Forum RPG dans l'univers de Saint Seiya (Les chevaliers du Zodiaque)
 
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 L'instant où le temps n'est plus.

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Coeos
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MessageSujet: L'instant où le temps n'est plus.   Jeu 27 Aoû - 5:35

Arrow Temple de Coeos

En acceptant cette proposition, j'avais faits le premier pas vers une voie que je savais celle de ceux qu'on méprise tout en attirant la curiosité. Titan mais loyal à un concept autre que Cronos, créateur d'une arme de destruction mais voulant éviter d'en faire l'usage. L'ironie de la situation me parvenait et me ferait rire devant autant de ridicule mais je n'avais guère ce privilège à l'heure actuelle.

Je fonde mes espoirs sur une chimère qui semble hors de portée et pourtant, je suis le plus à même de saisir chaque fil, chaque corde qui s'entremêle pour conduire à la solution. Le monde mérite à présent quelque chose de bien meilleur qu'une simple protection relative qu'est Athéna, il ne faut pas simplement regarder les hommes mais aussi les aider tout en les mettant à l'épreuve pour qu'ils puissent enfin être sûr de ne pas faire des erreurs.

Chaque mortel doit à présent pouvoir voir au-delà de la simple vue dont ils disposent, il est temps d'ouvrir leur esprit à cette énergie qui est autour d'eux, en eux. Si les dieux que nous sommes sont au-dessus d'eux, il faut se plonger dans l'humanité, la comprendre, saisir ce qui fait la force des humains, ce qui les motive, ce qui les pousse à se surpasser quand tout espoir semble ailleurs. Athéna est ma chance pour un premier pas pour atteindre l'Olympe et guider le reste du monde sur les dangers qui rôdent dans l'ombre.

L'humanité doit apprendre à se défendre et non pas une seule élite sélectionnée par Athéna. Le passé a montré que les spectres d'Hadès ont bien souvent réussi à dépasser les saints de justesse sans pour autant y arriver. Je compte fonder ma propre élite, celle qui aura la vérité comme arme et les mensonges comme némésis, que le monde puisse enfin se sentir libre de tout ce qui voile sa perception. Mais avant d'imaginer tout cela, je dois savoir qui a voulu me voir hors de ma prison, que veut-il et ce qu'il attend de moi. Je ne connais que trop bien ces choses pour savoir que cela n'a pas été fait dans le seul but de me voir simplement hors de ma prison.

Émergeant mentalement et physiquement de ce qui m'a pris pour me déposer ailleurs, je prends une longue inspiration en ouvrant les yeux. Je pourrais rester durant une éternité à simplement respirer et savourer le don de la vue mais je n'ai pas le temps. C'est en me retournant tout en observant où je suis que je me mets à parler sans attendre.


-Maintenant que je suis là, je veux savoir bien des choses. Qui est tu et que me veux-tu ? Qu'est-ce que tu espères de la part d'un être vu comme un traitre parmi les siens ? Je ne veux aucun mensonge et aucune réponse à moitié fausse ou vraie, je veux aussi savoir où je suis.


Je ne dois pas perdre la moindre seconde qui passe, chaque question doit être minutieuse et doit englober ce que je désire savoir.
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Le chauffeur

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MessageSujet: Re: L'instant où le temps n'est plus.   Jeu 27 Aoû - 18:52

S’il y avait bien une chose admirable à être l’émissaire de Sparte, c’était qu’il y avait tellement d’émissaire de Sparte, et qu’au-delà des apparences, aussi nombreux qu’ils puissent être, ils n’étaient que les parties d’un tout, une bête avec deux milles yeux, deux milles poings.

Son maître, son origine l’avait prévenu, au moment même où celui-ci avait envisagé son plan, les chauffeurs de Sparte en avaient été informé, car tels étaient le lien unissant le maître aux serviteurs.

Tout juste le temps pour l’un des familiers de l’ex-haut commandeur de Sparte de prendre forme humaine au sein de la folie du serpent, et le glyphe lui faisant face s’activa.

*Le voila.*

Du portail inter dimensionnel secret à la couleur de l’émeraude, un titan passablement perdu émergea, des questions plein la bouche, et ne s’attendant surement pas à revoir un visage familier des suites de son entretien des plus rapides avec un corbeau parlant.

« Allons, vous me connaissez. Je vous ai accompagné il n’y a pas une heure jusqu’aux portes de ce qui fut votre domaine. Vous n’avez surement pas oublié ? »

La question n’appelait pas exactement de réponse de la part de Coeos car le chauffeur la connaissait déjà.

« Quant à savoir où vous vous trouvez, tout ce que vous devez savoir c’est qu’en ce moment, vous êtes en lieu sûr. Cette pièce se trouve au cœur d’un réseau de passage inter-dimensionnel datant d’avant la naissance même de votre frère Japet. Même lui ignore tout de ces chemins et de cet endroit. Ici vous ne craindrait rien ni personne. »

Malgré les ombres dissimulant le visage du titan de foudre, celui-ci ne pouvait dissimuler son empressement à apprendre, à comprendre.

« La vérité ? Rien que cela ? Mais la vérité n’est pas gratuite cher monsieur, pas plus que la connaissance. Voyez-vous, ce monde et les autres sont pétris de mystère et de secrets, et vous, vous en faites partie, quand bien même à présent vous n’appartenez plus à rien, du moins le croyez-vous. »

Le message du chauffeur était clair. Si Coeos voulait en apprendre plus que nécessaire, il devrait donner quelque chose d’équivalent en échange.

« N’oubliez pas votre situation, cher monsieur. Mon maître vous a déjà sauvé d’une fin plus misérable encore que la mort, cependant il tient à ses secrets, et ne les révélera pas au premier venu même si celui-ci les exiges ou les lui demande gentiment. »

Ceci précisé, le chauffeur ne s’étant toujours pas départit de son sourire, s’alluma un cigare du bout des doigts, avant d’en savourer avec délice la première bouffée.

« Haaaaaaaaaa… Hum. Mais pour répondre avec plus d’exhaustivité à l’une de vos questions en somme toute légitime, je dirais que le maître n’a fait que vous rendre l’opportunité d’accomplir votre destin. Voyez-vous, dans cet univers, tout arrive à dessein. Il n’y a pas de hasard, il n’y a pas de liberté. Chacun joue son rôle selon les jouets que nous ont donnés les moires. Vous, avez été destiné à créer l’arme la plus terrible de tous les temps, tout comme vous étiez destiné à vous en faire dérober le secret afin que ce pouvoir passe en d’autre main et que s’achève le règne de Cronos. Ne voyez-vous pas l’absurde beauté de ce paradoxe ? Vous étiez destiner à faire chuter vos frères et sœurs avant même votre naissance, et ce destin n’a pas changé, comme vous l’avez prouvé en favorisant le lion d’or à votre propre sang. En vérité, laissez-moi vous demander ceci. Qui croyez-vous servir ? Pour qui ou pour quoi croyez-vous vous battre ? Peut-être la paix ? Ou bien la vérité ? C’est l’amour si ça se trouve ? Illusions cher monsieur, hallucinations. Inventions fugaces, votre existence toute entière n’a jamais servie qu’un seul maître, et c’est précisément pour cela qu’il vous a libéré aujourd’hui, car vous lui êtes très précieux, vous êtes un de ses plus grands champions. Ainsi sont les choses, et ni vous ni moi n’y pouvons rien. Où que vous portent vos pas, quoi que votre esprit puisse concevoir, cela ne sera que ce que votre destin vous sommera d’accomplir. »

En vérité, l’émissaire de Sparte éprouvait une certaine admiration mêlée de respect pour l’un des plus grands champions de l’entropie jamais incarné. Lui qui avait causé de tels ravages et qui pourtant n’avais jamais eu la moindre mauvaises intentions. Un pavé dans la mare nimbé d’un linceul de droiture. Une anomalie à l’échelle divine, un paradoxe vivant d’une saisissante beauté.

« Ce que le maître attends de vous ? Que vous accomplissiez tout simplement votre destiné. Que chacun de vos pas continus à le servir comme ils l’ont toujours fait jusqu’à présent. Peut-être qu’un jour viendra où il fera appel à vous, comme compensation pour son geste généreux d’aujourd’hui. Mais d’ici là, vous êtes libre, autant que nous pouvons tous l’être. »

S’écartant d’un pas du chemin de la divinité, le chauffeur dévoila la sortie d’un geste de la main, sous la forme d’un autre portail inter-dimensionnel.

« Ce portail vous conduira dans le dédale serpentant sous la ville de Sparte, qui en ce moment même se remet du dernier affrontement entre Hadès et Athéna. Vous pourrez y passer inaperçu, du moins pendant un temps. Mais il vous faudra être prudent. Quatre olympiens y demeurent, et je n’ai pas besoin de vous rappeler le sort qui vous attend si jamais ils vous découvrent. »

Venait à présent le moment du choix, ou plutôt, le moment de la compréhension du choix. Car le chauffeur et son maître savait déjà quelle réponse allait donner le titan de foudre.

« Vous avez le choix. Si vous partez maintenant, vous pourrez agir selon vos règles, et penser ce que vous voulez. Mais si vous choisissez de m’accompagner, de rejoindre sciemment le maître, alors l’illusion disparaîtra. Votre destin vous sera révélé, vous obtiendrait l’abominable vérité que vous semblez tant convoiter, et plus jamais vous ne serez libre. Il n’y aura pas de retour en arrière possible, choisissez. La vérité ou la liberté. »
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Coeos
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MessageSujet: Re: L'instant où le temps n'est plus.   Sam 29 Aoû - 21:34

Si mon visage était visible, je crois que je montrerais un mélange entre la perplexité et la curiosité avec un brin de... Je ne sais pas, quelque chose de subtil et fin. Mon attention et ma concentration sont tournées vers cet être dont je doute de plus en plus être une entité en plusieurs corps ou formes, se divisant pour être bien plus nombreux.

Si je ne suis pas en danger dans l'immédiat, je perçois le potentiel de dangerosité qui m'entoure, si je fais le mauvais choix, je risque de finir d'une façon peu enviable. Cronos doit sans doute me réserver un sort funeste semblable à son père et Zeus m'enfermera encore une fois au Tartare si ce n'est pas pire encore. Je n'ai qu'à choisir et suivre alors le flot naturel des choses mais... Dois-je vraiment croire ce que cet être me communique ? Rien ne me dit que tout cela n'est qu'une vaste manipulation comme Mnémosyne et cette autre entité.


-La vérité... Elle est comme l'air que nous respirons. Pur, l'oxygène est nocif pour les humains, alors il faut mélanger cela avec d'autres gaz, il en va de même pour la vérité. Elle est nocive pour l'esprit, alors on la mélange avec des mensonges afin que cela soit supportable. J'ai bien appris cette leçon et la vérité est une chose sur laquelle j'ai toujours été celui vers lequel on se tournait pour comprendre. Maintenant je suis celui vers lequel on se tourne pour désigner les traitres à leur sang.

Mais un jour, on ne me verra plus comme un traitre, mais un libérateur, un rédempteur et celui qui mettra les hommes en totale indépendance. Je n'ai pas à avoir peur, ni à ressentir de plaisir dans ce que je fais. Je fais les choses car elles doivent être faites, et si je ne suis pas là pour ça, alors personne n'en sera capable. Obscurci par la guerre, les esprits des dieux et des humains plongés dedans ne font que succomber à la crainte ou bien se préparer à se battre et n'envisagent aucune autre solution. Je me sens seul dans ce flot du destin qui me laisse comme un simple spectateur qui doit observer. Et je ne compte pas uniquement observer.

Athéna n'est pas loin, elle est si proche que le désir d'aller la voir me titille l'esprit mais je ne peux pas comme ça, pas de cette façon... Il faut qu'elle se rende au sanctuaire ou bien que je trouve un moyen de l'attirer à moi. Je pourrais aller à Sparte mais même en baissant mon Dunamis au plus bas, je serais encore perceptible pour les dieux de l'olympe qui sont encore dedans. La patience, je dois faire preuve de patience et saisir le bon moment.

Mon regard se fixe dans les yeux de cet être, j'ignore qui il est mais il sait suffisamment de choses pour que je n'ignore pas une seule parole en sachant qu'il ne bénéficie que du doute. Je ne peux pas encore croire mais ne pas non plus penser qu'il ment. Levant ma main, la paume vers le haut, je fais alors appel à cette quintessence de pouvoir qu'est l'arme maudite, celle qui a permis tant de choses négatives. Mais aussitôt dans ma main, elle disparaît. Douce nostalgie à revoir ce que je pensais ne plus utiliser mais... Je crains de ne pas tenir ma promesse encore bien longtemps.


-Pour tout avouer, j'ai conçu une telle arme non pas pour la guerre, mais pour faire en sorte de montrer ce que la guerre pouvait faire de pire et calmer les tensions. Le destin a voulu alors la remettre dans des mains... Que je n'aurais jamais désiré voir. Douce ironie n'est-ce pas ? Moi qui me suis juré de ne jamais l'utiliser, on l'a fait pour moi, à croire qu'elle doit être utilisée par ceux qui l'ont de moi.


M'en aller ou bien rester... Le choix devait être réfléchi et pourtant... Cronos voulait certainement ma mort, Zeus n'allait certainement pas me laisser m'expliquer sans m'enfermer ensuite, les alliés que j'avais ne sont plus et il ne restait que moi et moi seul. J'ai du pouvoir mais il ne suffira sans doute pas à me mettre hors de portée du moindre danger.

-Nous nous croyons libres, mais le destin décide pour nous, la vraie liberté est d'oublier cela, mais afin de vraiment pouvoir en savourer chaque nuance, il faut pour cela saisir le sens de la vérité. Alors montrez-moi donc cette vérité, que je sache si elle est si insupportable que l'oxygène pur.
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Le chauffeur

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MessageSujet: Re: L'instant où le temps n'est plus.   Lun 31 Aoû - 12:10

Le choix, au fond, une notion totalement illusoire dans un univers que tous savaient pourtant régit par le destin.

De même que l’univers obéissait à des lois immuables, de même un événement se déroulait, qui en entraînait invariablement un autre, puis un autre, et un autre et un autre.

La théorie du domino comme l’appelait les Hommes dans leur surprenante ingéniosité. Elle était là depuis le commencement, tout comme sa résolution. Qu’elle soit merveilleuse, ou horrible, elle était déjà écrite, cachée derrière des voiles d’illusions tels que la liberté.

De cela, l’être multiple simplement nommé Chauffeur ainsi que son maître avaient pris conscience depuis maintenant bien des éons. Aucun moyen d’y échapper, ni de nier que chaque chose en cet univers servait un dessein tyrannique choisie par d’autre.

Le seul espoir, la seule paix possible, ne pouvait provenir que la compréhension, comprendre le pourquoi, le comment. Sans eux nul pouvoir, nul possibilité, car le destin menait le volontaire autant qu’il trainait l’ignorant ou le réticent.

Jusqu’à présent, Coeos avait fait partie de ces derniers, mais il pouvait venir un temps dans l’existence d’un être où celui-ci prenait conscience de son existence, et la trouvant intolérable, celui-ci ferait alors tout son possible pour s’en départir.

Tirant une nouvelle bouffée de son Habanos, l’émissaire de Sparte écoutait avec intérêt les quelques réponses que son glorieux hôte daignait lui accorder.

« Allons, allons. Pas de cela entre nous. Nous savons tous deux qui vous êtes. Vous venez d’une famille de voleur et de boucher. Parricides, violeur, meurtrier, voilà quel est l’héritage des descendants de Gaia, votre héritage autant que celui du dernier né de Zeus. Et comme tous les coupables, vous aimeriez réécrire votre histoire, faire en sorte que vos erreurs n’aient jamais été commises, ou avoir été un autre. En l’occurrence, un être sage et éclairé. Mais vous devez le savoir, quelle que soit la beauté d’un rêve, celui-ci ne peut que disparaître avec le réveil. Sachez que je ne suis pas un crédule ignorant. Le maître vous observe depuis le commencement, il sait qui vous êtes, et ce que vous avez fait. Ce pouvoir que vous avez créé, vous en avez pris peur et l’avez scellé au plus profond de votre mémoire sans en faire part à qui que ce soit. De toutes les divinités qui étaient vos contemporains à cette époque, seule la Mémoire savait. Quel intérêt de concevoir une arme de dissuasion si personne ou presque n’est au courant de son existence ? Voilà en quoi Zeus vous a damé le pion. Lui n’a pas hésité une seule seconde à l’utiliser, et cela lui a octroyé la victoire, non seulement sur Cronos, mais aussi sur vous-même. Ce qui fut votre est sien désormais. Il est trop tard pour revenir sur le passé, nul ne peut changer son destin, mais nous pouvons aller au-devant, si le courage et le pouvoir ne nous font pas défaut. »

Coeos pouvait-il réellement croire que parce qu’il avait eu une idée, elle n’appartenait qu’à lui ? Dans un univers où chacun jouait un rôle prédéterminé, certains se devaient d’être des instigateurs, des pionniers, pour que d’autre s’en inspire et explorent de nouvelles frontières, pour à leur tour servir d’exemple aux prochaines générations. Ainsi allait le monde. Le savoir allait et venait. Plus que la vérité qui était une notion subjective sinon intangible, la connaissance était ce qui faisait la différence entre ceux ayant de pouvoir de ceux ne l’ayant pas.

« Mais nous savons également que vous ne manquez ni de l’un, ni de l’autre. Votre soif de réponse, tous vos pourquoi, tous vos comment, voilà ce qui fait de vous un être puissant. Ce n’est pas ce pouvoir nihiliste, ni votre dunamis qui vous donneront les réponses que vous cherchez, mais bien votre volonté. »

Et la volonté du titan déchu ne lui fit pas défaut cette fois. Le temps était un bien grand maître, il réglait à lui seul bien des erreurs. Même les dieux pouvaient apprendre de leurs fautes passées. Jadis, l’inaction de Coeos lui avait presque tout coûté. Plus récemment, ce fut son amour des humains qui lui coûtèrent ce qu’il avait réussi à préserver. A présent il n’avait plus rien, si ce n’est le pouvoir qu’il avait tant de fois maudit, un sort qui pouvait paraître pire que la mort, mais qui en vérité était le départ d’un voyage initiatique autant que d’une révélation.

« Ne confondez donc plus liberté et ignorance. L’ignorant et le sot se croient libres, l’éveillé se sait esclave. N’ayez aucunes illusions, le maître ne vous donnera que la vérité, rien d’autre. Ce que vous en ferez ensuite ne dépendra que de votre destin, mais il n’y aura pas de retour en arrière possible. Vous êtes un dieu, l’oxygène pur ne vous tuera donc pas, mais il est des sorts bien pire que la mort. »

Sans surprise, l’émissaire de Sparte hocha de la tête en réponse à la déclaration de Coeos tandis que derrière lui, le portail inter-dimensionnel se refermait. Sparte attendrait donc. Le pouvoir demandait du temps, et de la préparation, et pour accomplir son destin, Coeos aurait besoin de beaucoup de pouvoir, ce que le maître du Chauffeur ne tarderait pas à lui offrir.

« Et bien dans ce cas, il ne reste plus qu’à attendre le maître. Il ne devrait plus tarder maintenant. »

Ce que savait le chauffeur, son maître le savait aussi. La réponse du titan déchu lui aurait même arraché un sourire de satisfaction, s’il n’avait pas été certain de sa réponse.
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Hazama/Eris
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MessageSujet: Re: L'instant où le temps n'est plus.   Mar 1 Sep - 18:20

Arrow J'ai laissé les titans derrière moi par là-bas

*Et maintenant ?

Maintenant, c’est à toi de jouer.

Comment ça ? Tu ne veux pas parler à celui que tu as fait évader ?

Sparte n’est pas ma ville. C’est la tienne. Et puis, je ne tiens pas à trop en révéler trop vite.*


Ainsi, Eris laissa sa place à l’ex-haut commandeur de Sparte, dont le chapeau et le sourire vinrent rapidement remplacer la coiffe et le visage royal de la Discorde.

Et quand au sein de la folie du serpent, le portail inter dimensionnel s’ouvrit, ce fut Hazama qui le franchit.

« Aaaaaaaaaaaaaaaah, le voilà, enfin le voilà. Coeos, Coeos, Coeos… Frère de Cronos, celui qui sait. Le plus sage de ses semblables, créateur du Keraunos, aujourd’hui activement recherché par toutes les forces de l’univers… »

Otant son chapeau de sa main droite, l’ex-haut commandeur de Sparte s’inclina dans une révérence presque trop appuyée pour être crédible.

« Je te salue bien bas. »

La malice et le venin transpiraient à chaque mots d’Hazama, il avait été à bonne école, et avait de qui tenir.

« Merci mon brave, tu peux nous laisser à présent. »

S’adressant à son chauffeur sans le regarder, celui-ci s’inclina à son tour avant de disparaitre à son tour dans le portail qui se referma sur lui.

« Enfin seul… Juste toi et moi. Tu sais, tu es quelqu’un d’extrêmement difficile à joindre. Tachons de faire en sorte que cela continu, hum ? »

Hazama n’avait pas besoin d’expliciter le pourquoi du comment. Coeos avait compris au moins cela. Quant au reste…

« La vérité, la vérité, la vérité… Dis-moi Coeos, avant de poursuivre, crois-tu qu’il existe une vérité, ou des vérités ? »

Il était impossible de faire comprendre à celui qui ne le voulait pas entendre. Hazama avait beau connaitre l’histoire du titan de foudre, il ne lisait pas ses pensées et ne pouvait que deviner le but qu’il s’était fixé. Bien qu’à vrai dire, cela soit plutôt évident étant donné ses actes.
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Coeos
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MessageSujet: Re: L'instant où le temps n'est plus.   Ven 4 Sep - 6:06

Je pouvais déjà sentir que l'apparence que j'avais adoptée, à savoir celle d'une forme encapuchonnée, m'allait bien plus que je ne l'aurais cru, cela correspondait à ce que j'étais à ce jour. Et enfin je pus voir alors celui qui était derrière mon évasion, un homme dont l'apparence et l'air ne faisaient que respirer quelque chose de bien plus... Profond, d'insidieux et subtil. Je ne devais en aucun cas le sous-estimer, j'ignorais encore qui il était mais savoir cela me permettrait de comprendre un autre morceau du puzzle qu'est le destin. Devant tant de faux-semblant bien visible, je ne peux m'empêcher de sentir une forme d'impatience apparaître en moi.

-Tu es donc celui qui a voulu me voir hors de ma prison, tes manières respirent une odeur que je connais que trop bien après avoir été trahi par l'une de mes soeurs. Tu ferais mieux de ne pas tenter de reproduire la même chose.


Si c'était bien quelqu'un qui me voulait voir hors d'une prison, il y avait un but, une finalité à cela. Chaque chose ne se faisait pas simplement sur un coup de tête, chaque chose a une raison, qu'on le veuille ou non. D'une simple décision qu'on prend sur un coup de tête, une raison se dissimule.

Voilà pourquoi je ne peux m'empêcher de réfléchir à chaque parole qu'il prononce, aux raisons qui sont derrière les mots et les gestes. Rien qu'à le voir, je sens comme une sorte d'impression qui n'est pas vraiment naturelle, je n'arrive pas à mettre le doigt dessus pourtant. Toujours est-il que face à sa dernière question, je plisse les yeux en sachant bien évidemment quoi répondre, ou du moins selon ce que j'ai compris.


-La seule vérité est qu'il y puisse en avoir plusieurs, mais aucune ne peut se contredire sauf par une vérité supérieure. Chaque chose se base une vérité qui n'est dépassée que par une autre qui l'englobe. Au final il ne reste qu'une seule et unique vérité : celle qui permet aux autres vérités d'exister et de pouvoir perdurer malgré ces temps de troubles. Maintenant je me pose une question sur toi : Possèdes-tu une vérité ou bien celle qui englobe les autres ? Penses-tu que ce que tu vas me dire est vraiment la vérité ou bien juste une tentative pour me faire croire ce que tu désires ? Le mensonge est quelque chose dont il vaut mieux éviter envers moi, surtout quand il est question de faire venir à toi un... Traitre à son sang. Si cela se trouve, tu es celui envers qui ma traitresse de soeur complotait dans notre dos pour renverser Cronos.


Rien que d'imaginer cela me faisait bouillonner, mais contrairement aux miens, je n'utilisais que la violence en dernier recours. Et à vrai dire, la guerre entre les titans et l'Olympe ne m'enchantait guère. Puis cette fois en enlevant la capuche recouvrant ma tête, je ne fis que montrer un air impassible et on ne peut plus sérieux.

-J'espère que les prochains mots qui sortiront de ta bouche seront capable de me faire penser le contraire.


De mon regard, je ne quittais pas ses yeux, attendant alors ce que je voulais savoir, et si jamais je n'étais pas satisfait, alors je ferais ce qu'il faudra pour mettre en route mon plan. Puis patienter.
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MessageSujet: Re: L'instant où le temps n'est plus.   Ven 4 Sep - 17:32

« Hihihihi… »

Ne pouvant dissimuler l’amusement que lui procurait le titan de foudre, les mains dans ses poches et le sourire aux lèvres, Hazama ne perdait rien de son aplomb face aux réactions de son illustre invité.

« Puissant, célèbre, et subversif… Tout ce que j’aime. Oui, nous allons bien nous entendre. »

La trahison reconnaissait la trahison, aussi, il n’était pas étonnant que Coeos sache la voir chez les autres.

« Je te serai grès de ton conseil, mais de ton coté, tu ferais mieux de ne pas oublier que ton sort n’est désormais guère différent que celui de celle que tu méprises. Elle est toi êtes pareil, traître envers leur sang et leur roi, chacun pour vos propres et égoïstes raisons. »

Que le titan de foudre n’oublie jamais, les traîtres d’un camp étaient parfois les héros du camp adverse, à condition que leurs destins s’accomplissent.

« Je vois… La vérité supérieure hein ? C’est cela qui te permet encore d’espérer ? Tu penses en être le serviteur ? Mais réfléchis un peu, et si ton destin était de ne jamais découvrir cette vérité ne pouvant être contredite ? Pire encore, et si tu la trouvais, mais qu’elle ne te servait de rien, comme un trésor que tu serais incapable de partager ? Ne serais-tu pas la plus pathétique et misérable victime du destin ? »

Chacun suivait le chemin qui lui avait été tracé, cela était écrit depuis la nuit des temps, mais fort heureusement, pour chaque être conscient avait été laissée au moins l’illusion du libre arbitre, tout du moins, jusqu’à ce que Cronos découvre un moyen de tricher avec ce qui devait demeurer secret.

« Beaucoup d’autre ont cherché cette vérité absolue, cette certitude péremptoire qui les préserveraient de l’erreur. Vois aujourd’hui le résultat. Tu veux la vérité absolue titan ? Il n’y a aucune vérité absolue, seulement des ombres et des échos. Pourquoi ? Car nous sommes enchainés, limités depuis l’aube des temps. Le monde dans lequel nous vivons n’est qu’une prison pour nos esprits, et tandis que tes semblables jouent à la guerre comme leur dicte les moires, la roue du destin continue de tourner. Imperturbable, tyrannique et nous entrainant tous dans sa ronde éternelle. »

Et tout en disant cela, l’ex-haut commandeur de Sparte s’approcha de son invité ayant ouvert une porte donnant sur un monde qu’il ne pouvait soupçonner.

« Oui mon pauvre ami, telle est la seule vérité en ce monde. La vois-tu maintenant, l’horreur froide et implacable que tu as tant désirée ? L’imaginais-tu ainsi lorsque tu l’adorais ? »

Oh il n’était pas difficile de deviner que cela n’était pas la réponse qu’attendait Coeos.

« Et si je te disais maintenant qu’il existait un moyen pour nous de briser nos chaines, de briser toutes nos chaines et d’enfin accéder à la véritable liberté ? Si je te disais que depuis des siècles, je pose brique après brique les bases d’une œuvre que personne avant moi n’a encore jamais osé concevoir. Si je te disais que la notion même de causalité peut être détruite, m’aiderais-tu à bâtir un monde où le destin ne serait plus ? »

Coeos avait désormais la vérité de l’univers, mais bien meilleure qu’un cadeau empoisonné qui ne lui servirait de rien, l’ex-haut commandeur de Sparte lui offrait un objectif, un objectif aussi grand que glorieux. Cela n'était-il pas une raison de se battre ? Cela n'était-il pas une raison de rêver ? Cela n'était-il pas une raison de mourir ?
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Coeos
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MessageSujet: Re: L'instant où le temps n'est plus.   Jeu 10 Sep - 6:51

Le destin, une chose fascinante tout comme ennuyeuse au final, on se surprend à en prendre conscience mais de l'oublier quand ça arrange, je ne connais que trop bien cela. Savoir que l'on était tous attaché par le destin me fit crisper mais en assimilant tout ce que j'avais pu voir ou assister, cela prenait du sens. Mais dans ce que j'entendais, il y avait une faille, quelque chose que j'avais compris à travers ces paroles.

Briser les chaînes du destin ? Bien audacieux était ce projet, et nul doute que peu de personnes voudraient vraiment une telle chose. Mais indirectement, n'était-ce pas ce que je recherchais ? Moi qui avais voulu faire en sorte que l'humanité se prenne en main sans que les dieux la dirigent, j'avais échoué. Et me voilà maintenant à saisir toute l'ampleur de ce que je comprenais.


-Je vois... Tu dis que nous sommes tous attachés par le destin mais qu'en est-il de toi ? Ne penses-tu pas que ce que tu veux, que tout ce que tu as fait jusque-là n'était qu'une manipulation des moires ? Après tout, rien ne dit qu'elles te laisseront faire, surtout si elles décident de ton destin.

Ce détail ne m'avait pas échappé et paraissait logique de penser que même en ayant un tel désir, le destin lui-même n'avait pas prévu cela. Moi qui avais fait en sorte de faire l'arme la plus redoutée n'avaient qu'empiré les choses et m'a conduit à être enfermé à mon tour. Zeus s'était servi de ma propre arme contre moi, alors que je pensais en être immunisé mais cette arme que j'avais faite se voulait être au-delà de tout ce qui m'était donné de voir. Un pouvoir si grand, si grandissant que je m'étais surpris à en voir la puissance brute. Il y avait là quelque chose de bien trop grand pour être utilisé mais le contraire m'a été donné.

Finalement cette arme doit être utilisée ? Je le saurais que quand le moment viendra.


-Combien même le destin ne sera plus, tu pense que les autres dieux vont simplement se contenter de laisser l'humanité ? Ils vont vouloir assoir encore plus leur domination pour être sûr que même si le destin n'existe plus, rien ne puisse aller à leur encontre. Et puis pense-tu pouvoir vraiment faire cela à l'aide d'une entité qui a plusieurs corps et toi seulement ? Oh bien sûr tu voudrais de mon aide, que je t'assiste n'est-ce pas ? J'ai compris avant même de te voir.


Puis en réfléchissant, je me dis que finalement, je n'ai rien à perdre... Oh quand j'y pense, j'ai bien des choses à perdre mais j'ai été bien trop loin pour m'arrêter là.

-Ta quête peut être prise pour de la folie, mais parfois la folie est trompeuse et est simplement la raison parmi un monde de mensonges. Et bien si ce que tu dis est vrai, alors je n'ai aucune raison de refuser ce que tu me proposes. J'espère bien que ce que tu as n'est pas qu'un simple mensonge.
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MessageSujet: Re: L'instant où le temps n'est plus.   Ven 11 Sep - 15:27

L’ambiance était électrique, et cela plaisait à Hazama. Après tout, ce n’était pas tous les jours qu’il révélait la raison même de son existence à autrui.

Se mettre ainsi à découvert était un risque, mais en l’occurrence, c’était un risque calculé, une expérience en quelque sorte.

« Excellente remarque mon cher. Je ne suis en effet pas différent de vous. Nous sommes tous lié à la roue du destin, nous sommes tous enchainés. Et pourtant, me voici, œuvrant depuis des éons à la seule véritable cause qui soit. Bataillant jour et nuit dans la seule guerre qui importe. Pourquoi ? Comment cela peut-il être ? Et bien la réponse tombe sous le sens. C’est mon destin. Hihihi… »

Que Coeos se rende compte de la beauté du paradoxe qu’était celui d’Hazama dont les secrets dépassaient l’entendement. Il était celui dont le destin était d’œuvrer contre le destin, et plus encore, il était celui qui y mettrait un terme.

« Oui mon cher, je suis la fin de ce système que le système lui-même cautionne. Je suis celui qui a été créé dans l’unique but de faire bugger la trame fondamentale de l’univers. Je suis l’antithèse de la causalité, et je suis celui qui œuvre à la fin des temps. Hehe hehe hehe HYAAAAAAAAAAAAAAAAHAHAHAHAHAAAAAAAA !! »

Eclatant de rire alors que Coeos essayait subtilement d’obtenir d’avantage d’information le concernant, l’ex-commandeur de Sparte dont l’esprit était alors envahis par l’hilarité, eut pourtant tôt fait de revenir sur Terre afin de continuer son petit échange verbal oh combien stimulant.

« Hehe… Comprends-tu vraiment ce que serait un monde sans destin ? Un monde sans causalité ? Un monde où des notions comme cause et conséquence ne seraient plus qu’un souvenir ? Non, je ne pense pas. A vrai dire, aucun esprit issu du pouvoir de l’Ordre ne le peut. Mais réfléchis y encore, et peut être percevras-tu que dans un tel monde, les choses ne seront plus jamais les mêmes. »

Un enfant de Gaia pouvait-il comprendre ? Un fils de l’Ordre pouvait-il concevoir le Chaos primordial lui précédant ?

« Ne sous-estime pas ce que des êtres rares et celés peuvent accomplir à l'inverse des masses innombrables et crédules, car notre force ne vient ni du nombre ni de nos pouvoirs, mais de nos connaissances et de notre préparation. Et toutes deux sont bien plus importantes que tu ne le peux concevoir. Dans la ronde cosmique, la roue du destin tourne lentement, mais elle tourne, et à présent, elle tourne enfin dans le sens que j’ai préparé pour elle. Les pièces sont en place, et la scène finale est prête à commencer. Mon œuvre, mon Grand Œuvre s’accomplira, très bientôt. »

Hazama avait encore beaucoup à faire, mais rien n’empêcherait ses plans de s’accomplir. Rien ni personne, car c’était son destin que de mettre un terme à la tyrannie des moires, tout comme cela avait été son destin que de découvrir la faille a la trame universelle, la seule chose échappant aux étoiles tyranniques, et par là-même, le moyen d’en finir avec elles.

« Fais-moi confiance mon glorieux ami. Bientôt, tu verras les choses d’un tout nouvel œil. Quand le moment sera venu, je te montrerais comment je compte m’y prendre pour faire crasher ce système méprisable. Et une fois que ce sera fait, les moires elles même ne pourront nous échapper. Oui, la mythique frontière, ce point d’origine de tous les possibles que Zeus et Cronos ont cherché avec tant de désespoir, ce creuset aux infinies possibilités qu’ils ont toujours rêvés contrôler, je le trouverai, et alors, ton keraunos fera le reste. »

L’apport d’une telle arme aux forces de l’ex-commandeur de Sparte n’était pas négligeable. C’était certes une petite chose, mais loin d’être dénuée d’intérêt, d’autant que c’était là un usage rêvé pour l’arme déicide par excellence.

« Ironique n’est-ce pas, de savoir que ton arme conçue pour détruire va finalement servir à tous nous libérer ? Qu’est-ce que cela te fais de savoir que ton fléau va finalement servir une cause aussi noble que glorieuse ? Cela t’aide-t-il à digérer ces siècles de regrets et de doutes se trouvant derrière toi ? »
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MessageSujet: Re: L'instant où le temps n'est plus.   Jeu 24 Sep - 20:08

[Hrp : En ce moment j'ai du mal à rp, désolé de la longueur]

Si on m'aurait dit ce que je fais à cet instant autrefois, je crois que j'aurais pris cela pour un mensonge. Maintenant je ne peux que y croire sans l'ombre d'un doute. Malgré tout ça, je n'arrive pas à me sentir en sécurité avec cet homme, j'ai beau avoir de quoi me défendre, il me semble autre chose qu'un humain. Si je suis là pour faire ce que j'ai dit, ça ne change rien à ce que je compte faire à l'avenir, destin ou pas.

Plissant les yeux, je constate que mon interlocuteur est... Plus qu'étrange mais à la fois, donnant cet air qui fait penser à... Quelque chose de... Je n'arrive pas encore à trouver le terme exact. Je ne compte pas lui faire le plaisir de répondre à ses questions dont il n'a pas besoin d'en connaître la réponse.
 

-Je comprends mieux à présent... Et si tu crois que je vais me contenter de sagement rester les bras croisés, tu te trompes, si détruire le destin est bien quelque chose que je ferais quand le moment viendra, j'ai des choses qui doivent être faites. Destin ou pas. Et rien ne saurait arrêter la décision que j'ai à faire pour l'avenir.


Si toutefois j'avais accepté ce qu'il m'avait dévoilé, je n'étais pas le genre à me contenter de faire ce qu'il allait me dire de faire, j'avais mes propres projets pour l'avenir, surtout sans que le destin soit là. Remettant alors ma capuche pour couvrir mon visage, je jette encore un bref regard autour de moi.

-Je ne peux rester éternellement ici, il faut que j'aille à un endroit que j'aurais dû aller depuis bien longtemps, qu'en est-il de la façon dont on va pouvoir se revoir et communiquer ? Pour ce qui est de la discrétion, il n'y a pas à y penser, je sais me montrer... Discret si je puis dire.


Et si je me fie à ce qu'il m'a dit, je dois me dépêcher avant que son plan ne soit en route, sinon je n'aurais plus le temps et je serais alors dans l'impossibilité d'agir librement. D'abord me rendre au sanctuaire puis la suite dépendra de ce que je pourrais obtenir une fois là-bas, le tout est de parvenir à faire venir Athéna à moi sans qu'elle me soit hostile, et j'ai exactement l'idée pour cela. Après tout une chose me relie à Athéna ; une personne que si je l'évoque, alors elle ne voudra que m'écouter.
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MessageSujet: Re: L'instant où le temps n'est plus.   Ven 1 Sep - 12:39

HRP:
 

Secondes après secondes, la caresse de l’entropie se faisait d’avantage sentir alors que l’ex-haut commandeur de Sparte poursuivait son discours, Hazama le sentait. La roue du destin qui tournait encore et encore sans jamais s’arrêter. Coeos pouvait-il en dire autant ?

Des mots, encore des mots, le titan de la foudre noir semblait les apprécier, s’en délecter même, comme s’ils détenaient une valeur inestimable. Mais lui-même, par deux fois traitre et parjure, devait bien le savoir. Les mots n’étaient rien, rien sinon ce que leur auditeur voulaient bien en faire.

« Détrompe toi mon pauvre ami. Hors des murs de Sparte, plus rien ne t’attends, sinon le Tartare. Ta vie elle même ne tient plus qu’à un fil. En acceptant de me suivre, tu t’es condamné à mort aux yeux de ton ancien suzerain. Comprends-tu ta situation ? L’Olympe te traque et les Titans te maudissent. Tu penses vraiment pouvoir échapper aux yeux des deux ? Es-tu fou, ou simplement stupide ? Zeus ne peut tolérer deux manieur du Keraunos, surtout s’il s’agit d’un titan ; quant à Cronos… Et bien disons qu’il serait ravis de faire de toi un exemple. »

Le sourire d’Hazama s’agrandit d’avantage, l’espace d’un instant, l’idée d’assister au châtiment du fils de Gaia le fit hésiter.

*Son keraunos en vaut-il la peine ? Ou ses larmes me seraient-elles encore plus douces ?*

La question valait la peine d’être posée, mais l’hôte de la Discorde avait encore le temps d’y répondre.

« Aussi, que les choses soient claires entre nous. Je t’ai épargné une éternité de décrépitude au sein de ton propre palais parce que tu peux m’être utile, mais cela peu changer. J'ai le pouvoir de te réexpédier dès à présent aux pieds de ton frère ou de Zeus lui même si l'envie me prends, et je le ferai. Ne doute pas que je le ferai avec grand plaisir si jamais l’idée commençait à me devenir trop agréable. Tu comprends ce que je veux dire ? Nous sommes partenaires, nous ne sommes pas égaux, nous en sommes même loin. »

Coeos était insouciant, il l’avait toujours été. Celui que l’on disait sage et éclairé n’avait jamais fait que suivre aveuglément la voie en laquelle il croyait, mais après autant d’échecs successifs, il était temps que quelqu’un lui donne un but qui cette fois ne le conduirait pas au Tartare.

« Et si tu en doutes encore, l’heure est venue de te faire comprendre une chose. Je n’ai absolument aucune confiance en toi. Je sais que tu n’as choisi de me suivre que pour échapper à ta prison. Ton aide n’est certes pas dénuée de valeur, mais ne crois pas pouvoir m’imposer tes caprices comme à un de tes serviteurs, si tant est qu’il t’en reste. Ici, je suis celui qui donne les ordres, et si cela ne te plait pas, tu peux t’en retourner là d’où tu viens. »

Et tout en disant cela, un portail dimensionnel s’ouvrit derrière Hazama qui s’écarta. Le message était clair. Il ne restait à Coeos qu’à prendre sa décision, et à vivre avec jusqu’à la fin de ces jours. Une fin qui pourrait bien arriver plus vite qu’il ne le pensait.

« Le choix. Le choix, le choix, le choix… Cela a toujours été le problème de cet univers. L’illusion du choix. Car toi et moi savons déjà ce que tu va faire. Tu as déjà fait ton choix il y a bien longtemps. Il ne te reste plus qu’à l’assumer. »

Devenant presque inhumain par ses proportions, le sourire de l’ex-haut commandeur de Sparte s’agrandit encore alors que son regard fixait sans cligner le titan parjure. Ces prochains gestes allaient permettre de commencer la prochaine phase du plan de la Discorde.
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MessageSujet: Re: L'instant où le temps n'est plus.   Sam 2 Sep - 10:32

Je devais y aller... Je devais... Je... Non... Je savais que cette possibilité n'avait que pour seule conséquence mon échec. Pourquoi est-ce que je n'avais pas pu établir la vérité ? Pourquoi je me retrouvais encore à ne pas pouvoir enfin avoir la conscience tranquille ? Je sentais ma colère grandir, la frustration me gagner, l'impuissance ne m'allait pas. Et pourtant... Jamais ces sentiments n'avaient été aussi forts que maintenant.

Étais-je le seul de mes frères et soeurs à avoir retrouvé notre bon sens ? Nous étions bons et sages autrefois, nous n'avions pas à nous soucier des choses négatives comme la vengeance ou bien la colère. Je me souviens encore de ce temps où je veillais sagement sur des humains.

Et maintenant... Le temps est à la guerre, aux morts, aux manipulations, aux mensonges, à la haine... Je hais ce temps... Les humains méritent d'être éveillés, ils méritent d'avoir leur destin en main, ils méritent... Un monde sans dieux pour ne plus les diriger. Un monde où ils peuvent lever les yeux sans à craindre que la foudre ne leur tombe dessus.

En tout cas quand j'y pense... On dirait une vision lointaine ou bien une sorte de mirage de l'esprit qui se voile. Je refuse de me laisser à nouveau voiler l'esprit par des pensées ridicules ! Cet homme me mit au pied du mur, je devais au moins reconnaître que ma situation ne me laissait que bien peu d'options, si ce n'était qu'une seule.

Je savais que ma décision était prise depuis longtemps, depuis... Que j'ai fait un choix. Et pourtant... Je veux encore croire, je veux encore espérer que j'ai le moyen d'arrêter tout ça avant que tout ne parte dans un chaos indicible.

Je ne peux m'empêcher de rester silencieux, je me sens comme poussé par l'envie d'imaginer si je viens à croiser Athéna pour espérer lui faire comprendre que je ne veux pas de cette guerre et que je suis neutre, que je puisse enfin retrouver Aiolia pour voir à quel point il a changé.

Ce portail est ma chance, il est le signe que je peux accomplir tant de choses... Je m'en approche et je fixe l'homme qui me sourit avant de regarder à nouveau ce portail. Puis... Je lui tourne le dos avant de m'avancer pour m'en écarter. Je me sentais comme... Coupé de ma propre conviction, de ce que j'avais juré de faire.

Mais... Quelque part, je n'allais pas cesser d'y croire.


-...

Je serrais les dents, je bouillonnais de l'intérieur, la foudre parcourant mon corps sous l'émotion qui n'avait aucun exutoire avant de se calmer en même temps que moi. Alors je me retournais, le regard on ne peut plus déterminé et prêt à faire ce pour quoi j'ai été amené là.

-Il me tarde de pouvoir mettre fin à cette mascarade qu'est ce destin, que pour une fois je puisse utiliser ce pouvoir par ma propre volonté... Alors très bien... "Partenaire"... Brisons ce cercle infernal.
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MessageSujet: Re: L'instant où le temps n'est plus.   Lun 4 Sep - 11:24

Coeos pouvait-il le sentir ? Converger vers lui à la manière d’une force invisible, mais implacable ? Plus puissant que Zeus ou Cronos ? Plus vif que la vision du sacrifice d’une mère pour son enfant ? L’irréductibilité du destin, et des choix qu’il imposait…

Oh l’hôte de la Discorde n’avais pas peur, non pas qu’il était exempt d’un telle émotion, mais il savait. Il avait appris il y a longtemps, à composer avec le destin. A décomposer ce qui, mis en place il y a des éons, dictait encore les faits et gestes des pantins de l’époque présente, lui compris.

*Des décisions, toujours des décisions.*

Oh comme il exultait intérieurement à cet instant. Face à ce fils de Gaia qui secondes après secondes comprenait que son destin avait toujours été d’être entrainé par un flot tellement plus fort qu'il ne le serait jamais. Lui qui avait crée l'Arme Déicide par excellence, n'était finalement que le bras qui devait la porter à ses ennemis, des ennemis qu'il ne pourrait jamais désigner par lui même.

*Sens-tu les Moires rirent de toi ? Entends-tu leur gloussement dans ton dos alors que tes yeux fixe un reve éveillé ? *

Oh qu'il était bon de savourer la frustration d'un tel être. Une leçon pour le titan de la foudre noire qu'il n'était pas près d'oublier. Désormais il saurait, il saurait que jusqu'à accomplissement de leur objectif commun, il serait pied et poing liés par ses propres choix dans cet univers où toutes actions entrainaient invariablement son lot de conséquences.

Et lorsque celui-ci se retourna finalement vers Hazama, délaissant ainsi le portail et ses illusions, ce fut avec un regard empli de malice que l'ex-haut commandeur de Sparte le dévisagea.

« Parfait. Nous avons donc un accords. »

Il n'était nul besoin d'en ajouter d'avantage. Coeos et lui avaient fort à faire, et avant que tout ne soit révélé, le titan de foudre noir avait encore un rôle à jouer. Plus de larmes devaient être versées, plus de douleur devaient être répandues.

Titans contre Olympiens, spectres contre chevaliers, Hommes contre Dieux, Fils contre père, frères contre frères dans la plus grande guerre que la création n'ait jamais connue. Et lorsque ce maelstrom universel d'émotion et de souffrance atteindrait son paroxysme, alors, et alors seulement le Grand Œuvre pourrait s'accomplir.

« Allons, ne fait pas cette tête. Tu as certes échangés une prison pour une autre, mais celle-ci sera beaucoup plus grande, et beaucoup plus intéressante, je peux te l’assurer. »

Hazama avait un plan, et dans ce plan, il y avait Coeos et ses désirs intimes, toutes ces petites émotions pour lesquels l’hôte de la Discorde avait un flair sans pareil.

« Je te nomme par la présente Professeur de Sparte en section histoire et tragédies grecques. Avec ce rang, en plus d’avoir une couverture parfaite au sein de ma cité, tu vas avoir accès à Sparte dans son intégralité et surtout, à son haut commandeur Arwen. »

Faisant émerger de l'Ouroboros une note manuscrite scellée d'un sceau de cire inimitable, Hazama la tendis au nouveau professeur de Sparte.

« Elle sera d’ailleurs la première personne que tu devras rencontrer. Ta première mission est de lui donner ceci. Elle comprendra et agira en conséquence. Tu peux lui faire confiance, elle plus que toi à toutes les raisons possible de mépriser le Destin. »

La note manuscrite était une chose, mais elle ne ferait pas tout.

« Concernant ta couverture, veille à bien respecter deux règles. Premièrement, n’utilise jamais, oh grand jamais ton Keraunos dans ma cité devant témoin. Je suis sur que tu comprends pourquoi. Et deuxièmement, ne donne jamais d’indice concernant ton identité ou ton objectif véritable. Nos ennemis vont désormais nous traquer, jusque dans les murs de Sparte. Il y aura les Olympiens, mais aussi les Titans te concernant. Tu devras être constamment sur tes gardes comprends-tu ? Ton seul cosmos pourra être utilisé contre toi, aussi, reste le plus discret possible. Ceci t’y aidera. »

Et tendant une petite broche en forme de Lambda majuscule à Coeos, Hazama poursuivit.

« Ceci sera à la fois ton insigne de fonction, mais aussi ta protection contre le regard de ceux voulant te percer à jour. Tant que tu la porteras, la majeur partie de ton pouvoir sera invisible aux yeux du monde extérieur. Ton pouvoir mais aussi tes pensées. Aussi ne la perds pas, et porte la toujours sur toi. Mais prends garde, son pouvoir n’est pas infinie, et des yeux habiles trouveront dans tes mots et tes façons ce que leur cosmos ne leur permet pas d’identifier. »

Une façon polie de dire au titan de foudre noire d'apprendre à tenir sa langue s'il voulait pouvoir profiter d'une nouvelle aube, et avoir une petite chance de voir un jour ses rêves devenir réalité. D'autres points de détail aurait bien sur put être évoqué, comme le fait de choisir une tenue un peu plus discrète dans les murs de la cité du cosmos, mais cela aurait été insulter l'intelligence du fils de Gaia.

« Oh, et avant que j'oublis, cela me permettra également de te parler mentalement et d’entendre tes réponses. Cela ne te permettra pas de me contacter, mais ne t’inquiète pas. Lorsque tu voudras me parler, tant que tu seras à Sparte, je le saurai. »

Un nouveau portail s'ouvrit derrière Coeos, cette fois conduisant dans les quartiers des professeurs à Sparte, dans sa nouvelle demeure plus précisément.

« A notre prochaine rencontre. "Partenaire". Héhéhé... Hyahhahhahhahhaaaaaaaaa ! »

Et dans une spirale de serpent éthérés, l'hote de la Discorde disparu pour se rendre à son prochain rendez-vous.

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MessageSujet: Re: L'instant où le temps n'est plus.   Jeu 7 Sep - 12:22

Au moins dans tout ceci, je savais que j'allais enfin mettre un terme à toute cette mascarade. Non seulement j'allais obtenir un moyen de pouvoir être d'une certaine façon imperceptible, mais aussi de pouvoir m'approcher de ceux que je désirais pouvoir parler. Par contre ma discrétion allait être mise à l'épreuve, chose dont je me serais bien passé mais force est de constater que je n'avais guère le choix.

J'avais fort à faire, quitte à... Prendre quelques mesures ici et là pour m'assurer de ne pas prendre de risques supplémentaires. Mes pensées se tournaient vers Artémis et Apollon en espérant qu'ils ne leur arrivent rien. La chaire de ma chaire m'était inestimable, et c'est pour ça que de les imaginer se faire blesser par mes frères et soeurs me peinaient. Je voulais m'assurer qu'ils soient sains et saufs... Même si je sais que je ne peux pas simplement me présenter à eux.

Je serais incapable de leur faire du mal, ma chère et tendre Leto ne me pardonnerait jamais de lever la main sur mes petits-enfants. Au moins les voir me suffirait à me satisfaire dans un premier temps et qui sait, peut-être que j'aurais un moyen d'ouvrir une conversation.

Me saisissant de la note en silence, je continue de fixer cet homme qui ne cesse de me laisser perplexe, quelque chose m'échappait purement et simplement. A chaque fois que je sentais mettre la main sur quelque chose, ça se faufilait pour disparaître.


-Très bien...

Ne jamais utiliser le Keraunos devant des témoins ? Je ne comptais pas m'en servir combien même je suis repoussé dans mes derniers retranchements. Son usage ne sera destiné qu'à une chose : la destruction pure et dure du destin, il n'en restera rien une fois que le Keraunos déversera sa pleine puissance. Je pourrais même y trouver une forme de plaisir ou de satisfaction à enfin l'employer par ma propre volonté.

Prenant la broche que je gardais dans le creux de ma main, je continuais à simplement assembler les pièces dans ma tête pour voir quel était mon champ d'action dans cette cité ainsi que tout ce qui y était déjà en place.

Professeur d'histoire et tragédie Grecques hein ? Comme c'est ironique, mais ça ne me déplaisait pas en soi. L'ironie m'amusait malgré tout, comme quoi je n'étais pas encore dépourvu d'un certain sens de l'autodérision. Il me restait donc à aller voir cette fameuse Arwen mais avant, un souci d'apparence devait être corrigé avant d'aller me rendre à elle pour lui montrer la note.

Réfléchissant brièvement, je me dis finalement que je pouvais reprendre la forme de l'humain que j'avais choisie à l'origine. Mon dunamis ne trouvant aucun souci à modeler ma nouvelle forme physique en quelque chose d'un peu plus adapté à ma nouvelle condition.




La broche venant orner mon vêtement, je traversa alors le portail en me disant que j'allais devoir faire ce qu'il s'imposait pour au moins avoir le coeur net sur mes interrogations.

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