubler régulièrement l’imposant silence régnant dans la pièce.

Au cœur des innombrables recueils anciens, parmi les artefacts ésotériques et les portraits décorant les murs de pierres ouvragées, se tiens un large bureau couvert de papier en tous genres, d’innombrables formulaires et document semblant comme abandonné là pour y prendre la poussière alors que derrière eux, avachie dans un vaste fauteuil, la source de ces soupirs paresse.

« Hazama ? »

Un mince serpent d’énergie se lovait autour du bras de l'étrange jeune homme vêtu d’un costume noir, un jeune homme nonchalamment installé dans l’imposant fauteuil de son bureau, son chapeau sombre baissé sur son visage comme pour cacher ses yeux de la lumière du soleil.

« Hazama ! »

Impatients étaient les familiers du jeune homme aux cheveux vert et au sourire énigmatique. D’innombrables serpents sombres parcourus d’éclair à la couleur de l’émeraude, et nés d’un pouvoir aujourd’hui oublié.

« Commandeur Hazama ! »

Dans un soupire de lassitude, l’homme aux cheveux verts porta sa main libre vers le bruyant compagnon serpentiforme se trouvant sur son épaule.

« J’étais déjà réveillé… »

Chassant d’un geste de la main le serpent cosmique qui disparut alors dans un nuage sombre, le tout jeune commandeur de Sparte se redressa sur son large fauteuil tout en remettant son chapeau en place, son chapeau qu’il ne quittait jamais.

« Haaaaaahaaa… Le travail… Toujours le travail. »

Les yeux mis clos, l’homme connu sous le nom d’Hazama balaya du regard les piles de documents s’étant accumulées sur son bureau depuis le début de la semaine et se massa les tempes devant cette vision de cauchemars.

« C’est pas possible… »

Hazama se demandait alors si la disparition pure et simple de ces monceaux de feuilles noircies d’encre serait remarquée rapidement. Après tout il avait beau les remplir, d’autre arrivaient sans discontinuer au point de devenir un véritable calvaire pour le commandeur du seul lieu au monde à accueillir les potentiels élus au cosmos, ceux qui plus tard deviendraient soit héros soit tyrans.

« Une tache des plus louables qu’ils disaient, un poste que tous envieront qu’ils disaient… Pourquoi personne ne m’a donc parlé de toute cette paperasse administrative lorsque j’ai signé ? »

Se remémorant les évènements l’ayant conduit à ce siège, devant ces piles de formulaires à signer, Hazama sourit alors devant l’ironie de sa situation.

« Sparte ou les enfers… J’aurai du choisir les enfers. »

Attrapant alors la longue plume de phénix se trouvant à sa droite, Hazama débuta son rituel quotidien impliquant entre autre la signature des formulaires d’admissions et de départs des centaines d’apprentis que comportait actuellement Sparte.

« Fort peu d’admissions pour le moment cette année… Je devrais m’en réjouir, ça me fait moins de paperasse à signer. »

Le regard inexpressif, l’esprit d’Hazama bouillonnait alors qu’il resongeait aux évènements s’étant déroulés au travers du globe. Le retour de plusieurs divinités tel que l’impératrice infernale ou le preneur de cranes laissait présager une ère de changement sans précédent.

Mais quelle serait l’implication de Sparte dans l’évolution du monde ?

Neutre, Sparte était neutre et neutre elle devait rester. Accueillant en ses murs les prétendants de toutes les armures de manieurs de cosmos sans distinction de camp, elle se devait d’etre un modèle de neutralité et d’impartialité dans les éternelles querelles qui opposait les factions se disputant la création. Une vision et un souhait qu’Hazama comptait bien préserver du mieux qu’il le pourrait.

« Marre... J’en ai marre de signer ces foutus formulaires ! »

S’enfonçant dans l’imposant fauteuil de directeur, Hazama laissa choir sur son bureau la plume encore gorgée d’encre qui laissa au passage une trace indélébile de sa chute sur le budget de l’année en cour.

« Mais c’est pas vrai ! Je suis maudit ! »

Epongeant du mieux qu’il pouvait la tâche d’encre à l’aide d’un papier buvards, Hazama résolu qu’il avait décidément bien mérité une petite pause dans l’exécution de sa peine.

Se levant alors de son fauteuil, il se dirigea d’un pas léger vers l’étagère à proximité et y attrapa l’un des nombreux artefacts qui s'y trouvaient et le porta devant ses lèvres avant d'y parler d'une voix intrigante.

« Arwen ? »

Quelque part dans l’école, une jeune femme à l’âge indéfinissable devait se retourner avec frayeur suite à cet appel qu’elle seule pouvait entendre.

« Professeur Arwen ? Vous pourriez me retrouver dans mon bureau ? J’ai une mission de la plus haute importance à vous confier. »

L’appel terminé, c’est avec un grand sourire aux lèvres qu’Hazama alla se figer devant les vitres donnant sur la cour principale de Sparte pour y attendre une de ses plus proches collaboratrices.
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Hazama/Eris
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MessageSujet: Re: Comme un serpent qui paresse au soleil   Dim 22 Sep - 15:40

Imperturbable et immobile, le haut commandeur de Sparte se tenait debout, les bras croisés face aux larges portes fenêtres surplombant la cité du cosmos. Les bruits et les lumières du massacre secouant sa ville ne semblait pas l’atteindre alors qu’il semblait attendre, attendre quelque chose que lui seul savait imminent.

A quoi pouvait donc bien penser Hazama en cet instant où son visage était à moitié masqué par l’ombre de son chapeau sombre ? Qu’est-ce qui pouvait bien le retenir encore céans alors que plus loin en contrebas, un des préfets de Sparte risquait sa vie tandis qu’un autre s’était éveillé à son sombre destin ? Qu’est-ce qui pouvait bien dessiner ce sourire sur son visage alors que déjà tellement de mort avait taché de leur sang cette journée ?

« Tu comptes attendre encore longtemps ? »

Se lovant autour du bras du haut commandeur, un serpent sombre, auréolé d’émeraude, s’était dressé de son propre chef comme pour venir rompre le silence qui déjà durait depuis plusieurs minutes dans le vaste bureau d’Hazama.

« Hazama ? »

Absent, réellement absent. Hazama semblait ailleurs, plongé dans son esprit, comme si ses sens ne lui renvoyaient plus aucuns signes du monde l’entourant, mais alors pourquoi par moment ses lèvres s’animaient-elles comme pour articuler des mots sans pour autant que le moindre son de les franchissent ?

« Hazama ! »

Visiblement vexé de se faire ainsi ignorer, le familier énergétique du haut commandeur s’était dressé sur l’épaule de son maitre avant d’y plonger les crocs, ce qui eut l’effet escompté, voir même plus encore.

« Hum ? »

Comme tiré de ses rêveries, le haut commandeur releva doucement la tête, un air étrange sur le visage. Son regard se porta rapidement sur son familier, qui encore en cet instant, maintenait ses crocs plantés dans la chair d’Hazama.

« Cesse. »

Le serpent ne le fit pas répéter, des plaies du haut commandeur suinta à peine quelques gouttes poisseuse d’un liquide noir avant qu’elles ne se referment comme par miracle. Ainsi, de la morsure, il ne resta aucune trace, pas même dans les vêtements d’Hazama.

Portant alors son regard sur le réfectoire, ou plutôt sur ce qu’il en restait, Hazama semblait y chercher de son regard brillant quelque chose de particulier, quelque chose qu’il avait attendu patiemment depuis le début de l’incident.

« Enfin. »

Une accumulation d’énergie prodigieuse provoqua le départ du haut commandeur. Ce qu’il avait tant cherché été enfin à portée de main, il n’avait qu’à s’en saisir.

Ouvrant alors les portes fenêtres donnant sur le balcon de son bureau, Hazama monta sur la balustrade de pierres ouvragées avant de simplement se laisser choir. Au terme d’une chute de plusieurs dizaines de mètres, il heurta durement le parvis du palais administratif, et laissant derrière lui l’empreinte de ses chaussures durablement imprimé sur le sol, il mit ses mains dans les poches de son pantalon et s’avança d’un pas serein vers le réfectoire.

"Professeur Arwen. Veuillez me rejoindre devant le réfectoire dès que ça vous sera possible. Il nous faut stopper ce chaos au plus vite."

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