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 Prélude à une nouvelle ère

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Thalie
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MessageSujet: Prélude à une nouvelle ère   Dim 4 Aoû - 12:11

[==> suis la présentation de votre Muse de la Comédie]

La brise soufflait doucement dans mes cheveux, les faisant onduler en une cape d'or aussi douce que parfumée. D'un geste empli de la grâce des Muses, je me relevais, offrant mon pâle visage au vent. C'était un courant aussi chaleureux que le Zéphyr qui nous caressait indéfiniment, sans pour autant réveiller mon roi, mon amour, mon soleil. Quant à moi, réveillée depuis peu, je me perdais en sa contemplation,

Si beau si puissant...

Il était un être inspirant la crainte aux humains si ignorants alors que pour moi, il était le plus aimants de tous les dieux. Mon amour, mon époux, mon amant, Hypnos reposait encore près de moi, m'offrant sa poitrine comme refuge où me poser. Cela faisait déjà tant et tant d'années que nos destins s'étaient croisés et unis, nous que tout aurait du séparer.

En ces temps oubliés, j'étais une sainte au service de la déesse de la Sagesse et lui un dieu veillant sur le sombre monarque Hadès. J'étais mortelle, fille de l'homme, et lui éternel fils de la Nuit. La guerre était notre lot commun. La guerre et l'affrontement qui nous avaient placés face à face...

J'aurais du mourir mille fois en ces temps et pourtant, il n'en fut rien. J'avais basculé dans un abîme de souffrance et de désespoir suite à la cruauté du destin qui s'était acharné sur moi et loin de me détruire, ce fut lui qui me rappela à la vie, m'aidant à accomplir le passage qui n'avait pu se faire auparavant.

- Hypnos... Lucian...

Mon roi, mon amour, mon époux, lui que j'aimais et aimerai à jamais m'avait ramenée vers la lumière et la Foudre. C'était ainsi que nos destins s'étaient croisés et unis.

Un sourire mélancolique sur mon visage pâle et serein. Le chant qui me prenait était si doux, si tendre, l'appel de l'amour. Aphrodite, combien de fois l'avait bénie, la belle frivole. Combien de fois avais-je fleuri son temple en signe de reconnaissance et d'amitié pour elle, la blonde mal mariée ? Moi-même l'ignorait mais cela jamais ne s'arrêterait.

Un autre sourire tandis que mon roi bougeait tout contre moi. Ce que sa peau était douce et chaude, soulignant des muscles parfaits sans être trop imposant. Plus fin que mon frère Arès et bien plus charismatique que mon frère Apollon, Hypnos, mon roi, était le plus parfait de tous les dieux.

- Lucian... Il est temps de t'éveiller, maître du Sommeil et des Rêves... Lui murmurai-je à l'oreille avant de souffler avec douceur contre sa joue, glissant le long de sa nuque.

C'était une peine de devoir l'éloigner ainsi de notre havre, notre oasis, Arcadia, le monde jardin que nous avions tous les deux créés de nos forces en ce lointain jour de 1748...

A cette pensée, une ultime vague de mélancolie me submergea. Je n'avais plus rien à attendre de cette époque révolue alors qu'une nouvelle ère se levait sur nous, pour nous. Les Moires étaient là, puissantes et implacables et à elles, nul, pas même les dieux, ne pouvait se soustraire. Un chant tendre m'échappa néanmoins, celui de cette ére qui m'avait tant meurtrie mais aussi offert l'amitié d'êtres d'exception, hommes et femmes de mon camp, spectres et savants des Enfers ainsi que redoutables combattants de la splendide Vanir du Grand Nord. Bardamu, Urio, Ishiro et Henriques, mon merveilleux frère de l'Hydre, Lydia, la rousse Vampire, Jonathan Harcher et Minos du Griffon et enfin l'élite d'Asgard, Samiel, loup du Septentrion et Ysselda de Mjolnir sans oublier la merveilleuse déesse Freyja. Tant de visages et tant de souvenirs qui vivaient en mon âme ou sous la plume de ma tendre Clio. Tout cela n'avait été qu'un passage de ma vie et le souvenir d'instants de paix et de félicité, les derniers que j'avais connus en tant que mortelle avant que, enfin, avec la bénédiction de la blonde Vanir, Hypnos ne m'enlève aux griffes d'Athéna et ne me conduise vers mon véritable destin, sous le soleil d'Hélios au sommet de l'étincelant Olympe.

- Eveille-toi, mon beau maître du Sommeil et des Rêves. Quitte la splendeur du monde jardin d'Arcadia et reviens moi. Hypnos, viens et rejoins moi...

Une autre série de baisers tendres sur les lèvres de mon aimé avant que ne me redresse un peu, le dévorant de mes yeux bleu émeraude, me refusant encore à cet appel que je ressentais. L'Olympe s'éveillait ou allait s'éveiller. Déjà sur terre, les artistes aspiraient à la voix des Muses. Divine Inspiratrice, j'étais et demeurais l'une d'elle et bientôt, mon souffle allait murmurer à l'oreille de tous les artistes quelle que soit leur allégeance. Déjà, j'avais ressenti l'éveil de la Vampire, l'Ange des Ténèbres, précédant celui de ma soeur...

- Coré, ma tendre et tragique Coré... Qu'annonce ton retour ? Te heurteras-tu à notre glorieuse soeur de la Sagesse. L'Etoile de la Guerre brille-t-elle déjà sur l'Olympe ? Arès, annonces-tu aussi ton retour, toi le destructeur, le plus terrifiant ennemi de ma chère Athéna.

Tant de signes d'une nouvelle ère tandis que celle de la paix touchait à sa fin. De l'Olympe, les souffles et les courants se faisaient déjà ressentir. Par instants, l'air se chargeait d'électricité, un signe que moi, fille de Zeus et Mnémosyne, ne pouvais ignorer.

Père...

Puis, ma main se serra sur celle de mon amour. Tant de crainte se faisait jour en mon âme, si la guerre revenait...

Non, chasser cette pensée, chasser cet avenir mais qu'y pouvais-je faire, moi, simple Muse de la Comédie ?

_________________
L'Or et la Foudre guident mes pas. Je suis l'Ange de Lumière et la Divine Inspiratrice veillant du haut de l'Olympe ou des profondeurs du monde des rêves...

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Hypnos, mon roi, mon soleil, à jamais, je t'aimerai et suis tienne...

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Hypnos
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MessageSujet: Re: Prélude à une nouvelle ère   Dim 4 Aoû - 18:29

Arrow Je viens d'ici

Dieu comme je pouvais la désirer lorsqu’elle prenait l’initiative lors de nos moments intimes, lorsque à peine éveillée, elle brûlait déjà d’un désir nous embrasant tous deux. L’ayant tiré du doux sommeil où je régnais en maître, ses beaux yeux bleu vert se mirent à briller à peine ils se posèrent sur moi.

« Oh ma toute belle… »

Laissant alors tomber la toge blanche qui me cachait encore aux yeux de ma tendre et douce, je m’apprêtais alors à m’allonger prêt d’elle pour savourer d’avantage ses caresses autant que les miennes lorsqu’elle me déclara sans détour que je devais me réveiller et la rejoindre.

« Oooooh ? »

Ce n’était pas la première fois que je me perdais dans les tours et détours de mon royaume onirique, surtout lorsque ma reine et moi nous y trouvions tous les deux. Comment parvenir en effet à différencier rêve et réalité lorsqu’il suffisait d’un souhait pour faire se mêler ces deux pôles diamétralement opposé de l’existence ?

*Simple en vérité, il me suffit pour cela de regarder mon ange de lumière.*

Elle seule. Elle seule pouvait m’indiquer si oui ou non j’étais dans un rêve. J’étais né avec le pouvoir de matérialiser mes rêves et mes pensées. J’étais né quasi omnipotent, et pourtant, malgré tout mon pouvoir, il se trouvait une chose que je ne parviendrais jamais à recréer à l’identique, la perfection faite femme, ma reine, ma muse, Marie-Ange.

« Tu as raisons ma chérie. Je dois me réveiller, car tu m’attends surement déjà. »

De douces sensations me parvenaient déjà par fragments, de douces sensations si semblables à ses caresses aimantes…

*Marie-Ange… J’arrive ma toute belle.*

Fermant alors les yeux sur l’ersatz qui se tenait alors sous moi, toujours souriant et empli de désir pour moi, je quittais sans regret le monde onirique, faisant d’une pensée disparaître tant le temple que les fleurs se trouvant dehors. Toute mon éphémère création se dissolue en un soupir alors que je rejoignais ce que les mortels appelaient la réalité, là où m’attendait ma reine, ma femme, mon amour.

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

« Huuuuuuuuuuuum... »

Emergeant alors doucement des limbes de rêves merveilleux, je m’éveillais au creux des bras aimants de la seule personne à qui j’attachais plus d’importance que ma propre existence. Au gout de ses baisers, je fus tiré de mon royaume pour rejoindre le sien, le temple de ses bras, le temple de son corps.

Répondant à ses caresses et à sa passion par les miennes, nous restâmes un moment enlacés l’un contre l’autre, oubliant tout jusqu’au monde qui nous accueillait, ce monde à nouveau en proie au changement.

« Bonjour ma reine. »

Ce fut tout ce que mes lèvres purent déclarer avant qu’elles n’aillent rencontrer celle de Marie-Ange.  Le feu qui nous unissait interdisait par moment jusqu’aux mots. Comme si entre nous, ils étaient devenus inutiles, comme si entre nous, ils n’existaient plus.

Poursuivant mes caresses sur cette chair soyeuse et parfumée que j’avais depuis si longtemps appris à combler, je m’émerveillais encore comme au premier jour de la beauté, de la grâce, et de la délicatesse du corps qui se tenait prêt de moi. Le plus parfait des joyaux, le plus idyllique des vaisseaux. Marie-Ange, ma reine, reine de mon cœur depuis si longtemps.

« Ce que tu peux être belle ma chérie. »

J’avais beau le lui répéter chaque jours encore et encore, rien n’y faisait, je sentais encore et toujours le besoin impérieux de lui exprimer mon admiration devant sa perfection, elle si délicieuse, elle si admirable.

*Combien de fois lui répéterais-je encore ? Probablement des milliers de fois. Jusqu’à la fin des temps et même après, elle sera et restera la plus belle femme que mes yeux auront jamais contemplés.*

Dieu comme j’aurai voulu rester ainsi prêt d’elle pour l’éternité, oubliant tout et savourant une vie faite de bonheur pur et parfait jusqu’à ce que les étoiles s’éteignent et que l’univers devienne froid…

*Déjà tant d’éveils, de signes d’éveils… Les Enfers, l’Olympe, bientôt le sanctuaire… La ronde du destin ne s’arrête jamais et elle n’attend personne.*

Je ne voulais pas y prendre part, je ne voulais plus que rester près d’elle, l’aimer et la combler encore et encore. Mais le monde nous en empêcherait. Ce monde où nous n’étions que des rouages.

La serrant alors dans mes bras tout en embrassant son front si pur. Mon regard se perdit un instant dans l’or de ses magnifiques cheveux défait, tombant alors en cascade le long de son dos si soyeux. Si belle, si parfaite...

« Je ne veux pas ma reine... Je ne veux pas te quitter. Tout ce que je désir est de rester près de toi. Ils vont nous séparer, nous forcer à nous affronter par interposition qui sait. C’en est trop, rien que cette pensée m’est insupportable. »

La serrant un peu plus fort, je blottissais ma joue dans sa nuque parfumée comme pour m’enivrer encore de son parfum si suave et délicat.

« Cependant quel autre choix avons-nous ? Rester ici et les laisser agir au risque de perdre jusqu’à la création tout entière ? Pouvons-nous perdre l’humanité ? Nous qui avons déjà tant œuvrés pour elle ? Divine inspiratrice et reine de mon cœur, toi plus que quiconque peux comprendre ce que je ressens pour eux. Eux que nous comblons quotidiennement de nos dons. »

Faisant pivoter ma reine sur le dos, je me plaçai alors à genoux au-dessus d’elle et déposai un doux baiser sur ses lèvres.

« Mais ce que je ressent pour eux n’est rien comparé à ce que je ressent pour toi. Si tu me le demande, nous resterons ensemble, à jamais hors de leur portée, à jamais à l’abri en Arcadia. »

C’était là une demande des plus solennelles, une demande que je ne lui avais encore jamais faite, une proposition à nulle autre pareille. La promesse d’un bonheur éternel loin de la folie et du chaos de la réalité.
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MessageSujet: Re: Prélude à une nouvelle ère   Jeu 8 Aoû - 18:42

- Mon amour... Ce qu'il m'était dur de te soustraire à ce monde onirique où nous aspirions tant à demeurer. Moi-même, tout Ange de Lumière que je fusse en avait éprouvé tant de chagrin. C'était un de ces instants qui me faisait découvrir ce que pouvait être le regret. Regret de perdre cette paix si douce que nous avions tant à coeur de partager. De notre amour, de nos âmes et de nos corps, nous n'avions eu de cesse de créer et d'embellir ce monde de la plus merveilleuse des façons, un temple à l'amour, à notre amour, notre monde où nul ne viendrait nous juger ou se dresser sur notre route.

D'un nouveau geste empli de délicatesse, je m'abaissais vers toi, caressait ton visage et ton torse de mes longs cheveux d'or. Un parfum s'était dégageait à cet instant, une senteur unique que je mêlais à ma précieuse chevelure. Un léger souffle sur le bout de ton nez et je ne pus que m'attendrir en découvrant ta réaction. M'attendrir en surface alors que la flamme de la passion recommençais à sérieusement se ranimer en mes reins. Le plus beau des brasiers, celui qui méritait réellement que l'on se batte sur lui. J'allais davantage m'approcher avant de me raviser et tomber en arrêt.

- Mon roi, mon soleil... Voir ton visage si beau et voluptueux. Murmurai-je avec une douceur toute teintée de sensualité.

Un nouveau sourire était apparu sur mon visage en réponse au tien si équivoque. Le doute était impossible. J'imaginais parfaitement la douceur du songe que tu devais partager avec ma part onirique. Toi et moi, en notre royaume secret, notre jardin qui ne recelait plus le moindre mystère pour moi tout comme ton corps si parfait, mon roi.

Le moindre centimètre de peau, le plus petit grain, le plus fin cheveu d'or, les points plus secrets... Tout en toi m'était connu et ô combien chéri.

Un nouveau regard brûlant de cette flamme qui n'avait de cesse de croître et embellir depuis notre lointaine rencontre sous le ciel torturé de la douce France. Souvenir aussi cruel que merveilleux, tant de souffrances qui avaient fini par nous mener l'un vers l'autre pour le plus radieux des avenirs et avec lui l'Amour. Le seul et l'unique, celui qui emporte tout sur son passage en une déferlante de tendresse et de volupté.

- Pour toi, je ferai tout, mon amour. Pour toi, je ne cesserai de devenir encore plus belle, plus tendre, plus désirable. Je chanterai les louanges de la blonde Aphrodite et du puissant Eros pour qu'ils ne cessent de nous combler de leurs bienfaits. Je chanterai avec mes soeurs pour notre vie ne soit que bonheur et rêve où nos imaginaires se mêlent à la réalité pour le plus grand bonheur de notre famille...

Famille... Ciel... Arwen... Arwen, notre fille née peu de temps après mon éveil et vite présentée à notre jeune Ciel, était devenue depuis une  une splendide et puissante jeune femme, faisant fondre pas mal de gens autour d'elle. Et parlant de coeur, celui qui possédait le mien émergeait enfin de notre jardin secret.

- Oui, viens mon amour... L'encourageai-je à voix alors que sous mes yeux bleu émeraude, mon roi remuait avec lenteur, s'étirant à la façon d'un chat, sensuel et nonchalant. C'était un véritable appel au vice que la pause mon dieu du Sommeil; tout en chaleur et souffre. Si beau, si attirant...

Je n'avais pu m'empêcher de me pencher sur lui et l'embrasser avec cette passion sans cesse renouvelée.

Lentement, ses paupières se soulevèrent avant qu'il ne me parle. Sa voix si douce si chaude, teintée de tout l'amour qu'il me portait. Je me sentais fondre à son appel, sous son regard si envoûtant avant que mes bras ne se tendent vers lui et que nos corps ne s'attirent, tels deux aimants...


~~~~~~~~~~~~~


Ce qu'il se passa ensuite n'appartenait qu'à nous. C'était ces moments uniques où nos corps et nos coeurs s'exprimaient en toute liberté, loin de tout, loin du monde et de tous ceux qui pourraient nous nuire...

Des instants, des jours ou des secondes plus tard selon le regard et le coeur sur lequel où s'alignait.

Puis, enfin et tristement, nous nous séparions, nous détachâmes, l'oeil comblé, brillant de joie, un soupir à peine retenu sur les lèvres. Lucian tout comme moi savions ce que le monde allait devenir. Toutes les présences, toutes les essences divines de retour sur terre, sur la chair de Gaia le prouvaient. Et cette fois, ce n'était point une simple guerre de tranchée entre Hadès et Athéna ou encore une de ces colères dont avait le secret mon oncle Poséidon...

Non, rien de commun avant que d'un doigt, je ne fasse tendrement taire mon merveilleux Lucian. Puis, me redressant sur un coude, je pris la parole. Ma voix était encore plus merveilleuse, plus vibrante comme à chaque fois que mon bienaimé Hypnos m'honorait en tant qu'époux. C'était cela le bonheur, le vrai, celui d'aimer et d'être aimé en retour, de vivre et de construire ensemble, de surmonter toutes les épreuves ensemble et de s'éveiller dans les bras de l'être aimé...

- Oui, Lucian, mon roi, j'aimerais tant rester auprès de toi en ce jardin. Malheureusement, tous deux savons que cela est impossible. Que jamais, certains êtres qu'ils soient dieux, monstres, humains ou autres, ne pourront vivre sans créer le désordre et mettre le feu à la planète. La guerre et le Sang ne tarderont sans doute plus à revenir mais jamais, ô grand jamais, je ne laisserai les divinités nous dresser l'un contre l'autre. Je préfère encore me changer en songe et n'offrir le don des Muses qu'à toi, mon roi. Pour toi, pour nos enfants...

A mes yeux de Muse de la Comédie, notre monde était un rêve mais aussi un avenir. Un avenir parmi les infinités de futurs possibles. Tant de chose pourraient arriver mais en mon coeur et mon âme de déesse, fille de Zeus, le plus grand des rois, siégeant en Olympe, nous nous devions d'être là. Nous aussi avions quelque chose à accomplir. Je le sentais. Ma place était auprès de mon amour et auprès de mon père. Nous étions deux êtres si différents et pourtant, nous avions accompli tant de miracles. D'une caresse, je parcourais la chevelure d'or de mon amant.

- Jamais, je ne laisserai qui que ce soit se mettre entre nous mais, en même temps, nous avons tant à faire pour préserver tout ce que nous aimons. Notre fille, Ciel, mes soeurs, mon père, ton jumeau, tes divinités infernales et les spectres. Même parmi eux se retrouvent des êtres d'exception. Pense à Harcher et Calia sans qui jamais nous ne connaîtrions ce bonheur. Ils sont la preuve que même les Enfers peuvent aspirer à davantage que la vision étriquée de l'humanité veut le montrer. Ce monde est aussi le nôtre, Lucian, et si nous ne pouvons le sauver, nous le reconstruirons tout en préservant ce qui a le plus de valeur à nos yeux. Nous nous aimons tant. Tu es ce que j'ai de plus précieux en ce monde, mon roi, mon amour, mon amant, mon époux. Un seul jour sans toi et je dépérirais...

D'un baiser, j'avais achevé cette déclaration sans cesse renouvelée.

- Toi aussi, tu es magnifique, droit et fier. Un roc sur lequel je peux me blottir et sur lequel, je peux aussi étendre mes ailes avant de le réchauffer de mon amour...

Nous devons prendre la place qui est la nôtre, mon amour. Cette place que nul n'a le droit de nous ravir...


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MessageSujet: Re: Prélude à une nouvelle ère   Ven 9 Aoû - 16:12

*Si belle, si belle…*

Un simple regard posé sur elle, ce puissant parfum suave qui émanait du creux de son être, rien que cela suffisait à m’embraser de désir comme au premier jour. C’était si fort, si fort. Comment cela pouvait-il être bien possible ? Depuis maintenant plus de deux cent ans une flamme inextinguible croissait crescendo en nos poitrines, un feu qu’un simple souvenir suffisait à embraser au point de nous rendre fou.

« Marie-Ange… »

Si douce, si pure, si belle. Combien d’êtres parmi l’entière création pouvaient bien avoir la chance d’avoir ne serait-ce que côtoyé une telle perfection ? Combien parmi eux pouvaient bien se targuer de pouvoir s’éveiller chaque jour à ses côtés ?

« Je suis sans aucun doute l’être le plus chanceux de la création, le plus comblé également. Rien que savoir que tu existes, rien que le fait de t’avoir enfin trouvé… C’est tellement incroyable, tellement puissant. »

Tant de fois par le passé je l’avais imaginé, je l’avais rêvé, désiré, cherché…

Durant ce qu’était mon semblant de vie avant elle, j’avais tant souhaité qu’elle soit plus qu’un rêve fugace et inaccessible, tant de fois j’avais maudit ma solitude et tous ces couples s’enlassant devant moi. Mais plus aujourd’hui, plus depuis maintenant plus de deux siècles.

*Aujourd’hui je n’envie plus rien ni personne. Aujourd’hui je suis comblé, le plus comblé des hommes, le plus comblé des dieux.*

Mes yeux brillaient-ils autant que ceux de ma reine en cet instant ? Se remémorait-elle comme moi nos existences faites de tant d’épreuves et de souffrances ? En riait-elle aussi à présent que notre bonheur les rendaient aussi risibles ?

« Je t’aime ma reine, je t’aime tellement. »

Ses lèvres et sa chevelures virent se déposer sur ma chair qui à ce contact fut comme parcouru d’un courant électrique. C’en était décidément trop pour ma retenue déjà tellement affaiblie par la vision de ma reine dans son plus simple appareil. A nouveau ma passion se mit à croître alors qu’elle trouvait son écho chez ma tendre et douce. Fous, si fous nous étions tous les deux, fous l’un de l’autre au-delà de toute guérison possible…

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Pure passion, pur désir, pur félicité. Encore une fois l’intimité de notre sanctuaire onirique recueillait comme un témoin silencieux la flamme de notre amour qui s’embrasait. Encore une fois soupirs et gémissements de plaisir troublèrent le calme de notre chambre durant un temps que ni elle ni moi ne pourrions retranscrire. Unis, juste elle et moi alors que tout autour de nous semblait disparaître, devenant si superflu... Le temps lui-même filait comme s’il voulait nous laisser seul à nos caresses et à notre amour. Cet amour emportant tout sur son passage, cet amour capable de tous les miracles.

Cependant et malgré nos désirs les plus sincères, un tel bonheur ne pouvait pas durer éternellement, pas encore tout du moins. Malgré notre envie commune, malgré nos souhaits les plus profonds, il nous fallut nous séparer, il nous fallut rompre ce lien tant physique que psychique après avoir mainte et mainte fois fusionnés.

C’est alors que, tremblant encore de notre passion commune, je m’allongeais aux côtés de la reine de mon cœur pour y trouver refuge. Au creux de ses bras je ne connaissais aucune souffrance, au creux de ses bras, j’étais dans le plus merveilleux des sanctuaires.

« Ma reine… Mon ange, ma lumière. »

Son doigt délicat vint se poser sur mes lèvres gourmandes comme pour les faire taire, et en réponse il obtint de tendres baisers.

Pleine de confiance en l'avenir comme à son habitude, avec sa nature merveilleusement optimiste Marie-Ange me répondit. Elle disait vrai je le savais. Sa façon de toujours voir le bon côté des choses me faisait un tel bien, moi d’ordinaire si prompt à imaginer le pire. Comme cela devait être merveilleux d’être ainsi, comme s’était merveilleux d’être avec elle en ces moments de peurs et de doutes.

Retirant doucement son doigt de mes lèvres, je pris alors son doux visage au creux de mes mains avant d’y déposer un nouveau baiser, un baiser empli d’une nouvelle énergie qu’elle m’avait prodigué par ses simples mots.

« Tu as raison ma chérie. La peur de te perdre ou de te voir souffrir me paralyse, mais ton sourire à lui seul suffit à me faire oublier ces craintes. Tu as raisons sur toute la ligne. Tous les dieux de l’univers ne pourront nous séparer. Même si je devais remanier le temps lui-même, même si je devais perdre jusqu’à la dernière trace de mon existence, je reviendrais de tout pour être avec toi. »

Notre place était côte à côte, mais là où j’avais proposé de laisser le monde là où il était, pour nous préserver de sa folie, elle choisissait de nous y investir pour parvenir à le conduire là où nous souhaitions qu’il aille. Le Grand Œuvre, elle aussi avait la foi. Elle aussi le souhaitait, au moins autant que moi.

*Cette place que nul n’a le droit de nous ravir…*

Oui nous méritions ce bonheur, oui nous méritions de voir nos rêves devenir réalités, et ensemble, nous y parviendrons. Cela ne faisait aucun doute.

*Perséphone n’est encore qu’en sommeil, le roi des dieux lui-même repose encore en mon royaume, mais pour combien de temps ? *

Oui les prémices d’une nouvelle ère inaugurée par le retour du maître des cieux étaient déjà visibles. Oui cette ère s’annonçait comme propice au changement, mais dans quel sens iraient-ils ?

*Cela dépendra de nous.*

« Mais avant de sauver le monde, je crois que nous avons besoin d’une collation. »

D’un ton léger et avec un sourire complice, je fis apparaître dans un petit nuage de poussière d’or le nectar et l’ambroisie qui seuls pouvaient combler l’appétit dévorant que me laissait chacun des moments d’intimités avec mon ange de lumière.

Servant alors un verre du précieux liquide carmin à mon épouse, d’une simple pensée je faisais de même avec un second verre qui m’était destiné. Le temps du changement était arrivé, mais avant d’y prendre part, il nous fallait reprendre des forces.


Dernière édition par Hypnos le Sam 12 Oct - 20:14, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Prélude à une nouvelle ère   Dim 11 Aoû - 14:28

J'avais senti ta tristesse, mon roi, mon amour. Celle de devoir à nouveau nous séparer, nous éloigner. Si puissante, si poignante qu'elle m'avait atteinte en plein coeur. C'était une épreuve de quitter les jardins de notre monde onirique mais aussi un mal nécessaire pour que nous puissions bâtir un nouvel avenir.

Et en même temps, oui, je partageais ta peine, mon tendre Lucian. Ne pas laisser mes sentiments transparaître. Pas en ce moment même si cela était, je le savais, impossible. Si proches, si intimes nous étions, jamais je ne pourrais lui dissimuler quoi que ce soit. Encore moins la souffrance d'être éloignée de toi. Mon Lucian, mon amour, mon époux. Eloignée et non séparée car en mon âme et en mon éternel coeur de Muse, je savais que jamais cela n'arriverait. Notre lien était si fort, tellement que même réduits à l'état de cendres, nous volerions l'un vers l'autre, portés par les courants, attirés encore mieux que par un aimant jusqu'à ce que cote à cote, nos corps se reforment et ne reprennent vie. Divinités nous étions, immortels et changeants. Et immortels, pour toujours, nous nous retrouverions.

Me réveiller à tes côtés, Lucian, Hypnos, mon amour quelle plus belle perspective pouvais-je avoir ?

D'un regard et d'un geste, je l'avais apaisé tout en le faisant taire, savourant ses baisers sur ma main. Ton souffle brûlant et cette tendresse, cette passion, cette fragilité que moi seul pouvait contempler. Ces tendres secrets, tous ces petits gestes qui n'étaient qu'à nous et n'auraient bientôt plus que pour écrin, notre havre, notre Jardin-Monde d'Arcadia. C'était irrémédiable. D'ici quelques heures, mes ailes m'élèveraient bientôt vers l'Olympe alors que celles de mon amour se déploieraient pour plus plonger dans les ombres de l'Hadès. Tel était notre destin et nos épreuves mais jamais rien ne pourraient nous empêcher de nous rejoindre et nous aimer en notre monde secret.

Longuement, je l'avais contemplé, épuisé mais si heureux comme après chacune de nos communions si parfaites, avant qu'il ne se remette à rayonner, grand et courageux comme il n'avait jamais cessé de l'être. Puissant et délivré de ce désespoir où sa trop grande solitude l'avait plongé. Un souvenir qui ne demandait qu'à s'effacer sous mon chant, sous mes morts et ma joie de vivre. Moi, la Muse, la Divine Inspiratrice était tout cela. Celle faisant battre le coeur du maître du sommeil et des Rêves tout en le conservant jalousement et l'entourant de toute mon écorce, tout mon amour. Tant que mon propre coeur battrait, jamais celui du mon amour n'aurait à trembler.

- Tu as mon coeur et j'ai le tien, mon amour. Prend soin de lui et jamais personne ne pourra nous séparer. Jamais...

D'un baiser, j'avais appuyé mes dires avant qu'il ne se relève, aussi nu que moi et ne fasse apparaître de quoi nous restaurait.  

- Oui, tu dois mourir de faim tout comme moi. Merci pour toutes ces attentions, l'Olympe et les Enfers peuvent encore nous attendre. Offrons-nous en ces lieux, le plus merveilleux des réconforts.

Puis, d'un geste, je pris la coupe que me tendait Lucian avant d'en déguster le contenu. Le nectar des dieux...

C'était notre dernier instant hors de ce monde. Un instant qui pourrait aussi bien être une éternité mais ne serait que pour nous, rien que pour nous en cette aube nouvelle. L'aube se levait sur le monde avec le réveil des dieux. Bien plus que lors des siècles précédents. Cela n'augurait rien de bon pour la paix à laquelle nous avions enfin pu goûter. Mais pour l'instant, je me refusais de bouger, savourer la présence de mon roi. Seul ces instants de plénitude avant la tempête qui déjà menaçait la terre m'importaient. Seul ce repas en paix avec mon amour m'importait. Nos derniers instants ensemble au crépuscule de ces trop courtes années de paix.

Puis viendra l'aube, l'aube et l'avènement d'une nouvelle période de trouble...

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MessageSujet: Re: Prélude à une nouvelle ère   Sam 12 Oct - 21:27

*Ma reine… Ma femme… Mon amour…*

Depuis combien de temps la regardais-je ainsi endormie à mes côtés ? Depuis combien de temps devais-je refreiner l’envie impérieuse et égoïste de la faire revenir des songes d’or que ma bénédiction lui accordait ?

Etendue sur le dos, dans son plus simple appareil, ses bras fins et délicats entourant l’or de ses cheveux encore dérangés par les précédentes heures de passions, tout en elle semblait fait pour acérer mon désir, tout jusqu’à ces doux soupirs de bonheur qu’elle relâchait parfois, trahissant ainsi la nature pour le moins intime des songes qu’elle vivait en cet instant.

« Comme tu sembles en paix... »

Combien de temps nous restait-il ? Combien de jours, d’heures ou de minutes avions-nous encore à vivre avant que la folie de quelque uns ne submerge l’ensemble de la création et nous arrache à notre havre de paix ?

« Il nous serait si simple de rester ici, à jamais. Vivant un rêve s’écoulant dans un autre rêve et cela dans une suite sans fin… »

Pour celui qui les avait conçus jadis, les songes pouvaient devenir bien plus réels que le monde lui-même. Pour moi et pour ceux de mon choix, le quotidien pouvait d’un souhait devenir le plus merveilleux des paradis.

*Ou le plus infernal des cauchemars. Un agrégat de folie et de terreur faisant passer le Tartare lui-même pour un parc d’attraction bon marché.*

Un sort que seules deux créatures s’étaient vues infligés. Un châtiment que j’avais conçus spécialement pour eux, eux qui par-dessus tout méritaient la douleur et la souffrance qu’ils avaient autrefois tant apprécié infliger aux autres.

*Il faudra que je passe les voir un jour prochain, je ne saurai résister bien longtemps au plaisir que me procurera la vision de leur agonie.*

Me relevant lentement un sourire coupable sur le visage, je me félicitais de ne pouvoir être surprit avec ces affreuses pensées à l’esprit, sinon quoi ma reine aurait tôt fait de venir me les reprocher, elle si tendre et si adorable qu’elle en plaindrait presque ces déchets, ces ordures, ces absurdités grotesques et immondes.

*Oh ma reine... Je serai toujours là pour te protéger des élans trop désintéressés de ton cœur trop pur pour ce monde cruel.*

Caressant tendrement la joue rose de mon aimée, je fus alors surpris dans mon admiration par un message télépathique dont la provenance me fit instantanément sourire de bonheur.

*Arwen ! Ma petite chérie…*

Mon unique fille, ma mille et unième enfant, la seule que j’avais eu avec la lumière de mes jours, ma préférée entre tous.

« Le sagittaire ? »

Quelle étrange demande que celle-ci. Pourquoi me préoccuper de l’avenir d’un fanatique de la Sagesse de plus ? Qu’avait donc cette Cypris que ces prédécesseurs n’avaient pas ? Qu’avait-elle de si spécial pour mériter mon intervention ?

*Que ma propre fille me demande cela… Cette Cypris doit avoir quelque chose d’unique. Sinon jamais Arwen ne m’aurait fait une telle demande.*

"Je t’entends mon enfant, et ce n’est pas avec une oreille sourde. Même si ta demande me laisse des plus perplexes, j’y accède. J’irai dans les songes de cette Cypris avec de grands espoirs et beaucoup d’appréhension. Je prie pour ne pas être déçus."

Me parant alors d’une tenue plus approprié pour ma rencontre avec le nouveau sagittaire, je posais un dernier regard sur la reine de mon cœur et son doux visage qui semblait me hurler de rester à ses côtés.

Tentant, si tentant était cet appel, celui du désir de l’etre aimé, celui qui en cet instant me faisait mettre un genou à terre et déposer un baiser sur les lèvres vermeilles de Marie-Ange.

« Dors bien mon amour. »

Une lettre parfumée apparue alors dans ma dextre avant que je ne la dépose auprès de la reine de mon cœur. A son réveil, elle saurait tout, mais pour l’heure, qu’elle coule des songes paisibles et heureux, loin de l’éveil de la Guerre et de la Chasse.

« Je t’aime. »

Un baiser, le dernier avant que je ne disparaisse dans un nuage de poussière d’or pour m’en aller rejoindre les songes de ce chevalier ayant réussi à adoucir ma fille adorée.

Arrow Les songes de Cypris
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MessageSujet: Re: Prélude à une nouvelle ère   Dim 17 Nov - 18:00

[Bien, il est temps de se réveiller  ]

- Si bon... Encore...

Des mots qui m'échappaient tandis que je m'étendais dans mon sommeil, si alanguie, si tentatrice aux yeux du roi de mon coeur. Depuis quand m'étais-je assoupie entre les bras de mon aimé ? Son corps blotti au creux du mien. Mes rêves étaient merveilleux et sans fin alors qu'autour de nous, les essences divines s'éveillaient. Même endormie, je pouvais toutes les sentir tout comme le cosmos tant chéri de mon roi. Me préserver tout comme notre enfant de ce monde cruel sous la houlette de la Sagesse avait été son souhait, l'un de ses plus chers souhaits. Athéna, combien de fois avais-je cru en elle, en son message et l'avenir qu'elle préparait pour les humains ? Trop sans doute...

Doute qui s'était insufflé en moi avant même que je me réincarne.

- Marie-Ange...

Je n'avais pas encore la force divine à cette époque et la leçon avait été cruelle si cruelle. Athéna, la voir ainsi, devenue l'ombre d'elle-même avait été si désolant mais plus encore la façon dont les choses s'étaient passées et son indifférence, son ingratitude éhontée à mon égard m'avait marquée. Son vrai visage, le voir avait été l'une des pires périodes de ma réincarnation en tant que Marie-Ange de la Chevelure de Bérénice. L'épreuve de Bloody n'en était pourtant qu'une partie...

- Bloody... Non !!!

Soudain, je sentis mon coeur se resserrer tandis qu'un terrifiant cauchemar s'imposait à moi. Son retour et le corps d'Hypnos, torturé de la plus odieuse des façons suspendu inconscient entre ses griffes tandis que notre étoile, notre fille adorée, gisait enchaînée à ces pieds. Une vision à m'en faire perdre la tête avant que je ne reprenne pied en ce monde onirique qui venait d'être bafoué.

- Icelos !!!

La fureur et l'indignation éclatèrent de concert en moi, me faisant émerger en puissance de mon jardin-monde. Comment une telle chose était-elle possible ? Depuis quand les enfants de mon époux se permettaient un tel comportement envers moi. Jamais, je ne leur avais nui ni ne les avais négligés. J'étais, enfin, je l'espérais une bien meilleure belle-mère qu'Héra ou la plupart des autres déesses. Et puis, ils étaient tous millénaires tout comme moi et Hypnos. La vie privée de leur père ne les regardaient nullement. C'était entre mon époux et moi, nous n'avions nul besoin de consentements. Les seuls à avoir leurs mots à dire auraient été Zeus, Mnémosyne et Nyx mais aucun d'eux ne s'était manifesté sinon pour nous combler de présents voire de quelques paroles bien paternelles de la part du roi des dieux.

Aussi, n'y comprenant rien ou plutôt que trop bien que quelque chose de grave risquait de se passer, j'appelais mon beau-fils à se présenter devant moi, accompagné de trois de ses frères qui se tenaient en retrait. Je les avais reconnus bien sûr tout comme j'avais répondu à leurs salut empreints de respect. Puis, c'était vers le maître des cauchemars que mon attention se reporta, posant sur lui mes yeux bleu émeraude tout en tachant de garder une voix limpide...

- Icelos, fils d'Hypnos, pourquoi me faire du mal  en troublant mon sommeil de cette façon ?

A ces mots, je comptais l'amener à me répondre au plus vite sans pour autant le menacer. Les fils d'Hypnos avaient leurs places dans le coeur de mon époux mais jamais mon amour ne supporterait que l'un d'eux s'en prenne à moi. Et comme, je le pensais, la raison de cette intrusion était bien éloigné d'une mauvaise plaisanterie d'un enfant envers sa belle-mère.

- Quoi ? Que se passe-t-il ? Ton père ? Hypnos !!! Il est en danger et aucun de vous ne peut rien faire...

Leurs gestes empressés me firent vite comprendre que ce n'était pas directement lui.

- Arwen ?
- Mère...


C'était Phantasos qui m'appelait le plus spontanément ainsi. Depuis mon mariage avec le fils de Nyx, certains de ses enfants s'étaient éloignés tandis que d'autres s'étaient encore rapprochés de lui, de moi mais aussi de leur petite soeur. La seule fille dans la fratrie des enfants d'Hypnos.

- Mère, on a pas trouvé d'autres façons de vous prévenir. Les pouvoirs de père sont tellement forts qu'il a fallu qu'il renvoie Icelos de l'un de ses cauchemars et se tourne vers Sparte pour qu'on puisse vous avertir.
- Sparte ?

La ville, l'entendre évoquer me déplaisait au plus haut point. Arwen, ma fille s'y trouvait et maintenant que j'avais émergé hors des mondes des rêves pour revenir à la réalité, des échos terrifiants me parvenaient de ces lieux. Et Arwen, notre enfant était là-bas.

- Icelos, nous reparlerons de cela avec ton père lorsque je serai de retour. Pour l'instant, ta soeur passe avant tout. Ton père est sans le moindre doute déjà auprès d'elle...

Et sans attendre, je pris mon envol droit vers Sparte. Mon amour était déjà là-bas. Sans doute ne se doutait-il pas du danger que je ressentais en mon coeur. Des choses graves se profilaient. Je ne savais leur donner de nom ou de visage mais au plus profond de moi, je sentais que notre bonheur était menacé...

" Attendez moi mes amours, j'arrive. Hypnos, mon cher époux et toi ma petite chérie, j'arrive. Attendez-moi... "

==> Sparte, chambre de Cypris

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