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 Réunion et conseil au milieu des Ruines [Pour tous ceux présents à Sparte ^^]

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Athéna
Déesse de la Guerre et de la Sagesse
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MessageSujet: Réunion et conseil au milieu des Ruines [Pour tous ceux présents à Sparte ^^]   Lun 29 Juin - 20:04

Je reviens d'ici après l'intervention de belle-maman

[Tssssssssss : fidèle à toi-même, belle-maman. Enfin, un grand merci pour ton intervention. Papounet sera fier de toi et de ton courage Very Happy ]

Hadès parlant de pitié !!! Ce combat était, décidément, plein de surprises dont celle-ci était l'une des plus délectables. De quoi faire sursauter les plus blasés parmi les dieux et les hommes. Au fond, Shun aurait laissé une petite trace de sa sensibilité en lui. Question à creuser s'il en était. Une idée qui me plaisait. Imaginer Hadès en longue toge rose possédait une de ces forces comiques. De quoi lui enlever une part non négligeable de son image de noirceur. Chose qui ne le rendait au fond que plus redoutable. En effet, qui en contemplant le saint en cloth rose, efféminé jusqu'au bout des orteils, dégageant une candeur confinant à la mièvrerie pourrait se douter du potentiel destructeur sommeillant en lui.

Un excellent effet douche froide pour me ramener à la réalité et au monstre assoiffé de sang et d'ichor que j'affrontais.

- Non détrompe-toi, c'est pour sauver l'humanité que je combats. Pour délivrer tous ces malheureux du sort que tu leur réserves dans l'Outre-Monde en te vainquant d'une façon que tu ne peux comprendre. Ce que tu as fait sera le premier pas menant à ta perte, ta chute prochaine. Celle qui verra l'avènement de nouveaux Enfers. D'autres terres débarrassées de ta folie tyrannique et la libération de tous ces malheureux qui regagneront ce que tu leur as volés. C'est ainsi que les sauverai. Ainsi, en leur rendant ce que tu leur as bassement volé.

Et soutenant son regard, je ne faiblissais pas. Tout mon pouvoir dirigé autant contre lui que contre son armée fraîchement acquise repoussait plus qu'il ne le pensait l'échéance. Gagner du temps, j'avais décidé de faire cela en toute connaissance de cause. Sparte était la cible désignée d'Hadès qui y voyait là une insulte à son orgueil divin mais il était loin d'avoir compris...

- Non, détrompe-toi. Tu ne fais que t'abuser toi-même. Pégase est aussi immortel que l'ichor coulant entre mes veines. Ce fluide qui lui a donné la force de combattre. Ce sont mes offrandes qui ont permis à Pégase de réaliser l'impossible.

Et il n'est pas le seul !!! Pas le seul, ignorant que tu es !!! Les saints seront toujours l'idéal que pureté, de vaillance et de puissance que les spectres ne seront jamais. Autant comparer des étoiles brillantes de force et de bonté à des vers grouillant sous terre. Les spectres n'ont plus rien d'humains, plus rien et quand bien même auraient-ils possédé une âme noble et pure, ta seule présence a suffi à les plonger dans la pire des fanges. Tu détruis ce que tu ne peux avoir. Tu corromps, tu salis tout ce qui fait la beauté de ce monde. Que m'importe ce que tu penses de moi. Ta bave ne m'atteint pas plus que la soit-disant mienne ne te souille mais moi au moins, je ne suis pas piquée au vif et prise d'accès de violence furieuses comme tu l'es. Comme tu seras sans doute à jamais.


La suite fut du même tonneau, histoire de faire plaisir à mon frère Dionysos avant qu'enfin les mots et surtout le nom ne franchissent ses lèvres. Sa certitude de vaincre l'avait mené à parler de trop, bien trop.

- Ainsi, tu avoues. J'appelle tous les vivants et tous les témoins encore sous la protection et celle de la puissante reine Héra à retenir la trahison d'Hadès. Ma main est maintenant celle de la Justice s'élevant contre le pire des traîtres ne demandant qu'à mettre à terre Zeus et sa glorieuse épouse. Que tous entendent ma parole et la portent aussi bien que les roseaux avaient trahi le secret de Midas.

Un âne, tu n'es qu'un âne criant trop tôt victoire, mon cher oncle. J'ai la preuve absolue que tu ne pourras nier. Trop de personnes t'ont entendu pour que tu puisses plaider l'innocence ou oser m'accuser de faux. L'Aéropage ne tardera pas à se rassembler pour toi comme il l'a fait pour ton larbin de marchant de sable. Encore un de tes esclaves qui ne demande qu'à t'abandonner à ta folie. Entre toi et Hypnos, Sparte a fait son choix !!!

C'est lui, c'est Hypnos le vrai roi !!!


M'avait-il entendue ? J'en doutais tant la fureur du combat grandissait, encore et encore, enflant tout comme la noirceur de ces volutes d'énergies pures et cruelles dont il s'apprêtait à me frapper. Et me préparant à réagir comme je le devais pour tenir encore et encore, aussi longtemps que mes forces me le permettraient, je ne pus que marquer ma surprise lorsqu'une explosion de cosmos se fit ressentir, heurtant de plein fouet l'attaque qui m'était destinée. Un geste qui m'avait sauvée. Je ne pouvais que le reconnaître tout comme celle qui en était à l'origine. Grande, fière, puissante, elle était celle que père avait prise pour reine et qui, malgré toute la haine dont elle avait si généreusement abreuvée les enfants illégitimes nés des errances passagères de Zeus, venait de me sauver la vie.

- Héra !!! Reine des dieux, je regrette de vous retrouver en de telles circonstances et ne puis que vous remercier de cette intervention qui me sauve autant que vous.

Et essuyant le venin de ma chère belle-maman qui n'était que miel en regard de ce que je venais d'entendre depuis le combat, je répondis étrangement calme, pansant comme je le pouvais les plaies que j'avais reçues tout en enlevant mon casque par signe de respect. J'étais couverte d'ichor et blessée mais je comptais bien révéler à ma tante ce que Hadès avait laissé s'échapper.

- Je n'ai pas eu d'autre choix, grande reine. Hadès allait raser Sparte que je sois là ou non. De par ce combat, je donnais à mes sœurs le temps de vous prévenir et de prévenir Zeus. Il fallait empêcher Hadès de mettre à mort l'ensemble des habitants de cette cité. Pour tous les malheureux que votre pouvoir a sauvés des effets monstrueux des pouvoirs de mon oncle qui aspire plus que tout à devenir votre futur meurtrier autant que celui de Zeus, notre grand roi, je vous remercie.

Il me fallait mettre mon orgueil de côté et laisser Héra parader avec son paon. Puis, elle n'avait pas le verbe aussi agressif et violent que mon cher oncle. Un instant s'écoula soudain avant que les planètes ne reprennent leurs mouvements normaux. L'éclipse venait d'être rompue, signe entre les signes. Zeus roi des dieux ne tarderait plus à venir. Pour mon oncle, le temps de rendre des comptes venait de sonner.

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Hadès
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MessageSujet: Re: Réunion et conseil au milieu des Ruines [Pour tous ceux présents à Sparte ^^]   Mar 30 Juin - 19:21

Arrow Pareillement que l'éternelle sauvée

Qu’il était doux de percer enfin ce mur odieux de bonté et de naïveté quasi criminelle.

Les masques étaient enfin tombés, les fils de la marionnette étaient devenus visibles, tout comme les mains de son manipulateur.

Le plus ironique, c’était le dernier cadeau qu’Athéna m’avait offert. Plus puissant que la joie de pouvoir enfin détacher sa tête impertinente de ses épaules, plus vif que la vision de sa chute autant physique que moral. L’ultime vision de la déesse blanche revenant vite vers notre niveau à tous.

« Hahahahahahaha ! Sauver l’humanité ? Tu ne trompes plus personne désormais Athéna. Tes actes eux ne mentent pas, et tes illusions ne démontrent que ta stupidité. Tu n’as jamais sauvé qui que ce soit. Tu n’as jamais fait que reporter le jugement dernier. Grace à toi, mon royaume s’emplis jour après jour de toujours plus d’âmes pécheresses. Tu ne sauves rien, absolument rien. Et même oser le prétendre est une mauvaise blague. »

La voilà qui désormais fabulait totalement, prétendant pouvoir rendre la liberté voir la vie à ceux qui avaient déjà péris. Mais pour qui se prenait-elle à la fin ? Se croyait-elle donc dans un dessin animé ? Dans un de ces contes de fées pour humain à la morale aussi niaise que manichéenne ? De plus croyait-elle vraiment pouvoir me vaincre ? Remanier les enfers ? Remanier la Loi Divine ? Les concepts de Bien et de Mal n’étaient pas de moi, ils existaient bien avant ma naissance, et perdureraient même si je venais à disparaitre.

« Pégase n’est en rien immortel pauvre folle. Il n’a que le luxe de s’éveiller périodiquement au 8eme sens, ce qui le libère de mon emprise, mais en cette époque, il n’a pas eu cette… Chance, et son âme est désormais hors de ta portée, à jamais. Comprends-tu cela ? Arrives-tu à le saisir au travers de ton crane épais ? Tu n’es plus rien ! Pégase ne te sauvera pas cette fois ! Le seul à avoir jamais été capable de me blesser parmi tes fidèles ne répétera pas son miracle en cet âge ! Mon temps est venu ! Cette époque est entièrement mienne ! Tout le siècle ! Oseras-tu le nier ? »

Le flot d’âmes et de ténèbres que j’avais accumulé tout en parlant achevait déjà de réduire en poussière l’injurieuse hérésie qui avait été commise ici, tandis que visiblement sans accuser le coup de ma précédente attaque, ni se départir de cette assurance qui je devais le reconnaitre, me manquerait une fois Athéna disparue, la prétendue Sagesse incarnée continuait son babillage aussi faux qu’insipide.

« Les saints ? Quel nom pompeux que celui-ci en vérité. Ils ne sont rien, eux non plus. En fait, ils sont même pires que mes spectres, car mes esclaves ne cachent pas leur vices derrière des masques de valeur ou d’éthique, ils se savent vils, infâmes, mauvais, et l’acceptent avec résignation, car ils sont ainsi fait, depuis leur naissance. Mais tes chevaliers... Eux seuls connaissent la trahison, eux seuls demeurent incapables de faire la différence entre toi et une idole, eux seuls se sont presque auto-anéantis.

Tu me blâmes pour tout le mal de cette Terre ? Tu me rends responsable de la souillure gangrenant la création ? Mais c’est me prêter des pouvoirs bien au-delà de ceux que je possède. L’âme humaine fait ses choix seule, sans l’aide de personne. Je n’ai pas, et n’ai jamais eu le pouvoir de corrompre ou de souiller. L’Homme le fait tout seul, mais alors il m’appartient, à jamais ! Oses plonger tes yeux dans l’abime et me dire le contraire ! L’Homme est un virus, le cancer de cette planète ! Et moi, je suis l’antidote !

Quelle infamie, quelle trahison, quelle épouvantable torture l’Homme devra-t-il donc encore accomplir pour que tu cesses ainsi de le défendre envers et contre tout ? Crois-tu vraiment qu’une poignée d’être valeureux suffit à racheter les péchés des innombrables damnés peuplant mon empire ? As-tu la moindre idée du flot sans fin qui chaque jour, chaque minute, chaque seconde défile en mon domaine ? J’ai beau avoir passé ma vie dans l’obscurité, j’ai des yeux mille fois plus perçant que les tiens, et tu as beau vivre à la lumière, tu es aveugle.
»


Les mots s’enchainaient les uns à la suite des autres, mais en vérité, tout ceci n’était guère bien différent de l’éternel dispute nous opposant l’un à l’autre depuis les temps mythologiques. Ceci aurait pu être un énième dialogue de sourd, mais en ce jour, il y a avait un élément nouveau. La pure avait cessé de pleurer les siens, la Blanche s’était souillée elle-même. Désormais, aux yeux de tous, elle ne pourrait dissimuler ni ses actes, ni la misère de ses illusions.

« Ooooooooooooh ? Point en colère dis-tu ? Cela serait trop indigne de toi j’imagine ? Toi plus vaniteuse encore que la reine des dieux elle-même… Cet air hautain, ce regard insolent, ce mépris à peine voilé… Pauvre petite chose. Ta fin est venue ! »

Implacable et imparable, mon arcane frappa, déchirant espace et matière comme seule l’ultime puissance des dieux en était capable. Athéna pouvait bien crier, il n’y avait désormais même plus d’air pour porter sa voix pathétique, seul le néant et le silence demeuraient à présent à nos côtés.

La victoire semblait-il était acquise, au fond, elle était mon lot depuis la naissance.

A la différence d’Athéna, je ne visais pas une éternelle reconduite d’un conflit qui ne s’achèverait qu’avec l’emprisonnement de l’un de nous. Je visais sa chute, éternelle et sans appel, dans les profondeurs abyssales du Tartare.

Mais alors que je savourais cette fin qui trop longtemps m’avait échappée, je réalisais qu’encore une fois, le destin s’était joué de moi.

« Non ! Non, non, non, non ! »

Héra ! La maudite !

« Pourquoi !? Pourquoi sauves-tu la plus grande injure faite à ton existence ?! Pourquoi sauver celle qui tant de fois t’as dépouillé de ton honneur et de tes prérogatives !? Pourquoi me faire obstacle quand tu ne rêves toi aussi que de la voir morte et couverte de chaines ?! »

C’était si injuste qu’en cet instant, j’aurai pu en verser des larmes, s’il me restait des larmes à verser. Après Pégase, c’était au tour d’Héra elle-même de venir jouer les boucliers humains pour une batârde qui devait lui être aussi insupportable qu’à moi.

« Tu es tombé bien bas. Si bas que jamais tu ne te relèveras. Tu n’es pas MA reine, tu n’es même plus ma sœur, tu n’es plus qu’un obstacle entre moi et ma cible ! »

Héra voulait donc à son tour m’interdire ma vengeance, elle trop lâche pour oser suivre ce que son cœur désirait plus que tout. Et bien tant pis pour elle. Elle avait beau tenter de le dissimuler, je savais qu’elle avait pris mon attaque de plein fouet.

« De plus, tu sembles avoir oublié une chose, j’ai toujours été plus puissant que toi, toi qui te distingue seulement des autres dieux peuplant les sommets de l’Olympe par cette couronne de pacotille que tu brandis toujours bien haut ! Toi qui n’as pour t’enorgueillir que les miettes tombant de la table de Zeus. Toi qui n’as pour mérite que d’être l’épouse d’un mari plus infidèle que le plus libidineux des lapins courant les champs terrestres ! Toi à qui l'Homme a préféré la Sagesse et l'Amour ! »

Un vrai monarque n’avait pas besoin de sans cesse rappeler aux autres qui il était, un vrai monarque n’avait pas besoin de sceptre ou de couronne pour se faire obéir de ses sujets. On était un roi par ses mots, autant que par ses actes.

« Tu mourras donc toi aussi ! Je vous enterrerais toutes deux dans les abysses ! »

Deux pour le prix d’une, il semblerait que ce soit mon jour de chance !

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Héra
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MessageSujet: Re: Réunion et conseil au milieu des Ruines [Pour tous ceux présents à Sparte ^^]   Jeu 2 Juil - 20:03

Pareil que les deux agités

L'odeur nauséabonde de l'ichor mêlé à la poussière du combat était à elle seule une agression au bon goût. Furieuse d'avoir perdu de mon précieux fluide pour sauver la cité et ses habitants dont ma précieuse Arwen de la folie d'Hadès, je restais pourtant très calme. Cultiver les apparences pour les autres était aussi un de mes dons. Seul un dieu pouvait me faire perdre cette dignité qui était celle que j'affichais face aux deux fous et cet être n'était autre que Zeus. Lui seul pouvait me faire sortir de mes gonds et révéler le plus mauvais visage de moi. Du moins pour ceux qui n'avait jamais connu la cruauté de la trahison. J'aimais mon frère. Malgré tout ce que de mauvaise langue disait, j'avais épousé le seigneur de l'Olympe par amour et non par ambition et c'était ce même amour qui me faisait tant souffrir.

Aphrodite...

La maudite qui avait ensorcelé Zeus pour perturber la parfaite harmonie de notre union. De ses pouvoirs, elle avait accompli tout le mal qu'elle avait pu sans briser notre union. Non, elle en était incapable malgré tous ses pouvoirs. Enfin, le soleil reparut. Le grand Zeus annonçait ainsi son intervention imminente et seule la folie furieuse d'Hadès pouvait encore lui permettre de se leurrer comme il le faisait. Nimbée de la lumière renaissante, j'écoutais tour à tour les dires de la Sagesse et ceux du Maître du monde Souterrain. Tout en eux était opposé, le phrasé tout en nuance d'une Athéna piquée mais désireuse de sauver la situation et l'abattage hargneux de mon cher frère. Tuer Athéna, encore et encore, c'était plus qu'une obsession, une idée fixe comme le but de toute une éternité. Plus je le regardais, plus je sentais la haine, la noirceur, le désir infini de meurtre, de pouvoir émaner de lui.

Un temps s'écoula encore avant que je ne fasse apparaître un autre oiseau dans lequel j'insufflais un message avant de l'envoyer à destination de l'Olympe, protégé par mon cosmos royal.

" Il suffit, Hadès. Tu n'es que le maudit parmi l'ensemble de la fratrie. Toutes tes paroles jusqu'au fait de croire que je suis aussi désireuse que toi de faire disparaître Athéna ou je ne sais encore quelle incongruité digne du pire des cerveaux ravagés, ne sont que le reflet de ta folie et de la bêtise qui est la tienne. Tu ne sais quel est mon pouvoir, ce que je suis, ce que je fais et défais. Et je gage qu'un jour, tu regretteras amèrement tes paroles.

Maintenant, la coupe est pleine et je t'enjoins d'implorer notre pardon, à genoux, plutôt que de creuser encore et encore davantage ta tombe. Zeus sera bientôt là et s'il est une chose que tu ne peux ignorer ce qu'il est aussi impitoyable et inflexible que tu peux l'être mais uniquement pour rendre la justice et remettre à leur place ceux qui osent s'en prendre à lui ou aux siens. Et toi, toi, tu viens de frapper celle qu'il a choisie comme épouse en tentant de t'en prendre à une enfant. "


Ouvrant alors les bras, je me dressais toujours face à lui, cachant la petite déesse dans mon ombre.

" Quant à ton méprisable défi envers ta seule et unique souveraine, je pense qu'il est inutile de te rappeler une chose essentielle : une reine ne s'abaisse pas à combattre un manant indigne de son rang. Tu n'es rien même pas un dieu de l'Olympe et les paroles d'Athéna en font que confirmer une chose, tu n'es qu'un médiocre rêvant de prendre le pouvoir de son frère comme tant d'autres avant lui et comme tous tes prédécesseurs, tu hurleras ton malheur aux rares êtres encore capables de t'entendre une fois que l'Olympe t'aura jugé. "

De part ces mots, je refusais le combat. Il était temps de calmer cet infernal frère mais il restait encore le cas de la déesse Athéna et des autres habitants encore en vie.

J'accepte ton hommage, Athéna. Pour le reste, je n'ai fait que ce que toute reine digne de ce nom fait en empêchant un mauvais sujet de nuire. Poursuis donc dans la voie que tu as choisie en soignant tous ceux qui ont bénéficié de mon incomparable rayonnement.

Et ne perdant pas un instant Hadès de vue, je tournais tous mes pouvoirs vers le ciel et l'arrivée imminente de mon royal époux.

[HRP :l'oiseau de Héra vole vers l'Olympe, droit vers un temple précis Twisted Evil ]

Citation :
Héra refuse le défi. J'ai fait arrêter la bataille, cela devait pourtant être clair Rolling Eyes

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Clio
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MessageSujet: Re: Réunion et conseil au milieu des Ruines [Pour tous ceux présents à Sparte ^^]   Sam 4 Juil - 13:17

Viens d'ici

-Apollon non revient ! 

Trop tard, son imbécile de frère était reparti dans l'intention manifeste de se mêler du combat entre les deux ennemis éternels qu'étaient leur demi-soeur et leur oncle. Artémis décida de rentrer en Olympe pour avertir Zeus. Clio quant à elle devait rejoindre Héra pour la prévenir de la situation.

"Entendu Artémis." Répondit-elle par télépathie.


En courant vers l'endroit où se trouvait Héra, Clio songea que son oiseau devait être arrivé depuis longtemps jusqu'au temple de Zeus et que son père et son frère était maintenant au courant de son retour Dans le cas contraire, Artémis s'en chargerait. La jeune muse était restée à l'écart du combat, sachant bien qu'elle serait totalement inutile et risquait fort de gêner Athéna. Elle s'adressa aux personnes autour d'elle qui paraissaient effrayées.


-S'il vous plait, restez à l'écart et dites à tout le monde d'aller vers les portes au cas où.

Elle ne se faisait pas trop d'illusion, cette précaution n'épargnerait peut-être que quelques vies et la maigre protection qu'elle pourrait accorder ne servirait à rien face aux puissances combinées d'Athéna et d'Hadès. Son seul espoir était que Zeus vienne au plus vite, ou qu'Héra agisse.


"Héra, elle est avec les saintes. Et Apollon..."

Apollon avait lui aussi été avec les Saintes d'Athéna mais avait disparu à son tour. Au moins, il ne s'était pas joint au combat  mais nul ne saurait dire ce qu'il préparait... Les Ténèbres avaient commencés à envahir Sparte, et la jeune Muse avait commencé à craindre le pire pour la cité. A ce rythme, les habitants n'auraient même pas le temps de fuir. 

"N'y a-t-il pas un dieu qui se soucie du devenir de Sparte ! Sont-ils tous aveuglés par leur orgueil ? "

L'espoir revint soudain par l'intervention de la déesse du Mariage qui stoppa net les ténèbres qui menaçaient d'engloutir la ville et tout ce qui se trouvait à l'intérieur. La petite Muse soupira intérieurement, bénissant la reine des dieux de sa présence ici. Il semblerait que malgré son sale caractère, elle soit capable de prendre les pauvres mortels en pitié... A moins que ne soit une manière de briller aux yeux de son époux en sauvant sa fille préférée.

"C'est vrai que père Zeus l'a trompé un bon nombre de fois... Je me demande si elle nous tient encore rancune après tous ces siècles ? "

C'est la question qu'elle se posait tandis qu'elle se dirigeait vers les deux belligérants elle arriva à temps pour entendre les hurlements enragés d'Hadès qui renia sa propre sœur avant de lui lancer à un défi à elle et Athéna. Le seigneur des Enfers était-il devenu complètement fou par un trop plein d'orgueil ? Ou est-ce sa colère qui l'a rendu complètement fou ?

"Quel pitié... Les Titans doivent bien rire en nous voyant nous entredéchirer. Et s'ils nous voient, ils sauront comment nous séparer..."

Athéna savait qui elle était vraiment, et elle allait bien devoir se dévoiler à Héra malgré toute l'antipathie qu'elle pouvait avoir envers les enfants bâtards de Zeus. Ne restait qu'à savoir quoi faire face à ce fou d'Hadès. Elle prit la décision de rester à l'écart et de ne pas se montrer à Hadès pour le moment. Se contentant d'envoyer un message télépathique à Athéna.

"Athéna, père arrive. Artémis est partie le chercher et m'a demandé de rejoindre Héra pour le moment. Je vais me tenir loin d'Hadès pour le moment, mais s'il le faut j'interviendrais pour l'empêcher de faire du mal aux habitants de Sparte."


Quitte à dévoiler sa véritable identité car ça la contraindrait à faire des choses que de simples nymphes ne seraient normalement pas capable de faire. Mais la cité chérie de sa soeur Thalie était bien plus importante que sa couverture.

"Héra, ma reine, c'est moi Clio. Notre roi ne tardera plus à présent, Artémis l'a sans doute prévenu du combat. Pardonne moi de ne pas me dévoiler maintenant, mais personne à Sparte n'est au courant de ma présence ici hormis Athéna. Je n'hésiterais pas à intervenir si le seigneur des Enfers décide une nouvelle fois de faire du mal à cette cité. Je me tiens également à votre disposition et vous obéirais si vous avez une tâche à me confier."


Clio avait bien entendu pris soin ne pas rappeler à Héra qu'elle était le fruit d'une des innombrables infidélités de Zeus, même si la déesse devait bien s'en souvenir. Peut-être le tact dont elle venait de faire preuve amoindrirait quelque peu le venin que la déesse risquait de lui envoyer.
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Apollon
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MessageSujet: Re: Réunion et conseil au milieu des Ruines [Pour tous ceux présents à Sparte ^^]   Lun 6 Juil - 12:26





Tout acte a une signification plus ou moins profonde et tout être est manipulable, qu’il soit divin ou humain. Et, maintenant que j’ai, enfin, obtenu mon corps originel et mes véritables pouvoirs, je n’ai plus aucune hésitation à avoir, ni plus aucun doute. Il est enfin temps que ma loi s’applique à l’Olympe et aux existences éphémères de ce monde. Mes désirs… Mes objectifs… Mes buts… Rien ne sera plus un idéalisme mais bel et bien une réalité. Que le monde tremble… Que les Dieux et les Déesses s’interrogent… Dans tous les cas, c’est la fin des Titans et la conclusion finale aux Hérétiques de la Raison. Car, maintenant, et à jamais, il fallait craindre le retour au premier plan de celui qui ne reculait devant rien pour accomplir sa justice. N’avoir que très peu d’attache – celles-ci engendrant forcément une Némésis d’une ampleur insoupçonnable – Ne considérer des actions qu’avec une intelligence froide et distante, n’apporter qu’une vérité glaciale aux yeux des Sourds qui ne veulent pas l’entendre par la faute d’une complaisance bien arrangeante… Et attendre le bon moment pour anéantir une somme de petites lumières afin d’éteindre le brasier qui les illumine... Mon aura divine s’annonce enfin dans Sparte à mesure que je réapparais en cette cité humaine.  Et des têtes vont tomber : si ce n’est pas aujourd’hui, ce sera demain. Ou après-demain. Ou dans quelques jours, voire dans une année ou dans un siècle, à moins que cela soit dans une décennie ou après un long millénaire.  Et, personne ne pourra m’empêcher d’ôter cette satisfaction de m’acharner sur des Êtres Inférieurs et des Divinités au Rabais. Et pourquoi ? Car, après tout, je suis dans mon bon droit. Parce que j’ai donné volontairement un bâton pour me faire battre en offrant un choix censé à deux divinités dont l’esprit étriqué, rongé par la colère auront apporté, finalement, la chute de leur propre destin. Athéna paiera pour n’avoir pas voulu concéder à ma volonté. Hadès connaîtra un sort bien pire que la mort pour avoir attenté à mon âme divine par des  paroles et gestes inconsidérés, dénotant bien son infâme stupidité.


Je m’avançais vers les trois divinités en présence. À mesure que j’avançais vers eux, l’absence d’émotion, se lisant dans mes yeux, était un gouffre sans fond qui se posait sur Athéna, Hadès et Héra. Sans faire attention aux autres, je tournais la tête de gauche à droite, pour observer cette Cité, du moins ce qui pouvait en rester, avec un profond détachement. Mes longs cheveux rouges virevoltaient par la grâce d’un vent apaisant alors que je me dirigeais, en premier lieu vers Clio. Pour le moment, et en cet instant précis, rien ne semblait exister en dehors de ce regard posé sur cette être que je chérissais. Oh certes, elle n’atteindrait jamais l’amour inconditionnel que je porte à ma Sœur Jumelle. Mais, au même titre que chacune de mes Muses, j’éprouvais un certain attachement à Clio. Je caressais silencieusement ses cheveux bleus puis son visage avec douceur et attention. Puis, je lui envoyais une parole réconfortante que celle pouvait entendre.



Il ne fallait guère t’émouvoir ainsi ma Petite Muse. Tout était prémédité dès le départ et je n’avais guère à craindre de quoique ce soit tant que ma véritable existence n’était point révélé.  Maintenant, tu chanteras pour et avec moi. Tu profiteras, avec moi, des grands instants de bonheur que tu as toujours souhaité : ta vie ne sera plus que sérénité et émerveillement ma petite Clio…




Je déposais un chaste baiser sur le front de la Muse en regardant très attentivement chacune des trois divinités ici présentes, n’émettant rien comme signification. Libre à eux de chercher une vérité qui ne sera rien de plus qu’un mensonge ou une réalité. Puis, je caressais une dernière fois les longs cheveux bleus de la Muse avant de me diriger vers celle qui était la Reine.

Héra, la Jalouse, était aussi la reine de l’Olympe. Elle dirigeait le monde avec notre Père mais je n’éprouvais aucun sentiment pour elle. D’ailleurs, un jour, elle paierait pour les affronts que ma Sœur et moi avons subis. Notre seul tort fut d’avoir été les Enfants de Létho. Malheureusement, pour elle, ses échecs sont un nectar bien plus délicieux que l’Ambroisie : elle a voulu attenté à notre existence, elle a échoué. Paradoxalement, elle sera l’instrument de sa propre déchéance. Le pardon ne lui sera offert que lorsque telle sera ma seule et unique volonté. Cependant, pour l’heure, elle demeure ma Reine, à ce titre, elle mérite une forme de reconnaissance toute relative : il n’y a que le respect dû à son rang qui compte. Silencieusement, sans n’émettre aucun mot, je me dresse en face d’elle et l’observe longuement dans les yeux avant de m’incliner courtoisement devant elle. Puis, je relève la tête placidement.




Votre Majesté…




Deux mots suffisent : inutile d’en dire plus à une Jalouse Maladive qui a persécuté tant d’être par la faute d’un amour inconditionnel et exclusif. Cet amas de sentimentalisme incongru apportera sa perte et je n’aurais rien à accomplir : cela s’est prouvé par le passé et cela se vérifiera dans le futur.  Nul besoin d’être prophète pour s’en assurer. Pourtant, son rôle est prépondérant puisqu’elle est notre reine et qu’elle est destinée à nous gouverner et à apporter, en ce monde, la stabilité nécessaire à la direction de ce monde que nous, Olympiens, gouvernons. Mais, un jour viendra…


Puis, je me dirigeais vers Athéna et Hadès. Cette fois-ci, il n’était plus question d’un Humain de bas étage renfermant mon esprit Divin mais bel et bien une divinité dans toute sa splendeur aux motivations bien obscurs malgré une apparente clarté. Penchant ma tête de droite à gauche légèrement, doucement, les observant longuement  dans les yeux, faisant naître volontairement une tension accrue,  une nouvelle fois, je posais mon regard sur cet environnement meurtrie par la volonté de deux bêtes enragées, les paroles de tout un chacun revenaient en mémoire. Des palabres révélant une innocence si stupide aux énoncés d’un Charlatan Répugnant, se mélangeant aux actes et ordres d’une Reine qui n’avait de titre que sa filiation. Il était si dommage que le bon sens ne l’emporte pas : l’évidence de notre devoir devait être l’essence de nos exigences.  D’abord Athéna…




Ton obsession de protéger ces existences éphémères est à un point tel que tu devrais remplacer Atlas pour supporter tout le poids du monde. Mais, n’oublie jamais qui tu es et pourquoi tu es ici : tu as beau être la Préférée du Roi, tu te berces toujours d’illusion en croyant incarner pleinement ce que tu ne représentes pas ou très peu finalement. Ceci est la vérité qu’aucun être de ce monde, divin ou humain, ne t’a énoncé. À moins que tu ne manques de sagesse et de discernement pour l’accepter pleinement.




La portée de mon accusation envers Athéna avait, désormais, bien plus de poids maintenant que j’étais éveillé en tant que véritable divinité. Je pouvais m’exprimer sans crainte de représailles car, à présent, j’étais en mesure de déployer toute ma puissance.



Jusqu’à présent, la sagesse, que tu revendiques si fièrement, n’a toujours atteint personne… Ou si peu d’ « Amas de Chair ».  D’ailleurs, qu’est-ce que le Sagesse pour toi ? Tu te prétends Déesse de la Guerre, tu ne vaux pas mieux que ce Chien de Guerre d’Arès. Tu te dis Bienveillante et réfléchie ? En vérité, tu ne trompes que toi-même. Et tu sais bien pourquoi n’est-ce pas ? Tu protèges les Cités mais, malgré cela, pour une cité sauvegardée, dix sont exterminées. Les Héros, dont tu sembles si fière, tu les défends et valorise au péril de ta vie à condition qu’ils soient en adéquation total avec tes propres valeurs. En vérité, Athéna, ton caprice a fait oublier ton rang et ton véritable devoir : les êtres humains naissent, vivent et meurent. Ils sont destinés à être remplacés par la suite selon un schéma bien établi. Parfois, quelques-uns surnagent mais, actuellement, constate par toi-même qu’il n’y a plus de héros que, nous Dieux de l’Olympe, avons pleinement reconnus comme dans les Anciens Temps.




J’avais encore tant à dire à son sujet mais j’aurais bien le temps de m’en expliquer davantage plus tard à son sujet. Car, je sentais le Roi – Mon Père – arrivé pour prononcer sa colère justifiée à l’encontre de Celui qui incarnait la bêtise divine dans toute sa splendeur à égalité avec un autre. Je détournais mon regard de la Fille de Zeus pour croiser celui de son Frère. Auparavant, j’avais du respect pour Hadès en tant qu’Oncle. À présent, par un seul geste et une parole foudroyante, il venait simplement de se mettre à dos une divinité qu’il valait mieux avoir de son côté plutôt que contre soi.  



Déjà, mes yeux prirent une teinte si rouge tandis que la prunelle de mes yeux ressemblèrent à une profonde mer de sang. Et, pourtant, si paradoxal cela soit-il, il n’y avait aucune animosité démonstrative.  Elle était contenue, bien emprisonnée, attendant d’être révélé au moment opportun, lorsque je le désirerais. Mon visage était fermé.



Quant à toi Hadès, Tu es tellement sot que tu ne m’as considéré que comme un « Troubadour ». Aurais-tu vraiment oublié de quoi suis-je vraiment capable ? Ta suffisance te perdra et tu seras dévoré bien plus rapidement par tes ambitions que tu ne le penses. Tu es pétri d’intentions si néfastes que la violence n’est plus qu’une solution pour toi. Nul besoin de lire en l’avenir pour garantir avec certitude et exactitude ta disparition totale et définitive car, après tout, et ce depuis les temps immémoriaux, on ne récolte que ce que l’on sème. Personne ne te protégera, les Existences Éphémères dont tu es si fiers, disparaîtront au gré du vent malgré le prétendu serment que tu leurs a promis. Et, si cela se trouve, je n’aurais qu’à observer ta déchéance, assis sur mon trône, avec un verre de nectar d’ambroisie dans ma main gauche…




Puis, à un moment, mes lèvres s’étirèrent en un mince sourire satisfait. Après tout, que faisais-je de mal sinon révéler tout haut ce que le Destin murmurait aux oreilles de Ceux et Celles ne veulent point entendre. La vérité est cruelle à entendre, elle agace les oreilles de Ceux et Celles qui se les bouchent pour ne pas les entendre volontairement. Mais, on n’échappe point à la réalité du passé, pas même moi… Excepté le fait que j’accepte et assume pleinement mes responsabilités. Il n’y a pas de dissimulation car je revendique fièrement être un Olympien qui porte haut et fort nos devoirs et nos obligations.



Mes paroles te semblent blasphématoires Hadès ? Tu es en colère contre moi ? Tu veux te battre contre moi ? Tu veux me tuer ou me mettre à terre pour prouver que tu as raison ? En vérité, plus tu auras ce genre d’attitude, plus tu te rabaisseras au rang d’un simple mécréant humain indigne de vivre. Ne pas avoir obtenu ce que tu convoitais par le passé a fait de toi une divinité  hostile, rancunière et privé de raison et d’intelligence. En vérité, si tu es devenu ainsi, tu ne peux t’en prendre qu’à toi-même car tout est de ta faute…




Je fermais les yeux puis ils reprirent une teinte normale. Je me dirigeais entre Clio et Héra. Je n’en avais pas du tout terminé avec ces Hérétiques. Mais il était temps de me taire car mon Père arrivait. Lui seul pouvait tempérer les ardeurs des Frénétiques et disposer de leurs destinées par la grâce d’un jugement claire, droit et responsable. Nul ne devait ignorer les paroles d’un Roi et d’une Reine. Cependant, avant de me taire, je lançais une dernière parole à l’encontre du Roi des Enfers et de la Déesse des Hommes.




Héra, notre Reine ici présente, a déclaré que ce combat était terminé et vous avez l’obligation de vous soumettre à sa parole car ses directives font force de loi. Le Roi va bientôt venir et parmi vous deux, un tremblera véritablement quand un autre se fera certainement réprimander comme il se doit… Finalement, si vous aviez accepté ma proposition de tout à l’heure, celle d’abandonner ce combat inutile, tout ceci ne serait jamais arrivé. Vos instincts courroucés ont pris le pas sur la Raison et l’Intelligence. Encore une fois, vous ne pouvez vous en prendre qu’à vous-même. Pour une fois que les Existences Éphémères ont produit une œuvre un peu plus digne qu’à l’accoutumé, je me vois dans l’obligation de réparer vos bêtises et de redonner la splendeur que cet endroit mérite…




Car il était bien dans mon intention de faire en sorte que plus aucun Olympien n’oublie qui sont nos véritables adversaires. Pour le moment, ce sont les Titans. Et, après, ce seront nous : c’est là que le véritable combat commencera. Je demeurais silencieux. J’attendais Zeus, mon Père. J’écouterais et observerais avec la plus grande des intentions son discours et ses actes.




ONZIÈME POST Very Happy


Dernière édition par Apollon le Dim 19 Juil - 16:58, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Réunion et conseil au milieu des Ruines [Pour tous ceux présents à Sparte ^^]   Lun 6 Juil - 20:16

Plus j'écoutais Hadès, plus j'avais l'impression d'entendre un disque tourner en boucle, encore et encore. De l'agacement à l’écœurement, il ne restait qu'un pas qui venait d'être franchi. Ce cher oncle était devenu plus que radoteur, obstiné par le seul but qu'il semblait avoir dans son éternité, prêt à tout lui sacrifier même celle qu'il avait enlevée pour en faire sa femme. Pauvre Coré, j'éprouvais de la pitié pour elle. Savoir qu'elle n'avait d'autre avenir qu'être divisée à jamais, une part d'elle-même sous la tutelle jalouse de sa mère et l'autre sous celle possessive et maladive de notre oncle. De quoi rendre démente n'importe quelle divinité. La libérer de ce sort serait une croisade qui en vaudrait la peine. S'il était une chose qu'Hadès ne mériterait jamais, c'était cet Amour qu'il méprisait tant.

Casque sous le bras, j'écoutais encore et encore ces paroles n'ayant plus de véritables saveurs. Rien, jamais, ne découlerait d'elles. Nos échanges n'était plus que dialogue de sourds et la seule chose qu'il semblait encore être capable d'entendre était la voix de la Force.

Force et Violence dont il n'hésitait plus à menacer ouvertement la reine des dieux en personne. Sa folie ne faisait plus l'ombre d'un doute pour personne. Jamais plus, personne n'en douterait. Tout cela n'était que le résultat d'un combat débuté depuis des siècles, un combat que lui-même avait perdu...

- Non, Hadès, tu ne sais ce que sont capables de faire les hommes, tu ne sais que voir le pire en eux. En tes Enfers, les damnés le sont en majorité pour avoir seulement vécu. Tu condamnes les humains pour avoir chassé et cueilli à seule fin d'assurer leurs simples survies et tu condamnes ceux qui refusent la vie. Tu ne leurs laisses aucune autre alternative que les Enfers. Nul être ne trouve grâce à tes yeux, nul être ne le trouvera plus jamais. Tu as atteint le summum de la folie, de la cruauté et de la mauvaise foi. Jamais, tu ne le reconnaîtras mais c'est l'humanité que tu haies par sa seule existence autant que tu me haies moi. Aussi, jamais tes insultes, tes paroles sur ma soit-disant duplicité, souillure ou je ne sais quoi encore ne m'atteindront. Les paroles d'un monstre qui juge les autres mais sans se juger lui-même ne méritent que d'être prises pour ce qu'elles sont : un refrain haineux, destiné à souiller ce qu'il ne pourra jamais comprendre et encore moins égaler.

La Vie, c'est la Vie elle-même plus encore que l'humanité que tu haies, ambitieux que tu es de tout vouloir posséder mais sache que jamais l'univers ne sera cette chose bloquée dans la mort que tu souhaites tant qu'elle soit. Face à cet univers que tu prépares même Eris sera contre toi. Quel ennui ce serait pour elle, un monde figé sous ta coupe sans la moindre étincelle prête à s'embraser.

Viendra le jour où tu seras seul où personne ne voudra jamais plus de toi.

Tel est ton avenir... Seul et abandonné de tous, dépouillé de tout jusqu'à ton propre esprit...


Les mots, ces mots seraient les derniers. Hadès était allé trop loin, bien trop loin. Cette cité lui avait brûlé les yeux et le terrifiait sans qu'il ne le réalise, qu'il n'ose le réaliser. Et jamais, je ne le laisserai dire le contraire. Voir Hypnos prendre cette voie l'avait plongé dans une rage folle, à la hauteur de son orgueil, de son sentiment de roi bafoué mais aussi de la peur de se voir trahi et renversé par ses plus grands fidèles. Tout tyran finissait un jour renversé et lui, plus que tous devait le savoir, surtout maintenant. Maintenant que la reine des dieux, Héra en personne venait de s'élever contre lui, se rangeant à mes côtés pour sauver cette Sparte qu'il détestait tellement.

Et que dire des paroles d'Héra qui l'enjoignait à s'abaisser, s'humilier face à elle et surtout face à moi. Tout cela ne faisait que rendre l'atmosphère électrique, explosive comme annonçant la venue des futures explosions à venir. Les combats et le chaos général, était-il encore nécessaire de le préciser, nécessitait que l'on fasse au plus vite le ménage chez nous. En cette guerre contre les Titans, nul loup, nul serpent ne pouvait être toléré dans la bergerie. Et à défaut de détruire Hadès, nous pouvions une nouvelle fois l'emprisonner après l'avoir déchu de son pouvoir.

Le temps sembla se figer soudain alors qu'Héra, contre toute attente, s'était dressée de nouveau entre moi et Hadès, annonçant par là son intention de mettre un terme à tout combat. Son aura était toujours aussi grande et je savais qu'elle était capable d'apprécier ma compagnie en certaines occasions. Même elle était capable de faire la part des choses quand la situation l'exigeait. Malgré ses défauts et son orgueil aussi immense que l'univers, elle était capable de se joindre aux bâtards que nous étions pour sauver l'Olympe et le monde...

Oui, je connaissais Héra bien mieux qu'Hadès ne la connaîtrait jamais et je savais que ses paroles n'étaient jamais lancées à la légère. La vengeance de la déesse devait déjà être en route et qui parmi nous pouvait se targuer de prendre les menaces de la reine des dieux à la légère. Ses Foudres étaient à la hauteur de son orgueil. Capables de glacer les sangs et l'ichor...

Soudain, j'entendis une voix en ma tête.

" Clio !!! Je suis tellement contente de t'entendre ma soeur. Même si j'aurais préféré que tu m'écoutes et te range auprès de belle-maman. Mais qu'importe maintenant, nous sommes désormais trois contre Hadès et je gage qu'Artémis aussi sera des nôtres ne serait-ce que pour retrouvé ce fol d'Apollon ! "

Un léger rire libérateur suivit ces paroles. De quoi me décrisper alors que le jour revenait sur les ruines de ce qui fut une partie de Sparte. Mon cosmos se répandait de nouveau, rayonnant avec force sur l'ensemble des lieux, encourageant les Spartiates encore indemnes à ramener les leurs dans la sécurité que leur offriraient les Maisons Blanche et Dorée.

Et me penchant sur l'une d'elle...

Arwen !!!

Son cosmos avait disparu. Soudainement comme celui de Thalie avant elle.

" Clio ? Tu as aussi senti, l'aura de notre nièce a disparu. Sparte vient une nouvelle fois de perdre son Haut Commandeur... "

Face à ce nouveau coup du sort, je ne pouvais rester de marbre. Sparte avait été déchirée par ma lutte contre le sombre monarque mais pire encore, elle perdait le dernier lien qui la reliait à ses fondateurs. Hypnos, Thalie, Hazama et maintenant Arwen...

Mon cœur pleurait sur elle et sur cette cité déjà si éprouvée et qui se retrouvait à nouveau orpheline. Je ne savais qui avait osé accomplir cela mais je comptais bien tout mettre en oeuvre pour le découvrir. Et je savais pouvoir compter sur l'aide des saintes qui ne tarderaient pas à me rejoindre. Je savais qu'elle viendrait auprès de moi et me soutiendrai même lorsque je reprendrai la broche du commandement suprême de Sparte et avec elle la tête même de la cité. J'étais la seule survivante, la seule à pouvoir régner sur Sparte...

Zeus en serait témoin comme Apollon qui venait de revenir, sous une forme un peu plus convaincante. Quant à son expression, elle n'annonçait que la venue d'un nouvel trouble-fête qui aurait du s'abstenir de venir fouler ces terres qui n'étaient pas siennes...

Me décalant de l'ombre d'Héra, je me repositionnais de sorte à avoir tout ce petit monde dans mon champ de vision, le bellâtre ne m'inspirant rien de bon. Cruel, orgueilleux et colérique, tel était le dieu des Arts...

Et ses paroles ne tardèrent pas à me donner raison. Tout n'était que suffisance et irrespect en ces paroles. La seule chose de bien qui semblait être capable d'accomplir était de veiller sur Clio.

- Silence, Apollon, tu n'as pas à me dicter ma conduite ! Surtout pas toi qui a été incapable de comprendre que je n'avais pas d'autre choix que de gagner du temps et sauver tout ce qui pouvait l'être. Toi, l'Hédoniste qui a passé son éternité sur l'Olympe à se divertir, composer et déléguer ses taches aux autres, où était dont ta fameuse clairvoyance, ton don de vision, d'oracle ? Alors que notre reine, la grande Héra, et moi-même tentions de sauvegarder toutes les vies que nos cosmos pouvaient envelopper, tu n'as fait que te mettre en danger. Toi qui te permets de juger mes actes et bien sache que je n'ai pas oublié la noirceur de ton âme profonde et la soif de luxure qui te dévore. Ta beauté est aussi grande que ta cruauté et ton indifférence envers les humains dont tu uses comme des jouets. Tu me reproches d'avoir défendu Sparte et ma propre existence tout en affichant ton mépris avéré envers les êtres humains. Qu'est donc Sparte pour toi sinon le prétexte que tu attends depuis tant et tant de siècles pour tenter de te hisser jusqu'à moi ? Mais pour cela, il te faudrait avoir les tripes d'Arès pour ne pas dire les attributs qui font de lui un homme !

Mes paroles étaient à la hauteur de l'impudence de ce débauché qui aurait du rester dans les jupes de sa jumelle. Qu'il vienne maintenant parader ne faisait que rendre la situation encore pire. Se rendait-il compte de sa bêtise ? Car il fallait en avoir pour parler à Hadès comme il le faisait.

Puis, fermant un instant les yeux pour regagner l'aura de sérénité qui était la mienne, je me tournais vers Héra.

- Une nouvelle fois, je vous remercie ma reine d'avoir sauvegardé ces lieux qui me sont très chers. Je suis l'un des quatre fondateurs de Sparte et la dernière encore en vie. Et maintenant que le cosmos d'Arwen a cessé de rayonner, je ne peux que pleurer cette cité qui risque de perdre le plus précieux trésor que lui avaient fait ses deux fondateurs le seigneur Hypnos et la tendre muse Thalie, Arwen, leur enfant chérie...

Tous en ces lieux ne sommes pas égoïstes au point d'ignorer la fin de tant de Spartiates qui ne demandaient qu'à vivre et l'évanouissement du cosmos de leur Haut Commandeur risque de les plonger encore plus dans le désespoir. Déjà la perte de Thalie puis d'Hypnos et enfin d'Hazama avaient porté de rudes coups au peuple de Sparte. Et s'ils perdent celle qui était devenue leur nouvelle Etoile...

Je sais que vous étiez auprès d'elle après qu'Hadès l'ait agressée, votre éclat est incomparable, ma reine, et que comme pour Thétis vous êtes restée à ses côtés...


Oui, j'avais senti la présence insistante de la reine de l'Olympe auprès de la jeune déesse et je savais que parfois son cœur de mère pouvait s'attendrir. Et là, j'étais prête à parier que cela avait bien été le cas. Après tout, Arwen était la fille de son ami Hypnos...

- Maintenant, tout comme vous et vos autres sujets, j'attends la venue du grand Zeus, notre roi et votre époux. Il est clair que je ne veux en aucun cas que les combats reprennent. Sparte a autant souffert de ce dernier combat que des actes d'Artémis et Arès...

Maintenant que tous prennent la peine d'entendre la Sagesse et la Paix en l'attente de notre roi.


Entendre, c'était tout ce que je demandais même si je savais qu'avec Hadès, c'était peine perdue.

Citation :
Défi refusé. Tu pensais quoi ? Que j'allais me laisser prendre à ton jeu
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MessageSujet: Re: Réunion et conseil au milieu des Ruines [Pour tous ceux présents à Sparte ^^]   Mar 7 Juil - 19:54

HRP:
 

Arrow J'accours d'ici

Usant pour ce voyage d’une célérité faisant passer la lumière elle-même pour une image fixe, je franchissais en un éclair la distance séparant le plus haut sommet de la montagne du pouvoir de cette cité trop mystérieuse pour être innocente.

*Maudite barrière, maudite mesquinerie, maudit sois-tu Hadès !*

Tout ceci semblait s’emboiter à merveille, comme si tout n’était que la suite logique et imparable d’un plan mûrement réfléchis. Mais si tout ceci était vrai, faisais-je donc le jeu de cet hypothétique maître d’œuvre en me rendant en personne à la cité du cosmos ?

Tout était devenu si confus depuis que le flot du temps avait été rendu insondable par mon père… Moi, l’arbitre du destin, celui qui jadis n’avait comme limite que la fin de la tapisserie du possible et du devenir… A présent presque aussi aveugle que ceux qui m’avaient jurés fidélité… L’ironie valait la peine d’être savourée.

*Si tout ceci est le fruit d’un plan, alors je ne puis pour l’instant que jouer mon rôle. Seule ma présence stoppera Hadès. Je suis le seul qu’il craint assez pour cesser cette folie.*

J’étais en situation d’échec, et ne voyait alors aucunes autre solution pour me départir. En mettant ainsi en jeu la vie d’Athéna, le destin m’avait forcé la main.

*Pourquoi me faire ainsi aller à Sparte ? Est-ce pour me faire quitter l’Olympe ? Est-ce pour m’attirer dans un piège ?*

Les deux possibilités se valaient, mais dans les deux cas, elles demeuraient encore hautement improbables. L’Olympe était protégé par le plus grand guerrier que la création n’ai jamais connue, et pour ma part, je savais me défendre.

*Qui serait de taille à me défier ? Qui oserait s’en prendre à moi ? Moi vainqueur du roi des titans, moi qui ai terrassé jusqu’au puissant Typhon ? Quel fou, quel insensé oserait même tenter de me piéger ?*

J’étais confiant, qu’importe en vérité si cela s’agissait d’un piège, car j’avais désormais des soupçons. Et la première étape pour éviter un piège, c’était d’en connaitre l’existence.

*Tout ceci n’est encore que pure théorie, mais mieux vaut être trop méfiant que pas assez.*

Ce fut donc avec la plus grande prudence que je frappais le sol terrestre de mon pouvoir, atterrissant telle la foudre, aux portes d’entrées de Sparte, derrière la barrière de protection entourant la cité du cosmos.

« Mais que ?! »

Un flot de cosmos d’une intensité absolument prodigieuse me frappa de plein fouet alors que je reprenais ma forme physique. Comment était-il possible que tant de pouvoir soit ainsi confiné derrière un unique champ de protection ? Qui était le créateur de cette barrière divine ?

Voilà des questions qu’il me faudrait poser en temps et en heure à ceux et celles capable d’y répondre, mais pour l’heure, j’avais un traître à museler.

« HADES ! »

Tel le tonnerre, ma voix éclata dans toute la cité du cosmos, emplissant l’air d’un pouvoir qui éclipsa totalement les multiples pouvoirs divins emplissant l’atmosphère. Désormais, aussi fou qu’Hadès pouvait bien être devenu, il ne pourrait m’ignorer, ni ignorer l’écart de puissance qui nous séparait.

Un éclair plus tard, j’avais rejoint l’assemblée divine que la barrière entourant Sparte m’avait dissimulée. Tant de dieux réunit dans un même endroit, et cette atmosphère oh combien pesante… Comment diable Sparte pouvait-elle soutenir une telle puissance sans voler en éclat ? Les bâtiments m’entourant avaient certes payés un lourd tribut, mais les fondations de la cité ainsi que son mur d’enceinte étaient encore intact !

« Alors c’est donc vrai… J’ai pourtant du mal à le croire… Mon propre frère... Que tu ais osé t’en prendre à ma fille et à la Terre durant mon sommeil était déjà une faute gravissime, mais je t’avais accordé une chance de te racheter, une chance de t’épargner le Tartare… Quelle folie. Il n’y a rien à sauver en toi désormais, j’ai été aveugle et naïf de ne pas l’avoir compris quand nous nous sommes revu. Tant de vie auraient pu être épargnées si j’avais percé à jour ta traîtrise… »

Où que je regardais autour de moi, je ne voyais que mort et désolation, ceux qui avait été sauvés ne l’avaient été que par les actions combinées de la Sagesse et de ma royale épouse. Cela avait épargné bien des vies, mais tant d’autre avaient été fauchées, tant de cadavre ambulant se tenaient déjà aux cotés de mon traître de frère.

« Hadès… Combien de frères, de fils, de père, d’époux, de femmes, de fille, de sœur et d’épouse ? Combien sont tombés aujourd’hui de ta main ? Combien t’en faudra-t-il encore ? Même Arès ne trouverait rien de glorieux à un tel massacre. Ce n’est là que l’expression d’un esprit malade… »

Toute vertu avaient-elles donc quitté définitivement le cœur de celui qui lors de la dernière titanomachie m’avait aidé à vaincre notre père ?

« Ma reine… Qu’il m’est pénible de vous retrouver en de pareilles circonstances. Dire que cette barrière m’a également masqué votre retour… J’aimerai vous serrer fort contre mon cœur, mais il me reste une affaire pressante à régler avant de pouvoir faire cela… »

Ceci dit, il me fallait à présent m’assurer qu’Hadès ne causerait plus de tort à qui que ce soit.

Sa folie avait atteint un tel point qu’il n’y aurait plus de retour possible pour lui. Et alors qu’il me lançait son défi de la dernière chance, faisant éclater un pouvoir nihiliste que je ne lui connaissais pas et révélant en même temps le fond de son âme et de sa duperie, je n’eus pour toute réponse à lui transmettre qu’un soupire de déception.

« Tu as laissé les Ténèbres et la Nuit corrompre ton cœur… A tel point que tu es devenu exactement ce que nous avions juré de combattre. Tu m’as trahi, pour la dernière fois. »

Vit-il seulement mon sceau d’éclair partir de ma main pour en finir avec sa rébellion ? Rien n’était plus improbable.

Il n’y aurait pas de combat, il n’y aurait pas de débat interminable ou d’explications à la limite du sophisme en ces murs. Sparte n’était pas un tribunal, elle était une scène de crime, un charnier.

Ainsi tomba Hadès à même le sol, couverts de chaîne de foudre, bâillonné, et son pouvoir scellé. Telles des marionnettes dont on aurait coupés les fils, les morts-vivants qu’il avait créés s’effondrèrent avec lui, leurs âmes rejoignant alors le sombre séjour désormais privé de son monarque, sans doute de manière définitive.

De la même manière que pour son lieutenant, l’aréopage se réunirait sous peu, cette fois pour convenir du sort d’Hadès, et nul doute que son nom rejoindrait bientôt la liste de ceux dont le sort était devenu synonyme de souffrance et d’attrition tel que Prométhée, Tantale et tant d’autre après eux.

Ceci fait, je pouvais déjà relâcher mon attention le concernant, car bien d’autre la réclamait par ailleurs.

« Mon enfant, est-ce que tu vas bien ? Tu ne crains plus rien, ce monstre ne te fera plus jamais de mal. »

M’adressant d’abord à Athéna, de tout mon cœur, son sort était de tous ceux ici présent celui qui m’inquiétait le plus, d’autant qu’elle me semblait avoir été celle à souffrir le plus de la folie de mon frère. Malgré ses pouvoirs de déesse, malgré les formidables capacités régénératrice de son sang, son corps, quoi qu’en voit de guérison,  demeurait meurtrit, et alors que j’inspectais plus en détail celui de ma reine, je vis qu’elle aussi avait été blessée récemment.

« Mais… ? Est-ce…? Est-ce qu’Hadès t’a frappé aussi ? »

Ma reine avait beau essayer de le cacher, l’ichor qui avait perlé de ses lèvres avait laissé des traces. En quelles circonstances son sang divin avait-il été versé ? Cela restait à préciser, et sans nul doute cela viendrait encore alourdir les charges pesant sur la tête d’Hadès. Quant à la dernière présence divine, elle me parut être la seule bonne nouvelle de la journée.

« Mon fils ! Quelle joie de te revoir toi aussi après toutes ces années. J’aurai préféré que cela se fasse en de meilleures circonstances, mais te voir apporte malgré tout le réconfort à mon cœur en ces heures sombres. »

Apollon le fier et lumineux de retour dans notre assemblée, la perte d’Hadès et de son puissant pouvoir serait moins préjudiciable dans la guerre à venir.

« Hey toi ! Oui toi qui te cache dans les ombres ! N’ai pas peur, viens dans la lumière. »

Remarquant plus via mes yeux que via son cosmos la silhouette féminine se tenant non loin de nous. Je supposais que cette femme avait été témoin de l’affrontement entre mon frère et ma fille. Cela aurait été anodin, si elle n’avait pas trouvé le moyen d’y survivre, quand tout autour d’elle portait encore les traces de cet affrontement titanesque.

Comment avait-elle donc survécu à cela ? Je gageais que le saurais vite.
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Hadès
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MessageSujet: Re: Réunion et conseil au milieu des Ruines [Pour tous ceux présents à Sparte ^^]   Mer 8 Juil - 19:34

HRP:
 

M’avançant alors vers l’oh combien improbable duo de déesses me faisant face avec chacun de mes pas provoquant l’apparition de nouvelles âmes damnés, j’écoutais avec amusement les réparties de l’une comme de l’autre.

« Misérable hypocrite pompeuse. Tout en toi n’es que mensonge et duperie, tu auras beau le nier, nous savons tous deux de quoi tu rêves. Tu es encore pire qu’Athéna ! Où as-tu seulement entendu un défi dans mes paroles ? Crois-tu que je m’embarrasse de telles méthodes archaïques ? Libre à toi de te défendre ou non, libre à toi de m’imaginer dans toutes les situations que ton esprit pourra bien envisager, mais sache qu’avant le coucher du soleil, je vous aurais tué, toi et celle que tu penses pouvoir protéger de ma vengeance ! »

Tirant ma lame au clair en la chargeant de mon cosmos supérieur, je n’avais même pas à insister sur l’édifiante différence entre nos deux pouvoirs. Seul Zeus pouvait, et pourrait jamais me vaincre, du moins c’était ce qui était dit.

« Cesse donc de brandir mon petit frère comme la sempiternelle menace fantôme qu’il n’est pas. Ne me confond pas avec un des sycophantes, flagorneurs et hédonistes peuplant l’Olympe. Le temps où je craignais son pouvoir n’est plus. Plus jamais je ne courberais l’échine, ni devant lui ni devant quiconque ! S’il le faut, je le tuerai moi-même, devant tes yeux. Ainsi tu pourras gouter au désespoir véritable lorsque tu verras l’avènement d’une nouvelle genèse dont JE serai le créateur ! »

Oui, les dés étaient jetés, j’étais allé bien trop loin pour même songer à reculer. Désormais il me faudrait boire le vin de la rébellion jusqu’à la lie, et je comptais bien en savourer chaque gouttes.

« Et qui me jugera ? Toi ? Lui ? Elle peut être ? Pauvre folle hystérique, tes rêves seront ta perte, assez parlé, tu n’es reine que de mariage, tu n’as ni sujets, ni armée, ni royaume. Tu n’as que ta couronne et un mariage bâtant de l’aile. Tu n’as ni le pouvoir, ni le droit de me juger ! »

Le cas d’Héra était réglé, me restait encore à clouer une dernière fois le bec à sa nouvelle protégée, celle qui décidément aurait comme épitaphe quelque chose du genre : pour une fois, n’a pas été sauvée par autrui.

« C’est toi qui ne connait rien à l’âme humaine Athéna. Je les ais côtoyé bien avant ta venue au monde, et déjà alors, ils étaient pourris. Le bien et le mal ne sont pas des notions de ma création, et toi, tu les ignores pour une naïveté en l’avenir déconcertante. A tous, violeur, meurtrier et pédéraste, à tous, il leur suffit de se repentir, et tu leur accorde ton pardon. Est-ce cela ta notion de justice ? Est-ce cela ta vertu ? Combien de traitre, de boucher et d’imbéciles tes propres rangs comptent-ils ? Combien on même attenté à tes jours ? Pourquoi voudrais-je égaler ceci ? Pourquoi aurai-je à avouer ce qui est connu de tous ? Cela n’est un secret pour personne, l’humanité est pourrie, jusqu’à son essence, depuis sa création, et à ta différence, je n’ai aucune pitié pour la pourriture. Je compte bien la purger par l’ombre et la flamme. Que tu ne l’entendes pas de cette oreille ne m’importe guère, ni toi, ni ton père, ni qui que ce soit ne pourra m’en empêcher ! »

Oui, ma seule puissance me porterait. Tant que je serai, mes forces seront légions, invincibles et éternelles. Je régnais d’une main de surplis sur un empire ne connaissant pas de frontières, et dont les esclaves étaient chaque jour plus nombreux. Contre les Enfers et moi-même, il ne pouvait y avoir de victoire, car la mort marchait dans mes pas.

« Préparez-vous à rejoindre vos ancêtres ! »

Et alors que je brandissais bien haut l’arme qui allait sous peu devenir une fois encore déicide en goutant aux ichors d’Héra et d’Athéna, je fus stoppé dans mon entreprise par l’arrivée, ou plutôt le retour du dieu des troubadours, plus maniéré et sans gêne que jamais.

L’écouter ainsi s’en prendre à sa demi-sœur eut sur moi un effet quelque peu rafraichissant, cela aurait même pu m’arracher un sourire, si tout en ses mots n’étaient pas une tentative aussi évidente que grossière de grappiller quelques miettes de gloire après sa précédente déculottée.

Mais aussi savoureux que le blâme d’Athéna par un autre que moi pouvait bien être à mes oreilles, ce fut la réponse de celle-ci à son demi-frère adoré qui fit s’ourler mes lèvres. Oui, je devais bien le reconnaitre, elle avait au moins pour elle cette assurance inébranlable qui me manquerait une fois partie, sans doute un legs de son géniteur.

Applaudissant calmement ce crêpage de chignon sans la moindre envergure, véritable joute verbale de bac à sable où chacun savait pertinemment qu’il ne tirerait rien d’une telle forme d’affrontement, je haussais cependant un sourcil devant les dires du divin saltimbanque alors qu’il s’adressait à moi avant de m’esclaffer de ses tentatives aussi grossières que maladroites.

« Hahahahahaha… Aaaaaaaaaaaah Apollon, Apollon… Tu as raté ta vocation. De dieu des flagorneurs, des bellâtres et des frivoles, tu aurais dut être dieu des bouffons, allant et venant à l’improviste pour distribuer gratuitement des boutades insipides. Rien d’étonnant à ce que je ne me souvienne pas de ce que tu puisses bien être capable d’accomplir de ta langue, car je n’ai jamais eu aucun appétit pour ces choses. Rester assit et boire, voilà bien l’Apollon dont je me souviens, et tu voudrais paraitre effrayant voir même dangereux ? Hahahaha, te prends tu soudainement pour un guerrier ? Un stratège, voir peut être un général qui sait ? Mon pauvre troubadour… Tu n’as aucun courage, aucune puissance, tu n’es qu’un fou narguant la mort avec toute l’assurance de celui qui se croit invulnérable. Mais tu fais erreur. Invulnérable, tu ne l’es point. Je pourrais sur le champ faire sauter l’excroissance inutile qui a poussée sur tes épaules, mais je dois dire que tu es touchant a ainsi déployer tant d’effort pour me mettre en colère. Et pour te récompenser de ton labeur, je vais te faire don d’un privilège rare. Je vais m’assurer que tu seras le dernier à mourir, pour que tu puisses contempler la fin de chaque chose que tu chéris derrière ce masque d’impassibilité que j’ai vu bien trop de fois pour qu’il m’impressionne encore le moins du monde. Je jure de faire de ton cœur un tas de cendre, et dès que j’en aurai fini avec ta reine et celle qui sera éternellement préférée à toi par mon frère, je prendrais le plus grand soin à trouver la fin la plus… Imaginative qui soit pour ta jumelle, de sorte que même toi, tu puisses en savourer le raffinement. »

A cet instant, je souriais, d’un sourire carnassier, de la joie sadique de celui qui imaginait déjà de nouvelles frontières à la douleur et aux tourments qu’il allait infliger à ses ennemis. Les enfers étaient déjà composés de mes innombrables trouvailles en matière de châtiments, je n’avais plus rien à prouver sur le sujet, mais pour Apollon, je prendrais grand soin de me surpasser.

« Regarde donc, bellâtre rouquin, regarde la fin d’Héra et d’Athéna ! »

Concentrant en ma lame noire le pouvoir infini des ombres, je comptais en finir en un seul coup avec ma plus terrible attaque. Tant mieux si au passage la Terre disparaissait, cela me ferait toujours ça en moins à faire après coup.

« Contemplez votre échec ! »

Qu’avaient-ils donc ainsi toutes et tous à regarder le ciel ? Attendaient-ils tous une intervention divine ? Zeus en personne peut être ? Pauvres fous, la barrière divine entourant Sparte nous rendait invisibles aux yeux du roi des dieux, le temps qu’il apprenne mes actes, je serai déjà loin, et eux, seraient déjà mort !

Ce fut alors qu’une voix aussi puissante qu’impérieuse s’éleva dans mon dos, emplissant l’air d’une colère que je ne connaissais que trop bien. Zeus, Zeus était là !

« Artémis… Petite futée… »

Ainsi elle avait été cherché son papa… C’était d’un mignon. L’assurance d’Héra et d’Athéna prenaient alors tout leur sens. Je les avais crus courageuses, elles n’étaient que fausses.

« Et dire que j’ai cru un instant que vous auriez au moins le courage de m’affronter seul… Quel idiot je fus… Enfin, vos cœurs de faibles déesses ne peuvent sans doute supporter l’épreuve d’affronter la force faite homme. Voilà pourquoi vous serez toujours secondes. »

Zeus ici présent, tout prenait une nouvelle signification. Devais-je fuir ? Non. Même si je pourrais sans doute rejoindre les Enfers avant qu’il ne me rattrape, ensuite qu’adviendrait-il ? Il viendrait, et il ne viendrait pas seul cette fois. Je n’avais nulle part où me cacher, aucun endroit où il ne soit capable de me retrouver. Non, il ne me restait plus qu’une possibilité.

Fermant les yeux en prenant une grande respiration, je laissais couler la peur et le doute pour me préparer à ce qui allait être le plus grand combat de mon existence.

« Je n’aurai jamais cru que cela viendrait si vite… Le destin est… Capricieux aujourd’hui. »

Otant cet anneau de mon doigt, désormais devenu aussi inutile qu’encombrant, je le laissais choir au sol, avant de le briser d’un coup net de ma lame. Ainsi, je faisais serment de vaincre, ou de mourir en essayant.

« Viens mon frère, il est temps... »

Et dans un éclair, l’impérieux parvenu, le favori du destin me fit face, éclipsant totalement de sa présence l’ensemble de la pathétique assemblée se tenant derrière lui.

« Ne te flagelle pas autant mon cher petit frère. Pour ta décharge, j’ai veillé à ce que tu sois aveugle. Tu m’as toujours sous-estimé, tu as toujours cru que ton odieux partage du monde me convenait, et convenait aussi à Poséidon. Pendant des siècles, j’ai enduré la honte de n’être que le second, quand ton unique mérite fut d’avoir été celui à être sauvé par notre mère… Ça aurait dut être moi ! JE suis le premier né ! JE suis celui qui mérite de régner sur la création de nos ancêtres ! »

Au fond, la situation était parfaite, j’avais mon ultime adversaire devant moi, une arène déjà consacrée, et même un public près à voir la fin de leur sauveur.

« Combien ? Oh je l’ignore en vérité. Des milliards, des dizaines et des dizaines de milliards, mais qu’importe leur nombre, elles me reviennent toutes, de plein droit. Il ne s’agit pas de gloire, mais de juste rétribution. Je ne fais que prendre ce qui m’appartient. »

Faisant enfler mon pouvoir jusqu’à son paroxysme, je me sentais alors tout à fait prêt à ce moment éclatant du destin, celui qui était dicté de par notre lignée, le moment où le sang affrontait le sang pour le pouvoir ultime.

« Garde pour toi tes remarques méprisables. Ne me blâme pas pour avoir fait ce qui était nécessaire pour t’égaler. Toi-même à dut culbuter Mnémosyne pour obtenir d’un autre un pouvoir capable de terrasser notre père. Je ne fais que poursuivre notre œuvre. Combattre le tyran du sommet, celui qui use de sa puissance pour imposer sa volonté sur la création, et prendre sa place. Tel est notre destin, le destin de ceux de la lignée d’Ouranos, mon frère. Maintenant, finissons-en ! »

Prenant pour la première fois de mon existence une posture de combat, je ne comptais pas laisser l’initiative à mon adversaire. Je savais sa vitesse supérieure à la mienne, aussi, il me faudrait dicter les règles d’engagement, et fort heureusement, il avait ici deux énormes handicaps.

*Il ne pourra pas déployer sa pleine puissance sur Terre, encore moins aussi prêt de sa précieuse famille. Je n’aurai pas cette gène.*

Esquissant alors le premier de mes mouvements, je fus soudainement stoppé net dans ma course sans même comprendre ce qui m’arrivait. Et durant l’interminable chute qui suivit, je pus entrevoir la raison de mon état, en même temps que je découvris le bras levé de mon ennemi.

*Tu ne t’abaisseras pas à me tuer hein ? Tssssssss… Ta pitié causera ta perte mon frère, car tes ennemis ne la partage pas.*

Ainsi il avait trouvé la parade, le moyen d’en finir avec la menace que je représentais sans mettre qui que ce soit en danger. Je l’aurai bien applaudit, mais j’avais les mains liées, et mon corps ne m’obéissais déjà plus.

Impuissant et paralysé, gisant à même le sol comme un mortel, telle était vraisemblablement ma fin. Sans même un dernier coup d’éclat… Quelle déception. Mais j’étais bon joueur. J’avais joué, et j’avais perdu, il n’y avait rien à ajouter.

*Aaaaaaaaaaaaaah… J’aurai tellement voulu l’avoir.*

Une ultime pensée, un ultime regret, et les ténèbres s’emparèrent de mes yeux.

Arrow La suite là-bas


Dernière édition par Hadès le Sam 1 Aoû - 14:24, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Réunion et conseil au milieu des Ruines [Pour tous ceux présents à Sparte ^^]   Jeu 9 Juil - 12:15

Arrow Nous venons d'ici

Puissant, si puissant. Le dieu des enfers ne trahissait pas sa réputation, l’ange noir comme certains l’appelaient était tel qu’Hazama l’avait décrit.

*Implacable, vengeur, surpuissant, et fou à lier… Ce sera un plaisir que de traiter avec lui.*

Ayant assisté avec le plus grand intérêt au combat ayant opposé Athéna au souverain des enfers sous une forme spectrale et informe que nul hormis l’ex haut commandeur de Sparte ne lui connaissait, l’émissaire de Sparte attendait, écoutait, observait, retenait son souffle…

*Attendre, attendre, il faut encore attendre. Il ne devrait plus tarder maintenant…*

Aucune chance que cela Lui ait échappé, aucune chance qu’Il demeure de marbre devant cette agression. La cible était bien trop précieuse à Ses yeux, elle avait été choisie pour cela, leur rencontre elle-même avait été programmé pour cela.

La victoire semblait-il avait encore échappée à Hadès, et pourtant, sa défaite était des plus glorieuses. Qu’Héra elle-même ait dut intervenir montrait bien l’urgence et l’ampleur de la situation. Les Enfers allaient enfin pouvoir se déchainer, et cela, l’Emissaire de Sparte l’attendait avec la plus grande impatiente.

*Hazama doit déteindre sur moi… Me voilà fébrile devant l’émulation des autres…*

A quel point l’ex-haut commandeur de Sparte et son Chauffeur pouvaient-ils être lié ? De cela, même le dit Chauffeur ne pouvait le certifier. Son existence était apparue un beau jour, pleinement consciente, sous la forme qu’on lui connaissait. Mais avant cela ? Rien, le néant. Aucun souvenir, aucune vision d’une vie antérieure au bus et à Sparte. Qu’était-il en vérité ? Qui était-il ? Ces questions demandaient des réponses que lui-même n’avait pas. Sans doute le seul à détenir toutes les clés était encore son maitre.

Tout se déroulait selon Son plan. Chacun jouant le rôle qui leur avait été attribué il y a bien longtemps. Tout, jusque dans le choix du décor avait été peaufiné avec soin, et alors que les deux éternels ennemis s’étaient livrés à une énième représentation du drame qu’étaient leur existence maudite, Sparte avait contenu leur puissance, sans sourciller.

Des centaines étaient mort, la ville devrait être majoritairement rebâtie, mais au-dehors des murs de la cité, tous n’auraient alors vu qu’une éclipse inexplicable. La Terre et l’Humanité survivrait, cela n’aurait sans doute pas été le cas si ce même affrontement avait eu lieu hors des murs enchantés de la cité du Cosmos.

*Reste à espérer qu’Athéna sera en mesure d’utiliser le triple sceau divin, au moins pour rebâtir la cité.*

Elle avait beau ne pas porter la broche de haut commandeur, elle n’en demeurait pas moins l’une des trois fondatrices du champ de force entourant la cité. Si elle méritait son titre, elle saurait s’en servir.

*Aaaaaaaah… Le voilà, juste à l’heure.*

Le départ de la chasse avait scellé le sort du sombre monarque. Athéna avait joué la carte du temps, et elle l’avait joué à merveille. A présent, ce n’était plus à la fille, mais bien au père tout puissant qu’Hadès devrait rendre des comptes.

*Que-vas-tu faire Hadès ? Que peux-tu faire devant la colère d’un père et d’un roi ?*

Oh l’émissaire de Sparte savait pertinemment quelle allait être la réaction du dieu des enfers. Il était allé trop loin, bien trop loin pour pouvoir reculer. Il ne lui restait plus qu’à choisir le lieu de sa fin, et à vrai dire, le pari d’Hazama tenait sur le fait qu’Hadès préfèrerait ce sol à celui des enfers.

*Pourquoi combattre à domicile, quand on peut tout casser chez autrui n’est-ce pas ?*

Une idée qui se défendait, mais qui pour le coup était erronée. Combat il n’y aurait pas. Zeus n’était pas à la portée d’Hadès, ni à la portée de quiconque si ce n’est peut-être son géniteur. Hadès n’avait jamais eu la moindre chance, quoi qu’il ait pu croire. Aussi grand, aussi fort que puisse être le seigneur de la terre noire, il y avait autant entre leur pouvoir une différence similaire à celle séparant la lune du chimpanzé tendant le bras en essayant de l’attraper.

Là où Hadès crus finir au champ d’honneur, il n’y eut qu’une débâcle aussi instantanée et implacable que la foudre elle-même. En une fraction de seconde, tout fut fini pour le sombre empereur.

*Maintenant.*

Hadès ainsi maitrisé, couverts de chaine, bâillonné et jusqu’à son pouvoir scellé, l’attention du roi des dieux se focalisa ailleurs. Athéna songeait déjà à Sparte et à Arwen, Héra songeait sans doute au meilleur moyen de rassoir son autorité sur les enfants illégitimes de son époux, Apollon devait probablement digérer le flot d’information que son long sommeil lui avait fait manquer, quand à Zeus, et bien pour sa part il semblait à présent s’intéresser à celle qui avait essayée de passer inaperçus aux yeux de tous depuis son retour à Sparte.

Aux yeux de tous, mais pas de l’Emissaire de Sparte. Rien en ce monde, ou dans les autres ne pouvait échapper à ses sens. C’était son don, et à ce jeu, il n’avait pas son pareil.

S’approcher de sa cible sans éveiller l’attention de l’assistance fut pour lui chose aisée. Il était l’Emissaire de Sparte. Son pouvoir même se fondait avec celui de la cité du cosmos, et dire qu’elle et lui ne faisait qu’un n’était en soit même pas extravagant, quoi qu’un peu inexact.

Où commençait l’un ? Où finissait l’autre ? Tels des cercles concentriques imbriqués les uns dans les autres et pivotant autour de point toujours en mouvement, les contours de chacun d’eux étaient parfois difficiles à discerner, et le demeureraient encore sans doute jusqu’à la fin.

*Approcher, m’approcher encore, encore un peu, encore un tout petit peu…*

Une chance, une unique chance, une unique fenêtre d’opération. Voilà tout ce à quoi avait droit l’un des nombreux chauffeurs de Sparte tandis que d’autres s’occupaient quant à eux de préparer la suite des opérations.

Si prêt, il était maintenant si prêt de son objectif, ce pour quoi Zeus lui-même avait dut se déplacer en ces murs en personne, ce pourquoi tant avaient été sacrifiés.

Le désormais aveugle père de l’Olympe l’avait-il pressentit ? Commençait-il à percevoir la volonté derrière les évènements ? Pressentait-il à présent ce chef d’orchestre faisant sonner chacun d’eux selon sa volonté pour composer sa plus grande œuvre ? Peut-être, peut-être pas.

Toujours est-il que lorsque la brume d’émeraude entoura l’objectif ultime de l’affrontement entre Hadès et Athéna, quand le but final de ce carnage fut enveloppé dans le corps éthéré d’un des nombreux Emissaire de Sparte, il était déjà trop tard.

Aussi vite que la brume était apparue, celle-ci s’évapora soudainement, le maitre des enfers avec elle, ne laissant derrière elle que du vide.

En une fraction de seconde, la présence physique d’Hadès disparue tandis que son cosmos demeurait scellé dans les chaines de foudre que Zeus avait lui-même placées.

Quelle beauté dans le raffinement, quel enchantement dans la suite des événements. Sans le cosmos vacillant d’Hadès pour les alerter, il ne restait que leur yeux aux Olympiens de tous poil pour assister à l’enlèvement de leur prisonnier, et la lumière était si lente, si lente qu’elle ne leur laisserait que le temps de réaliser qu’il était trop tard…

Ainsi, Hadès disparu corps et âme sans laisser de trace. Où était-il allé ? Etait-ce un de ces alliés qui l’avait emmené ? Un ennemi ? Les questions fuseraient bientôt, et les réponses suivraient. Bientôt tout serait révélé, et alors ils sauraient, oui ils sauraient que l’empereur des Enfers était maintenant entre les griffes du maître d’œuvre de l’ultime représentation du Destin, et tout ceci n’avait été possible que grâce au concours du roi des dieux.

Si le temps n’avait pas manqué, un merci aurait été de mise, mais cela sera sans doute pour la prochaine fois.

Arrow ??? (avec le corps d'Hadès)

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Crystalia
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MessageSujet: Re: Réunion et conseil au milieu des Ruines [Pour tous ceux présents à Sparte ^^]   Jeu 9 Juil - 23:56

Crystalia ne lâchait pas des yeux  le combat ayant lieu, opposant deux forces formidables autant sur le plan cosmique que verbal. Athéna et Hadès menaient un combat dont l’issue semblait pouvoir pencher autant envers l’un que l’autre.

- Ne t’inquiètes pas, le kekkai déployé par Hadès va protéger la cité répondit-elle à Samina qui se préoccupait de cela. Aussi fou soit-il Hadès n’est sûrement pas bête au point de risquer de se mettre d’autres forces à dos. Son but du moment n’est que Athéna.

L’attention de la Vierge était cependant peut-être plus focalisée sur les échanges verbaux. Elle pouvait voir les convictions d’Athéna  confortées devant un Hadès à l’esprit totalement étroit. La Sainte se demandait comment un être qui s’était confronté plusieurs fois aux humains, avait eu par son longévité pu les observer aussi longtemps, ne voyait rien. Peut-être s’agissait-il d’une idée première au sujet des humains, devenue immuable car trop aveuglé par sa haine envers la Sagesse, parce qu’elle avait décidé de protéger l’humanité. Malgré la détermination et le courage qu’elle montrait, le combat semblait être rude pour Athéna et Crystalia bien que gardant son calme commençait à avoir quelques inquiétudes. Samina semblait penser de même prête à intervenir au besoin. La jeune femme acquiesça de la tête, Hadès ne les laisserait pas partir et elles perdraient tout honneur en fuyant si encore elles pouvaient, bien qu’avec ses compétences, Crystalia pouvait leur donner un brin de chance supplémentaire.

- Tu me laisseras alors le temps d’essayer d’amener ton armure, si je peux lui faire passer la barrière de la cité. Autant maximiser nos chances, mais ne compte pas y aller toute seule.

Crystalia ne resterait pas les bras croisés et en attaquant Hadès à deux elles auraient peut-être plus de chances, ou du moins tiendraient plus longtemps. Son attention était toujours sur le combat, quand une jeune femme, se présentant sous le prénom de Zoé. N’ayant pas fait ses classes à Sparte et ayant que peu fréquenté la cité, elle ne la connaissait pas, même de vue.

- Enchantée dit-elle restant les yeux rivé&s sur le combat. Crystalia de la Vierge.

Samina en tout cas la connaissait visiblement, mais Crystalia ne s’en préoccupa pas plus, comme elle finit par ne plus trop s’occuper d’Apollon dont le discours restait des plus déplaisants. Discours dont une partie n’attira que le rejet d’Hadès. Il ne fallut que l’arrivée d’une autre divinité pour calmer les ardeurs, Héra débarquant à son tour. La femme de Zeus était impériale, au discours plus ouvert et plus lucide que ceux d’Hadès et Apollon, bien qu’elle ne manqua pas de souligner qu’en l’instant les humaines qu’elles étaient ne pouvaient rien faire. Héra annonça qu’elle allait faire une démonstration de son autorité et aussitôt intervint, mettant fin au combat, réprimandant autant Hadès que Athéna. Si Athéna justifia son acte pour protéger la cité, Hadès ne fut que plus furieux, le fait qu’Athéna juge Hypnos plus digne que lui pour régner sur Sparte n’ayant pas du arranger chose. Cependant Héra conservait toute sa stature, ses mots claquants comme un fouet pour remettre en place Hadès, ne rentrant pas dans son jeu et ainsi restant au-dessus de lui. La Sainte ne pouvait que constater que la déesse était à la hauteur de ce qu’on pouvait attendre, ne manquant pas de caractère.

Crystalia quitta sa position venant à nouveau aux côtés d’Athéna, étant plus sa place que  de côté. Alors que Clio se disait prête à intervenir au besoin, la Sainte l’était aussi. D’autant que les nouvelles n’étaient pas bonnes si le Haut Commandeur venait de disparaître. La Sainte avait perçu la disparition d’un cosmos, mais n’ayant pas rencontré cette personne elle n’avait pu l’attribuer. Comme elle l’avait pensé, Sparte était le centre de toutes les attentions et batailles et rien ne semblait faire en sorte qu’elle se relève, au contraire, elle ne faisait que sombrer. Elle regarda Athéna qui finalement restait dans l’attente de Zeus pour le moment. Et le dieu de la foudre arriva, dans une explosion de cosmos prodigieuse, dépassant celle des autres. Sa voix était puissante et résonnait sur les murs de la cité et sa colère avait été attisée par Hadès.

*Aouch* se dit la Sainte, sentant que Héra ne serait peut-être que douceur à côté du roi des dieux. Après tout Hadès avait dépassé certaines limites et s’en était pris à la fille dite préférée de Zeus.

Apparemment, Zeus était déjà en colère contre lui pour ses actes passés mais lui avait laissé une chance. Visiblement il avait fallu peu de temps pour que Hadès la trahisse. Malgré sa colère Zeus était heureux de retrouver Héra et Apollon, s’inquiétant pour Athéna, avant de s’intéresser à une présence cachée de tous. Crystalia fronça les sourcils devant cette scène percevant furtivement une présence. A peine la remarque-t’elle que Hadès disparaissait emporté par une présence des plus furtives.

- Hadès a été emporté dit-elle simplement.

Etait-elle la seule à l’avoir vu, elle l’ignorait. Ses capacités de perceptions étaient élevées, mais celles d’autres personnes présentes étaient plus grandes. Cependant ils étaient pour certains focalisés sur autre chose un bref instant, assez pour que cela leur échappe...
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Artémis
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MessageSujet: Re: Réunion et conseil au milieu des Ruines [Pour tous ceux présents à Sparte ^^]   Dim 12 Juil - 11:38

J'ai suivi papounet depuis ici

L'air, le ciel, le temps même, en ce sommet de l'Olympe, tout s'était chargé d'électricité. Désormais, plus rien ne pourrait stopper la main de Zeus. Hadès était allé trop loin bien trop loin. Le point de non-retour était à des années-lumières de la position du sombre monarque. S'en prendre directement à Athéna et tant d'autres membres de sa famille tant aimée avait scellé le destin de celui dont les crimes le rendaient digne de son monstre de père. Déicide, fratricide, assassin dans le plus extrême des termes, Hadès était tout cela, l'incarnation même de la fin de tout.

Pour l'esprit d'Artémis, tout se résumait à cela. Hadès était allé au-delà de tout ce qui était imaginable en terme de trahisons et de crimes. Son sort serait scellé et son divin esprit rendu à l’Éternel Sommeil sans plus le moindre espoir de réveil. Même l'eau du Léthé, la privation de nectar et d'ambroisie seraient des châtiments trop doux pour lui. La Justice qu'incarnait le bras de Zeus frapperait le coupable comme il se devrait, le transperçant aussi impitoyablement que la pointe d'une flèche acérée.

Flèche dont elle eut toutes les apparences en s'approchant des environs de Sparte. Ainsi entre les nuages aussi noirs que la suie, chargés de ce courant qui explosaient en vagues d'éclairs et de lumière, zébrant le ciel d'illuminations si impressionnantes que jamais mémoire d'homme ne l'oublierait, surgit un rai de lumière aussi fine que douce. Un trait diaphane dont la pureté et la perfection tranchait avec le tumulte général qu'incarnait la colère de Zeus. Quelques secondes et le rayon toucha le sol plus que meurtri de Sparte alors que tout était déjà consommé. Le cosmos d'Hadès était déjà jugulé par les anneaux de Foudre de Zeus lorsque la Chasse reparut à nouveau.

" Père... Merci... Merci d'avoir aussi vite agi. Votre puissance était la seule capable de stopper ce fou. J'aurais aimé être auprès de vous mais vous avez agi avec la célérité et la puissance du roi des dieux. Le plus puissant de tous dieux, mon père, et le plus juste... "

Ainsi en allaient les choses, tout avait été si rapide que le temps de faire le voyage la menant de l'Olympe à Sparte, la déesse lunaire avait été plus que largement dépassée par la vitesse proprement inouïe de son royal père. Parler par la pensée lui avait alors paru être le plus efficace.

L'orage avait frappé sans pitié, offrant au regard de la splendide déesse lunaire le spectacle de Zeus debout auprès des siens. D'un regard, Artémis avait pu constater l'état d'Athéna et d'Héra dont l'ichor avait coulé. Des blessures infligées à la femme de Zeus et à sa préférée, c'était déjà un crime épouvantable mais il y avait encore pire, Sparte n'était plus qui ruines et des centaines de cadavres jonchaient le sol portant les miasmes infernaux. De quoi rompre le cycle normal qui les renverraient à la terre. La malédiction de son infâme nécrophage d'oncle avait fait son effet et le mal s'étalait à la vue de tous. Ruines, chairs déjà pourrissante et ichor s'entremêlaient en un spectacle affligeant. Elle qui était la Nature Sauvage, la Chasse et l'un des visages de la Lune ne pouvait tolérer cela. Même elle dont les accès de cruauté avaient marqué les esprits ne pouvait accepter cela. Muette depuis son arrivée, elle rompit le silence en retrouvant enfin celui qu'elle cherchait tellement.

- Apollon !!!

Si les circonstances avaient été autres, elle se serait blottie entre ses bras. Lui son jumeau qu'elle avait mis au monde à peine née était indemne et avait reçu l'accueil chaleureux de leur père. Accueil modéré bien sûr par les événements. Qui aurait pu occulter le drame qui venait de se nouer. Froide, la déesse devait le rester et pourtant, elle ne put s'en empêcher. A l'insu de quasi tous les autres dieux trop occupés par Hadès, la gifle atteignit le visage du plus beau des dieux avant qu'elle ne lui fasse comprendre d'un message télépathique bien senti.

" Tu n'es qu'un idiot !!! Te lancer ainsi contre notre oncle sans même disposer de la pleine puissance de tes pouvoirs. Ne refais plus jamais cela ! Toi, l'Oracle, le plus Clairvoyant d'entre nous, agir aussi stupidement. Ne me refais jamais une peur pareille !!! Te rends-tu bien compte qu'Hadès pouvait te réduire à rien avant même que tu t'éveilles. Remercie donc ceux qui t'ont sauvé au lieu de faire cette tête...

Et ne refais plus jamais cela. Je t'aime, espèce d'abruti !!! "


Le ton de la déesse était de taille à faire frémir n'importe qui. Le seul mâle qu'elle aimait en plus de Zeus était aussi le seul capable de la faire éclater. C'était cela le pouvoir d'Apollon sur sa jumelle mais Artémis était de nature froide et calculatrice. De quoi affaiblir plus que considérablement l'ascendant que son jumeau pouvait avoir sur elle en temps normal mais ici la peur de le perdre avait été si grande qu'elle en avait perdu quelques secondes sa froideur légendaire...

Puis, se plaçant auprès de son frère, elle remarqua la présence de Clio, de l'une des servantes d'Athéna, blonde portant visiblement l'armure de la Vierge ainsi que d'autres cosmos tout proches. Et prenant à nouveau la parole sous un tout autre ton.

- Athéna, Clio, ma reine, je suis heureuse de vous retrouver en cette relative bonne forme. Tout comme je suis impressionnée de voir que des humaines ont pu survivre. Quelle est ton nom, servante de ma sœur de la Guerre ? Maintenant qu'elle a enfin ouvert les yeux et pris des femmes au plus haut rang, quel est ton nom que je le retienne pour avoir survécu face à...

Sa phrase resta soudain en suspend avant qu'elle ne reprenne.

- Père ? Pardonnez-moi de troubler vos retrouvailles avec votre reine mais où avez-vu transféré Hadès ? Dans quelle prison ?

Question somme toute logique, après tout, Zeus en avait plus que le pouvoir et Thalie dans son réflexe plus qu'amoureux avait démontré à tous le danger de s'approcher de trop près de ce genre de sceaux.
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Hermès
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MessageSujet: Re: Réunion et conseil au milieu des Ruines [Pour tous ceux présents à Sparte ^^]   Lun 13 Juil - 7:51

Arrow Olympe

Mon père compte donc se rendre à Sparte, cela doit remonter depuis la dernière fois qu'il toucha le sol de la Terre. Il en va donc de mon devoir que d'accompagner mon père bien que mon intuition me dise qu'il peut s'agir d'un piège aussi rusé que si je devais faire en sorte de faire venir mon père ailleurs que sur son trône.

Pourquoi Hadès a-t-il fait cela ? Il doit avoir une raison derrière ça, un but dont lui seul sait l'aboutissement. Je dois me tenir prêt à toutes les possibilités et m'adapter au moindre changement. En constatant que l'Olympe sera vide mise à part Arès, j'hésite à rester là au cas où ce dernier veut faire une chose pendant que notre père sera ailleurs.

Et pourtant, je me dois de l'accompagner avec Artémis. Certes quand il est question de vitesse, je suis celui qui est réputé pour être le dieu dont la célérité n'a pas d'égale mais mon père l'est bien plus ce qui est normal. En voyant mon père et ma soeur partir, je m'avance pour ouvrir mon portail quand j'entends deux voix s'exprimer.
 

-Hey Hermès, ça faisait longtemps qu'on avait pas parlé, depuis qu'on est attaché à ce Caducée, on cherche de quoi s'occuper.

-On est pas comme les cheveux de Méduse donc on aimerait bien avoir un peu plus de considération. Tu sais on voudrait le droit à la parole plus souvent, de donner notre avis vu qu'on est un peu les serpents de ton Caducée

-Rien que le fait de déjà pouvoir rester dessus c'est déjà bien, faut juste que vous appuyer les sifflements sinon ça ne le fait pas, maintenant attendez de voir ce que je vais faire. Nous allons nous rendre à Sparte pour voir mon oncle se faire calmer.

Ouvrant mon portail, je le traverse pour me rendre à Sparte, non loin de mon père. Enfin je vois de nouveau Sparte ou du moins ce que je peux voir en voyant qu'il y a bien des divinités en ce lieu. Mes sens sont en éveil, veillant à que le moindre piège ne m'échappe pas, un rapide coup d'oeil autour de moi et au-dessus me met déjà en garde au cas où. Au moindre signe de danger, je sais ce que j'ai à faire.

Au moins je peux me pencher sur les présences qui sont sur les lieux. Le premier cosmos qui me percute est celui d'Héra, la reine de l'Olympe, cette femme qui ne semble jamais vraiment aimer les enfants de Zeus si ce n'est les siens. Ensuite vient le cosmos d'Apollon qui semble de retour, ce dieu qui semble à la fois facile à charmer en lui jouant de la lyre mais assez perceptif sur bien des choses.

Oh bien entendu je n'oublie pas les autres cosmos mais les ayant déjà rencontrés, je pense qu'il est inutile que j'en parle. Il semblerait que mon père a déjà fait en sorte d'envoyer Hadès à un endroit où il ne causera pas le moindre souci. Je m'approche donc de mon père en étant sur mes gardes.


-Père, je pense qu'Hadès ne ferait pas un tel acte sans avoir une idée derrière la tête, il devait se douter que vous viendriez ici. Nous devrions faire attention père, cette situation serait l'idéal pour tendre un quelconque piège bien que je ne doute pas de notre capacité à nous en sortir.
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Héra
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MessageSujet: Re: Réunion et conseil au milieu des Ruines [Pour tous ceux présents à Sparte ^^]   Mar 14 Juil - 20:29

Bien que le premier combat fut fini, la tension était loin d'être retombée. C'était même tout le contraire. Je le ressentais tout comme Argus qui se dressait près de moi. Tout comme Athéna que nous protégions de la folie de mon frère. A nouveau au bord de l'explosion, nous nous tenions tous. Je n'avais aucun doute sur ce qu'il allait suivre. C'était devenu inévitable. J'avais pris son attaque de plein fouet et loin de se rendre compte de son crime et de l'épée qui maintenant ne demandait plus qu'à s'abattre sur lui, il poursuivait encore et encore son discours.

Les Moires nous avaient donc réservé cela. Rien ne pourrait plus infléchir le destin qui menaçait de tout faire de nouveau basculer dans la ruine et le carnage. Sparte gémissait sous les coups d'Hadès. L'Eclipse avait été réduite à néant mais cela n'avait été qu'un échange de coups. Un simple échange dont les effets montraient mieux que les paroles, les images, les discours ce que nous, enfants de Cronos étions capables. Notre puissances surpassait tout ce que l'homme avait connu depuis des siècles. Et Sparte, Sparte la sacrée et ses habitants en avaient fait l'amère expérience...

Et alors que les mots allaient fuser de nouveau, une nouvelle présence divine se fit ressentir.

Légère, délicate et frivole...

Une muse se tenait là, frêle au milieu des décombres et si fragile en regard de son oncle en surplis, épée prête à frapper. De quoi me faire sourire. Au moins, elle montrait qu'elle était plus qu'une simple groupie de ce bellâtre pédant d'Apollon. Lui qui prenait des manières bien familières envers celle qui était une déesse à part entière.

Bien, je suis ravie de voir que les divinités même les moins agressives sont là pour bien montrer à ce fol de fossoyeur qu'il n'est pas si simple de rayer ses semblables de la surface ou les entrailles de Gaïa. Sois donc la bienvenue, Clio.

Et parlant à voix haute.

" Clio, quelle joie de te voir de retour. J'aurais préféré te convier à un banquet mais ton insupportable oncle en a décidé autrement. Enfin, n'aie plus aucune crainte. Il ne te fera plus de mal. Prend donc ton stylet voire ta plume et prépare-toi à écrire une tranche d'histoire digne de nous : " La chute d'Hadès qui dans sa folie aura entraîné la perte de sa reine ainsi que celle de son royaume ". "

Puis, regardant mon frère droit dans les yeux.

" Sans son roi que va devenir sa petite reine qui a encore moins de mérite que moi ? A part avaler un grain de grenade, quelle autre exploit a-t-elle accompli pour siéger aux Enfers ? Aucun vu que c'est de force que tu l'as emmenée, de force que tu la retiens, de force que tu la condamnes à une éternité tellement insupportable qu'elle ne doit souhaiter qu'une seule chose... "

Avant de poursuivre, un sourire mauvais aux lèvres.

" Être délivrée, délivrée de cette existence sans lumière, sans amour... "

La réponse avait été du même ton que l'affront. Hadès m'avait rabaissée, je rabaissais la seule chose qu'il semblait être fier de posséder. Perséphone dont il serait séparé de la même façon dont il l'avait arrachée à sa mère. Qu'il connaisse un peu le poids de la douleur. Celle qu'il venait d'infliger à tant de Spartiates.

Puis, laissant Apollon approcher, j'acceptais son hommage d'un signe de tête. Un tel coq ne méritait qu'une seule chose : être confiné sur les toits et éclairer le monde de sa lumière en plus de lui faire profiter de tant à autre de sa voix de fausset. Une position haute et lui permettant de parader devant les poules et les poulets.

Autant dire que là, il excellerait comme il excellait en crêpage de chignons avec sa demi-sœur Athéna. Un spectacle qui aurait pu être divertissant si on avait justement pas un Hadès écumant de haine, suintant le meurtre et le massacre à chaque pore. De justesse, je retins un soupir. Remettre ces bâtards agaçants dans le rang ne serait pas du luxe surtout pas avec les Titans qui seraient les suivant sur la liste.

Puis, soudain, dans l'amas de réprimandes et de piques, une phrase intelligente se glissa.

" Oui, mon frère, ma nièce... Ecoutez les dernières paroles d'Apollon et laissez Sparte en paix. "

Et m'adressant une dernière fois à Hadès.

" Ecoute les paroles d'Apollon, mon frère, et cesse ce combat. Ma voix était celle de la vérité, de la réalité qui ne demande qu'à paraître. Te mettre face à ce qui est l'avenir de ton monde quand tu ne seras plus rien. Ta chute ne sera pas que la tienne. Si tu n'as aucun cœur, aucun sentiment, cela ne t'atteindra sans doute pas mais si comme je le pense, à ta façon, tu tiens un minimum à ta reine, songe à elle. Tache de sauver le peu que tu peux encore sauver...

Tout à mes paroles envers Hadès, j'avais apparemment négligé les paroles d'Athéna au sujet d'Arwen. Pourtant, je l'avais ressenti moi aussi tout comme j'avais saisi les paroles d'Athéna. Prendre les rênes de Sparte, prendre le pouvoir en cette cité. Le Sanctuaire ne lui suffisait donc plus. Qu'était donc cette cité pour elle ? Il fallait que je l'apprenne, que je comprenne.

Que nous caches-tu, Sparte ?

Un sentiment terrible s'empara soudain de moi.

Non, pourvu que cela ne soit pas un piège !!! Je sentais mon cœur se resserrer. Nous étions tant de dieux en ces lieux. Zeus... Zeus, mon frère, je t'en prie, viens.

Ne rien montrer de la peur qui s'était un instant insinuée en moi. Une nouvelle scène de crêpage de chignon cette fois entre le trio Roi de l'Outre-Monde, Sagesse et enfin Bellâtre de l'Olympe et enfin, je fus exaucée. En un éclair effroyable, la voix du Tonnant se fit entendre. Plus intense encore le précédent orage qui s'était abattu sur Sparte, le véritable ouragan qui balaya ce qu'il restait des ruines aurait été de taille à mettre à terre n'importe lequel d'entre-nous. Mais plus que ce déchaînement atmosphérique, c'était la voix même du maître suprême de l'Olympe qui tétanisait tout être doué de raison. Fait auquel échappait Hadès...

Un roi déchu encore en sursis car le premier geste de Zeus fut pour moi. Moi, sa sœur et sa femme, la seule et unique reine. Quoique l'on put en dire, j'étais et demeurais la reine de l'Olympe, la seule épouse, la seule déesse à retenir son attention alors que toutes les pintades qu'il avait couvertes un jour n'étaient même plus ombres en ces souvenirs.

" Zeus, enfin, je te retrouve. Mon cœur se réjouit tellement de te revoir... Moi aussi, j'aurais tant aimé que nous ayons des retrouvailles dignes de ce nom mais les Moires nous auront une nouvelle fois mis à l'épreuve. "
Le ton de ma voix était si doux, si chaud. J'étais amoureuse de lui, tellement amoureuse malgré tout le mal qu'il m'avait fait. C'était quelque chose que je ne pouvais nier. Et le laissant s'éloigner.

Oui, bien plus urgent...

J'avais parfaitement compris de quoi il en retournait. Par ces seuls mots, le sort de notre dément de frère était scellé.  
Fait que les mots de mon frère suffirent à rendre plus que réel. Quelques mots suivis d'une décharge d'énergie libérée en un éclair, figeant Hadès en état alliant impuissance, humiliation et silence. Une momie aurait eu plus de liberté de mouvements que lui. Un regard à cet masse inerte et je me tournais vers l'ensemble des cadavres retombant au sol, en un son dont le sinistre n'avait pas d'égal en ce monde. Où que se posait maintenant le regard, on ne voyait plus que cela, ruines, sang et cadavres. Que restait-il de cette cité si belle que j'avais découverte ? Une ville traumatisée avec en ce lieu, un vaste charnier.

Quel gâchis innommable. Cela n'aurait pas du arriver. Aucun dieu issu de notre fratrie ne devrait faire cela.

Et laissant mon époux rejoindre sa préférée que mon éclat n'avait que trop parfaitement occultée pour qu'il la remarque, je contemplais mon cher frère.

" N'aie crainte, mon frère, tu ne seras pas seul lors de ton jugement. Tes actes se répercuteront aussi sur celle qui se prétend encore reine des Enfers. J'espère que tu l'as bien regardée, Hadès, car sa douceur, sa peau, sa beauté, son parfum ne seront plus que poussières de souvenirs dans ton âme.

En cet instant, mon cher fils lui rend une petite visite de courtoisie dans l'espoir de la voir se joindre à notre petite réunion de famille et tu sais ce que cela signifie...

Bonne nuit, mon frère... "


Quelques pensées soufflées au sombre monarque sans que je ne sache vraiment s'il les avait reçues mais que m'importait. Il avait été trop loin et il était grand temps de lui rappeler que toute déesse que je fus, j'avais bien plus de pouvoir que cette gamine que mon chez Zeus avait eue à Déméter. Et songeant à elle, je ne pus m'empêcher de ressentir un curieux mélange de pitié et de satisfaction. Au final, je n'en voulais pas plus que cela à ma nièce mais elle était de par son union trop dangereuse pour la laisser libre de ses mouvements. Le seul souci venait de sa coopération surtout si elle décidait de résister. Pour ma part, j'avais bien une idée sur la question...

Enfin, nous verrons. Tout blessée qu'elle puisse l'être, elle est aussi immortelle que nous...

Et laissant mon frère seul avec ses sombres pensées, je m'intéressais de nouveau au duo formé par Zeus et Athéna. La pauvre petite avait en effet eu pas mal de chance de pouvoir compter sur mon incomparable présence. Ce que mon cher époux remarqua enfin.

" Oui, je n'ai eu d'autre choix que de me mettre entre lui et Athéna, mon ami... "

Et passant une main gracieuse sur mon visage pour effacer les dernières traces d'ichor.

" Je ne pouvais la laisser seule face à notre frère devenu fou...  La pauvre Arwen a déjà fait les frais de sa cruauté. Je ne pouvais lui permettre de faire de même avec Athéna. Dès que j'ai su, je suis allée droit au front, autant pour protéger Athéna que les habitants de la cité. Quelle reine serai-je si je ne veillais pas sur mes sujets ? Enfin, j'ai quand même veillé à ce que Arwen ne soit pas seule, cet homme, ce dénommé Hazama était auprès d'elle. Espérons qu'il ait été à la hauteur...  "

D'un geste, je me posais mon front contre l'épaule de mon époux, seul geste d'amour que je me permettais en pleine assemblée. Nous étions déjà tant et voilà qu'une autre présence se faisait ressentir. Une jeune sainte au service d'Athéna qui eut à peine le temps d'esquisser une parole que ma nièce de la Chasse et ce voleur impénitent d'Hermès ne fassent leur apparition.

Pas évident de suivre le plus grand, souris-je doucement en caressent de la main la tête d'Argus qui n'avait même pas perdu une plume.

Un sourire franc se dessina même sur mes traits en voyant Artémis souffleter son cher jumeau. Vraiment le spectacle était autrement plus plaisant et puis, la Lune avait le mérite de me dispenser de s'adresser aux humaines comme toute déesse subordonnée qu'elle était.

Et reprenant sa question.

" Oui, mon cher époux. Où avez-vous transféré Hadès ?"
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Samina
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MessageSujet: Re: Réunion et conseil au milieu des Ruines [Pour tous ceux présents à Sparte ^^]   Mer 15 Juil - 20:36

[Je m'incruste °° et je viens du même endroit que Crystalia]

Samina s'intéressait beaucoup moins aux paroles que les deux déités s'étaient échangées durant le combat que Crystalia. Les deux avaient de toute façon l'air bien campés sur leurs positions respectives et aucun d'eux ne lâcherait le morceau. Si Héra n'était pas intervenue, nul doute que ce combat aurait pût très mal finir. Elle avait sourit à la proposition de la Vierge de d'abord essayer d'appeler l'armure du Lion pour qu'elle puisse la revêtir. Après tout pourquoi pas.

-Je doute qu'Hadès te laisse beaucoup de temps pour essayer. Mais si nous devons nous lancer dans un combat, autant avoir plusieurs atouts.

Mais il semblerait que de toute façon, le combat était fini. Même si l'infernal dieu des Enfers écumait littéralement de fureur et menaçait les deux déesses. Était-il réellement un souverain ? Si elle n'avait pas sût qu'il était, Samina aurait aisément pût le prendre pour Arès, le dieu sanglant. Même le fait de s'entendre dire que le roi des dieux allait arriver n'avait pas l'air de le calmer.

"Zeus, le dieu de la Foudre craint par tout le monde n'a pas l'air de faire grand effet sur son frère."

Elle suivit Crystalia pour se ranger aux côtés d'Athéna, bien que le combat ne semble plus être d'actualité pour le moment. Tous avaient l'air d'attendre l'arrivée du roi de l'Olympe, un peu comme on attendait l'arrivée d'un sauveur qui allait écarter de cette cité une terrible menace. Ce qui était le cas quand on y repensait. Et Zeus ne se fit pas attendre, faisant retentir sa colère dans Sparte entière.

"Par Athéna, il est réellement en colère..."

Et à côté, l'intervention d'Héra faisait pâle figure. On pouvait même dire que la déesse avait été plus indulgente envers son frère que son époux. Elle assista donc à cette réunion de famille sans mot dire. Crystalia et elle avaient bonne mine, seules humaines au milieu de cette assemblée divine. Mais de toute façon, personne ne semblait faire attention à elles pour le moment.

-Peut-être a-t-il été téléporté quelque part par l'un d'entre-eux ? Répondit-elle à la question de sa sœur d'arme. 

La disparition d'Hadès avait été si soudaine qu'elle ne l'avait pas remarqué tout de suite et elle n'avait ressenti aucune émanation de cosmos à part ceux des divinités déjà présentes sur les lieux. D'ailleurs, deux nouveaux arrivants firent leur apparition. D'abord une déesse ressemblant à une chasseresse qui se précipita vers Apollon dans le but de le gifler avant de s'adresser aux autres divinités présentes. L'autre était un dieu portant un caducée.

"Hum... Une chasseresse et un dieu portant un bâton auquel sont enroulés deux serpents. Artémis et Hermès ? L'Olympe serait-il descendu sur Sparte ? "

Il fallait le croire vu le nombre de divinités qui foulaient le sol de Sparte. Cette cité était donc si particulière à leurs yeux ? Il fallait le croire puisqu’à sa connaissance, c’était la première fois qu’autant de dieux se réunissaient au court de l’une des sempiternelles confrontations entre Athéna et Hadès. A moins que cette bataille ne fût celle de trop et que l’Olympe avait décidé de mettre un terme à ces luttes incessantes. Il était grand temps, aurait-elle eu envie de dire. Mais qu’était le temps humain pour eux ? Quelque chose l'interpella et elle en informa la Sainte de la Vierge.


-Crystalia, j'ai l'impression que la disparition d'Hadès les a un peu pris par surprise. Est-ce que tu as aussi cette impression ?

Se passait-il des choses que même les dieux ne comprenaient pas dans cette cité ? Y avait-il d'autres forces en présence dont elle ignorait l'existence pour le moment ? Elle se demanda également si elle devait elle aussi répondre à la question d'Artémis, mais il semblerait que la jumelle d'Apollon se soit d'abord adressée à Crystalia. Elle décida de se taire pour le moment, et de continuer à observer. Pas question de s'incruster dans cette conversation si la Chasseresse de l'Olympe ne le désirait pas.
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Clio
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MessageSujet: Re: Réunion et conseil au milieu des Ruines [Pour tous ceux présents à Sparte ^^]   Mer 15 Juil - 23:18

(J'ai vu que certains avaient du mal à distinguer les paroles de Clio de ses pensées, donc il va y avoir une petite modification. Ses paroles seront représentées par un tiret, ses pensées par des guillemets tout comme ses transmissions télépathiques qui seront en gras/italique en plus. Bien sûr je préciserait ça dans ma signature Wink

Apollon n'avait pas tardé à faire son apparition et le moins que l'on puisse dire c'est que son frère n'avait pas l'air d'avoir conscience du danger qu'il avait courût... A vrai dire on dirait même qu'il s'en fichait complètement parce qu'il était sûr de s'en tirer quoiqu'il arrive. Étais-ce seulement dû à son immense orgueil ou avait-il vu quelque chose dans le futur ? Après tout, c'était lui qui guidait autrefois les oracles, dont le plus célèbre d'entre-eux, celui de Delphes. Une voile du Destin s'était peut-être ouverte à lui malgré la puissance de Cronos.

" As-tu lu quelque chose à travers les flots du Temps Apollon ? Est-ce que tu connais un des futurs possibles pour cette ère ? "


Tel fût le message télépathique qu'elle lui envoya, tandis que la divinité solaire s'occupait des trois autres dieux. Et s'il se comporta courtoisement vis-à-vis d'Héra, les discours dont il gratifia les deux autres transpiraient l'assurance et la suffisance. Elle n'avait décidément pas fini de s'inquiéter pour lui. Hadès ne supporterait pas cet affront.

" Je serais à vos côtés à toutes les deux ma sœur. Je suppose que belle-maman et toi avez les mêmes objectifs pour le moment, calmer notre fou d'oncle. Même si seul l'intervention de Père pourrait écarter toute menace."


Une fois répondu au message télépathique d'Athéna, elle sursauta lorsque la Sagesse mentionna la disparition de leur nièce. Elle avait raison, Arwen ne se trouvait plus à Sparte ! Tout comme Thalie, elle venait de se faire mystérieusement enlever. Elle failli bien ne pas entendre les ordres que lui donnait la reine des dieux tant elle était choquée. Elle lui répondit par télépathie, tout en restant dans l'ombre d'Apollon.

"L'Histoire s'écrit en ce moment-même, ma reine. Tout ce que vous dicterez sera à jamais inscrit dans ses pages, tout comme les paroles de tous les protagonistes de cette affaire."


Mais pour le moment elle ne se souciait pas trop de l'orgueil d'Héra qui devait être bien gonflé en cet instant. Arwen était en danger, et apparemment le châtiment d'Hadès allait aussi retomber sur Perséphone. Étais-ce vraiment nécessaire que sa pauvre demi-sœur soit ainsi traitée ? Peut-être était-elle complice des actions de son époux. Après tout qui savait ?

"PÈRE !!! "

En entendant le tonnerre gronder, annonce que Zeus arrivait, elle avait esquissé un sourire de joie. Le sort d'Hadès fut terrible, et sans doute semblable à celui auquel avait eu le droit Hypnos lorsque ce dernier avait été capturé. Un nouvel Aréopage allait avoir lieu. Serait-il aussi lourd de conséquences que celui du Sommeil ? Perséphone réagirait-elle de la même façon que Thalie ?

"Tant de questions qui pour le moment n'auront pas de réponse. J'espère que nous ne découvrirons pas les conséquences trop tard..."


Elle s'était un peu éloignée de son frère pour s'avancer vers son père, qui ne semblait pas l'avoir reconnu sous sa nouvelle incarnation. C'est vrai qu'elle avait pris bien garde de ne pas dévoiler son cosmos, mais elle ne savait pas si elle devait se sentir heureuse ou peinée que le grand Zeus lui-même n'y ai vu que du feu. Et Zeus n'était pas venu seul, puisqu'Artémis l'avait suivi et avait aussi collé une belle gifle à son jumeau. Ce qui n'était pas sans lui rappeler celle qu'elle avait elle-même administrée au dieu messager. Puisque la Chasseresse s'était exprimée à voix haute, il semblerait que la couverture ne soit plus d'actualité et elle pût s'exprimer à voix haute.

-Père, c'est moi, Clio. Après ma mort prématurée, j'ai pût me réincarner dans le corps d'une jeune fille et j'ai immédiatement rejoint mes sœurs Athéna et Artémis à Sparte pour les épauler. J'avais envoyé il y a peu un messager vous avertir de mon retour et je pensais qu'Artémis ferait de même. Je sais que j'aurais pût vous informer plus tôt, mais je suis heureuse de vous revoir, car votre arrivée écarte la menace que votre frère faisait peser sur elle.


Puis à la Vierge Chasseresse.

-Artémis, ma chère sœur, je suis heureuse de te revoir. Père et toi avez vraiment fais vite, et l'intervention de notre reine a permis d'éviter le pire. Mais je m'inquiète pour Arwen, elle a disparue.

Puis, elle vit Hermès arriver. Son frère aussi ne semblait pas l'avoir reconnu, et semblait pour le moment davantage se préoccuper de la sécurité de leur père. Il craignait un piège... La présence de tant de dieux dans cette cité serait-elle prévue d'avance ? Elle s'adressa à voix haute au dieu Messager qui aurait sans doute eu droit à un câlin s'ils n'étaient pas entourés de tant de monde.

-Hermès, je suis heureuse de te revoir en pleine forme et que Cronos n'ai rien pût te faire. Tu m'as manqué, mon frère.   

Puis par télépathie après avoir assuré à Apollon qu'elle lui expliquerait plus tard ce que Cronos venait faire dans cette histoire. Nul doute que le dieu solaire lui poserait des questions.

"Je suis désolée de m'être montrée si imprudente en faisant appel aux flots du temps comme cela. J'aurais sans doute dû me douter de quelque chose... Mais attend, ce n'est pas possible ! Héra vient de mentionner Hazama ? Elle a laissé notre nièce en sa compagnie juste avant qu'elle ne se fasse enlever..."


Troublante coïncidence, beaucoup trop troublante. Thalie disparaissait alors qu'Hazama était en Olympe, et maintenant Arwen disparaissait alors que l'ancien Haut-Commandeur se trouvait dans les parages. Si elle jetait un oeil dans les flots du temps, qu'y trouverait-elle ?

"Hazama... Que cache-t-il ? Serait-il lié à la présence féminine que j'ai entendu lorsque j'ai visionné l'enlèvement de Thalie ? Et à la chose serpentiforme qui a gobé notre pauvre sœur..." 

Et Hadès qui venait de disparaitre sous leurs yeux comme par enchantement. Non vraiment quelque chose n'allait pas.

-Père, je ne puis qu'approuver les paroles d'Hermès. Il se passe quelque chose à Sparte. Il faut nous tenir sur nos gardes

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Apollon
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MessageSujet: Re: Réunion et conseil au milieu des Ruines [Pour tous ceux présents à Sparte ^^]   Dim 19 Juil - 17:12





Dire que je n’aimais pas les évènements imprévus étaient un euphémisme mais… De temps en temps… Un peu de stimulation ne faisait guère de mal et me permettait de garantir mon recul nécessaire pour observer, comprendre et trouver une réponse à un problème insoluble. Il était si facile de lire l’avenir auparavant et je devais bien avouer que j’en avais largement abusé. L’Oracle de Delphes était un formidable prétexte pour affiner ce pouvoir qu’était mien et prétendre à accéder à un savoir bien plus grand que celui de mon Père. On pourrait largement croire que cela est une volonté de dépasser le pouvoir du Roi pour mon propre objectif… Qui serait de prendre sa place… Mais l’on se tromperait ardemment car, de tout temps, je n’ai jamais eu la volonté de prendre la place du Roi. Diriger ne me convient pas mais assister mon père, protéger ma Sœur et mes Muses et défendre les véritables objectifs  de notre grandiose famille est mon seul cadet. Je connais l’avenir, j’ai constaté ce qui était observable et j’y ai toujours apporté une attention soutenue. Si seulement, il savait ce que je savais. Je n’aimais guère parler dans le vide, les longs discours n’étaient pas ma tasse de thé mais on ne pourrait pas me reprocher d’avertir es idiots du village de cet avenir sombre qui nous attendait.  


Décidément, Athéna  était bien trop obtuse : toujours à ramener à elle-même cette même litanie navrante. Toujours à ne pouvoir observer que le sommet de l’iceberg quand tout ce qui se présent à elle n’est rien de plus que de la poudre aux yeux. Et devant sa colère, quoi de mieux que de lui dresser mon attitude impassible et sans expression. Crier plus fort ne servira à rien : bien au contraire, elle se cassera la voix devant mon silence tandis que je lui fais, tout de même l’honneur d’écouter sa parole inutile et d’y répondre par un léger haussement de sourcil alors que mon regard s’attarda sur notre environnement pour plonger mes yeux dans les siens par la suite.




Fière et courageuse petite Déesse, doit-on te féliciter pour tout ça ?  Pour moi, ce n’est rien de plus qu’une victoire à la Pyrrhus… Pour le reste, et quoique tu en penses, la bave du crapaud n’atteindra jamais la blanche colombe : crache ton venin autant de fois que tu le désireras si cela te rend heureuse et sûre de toi. En vérité, tout cela aurait pu être évité si tu t’étais rangé à mes côtés tout à l’heure. Finalement, tu ne peux t’en prendre qu’à toi-même.




Le Monarque des Enfers ne cesse de parler pour ne rien dire. Ses actes et dires sont d’un ennui profond et contrariant. Pour ma part, pendant bien trop longtemps, l’audace et la stupidité de cet être sont autant de preuve de son inutilité en ce monde. À mon goût, purement et simplement, il devait définitivement disparaître. Mal lui en pris de se moquer de moi et surtout de jouer à un jeu qu’il sera sûr de perdre: menacer les rares êtres que j’accepte comme être proche de moi est un crime impardonnable que je retiens. Encore une fois, tout comme Athéna, je ne lui offre qu’un masque imperturbable devant sa grandiloquente exagération de lui-même… Jusqu’à ce qu’un mince petit sourire s’afficha sur mon visage, accompagné de cette noirceur dont parlait Athéna par le biais d’une évolution du regard qui augurait le pire pour le Roi des Enfers.




Tu as finis de parler pour ne rien dire ? Moi aussi, Hadès, je te réserve bon nombre de surprise à ton égard. Je n’oublie pas ce que tu viens de me dire et, en conséquence, je prendrais ta promesse avec le plus grand des sérieux… Oui avec le plus grand des sérieux…




Puis, cela disparut aussi vite que cela était arrivé. J’en avais assez de discuté pour le moment : j’avais trop usé de ma salive et je préférais me plonger dans le plus grand des silences afin d’observer ce qui se déroulait. C’est alors que surgit des cieux mon Roi, mon Père et peut-être celui, par qui, tout allait débuter. Pour autant, il fait partie des très rares personnes que je respecte et que j’aime. La Sanction ne se fit pas attendre. Comme je l’estimais, et cela devait bien arriver un jour ou l’autre, Hadès avait provoqué son frère une fois de trop et, plus important pour moi, les portes du tribunal s’ouvraient pour lui. Une occasion inespéré pour moi mais qui faisait partie d’un tout. Concernant mon Père, j’aurais tant voulu l’accueillir dans la plus grande dignité et lui exprimer toute l’affection que je pouvais lui témoigner. Pour autant, m’étant montré tout juste respectueux, à la limite du désintérêt pour la reine, son épouse, je ne pouvais me permettre de lui montrer un quelconque signe de bonheur trop prononcé. Ce serait manquer de respect envers Héra et son rang. Cependant, rien ne m’interdisait de répondre à sa douceur par une tendresse, certes dissimulé mais bien représentative de ma bienveillance pour lui. C’est d’une inclination brève de la tête, suivi d’un sourire plus prononcé qu’à l’accoutumée, trahissant mon impassibilité, marque de fabrique made by Apollon, que je lui répondis avec une douce chaleur.




Malgré les circonstances, c’est un réel bonheur que de vous voir, Père. Pour autant, les actes fallacieux du Roi Déchu ne sont rien de plus que les conséquences de ses agissements nauséabonds envers notre famille. Soyez assuré, cependant, que je ne convoiterais que votre propre satisfaction puisque vous demeurez notre Roi et notre Bienfaiteur.




Pour le reste, je demeurais silencieux jusqu’à ce qu’un imprévu surgisse : la disparition du Monarque des Enfers était si subite que je ne m’y étais pas attendu. Du moins, cette imprévisibilité me contrariait car il fallait que je me creuse les méninges pour comprendre ce qui venait d’arriver. C’était plus fort que moi, il fallait que je trouve qui était l’auteur de cette absurdité qui mettait en péril ma propre vengeance. Surtout, l’évidence s’imposait : un danger menaçait l’hégémonie de l’Olympe et ça, c’était inacceptable et insupportable.  Je reculais de quelques pas pour réfléchir, attentif tout de même aux nombreuses arrivées et aux informations que je pouvais en retirer. Plus personne ne m’intéressait réellement, je les laissais s’agiter librement jusqu’à ce que ma Jumelle fasse son apparition. Ma sœur était colérique et n’avait guère apprécié ma petite stratégie, certes risqué mais ô combien productive. Je reçus sa gifle de plein fouet avant de me faire sermonner comme il le fallait.  Je pouvais saisir pleinement sa furie puis me contenta de hocher la tête en prenant un air contrit. Je lui répondis en télépathie tout en la serrant brièvement et doucement dans mes bras.



Je te dois des excuses pour t’avoir fait peur ma Douce et Tendre. Néanmoins, croyais-tu vraiment que je m‘étais permis d’agir ainsi sans avoir pris un minimum de précaution au préalable ? Pourtant, cette manœuvre, si risquée soit-elle, portera ses fruits. En attendant, encore une fois, je ne puis prendre le temps nécessaire pour être auprès de toi : la disparition d’Hadès est un contretemps des plus fâcheux…




Je tenais Artémis dans mes bras encore quelques instants avant de desserrer mon étreint afin qu’elle puisse être libre de ses mouvements. Je continuais d’écouter les flots des paroles tout en observant les nouvelles arrivées.   J’en profitais pour saluer silencieusement l’arrivée du Messager des Dieux tout en appréciant les sages paroles de la Reine. Ses révélations étaient instructives tandis que tout commençait à se mettre en place dans mon esprit. Puis Clio fit son apparition et m’envoya un message télépathique, me demandant si j’avais pu entrevoir des parcelles de l’avenir. Je me tournais vers elle, la gratifiant d’un regard entendu que seules mes Muses et ma Sœur Jumelle pouvait saisir : une expression lourde de sens, une sorte d’entente que seule la proximité d’êtres très proches pouvaient saisir pleinement.  



On a corrompu le Flot du Temps récemment mais je scrutais déjà avec attention l’Avenir de ce Monde bien avant ce malheureux épisode. Ce qui était prévu il y a un millénaire se produit aujourd’hui même.  Ma vision est corrompue par ce mal étrange dont l’auteur n’est guère un inconnu… Mais j’ai beaucoup de certitudes. Pour autant, ces réalités doivent être prouvées car je ne puis annoncer des vérités sans preuve tangibles et concrètes pour des raisons que tu comprendras aisément ma Petite Clio…




Je continuais d’écouter les paroles, réfléchissant calmement lorsque je fus, une nouvelle fois, interrompu par Clio qui évoqua un lien entre Cronos et Hermès. Puis, elle m’expliqua rapidement, en message télépathique, ce qui s’était passé, me confrontant à une nouvelle information.



Tu m’expliqueras donc tout cela  plus tard. Néanmoins, je t’interdis d’utiliser le Don de Divination seule et sans ma présence. C’est un art devenue trop dangereux pour toi et je ne veux plus que tu sois en danger inutilement. Est-ce bien claire ?




J’inclinais, une nouvelle fois la tête pour confirmer l’information que venait de me transmettre ma Muse. Hazama… Ce nom revenait sans cesse… Arwen également… Autant d’informations qui se mettaient peu à peu en place. Mais, pour l’heure, il  s’agissait d’agir calmement car, oui, moi aussi, je ressentais un danger. C’est alors que je haussais le ton afin que tous les protagonistes m’entendent clairement, tout en observant le Palais du Haut Commandeur  avec un regard intense.




La Discorde est-elle toujours présente en ce monde ou se cache-t-elle dans le corps d’une Existence Éphémère comme à son habitude ? En tout cas, de ce que j’en ai entendu, ce Hazama est un personnage plus qu’intéressant, j’en conviens…




Puis, je me tournais vers Athéna.



Nous reprendrons notre petite discussion plus tard. Je te propose de mettre nos divergences de côté afin de nous allier temporairement pour élucider ce mystère.  À moins que ma supposée « Profonde  Noirceur d’Âme » ou bien ma prétendue « Soif de Luxure » soit un obstacle insurmontable dans cette quête qui nous attend… En gage de bonne foi, je consentirais à… m’intéresser à la valeur de tes… Humains… Si tu vois ce que je veux dire.  Qu’en penses-tu ?




Je me plaçais à côté d’Athéna tout en regardant Zeus et Héra d’un air interrogateur. Puis, je posais mes yeux sur Clio et Artémis avant de les poser sur les Autorités Olympiennes. J'avais toute confiance dans le jugement d'Hermès, je préférais secrètement qu'il reste avec la Reine et le Roi. Je supposais plus crédible de former deux groupes afin que le premier entame des recherches tandis que l'autre se concentre sur ce qui pouvait arriver à chaque instant. je savais les décisions de mon Père juste et intelligentes. Clio me serait d'une grande aide dans le cas où je devrais recourir à la Divination. Quant à Athéna, sa force me serait utile, son savoir aussi. Un duo Artémis-Athéna avait de grandes chances de réussite. Le potentiel de des "Chairs Pourris du Destin" nous serait d'une aide  quelconque mais sait-on jamais... Peut-être serais-je surpris ? En tout cas, quoiqu'il arrive, petit à petit, les pièces du puzzle se mettaient doucement en place. Il fallait qu'Artémis et Clio comprennent instinctivement ma démarche.



je souhaiterais, avec votre permission, demander à Clio et ma très chère Sœur, de se joindre à nous. Nous devrions pouvoir cohabiter ensemble sans trop de problème. Consentez-vous à cette union ?







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Athéna
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MessageSujet: Re: Réunion et conseil au milieu des Ruines [Pour tous ceux présents à Sparte ^^]   Dim 26 Juil - 19:16

[HRP : vu la taille du topic, j'ai fait une réponse globale, en cas de souci, mp-moi ^^]

Peine perdue, c'était peine perdue que d'espérer faire entendre raison à Hadès. Tout en lui suintait la noirceur, l'envie de meurtre, pire encore, le désir absolu d'anéantir toute forme de vie mais pour cela, il lui faudrait me passer sur le corps. Chose qu'il n'avait jamais pu réaliser malgré sa mauvaise foi flagrante. En des siècles d'affrontements, il s'était à chaque fois fait battre à plate couture et scellé. Seul son ego démesuré lui dictait le contraire. Immense était son orgueil et pourtant, il n'était encore rien comparé à l'obsession qu'il à ma personne. Comme s'il était...

Non...

Cette idée folle me traversa la tête avant que je ne la rejette tant elle me parut incroyable et qu'elle ne revienne à la charge.

Non, il serait comme amoureux de moi d'une façon que personne ne pourrait décrire.

C'était pure folie de penser cela mais une telle relation existait entre nous qu'on ne pouvait mentir en disant qu'elle avait quelque chose de passionnel.

Cette pauvre Perséphone doit me haïr tant son cher Hadès la néglige pour venir m'affronter. Nuit et jour, il ne doit penser qu'à cela. De quoi faire plonger la pauvre petite dans un désespoir et une jalousie qui la rendent folle à son tour.

La propre épouse de mon oncle en proie à une crise plus qu'inattendue était une vision plaisante quoique incapable de détourner mon attention de l'attaque qui ne tarderait plus à s'abattre à nouveau. Qu'Héra se tienne entre lui et moi ne semblait même pas gêner le roi des Enfers. Tout était consommé depuis longtemps. Je savais Hadès fou mais jamais, je ne l'aurais cru capable de frapper en toute connaissance de cause l'épouse de Zeus. Une nouvelle fois la tension augmenta si fort que je me préparais au contre et à la riposte...

Tout allait si vite et si lentement. Plus le temps passait et plus j'avais l'impression que mon ichor se figeait en moi, se préparant à l'embrasement imminent.

Un mot à jamais resté en suspend fut l'ultime expression d'Hadès au moment précis où apparaissant dans une tempête à en faire pâlir Cronos en personne, mon père se fit entendre. Telle le tonnerre dont il était le maître, la voix de Zeus tétanisa l'ensemble d'entre nous une fraction de seconde avant qu'il ne juge la gravité de la situation et des méfaits de son frère. Jugement de la situation qui fut aussitôt suivi de l'enchaînement de mon cher oncle au moyen des fameux sceaux de Foudre.

Mais nulle Thalie ne viendra plaider ta cause ou mettre tout le monde face à l'Amour immense dont son cœur déborde. Tu n'es pas Hypnos et personne ne t'aime d'une telle façon. Tu n'es pas Hypnos et jamais tu ne l'égaleras.

Le temps de ces quelques pensées et je vis père s'approcher de moi avant que je ne le rassure de ces mots.

- Cela va, père, cela va. Cela aurait pu être pire mais l'intervention d'Héra, votre épouse et ma tante, a offert à Sparte le sursis dont elle avait besoin le temps que vous arriviez pour la sauver ainsi que nous. Père, merci, merci pour moi et tous ceux qui sont encore en vie.

D'un sourire, j'avais reçu les paroles réconfortantes de Zeus. J'aurais aimé plus de tendresse mais l'instant n'était pas à ce genre d'épanchements et je n'étais plus Saori. L'époque où mon humanité passerait au-dessus de moi était révolue. Je ne pouvais simplement plus parler et encore moins agir comme la plus simple des mortelles. J'étais Athéna, une des trois grandes déesses Vierges.

Puis, avisant la présence de mes deux saintes avant de sentir la venue d'Artémis et d'Hermès, Clio et Apollon s'étant déjà fait reconnaître, je reprenais.

- Père, et vous tous, laissez-moi vous présenter celles qui portent les armures de l'espoir. Elles ne sont que deux présentement mais je peux vous montrer à travers elles que l'humanité n'est pas aussi noire et corrompue que le pense mon oncle, votre frère.

Et faisant un geste pour qu'elles s'avancent.

- Crystalia de la Vierge et Samina du Lion font partie du zodiaque d'or et veillent sur moi même au plus fort de la tourmente. Aucune des eux n'a fui. L'humanité est forte, bien plus qu'on le pense. Je sais que la plupart des Olympiens pensent que les saints ne sont que faiblesse et doutes rebelles mais jamais, je ne laisserai quiconque douter de leurs courages et leurs dévouements. Toutes deux sont restées auprès de moi jusqu'à ce que la lutte contre Hadès m'entraîne loin d'elles mais je gage qu'elles n'auraient pas hésité à se joindre à mes forces si l'occasion s'était présentée.

J'étais fière d'elles comme je l'avais toujours été des saints et de mon armée. Puis, laissant l'un et l'autre s'exprimait, je passais un long baume sur mes plaies. De quoi les faire cicatriser au plus vite. Ainsi parlèrent les uns et les autres avant que certain nom ne ressorte soudain.

- Hazama ?

Je sursautais presque.

- De quel Hazama parlez-vous, grande reine ? Pas de l'ex Haut Commandeur de Sparte ? Cet homme est porté disparu, présumé victime de Cronos tout comme notre malheureuse Thalie. Décrivez-le, qu'on en sache plus...

Puis, me tournant vers mon père.

- Hazama reparait... Et Arwen disparaît. Père, j'aimerais que vous me laissiez prendre la tête de Sparte et avoir votre bénédiction pour sa protection. Les Spartiates n'ont que trop souffert de tout cela et cette ville mérite qu'on s'y intéresse au plus haut point. Une fouille profonde sera sans le moindre doute nécessaire. Qui sait ce que Hadès a pu semer en ces terres.

Il me fallait cacher le trouble en moi et je connaissais assez père pour savoir qu'il comprendrait au travers de mes paroles les doutes que je ressentais. Hazama de retour pour s'évaporer aussitôt s'il s'agissait bien sûr de lui.

Puis entendant les paroles d'Apollon une fois ces petits soucis avec Artémis passés. La gifle avait été plus que plaisante à contempler. De quoi rappeler à ce bellâtre que même lui ne pouvait échapper aux conséquences de ses actes, même avec son charme et sa beauté.

- Que je fasse la paix et m'accorde avec toi ? Mais je n'y vois  aucun inconvénient, mon frère. Seulement, reconnais que tu as eu tord. Hadès t'aurait massacré avec une aisance à t'en rendre muet à jamais. Que ta fierté t'aveugle au point de sous-estimer la soif de haine et de mort de notre oncle ne doit pas m'empêcher de te dire une nouvelle fois la vérité. Hadès voulait tuer tout le monde et tu n'étais encore que l'un de ces humains que tu méprises. Aussi, je ne perdrais plus de temps à te le rappeler. J'assume mon passé, le passé sous les traits de Saori où même imparfaite, diminuée, sensibilisée, je suis parvenue à le repousser. Mon ichor a coulé sur les armures des saints, leur offrant la force nécessaire pour sauver le monde à mes côtés. Mais toi, cher Apollon, quand as-tu pensé à une autre personne que toi-même ? Quand es-tu pensé prendre les armes pour calmer Hadès ? Je ne te vois pas aussi, ne te mêle plus de me faire la morale. Si quelqu'un connaît Hadès mieux que personne après ses frères, c'est moi. Moi, sa plus grande et sa plus forte obsession. Maintenant, j'espère ne plus avoir à te le redire. Même lui, s'il le pouvait, te le confirmerait...

Et avisant sa disparition...

- Quand père jugera l'instant de sa condamnation venu. Maintenant, pour ce qu'il en est de ta proposition. Et bien, tout imparfait et débauché que tu sois, tu restes un dieu et un...

J'hésitais avant de poursuivre.

- Un combattant usant de son charme et de son art mais un bras de plus quand même en cette lutte contre les Titans. Aussi, oui, je suis prête à t'accepter dans nos rangs même si cela allait de soi. Maintenant, laissons la parole à père...
 
Et sur ce, je me tournais vers lui, embrasant mon cosmos de sorte à mettre mes deux guerrières en avant au sein d'une assemblée comme elles n'en avaient sans le moindre doute jamais vue.
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Zeus
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MessageSujet: Re: Réunion et conseil au milieu des Ruines [Pour tous ceux présents à Sparte ^^]   Lun 27 Juil - 16:19

Que la force soit avec moi...
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Sélène
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MessageSujet: Re: Réunion et conseil au milieu des Ruines [Pour tous ceux présents à Sparte ^^]   Lun 27 Juil - 16:19

Le membre 'Zeus' a effectué l'action suivante : Lancer des dés

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MessageSujet: Re: Réunion et conseil au milieu des Ruines [Pour tous ceux présents à Sparte ^^]   Lun 27 Juil - 19:28

hrp:
 

Le cas d’Hadès était à présent réglé, et sa rébellion était définitivement matée, mais pourtant, tout n’était pas encore terminé. Après l’affrontement, après la bataille, il resterait à rétablir l’ordre et la sécurité. Sparte devrait être reconstruite, et ses morts honorés.

Le sang de ces martyrs deviendrait bien vite la sève d’un nouvel âge, un âge où des guerres aussi barbares que celle à laquelle nous venions d’assister ne seraient plus tolérées.

Plus jamais pareil génocide aussi aveugle que gratuit, plus jamais pareil odieux massacres, pas tant que j’aurai mon mot à dire.

Immédiatement après la chute de mon frère, Hermès et Artémis accoururent des hauteurs de l’Olympe. Ainsi, il n’y demeurerait qu’Arès comme gardien. C’était peu, mais au moins il y demeurerait. Fort et impassible, seul un miracle permettrait à tout intrus de franchir l’enceinte de sa forteresse d’airain.

*Mais que… ?*

Arès n’était déjà plus en Olympe. Lui aussi était parti, parti vers les profondeurs des enfers pour une raison qui m’échappait encore.

*Je lui avais ordonné de garder l’Olympe ! Comment oses-t-il ?*

Sur le moment, l’envie de le foudroyer à l’endroit même où il se trouvait me traversa l’esprit. Cela serait si facile, si justifié. Mais je venais déjà de perdre mon frère dans la guerre qui allait nous opposer aux titans, je ne pouvais me permettre de perdre encore un allié de poids.

A son retour, lui et moi aurions une petite explication, et malheur à lui s’il n’avait pas une excellente raison d’avoir ainsi désobéi à un ordre direct de son roi.

Reportant alors mon attention sur la jeune fille émergeant des ombres à mon appel, sa voix et ses premiers mots eurent sur moi un tel effet que j’en oubliais sur le champ le dieu de la guerre et sa manie d’aller chercher les ennuis là où il n’y en avait pas.

« Clio ? C’est toi ? Oh mon enfant, nous t’avions cru perdue. Perdue dans les limbes depuis que Cronos t’as… »

La joie de retrouver en cet instant une fille que j’avais cru perdue pour des années fut telle que transporté par elle, j’oubliais un instant le roi, pour seulement laisser s’exprimer le père.

Serrant fort le petit corps de la muse de l’Histoire contre mon cœur, tant son cosmos que son âme eurent sur moi l’effet d’un baume curatif, apaisant, faisant disparaître la douleur d’avoir ainsi cru à sa disparition.

« Pourquoi ? Pourquoi t’es-tu ainsi cachée ? Même de mes yeux ? Pourquoi ne m’as-tu pas contacté ? Pourquoi ne m’as-tu pas fait un signe alors que tu étais de retour en ce monde ? Que craignais-tu donc ? »

Sans aucun doute, Clio devait avoir ses raisons, et je voulais les connaitre. Aussi bien en tant que fille qu’en tant que sujet, elle me devait des réponses.

Et alors qu’elle me les donnait, Athéna intronisa devant notre assemblée deux de ses chevaliers, des chevaliers d’or ayant vraisemblablement assistés à la folie d’un des nôtres et plus important encore, y ayant survécu.

« Chevaliers de la Sagesse, recevez au nom de l’Olympe l’expression de mes regrets les plus sincères. Ce qui est arrivé à Sparte et à ses habitants est et demeurera à jamais aussi inqualifiable qu’impardonnable, mais par la présente, je jure sur ma couronne que jamais plus je ne laisserai quiconque s’en prendre à l’humanité comme l’a fait mon frère. »

Que les chevaliers sachent que même parmi le cercle très fermé des dieux, tous ne se valait pas, et que certains encore défendaient l’intérêt de l’Homme et de la Terre.

« Recevez également tout mon respect pour avoir ainsi épaulé ma fille chérie malgré vos conditions respectives. Si le courage viens facilement à ceux et celles ne craignant ni le temps ni la mort, vous, qui n’avez qu’une vie mortelle, et qui n’avez pas hésité à demeurer auprès de votre déesse quand elle faisait face à l’enfer sur terre, êtes plus digne de louanges que je ne le suis moi-même. »

Tout succès devait être récompensé, toute preuve de fidélité devait être honoré, telle était ma volonté.

Bientôt les Hommes d’honneur se verraient octroyer les fruits de leur labeur, quand les parjures connaîtraient le tranchant impitoyable de la Justice.

La situation aurait pu devenir rapidement euphorique, entre retrouvailles familiales et victoires apparentes, mais si le bonheur de retrouver en effet des êtres cher était bien là, il n’y avait nulle victoire à célébrer ici, si ce n’est celle de la folie et de la mort.

« Que le souvenir de tous ceux ayant péris de la main d’un seul être ne s’efface jamais de nos mémoires. Que notre vigilance demeure à jamais constante, et que jamais plus une telle chose ne puisse advenir à nouveau. »

L’Olympe aiderait à la reconstruction de Sparte, de cela, j’avais déjà décidé. Peut-être en érigeant quelques temples, quelques statues sculptées de manière divine… Oui, j’aviserai des détails le moment venu, avec Athéna à mes côtés puisqu’elle-même avait participé à la création de cette cité.

*Athéna, Thalie, Hypnos, et Hazama…*

Hazama ! Ce nom revenait à présent dans la bouche de mon épouse !

« Ai-je bien entendu ? »

Me tournant alors en direction de ma reine, le regard à la fois surprit et inquiet, je n’étais visiblement pas le seul à avoir tiqué à ce nom, car Athéna réagie de la même manière.

« Hazama, CE Hazama ? Tu l’as vu ici aujourd’hui à Sparte ? »

Nul ne s’échappait si aisément des griffes de mon père. Surtout pas un humain, aussi extraordinaire qu’il pouvait bien être. Si Hazama était libre, alors cela s’était fait avec le consentement de notre ennemi.

L’ancien haut commandeur de sparte avait-il rejoins les rangs des titans ?

« Oui. Vous tous ici avaient plus que raison. Cette cité, ce bout de terre semble être le point de convergence de toutes les intrigues et de toutes les convoitises. Aussi celui qui contrôlera Sparte contrôlera l’avenir. C’est donc à nous, Olympiens, que revient ce rôle. »

Répondant à mes enfants s’inquiétant tour à tour de l’évolution de la situation, je ne remarquais qu’alors la disparition de mon frère.

« Mais… ? »

Hadès ! Disparu ! Sans laisser de trace ! Par quelle fourberie ?

« Ce… Ce n’est pas moi qui l’ai fait disparaître. »

Tout semblait prendre un nouveau sens à présent. Que le sombre empereur des enfers, mon frère, l’un des dieux les plus puissants de la création, se fasse ainsi enlever aussi rapidement après sa défaite ne pouvait être une coïncidence.

« Voila… Voilà ce qu’ils voulaient en m’attirant ici. Je n’étais pas leur objectif. Je ne l’ai jamais été… »

Brillant, c’était brillant au point que j’en aurai presque sourit. Se servir d’Athéna, de Sparte et de moi pour atteindre leur objectif… C’était digne de ce que les plus brillants stratèges avaient jamais élaborés.

« Dire qu’ils ont pris tant de risques, sacrifiés tant d’existences, et fait ourdis tant de manœuvres pour en arriver là… »

Sur le moment, je ne savais si je devais être fou de rage ou admiratif. Le plan de ces maîtres d’œuvres s’était déroulé à la perfection, et devant un tel brio, je devais bien reconnaître qu’une partie de moi enrageait de les avoir pour ennemis.

*Ennemis, le sommes-nous vraiment au final ? Si seulement j’avais un nom…*

Qu’il aurait été facile de tout découvrir si le flot du temps n’était pas ce qu’il est aujourd’hui, un chaos de visions et de temporalité quasi impénétrable.

Devions-nous encore avancer à tâtons dans l’incertitude de l’avenir ? Non, cela n’était pas pour nous, cela n’était pas digne de nous.

S’il avait le choix, régner sur un empire corrompu et défaillant, ou, défier le destin pour avoir une autre chance, une meilleure chance, que devait faire un roi ?

Etait-il possible qu’avec une bonne connaissance de l’avenir, et les gestes appropriés, je puisse voir un nouvel âge d’or voir le jour ?

Il fallait pour cela que je sache, que je sache tout de suite.

Ce fut donc avec une détermination infaillible que je pénétrais à nouveau au sein de l’écheveau de visions et de possibilités qui défilèrent dans mon esprit sans la moindre cohérence.

Passé, présent, futur… Tout semblait ne faire qu’un, puis se fragmenter, puis s’unir à nouveau dans un nouveau canevas incompréhensible.

Là où auparavant la tapisserie du destin était ordonnée, cohérente, avec un début un milieu et une fin, à présent elle n’était plus que fragment épars s’entremêlant en un chaos indicible.

*Hazama… Où-es-tu donc ? Montre-toi… Montre-toi.*

Le temps m’était compté. Je savais la présence de Cronos m’entourer un peu plus à chaque vision que j’examinais en son domaine. Jamais aucun dieu n’avait été plus proche du Temps et du Destin qu’il ne le fut lui-même en son règne, jamais aucun de nous n’avait jamais su approcher d’aussi près les trois sœurs fileuses.

*Ici !*

L’enlèvement de Thalie, des yeux de ma fille chérie cette fois.

*Non ! C’était lui !*

Sa capuche dissimulait en partie son visage, sa voix avait changée, mais je le reconnu malgré tout. Celui qui avec l’aide de Cronos avait kidnappé la muse de la Comédie n’était autre que celui qui avait simulé son propre enlèvement.

Tout prenait un nouveau jour devant cette révélation. Comment Hazama avait-il sut dissimuler ses intentions à mes capacités psychiques ? J’avais lu en son esprit, et n’y avait strictement rien vu à propos de Cronos ou même d’un tel pouvoir, un pouvoir résolument divin. C’était à n’y rien comprendre. Qui était-il donc ? Qu’était-il en vérité ?

*Encore, je dois en voir encore…*

Plus loin, plus profondément. Le flot se fit plus impénétrable, autour de mon esprit, la pression se fit plus écrasante, mais je tenais bon. J’étais le roi des dieux. J’étais l’Arbitre du destin, et je n’avais pas usurpé ce titre, je pouvais endurer cela, je tiendrais bon.

*Acharne-toi donc Cronos, tu n’es rien face à moi !*

Une nouvelle fois le visage souriant et impénétrable de l’ancien haut commandeur de Sparte m’apparut, cette fois en compagnie de mon épouse auprès de la fille d’Hypnos.

*Ainsi, il est bien de retour.*

La vision se poursuivit, avant qu’un changement incroyable ne se produise sous mes yeux. De l’apparence et du cosmos d’un homme en costume trois pièces, l’être sous mes yeux devint haute silhouette noire indéniablement féminine dont la voix et le cosmos furent à mes sens plus révélateurs qu’un aveu d’identité.

*ERIS !*

Hazama est Eris ! Eris est Hazama ! Voilà la corrélation !

*Mais… Comment a-t-elle fait pour se cacher ainsi ?*

Rien dans les souvenirs d’Hazama n’avait désigné non plus celle qui visiblement habitait en lui. Etaient-ils donc à ce point séparés qu’Hazama ignorait jusqu’à son existence en son sein ?

*Cela ressemblerait bien à la Discorde. Le déguisement parfait…*

Encore, il fallait que j’en apprenne encore !

Mais alors que je tentais de pénétrer encore plus en profondeur dans le flot du temps, j’en fus violemment rejeté, comme si ma présence y était devenue soudainement indésirable.

Qu’était-il advenu d’Arwen ? Quelle était le plan de la Discorde ? Je ne pus l’apprendre à temps, et regagnais la réalité à la fois éclairé par cette incroyable révélation et perdu par les nouvelles énigmes qu’elle faisait naître.

« Vous tous, écoutez. Ecoutez bien. Le flot du temps m’a révélé la véritable nature de celui portant le nom d’Hazama... »

J’avais moi-même du mal à croire à ce que je venais de découvrir, mais le flot du temps ne pouvait mentir. Si ce qu’il montrait était contraire à la réalité, c’était que la réalité elle-même était fausse.

« Nous avons tous été trompés. Hazama n’est pas ce qu’il prétend être, du moins, il n’est pas QUE ce qu’il prétend être. J’ai pu assister à l’enlèvement de Thalie, et j’y ai vu son auteur. Oui, vous l’avez deviné, Hazama est celui qui a enlevé la muse de la Comédie, et il l’a fait aux cotés de Cronos. Mais ce n’est pas tout. Alors, il n’avait plus ni l’apparence ni la voix que nous lui connaissons. Alors, il n’était plus lui-même. Quelqu’un d’autre était aux commandes de son corps, une déesse aussi ancienne que l’univers lui-même et dont nous avions perdu la trace jusqu’à aujourd’hui... »

Une image valait plus que mille mots. Et pour faire comprendre l’ampleur de la situation à l’ensemble de notre assemblée, je choisie de partager la vision de l’entretiens houleux entre Héra et Eris.

« Voyez, voyez le visage se cachant derrière celui de l’ancien haut commandeur de Sparte. »

La métamorphose se produisit alors, devant leurs yeux à tous. La déesse derrière l’humain, la femme derrière l’homme, la discorde derrière la volonté unificatrice. C’était tellement ironique, tellement brillant…

La vision s’arrêta aussi soudainement qu’elle était apparue, au moment où la Discorde, sous sa véritable apparence, s’approchait d’Arwen, un sourire énigmatique sur le visage.

« Je n’ai pas su voir au-delà. Ce qui s’est passé après cela, je ne peux que l’imaginer. Je ne ressens plus aucune trace du cosmos d’Arwen en cette cité. Elle a donc dut être enlevée à son tour pendant l’attaque d’Hadès. Peut-être même que l’attaque d’Hadès n’était qu’une diversion pour rendre cet enlèvement possible… Je ne puis l’affirmer, toujours est-il qu’à présent nous savons qui se trouve aux cotés de Cronos, depuis le commencement. C’était cette voix qui se tenait à ses côtés au moment du retour du roi des titans dans notre monde, c’était cette voix qui était aux côtés de Cronos au moment où les portes du tartare ont été enfoncées. Hazama et Eris ne font qu’un. Comment ont-ils put ainsi le dissimuler à nos yeux et nos esprits jusqu’à présent, cela reste à découvrir. Sans doute leurs esprits et leurs pouvoirs sont-ils complètement séparés. Cela reste à prouver cependant. Mais à présent nous savons qui ils sont. A présent va pouvoir débuter la traque. »

Oui. Les informations manquantes pourraient être découvertes en leur temps, par d’autre que moi qui sait. Il était temps de lancer la contre-offensive.

« Athéna. En tant que dernière des quatre fondateurs de Sparte, et en l’absence d’Arwen, le commandement de cette ville te revient de plein droit, mais tu ne seras pas seule dans cette tâche. Puisque quatre fondateurs ont érigés cette cité, quatre Olympiens demeureront en ces murs. Apollon, Artémis, Clio, vos talents respectifs seront une aide précieuse à votre sœur pour la tâche qui l’attend. Oubliez donc vos divergences, faites la paix, c’est votre roi et votre père qui vous l’ordonne. Œuvrez de concert, comme une famille, pour la gloire de l’Olympe. Face à l’engrenage dans lequel nous sommes à présent engagés, nulle dissension interne ne doit demeurer. Ma reine, Hermès et moi allons quant à nous retourner en Olympe et commencer à traquer cette sournoise manipulatrice. »

Restez à Hermès à transmettre à ses sœurs les anneaux qu’il avait reçus de ma part, et bientôt, je ferai transmette à Apollon et à mon épouse les leurs.

« A présent, parlez, si vos mots sont dignes d’être entendu, ou attelez-vous à vos taches. Le temps joue contre nous, ne l’oubliez pas. »

Arrow Si personne ne me retiens, je rentre au bercail


Dernière édition par Zeus le Ven 18 Sep - 11:23, édité 1 fois
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Crystalia
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MessageSujet: Re: Réunion et conseil au milieu des Ruines [Pour tous ceux présents à Sparte ^^]   Mar 4 Aoû - 16:55

[hrp]Dsl si je saute des détails, j'ai essayé de condenser pour que ça ne soit pas trop lourd n'étant que spectatrice sur certains échanges.[/hrp]

Si les dieux étaient comparables à des stars, on pouvait dire qu’il y avait du gratin : Zeus, Héra, Artémis, Apollon, Athéna, autant dire qu’il y avait en présence les divinités les plus importantes de l’Olympe. Ha oui, il y avait Hermès aussi. Celui-là elle envie de lui tordre le cou, de lui avoir donné les graines du savonnier et être repartit aussi sec sans une moindre explication. A croire que parce qu’elle était la Sainte de la Vierge, elle était extralucide jusqu’à savoir que la fourmi numéro 453 allait ramener un morceau de feuille. Enfin, bref ce qui était fait était fait, mais elle n’en restait pas moins frustrée.

Presque toutes les divinités étaient là, la présence d’Arès (entre autre) n’étant pas forcément des plus indispensables, pour ne pas dire des plus souhaitées. Il y avait assez eu avec Hadès pour rajouter un autre fauteur de trouble. Crystalia regarda Samina sans rien, dire car malgré sa sérénité apparente on ne pouvait pas dire qu’elle se sentait forcément à l’aise, étant les seules humaines. Elle n’avait de ce fait pas grand chose à faire ou dire, si ce n’était de rester à côté de la Sagesse. Entourée comme cela de divinités, mieux valait rester à sa place et les laisser faire. Ce qui n’était pas plus mal si quand on se préoccupait de Samina et elle cela était pour les rabaisser et les insulter. Autant se l’épargner, même si Athéna ne manquait pas de les défendre. Voir Apollon se faire sermonner par sa soeur Artémis était une petite satisfaction et à vrai dire pour avoir croisé une fois brièvement la déesse de la chasse, elle lui avait laissé une bonne impression. L’avantage d’être une femme surtout, qui était quelque chose de positif aux yeux de la déesse.

La Sainte de la vierge restait néanmoins plus focalisée sur Hadès, la source des problèmes du moment. Les dieux étaient puissants, assez nombreux pour le contenir, surtout que Zeus en était capable seul, mais ils discutaient tous entre eux, elle avait presque l’impression qu’ils oubliaient le souverain des Enfers. Sa vigilance se relâcha brièvement quand Artémis s’adressa à elle, mais à peine ouvrit-elle la bouche que Athéna répondit à sa place, les présentant notamment à Zeus. Crystalia se contenta de s’incliner pour les saluer écoutant le roi des dieux avant de répondre.

- Je vous remercie Seigneur Zeus, mais si je peux me permettre, je ne crois pas qu’il y ait plus de responsables que d’autres sur ce qui s’est produit ici. Les responsables sont avant tout ceux qui ont agis de la sorte. Merci pour votre aide, ainsi que la vôtre Dame Héra, nous vous en sommes reconnaissantes car nos convictions n’auraient peut-être pas été suffisantes si nous avions dû nous interposer.

Ceci étant dit elle reporta son attention sur Hadès qu’elle n’oubliait pas s’en méfiant comme de la peste. Quelque chose la troubla, voyant Hadès disparaître sous le nez de tous.

- Non j’ai vu brièvement une silhouette, il a été enlevé répondit-elle à Samina.

Et le comportement des dieux lui laissa entendre qu’ils n’étaient pas de ce fait, surtout Héra demandant où son mari l’avait envoyé. Zeus qui après avoir été quelque peu emporté apprenant que Hazama était de retour révéla n’avoir rien fait.

- Plus qu’une impression je suis certaine de ce que j’ai vu dit-elle à la Lionne.

La jeune femme toussa pour se manifester avant de parler.

- Heu...je ne crois pas que cela vous aidera beaucoup mais j’ai vu une silhouette, l’emporter. Cela était très furtif cependant, à peine une seconde. Je ne peux pas vous dire grand chose, mais je pense que c’était un homme, habillé en sombre.

Zeus parla ensuite, se disant apparemment trompé en étant poussé à venir ici. Cela était assez confus pour la Vierge n’ayant pas tous les éléments. Elle attendit donc et écouta le roi des dieux qui invita tout le monde à le faire. Bon résumé : Hazama était louche à juste titre semblant copiner avec les titans et était en réalité d’après une illusion créée par Zeus, la Discorde Eris. En plus de cela Hadès avait du servir de diversion pour s’en prendre au nouveau Haut Commandeur. Conclusion : la foire continuait. Zeus reprit cependant les choses en main désignant trois autres fondateurs pour aider Athéna, soit Artémis, Apollon et Clio. Crystalia fit une moue, elle n’aimait pas trop Apollon, mais avec sa soeur cela irait. Elle regarda ensuite puis Athéna, attendant ce que serait la suite...
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Artémis
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MessageSujet: Re: Réunion et conseil au milieu des Ruines [Pour tous ceux présents à Sparte ^^]   Jeu 13 Aoû - 20:20

La réaction du dieu des Arts à la gifle de la déesse de Chasse ne se fit pas attendre et calma toute velléité de colère en elle. Un soupir échappa même à la Vierge splendide et inaccessible. Un de ces rares soupirs doux, la rendant presque pareille aux autres femmes avant qu'il ne se change en sourire. Ainsi était Apollon : incorrigible en plus d'avoir la fâcheuse tendance à être bien trop attendrissant aux yeux de sa jumelle. Le voir prendre son air contrit avait suffi à la faire se calmer quelques secondes, le temps que le dieu solaire ne la prenne dans ses bras et la berce tendrement. A sa place, tout autre mâle se serait vu percé de flèches au point de rivaliser avec un porc-épic mais lui avait cette incroyable influence sur la terrifiante chasseresse. De quoi faire des centaines voire des milliers d'envieux.

" Des précautions ? Vraiment ? Mais quand espèce d'idiot ? Quand ? Enfin, j'espère que tu seras plus prudent en cas de rencontre avec Arès car là aussi seul père pourra te tirer d'affaires. Notre aîné est devenu un vrai monstre et plus que moi, c'est toi qu'il veut abattre parmi notre grande famille. Enfin, juste après Athéna... "

Un petit regard en biais à sa sœur de la Sagesse avant qu'elle ne poursuive sur un ton plus triste.

" Il a déjà passé sa colère sur ton temple en le rasant. Fais attention à ne pas le provoquer. Et surtout qu'une chose soit sûre... "

Et s'arrachant à son étreinte...

" Ose me refaire une telle peur et ce sera à mes flèches que tu aurais affaire !!! Et surtout ne prend pas cela à la légère..."

Quelques mots qui provoquèrent un déclic.

" Mais et ton arc aux flèches d'or ? Qu'en as-tu fait ? Ne me dis pas que tu aurais... "

Une image des plus incroyables s'était formée dans la tête de la Nature Sauvage. Une vision qu'elle ne garderait que pour elle. Le tout était de savoir sur qui son frère bien aimé comptait utiliser l'arc et les flèches porteurs d'autant de beauté et de lumière que de maux...

Ainsi prit fin ce bien étonnant aparté, au moment exact où Hermès atterrissait enfin parmi eux.

Il serait temps de faire preuve de plus de célérité. Le messager des dieux aurait du être le premier à apparaître aux côtés de père. Enfin, je n'ai pas encore eu le temps de l'entraîner. Pauvre petit rêveur...

Décidément, ce mâle sera toujours bien faible en comparaison des déesses...


Un sourire se dessina néanmoins sur les traits de la lionne alors qu'Athéna présentait ses deux saintes. C'était une telle joie de voir enfin le niveau du Sanctuaire rehaussé par la présence de ces fières et vaillantes amazones. Rien qu'à les contempler, Artémis se sentait quelque peu rassurée sur l'avenir du domaine sacré qu'aimait tant son aînée.

- Samina et Crystalia... Enfin, tu as ouvert les yeux, ma chère sœur en prenant de telles femmes sous tes ordres. Maintenant, il te faudrait mener les choses à terme en désignant une femme comme Grand Pope. Ce serait bien plus logique qu'une femme porte la voix de la déesse Vierge Athéna et non un de ces mâles velus et imbus d'eux-mêmes. Crois-moi, le Sanctuaire s'en porterait encore mieux.

De bien puissantes paroles dignes de la lionne protectrice des femmes, de quoi reprendre pied dans la discussion. Les paroles de sa marâtre s'étaient gravées en elle. Elle avait bien saisi cette pointe de cruauté quand elle avait parlé à Clio ?

- Que se passe-t-il avec Perséphone ? Père, Perséphone nous aurait-elle aussi déclaré la guerre en suivant son époux ou n'est-ce qu'une supposition sans fondement...

Une demande qui était restée dans le vague, le grand Zeus, son père, étant plongée dans une de ces transes dont il avait le secret. Celle qui lui permettait de suivre le flux du temps et d'aborder tant de faits et de vérités. Et celle qui s'était révélé à lui était telle que la déesse ne put retenir un éclat.

- Hazama ? Ce vil mâle serait l'incarnation que s'est choisie Éris ? Pour avoir enlevé ma sœur et ma nièce, il mériterait déjà un sort exemplaire mais cela ne ferait qu'atteindre son enveloppe répugnante. Les séparer serait la première étape pour l'affaiblir en plus de priver cette bête infâme de corps. Une proie que je n'aurais aucune hésitation à cribler de flèches et livrer aux pires tourments pour qu'elle nous révèle ce qu'elle a fait de Thalie et Arwen en plus de libérer les Titans. Son châtiment sera exemplaire et une véritable éternité avant qu'elle et ce mâle infâme n'aillent pourrir de concert avec votre père et sa fratrie au cœur du Tartare qu'ils n'auraient jamais du quitter.

Ardente était la déesse, si ardente qu'on ne pouvait nier le danger qu'elle représentait. Et s'inclinant ce qu'il fallait une fois les ordres donnés, elle acheva.

- Bien, père, bien. Selon votre désir, je vais prendre cette cité sous ma protection. Il fut un temps pas si lointain où j'avais en ces mêmes murs combattu mon frère Arès pour la défendre et défendre les vies tout comme notre sœur de la Sagesse, votre fille, l'a fait. Aussi, malgré les dégâts collatéraux qui ne peuvent que survenir en ce genre d'affrontements, mon attachement en ces lieux est et sera aussi sincère que ceux de ma tendre sœur Thalie et de ma nièce Arwen. En mon nom, en mon honneur et ma fierté de déesse de la Chasse, je reprends la charge liée à l'Olympe, celle que portait Thalie. Chacun de nous, Olympiens, s'y retrouve attaché à sa façon. Clio sera d'une aide très précieuse tout comme Apollon serait le plus désigné d'entre nous pour s'occuper des Enfers. Il a la poigne qu'il faut pour s'adresser aux spectres et contrairement à notre chère Athéna n'est pas l'ennemi viscéral des combattants d'Hadès...

Et se tournant vers ses frères et sœurs, balayant du regard l'assemblée.

- Athéna, Clio et toi mon frère, êtes-vous d'accord avec cette répartition ? Qu'ensemble, nous puissions redonner vie à cette cité et lui rendre ses idéaux.

Rester les deux saintes mais la déesse n'avait nul ordre à leur donner. Artémis ne les négligeait pas mais ne pouvait rien dire de plus. Ces mortelles était au service de sa sœur et non au sien. Puis, se retournant vers Zeus.

- Père, je vous salue et si la traque est votre souhait, permettez de m'y joindre quand l'heure sera venue. Il ne peut y avoir de traque sans Chasse. Je vous le demande en tant que sœur aimante...

" Une sœur qui craint que Perséphone soit elle aussi en danger ou pire se soit aussi retourné contre nous. Avez-vous ordonné quelque chose contre elle ? Les paroles de notre chère reine étaient si lourdes de sens mais je ne peux rien dire de plus tant ces mots étaient dirigés vers Hadès...

En ces temps où nous avons tant besoin d'être liés telle la meute bien dressée sous la poigne de son maître, je ne souhaite m'en ouvrir qu'à vous au cas où j'aurais mal compris. La traque sera rude très rude et le gibier dangereux. La chasseresse que je suis le sent mais sens aussi qu'elle pourrait aussi bien sonner pour la proie que son traqueur l'hallali.

A bientôt père, je vous promets de protéger Clio et d'arrondir les angles entre Athéna et Apollon. Pour vous, pour notre famille, je pourrais faire cela sans coup férir. Apollon n'est pas un mâle comme les autres, il est mon jumeau et mon jeune frère. Aussi soyez assuré que vos ordres seront tous au mieux exécuté."


Et sur ces mots, elle se tue, attendant la dernière réponse de Zeus avant de placer entre sa sœur et son jumeau. Puisque lien apaisant elle pourrait être, lien elle serait.
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Apollon
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MessageSujet: Re: Réunion et conseil au milieu des Ruines [Pour tous ceux présents à Sparte ^^]   Ven 21 Aoû - 19:09




Tel est Apollon, un être à la portée insondable. Agaçant, ennuyant, enveloppé d’un brin de mystère dont il aime distiller avec une sérénité impassible, il ne cesse de regarder ce qui l’entoure avec détachement. Après tout, depuis son retour, lui qui aime le silence, il a beaucoup trop parlé. Au moins, il aura fait preuve d’une certaine garantie en s’exprimant plus que d’habitude, car ses paroles sont toujours actes d’authenticité. Il avait exprimé sa sentence envers Hadès, il prendra son temps pour accomplir sa Némésis avec patience. Arès tout, nul ne sert de se hâter quand la tâche sera, de toute manière, obtenue avec toute la grandeur qu’elle suppose. Prétendument perdu dans mes pensées, je n’oubliais pas d’écouter et d’observer les différentes réactions et paroles de l’Assemblée.


On en revenait toujours à cette Arwen… Des remerciements à Zeus et Héra pour cette contrée qui m’indifférait mais qui méritait mon attention. La présentation de ces « Existences Éphémères » dont le nom m’importait peu finalement. Pour autant, ne sait-on jamais, du coin de l’œil, j’observais ces « Petites Choses Sans Intérêts »Et puis, n’avais-je pas promis que j’essaierais -peut être tant bien que mal- d’y apporter une certaine curiosité même si leurs valeurs m’étaient égales. Qu’Athéna se pavoise devant ses « Inutilités » ma laissaient de marbres. J’évitais soigneusement de répéter ce que je pensais d’elle : au pire, serviront-elles aussi ma cause. Serais-je certainement surpris de constater qu’il existe encore, en ce bas monde, des « Vers de Terre » capable de me surprendre ? Hazama… Arwen… Des évènements qui faisaient écho dans mon esprit, me souvenant de mon interrogation. Et si, par le plus grand des hasards, j’avais touché juste. Ma réflexion fut interrompu par les paroles de la Victorieuse. Je l’écoutais attentivement. Puis, à la fin, je haussais des épaules négligemment.





Qu’ai-je fait pour ce monde ? Rien de bien transcendant comparé à tes… Immenses exploits si je puis dire. Et rien qui ne mérite de t’être révélé pour l’instant car tu ne me parais vraiment pas réceptive à entendre certaines vérités te concernant…




Je lui lançais un mystérieux sourire, suivi d’un profond silence avant d’enchaîner.



Quant à Hadès, j’ai déjà prononcé mon verdict à son encontre. C’était un acte insensé, je veux bien l’admettre… Mais qui portera ses fruits… Pour le moment, tâchons de coopérer ensemble sainement…



Je jetais un œil rapide en direction de Zeus en affirmant mon mécontentement envers Hadès. Puis, je le reportais à l’assemblée. C’était l’heure des grandes révélations. Mon Père avait usé de son don de clairvoyance. La vérité était effrayante et… Logique… J’observais la vision, la décortiquant dans ses moindres détails, j’écoutais les paroles de mon Père, je les analysais, les triturais, les torturais dans tous les sens. Et pourtant, à bien y penser, que cela était diaboliquement et terriblement logique. Pour autant, je ne paniquais pas. La raison ? Un mystère que je continuais d’entretenir. Lorsque les ordres furent donnés, satisfait que ma demande soit acceptée, je me tournais vers ma sœur. Un bref sourire bien tendre se dessina lorsque je l’observais. Et il se souvint encore des paroles douces et réconfortantes que je lui avais adressées avant de mettre un terme à cet échange secret un peu trop expéditif à mon goût.



Artémis… Écoute-moi ma Chère Sœur… Ne cherches pas à savoir ni quand, ni comment, ni pourquoi pour l’instant. Je te dévoilerais tout : tu comprendras alors pourquoi, volontairement, je me nimbe d’autant de secret. Fais-moi confiance… Crois en moi…




Je l’avais serré tendrement dans mes bras, l’embrassant sur son épaule avec un doux baiser innocent qui faisait frémir de plaisir même les Vierges les plus enhardies.



Ma Moitié… Mon seule et unique amour véritable… Arès et Hadès paieront d’une manière que tu ne peux imaginer. Après tout, ne sommes-nous pas les Traqueurs de l’Olympe ? Peut-être que ce qui nous diffère est mon incapacité à éprouver une quelconque pitié pour les proies que je traque. Ta Chasse est belle, la mienne est… laide. Ta Battue est séduisante. La Mienne est repoussante…




Puis, lorsqu’elle me demanda où j’avais caché mes flèches d’or, je lui envoyais un de ces regards complices que seule elle et moi pouvions comprendre.



On a corrompu le Flot du Temps récemment mais je scrutais déjà avec attention l’Avenir de ce Monde bien avant ce malheureux épisode. Ce qui était prévu il y a un millénaire se produit aujourd’hui même. Ma vision est corrompue par ce mal étrange dont l’auteur n’est guère un inconnu… Mais j’ai beaucoup de certitudes. Pour autant, ces réalités doivent être prouvées car je ne puis annoncer des vérités sans preuve tangibles et concrètes pour des raisons que tu comprendras aisément ma Petite Clio…




Je continuais d’écouter les paroles, réfléchissant calmement lorsque je fus, une nouvelle fois, interrompu par Clio qui évoqua un lien entre Cronos et Hermès. Puis, elle m’expliqua rapidement, en message télépathique, ce qui s’était passé, me confrontant à une nouvelle information.



Dans un endroit que la décence m’interdit de te révéler…




Pour le reste, et comme à mon habitude, je m’enfermais dans un profond silence, notant la remarque de la Prénommée Crystalia que je gardais pour moi. Puis, ce fut à mon tour de conclure. Je me tournais vers mon Père et le regardais respectueusement dans les yeux…



Il en sera fait selon vos désirs mon Père. Ne soyez donc point inquiet au sujet d’Athéna car je compte bien respecter ma parole à son encontre…




Puis, je lui adressais un message télépathique.



Lorsque cette affaire sera achevé, je souhaiterais fortement vous rencontrer en privé avec la reine, votre Épouse. Je pense qu’il est temps de vous dévoiler la raison de mon silence en ce monde…




J’inclinais respectueusement et chaleureusement mon Père. Puis, je hochais poliment la reine, impassiblement. Je me dirigeais vers Athéna et la regardais calmement.



Athéna... Au vue de ton expérience dans le domaine de la Victoire, je ne peux que suivre tes recommandations.




Preuve de bonne foi à l’égard d’Athéna, je me dirigeais derrière les deux Humaines comme pour lui signifier que je « veillerais » sur elles tout en accomplissant mon devoir. Là, on ne pourrait pas dire que je n’aurais point accompli un certain effort pour faciliter une relation certes temporaire mais ô combien importante pour la nécessité de l’Olympe.


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Hermès
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MessageSujet: Re: Réunion et conseil au milieu des Ruines [Pour tous ceux présents à Sparte ^^]   Mar 1 Sep - 20:34

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Héra
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MessageSujet: Re: Réunion et conseil au milieu des Ruines [Pour tous ceux présents à Sparte ^^]   Sam 5 Sep - 22:28

[Pour faire avancer le rp, je reprends juste après les révélations de Zeus et son ordre de rentrer au temple.]

Ainsi en étaient donc arrivées les choses. Non seulement, nous avions à faire face aux Titans, à mon fou sanguinaire de frère, à présent porté disparu, mais aussi à cette peste d’Éris. Rien que l'idée de savoir que j'avais laissé Arwen seule sous la garde de cet impudent dont elle avait fait son incarnat suffisait à faire croître en moi une colère digne de celles de mes plus grands exploits. Fait qui ne faisait que stimuler une imagination qui pouvait vite s'avérer sans bornes et hautement cruelle. Je n'étais pas une déesse redoutée pour rien. Toutes les catins ayant distrait mon cher époux le temps d'un moment d'égarement en avaient conservé le souvenir impérissable avant de retomber dans un anonymat aussi nauséabond que certain.

Errances que je finissais par pardonner à mon cher frère. Après tout, aussi cruelles que fussent les blessures que je n'avais eues de cesse de recevoir de ces innombrables infidélités, je devais aussi reconnaître que certains y avait joué un rôle plus que décisif. Zeus bien qu'étant le plus puissant de tous les dieux, était aussi sensible que nous aux agissements de cette débauchée sans vergogne d'Aphrodite qui n'hésitait même pas à ses servir des flèches d'or de son fils pour parvenir à ses fins plus que perverses. Une chance qu'elle ne faisait pas la paire avec Éris, sinon nous aurions à craindre le pire mais ces deux-là n'était sans doute pas faites pour s'entendre. Et pour en revenir à la déesse de l'Amour, elle avait au moins eu le bon goût de ne pas réapparaître en cet instant même si ses pouvoirs auraient enfin eu une utilité autre que de semer la zizanie au sein de l'Olympe. Elle qui avait pourtant toutes les raisons d'être comblée entre mes fils Héphaïstos et Arès mais à croire qu'elle n'était pas capable de comprendre l'immense honneur qui avait été le sien d'être couverte par deux des princes légitimes de l'Olympe.

D'ailleurs pensant à Arès, j'avais la certitude qu'il était parti avec un zèle plus qu'immense accomplir sa mission et ne tarderait guère à revenir avec cette petite dinde de Coré ou cette autre peste de Perséphone. Qu'importait au final, laquelle de ses deux personnalités se présenterait devant nous, elle aurait plus qu'intérêt à nous prêter allégeance et satisfaire les desseins de l'Olympe si elle ne voulait pas suivre son époux dans la déchéance qui était la sienne.

Et reprenant la parole une dernière fois...

" Athéna, notre roi à tous a parlé. Il est désormais inutile que je donne plus de renseignements sur cet immonde individu que la Discorde a pris pour incarnat. Je n'ai qu'un seul regret. Celui de ne pas lui avoir cassé la nuque ou arraché la tête lors de la correction que je lui ai infligée pour son impudence envers la reine de l'Olympe. Mais je me rattraperai dès je le retrouverai.

Sous le coup de notre justice divine, il ne pourra que recracher l'âme de la Discorde et nous révéler dans la foulée le lieu où il retient aussi bien Arwen que Thalie. Même si je pense que les Titans pourraient nous l'apprendre dès que nous les auront tous défaits et renvoyer au Tartare voire exiler dans une dimension d'où plus aucun d'entre eux ne pourrait revenir.

Espérons juste que lui et sa divine locataire ne se servent pas d'elles comme otages pour faire fléchir Hypnos. Le maître du Sommeil pourrait être un allié de taille dans cette guerre qui s'annonce plus que décisive pour l'avenir de la terre. Si Thalie n'est qu'une simple muse, il n'en est rien d'Hypnos qui détient un pouvoir autant sur les dieux que sur l'armée des Spectres. "


Mes paroles étaient dures, surtout pour la tendre Clio, mais elles étaient justes. Thalie était une déesse bénéfique par essence, offrant la joie et la félicité autour d'elle. Une telle déesse pouvait rendre heureux n'importe quel dieu et au moins, je reconnaissais à Hypnos l'excellent goût qu'il avait eu en prenant cette jolie muse pour promise. Il était clair que je ne l'appellerai épouse que lorsque j'aurais uni mon ami à la fille de Mnémosyne.

Puis, reprenant la parole une fois les premières réactions passées, celle de la Chasse en tout cas, je prenais congé.

" Visiblement, vous avez tous compris l'importance des paroles de mon frère Zeus, notre roi à tous, et êtes déjà prêts à exécuter ses ordres. Aussi, ne perdons pas de temps, l'Olympe a besoin de ces plus hauts représentants tout comme cette cité a besoin de quatre des nôtres pour ne pas sombrer. Le temps est précieux et ne le gâchons pas. Je me retire donc de cette cité que j'ai sauvée de la destruction comme l'aurait fait toute autre reine digne de ce nom.

Que les dieux vous guident, saintes d'Athéna. La terre a aussi engendré des guerriers prêts à soutenir notre Sagesse quand sa seule force ne suffit plus. Puissiez-vous ne jamais faillir. "


Et englobant Argus de mon aura, je m'envolai loin de cette cité pour rejoindre le seul lieu digne de moi, la salle du trône que nous partagions Zeus et moi.

=> Olympe
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