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 Dans l'ombre et la folie, au cœur de l'Ouroboros

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Arwen
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MessageSujet: Dans l'ombre et la folie, au cœur de l'Ouroboros   Mer 6 Sep - 14:22

Bien, il est temps pour moi de retrouver mon cher Hazama ^^

Mon esprit a quitté le Monde-Jardin d’Arcadia ici et le quartier des Professeurs ici


C’était si pénible, si pénible de laisser ses parents à peine retrouvés derrière elle mais Arwen était d’une toute autre trempe que celle d’Athéna et de toutes ces petites déesses se cachant dans l’ombre de Zeus. Forte des pouvoirs qu’avaient amplifiés en elle les deux facettes de la Comédie et quelque peu troublée par cette rencontre plus qu’intense avec tous ses lots de révélations, elle mit quelques temps à émerger de ce sommeil aussi révélateur que réparateur. De quoi lui permettre de s’armer contre les épreuves qui tarderaient plus à pleuvoir sur elle et sa cité.

Éris est Hazama…

A présent, elle savait. Elle savait que la déesse s’était emparé du corps du Haut-Commandeur qu’elle avait toujours apprécié voire aimé… Quoique cela, elle n’en était pas encore certaine. Tout était trop flou en elle, trop sombre comme souillé à la seule idée de savoir que cette peste sans visage guettant au plus profond de l’âme d’Hazama le moindre de ses faits et gestes. Un plan vicieux et retors comme aucun autre dieu ne pouvait l’envisager. Tous étaient trop droits, trop fiers pour ne pas dire bruts.

Si seulement, je pouvais la retourner contre ce rat d’Hadès…

Une perspective bien séduisante mais qui demanderait du tact et de la finesse. Tout comme le fait de garder ses nouvelles connaissances secrètes. Divine Inspiratrice comme sa mère, elle finirait bien par trouver. Déjà voir ce que lui réservait une Discorde certaine de sa victoire sur sa mère.

- Aaaaaahhhhhh !

Cria-t-elle en découvrant le lieu en lequel elle était tombée. De tous côtés s’étalaient des parois qui n’avaient rien de normal. C’était si sombre et mouvant.

- Epiales !!! A quoi joues-tu ? Interpela-t-elle son demi-frère responsable des cauchemars tourmentant les mortels avant de se rendre compte que plus aucun membre de sa fratrie n’était présent.

Je suis, je suis éveillée mais quel est cet endroit ?

Forte de sa curiosité de scientifique, elle se leva. Bien décidée à ne pas se laisser abattre, la fille de l’Inspiration et du Rêve ne tarda pas à illuminer les lieux de son aura, détaillant tout ce qui l’entourait. A bien regarder une sorte de fluide s’écoulait de tous côtés sans pour autant l’atteindre. Tout à son étude, elle se concentra sur l’ensemble des informations qu’elle avait précédemment reçues avant de comprendre avec effroi la nature du lieu où elle se trouvait.

Non… Non, elle a osé ?

C’était la dimension en laquelle l’horrible épreuve de sa mère s’était passée. Celle en laquelle la chair divine de Thalie tout comme son âme et sa raison avait été martelée avec une rare cruauté. Etre en ces lieux précis ne pouvait signifier qu’une seule chose : personne ne pourrait la retrouver si Éris le décidait. Elle était totalement à sa merci en cet univers, soumise au moindre caprice de sa perverse de tante sans le moindre secours extérieur. Forte de cette connaissance, elle s’efforça de calmer les battements de son cœur. Il fallait qu’elle garde son calme, qu’elle se reprenne pour donner le change. Quoiqu’il était en effet plus que normal qu’elle soit bouleversée après la perte de ses parents et l’attaque surprise d’Hadès. Se laissant donc glisser jusqu’à finir recroquevillée sur elle-même, elle se plongea en une sorte d’état second tout faisant s’élever autour d’elle une sorte de cocon cosmique protecteur.

Se placer en un état de défense proche de celui qu’aurait pu avoir Thalie si elle n’avait pas été aussi cruellement meurtrie par les Foudres de Zeus paraissait à ses yeux l’idéal. Ainsi commença-t-elle à attendre, espérant juste que cette chienne d’Eris ne mettrait pas des siècles à se souvenir d’elle.
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MessageSujet: Re: Dans l'ombre et la folie, au cœur de l'Ouroboros   Jeu 7 Sep - 10:05

Arrow Quant à moi, je viens d'ici

Laissant la paradoxale compagnie du titan de foudre noire, l'ex-haut commandeur de Sparte s'en allait via son propre réseau dimensionnelle vers cette dimension de poche lui servant autant de refuge que de prison. L'Ouroboros, l'antre des serpents, là où l'attendait son propre petit miracle.

*Je devrais lui parler en premier.

Et pourquoi donc ?

Parce qu'elle a le droit de savoir, et puis, elle est de la famille hihihi...

J'ai aussi à lui parler, et elle ne sait pas encore pour nous deux, alors attends ton tour.*


Il était toujours étrange de partager son corps avec une autre entité, mais quand l'entente était pour ainsi dire cordiale... Oh ce n'était pas que l'un faisait confiance à l'autre, disons plutôt que chacun respectait l'autre comme un formidable adversaire, sinon un égal. Le terme meilleur ennemi n'aurait sans doute jamais été mieux utilisé.

Émergeant en douceur d'un portail d'ébène veiné d'émeraude en face d'Arwen, la Discorde, toujours sous l'apparence d'Hazama, s'interrogea de cet état de faiblesse apparent. Arwen ? Elle qui n'avait pas hésité à se lancer seule face à Hadès lui même ? Elle qui s'était juré vengeance contre Zeus, ainsi abattue ?

« Qui a-t-il… ? De changé en toi, ma chère amie ? »

Quelque chose n'allait pas, quelque chose ici n'était pas ce qui semblait être, et cela faisait autant tiquer la Discorde que son hôte.

Et apposant sa dextre sur le cocon cosmique protecteur, la Discorde y diffusa son propre pouvoir en une douce caresse à l’arôme doux amer.

Il fallait ramener Arwen a de meilleur sentiments, le désespoir ne lui allait pas au teint. Et pour l'entreprise qui était en cours, il fallait des êtres volontaires et animé d'un feu sacré invincible. Qu'il soit lié à la Peur, l'Amour, la Haine ou la Colère, peu importait au final, tant que chaque acteur jouait son rôle.

« Allons, allons, je sais c’est dur. Mais tu n’es pas seule. Tu n’es plus seule. Et je t’apporte de bonnes nouvelles. Ton père et ta mère sont libres, et réunis. Non ne me remercie pas, c’est tout naturel, je l’ai fais pour toi. »

Affichant son plus beau sourire et avec des gestes d'une infinie douceur, l'ex-haut commandeur de Sparte prit sa protégée dans ses bras. Bien des choses devaient être dites, mais il fallait avant qu'Arwen se reprenne.

*Et bien, je ne te savais pas si intentionné.

Oh toi la ferme.

Quel caractère ! Je te faisais un compliment tu sais.

Et bien ça j'apprécie vraiment beaucoup, mais si tu pouvais la fermer cinq minutes que je me concentre, je t'en serai éternellement reconnaissant.

Éternellement ? Hum, j'aime ce mot. Souviens toi de ta promesse, le jour venu, je te le rappelerai. Hihihihi.*


« Reprends toi. Le temps n'est pas à la défensive. La guerre est en marche, et je ne te parle pas de ces ridicules petites escarmouches entre Athéna et ses oncles belliqueux. Je te parle d'une guerre qui va embraser jusqu'à la création elle même. Je te parle d'une Titanomachie d'une ampleur encore jamais vue. Cronos, Zeus, et tous leur fidèle, s'affrontant pour la domination totale. Le combat pour le titre, deuxième round. »

Hazama devait se retenir d'exploser de joie, et cela lui demandait un effort des plus surhumains. Cependant, Arwen n'était visiblement pas en l'état de supporter des éclats de rire. Comme quoi, même l’hôte de la Discorde était capable d'attention, et en ce qui concernait Arwen, ne l'avait-il pas toujours démontré ?

HRP:
 
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Arwen
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MessageSujet: Re: Dans l'ombre et la folie, au cœur de l'Ouroboros   Ven 8 Sep - 17:56

Combien de temps s’était-il écoulé entre le réveil de la blonde scientifique et l’émergence d’Hazama en ce monde qui n’était autre que le sien ? Quelques heures aurait-pu dire la jeune déesse en se basant sur le rythme de son cœur mais sans véritable certitude. Après tout, rien n’indiquait que le temps s’écoulait de la même façon entre son monde et cet affreux Ouroboros mais au moins, une chose était sûre, elle ne tarderait pas à être fixée sur son sort.

Sort qui semblait tant tenir à cœur à sa chère tante dissimulée sous les traits d’Hazama qu’à son hôte. Tant qu’aucun des deux ne lui laissa le temps d’émerger par elle-même. Empressement qui toucha le Haut-Commandeur plus qu’elle ne l’aurait cru. Crainte, haine, joie ou même amour le disputant à l'envie de meurtre, que ressentit-elle exactement à leur contact ? Sans doute un mélange des cinq. Sentiments qu’elle parvint néanmoins à dissimuler, en partie, à celui qui l’avait conviée en un tel endroit. Partiellement car elle se doutait bien que la Discorde tapie au plus profond de l’âme de l’ancien Haut-Commandeur de Sparte devait se faire un plaisir d'analyser le moindre de ses gestes, la plus petite mimique se dessinant sur son visage ou encore le mystère se cachant en chacune de ses postures. En autant d’années passées à ses côtés, la vénéneuse avait eu tout le loisir de l’étudier comme un insecte pris au piège sous une loupe…

De quoi faire grimacer la jeune femme si elle n’avait pas bénéficié de certains des dons de sa mère. Quoique pour ce qu’il allait suivre, elle n’en avait pas vraiment besoin tant la nouvelle que lui apportait Hazama avait tout pour la tirer de son apparente prostration. Ainsi papillonna-t-elle des yeux avant de balbutier, incrédule…

- Plus seule ?

Répéta-t-elle encore une ou deux fois avant de se jeter soudain au cou d’Hazama dont les bras l’avaient déjà entourée en une étreinte toute amicale voire plus.

- Qui ? Quand ? Comment ? Sans doute pas ce vieux fou de Zeus ou la putréfaction ambulante qui lui sert de frère ? Alors qui ?

Et réalisant soudain qu’elle ne laissait pas son mentor en placer une en plus de le secouer sporadiquement, elle se redressa, l’éloignant de la sorte sans pour autant le repousser. Et plongeant ses yeux dans les siens, elle lui offrit un immense sourire lumineux, rappelant cruellement à Eris sa ressemblance frappante avec Thalie dont elle tenait une grande part de sa beauté. Petite coïncidence qui avait un avant-goût de piqûre de rappel à sa parente, lui criant bien fort que Thalie ne pourrait jamais être effacée de la réalité. Quoique, en la sécurité du Monde-Monde d’Arcadia la blonde scientifique s’était demandée si c’était bien ce que souhaitait sa tante ou si ses sentiments envers sa mère étaient encore plus troubles ou retors que tout ce qu’elle pouvait imaginer. Questions qu’elle avait enfouies au plus profond d’elle en la sécurité du Monde-Jardin d’Arcadia, veillant à ce que personne ne puisse les déceler dans les tréfonds de ses pensées.

- Oui… Oui, Hazama, je veux savoir. Qui a pu faire un tel miracle et comment vont-ils ? Après toutes les souffrances qui leurs ont été infligées. Dis-moi comment les rejoindre. Il faut que je les vois, que je les rencontre…

Et se levant soudain, elle évoqua d’immenses ailes blanches et ors, l’apanage entremêlé de Thalie et Hypnos, un signe évident de sa double ascendance divine.

Puis, s’agenouillant devant celui qui lui avait tout appris ces treize dernières années en la cité de Sparte, elle lui prit les mains en un geste qu’elle espérait ne pas être trop osé avant de reprendre la parole.

- Surtout ne penses pas que je n’ai pas entendu le reste de tes paroles concernant la Titanomachie. J’en suis parfaitement consciente tout comme je suis certaine que père et mère pourront nous être d’une aide précieuse. Après tout père est le puissant fils de Nyx comme mère est celle qui est venue à bout d’une horrible malédiction jetée sur lui…

Il faut que je les vois, que nous réfléchissions tous ensemble…


Une réaction de fille aimante comme Athéna aurait pu l’avoir pour Zeus, enfin si la déesse Vierge possédait bien un cœur. Ce dont Arwen était plus que convaincue…

Une réaction qui au fond ne pourrait guère étonner la perfide Éris, à moins qu’elle ne connût vraiment rien à l’amour…
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MessageSujet: Re: Dans l'ombre et la folie, au cœur de l'Ouroboros   Sam 9 Sep - 11:04

Touchante, si touchante était la fille du Sommeil et de la Comédie, un spectacle qui ravissait la Discorde et son hôte, mais qui leur laissaient à tout deux un étrange ressentiment au travers de la gorge.

*Depuis quand est-elle devenue si… Adorable ?

Je ne sais pas, cela ne lui ressemble pas. Elle a toujours été d’un naturel plus réservée, mais là, elle agit comme une petite fille en manque de câlin. On dirait qu’elle joue à un jeu.

Tu crois qu’elle nous cache quelque chose ?

L’oserait-elle ?  Oui.

Oui.*


Souriant intérieurement de l’audace de son apprentie spirituelle qui décidément grandissait bien vite, Hazama et son associée conclurent d’un commun accord de jouer le jeu. Après tout, pour ce qu’il avait prévu, Arwen avait bien le droit à quelques libertés.

Ne repoussant ni n’encourageant Arwen dans ses épanchements d’affections, l’ex-haut commandeur de Sparte entrepris alors d’écouter et d’observer, le temps que sa bien intrigante amie ne daigne le laisser placer un mot.

*Que pourrait-elle nous cacher ?

Bonne question, je doute que cela ait un rapport avec Sparte ou avec Hadès. Elle sait que nous en savons tous.

Quelque chose en rapport avec Zeus ?

Peu probable, elle ne peut que le maudire pour ce qu’il a fait à sa famille… A moins…

A moins ?

Arwen a dormi…

Oooh mais oui. Nous l’avons trouvé ainsi auprès d’Héra avant de la transporter ici. Tu crois que… Qu’elle les a vu ?

J’en suis sûr, nul ne peut endormir une déesse sinon sous son approbation. Et s’il est intervenu, alors cette garce de Thalie ne devait pas être loin. Elle ne l’est jamais.

Alors cela change tout.*


Retirant sa main de celles d’Arwen dont le jeu prenait alors une toute autre signification, déjà l’hôte de la Discorde réfléchissait aux plans derrière les plans. Comme chaque être en cet univers, Arwen avait un rôle à jouer, et révélations de ses parents ou non, elle devrait s’en accommoder jusqu’au bout.

*Pas question qu’ils viennent tout gâcher maintenant.

Comment le pourraient-ils ? Ce n’est pas comme s’ils pouvaient influer sur le cours de la bataille à venir, plus maintenant que nous avons le Grand Œuvre.

Sans Arwen, le Grand Œuvre ne nous servira à rien et tu le sais, elle seule combine les deux lignées, elle seule dans toute la création.

C’est de ta faute aussi, si tu m’avais laissé faire, nous aurions eu notre propre enfant.

Du ventre de cette trainée ? Et puis quoi encore ? C’est moi qui aurait dû l’engrosser, et plutôt baiser avec le spectre du ver !

Roooooh allons allons. Elle n’est pas si laide, quand elle ne passe pas son temps à pleurer. Tu n’aurais qu’à me laisser faire.

Et assister à cela ?

Regarde ailleurs dans ce cas.

Comme si je le pouvais…*


Ces débats internes mis à part, la Discorde et son hôte étaient d’accord sur un point, Arwen ne pourrait plus être trompé, tout du moins l’imaginait-il ainsi. Tout ce que ses parents savaient à son propos, il était à parier qu’à présent, le Haut commandeur de Sparte le savait aussi.

« Je t’avais dis de ne pas t’endormir… Tu te souviens ? »

Hazama se releva devant la déesse alors à genoux, une nouvelle expression sur le visage. Un visage dur où toute trace de sourire avait disparue.

« Je te l’avais dis. Ne jamais t’endormir. Mais tu n’as pas pu t’en empêcher. »

L’heure n’était plus aux petits jeux.

« Dans une partie de poker, il arrive toujours un moment où les joueurs doivent révéler leur main. On dirait que ce moment est venu tu ne crois pas ? »

Et faisant enfler son cosmos jusqu’à ce qu’une aura émeraude le recouvre, l’ex-haut commandeur de Sparte fit apparaître au-dessus de ses épaule un buste humanoïde qui rapidement prit la forme d’une femme couronnée de cornes aux yeux intensément perçant et à l'épaule surmontée d'un corbeau.

Tadaaaa !:
 

« Je crois que les présentations sont inutiles.

En effet. Cela me fait tellement plaisir de pouvoir te parler enfin, mon petit miracle. »
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Arwen
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MessageSujet: Re: Dans l'ombre et la folie, au cœur de l'Ouroboros   Jeu 14 Sep - 8:29

Quelques secondes, quelques secondes à peine et elle se sentit repoussée. Pourquoi ? Pourquoi aussi vite alors qu’elle avait réellement besoin de soutien, fut-ce celui d’un perfide intéressé ? Levant alors les yeux vers Hazama dont elle ne put manquer l’expression soudaine, elle comprit.

Les masques tombent, les masques s’effritent et tu ne veux plus jouer…

Évoluer en un jeu où tu n’as plus l’avantage de la traîtrise et du mensonge ne t’amuserait plus ? Serait-ce donc cela que tu sois réellement, Hazama : le Serpent Perfide en sa pire expression, le Napoléon des Comploteurs ?


Se retenant d’éclater à son tour, elle éclaircit juste ce qu’il fallait de sa voix pour répondre.

- M’endormir ? Tu penses que je me suis endormie de mon plein gré ? C’est ce monstre d’Hadès qui m’y a forcée. Une conséquence logique du principe même de Sparte : réunir les spectres et les saints…

Comme Athéna avait fini par se réveiller, il était clair qu’Hadès le pouvait aussi mais à une exception près. Athéna avait œuvré à la naissance de Sparte, Hadès lui a été clairement tenu à l’écart et sa réaction ne s’est pas fait attendre.


Le regard dur à son tour, Arwen toisa celui qui s’était tant joué d’elle depuis sa venue en sa cité. Prendrait-elle exemple sur le sombre Fossoyeur ? Suffirait-il d’un seul acte d’Hazama pour effacer ces treize dernières années de collaboration, d’amitié voire d’affection ? En l’âme et le cœur de la blonde déesse, tout était en train de se bouleverser. Une tempête se levait, peignant tout ce qui avait pu se passer auparavant des couleurs de la Duperie et de la Trahison…

Toutes ces années…

En son trouble, elle avait fini par occulter la vision d’un Hazama qui n’avait plus la même saveur que celle qu’elle lui avait toujours connu.

Non, je ne t’ai jamais réellement connu.

Aussi, ce fut sans la moindre expression sur le visage qu’elle contempla Éris en toute sa splendeur. Froide, pâle, cachant son affection de toutes ses forces, elle répondit…

- J’aurais aimé dire la même chose, tante Éris…

Et se reculant doucement, elle embrasa l’ensemble de sa prison du regard, s’interrogeant déjà sur les possibilités de fuite. Non pas qu’elle voulait d’office prendre la poudre d’escampette mais deux précautions valaient mieux qu’une.

- Seulement, je n’ai pas l’impression de vivre la même situation que vous. Vous dites avoir enfin l’occasion de me parler mais n’est-ce pas ce que vous avez fait toutes ces années au travers de votre pantin ? Enfin, s’il l’est bien…

Et baissant la tête, elle s’efforçait de ne pas songer à Hazama dont la présence était encore si puissante.

- D’après oncle Hadès, les incarnations ne sont jamais que des enveloppes dont l’âme finit écrasée par la divinité qui s’installe en eux. Dois-je comprendre par-là que l’Hazama que j’ai connu est voué à disparaître ? Ou qu’il n’a jamais réellement existé et ne serait qu’un masque de plus à votre collection…

Qui m’a vraiment parlé toutes ces années ? A qui me suis-je confiée ?


Et relevant soudain la tête, elle finit…

- A qui, tante Éris ? Vous qui me qualifiez pour je ne sais quelle raison de miracle, en quoi vous appartiendrais-je ? Serait-ce cela que vous voulez pour moi ? Me faire subir l’effet de l’un ou d'une centaine de vos poisons et n’être plus qu’une coquille vide sans force ni volonté ?

A ces mots, on ne pouvait douter de l’angoisse lui vrillant le corps et les sens. En son esprit les images d’un Hazama se plaisant à torturer Thalie passait en boucle comme l’épreuve qu’avait subi son père sous la poigne de Zeus. Qu’ils soient fils de Cronos ou de Nyx, ces divinités n’étaient qu’horreur et tyrannie. Les détruire tous et reconstruire une nouvelle ère purifiée aussi bien de la présence de Zeus que Cronos prenait tout son sens en son esprit… mais cela vaudrait-il la peine avec cet abominable ver dans le fruit qui en cet instant lui faisait face ?

Le Monde-Jardin d’Arcadia, plus que tout, lui avait montré à quel point la Discorde pouvait pervertir ou réduire à néant tout ce qu’elle construirait.
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MessageSujet: Re: Dans l'ombre et la folie, au cœur de l'Ouroboros   Ven 15 Sep - 13:33

Qu’il était doux de voir le visage autrefois souriant de la fille du Sommeil et de la Comédie perdre ses traits angéliques pour arborer désormais un visage bien plus… séduisant. Tout du moins selon les gouts de la Discorde et de son hôte.

« Allons, allons. Nous autre divinité ne nous endormons pas sans notre consentement. Aussi faible qu’Hadès ait pu te laisser, tu as accepté l’invitation de mon très cher frère. Pas de mensonge ma petite chérie. Pas entre nous. Jamais. »

Un souhait doublé d’une réalité. Entre Eris et Arwen, entre Hazama et Eris, entre l’ex-haut commandeur de Sparte et sa protégée, il n’y avait jamais eu de mensonges.

« Aaaaaah, ma petite nièce adorée… Ta méfiance t’honore, et prouve que tu n’es pas sotte. Mais elle est ici hors de propos et tu le sais bien. Tu sais j’en suis sûr de quoi je suis désormais capable. Tu sais par ton père et ta délicieuse mère qu'aujourd’hui voit mon apogée. Alors pourquoi penses-tu encore que je te veuille du mal, alors que tu es encore en pleine forme ?

En pleine forme, façon de parler. Hadès ne t’a pas ménagé.

Mais de cela, nous sommes innocents. Sa lame n’obéis qu’à lui-même, du moins le croit-il. »


Qu’Arwen en prenne dès à présent l’habitude, car désormais, il lui faudrait composer avec deux êtres aussi indissociable qu’unique en leur genre.

« Arwen… Arwen, arwen, arwen… Comment peux-tu ainsi me réduire à un masque ? Cela me blesse. Ai-je l’air d’être voué à disparaitre ? Eris te semble-t-elle être de celle qui écrase et détruit ? Non ma chère. Notre relation est plus du style… collaboration. Je lui prête mon corps, elle me prête ses pouvoirs, enfin, quelque chose comme ça…

Ce n’est pas aussi simple, mais dans les grandes lignes, oui, c’est un résumé valable. A ceci près qu’il est lui aussi un de mes miracles, à sa façon.

Epargne lui les détails de ton génie veux-tu ? Je suis moi, tu es toi, cela l’a toujours été, et cela le restera. N’est-ce pas ?

Oh oui, que deviendrais-je sans mon compère préféré. Hihihihi. »


La discussion avait des airs de légèreté toute bonne enfant, mais cela suffirait-il à faire oublier au haut commandeur de Sparte la rancœur qu’elle entretenait désormais envers sa bienfaitrice ?

S’approchant alors de la blonde scientifique dont elle releva délicatement la tête de ses doigts éthérés, ce fut un regard empli de fascination qu’elle plongea dans celui si tourmenté de son petit miracle.

« Oh mais je ne veux pas te posséder, pas plus que je ne désire détruire ce que tu es devenue. Au contraire, mon seul souhait a toujours été de t’aider à réaliser ton plein potentiel, et pour cela, tu ne ne peux même pas imaginer jusqu’où je suis prête à aller.

Jusqu’où NOUS sommes prêt à aller.

Oui Arwen. Tu as deux anges gardien pour le prix d’un. N’est-ce pas merveilleux ? »


Des attentions d’Hazama au travers des années, la blonde scientifique ne pouvait avoir tout oublier. Qu’elle y mette les intentions qu’elle souhaitait par-dessus n’y changeait rien. Elle avait été protégée, soutenue, et enseignée. Aujourd’hui, Arwen était autant la fille de ses parents que celle d’Hazama et de la Discorde, à plus d’un titre.

« Tu l’ignores donc vraiment ? Tes parents ne t’en ont donc jamais parlé ? Pourquoi cela ne m’étonne-t-il pas ? »

Arwen ignorait les circonstances de sa naissance, elle ignorait ses origines, et sans aucun doute, elle ignorait à quel point elle et la Discorde était liée.

« Et bien j’imagine que c’est à nous de te révéler à quel point toi et moi sommes liés, et cela te permettra aussi de comprendre un peu plus le pourquoi de tout ceci. »

L’ouroboros n’était certes pas l’endroit le plus plaisant pour une discussion, mais tous ici devraient s’en contenter, pour l’instant.

« Commençons par le commencement. A l'histoire de la genèse telle que me l'a racontée ma mère la Nuit. A l’aube des temps, lorsque deux forces s’opposaient au travers de l’univers, l’Ordre, et le Chaos. A cette époque, les dieux n’étaient pas encore, pas plus que les Hommes, ou même les planètes. Et puis un beau jour, de cet affrontement perpétuel naquirent les premières divinités. Ma mère et mon père, issue tout deux du Chaos, Gaia, et quelques autres issues quant à eux de l’Ordre, et le combat repris de plus belle. Ce fut à cet instant que les fileuses apparurent. Issue de l’Ordre comme sa plus belle création, elles statuèrent que toute grande puissance non maîtrisée constituaient une menace pour l’univers et son contenu, aussi, avec l’aide des autres enfants de l’Ordre, elles imposèrent à tous leur volonté, et le Destin apparut. »

Marquant une pause dans son récit pour laisser quelques secondes à Arwen pour assimiler le pourquoi du comment, la Discorde se tut pour laisser la parole à son associé.

« Et ce fut dans cette époque qui précéda la victoire de l’Ordre qu’Eris naquit. Avec tant d’autre, elle était la réponse du Chaos à ce dictat imposé par les Moires, un rôle qui à la naissance lui fut octroyé, un destin auquel elle dut se plier, tout comme chaque divinité conçue après cela fut conçu avec une fonction. Son rôle était d’émuler, de corrompre et d’amener à la destruction, afin qu’autre chose puisse voir le jour. Un rôle qu’elle prit tout d’abords très à cœur, car elle avait été conçue pour cela après tout.

Mais l’éternité est longue ma petite chérie. Très longue. Et pour une déesse aussi âgée que moi, son poids est plus que tu ne peux imaginer. Tu trouves tes années de vie difficile à supporter ? Multiplie-la par l’infinie, ajoutes-y la profondeur de l’Eternité, et tu auras toujours beaucoup de mal à percevoir ce dont je parle.

Tu peux la croire, je sais de quoi elle parle, je partage sa tête par moment.

Aussi, il est venu un temps où tout comme toi, je me suis retrouvée avec la tête pleine de question. Qui ? Pourquoi ? Pour quoi tout ça ? Et lorsque les Moires vinrent à ma connaissance, à la différence de mes semblables, je ne pus sagement l’accepter. Quelque chose au fond de moi m’imposer de désobéir, m’imposer de m’insurger contre cette odieuse causalité. Je rêvais d’un monde sans loi ni frontière, sans limite ni barrières, sans contrôle, mais cela devait pour l’éternité rester un rêve ? JAMAIS !

Houla…

Alors j’en ai parlé, partout autour de moi, à tous ceux qui voulaient bien me prêter leur oreille. Mère s’était résignée. Dans son éternité, elle est devenue lasse et fatiguée. Père resta silencieux, distant et froid comme à son habitude, quant à ma fratrie… disons que je suis du bon côté de la portée. Un seul accepta de m’écouter, de partager avec moi. Je suis sûr que tu sais de qui je parle.

Et c’est reparti…

Lui et moi avons parlé, parlé pendant des siècles. Tandis que lui avait choisi de rendre possible l’impossible via un monde où il contrôlait tout, un monde d’illusion utopiste, je choisissais de changer les choses, par tous les moyens nécessaires, et c’est là que nous nous brouillâmes. Il ne voulait pas verser le sang, il ne voulait pas faire ce qui était nécessaire pour gagner cette guerre. Il a toujours été un doux rêveur…

Et un formidable architecte, mais un bien piètre maître d’œuvre.

En son esprit, il avait compris comment changer les choses, mais il ne pouvait s’y résoudre. Ensemble, nous avons conçu le moyen de changer les choses. Son pouvoir et le mien, non plus opposé, mais unis en une seule volonté commune, le Grand Œuvre était né, il nous fallut des siècles, mais enfin nous y parvînmes.

Et ce fut là que tout se gâta.

Car nous avions sous-estimé la perfidie des moires. Si dans le monde des rêves, Hypnos était tout puissant, il n’était pas libre. Là encore, il ne faisait que répéter ce que le Destin avait composé pour lui. Tout comme moi.

Et c’est là que nous comprimes une chose, le Destin était omniprésent. Il est ici en ce moment même, avec nous. Il est avec toi à chaque fois que tu regardes par la fenêtre, ou que tu allumes la télévision, ou que tu te cognes le petit orteil sur le pied de la table. Il est le monde qu’on superpose à ta liberté pour t’empêcher de devenir ce que tu pourrais être.

Ce que tu dois bien comprendre ma chérie, c’est que chaque créature en ce monde doit suivre une voie prédestinée, nous sommes tous enchainé à la Roue du Destin.

Tous, sauf un.

J’allais y venir, mais avant cela, retournons-en au Grand Œuvre. Le projet, de par sa naissance dans le monde du rêve, était viable, mais irréalisable dans l’univers réel. Les moires étaient trop puissantes, et leur pouvoir trop bien assit. Championnes de l’Ordre, elles ne tomberaient pas, pas même si ton père et moi unissions nos forces avec ses milles enfants, mon idiot de frère Thanatos, et encore cent autres dieux. Telle est leur pouvoir, un pouvoir qui ferait passer ceux de Zeus ou de Cronos pour celui de simples mortels.

Oui Arwen, quand ces rois de pacotilles jouent à la guerre avec leur jouet, ils ne font en fait que se battre pour l’illustre honneur d’être le pantin préféré du destin, et pouvoir ainsi grappiller les miettes que les fileuses daigneront bien leur laisser.

Telle est leur pouvoir depuis leurs origines, un pouvoir quasiment absolue, mais pas infaillible.

Car aussi grand soit leur pouvoir, aussi puissantes soient leurs assises sur cet univers, il y a une chose qu’elles ne peuvent contrôler, et c’est en le comprenant que j’ai reçu le plus beau de tous les présents.

L’espoir. L’espoir Arwen.

Elles sont nées de l’Ordre pour juguler le Chaos. Elles y sont parvenues, mais elles ne sont jamais parvenues à entièrement le taire. Car sa compréhension leur échappe totalement. Aussi, j’ai remonté jusqu’aux confins de l’univers pour le retrouver. Et lorsque je le rencontrais enfin, je compris. Hihihi, tout devint clair.

Nyx et Erèbes eux même n’étaient que ses enfants. Chaos était là avant eux, avant toute chose, avant même les dieux. Fils et filles de l’Ordre et du Chaos, depuis le commencement destinés à s’autodétruire, avaient finalement un ancêtre commun. A l’origine, nous étions un.

Comprends-tu ? L’Ordre n’est pas né avec le Chaos, il a été créé par ses enfants. Depuis toujours, mère m'a menti, nos pères nous ont trompés pour dissimuler leur duperie. Les moires ne sont pas la création de l'Ordre, les Moires SONT l'Ordre. Et elles furent crées par les fils et les filles du Chaos. Ses propres enfant l’ont trahi pour tenter de le juguler.

Mais cela ne devrait pas être ainsi. Non, le Destin n’est pas la solution, c’est un abandon, l’abandon de toute liberté, de tout espoir.

Et nous aurions pu tout aussi bien désespérer et nous résigner, tout comme nos parents l’avaient fait avant nous, car nous sommes nous aussi enchainés.

Mais Chaos nous fit don d’un présent, d’un présent que les Moires ne purent empêcher ni juguler. Celui de percevoir Sa volonté. Une volonté exempt de leur influence, exempt de leur dictat.

Mais cela ne suffisait pas à nous affranchir de leur pouvoir. Je suis dans un monde où leur influence est partout, aussi je devins moi-même un paradoxe. Un être dont l’esprit est libre, mais le corps prisonnier. Je pouvais percevoir, mais pas agir, et cela faillis bien me détruire à jamais, jusqu’à ce qu’après avoir causé la guerre de Troie, je ne réalise une chose.

Si les moires, quasiment omnipotentes, toléraient mes agissements et ma situation, qu’est-ce que cela faisait de moi ?

Qu’est-ce que cela faisaient de nous ? Sinon les agents de la destruction de ce système ?

Etait-ce possible ? Les moires elles même cautionnaient-elles leur propres fin au travers de mon existence ?

Ou au contraire n’étais-je que le fruit glorieux d’un projet qui me dépassait totalement visant à leur destruction ?

A dire vrai, nous n’avons pas encore cette réponse, mais ce que nous savons, c’est qu’affranchis du carcan du Destin, l’esprit acquiert une liberté absolue qui le fait s’élever bien au-delà des frontières du monde réel ou des rêves. Ce n’est en rien comparable au fait de lire l’avenir, ou d’entrevoir les possibilités, c’est plutôt… Comme si l’on devinait la fibre même de la réalité, et les failles qui la compose.

A chaque fois que les moires imposent leur volonté sur le monde, à chaque fois qu’elle manipule l’univers pour le faire plier à leur volonté, cela laisse une trace, comme un nœud dans le fil de notre destin, et nous pouvons les voir. Nous pouvons agir dessus.

Et donc tenter de défaire ce qui a été fait.

Nous avons donc remonter les fils des fils et filles de l’Ordre. Jusqu’à leur origine, à la recherche d’un moyen de rendre possible ce que le Grand Œuvre promettait, mais il nous manquait toujours trois choses. La puissance de faire plier les moires, un réceptacle capable de la supporter, et une fenêtre d’action qui nous permette de l’utiliser sans interférence.

Et nous avons donc œuvrer à rassembler ses éléments. Il était clair qu’une puissance capable de vaincre les moires devaient rassembler au moins l’ensemble des pouvoirs qui avaient été créé par elle.

L’ensemble des fils et des filles de l’Ordre, tous leur pouvoir, et bien plus encore. Mais aucune chance qu’il nous les donne de leur plein grès. Alors nous avons mis en place cette guerre, cette titanomachie. L’ultime affrontement des fils et des filles de l’Ordre après lequel leurs pouvoirs seront à nous.

Mais qui en serait le réceptacle ? Il nous fallait un être infinie en possibilité tel qu'un enfant de Nyx, mais fini en forme, tel un enfant de Gaia. Un paradoxe qui n’existait pas il y a encore seulement quelques années. Un être dont l’essence vient à la fois de l’Ordre, et du Chaos. »


Les regards d’Hazama et d’Eris se firent alors plus brillant, plus fier, et quelque part, plus aimants.

« Un miracle.

Toi ma chère. Tu es notre plus belle création. Lorsque nous avons conduit mon frère à aimer ta mère, nous souhaitions infiniment ta naissance. Douleur et misère rapproche ceux qui les subissent, nous l’avons appris à peine née. Sous notre pouvoir, des alliances sont mortes, et d’autres sont nées. Tel est notre rôle, tel est notre fardeau. Et pour te créer, nous avons fait de notre mieux. Jamais tes parents n’ont compris, jamais ils ne s’en sont même douté. Et jamais je ne leur ai dit. Mon rôle se déroule dans l’ombre, dans le backstage, je pose le décor, et laisse les acteurs jouer leur rôle, un rôle que le Destin et moi-même composons à grand cris silencieux.

Mais toi… Tu es la réponse à nos prières. Tu es l’héritière des pouvoirs de l’Ordre et du Chaos. La seule dans toute l’histoire de la création. Un interdit autant qu’un paradoxe dont même Zeus et Cronos ignorent le potentiel. Toi seul peux devenir notre sauveuse, toi seule peut mettre un terme à tout ceci.

Lorsque le temps sera venu, lors de ton apothéose, tu posséderas le plus grand de tous les pouvoirs, celui de nous rendre l’espoir qui nous fut un jour volé.

Et je sais qu’à cet instant, tu feras le bon choix.

Car nous avons foi et toi, nous l’avons toujours eu. »
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Arwen
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MessageSujet: Re: Dans l'ombre et la folie, au cœur de l'Ouroboros   Aujourd'hui à 14:30

[Hrp : j'ai qu'une seule personne dans ma tête. Cela risque de paraître un peu court par rapport au post d'Hazama... Suspect ]


Se laisser berner, enchanter par les paroles d’Éris semblait, en cet instant, être la seule et unique alternative dont disposait la jeune déesse. Elle avait beau se montrer douce avec elle, la Discorde la maintenait clairement en son pouvoir, la soumettant à sa loi en ce lieu ignoré de tous et de toutes. Et que dire cet Ouroboros d’où exhalaient les pestilences conjointes du Venin et de la Perfidie ? Le Mensonge avait tant d’apparence à moins que, tout simplement, Éris et elle ne jouassent pas sur le même plan, usant de termes ou d'images inaccessibles à l’autre.

En pleine forme ?

Ces paroles l’avaient étonnée tout en laissant planer sur sa tête un relent de menace. Songeuse, elle ne répondit pas de suite. En fait, elle n’eut même pas le temps de répondre. La folie des deux êtres cohabitant en la même enveloppe éclatait dans toute sa splendeur face à elle, lui offrant un jeu de maître qu’elle se ferait un plaisir à goûter, apprécier, analyser…

- Détruire n’est en effet pas en vos habitudes, ma tante, sinon, vous finiriez sans doute par vous ennuyer.

Puis, se détournant imperceptiblement de l’image plus que trompeuse d’Hazama, elle renchérit.

- J’espère juste que cette différence se maintiendra au travers des âges et des saisons et que cette particularité qui fait que vous êtes ce que vous êtes ne s’effacera pas avec le passage des ans. A moins que vous ne deveniez un vieux couple, vous en avez déjà certaines caractéristiques…

Retenant de justesse un rire qui aurait eu sa place en cet instant de détente, la blonde scientifique baissa soudain les yeux. Ne pas se laisser séduire, ne pas se laisser subjuguer par cette perverse finie. Tant de mal et de destruction s’étaient abattus en diverses époques de par sa seule volonté. Tout cela méritait une méfiance accrue en dépit des élans de son cœur. Arwen devait bien reconnaître sa sympathie pour Hazama mais il l’avait trompée malgré tout, il l’avait jouée durant toutes ses années.

Au contact si doux de sa tante, elle ferma les yeux, scellant son mental, avant de les rouvrir, plongeant en un abîme qui la révulsait.

Anges ?

Cela avait la saveur de la démence pure tant ce terme était éloigné de ce qu’était la Discorde et son servant.

- Les avez-vous seulement mis au courant ? Tout le monde n’est pas aussi tordu que vous en ses plans.

Les dédouaner de cela était plus qu’un désir pour la fille de l’Inspiration et du Sommeil. C’était une réalité qu’elle chérissait. Rien de commun ne semblait exister entre ces essences si différentes, rien sinon une haine féroce de Discorde envers la Comédie et dont la véritable source échappait aussi bien à Thalie et Hypnos qu’à leur fille. Cette haine qu'Arwen avait quasiment elle aussi ressentie...

Et s’enfonçant soudain en un mutisme dont elle aurait du mal à sortir, elle se concentra sur la longue, très longue histoire que commença à lui conter sa geôlière. Tant de faits, tant d’éléments nouveaux parurent soudain mais plus que tout, elle sentait que ce que souhaitait tant Eris ne serait jamais qu’un passage, un point de départ, une naissance vers un autre monde. Un monde qui naturellement finirait par recréer sa propre vie, ses propres principes d’existence. Quand bien même, elle, Arwen, mettrait-elle fin à la vie des Moires, la liberté absolue ne se déroulerait que dans une effroyable solitude. Toute perte d’ordre, de contrôle, d’interactions causerait aussi un mal qu’elle ne pourrait jamais imaginer. L’entropie, le désordre à l’état pur, source de puissance, d’énergie finirait bien par tôt ou tard donner naissance à autre chose. C’était inéluctable, à moins de tout figer mais cela ne serait jamais qu’un dictât pire que celui des Moires…

Soupirant soudain, elle ferma de nouveau les yeux, visualisant tout ce sang, cet ichor, ces fluides éternels et sacrés qui allaient s’écouler pour le désir d’une seule déesse. Prendre la vie de Zeus, de Cronos et l’ensemble de leurs familles, cela paraissait si dément pourtant c’était bien de cela que parlait Éris tout en s’arrogeant les pouvoirs d’une autre divinité dont elle n’avait pas même cité le nom. Si les Moires étaient maîtresses du Destin, l’Amour lui était l’apanage d’Éros, un autre principe immense que la Discorde n'avait même pas évoqué…

Un long moment s’écoula encore avant qu’elle ne se laisse choir sur les genoux, prenant une pause de penseur. Il fallait qu’elle retourne tout ce qu’elle venait d’apprendre sous tous les angles, qu’elle le joigne à ce que ses parents lui avaient appris et aux propres savoirs qu’elle détenait. Le pouvoir absolu qui échouerait entre ses mains serait aussi bien son salut que sa chute. Par-delà ce qu’avait orchestré Éris qu’y avait-il ? Que naîtrait-il ?

Sur un trône de chair, d’écailles, d'os et de sang, je suis amenée de par votre propre rêve à m’asseoir.

Toute cette horreur sans nom, cet abîme en lequel elle allait sous l’impulsion lancée par la Discorde plongé l’univers tout entier, avait de quoi épouvanter la jeune femme.

- Ce rêve qui est le vôtre serait désormais le mien…

L’appel du chaos du néant, la griserie de détenir entre ses mains un pouvoir absolu, Éris se rendait-elle vraiment compte de ce qu’elle allait remettre à la jeune déesse.

- Vous parlez de foi, de confiance mais m’avez toujours tu votre véritable nature durant toutes ses années. Et se redressant soudain. Et ne mêlez pas mes parents à cela, c’est entre vous et moi en qui vous n’aviez pas si confiance que cela. Vous entendez, entre vous, moi et personne d’autre. Je suis une déesse adulte même si je n’ai qu’un peu plus de siècles, je suis adulte et entière depuis des saisons et des saisons, indépendante de la volonté de mes parents. Ma vie et mon existence m’appartiennent…

Et laissant son regard prendre un éclat incroyablement neuf.

- Ma vie et mon existence m’appartiendront comme jamais auparavant. Que les rêves s’accomplissent…

Et le mien sera plus que délectable…

Ainsi se tenait-elle sans dire le moindre mot supplémentaire. Tout était trop neuf en son esprit, trop immense à digérer. Il lui faudrait encore du temps pour assimiler et comprendre tout ce que cela impliquait.
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Dans l'ombre et la folie, au cœur de l'Ouroboros
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