Forum RPG dans l'univers de Saint Seiya (Les chevaliers du Zodiaque)
 
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 Sagittaire et Griffon, ennemis en devenir ?

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Cypris
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MessageSujet: Sagittaire et Griffon, ennemis en devenir ?   Dim 11 Aoû - 11:14

==> Le préfet de la Maison d'Athéna vient d'ici

Quelle belle journée, tout était si calme en dépit de ce qu'aurait pu être la nuit. Cypris avançait d'un pas serein et toutefois rapide. L'arc pendant à son cou était la seule marque qu'elle conservait lorsqu'elle se rendait dans les autres lieux. Combattre sans armes...

Un rire soudain lui échappa en pensant à son signe. Le Sagittaire, le plus sage de tous les centaures et le plus savant d'entre eux, n'était-il pas armé ? A moins que l'arc et les flèches n'entrent pas dans la catégories des armes, ce qui serait quand même un comble sachant qu'on servait la déesse de la Guerre. Enfin, cette contradiction n'était pas la seule au sein de l'armée de la grande déesse. Sans doute que le sens réel était davantage capable de combattre sans arme qu'une absolue nécessité de s'en passer. Après tout la Balance en gardait bien douze parmi les plus puissante de l'univers et ne pouvant être qu'utilisées avec l'accord de la déesse. Subtilité et contradictions apparentes pour ceux qui ne se cantonnaient que dans les apparences, n'imaginant pas un seul instant que certaines choses avaient pu être déformées par le temps.

Plongée dans ses réflexions, la blonde archère traversa le champ de roses. Un instant, elle s'y arrêta. Si belle et si parfumée. De toutes sortes et de toutes les couleurs. Certaines s'épanouissaient en hommage à Athéna, d'autres pour la somptueuse Aphrodite, d'autres encore pour la redoutable Héra et enfin, plus mystérieuses voire ténébreuses, d'autres réservées à Déméter et à la divine Coré. Tout en ces lieux étaient fait pour rappeler la neutralité de Sparte. Cette immense roseraie en était un des exemples. Nul en cette cité ne devait saccager les fleurs destinées aux déesses. Nul n'était protégé en cas de sacrilège. Le respect des dieux étaient essentiels et tout fautif était sévèrement châtié. Cypris s'approcha des fleurs de sa déesse et comme ses condisciples, déposa une offrande au milieu des corolles odorantes. Servir Athéna et la vénérer. Un sourire sur les lèvres de la belle amazone. Elle espérait comme tous ses prédécesseurs comptaient un jour parmi les plus valeureux défenseurs de la déesse et de l'humanité...

Le vent se leva soudain, puissant et rude avant que les roses ne se ploient toutes sous sa force. Le ciel s'était chargé de nuages sombres où brillaient quelques éclats menaçants. L'atmosphère se faisait plus électrique. Quelque chose couvait, un orage approchait et à la blonde combattante de se relever, remettant de l'ordre dans sa tenue de préfet et sa cape de future gold sainte. Une cape blanche aux bords brodés d'innombrables signes. Puis, sans plus attendre, elle s'empressa de rejoindre le réfectoire tandis que les premières gouttes de pluie s'écrasait sous le sol...

Face à la colère de Zeus, tous tremblent. Les roses se ploient sous la pluie ou se ferment mais aucune ne se brisent... En attendant que passe la tempête.

Une légère douche d'eau de pluie plus tard et la future Sagittaire entra dans l'immense bâtiment. Le Réfectoire accueillait quasi toute la population des trois dortoirs en plus des enseignants et des employés du commandeur Hazama. A l'extérieur, tout était si sombre sous la chape orageuse mais ici, la lumière était éclatante sans être agressive. D'innombrables plantes et oeuvres d'art prenaient place dans les couloirs et les salons où l'on pouvait simplement prendre une légère collation en petits groupes. Puis, enfin, au milieu de tous ces objets quelques peu inoffensifs, trônaient aussi des armes. Innombrables et meurtrières, toutes à portée de main et sans la moindre surveillance apparente. Le vol était aussi sévèrement sanctionné. Le code de l'honneur avait un rôle important en ce lieu bien plus encore qu'au sein des dortoirs. Les futurs saints et spectres pouvaient se croiser à tout moment, entourés d'armes en tout genre. Inutile d'en ajouter davantage...

Ainsi nous teste ce cher Hazama. Ainsi évalue-t-il aussi la qualité de nos dons, de notre force mentale et notre contrôle en plus de tant d'autres choses. Puis, enfin, elle arriva au pied de l'escalier menant à l'énorme salle. Un escalier plus vaste qu'on pourrait le penser et qu'il fallait parcourir plus d'une fois par jour.

Autant vous y faire, ce sera votre quotidien, surtout à vous, futurs serviteurs de la déesse.

La route des douze temples, et elle garderait le neuvième. En soi, c'était pas mal et un bon entraînement. Comme cela, Cypris savait à quoi s'attendre sachant que l'ascension de la route des temples était bien pire que celle du réfectoire de Sparte. Quelques derniers grades dans un décor toujours aussi recherché et elle s'arrêta. Les trois fanions des trois Maisons étaient en place. Les seuls que jamais aucun élève ne tenterait de prendre. Une lueur dans ses yeux noisette avant qu'elle ne contemple une nouvelle fois le sceau sur la lettre cachetée qui lui avait été remise. Imaginer la tête de Raziel était une telle joie. L'entente entre les trois préfets étaient parfaite mais elle ne devait pas oublier qu'un jour, ils seraient ennemis et même plus ennemis mortels. Tout ce qu'il se passait en ce jour à Sparte la Sacrée ne serait plus qu'un souvenir, un simple souvenir d'une époque révolue, s'effaçant devant l'implacable réalité et le présent...

Raziel, même si les Moires nous mettent face à face, je conserverai un éternel respect envers toi.

Puis, enfin, elle entra. Les premiers aspirant en habit blanc s'y trouvait déjà ainsi que les sombres futurs spectres et les étincelants futurs Olympiens. D'un geste, elle répondait à tous les saluts, renseignait quand elle le pouvait avant d'atteindre enfin la table réservée aux trois préfets, toute proche de celle du personnel enseignant. Une place qui offrait une vue imprenable sur l'ensemble de l'immense salle. Un excellent moyen de veiller au respect des lois de Sparte. La blonde Spartiate avait d'ailleurs un groupe de jeunes gens en blancs se plaçant un peu trop près à son goût d'un ensemble des jeunes filles en veste noire. Son regard s'était durci mais encore rien de dangereux pour le calme de Sparte. Un instant son cosmos flamboya, doré et chaleureux, faisant se soulever sa longue cape.

" Bonjour à tous, futurs saints et saintes de la grande déesse. Que cette journée vous soit à tous fructueuse sous le regard de notre vénérée Athéna. Que brille la Lumière et la Sagesse de la grande Athéna. "

A ces mots littéralement criés à travers l'ensemble de la pièce, le Préfet de la Maison de la Sagesse leva son verre encore vide, aussitôt imité par les dizaines d'aspirants présents. Un geste que comprendrait aussi bien Raziel que Sanguinius. Faire bien comprendre que les Préfets étaient là et veillaient. Quelques petites batailles du genre de la "Guerre des Fanions" étaient tolérées mais d'autres sévèrement châtiées selon le degré de gravité. On ne pouvait confier d'armures à certaines personnes et on ne pouvait non plus les relâcher dans la nature...

Puis, enfin, alors qu'elle se tenait toujours debout dans un silence devenu religieux, le pas de Raziel se fit entendre.

Nul doute qu'avec tes sens plus qu'aiguisés, tu as du tout entendre, Raziel, mon homologue de la Maison d'Hadès, toi que je ne pourrais jamais appeler mon ami...

A mon plus grand regret Raziel. Mêmes les plus les proches aspirants peuvent devenir les ennemis de demain. Les ennemis de demain, puissent faire les Moires que ce ne soit pas toi mon adversaire.

Pas toi...


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Minos
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MessageSujet: Re: Sagittaire et Griffon, ennemis en devenir ?   Mar 13 Aoû - 20:54

Arrow je viens d'ici

Traversant rapidement les longs couloirs de pierres ouvragées qui me séparaient du réfectoire où devait à présent être préparé le repas, je songeais alors à nouveaux à cette voix à la fois si familière et si mystérieuse qui m’était apparu en rêve. J’avais la certitude de la connaitre et pourtant je n’avais aucun souvenir la concernant.

*Encore ce savoir, ce savoir que je ne m’explique pas.*

Mon existence entière était voilée de zones d’ombres, de mystères plus impénétrables encore que les abysses. Un comble pour moi pouvant y voir aussi clairement de jour que de nuit.

Tant de mystères et de questions soulevées à nouveaux par ce songes familier mais hélas, l’heure n’était pas encore venue pour mes introspections solitaires. En tant que préfet de la maison Hadès, j’avais certaines responsabilités à remplir et cela à toute heures.

« Hey vous là ! »

Encore une fois, je prenais un trio d’élèves portant la veste noire s’en prendre à un élève portant une veste blanche. Un acte misérable que mon code d’honneur m’ordonnait de stopper au plus vite.

« Cessez immédiatement ! Vous couvrez votre maison de honte en agissant ainsi ! »

Jamais je n’aurai reproché une altercation direct et équitable entre élèves de maison opposées, mais en l’occurrence, cette scène pathétique ferai la joie de nos ennemis qui s’empresseraient de rire de nous, nous traitant de lâches et de faibles.

Saisissant l’un d’eux à l’épaule, je le fis s’envoler au travers du couloir d’un geste de la main alors que dans un bruissement de cape, j’en saisissais un autre à la tête pour le plaquer contre le mur. Le dernier d’entre eux se figea alors, victime de la crainte que je lui inspirais.

*Ce regard… Cette terreur dans leurs yeux. Je suis un monstre pour eux. Je suis ce que je dois etre, ce que je dois incarner.*

Je savais que ma peau blafarde et mes yeux rouges me donnait un caractère surnaturel, mais par tous les feux du sombre empire, nous étions ici dans le seul endroit au monde à enseigner la maîtrise du cosmos, le pouvoir d’accomplir des miracles, alors une bizarrerie de plus ou de moins…

« Etes-vous des hommes ? Ou des chiens ? »

Aucun d’eux ne répondit à ma question, les uns presque assommés et les autres trop abasourdis par mon geste.

« Etes-vous des hommes ? Ou des chiens !?

Je… Nous…

Etes-vous des hommes ?! Ou des chiens ?!

Des hommes, préfet Raziel ! »


Un petit sourire ourla mon visage alors que je relâchais ma poigne du crane du malheureux encore plaqué contre le mur qui tremblait de tout son long.

« Les hommes font face à leur adversaire avec honneur, ils s’affrontent avec force et courage. Le chien lui attaque en meute et n’a aucune fierté. Vous dites être des hommes, alors prouvez-le, agissez en homme. »

Rajustant mon manteau de préfet juste posé sur mes épaules et maintenue par une petite chaîne d’argent, je lançai un regard assassin à l’élève vêtu de blanc qui se trouvait encore là. Je ne l’avais pas épargné, j’avais simplement remis les choses à leur place.

« Allez vas-t-en imbécile, et que je ne te revois plus jamais sur le chemin de ma maison. »

Je n’eus pas à me répéter. Ce jeune idiot était surement venu dérober quelques fanions pour s’enorgueillir de ces jeux puérils d’apparences mais qui avaient pour mérite de canaliser la compétition acharnée entre les différentes maisons. Mieux valait encore jouer au voleur et au gendarme que compter les cadavres s’empilant de part et d’autre.

« Quand à vous, hors de ma vue. »

Le duo encore debout emporta alors leur camarade visiblement au pays des songes et disparu au coin du couloir tout en s’excusant encore et encore. La discipline de fer qui régnait dans la maison Hadès était notre fierté, notre honneur et notre credo, nul au sein de la maison noire ne pouvait échapper à ces règles sans en payer le prix. En tant que préfet, j’y veillais personnellement.

*J’ai si soif maintenant. A chaque fois que je sens l’excitation du combat monter en moi, j’ai si soif.*

Par moment, j’en venais à distinguer clairement jusqu’aux veines de ceux qui croisaient mon chemin, mais je ne pouvais pourtant pas m’y résoudre. Je devais préserver mon secret en ces murs car j’étais le seul de ma nature, le seul en ce monde.

Dégrafant de ma ceinture la gourde de cuir que je conservais toujours sur moi, je la portai à mes lèvres et en bu lentement le contenu, savourant jusqu’à la moindre gorgée et tentant de faire durer le plus longtemps possible mon repas.

*Si froid, cela refroidis si vite.*

Je n’étais jamais pleinement rassasié en me nourrissant ainsi. Pour moi qui avait connu jadis l’extase sans bornes de la chasse et de la nourriture fraîche, prélevée à même la proie encore vivante, tout ceci n’était rien de plus qu’un ersatz, une tromperie pour dissimuler les apparences et préserver mon secret.

*Je dois y aller, au moins faire semblant pour minimiser les questions.*

Le réfectoire, le repas commun. Toutes ces odeurs, toutes ces victuailles, et aucune qui me convenaient. J’allais devoir prétendre encore une de mes sempiternelles excuses, excuses qui ne devaient plus tromper personne mais que je ne pouvais encore abandonner.

Reprenant alors ma route, je croisai en chemin quelque élève de seconde année rapportant leurs trophées de la maison Athéna et visiblement ravis que je le trouve avant leurs compagnons.

« C’est très bien mes amis, six nouveaux fanions pour la maison noire, six nouveaux points pour nous. Continuez comme ça. »

Je n’avais jamais pris part à ce petit jeu personnellement, je le trouvais parfaitement ridicule et tout juste bon à divertir le petit peuple. J’avais soif de combat, d’affrontement réel et de duel honorable, une soif qui avait fait de moi un adversaire des plus redoutables cherchant avant tout sa propre perfection, un adversaire digne de lui.

Je croisais plus loin d’autre élèves vêtus de blanc riant aux éclats devant leur prises, en l’occurrence un fanion de la maison noire. Devais-je intervenir et le leur reprendre ? Hélas les préfets n’en avaient pas le droit, et même si l’idée était des plus séduisantes, les règles passaient avant tout.

« Bien joué jeunes gens, bien joués, prenez cependant garde à ne pas vous le faire reprendre. Il n’est pas plus facile à vaincre qu’un ennemi sur de sa victoire. »

Des mots mystérieux qui eurent tôt fait de leur faire disparaître le sourire. Ils reprirent alors leur route vers le dortoir blanc et avec un petit sourire satisfait, j’entrais alors dans le réfectoire et me dirigea vers la table des préfets.

La voix portante qui m'était parvenue alors que je traversais encore les couloirs ne laissait planer aucun doute. Le prefet de la maison blanche était déjà sur place, et comme à son habitude, elle tenait à ce qu'on le sache.

*Ce message est-il adressé à quelqu'un en particulier ? Ou n'est-ce qu'un cri dans le vent ?*

A Sparte, les préfets ne mangeaient pas avec leur maison, mais entre eux, malgré l’animosité qui les unissaient. Une épreuve en soit mais qui avait le mérite de tisser des relations entre eux, même si ces relations étaient parfois quelques peu tendues.

« Salutations, préfet Cypris. C’est comme toujours un plaisir de vous voir. »

Mon ton était neutre, solennel, étais-je sincère en ce moment ? Nul ne le saurait jamais.

Toujours est-il que je saluais d’une révérence le préfet de la maison Némésis à la mienne et posa mon regard sur la lettre cachetée qu’elle tenait à la main. Une lettre portant le sceau de la maison noire.

« Que faites-vous avec une lettre frappée du sceau de ma maison ? Vos compagnons s’en prendraient-ils maintenant au courrier ? Cela serait une tache à leur hauteur je dois dire. »

Une petite pique comme j’avais l’habitude d’en distribuer. Le manque de répondant et la paresse légendaires des chevaliers n’étant plus à prouver, celle-ci était d’autant plus facile à placer.

Quelle serait la réaction de la jeune Cypris ? Elle qui très étrangement semblait ignorer les tares inhérente à sa couleur ?
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Cypris
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MessageSujet: Re: Sagittaire et Griffon, ennemis en devenir ?   Dim 18 Aoû - 13:38

Un long moment s'était écoulé avant que la blonde Cypris ne relâche un peu son attention, allégeant ainsi le poids de la chape qu'elle faisait peser depuis quelque temps sur la salle. Son appel avait eu l'effet escompté. Pour au moins les dix prochaines minutes, tout se passerait dans le calme. Enfin, dix était plus qu'optimiste à en juger sur les tensions régnant encore dans la salle et les déplacements de veste neige ou ébène. Quelque chose couvait. Le Préfet de la Maison d'Athéna le sentait. C'était quasi palpable. Le cosmos, les sens affûtés et l'intuition purement féminine, tous lui faisaient sentir que quelque chose d'anormal se préparait.

Plus encore que la simple course aux fanions. Restons sur nos gardes...

A cette pensée, ses doigts avaient crispé la serviette, évitant de s'en prendre à la lettre qu'elle se ferait un plaisir de remettre à son collègue en cape noire. Ce serait un moment exquis même si elle ne laisserait jamais rien paraître de la jubilation qui menaçait de la submerger. Ne pas se laisser prendre à ce genre de piège. Elle était l'archère d'or et non une gamine se laissant griser par de petites victoires faciles, surtout quand elle était le fruit de tous et non celui de ses seuls talents. Un dernier regard vers la salle et elle délaissa la serviette pour se saisir de sa tasse de thé sans précipitation ni crispation, tout devait paraître normal même si son attention était tout entière dirigée vers la masse des aspirants et futurs guerriers. Déjà des sons se faisaient entendre des couloirs. Les spartiates affluaient...

Enfin, nous ne serons pas trop de deux pour calmer leurs enthousiastes...

Un sourire sur ses lèvres tandis qu'elle faisait tourner la tasse entre ses mains, savourant le contact chaud ainsi que l'arôme subtil du délicieux breuvage. Son regard s'y reflétait par instants et de temps à autres, elle pouvait surprendre l'éclat de l'or au plus profond de ses magnifiques yeux noisette. Son cosmos ne cessait de grandir et ces derniers temps, elle touchait des horizons nouveaux et si lointains qu'elle craignait de pouvoir toujours les maîtriser. Ses flèches chargées de cosmos prenaient une toute autre forme tout comme son arc. C'était le Signe que bientôt, elle ne ferait plus qu'un avec l'habit d'or sommeillant en un lieu qu'elle seule pourrait atteindre. Nul autre prétendant avant elle avait atteint une telle maîtrise ainsi que le savoir ancien de Chiron. C'était elle qui reprendrait le flambeau laissé par Aiolos. Tous avaient cru que le héros de la grande guerre Seiya revêtirait un jour l'armure mais le destin en avait décidé autrement. Un autre tour des Moires. Nul humain ne pouvait défier les dieux impunément. Etait-ce cela sa punition, lui faire toucher aux plus hautes sphères de la connaissances avant de le faucher. Juste au sommet, le lui faire sentir du bout des doigts avant de le faire choir sur le sol.

Tel Bellérophon, Seiya s'était écrasé sur le sol de la réalité... Une leçon que Cypris se promettait de ne pas oublier. Rien en ces pensées n'était certain. Après tout, Seiya n'était pas le seul à avoir disparu à jamais mais cela les avait replacés tous à leur place de mortels. Leçon que la future sainte n'oublierait jamais.

Même les plus puissants d'entre nous, mêmes ceux plus que bénis par la grande déesse, oints de son sang divin finissaient par tomber. Athéna elle-même a ses limites. Oublier cela, non, je ne le dois pas. Pour le bien de tous, je ne dois jamais oublier cette leçon...

Promesse qu'elle se fit lorsque le pas de Raziel se fit entendre et qu'il la rejoignait enfin. Les autres vestes noires se reculaient sur son passage. Certains se levaient, le saluant avec le respect du à un immense seigneur. Ce dont il avait le charisme et la prestance, magnifique et envoûtant dans son habit sombre, il se dégageait de lui un magnétisme certain teinté d'une sensation de danger qui ne retirait rien à son charme. S'il le voulait, Raziel ferait des ravages parmi la population féminine de Sparte mais elle sentait comme un vide en lui. Une soif de recherche qui semblait le tenir si loin parfois. Cypris était bien plus fine qu'elle ne le laissait paraître. Passer pour une des brutes du Sanctuaire ne la gênait point. Au contraire, cela la servait, endormant la méfiance de ses opposants qui voyait toujours en elle, le successeur de bourrins fonceurs, dénués de toutes cervelles. Porter le double héritage d'Aiolos et Seiya n'était pas toujours facile mais elle s'y était faite et en était même plus qu'honorée. Après tout, Seiya était le plus grand héros de la dernière guerre...

Quelques secondes s'écoulèrent encore avant qu'elle ne relève la tête reposant sa tasse à moitié pleine sur la table. Son reflet s'y troubla avant qu'elle ne plonge son regard franc dans celui de son interlocuteur.

Non Raziel, jamais, je ne détournerais le regard de toi. Nous sommes destinés à des Maisons et des Camps opposés mais cela ne m'empêche pas de te témoigner le respect que je te porte ainsi que la noblesse dont tous deux ne cessons de faire preuve même maintenant alors qu'autour de nous la tension ne cesse d'augmenter. Nous sommes là pour la paix de Sparte mais aussi pour faire nos preuves. Préserver nos esprits du mal ambiant pour le bien des nôtres...

Jamais, j'espère que jamais, je n'aurais à user de mes flèches sur toi, sinon lors des entraînements entre nous. Les duels de Préfets sont des instants uniques qui ne peuvent avoir lieu qu'avec le consentement de notre Commandeur...


Puis enfin sa voix succéda à sa pensée...

" Salutations à vous, Préfet Raziel. C'est un plaisir toujours renouvelé de passer ces quelques instants en vous compagnie. Hum, je crains que Sanguinius ne puisse se joindre pas à nous en cette mâtinée mais cela ne change rien à la joie que j'ai de partager cette table avec vous. ".

Le ton était tout aussi neutre mais aussi empreint de la douceur propre aux femmes chevaliers. Cypris ne renierait jamais sa féminité. Cette époque était révolue et les premiers bienfaits en ressortaient à travers la jeune femme. Splendide, elle possédait aussi un regard profond qui captivait rapidement l'attention de ceux qu'elle contemplait. La beauté et l'aura typiquement féminine de la belle ne l'en rendait que plus redoutable. Excepté pour Raziel et Sanguinius. Eux jouaient à un tout autre niveau, les futurs élites des trois Maisons, des trois Camps.

De quel juge revêtiras-tu le surplis, Raziel ? Contrairement à nous, saints qui luttons pour gagner la confiance et la reconnaissance de nos armures et sommes formés tout au long de ces années en ce but bien précis, vous, spectres, vous vous éveillez simplement et n'avez qu'à appeler votre habit d'onyx..

Un mystère qui n'avait cessé de s'estomper jusqu'à ce que l'image de Raziel rejoigne celle de l'un des trois plus hauts spectres des Enfers. Sa personnalité laissait entrevoir qui il serait. Et cette idée ne faisait que plaire à Cypris. Avoir un tel collègue était aussi attirant que dangereux. Un défi, un défi à la mesure de la blonde archère...

Puis, entendant la remarque de son compagnon, elle reprit sans changer de ton. Nulle animosité dans la voix, comme si la pique apparente du futur Griffon n'avait fait que glisser sur elle, sans l'atteindre.

" Hum... Un simple pli que je me fais une joie de vous remettre, seigneur Raziel. Sachez que nul en cette Maison ne s'abaisse à lire les lettres qui ne leur sont pas destinées ou jouer aux concierges trop curieux. Je peux vous garantir que personne ne s'abaisserait à cela sans tâter de mes poings en retour. Tout manquement à l'honneur sera sévèrement châtié comme il se le doit en la demeure de la grande Athéna. "

Puis faisant glisser le pli scellé d'une main, sans la moindre gêne, elle poursuivit.

" Permettez-moi de vous rendre ce qui appartient à votre Maison. Je vous demanderai juste de vous pencher davantage sur le sceau qui l'orne ainsi que sur le lieu d'où cette missive provient. Le lieu, seigneur Raziel, le lieu a parfois plus d'importance que le contenu... "

Un ton doux pour des paroles marquant un éclatant coup de maître de la Maison d'Athéna. Plus que cent fanions, cette simple lettre blanche représentait un inestimable trophée dont la valeur n'éclaterait qu'avec l'identification du sceau la fermant et la reconnaissance de ce fameux sceau par Raziel lui-même.

Ce lieu que tu connais plus que quiconque, Raziel... Ne vaut pas plus que tous les fanions noirs que nous avons...

Cypris n'acheva point sa pensée. Une immense déflagration s'était fait entendre depuis l'entrée du réfectoire. Ce que la future sainte du Sagittaire avait ressenti voire pressenti semblait être sur le point de devenir réalité. D'un bond, elle s'était dirigée vers un endroit bien précis avant qu'une arme ne fasse éclater tout un pan de mur menaçant d'atteindre un groupe de nouvelles recrues.

" Non !!! "

D'instinct, son arc était apparu dans toute sa puissance avant de se charger en quelques millièmes de secondes de ce cosmos doré caractérisant les golds saints de la puissante Athéna. Quasi en même temps, une flèche d'or était apparue dans son autre main avant qu'elle ne l'encoche et que le coup parte.

Flèche chargée d'or se faisant flèche de lumière avant de frapper de plein fouet le trident déjà ralenti par le premier mur.

Une immense lueur et le trident détourné se planta dans le sol, créant un énorme cratère au milieu des débris de tables heureusement vides. Quelques centièmes de secondes, cela avait été si rapide que seuls les plus anciens avaient pu surprendre certains gestes du Préfet de la Maison d'Athéna. Quant à celui d'Hadès...

" Raziel !!! Attends-moi !!! Je te couvre !!! "

Solidarité pour protéger Sparte et les siens. Cela n'était pas un vain mot tandis qu'elle prenait son élan, bondissant à la suite de Raziel. Les coupables allaient ressentir la puissance des Préfets dans leur chair avant de comparaître devant Hazama et l'assemblée de Spartes. Mais auparavant, c'était à eux, les deux préfets présents de régler cela.
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Minos
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MessageSujet: Re: Sagittaire et Griffon, ennemis en devenir ?   Lun 19 Aoû - 18:09

Tout nous opposait, sans le moindre doute. Moi un homme, elle une femme, moi un membre de la maison Hadès, elle un membre de la maison Athéna. Nous étions apparemment destiné à nous affronter jusqu’à disparition de l’un d’entre nous et pourtant, de tous les membres de la maison blanches c’est elle et aucune autre que je choisissais pour compagnon de mes rares instants sociables.

« Plaisir partagé préfet Cypris. »

Aux yeux de certains nous apparaissions parfois comme complices, chose pourtant impossible de par nos positions respectives.

*Ennemis héréditaires, et pourtant je n’ai jamais pu m’empêcher d’éprouver un certain respect pour elle.*

« Là où elle était ? »

Cypris me tendis alors la lettre que je découvrais alors etre complètement vierge d’inscriptions.

*Vide ?*

Je n'eus même pas à placer l’enveloppe de papier à la lumière du jour pour confirmer mes soupçons, mon regard, ce regard propre à ma race suffit amplement. Aucune lettre ne s’y trouvait. J’avais entre les mains une enveloppe vide frappée du cachet de ma maison. Frappée du même sceau que j’utilisais pour…

« Je vois… Vos petits rats se sont introduits jusque dans ma chambre… C’est… Bien joué, vraiment bien joué. »

Une colère sourde monta alors en moi à la simple pensée que mon sanctuaire avait été violé par un étranger. Avaient-ils découvert la salle secrète ? Avaient-ils découvert le sang ? Le cercueil ? La terre ? Etais-je percé à jour ?

Me rendant compte alors que mes mains palissaient en serrant et déchirant de leurs ongles la missive que je tenais encore. J’entrepris rapidement de conserver au mieux l’apparence de calme et de contrôle qui me caractérisais.

*Du calme… Du calme. Peut-être n’ont-ils rien trouvés après tout. Mais si jamais ils avaient découvert ?*

Je devais aller vérifier. Je devais en avoir le cœur net. Mais comment quitter cette discussion sans que cela paraisse trop étrange, même venant de moi ? Je devais encore etre patient.

« C’est… En effet un point pour vous. Même les autres membres de la maison noire n’ont pas le droit de pénétrer dans cette partie du dortoir. J’ignore comment les vôtres ont réussi, mais c’est sans le moindre doute digne d’éloges. »

*Quelqu’un paiera pour ça. Ceux chargés de monter la garde du dortoir vont amèrement regretter leur incompétence. S’il y a bien une chose que les miens insupporte, c’est que l’on s’introduise dans leur sanctuaire sans y avoir été invité au préalable.*

La discipline par l’obéissance, la puissance par la passion, le parjure par la vengeance. Apparemment la devise de la maison noire n’avait pas été comprise par tout le monde dans cette école. Avec le viol de mon sanctuaire, il était temps pour remettre les choses à leur place.

*Trop d’incompétents et de paresseux traînent les pieds derrière moi. Mon exemple ne les inspire qu’à me copier, à me maudire et à tricher pour se rapprocher de moi. Ils me dégouttent.*

Par tous les feux du sombre empire, parfois j’avais envie de clairsemer mes propres rangs par des méthodes des plus expéditives, mais même en tant que préfet noir, je n’en avais pas le droit. Malgré la rage sourde me faisant bouillir, mon code d’honneur et ma fonction m’imposaient de conserver cette apparence de calme et de contrôle.

« En tout cas… »

Je n’eus pas le loisir d’aller plus loin dans ma réplique que l’impossible se produisit soudain. A quelques dizaines de mètre de là où nous étions Cypris et moi, dissimulés par d’épais murs de pierre, une explosion se produisit qui fit trembler l’édifice tout entier, une explosion qui sans le moindre doute avait été causée par la rencontre d’une ou plusieurs attaques cosmiques.

*Quelle est cette folie ?*

J’assistais médusés au rapport que me faisaient mes sens désormais entièrement tourné vers ce lieu de non-droit, vers ce lieu d’affrontement où apparemment des dizaines d’élèves s’affrontaient dans la plus totale anarchie, au plus grand mépris des règles et des lois de Sparte.

« Ils osent, à seulement quelques mètres de moi… »

Il n’y avait là aucun pardon possible, aucune excuse tolérable. Cet acte devait être châtié avec la plus extrême sévérité.

Me dirigeant alors d’un pas rapide vers la sortie du réfectoire sans dire un mot, j’eus la sensation d’un cosmos ma foi bien trop familier se frayant un chemin vers le lieu du combat.

*Non...*

« Angron ! »

Cette fois c’était du sérieux. Si le champion des arènes s’en mêlait, cela finirait immanquablement dans un bain de sang, il me fallait faire vite. Me jetant sur les portes d’entrée du réfectoire principale, je fus alors surpris de les trouver closes et plus surprenant encore, fermées de l’extérieur. Sans le moindre doute, quelqu’un voulait nous maintenir à l’écart et nous avait enfermés céans à double tour.

« Malédiction ! Nous avons été possédés comme des débutants ! »

La coïncidence était juste trop belle pour être vraie. Que cet assaut soit perpétué juste sous nos yeux alors que devant nous se tenait fermées ces portes massives et enchantées était simplement trop gros. Celui qui avait fait ça ne s’était certes guère embarrassé de subtilité mais le résultat était indéniablement là.

*Tant pis pour elles.*

Je tournais alors le dos aux portes et avança d’une dizaine de mètres avant de faire face à nouveau à cet obstacle de bois et d’airain.

C’était une œuvre de grande beauté sans aucun doute, mais c’était surtout quelque chose se dressant sur ma route.

« Oh puissance nichée au cœur de mon âme, embrase toi, flambe jusqu’à surpasser les enchantements de cet obstacle, brûle jusqu’au firmament et ouvre moi le passage. »

Fermant les yeux sur mon mantra de concentration, je laissais ma conscience se fermer à tous les stimuli extérieurs pour se focaliser entièrement sur la puissance encore en sommeil à cet instant au cœur de mon être.

*Brûle mon cosmos.*

Rouvrant les yeux sur mon adversaire immobile, je ne remarquai ni l’aura violette m’entourant ni le vent surnaturelle balayant mes environs lorsque armant mon poing, je me préparais à lancer mon attaque contre les portes d’entrées.

Les sens de nouveau aux aguets, je ressentais la terreur des apprentis faire place à la rage alors qu’ils tombaient par dizaines sous la poigne de fer du boucher de la maison dorée. Allais-je arriver trop tard ?

Ce fut à cet instant qu’un éclair d’énergie fila du lieu du combat pour se diriger à très haute vitesse vers nous. Ce n’était pas une simple attaque, c’était quelque chose d’autre, et cela suffit à me faire cesser mon assaut contre les portes d’entrées.

« Ecartez-vous du mur ! »

Trop tard, le trait de lumière fit exploser la roche et s’apprêtait à aller faucher les malheureux se trouvant sur sa route, lorsque soudain une autre explosion cosmique illumina la pièce. Un autre trait de lumière vint heurter de plein fouet le trident mortel de telle manière à le faire plonger droit vers le sol, au milieu des tables.

*Les apprentis !*

Trop, il y en avait simplement trop, je n’aurai pas le temps de tous les sauver, et je n’avais que deux bras, je ne pouvais qu’avancer aussi vite que possible et tendre les bras vers eux.

*Plus vite, plus vite !*

Si long, si loin, tout semblait aller comme au ralenti alors que chaque seconde qui passait me rapprochait de mon échec cuisant. J’allais assister à la mort de ces apprentis, et je n’aurai rien pu faire pour les sauver. Ils étaient simplement trop loin, trop nombreux…

C’est alors que contre toute probabilité, un nouveau souvenir étranger s’invita dans mon esprit, le souvenir d’une vision étrange, emplie d’une toile argentée, une toile scintillant autour de moi. Remontant du regard chacun de ces fils aussi fin que des cheveux, je remarquai avec stupeur que leur provenance n’était autre que mes doigts. Ces dizaines, ces centaines de fils n’étaient autre qu’une forme altérée de cosmos émanant de mes mains.

*Comment..? *

Jamais auparavant je n’avais vu un tel changement de forme. C’était au-delà de la compétence des plus grands maîtres de Sparte. Que voulait-donc dire cette vision ? Pourquoi ce souvenir s’invitait-il maintenant ? Etait-ce une solution à mon problème ?

*Ce pouvoir est le nôtre Raziel, et j’ai besoin de toi pour le brandir à nouveau. *

A cette voix inconnue, un flot de souvenir me submergea alors sans discontinuer. Des milliers de jours de vie, des milliers de visages, de combats et de victoires affluèrent et défilèrent dans mon esprit comme si l’on avait ouvert une vanne situé sous le niveau de l’océan. C’était trop, beaucoup trop pour que je puisse en saisir ne serait-ce qu’une partie. Voulant fuir ce maelstrom de souvenir et d’énergie, je parvins à reprendre contenance et à ma grande surprise, je me retrouvai en plein vol, au-dessus du sol du réfectoire désormais marqué d’un profond cratère avec au bout des doigts, des dizaines de filaments argentés me liant aux apprentis alors éparpillés de part et d'autre du réfectoire.

*Comment..?

Pas le temps de t’expliquer, bientôt tu comprendras, mais pour le moment tu dois te hâter, déjà nombre des nôtres sont tombé de la main d’Angron, hâte toi de mettre un terme à tout ceci.*


Décidément je ne comprenais rien à ce qui se passait dans ma tête. Je ne savais ni comment j’avais fini ici dans les airs, ni comment ces filaments avaient sauvés ces apprentis d’une mort certaine. Me laissant tomber vers le sol tout en me préparant pour l’atterrissage, je voyais ma technique disparaître par faute de maintien et les apprentis qu’elle contenait se libérer de son étreinte, l’air aussi surpris que je ne le fusse moi-même.

Tout n’avait apparemment duré qu’une fraction de seconde. Le trident, la flèche, la vision, la voix, les souvenir, les filaments… Tout était allé si vite…

Retombant avec grâce sur mes deux pieds dans un bruissement de cape, je lançais un regard à la fois reconnaissant et perdu sur Cypris avant de me détourner pour fixer le trou béant qui nous conduirait sur le champ de bataille.

« Allons-y préfet Cypris ! »

Il n’y avait pas besoin d’en ajouter, notre présence était requise de toute urgence sur les lieux du massacre. Si Sanguinius ne semblait pas être dans les environs pour le moment, c’était à nous de maitriser son sous-fifre, dans les plus brefs délais.

*Où peut-il encore bien être celui-là..? Oh non !*

Il avait été éloigné, lui aussi faisait partie du plan. Celui qui avait causé cela savait que sa puissance dépassait les nôtres, il savait qu’hormis le Commandeur Hazama, lui seul avait autorité sur Angron. Tout avait-il été prévu dans les moindres détails ? Nous jetions nous à présent dans le piège de notre ennemi ?

*Il n’y a qu’un moyen d’en etre sur.*

« Prenez garde préfet Cypris ! J’ai un très mauvais pressentiment ! »

Tout en disant cela, je sentais un nouveau pic d’énergie cosmique s’approcher à une vitesse fulgurante de notre destination. Ce pouvoir dépassait de loin tant les miens que ceux de la plupart des êtres peuplant cette ville et je devais bien l’admettre, hormis Angron, et Sanguinius, je n’avais encore jamais ressentis autant de puissance brute émaner d’un seul être. Je n'avais guère le temps de me préparer ou de réfléchir plus en profondeur à la situation, et au final une seule chose m'importait concernant cet inconnu. Serait-il avec nous ou contre nous ?

*Un épicentre... Tous se dirigent vers l'épicentre de ce complot. Assisterons-nous alors au climax de cette machination ?*

Toutes les pièces de notre représentation unique semblaient se mettre en place, ce champ de bataille improvisé serait le théâtre de bien des scènes capitales. Mais combien seraient encore en vie ce soir pour pouvoir les comprendre ?

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Cypris
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MessageSujet: Re: Sagittaire et Griffon, ennemis en devenir ?   Dim 1 Sep - 14:34

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