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 Le Temen-ni-gru

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Minos
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MessageSujet: Le Temen-ni-gru   Mar 3 Fév - 12:13

Arrow Ma No-life Queen et moi venons d'ici

A tire d’aile, sous la forme d’une masse sombre se mouvant parmi les nuages et les courants ascendants, au cœur des dizaines et des dizaines de pépiement aigus émis par les chiroptères que ma sombre reine et moi étions devenu, une passion sauvage luttait pour se libérer des entraves de la prudence.

Comme il était difficile de ne pas céder à l’envie de plonger en elle encore une fois, de fusionner en une seule et même masse d’aile et de griffes pour nous lover l’un contre l’autre avec les étoiles et la lune pour seuls témoins. Mais hélas, nous savions ne pas pouvoir échapper au regard de nos seigneurs, pas tant que nous porterions nos surplis, eux qui contenait nos âmes depuis notre renaissance au monde des ténèbres.

"Pardonne-moi Alicia. Je brule de t’enserrer à nouveau dans mes bras, mais je ne le peux. Pas tant que notre union ne sera pas reconnu et accepté officiellement par nos seigneurs. Pardonne-moi, mais pour toi, pour nos enfants, il nous faut endurer la froideur d’une simple relation hiérarchique, pour un temps tout du moins. Pour un temps, l’amant doit se cacher au profil du juge des enfers. Je t’aime de toute mon âme ma No-life Queen. Courage."

Et fondant alors sur l’imposante bâtisse à l’horizon semblant être comme jaillis du sol, je pus déjà ressentir émaner d’elle une puissance foncièrement infernale. Cette tour, ou quoi qu’elle fut en vérité, appartenait donc bien au sombre empire, aussi, ce fut sans surprise qu’en nous en approchant, les créatures inféodées qui l’habitaient s’inclinèrent à notre passage.

"Posons-nous maintenant."

Premier à atterrir devant ce qui me semblait être l’entrée principale, j’attendis qu’Alicia fasse de même avec toute la sensuelle et hypnotique beauté qui la caractérisait avant de détourner le regard, trop apeuré de ne savoir résister à ses charmes plus longtemps si je m’attardais d’avantage sur ses courbes si féminines.

« Essayons de savoir ce qui s’est passé ici. Une telle construction ne peut quand même pas jaillir comme ça sans prévenir. »

Et nous avançant au sein de l’imposant édifice devant vraisemblablement faire plus de 300 mètres de haut, Alicia et moi rencontrâmes d’étranges créatures aussi distordues que familières. Cette tour n’était donc pas gardée par des gardes squelettes, mais bien par des damnés reconvertis en esprit vengeur, ces êtres autrefois humains mais aujourd’hui méconnaissables appelés naïvement démons.

« Orgueil, Envie, Colère, Paresse, Avarice, Gourmandise, et Luxure. Ils sont tous là, cette tour doit être d’une importance capitale pour que l’ensemble des 7 premiers cercles infernaux y soient représentés. »

Les sept péchés capitaux, avec l’ensemble de la panoplie des gardiens infernaux les représentants étaient là. L’un d’eux devaient forcément pouvoir nous révéler ce qui s’était passé ici, et pourquoi cette tour était soudainement apparut comme par miracle.

« Interrogeons-les. Peut-être parviendrons-nous à en tirer quelques choses, entre deux borborygmes. »

Et commençant mon interrogatoire sur un gardien du premier cercle infernal avec lesquels j’étais plus que familier, je compris à leur discours incohérent, ponctués de plaintes et de grognements, que la tâche ne serait pas aisée.

"Courage ma No-life Queen. Essaie avec un des gardiens d’un cercle qui te correspond. Hihihi, si tu veux mon avis, je pencherais pour ceux de la luxure."

Et reportant mon attention sur les geôliers de ceux ayant péchés par orgueil, j’espérais de tout cœur qu’Alicia aurait alors plus de chance que moi.
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Alicia
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MessageSujet: Re: Le Temen-ni-gru   Dim 8 Fév - 15:00

=> Mon No-Life King et moi venons d'ici

Si vaste si grisante était la nuit. Sous le couvert du ciel et des étoiles, les deux spectres éprouvaient un tel sentiment d'ivresse et de liberté.

Illusion que tout cela... Enivrante et cruelle illusion...

En effet, rien ne pourrait jamais échapper à leurs sombres monarques. Aussi longtemps qu'ils porteraient leurs protections, tous actes et mots seraient aussitôt connus des divinités qu'ils avaient pour charge de protéger. La fidélité des deux combattants était et demeureraient sans faille envers leurs seigneurs mais cela ne les empêchait pas de ressentir avec de plus en plus de poids l'importance de leurs chaînes. Jouets du destin, esclaves des maîtres de l'Outre-Monde, ils ne pouvaient se permettre le moindre geste de tendresse. Verbe et geste resteraient donc en suspend même sous leurs formes de transit. Tout cela était une épreuve plus que cruelle mais l'enjeu valait plus que tout. La requête qu'il pourrait présenter un jour à leur souverain valait tous les sacrifices. Subir cela n'était qu'un passage qui s'effacerait de lui-même une fois le but atteint. Forts, tous deux étaient forts et puissants comme devaient l'être les Etoiles de l'Outre-Monde...

" Non, ne t'excuse pas mon amour, ne t'excuse pas. Ce destin est le nôtre et ce n'est que partie remise. Chaque instant passé à nous cacher aux yeux de l'univers ne fera qu'accroître la beauté et la force de notre amour.

Oui, ce sera sans conteste une terrible épreuve mais notre amour en ressortira encore grandi. Plus le temps passera et plus notre union approchera de sa révélation en plein jour...

Enfin pleine nuit.  "


Un léger rire suivit cette pensée. Guère plus qu'un petit cri de chiroptère vue leurs formes respectives. Si belle était la nuit et si périlleuse. Puis, redevenant plus sérieuse, presque triste.

" Oui, je ferais preuve de courage. J'en ai toujours fait preuve, à chaque instant de ma Non-Vie, mais maintenant, je suis prête à me surpasser au point de redonner une nouvelle définition à ce mot. Rien ne pourra me détourner de toi, mon No-Life King adoré, ni de nos merveilleux enfants. Notre destin est en marche et rien ne pourra se mettre en travers de nous et notre rêve. Le péril ne viendra pas de moi, je te le jure, jamais, je ne nous trahirais. Je t'aime plus que tout. Et si mon corps et ma voix ne peuvent te le dire, mon esprit et mon cœur lui te le crieront. A chaque instant, chaque souffle, tu pourras sentir mon amour grandir pour toi. Je t'aime, je t'ai toujours aimé. Seuls les nôtres nous ont empêchés de nous rejoindre mais maintenant, cela n'est plus qu'un souvenir qui ne demande qu'à s'effacer.

Un souvenir qu'il nous faut encore conserver. Pour les autres, je ne serai encore que ta subordonnée, fière et dévouée. Sois le juge que tous craignent et je demeurerai la Vampire Couronnée que nul ne peut approcher. "


Soudain, un bien étonnant flux d'énergie la fit taire. C'était comme une bourrasque répondant à leur approche. Les courant étaient si puissants pour tout être doté de cosmos et plus particulièrement pour eux, infants de la Nuit qui y étaient plus que réceptifs. Un rapide coup d'ailes et la silhouette de l'imposante bâtisse se découpa sur fond sombre. Imposante et menaçante autant en son architecture qu'en sa faune, elle projetait son ombre sur ce qu'il restait des terres avoisinantes. Une flèche tordue et angoissante, jaillissant comme directement du sol. A sa vue, des images assaillirent la spectre du Nosferatu tandis que son surplis lui ne pouvait retenir comme un sursaut de joie.

Nous sommes comme de retour en nos terres. C'est tellement puissant. Une sensation rappelant le temps d'Heinstein mais en plus brut, plus sauvage plus digne de nous que ce palais trop précieux pour des spectres de notre rang.

En son fort intérieur, rien ne surpasserait en terme de château Carminia mais c'était son fief. Celui que Minos et elle occuperaient à jamais maintenant qu'ils l'avaient reconquis de la plus terrifiante des façons.

Puis, suivant les ordres de Minos, la rousse vampire se posa sur le sol, sentant le regard de son époux se détourner d'elle alors que son désir lui était plus que perceptible.

Telle est notre épreuve, mon amour. Telle est notre croix, je t'aime. Si tu savais à quel point, je souhaite me lover entre tes bras, enfuir ma tête dans le creux de ton épaule. Que l'amour est puissant, qu'il brûle entre nous.

Et s'efforçant de ne plus attiser davantage la flamme libidineuse du juge, Alicia reploya ses ailes contre son corps aux courbes aussi douces que parfaites. Cela aiderait son cher époux et amant à apaiser le feu couvant en ses reins. Et baissant les yeux, elle s'approcha de lui. Rien ne serait plus attirant que leurs regards se croisant, se noyant l'un dans l'autre avant que leurs corps ne fassent de même. Le pouvoir hypnotique, irrésistible des Vampires n'était pas une légende. Loin de là et qu'en dire alors quand les deux êtres en usant étaient amoureux fous...

- Juge du Griffon, il ne reste rien de l'ancien asile et cette tour est comme jaillie directement des entrailles de la terre. Un aller simple vers les Enfers à condition de savoir lutter contre les damnés la peuplant. Si vaste, cette tour ne peut qu'être originaire de l'Outre-monde.


Et écoutant le juge plus pour donner un semblant de contenance que récolter des données que tous deux avaient déjà en mains, elle répondit à sa directive.

- A vos ordres, au sein de la cohorte des Sept, on trouvera bien un damné prêt à nous compter la raison de l'émergence de cette tour et surtout celui ou celle qui en est à l'origine.

" Hum, tu penses que j'ai mes chances avec la Luxure. Si tu savais ce que cela peut m'inspirer pour toi. Courage mon roi, nous y arriverons. L'amour est si puissant et si c'est lui qui a aidé Athéna, il ne pourra que nous être bénéfique. Sans doute, la seule force que nous avons négligé et qui nous donnera la puissance que tout abattre pour atteindre notre objectif. L'Amour, nous sommes l'Amour au cœur du Mal. "

Sur ces mots, elle se tourna vers les démons de la Luxure. Tous avaient encore leurs faux en mains avant de soudain les abaisser et tomber à genoux devant la belle. Ouvrant grand ses ailes, la spectre ne manqua pas un instant pour en jouer comme d'une cape magique mettant en valeur son corps sublime ainsi que le surplis qui le couvrait. Sans un geste menaçant, elle venait de les mettre à terre et avançant vers eux.

- Merci à tous pour cet accueil et cet hommage que je ne peux qu'accepter. Maintenant si certains d'entre vous ont assisté à l'ouverture de ce magnifique monument en l'honneur de nos maîtres, qu'ils s'avancent et parlent.

Ajoutant de lents et sensuels mouvements, elle n'en devenait que plus désirables aux yeux de ces damnés qui hypnotisés ne pouvaient se détacher d'elle et des demandes qu'elle faisait tout en les faisant encore davantage s'abaisser devant elle. Si Minos avait pu déjà entrevoir son penchant dominant maintenant, il pouvait le contempler en pleine action sans qu'elle ne leur fasse de mal toutefois. Jamais, Alicia ne ferait preuve de cruauté ou de méchanceté inutile, réduire ses proies en quasi marionnettes l'intéressait bien davantage. C'était elles qui allaient au devant de ses crocs et de leur plein gré.

- Oui, contez-moi tout ce que vous savez sur celui ou celle qui a brisé le scellé vous séparant de l'autre monde...

Sa voix se faisant enchantement, augmentant encore la fascination qu'elle exerçait sur les damnés.

- Je suis toute ouïe et si vous ne pouvez parler, mimez, mimez cela en gestes aussi langoureux que précis. Montrez-moi ce dont vous êtes capables même privés de vos faux.

A peine ces mots venaient-ils de quitter la bouche de la belle que les damnés de la Luxure se mirent en place. Et lentement avec force gestes plus que contrôlés, les êtres commencèrent une mise en scène digne des plus grands spectacles. Le tout agrémenté de lettres et de dessins furtivement tracés de la pointe de leurs faux. Ainsi, un homme doté du cosmos était venu en ces lieux.

Pas par hasard mais bien guidé par une recherche précise...

Rien n'était coïncidence en ces terres infernales si longtemps préservées. Ainsi, un homme au cosmos comme le soleil.

Un homme au cosmos doré ? Se pourrait-il ?

- Montrez... Montrez-moi son nom, son signe si vous ne savez...

Et sans attendre une forme se dessina sous les doigts effilés d'un démon dont la bave aurait pu laver le sol tant il était sensible aux atouts de la rousse Vampire. Des beautés comme elle n'étaient qu'uniques et inoubliables. Nul doute que le souvenir de son passage hanterait les quelques démons ayant eu l'heur de l'apercevoir pour des éternités mais de cela, la No-Life Queen n'avait cure. Seul cet homme, maintenant qu'elle savait qu'il en était un, l'intéressait tout comme le signe zodiacal qui s'était fugitivement révélé. Quelques secondes sous les gestes fébriles des luxurieux mais si lentement pour elle.

- Les Gémeaux. Un Gémeaux au cosmos d'or mais doté d'une part d'ombre pour être parvenu jusqu'ici. Le saint d'or d'Athéna ?

La question valait la peine d'être posée tant le côté torturé et fascinant de ce saint retenait l'attention.

Serait-ce bien lui ?

Et se redressant tout en faisant briller son cosmos, devenant encore plus dominatrice aux yeux de ses esclaves, elle leur intima de poursuivre. Les combats apparurent alors ou plutôt les échos que les occupants les plus proches de la tour avaient pu ressentir avant de les répercuter à l'ensemble des damnés marqués de l'un des sept péchés.

- Contre son frère, contre son reflet et enfin contre celui de la déesse...

Sa déesse, Athéna. Il a ouvertement repoussé l'apparition d'Athéna pour s'emparer de l'épée qui scellait le passage. Il s'est emparé de l'incomparable Yamato, l'épée légendaire plongée dans la chair même de cette tour, l'empêchant de prendre pied dans le monde comme elle le fait actuellement. Maintenant, nous savons qui est cet homme, le saint des Gémeaux de la déesse Athéna mais aussi un descendant de Sparda. Un saint dont le sang et l'âme possède une part sombre. Il le fallait pour pouvoir vaincre les épreuves menant à Yamato. A présent quels sont vos ordres, seigneur Minos ?


Et sur ces mots, elle se tut se demandant quelle serait l'avenir et si le saint des Gémeaux suivrait l'exemple de son prédécesseur mais à défaut d'une dague, tenterait plutôt d'embrocher sa vénérée déesse avec l'incroyable Yamato...

Oui, que souhaites-tu faire mon amour ? Maintenant, je ne pourrais même plus te regarder ou te sourire comme j'aime tant le faire. Mon No-Life King...
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Minos
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MessageSujet: Re: Le Temen-ni-gru   Mar 10 Fév - 17:16

Et tandis que Pride, geôliers infernaux des âmes ayant pêchées par orgueil, poursuivaient leurs borborygmes ineptes tout en essayant tant bien que mal de me faire leur rapport, mon attention quant à elle se trouvait presque entièrement focalisée sur le spectre du Nosferatus, ma No-life Queen, dansant à présent sous les regards hypnotisés des Lust qui auraient sans doute vendu une seconde fois leur âme pour ne serait-ce que pouvoir encore un instant apprécier le spectacle.

*Je ne peux leur en vouloir de la désirer, tout comme je la désire. Elle dont le corps tout entier semble fait pour la passion…*


Ce fut alors que les Lust commencèrent leur étrange spectacle de mimes et de projections cosmiques. Au début, n’étant composé que de chaos, d’enchevêtrement de gestes incompréhensibles et de cacophonies bariolées de couleur chatoyantes, mais s’harmonisant sous l’influence d’Alicia, ils parvinrent finalement à rendre le meilleur d’eux même, sous la forme d’une vision certes hachurée, mais cohérente.

« Je vois… Ainsi c’est ce chevalier d’or, cet Ozymandias, qui est responsable de tout cela. »

Qu’un chevalier d’Athéna eut choisi sa propre voie en lieu et place de celle de sa déesse tutélaire aurait pu être pour moi une surprise, si cela avait été un autre chevalier que celui des gémeaux.

« Ainsi, tout comme ses prédécesseurs, les gémeaux de cette époque sont des dissidents. Et l’heure où ils devront choisir entre leur survie et leurs vœux ne saurait tarder. En libérant cette tour et le passage infernal qu’elle contient, ils n’ont fait que précipiter son destin. Maintenant, si nous pouvions leur donner le petit coup de pouce qui leur manque pour basculer, si nous pouvions les convertir, ils deviendraient un outil des plus puissants, tu ne crois pas ? »

L’idée était séduisante, très séduisante. Actuellement, je gageais que les forces du sombre empire étaient des plus clairsemées, et ne préférant pas m’avancer sur l’état des forces du Sanctuaire, il me paraissait évident qu’un guerrier de ce rang en moins pour eux, et qu’un en plus pour nous, était une vision des plus plaisantes.

« Hum… Mes souvenirs de lui remontent à Sparte. Et aussi loin que mon incarnat se souvienne, Ozymandias a toujours été obsédé par son héritage, bien qu’il faisait de son mieux pour ne pas le montrer. Il passait des nuits entières plongé dans les livres d’histoires, dans les comptes rendus des batailles de jadis, poussé par une soif de connaissance qu’il exposait au grand jour comme pour en cacher la raison profonde. Qu’il ait choisi le pouvoir au détriment du bien-être de l’humanité ne me surprends guère. Ainsi est l’Homme, ainsi il sera toujours. Cependant, une chose m’intrigue. Comment a-t-il sut pour cet endroit ? »

L’avait-t-il lu dans un livre dont Raziel ignorait l’existence ? L’hypothèse n’était pas à exclure, quoi que fortement improbable. Mon hôte pouvait se targuer d’avoir passé à la bibliothèque de Sparte un temps sensiblement égal à celui passé par le chevalier des gémeaux, et ayant pour sa part des accréditations de préfets que ne possédaient pas Ozymandias, il était fortement improbable qu’un tel ouvrage lui soit passé sous le nez. D’autant que le secret des antiques portes infernales avait été soit perdu soit effacé il y a des siècles.

Non, mon instinct me disait que quelque chose ou quelqu’un l’avait orienté dans la voix des ténèbres. Quelqu’un souhaitant la chute des gémeaux, et par conséquent, l’affaiblissement du Sanctuaire. Un allié potentiel…

« Sparda… Le spectre renégat. L’apostat… »

Un nom sortis des limbes du passé, un nom maudit qu’il était des plus dangereux de même mentionner, car pour Hadès, il n’était pas de plus grand traitre dans toute l’histoire du sombre empire, quoi qu’à présent pandore et Hypnos étaient des challengers sérieux.

Il y a de cela une éternité, à la toute première guerre sainte ayant opposée Athéna au sombre empereur, des dizaines de portes infernales couvraient la surface du monde, et les invasions spectrales se propageaient partout sur le globe, la victoire semblait-il était acquise, car alors, nos forces étaient encore libres de se réincarner à loisir, et Athéna ne pouvait être partout à la fois.

Ce fut alors qu’un spectre du nom de Sparda, révolté par l’injustice, se dressa contre les siens, et armé d’épée aujourd’hui devenu légendaire, se mit à détruire une à une les portes d’invasion infernale jusqu’à ce qu’il n’en demeure plus aucune, forçant ainsi le sombre empereur à en rouvrir une nouvelle à chaque nouvelle guerre sainte. Il mit ainsi un terme à notre avantage sur les forces du Sanctuaire, et inversa le cours de la guerre que nous finîmes par perdre.

Comment un seul spectre eut-il put réaliser pareille trahison ? Comment se fait-il qu’à présent nul ne sache ni où le trouver ni ce qu’il était devenu depuis lors ? Les rumeurs allaient bon train, à demi-mot, au sein de l’armée infernale. Certains disaient qu’Hadès l’avait enfermé au tartare pour le punir de sa trahison, d’autre disaient que Sparda avait trouvé un moyen de préserver son âme immortelle du pouvoir de l’empereur des ténèbres et vivait depuis caché sur Terre.

Seules les moires pouvaient connaitre la vérité, mais en tout cas, une chose apparaissait comme certaine en cet instant, cette arme qu’Ozymandias avait retiré des entrailles de la tour, ce sabre japonais, c’était bien l’une des armes de Sparda, le légendaire Yamato, crée jadis par Hadès lui-même en réponse à la création d’Excalibur sur Terre, et dont le tranchant était dit incomparable.

« Ozymandias serait donc du sang de l’archi-traître ? Et mieux encore, il a un frère jumeaux nommé Dante... Hum… Voilà qui les rend encore plus précieux à nos yeux. S’ils portent en eux le sang de Sparda, c’est qu’ils peuvent défaire ce que leur ancêtre a fait, et cette information pourrait bien faire bondir de joie notre empereur, tu ne crois pas ? »

Il fallait qu’Hadès l’apprenne, de toute urgence, et surtout, il fallait qu’il l’apprenne de notre bouche, c’était une information qui pouvait bien le mettre de suffisamment bonne humeur pour que nous puissions lui annoncer à la fois notre union, et l’existence de nos enfants…

« Allons-y Alicia. La tour est déjà sous la coupe de notre empereur. Nous n'avons plus rien à y faire, si ce n'est l'utiliser pour rejoindre notre sombre patrie et faire notre rapport. »

Et ouvrant la marche en direction des entrailles ténébreuses de l'édifice infernal, il me fut aisé de suivre les puissantes énergies mortifères qui émanaient de cette nouvelle et pourtant si ancienne porte infernale.

L'enfer attendait, et avec lui, paradoxalement, l'espoir d'un avenir meilleur.

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Alicia
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MessageSujet: Re: Le Temen-ni-gru   Jeu 12 Fév - 22:02

Une telle chaleur lui parvenait. Si vaste si intense qu'elle ne pouvait douter de l'origine de cet afflux qui l'entourait aussi étroitement qu'un gant épousant chacune de ses courbes secrètes et si tendres. C'était comme un cocon aussi aimant que jaloux l'isolant à sa façon du regard lubrique des damnés de la Luxure.

D'un regard rapide, elle se tourna vers son amour, lui faisant un simple signe de tête. Si banal mais terriblement explicite aux yeux de celui qu'elle aimait.

" Je ne peux te dire mon amour devant eux ni me comporter en l'épouse aimante et vampirique que je suis mais un jour viendra. Un jour viendra où nous ne devrons plus nous cacher et que le monde tremblera à la simple évocation de notre nom...

L'Amour et le Sang sont notre apanage... "


Puis, se forçant à détourner le regard du corps de Minos, Alicia se replongea dans l'étude des gesticulations plus que désordonnées de ses interlocuteurs. Ainsi, le message finit par prendre forme, libérant un flot d'informations plus que précieuses en le nom et l'allégeance de celui qui venait de rouvrir de force ce passage et ce en toute connaissance de cause. Rien de ce qui allait suivre la levée du scellé constitué par la fabuleuse Yamato ne lui était inconnu à l'instant du  crime. Crime envers les idéaux du Sanctuaire et surtout sa déesse si l'on se plaçait quelques instants dans la peau d'un saint mais magnifique oeuvre pour les Enfers. Même si leurs maîtres ne le reconnaîtraient sans doute pas de la façon dont un "défenseur" d'Athéna pouvait s'y attendre, cet homme avait beaucoup à y gagner s'il savait prendre les bonnes décisions.

Mais cela attendra. L'heure de la confrontation avec les conséquences de tes actes viendra bien assez tôt, chevalier Ozymandias, du moins, si tu es encore digne de ce nom et de ce titre.

Et elle n'était pas la seule à songer à ce que ce saint pourrait leur rapporter. Restait son lien avec Sparda qui n'était encore qu'une possibilité mais plus que sérieuse. Le tout serait de voir ce que donnerait une rencontre bien amenée entre le saint des Gémeaux et Dante.

- Dante et Sparda ? Le second nom m'est connu comme de tous les Enfers. Sa révolte et sa trahison ont forcé les nôtres à passer par Heinstein tout un temps. Le traître se terre depuis, sans doute sous une forme telle qu'il échappe aux lois des Enfers. Je ne peux croire que notre seigneur Hadès ne se soit pas servi de lui comme exemple. A chaque trahison, sa colère est terrible. Tous deux sommes plus que bien placés pour le savoir. Combien d'âmes sont passées devant vous, juge Minos. Tant d'êtres qui ont reçu le juste châtiment pour leurs crimes et les pires criminels ont reçu un tel supplice que même nous aux Enfers ne pouvions que frémir en y repensant. Notre vénéré Hadès ne laisse rien impuni et même s'il ne se montre pas, sa main est partout. Soit, il a rayé Sparda à jamais, soit Sparda, sa traîtrise accomplie, s'est enfui ou placé sous la protection d'êtres de natures divines et prêtes à commettre la pire des folies en se dressant contre ceux qui ne connaissent pas leurs pareils.

Mon amour, je ne peux que partager ton avis. Puisse mon ton toujours demeurer aussi neutre. Que tous ne voient en moi que ta subordonnée aussi longtemps que nos vœux ne seront pas accomplis...

Et se redonnant une contenance, elle poursuivit.

- Dante par contre m'est totalement inconnu tout comme le saint des Gémeaux qui vous avez côtoyé à Sparte. Aussi, il vaudrait mieux que nous le rencontrions au plus tôt. Bien avant qu'il ne vienne à nous sous forme d'âme défunte...

Maintenant, je serais pour prendre possession de cette tour au nom de nos maîtres et de rappeler à ces damnés qu'ils ne sont pas là uniquement pour admirer le paysage...




- Puis, d'aller prévenir nos maîtres de cette magnifique nouvelle. A vous l'honneur, seigneur Minos. Montrez que les Enfers sont sous vos ordres. Et qu'eux doivent être dignes de défendre cette tour qui est déjà notre fief. Nul relâchement ne peut être permis.

" Oui, je le crois, mon amour, mieux vaut prévenir au plus tôt nos maîtres. Cela serait un très bon début. Donne tes ordres et quittons ces lieux. Je ne peux prendre le contrôle sans te manquer de respect devant ces êtres. Cette froideur ne sera que passagère. Viendra le temps où tous sauront que je suis ton épouse mais pour l'instant, le temps presse. Fais comprendre leur mission aux damnés et allons vers les nôtres. Les terres infernales nous attendent... "

Et sur ces paroles, elle s'écarta dans un de ces pas presque dansant dont elle avait le secret, un de ces gestes à la lenteur toute calculée. Les Vampires étaient magnifiques et irrésistibles et Alicia mettrait toujours un honneur à montrer que cela n'était pas une légende.

==> Entrée des Enfers
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Zoé
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MessageSujet: Re: Le Temen-ni-gru   Ven 21 Aoû - 20:57

Je viens d'ICI

Ainsi le Dieu de la Guerre l'avait ignoré, à peine lui avait-il jeté un regard avant de tourner les yeux vers son quadrige qui venait de faire son apparition dans le ciel infernal, à l'appel de son maître. Après tout, c'était logique : elle n'était qu'une petite Spectre Terrestre à peine éveillée alors que les trois premiers adversaires d'Arès avaient été des Spectres Célestes, dont un Juge des Enfers ; et que dire de Perséphone, la propre fille du grand Zeus ? Un morceau de choix, un morceau de roi pour le Dieu de la Guerre !

Alors elle, qui espérait-elle impressionner ?...

Le regard vide, elle regarda s'éloigner le colosse de feu, juché sur son char de flammes, le corps de sa Reine reposant sans vie sur son épaule musculeuse. Elle desserra les poings et tomba à genoux sur le dallage fissuré du Palais d'Hadès, complètement abattue.
Fort heureusement cet abattement fut de courte durée. Était-ce la colère, l'orgueil, le désir de vengeance, le dégoût engendré par cet auto-apitoiement ou un peu de tout cela ? Toujours est-il qu'elle se releva, le regard flamboyant.

- Tu vas voir de quel bois je me chauffe ! fit-elle d'une voix sourde. Elle déploya les ailes de son Surplis et décolla du sol dans un fracas de tonnerre.

- Ses chevaux peuvent voler mais moi aussi !.

Même s'il existait sur Terre des portes menant vers le Royaume des Morts, comme celle qu'emprunta naguère Ulysse pour rencontrer l'ombre du devin Tirésias, pour ceux et celles qui avaient le Cosmos d'une divinité ou encore qui servait les Sombres Monarques, le passage d'un monde à l'autre pouvait s'effectuer sans trop de problèmes. Arès avait une petite avance sur elle puisqu'il avait déjà traversé la barrière séparant le monde des mortels de celui des morts mais la Spectre le suivit "à la trace", se calquant sur son Cosmos qui était tellement puissant, violent et exubérant que même un aveugle aurait pu le capter sans peine.

Elle franchit à son tour le goulet et quelques minutes après, déboucha à l'air libre, quelque part sur la côte est des États-Unis d'Amérique. Le chariot du Dieu n'était qu'un point à l'horizon mais, brûlant son Cosmos, elle imprima une poussée subite à son vol et bientôt elle fut en mesure de rattraper le quadrige. Au-dessous c'était la ville de New-York et ses gratte-ciels présomptueux, leurs façades étant éclairée par un doux soleil de début d'après-midi.

Une dernière poussée et elle se mit carrément devant l'attelage du Dieu de la Guerre.

- Où crois-tu aller comme ça ?! Tu n'en as pas fini avec les Enfers mon gros ! Moi, Zoé, Spectre de la Succube, de l'Etoile Céleste de la Luxure te ferai rendre gorge l'affront que tu as fait subir à mes frères et sœurs d'armes ainsi qu'à ma Reine bien aimée !!!

Les mains sur les hanches, le regard pénétrant, les ailes de son Surplis l'aidant à stabiliser son vol, elle attendit la réponse du fils de Zeus...


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Arès
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MessageSujet: Re: Le Temen-ni-gru   Dim 23 Aoû - 9:24

Arrow J'ai tout cassé par là-bas

Les cendres laissèrent place à une brise fraiche presque bienvenue, les ruines infernales disparurent à l’horizon, et les innombrables plaintes des damnés devinrent souvenirs.

Enfin, au bout du tunnel dimensionnel reliant les Enfers au royaume terrestre, la lumière t’apparut, non pas celle du jour, mais celle de la sortie, une sortie que tu fus surpris de découvrir comme étant l’intérieur d’un édifice dont tu ignorais tout.

« Arrière ! »

Sans attendre, avec toute la hargne que l’on pouvait attendre de la part de ceux qui ne craignaient plus la mort, les gardiens squelettiques des lieux se massèrent contre toi, tentant d’atteindre de leur faibles bras ton quadrige décrivant des cercles concentriques dans une salle si vaste que tu n’en voyais pas le bout.

Qu’importe.

Si la sortie ne voulait pas se révéler à tes yeux, alors tu t’en ferais une, de tes propres mains.

« RAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAR ! »

Concentrant au cœur de ta paume la puissance d’une éruption solaire, tu déployais bientôt au cœur du Temen-ni Gru la force stellaire d’une étoile, d’une géante rouge, ce que tu étais devenu.

Chaque précédent combat avait fait augmenter ta force, et chaque prochain affrontement ferait de même. Déjà en tes veines tu pouvais sentir le pouvoir s’accroitre des suites de ton affrontement avec Perséphone. Bientôt, tu n’aurais plus comme adversaires que les plus grands de cet univers, et cela te convenait, car tels étaient tes objectifs, telles étaient tes véritables cibles.

Le sommet, l’ultime puissance, celle qui à elle seule se suffit, celle dont on ne se servait qu’une fois.

Pulvérisant jusqu’à ses fondations la tour infernale qui vola en éclat telle une poterie de terre trop cuite, tu rejoignais enfin les cieux terrestres et filait en direction de la montagne du pouvoir, Ta montagne.

La Ruine et la Guerre avaient prélevées leur dut. Des enfers à présent que restait-il ? Oh comme Hadès serait furieux en apprenant la nouvelle, cela ne faisait aucun doute.

Quelle est ce frisson qui te parcoure le corps à présent seigneur des batailles ? Pourquoi trembles-tu ?

Le sourire que tu affiches ne laisse planer aucun doute quant à tes pensées en même temps qu’il dévoile tes dents limées en pointes. Tu es impatient, fébrile, presque hystérique à l’idée de croiser le fer avec cet oncle à la puissance autrefois si infiniment supérieure à la tienne.

Autrefois, oui. Aujourd’hui ? Cela restait encore à prouver.

Les espoirs les plus insensés t’envahissent déjà, toi, père de la victoire, te surprend à rêver. Et si Hadès tombait ? A quelle distance encore de toi serait Zeus le tout puissant ? Si l’un des trois seigneurs de la création tombait, combien de temps faudrait-il avant que les deux autres ne suivent ?

Comment Zeus réagirait-il s’il te voyait pourfendre son frère en combat singulier ? Sa fierté serait-elle plus forte que sa peur ? Apprécierait-il seulement tes derniers exploits au royaume des morts ? Aimerait-il le divin présent que tu comptais déposer à ses pieds ?

Rien n’était moins sûr, mais cette fois tu n’avais pas agis seul. S’il avait des reproches à faire, qu’il les fasse à celle qu’il avait épousé.

« Hurm ? »

Par un coup du destin, voilà que tu étais de retour à cette ville où il y a quelques heures à peine, tu avais rappelé aux hommes que les dieux n’étaient pas que des légendes. Et ce fut en ce lieu précis que celle que tu avais laissée derrière toi en enfer se décida à sceller son destin.

Prenant son courage, ou sa folie, à deux mains, elle dont tu ignorais jusqu’au nom, se décidait finalement à accomplir son devoir en te défiant.

Te rire d’elle aurait été si facile, mais telle n’était pas ta manière d’être. Elle avait trouvé la force d’âme de se dresser contre toi. Par ignorance, par dénis ou par folie, peu importe, elle te faisait face, et par conséquent, elle était digne de toi.

Seuls les forts méritaient de périr par ta main, seuls les guerriers te convenaient.

Quelques infimes secondes passèrent sans que tu ne sembles réagir, ayant stoppé ton char à quelques mètres d’elle, tu la fixais intensément sans sourciller, sondant ses convictions autant que son assurance.

Elle ne bluffait pas, elle ne s’écarterait pas, pas sans aide en tout cas. Ainsi soit-il. Ta voie comme la sienne étaient claires. L’un de vous deux était de trop dans cette ville.

Descendant de ton quadrige qui s’en alla à bonne distance dans une traînée de flamme et de cendre, tes bottes d’airains fermement campées sur une plateforme cosmique de ta création, tu fis un unique signe à ton adversaire, celui d’approcher.

HRP:
 

Arrow La boucherie (et le ravalement de façade) par là
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MessageSujet: Re: Le Temen-ni-gru   Lun 14 Sep - 14:56

Arrow J'ai exprimé mon profond dégoût pour l'architecture locale par là-bas

En un flash aveuglant, tout disparut. En une attaque contenant à elle seule la puissance de milliers d’hommes, cet ennemi archi-sacrilège fut rayé de la carte ainsi que la cité vous ayant vu combattre.

Ses derniers mots noyés dans la rage infinie qui t’avait submergé, tu avais frappé, encore et encore, jusqu’à noyer son image sous le flot de tes attaques implacables qui eurent tôt fait de la réduire en poussière.

Oh quelle plaisante vision que ce fut… Quelle immense satisfaction cela t’apporta. Mais alors que ta colère retombait en même temps que les cendres et la fumée, tu reçus un ultime message de la part de ton adversaire, un message dont tu ne comprenais pas la portée.

Hadès ? Revenir ? Pourquoi ? Il était parti ? Voulait-elle dire qu’il voudrait se venger ? Oh mais tu l’espérais bien. En vérité, tu comptais bien sur tous ses esclaves immortels pour aller lui colporter la nouvelle de l’enlèvement de Perséphone. Qu’ils n’omettent aucun détail, et en rajoutent même s’ils le désiraient. Chaque bataille méritait d’être enjolivée, et tout ce qui t’importait était le résultat, à savoir, affronter enfin ce seigneur des enfers qui trop de fois s’était crus supérieur au futur roi des dieux.

Ne répondant ni ne portant plus d’attention à ton ennemi déjà vaincu, tu ne prêtes guère plus d’intérêt non plus à ces missiles filant vers toi. Encore une fois, les faibles et les lâches t’attaquaient à longue portée, mais tu avais fini de jouer.

Un missile pouvait se déplacer jusqu’à cinq fois la vitesse du son, la tienne faisait passer la lumière pour une course de gastéropode. Aucun missile ne t’atteindrait, et aucun de ceux qui les avaient envoyés ne pourraient se targuer de leur geste.

**********

En une fraction infinitésimale de poussière de temps, l’escadrille aérienne avait été réduite en scories fumantes. Un geste qui en comparaison de la destruction de New York ne t’avait couté qu’un ridicule iota d’énergie, mais qui avait eu le mérite d’en finir avec les derniers importuns encore vivant à des kilomètres à la ronde.

Plus rien ne te retenait à présent en ces lieux anéantis, et d’un cri puissant, tu rappelas alors à toi ton quadrige qui accourut telle une comète pourpre.

Une grande ville des hommes avait vu sa fin aujourd’hui, sans aucun doute tu avais fait du zèle, et cela ne pourrait que t’attirer les foudres de Zeus, mais tu commençais à avoir l’habitude, et puis, que pourrait-il bien te faire, toi qui étais à présent son général et son plus grand guerrier dans la guerre à venir ?

Tu pouvais piller, saccager, détruire sans merci, pour ton père, tu étais désormais sacré, vital. Plus encore que l’éther ou le nectar, tu lui étais indispensable, et il le savait.

« Huk huk huk. »

Te riant de sa situation, tu jettes un œil  à ta protection presque détruite lors du combat contre Perséphone. Il lui faudra l’habileté d’un forgeron divin pour la remettre en état, et tu sais que le divin boiteux n’est pas encore réveillé. Il te faudra donc composer avec ses serfs mécaniques, ou plutôt, avec celui qui les commandaient en l’absence d’Héphaïstos.

« YAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH ! »

Et faisant claquer les chaines ardentes de ton quadrige, tu quittes sans retour les ruines encore fumantes de ton dernier fait d’arme, avec toujours accroché à la cape de ton armure, le crane de la reine des enfers contenant son âme.

Arrow Direction, l'Olympe !
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