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 Celui qui revêt le manteau noir

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Minos
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MessageSujet: Celui qui revêt le manteau noir   Dim 4 Aoû - 23:12

Post d'introduction

Où étais-je à présent ? Autour de moi ne se voyaient qu’ombres, ne s’entendaient qu’échos lointain. Un endroit familier et pourtant totalement inconnu.

« Mais quel est cet endroit ? »

J’avais beau m’y etre rendu maintes et maintes fois lors de mes songes, je n’avais jamais entraperçus que des fantômes, que des spectres plaintifs.

« Il y a quelqu’un ? Répondez-moi ! »

J’errai alors dans cette lande désolée, seul parmi les corps sans vie que je devinais à mes pieds, des corps vaguement humain ayant apparemment subis des tortures inimaginables.

« Mon dieu… Qui a bien pu leur faire ça ? »

Le vent glacial balayant ces terres gelées ne m’apportait comme à son habitude que des plaintes lointaines, comme si le monde entier était alors en proie à la souffrance. J’aurai voulu les aider, leur porter secours, j’avais déjà tant essayé, tellement de fois je m’étais lancé à leur rencontre, allant jusqu’à perdre haleine, mais jamais je ne pus ne serait-ce qu’en rencontrer une, comme si elles s'éloignaient à mesure que je m'approchais.

« Toutes ces voix, tous ces cris… On dirait des âmes en peine. »

J’avais à présent renoncé. Je m’étais résigné à mon impuissance face à leur sort et tentait de comprendre pourquoi nuit après nuit, je venais en ces lieux, comme si quelque chose m’y attirait, ou m’y retenait.

« Ohé ! Quelqu’un ! »

Comme les autres fois, seul l’écho me répondit. Étais-je donc vraiment seul en ce lieu ? Y venais-je donc pour y creuser ma tombe ?

*Jour après jours, je frissonne à l’idée de revenir ici. Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi suis-je ici ?*

J’avais froid, si froid. Mon manteau et ma tunique ne suffisait pas à m’isoler de l’air ambiant. Un froid comme je n’en avais jamais imaginé hantait ces lieux, il y régnait en maitre avec l’obscurité, c’était comme si jamais la moindre chaleur n’y avait existée, comme si ce lieu était le plus éloigné de la lumière divine.

Ainsi, grelottant, bousculé par le blizzard et transit de froid par la glace environnante, j’errai encore sans savoir où me portaient mes pas. Combien de temps cette fois durerait mon errance ? Devrais-je m’allonger ici même et attendre ma libération ? Devrais-je renoncer à cela aussi ?

*Non.*

J’avais la certitude que quelque chose ici devait etre découvert. J’avais la certitude que quelque chose ici m’attirait jour après jour, nuit après nuit, et qu’elle ne me laisserait pas en paix tant que je ne l’aurais pas découvert.

« Ohé ! Quelqu’un ! Répondez-moi ! »

Je crus alors entendre quelque chose. Quelque chose de nouveau. Quelque chose qui n’était ni les plaintes environnantes, ni les hurlements du vent chargé de neige, on aurait dit…

« Un chant ? Quelqu’un chante dans cette tempête ?! »

Avais-je rêvé ? Avais-je tout imaginé ? Je ne l’entendais plus. J’avais beau tendre l’oreille je n’entendais aucun chant.

« Ohé ! S’il y a quelqu’un répondez ! »

Aucunes réponses, aucun chant, seulement les plaintes et le hurlement du vent.

« C’est pas vrai ! »

Me laissant tomber à genoux, je frappai  alors violemment la glace se trouvant sous mes pieds dans un excès de colère que je devais très bientôt regretter.

Y avais-je mis trop de puissance ? Y avais-je mis trop de cosmos ? Sans doute. La glace explosa à cet impact et alla se fissurer tout autour de moi sur plusieurs dizaines de mètre. J’étais apparemment sur un lac ou un fleuve gelé dont je venais de briser le couvercle.

Je n’allais pas attendre de savoir si oui ou non la glace supporterait mon poids. Je devais quitter cet endroit. Et vite.

Bondissant alors de toute mes forces en canalisant mon pouvoir dans mes jambes, je réalisais alors un bond vertigineux me propulsant à plusieurs dizaine de mètre de mon point de départ et contemplait encore à l’occasion l’immensité sans fin de ce désert de glace que j’avais déjà tant parcouru.

Et c’est là, au sommet de ce bond fantastique, que je l’entendis à nouveau.

« Cette voix, c’est elle ! »

Le chant, j’entendais de nouveau le chant ! Cette voix de femme m’appelait vers elle. C’était la première fois que je l’entendais et pourtant il me semblait déjà la connaitre, comme si sa voix éveillait en moi quelques réminiscences inexplicables. Inexplicables comme beaucoup d’autre chose me concernant.

« Non ! »

Trop concentré sur mes recherches de l’origine de cette voix envoutante, j’en avais totalement oublié mon atterrissage imminent, qui cette fois allait se dérouler sur une mer de glace fissurée laissant apparaitre des eaux noires comme de l’encre.

Je ne pouvais plus dévier ma trajectoire, je ne pouvais que me préparer à l’immersion dans les eaux glacées, probablement assez profondes pour m’accueillir sans heurte.

L’impact fut encore plus rude que je l’aurai imaginé de premier abords, certes l’eau était glaciale, mais ce froid-là, comme celui qui régnait en surface, ne semblait pas s’en prendre seulement au corps. En ces eaux je sentais mes forces me quitter et ma volonté défaillir.

Si froid… J’avais si froid…

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

J’ouvris alors les yeux, mettant un terme à ce songe mystérieux comme à tous les autres avant lui. Les landes de glaces sans fin disparurent comme un mauvais rêve et je me retrouvais adossé au mur contre lequel je m’étais assoupi.

Le soleil disparaissait à l’horizon et avec lui disparaissait mes craintes. Peu d’apprentis aimaient rester éveillés la nuit et encore moins avaient le droit de sortir des dortoirs une fois le couvre-feu instauré.

*Dieu qu’il est difficile de rester éveillé en plein jour.*

Le soleil, la lumière, tout ce que j’insupportais. Etait-ce à cause de ma nature ou à cause de mon amour de la lune ? Cette lune que parfois je voyais se teindre d’ambre et de pourpre ?

« Hurmph… »

M’étirant alors dans un soupir, je me relevais et inspectait les environs à la recherche de personnes ayant assistés à l’une de mes "siestes" comme je les avais appelées.

*Personne apparemment, parfait.*

Il faut dire que le rayon consacré aux arts sombres n’avait jamais eu beaucoup de visiteur. Tant de gens craignaient instinctivement le contenu de ces ouvrages parfois interdit au grand public que très rares étaient ceux à oser s’en approcher, comme s’ils auraient pu y contracter une maladie ou s’y faire mal.

*Imbéciles ignorants.*

Parfois j’en venais à tous les maudire pour leur normalité, pour leur entente cordiale aux relents d’hypocrisie, tous autant qu’ils étaient. Formateur, apprentis, préfets, même le corps administratif n’était pour moi qu’un ramassis d’idiot se voilant les yeux sur un avenir inéluctable.

*Je ferai mieux de partir d’ici et d’aller retrouver les autres.*

Sans aucun doute cela serai socialement plus acceptable que de m’isoler encore toute une journée comme j’aimais le faire à l’occasion.

Me dirigeant vers la table de lecture où j’avais laissé mon manteau de préfet, je lustrais encore une fois la petite broche d’argent représentant l’emblème de la maison noire et faisant de moi son préfet avant de me diriger vers la sortie de la bibliothèque, mon manteau à la main.

« Au revoir madame. »

La bibliothécaire me sourit, un sourire faux comme tous les autres. Elle ne m’avait jamais apprécié, ce qui devait être un comble vu que je venais très régulièrement en ces lieux pour m’isoler et rechercher un peu de calme.

Plus que quelques pas, et alors je pourrais dire adieu à mon confort, à mon petit nid douillet fait de solitude et de paix. Le monde m’attendait dehors et bien malgré moi, j’en faisais partie.

Je poussai alors la porte donnant sur la création, et m’y engouffra, pensant encore à cette voix si envoûtante que j’avais entendu en rêve.

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