Forum RPG dans l'univers de Saint Seiya (Les chevaliers du Zodiaque)
 
AccueilCalendrierFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Rencontre au cœur des songes...

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Athéna
Déesse de la Guerre et de la Sagesse
avatar

Messages : 125
Date d'inscription : 01/12/2013

Feuille de personnage
Hp:
435/435  (435/435)
CS:
622/622  (622/622)
Pa:
400/400  (400/400)

MessageSujet: Rencontre au cœur des songes...   Dim 4 Jan - 17:41

=> Je viens d'ici avec une Arwen inconsciente

De longues minutes s'écoulèrent ensuite, faisant trembler ce qu'il restait du Palais du Haut Commandeur. Toute Sparte ne pouvait que ressentir le poids de ma colère tout comme mon envie irrépressible de renvoyer mon oncle nécrophage dans le néant d'où il venait de ressortir. Jamais, je n'avais eu une telle haine envers l'un des mes parents. Même Hypnos me faisait de la peine à côté de lui. Ce monstre qui accaparait tant mes pensées qu'il me fallut un temps certains pour capter les gémissements d'Arwen encore allongée à même le sol.

Arwen...

Mes poings se serrèrent encore une bonne fois avant de se détendre et que je m'agenouille enfin près de la blonde déesse.

- Arwen... Tiens bon, tu n'es plus seule...

Disant cela, je la pris entre mes bras, faisant monter mon cosmos. Il fallait que je prenne sur moi, que je fasse taire ma colère pour agir au plus vite. Je ne pouvais me laisser aller à la rage qui me demandait qu'à se déchaîner, le temps filait trop vite pour que je me laisse aller à cela.

Allez, tu n'es pas Arès le brutal décérébré mais Athéna, la déesse de la Sagesse, le temps en venu de le montrer à tous en prenant contrôle de la situation.

Le temps de respirer à fond et je reprenais emprise de moi, me penchant davantage sur ma nièce inconsciente toute de noir vêtue. Mon cosmos curatif se déploya avec toute sa chaleur habituelle autour d'elle.

Hum, elle n'a déjà rien de cassé ni aucune trace de sang. Par contre, son visage est comme figé dans une souffrance terrible. Un mélange d'horreur et de douleur...

Et me relevant pour l'emmener à l'abri des quartiers des professeurs encore debout, je m'adressais à la cité.

" Peuple de Sparte, une nouvelle fois notre cité vient d'être le centre d'un éveil malencontreux de la part de l'une des plus anciennes divinités "

Atteinte de démence sénile et d'impuissance avérée en plus d'être parmi les plus misérables parmi l'ensemble des frères de mon vénéré papa. Complétai-je pour moi seule avant de poursuivre mon message à l'ensemble de la cité.

" Mais en mon nom, je vous promets que cela sera la dernière du genre. Moi, Athéna, vais reprendre en mains la cité le temps que votre Haut Commandeur puisse se remettre des blessures qu'elle a reçues pour tous vous préserver du cataclysme. Gardez confiance en nous qui sommes les fondateurs de cette cité dédiée à la paix et l'avenir de ce monde. "

Ainsi stoppai-je le message mental. Je me devais de rassurer les habitants tout en ménageant ceux de la Maison Noire. La paix devait être maintenue en ces murs et déclencher des rixes entre futurs spectres et saints serait du plus mal venu.

Non, je ne lui ferai jamais ce plaisir.

Attiser ma colère avait été si simple mais Hadès oubliait que j'étais aussi la Sagesse et la Stratégie et qu'il était hors de question que j'entraîne la cité du cosmos dans un chaos pire que tout alors que tant de périls pesaient sur nous.

D'un flamboiement, je m'entourais, me dirigeant aussitôt vers les quartiers des professeurs. L'immense bâtisse était encore intacte et au vu de l'agitation, je n'eus aucune difficulté à trouver quelqu'un pour m'indiquer le chemin menant aux anciens appartements de ma nièce. Quelques mots échangés avec les autres professeurs suffirent à faire comprendre l'urgence de la situation. Arwen était sous le choc d'une puissante attaque psychique et elle devait se reposer dans le plus grand calme. Ce en quoi, je l'aiderai de toutes mes forces. A ma demande, l'une des femmes s'était empressée de préparer la chambre où sans effort, je la portais. Si légère au contact de mon cosmos, elle était bien l'une des plus belles déesses qu'il m'avait été de voir. Non pas que les femmes m’intéressaient mais j'avais cette habitude d'étudier toute personne croisant mon chemin, de les jauger autant sur leur physique que leur mentalité. Arwen avait hérité de la beauté céleste de ses deux parents et plus que cela, quelque chose se dégageait d'elle. Une énergie, un potentiel encore totalement inconnu et que j'étais bien déterminée à percer avant qu'il ne réveille dans toute sa puissance.

L'Etoile du soir, l'enfant de la Comédie et du Sommeil, la Muse et le fils de Nyx. Un tel mélange ne peut qu'être détonnant.

Sans un mot, j'avais laissé les soigneuses aidées de quelques autres enseignantes dévêtir Arwen et l'examiner plus précisément que je ne l'avais fait. Sans perdre une seule seconde, elles la lavèrent et l'enveloppèrent d'une tenue plus confortable.

- Déesse Athéna, notre Haut Commandeur n'a en effet aucune blessure et seul son mental est préoccupant. Nous sommes toutes dévouées à vous qui êtes la seule fondatrice encore présente en ces murs et restons à votre entière disposition, souhaitez-vous que l'une d'entre nous demeure au chevet de notre Haut Commandeur.

Ces quelques directives données, une autre femme se détacha du groupe, prenant la parole pour la première fois sous le regard consentant de ses compagnes.

- A vos ordres, noble Athéna, acceptez-vous que je sois ce témoin en plus de la soigneuse qui se tiendra auprès de dame Arwen. Je me nomme Chimène et suis l'un des professeurs d'histoire de Sparte. Ce sera un honneur pour moi d'être des vôtres.
- Bien, qu'il en soit ainsi.


Et sur ces quelques mots, les autres femmes quittèrent la chambre qu'avait encore occupé quelques temps auparavant ma chère nièce. Au fond de moi, je savais que je n'avais que peu de temps avant que les périls planant sur nos têtes ne se rappellent à moi et que seul mon cosmos pouvait permettre à Arwen de reprendre conscience au plus vite. Aussi, le déployai-je de nouveau enveloppant la pâle jeune femme de cette énergie dorée qui était la mienne.

Guéris Arwen, guéris pour tous ceux qui t'aiment. Je suis là pour te protéger d'Hadès et de toutes ses mauvaises entreprises contre toi même si je ne comprends pas pourquoi. Pourquoi s'en prendre à toi, la propre fille d'Hypnos, celle qui aurait pu être son alliée de par l'ichor coulant en ses veines. Pourquoi toi ?

==> Et je rejoins mes saintes et leur compagne ici
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Arwen
Haut-commandeur de Sparte la Sacrée
avatar

Messages : 89
Date d'inscription : 10/08/2013
Localisation : Sparte la Sacrée

Feuille de personnage
Hp:
344/344  (344/344)
CS:
610/610  (610/610)
Pa:
300/300  (300/300)

MessageSujet: Re: Rencontre au cœur des songes...   Dim 22 Mar - 18:57

J'ai perdu conscience ici

Sanglots...

Telle une marée dévastatrice, ses sanglots s'étaient enfin exprimés avec tout la force d'une vague brisant le mur qui avait pu la contenir jusqu'à présent. Un souffle, un simple souffle de cosmos infernal avait offert aux courants déchaînés l'élan qui leur manquait pour enfin rompre le barrage qu'avait si longtemps opposé l'enfant du Rêve et de l'Inspiration à cet assaut de désespoir qui l'aurait laissée sans force alors que Sparte avait tant besoin d'elle.

La dernière, elle était, avec Athéna, la dernière et la seule dépositaire des pouvoirs et des responsabilités d'Hazama, le Haut Commandeur portant sur ses épaules tout le poids de la destinée de la cité du cosmos. C'était cela qui l'avait maintenue jusqu'à ce que le sombre souverain de l'autre monde ne s'en prenne à elle. Un seul geste après lui avoir infligé le spectacle de sa cruauté lors de son réveil avait suffi à Hadès pour faire tomber la jeune déesse. Acte qu'Arwen n'avait pu empêcher malgré toute sa puissance. Les choses en avaient été ainsi et la blonde scientifique s'en était retrouvée plongée en un état de choc dont elle aurait bien du mal à se relever dans l'immédiat.

Perdue en un abîme de douleur, Arwen errait, en un contrée où tout lui était hostile et douloureux, à l'âme et au sens. Où qu'elle se tournât, son regard se posait sur les Enfers que lui avait fait découvrir Hadès. Un lieu d'horreur et de désespoir sans nom où elle errait, telle une luciole porteuse de cette lumière qu’abhorrait tellement le maître des enfers. Étincelle divine parcourant un monde qui ne faisait que la repousser de la pire des façons.

Hadès, si quelqu'un mérite d'être condamné et châtié, c'est toi ! Toi et non mon père !!!

Un cri silencieux qu'elle n'avait même pas articulé alors que les ordres ne cessaient d'emplir l'univers l'entourant. L'attaque avait beau avoir cessée, son souvenir lui la poursuivait. Traumatisant, il s'était emparé de ses rêves au grand damne de ses demi-frères. Un fait qui les tenaient à l'écart sans même en connaître la véritable raison.

Un autre cri avant qu'une pluie de lumière ne s'abatte sur les lieux. Une ondée salvatrice dont la chaleur ne pouvait que provenir d'une seule personne. Celle qui en cet instant exact s'occupait des soins de son enveloppe charnelle échouée sans défense.

Athéna ?

Arwen ne pouvait en être certaine au vu de son état mais le cosmos qui l'inondait avait atteint son esprit au plus profond de son délire, l'amenant à chasser l'image qui n'avait eu de cesse à s'imposer à elle. Un sursaut dont elle pourrait remercier sa tante le moment venu surtout à la vue de celui qui s'était introduit en ses rêves.

- Morphée !

Après tant d'épreuves et de pertes, Arwen ne pouvait se retenir. Sans réfléchir, elle s'élança vers son demi-frère avant de l'enlacer. Tant de réconfort, elle avait besoin d'autant de réconfort que de nouvelles des siens. Du moins de ce qu'il restait des siens. Tout était si différent maintenant et hormis Sparte, il ne lui restait que les dieux des rêves pour toute famille proche. Les Olympiens et les divinités infernales lui avaient montré leurs véritables visages. Aussi retrouver Morphée vêtu que d'un habit grec ancien ne pouvait que lui faire le plus grand bien tout en ramenant un semblant d'espoir en elle.

- Morphée ! Enfin, un visage connu. Dis-moi, mon frère, que s'est-il passé depuis tout ce temps ? Où sont père et mère et toi, pourquoi viens-tu maintenant en ces lieux ?
- Du calme petite soeur...
- Mais...

D'un regard le dieu embrassa l'ensemble du paysage avant d'enflammer son cosmos et de totalement réduire à néant la vision si puissamment imprimée des Enfers en l'esprit d'Arwen et la remplacer par des songes autrement plus agréables.

- Du calme, c'est fini...

Et lui ouvrant les bras pour qu'elle s'y réfugie. Ce que la blonde déesse ne perdit pas de temps à faire avant de sentir autant l'étreinte fraternelle que le cosmos divin s'élever à nouveau. Quelques caresses dans sa longue chevelure d'or et la souveraine de Sparte s'apaisa totalement. Morphée avait ce don et cette influence sur elle depuis sa plus tendre enfance en plus d'être un grand frère aimant mais l'instant n'était pas à cela. Ses questions avaient entraîné des réponses. Des paroles qui allaient débuter aussitôt la dernière face de cauchemar effacée.

- Nous sommes en ton monde onirique, Arwen.
- Quoi ? Mais quand me suis-je assoupie ?

Un sourire attristé avant qu'il ne reprenne sur le même timbre, chaud et apaisant.

- Tu ne t'es pas assoupie suite aux actes de père. Tout au contraire, tu as perdu connaissance sous le choc que t'a infligé Hadès. Ce qui explique que ni moi ni nos autres frères n'avons pu te rejoindre avant tant la puissance du sombre monarque t'avait marquée. Il a fallu l'intervention d'une autre puissance pour contrer la vision imprimée en toi par Hadès.

Une pointe d'amertume et de surprise en la voix du dieu des rêves avant qu'il ne poursuive.

- Oui, qui aurait cru que ce soit elle qui te donne l'énergie curative nécessaire pour que tu aies la force de te libérer en partie et de sombrer enfin en un vrai sommeil. Ce qui m'amène à tes autres demandes. Je suis là pour t'amener enfin vers nos parents dont nous avons enfin pu retrouver la trace grâce à ses univers de rêves que nous sommes les seuls à pouvoir parcourir.

Et lui tendant la main.

- Viens, petite soeur, nous n'avons que trop tardé...

Et sans hésiter, Arwen prit sa décision. Morphée n'avait en aucun instant accusé Hazama ni Sparte. Pour lui, seuls Athéna et Hadès étaient impliqué et auprès de ses frères, elle ne risquait rien. Jamais son père ne permettrait cela et même absent son influence primait sur ces lieux dont il était le maître absolu.

Un geste, une main posée dans celle tendue de son aîné et elle se sentit soulevée avant de le lâcher et de finir entre ses bras. Morphée comptait l'emporter comme il le faisait avec ses plus proches et intimes compagnes ou compagnons.

Et bien que cela soit.

Et passant ses bras autour du cou de son frère, elle se laissa emmener.

Et je m'en vais ici avec grand frère Morphée
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Héra
Déesse du Mariage et reine des dieux
avatar

Messages : 42
Date d'inscription : 29/04/2014

Feuille de personnage
Hp:
325/325  (325/325)
CS:
800/800  (800/800)
Pa:
500/500  (500/500)

MessageSujet: Re: Rencontre au cœur des songes...   Lun 6 Avr - 13:34

je viens d'ici avec mon escorte et mon paon

Tout ce trouble en quelques minutes à peine. Je ne pouvais que me réjouir du retour de tant des miens tout en blâmant intérieurement cette tête de mule démente qui nous servait de frère.

Hadès, tu es toujours aussi insupportable. Pourquoi a-t-il fallu que toi tu te réveilles. Te maintenir en sommeil éternellement aurait été autrement plus agréable. Autant pour toi que pour nous.

Si j'appréciais Hypnos, je n'avais en revanche que peu de considération pour son seigneur qui était aussi l'un de mes frères inférieurs. Ce monstre n'avait de bien que l'épouse que mon cher Zeus lui avait offerte sans le consentement de notre sœur qui pour une fois avait agi comme se devait de le faire toute déesse face à la bêtise des dieux.

Montrer que nous étions fortes était aussi l'une de mes préoccupations. Soudain, je marquai un arrêt. Les souvenirs de la reine de l'Olympe se déversaient en moi en parfaitement harmonie sans que je ne me sente menacée. J'étais elle, depuis le début. Cette révélation qui n'était que la conclusion de ce que je savais déjà montrait que j'avançais encore plus vite que je ne le pensais vers l'éveil final. De craintive face à des dons que je ne comprenais point, de révoltée à l'idée de n'être qu'une enveloppe de chair destinée à une déesse, j'étais maintenant apaisée et confiante, fière même d'être la plus puissante de toutes les reines, indemne et maîtresse de sa vie. Seul Zeus était au-dessus de moi et c'était si fort. Cet amour que je sentais en moi malgré toutes les épreuves du passé. Après autant de siècles, de millénaires, je l'aimais toujours. Lui qui étais le seul digne de moi et que j'allais enfin retrouver comme purifié de toutes ces incartades passées.

Ne sachant retenir la joie qui était la mienne en dépit de ce qu'il se passait autour de nous, je me mis à rayonner. Pour la première depuis mon entrée à Sparte, mon cosmos prenait des teintes plus que pures, oscillant en longues harmoniques. Faire sentir ma présence ne pourrait que rassurer ceux qui avaient besoin de l'aura du couple royal. Nous étions, Zeus et moi, les maîtres de l'Olympe et de là, ceux capables de veiller au mieux sur les humains. Athéna après tout n'était qu'une de nos fidèles tout comme Thalie. Hypnos était à part mais je savais qu'il serait plus simple de discuter avec lui qu'avec mon rustre de frère.

Un soupir excédé m'avait échappé avant que je ne secoue la tête, indignée par ses derniers exploits. Faire sauter ce palais était d'un vulgaire. N'importe lequel d'entre nous en était d'ailleurs capable mais hormis Arès qui avait aussi peu de manières en notre famille. Hadès méritait une punition exemplaire pour son comportement ignoble et je ne serai pas la dernière à exhorter mon cher époux à la plus grande fermeté.

Restait le cas du Haut Commandeur dont je ne savais rien. Cet homme méritait bien de me rencontrer contrairement à ma chère nièce qui venait de se faire entendre.

" Que quelques-uns d'entre vous se rendent auprès d'Athéna pour lui assurer que Sparte pourra aussi compter sur la présence de la déesse Héra. Qu'elle ne s'en fasse pas pour moi, j'ai les meilleurs gardes à mes côtés. Le Haut Commandeur vous a choisis avec le plus grand discernement et je compte sur ceux qui resteront auprès de moi pour me mener par le chemin le plus court auprès de lui. "

Toujours, sceptre en mains, posé presque son mon cœur, ceinte de mon diadème et d'un voile d'énergie pure, j'en imposais aux gardes qui sans répondre plus haut qu'il ne le fallait s'empressèrent de satisfaire mes désirs. Deux d'entre eux se dirigèrent ainsi vers la préférée de mon cher époux. Je ne pouvais nier cette réalité même si voir une bâtarde tenir la place qui aurait du être celle de notre fils Arès était une injure que je gardais au plus profond de moi. Lui donner ou à défaut lui désigner un autre héritier, infiniment plus digne de lui, serait un projet que je mettrai en route une fois l'entrevue avec le maître de Sparte passée.

Profite bien de ta gloire présente, petite peste, le temps viendra où même toi, tu chuteras de ton piédestal. Tu ne seras alors plus qu'une bâtarde parmi les autres.

Un éclat avait du traverser mes yeux tandis que ma chevelure blonde se soulevait sous les courants de cosmos m'enveloppant délicatement. Ainsi le chemin se poursuivit, nous faisant arriver non pas devant les ruines du palais du maître ou plus exactement de la maîtresse de Sparte, comme se décidèrent à me la présenter enfin mes escortes, mais devant l'enceinte de ce qui était le quartier des Professeur.

Droite et fière, j'accueillis les salutations des gardes présents avec bienveillance avant de les suivre en ces murs. Un autre trajet court avant que je n'entre enfin dans les appartements qu'occupait la jeune déesse.

" Mais que lui est-il arrivé ? "
" C'est l'oeuvre d'Hadès, grande déesse Héra. "

J'entendais la voix douce d'une servante dédiée à cet efféminé d'Apollon avant de me tourner vers elle, la toisant sans trop l'écraser.

" Elle semble paisible. De qui est-elle l'enfant ? "
" Du puissant seigneur Hypnos et de la Muse Thalie... "
" Splendide... "

Je ne pouvais cacher l'émotion qui m'avait étreinte en la contemplant. Cela me rappelait tant ma chère Thétis. L'ichor sacré d'une Muse et celui d'Hypnos coulaient en elle et je pouvais admirer l'immense beauté qui était la sienne tout comme l'esprit qui sommeillait encore.

" Cette jeune déesse est parfaite. Ma nouvelle Thétis, celle que je prendrais sous mon aile comme la fille que j'aurais tant aimée avoir depuis que mes plus jeunes filles, Hébé et Thétis, se sont toutes deux mariées... "
" Déesse... "

La voix de cette humaine n'était pas désagréable au fond tout comme son geste d'amener un perchoir pour Argus. Son nom m'était indifférent mais ce geste valait bien la peine de le lui demander.

" Comment te nommes-tu, mortelle ? "
" Chimène, grande déesse. Je serais si heureuse que notre souveraine, dame Arwen puisse revenir parmi nous. Athéna a annoncé qu'elle reviendrait vite à elle et toute Sparte souhaite la garder comme reine. "
" Oui, c'est encore une jeune princesse mais sois rassurée, Chimène, je lui apprendrais à devenir une reine. "

Jolie mais fade, cette fille n'aurait d'intérêt qu'aux yeux de ce débauché d'Apollon. Arwen quant à elle promettait d'être d'une beauté éblouissante une fois éveillée et parée de ses attributs divins. D'ailleurs...

" Hypnos et Thalie n'ont pas été mariés de mes mains. "
" Euh. "
" Inutile d'en ajouter plus Chimène, je compte mettre de l'ordre dès que tous deux seront de retour. Hypnos mérite le plus grand honneur et moi seule puis le lui offrir. Nul mariage ne peut être plus grandiose que celui présidé par mes soins. "

Que je ne cite pas Zeus ne voulait pas dire que je le mettais à l'écart. Loin de là, mon époux avait déjà donné son consentement à sa façon. Sinon, cette union même passagère n'aurait pu durer aussi longtemps et donner un tel fruit.

Arwen serait ma nouvelle protégée et personne n'oserait s'y opposer...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Hazama/Eris
Ennemi public n°1
avatar

Messages : 99
Date d'inscription : 04/08/2013
Localisation : Qui sait ?

Feuille de personnage
Hp:
330/330  (330/330)
CS:
1130/1130  (1130/1130)
Pa:
0/0  (0/0)

MessageSujet: Re: Rencontre au cœur des songes...   Mar 7 Avr - 14:07

Arrow J'ai somnolé en chemin  Wink

« Whaaaaaaaaaaaaaaaah… Ghhhhhhhhhhhh… »

Baillant et roulant sur elle-même telle une gracieuse féline alors qu’elle glissait nonchalamment entre les dimensions dans un réseau tentaculaire de galerie interplanaires connu d’elle seule, la Discorde, comme à son habitude, laissait aller ses pensées à l’élaboration de scénario tous plus savoureux les uns que les autres.

Tans de sentiments à exploiter, tant de rancœur à utiliser, un passé si lourd, un futur presque infini… Tant de ficelles à tirer pour le maitre artisan qu’Eris était.

Etait-ce l’univers qui l’inspirait ? Ou bien elle qui inspirait l’univers ? Elle seule pouvait répondre à cette question, ce qu’elle n’était pas prêt de faire.

*Dis-moi… Tu comptes rester ici combien de temps ? Ca fait des jours, peut-être des mois que l’on dérive dans ces trous de serpents. Je te rappelle qu’on a une demoiselle sur le feu… Oh ! Tu m’écoutes ?!

Chuuuuuuuuuuuuuuuuuut… Ne sois pas si pressé mon bouillant alter-égo… Le temps n’a ici aucune importance, car nous sommes ici hors de tout ce que nos nièces et neveux ont bien put construire.

Ah ? Et alors ?

Tu ne comprends pas ? C’est moi qui aie construit ça, avant même que Gaia n’ait ses chaleurs et ne se mette à pondre génération après génération ses marmots belliqueux. Nous sommes ici hors de portée du rêve, de l’espace, et même du temps. Ici, toutes ces notions artificielles n’ont pas d’existence. Ici c’est moi qui fais la loi. Ici, je suis dieu le père.

Ce n’est pas une image très flatteuse pour tes… attributs féminins je dois dire.

Hihihihi, tu aimes cette apparence ? Quel dommage que mon petit choux n’ait put me voir ainsi… Maudit piaf, on aurait dut le faire rôtir sur une broche et le renvoyer à Zeus.

Il est peut-être encore temps, sans mauvais jeux de mots.

Hihihihi… bien vu, mais non. Je veux que le divin manieur de foudre sache. Qu’il comprenne l’ampleur du désastre. Que sa peur et sa colère croissent encore et encore, jusqu’au point de saturation.

Oooooooooooooooh, j’ai hâte d’y être.

Et moi donc.*


Ragaillardie par cet échange aussi narcissique qu’interne, un nouveau sourire malsain sur les lèvres, la Discorde s’étira une dernière fois de tout son long avant de reprendre une apparence plus… masculine.

*Bien, conformément à nos plans, c’est toi qui parleras devant Arwen. Le temps est venu pour la suite de notre glorieuse représentation.

Tu n’as pas besoin de me le dire, j’en trépigne d’impatience.

Je sens oui, tes frissons sont plus que délicieux à ressentir.

J’espère qu’elle aura été mise au courant de la libération de son père, et de l’état de sa mère. Il n’y a rien de plus savoureux que des larmes de joie que le désespoir vient de corrompre, surtout celles d’une déesse aussi… particulière.*


Espoir, désespoir, bonheur, malheur. Tout n’était qu’une seule et même danse, une roue en perpétuelle mouvement, c’était bien ainsi que les choses devaient être, et c’était bien ainsi que l’ex haut-commandeur de Sparte et sa divine colocatrice appréciaient l’évolution du monde.

Après tout, si tout n’était que malheur et désespoir, il n’y aurait plus cette joie infinie de contempler la mort d’une étoile, elle qui avec l’élan de toute une vie, s’effondrait finalement après un zénith d’accomplissement pour sombrer dans des nadirs d’horreur mûrement préparés, et infiniment savoureux pour l’improbable duo.

*Nous y allons ?

Je te suis, hihihi.*


Retrouvant le contrôle de son corps physique, l’ex-haut commandeur de Sparte se drapa une nouvelle fois dans son costume trois pièces, et réajustant son chapeaux, ouvrit enfin la voie vers sa prochaine destination, ce chaudron où tous les sentiments du monde avait été rassemblés, ce merveilleux maelstrom d’improbabilité, ou l’ordre côtoyait le chaos.

« Mon merveilleux paradoxe… Enfin de retour à la maison. »

**********

Emergeant lentement des ombres comme à chaque fois qu’il empruntait l’antre des serpents pour se déplacer, Hazama se retrouva non pas dans son bureau, mais au beau milieu d’un cratère hémisphérique semblant avoir été taillé tout récemment, et avec un soin tout particulier tant ses bords étaient lisses.

*Et bien… Ça n’a pas chômé par ici depuis mon absence…

L’œuvre d’un dieu, ça ne fait aucun doute, un dieu extrêmement puissant, étrange cependant qu’il n’ait détruit que ton palais.

Le temps lui aura peut-être manqué, ou alors ce n’était qu’un avertissement. Arwen saura elle.*


Si la situation n’avait pour ainsi dire pas changée, l’envie d’Hazama de retrouver la blonde scientifique, désormais nommée haut commandeur, s’était vu encore décupler par cette mystérieuse destruction.

S’enfuyant dans les méandres d’une cité qu’il connaissait comme sa poche, l’ex-haut commandeur de Sparte se mit à la recherche du cosmos inimitable de sa petite protégée, qu’il découvrit auprès de celui d’une divinité, et pas n’importe laquelle.

*Et bien ça ! La reine de l’Olympe en personne, quoi qu’encore seulement partiellement éveillée. Ça te rappelle des souvenirs n’est-ce pas ?

Hihihihi oui. Nous devrions lui apporter un présent de bienvenue tu ne crois pas ?

Oh que oui, et je sais pertinemment quoi lui donner.*


Faisant un rapide crochet vers le marché de la cité du cosmos, toujours bien achalandé et semblant se moquer éperdument des incidents quasi quotidien pouvant survenir dans une cité ou le mot habituel n’existait pas, l’ex-haut commandeur de Sparte, après avoir volé discrètement le cadeau pour sa très chère petite nièce, s’en alla ni vu ni connu vers le quartier des professeurs où l’attendait à la fois sa carte maîtresse, et une nouvelle pièce dans le jeu cosmique, une pièce des plus puissantes, une dame à n’en pas douter.

*Athéna, Héra, Arwen… Sans oublier les titans déjà éveillés… Hmmmmmmm, ça va être merveilleux…

Hey du calme, du calme, ou l’on risque de deviner ton état d’un simple regard.

Oups…*


**********

Un léger bruissement derrière les portes fenêtres de la chambre où reposait Arwen fut l’avertissement de l’arrivée imminente de l’ex-haut commandeur de Sparte, juste avant que celles-ci ne s’ouvrent d’elles même, comme animées d’une volonté propre, et que la silhouette d’Hazama ne s’y dessine, ombre noire tranchant significativement dans la clarté d’un soleil radieux.

Un sourire fermement accroché sur le visage, son cadeau sous le bras, l’ex-haut commandeur de Sparte entra d’un pas lent et théâtrale dans la chambre à coucher, sous les regards fixes d’Héra et de l’humaine insignifiante se trouvant à ses côtés qui sembla soudain comme à bout de souffle et prête à s’effondrer.

Quelle pouvait bien être cette sensation imperceptible mais omniprésente ? Ni du cosmos ni du dunamis, mais quelque chose transcendant ces deux formes d’énergie ? La divine reine de l’Olympe pouvait elle le ressentir ? Pouvait-elle mettre un nom dessus ?

« Oh ma pauvre enfant… Tu sembles étouffer, tu devrais aller prendre l’air. »

S’adressant à l’humaine maintenant tombée à genou aux pieds d’Héra, Hazama releva imperceptiblement son regard vers celle qui depuis son arrivée n’avait pas cessé de l’observer, comme pour le percer à jour. Tentait-elle de lire en lui ? Tentait-elle de comprendre ce qu’il était et pourquoi il lui était à la fois familier et inconnu ?

Peine perdue en l’état tant qu’elle demeurerait ainsi incomplète, un jeu contre la montre qui plaisait déjà à l’ex-haut commandeur de Sparte.

Et tandis que Chimène se relevait péniblement et tituba vers le balcon où était apparu Hazama, son regard se fit vitreux, comme hypnotisé. Sa démarche saccadée et son souffle lourd accentuant encore d’avantage l’impression d’avoir sous les yeux une poupée de chair, elle sortit finalement de la pièce dont les portes fenêtres se refermèrent derrière elles comme par miracle, laissant seul le trio dans une atmosphère des plus incroyables.

« Claudia… Très chère Claudia. Je me rappelle de vous, j’ai lu votre dossier pas plus tard qu’hier vous savez ? Oh mais j’en oublie mes bonnes manières… »

Otant son chapeau de sa main libre, Hazama s’inclina respectueusement devant celle qui de tout temps avait toujours été son Olympienne préférée suivie de prêt par la nymphomane Aphrodite.

« Hazama, ex-haut commandeur de Sparte, pour vous servir. »

Se relevant alors, il piocha alors dans le panier de fruit qu’il tenait sous le bras son cadeau pour la très féminine, et par conséquent, très fière Héra.

« Une pomme ? »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Héra
Déesse du Mariage et reine des dieux
avatar

Messages : 42
Date d'inscription : 29/04/2014

Feuille de personnage
Hp:
325/325  (325/325)
CS:
800/800  (800/800)
Pa:
500/500  (500/500)

MessageSujet: Re: Rencontre au cœur des songes...   Dim 19 Avr - 15:07

D'une main, j'avais écarté les quelques servantes qui avaient tenté de nous rejoindre. Après tout, Chimène suffirait largement pour veiller sur Arwen. Laquelle semblait de plus en plus paisible. A l'observer, elle paraissait presque heureuse. Au moins, ses frères veillaient sur elle. Rien de commun avec les miens, je devais l'admettre. Un seul valait la peine d'être nommé dieu parmi les trois et c'était le meilleur de tous, le seul digne de moi, Zeus.

A repenser ainsi à lui, je sentais la distance entre nous. Lui qui n'avait eu de cesse de se laisser prendre aux jeux de cette courtisane puante d'Aphrodite demeurait malgré tout mon époux. Le seul que j'aimais et avec qui j'étais bien déterminée à recommencer un nouveau règne. Une nouvelle ère qui ne connaîtrait plus jamais les turpitudes de mon cher époux. Dès que je le pourrais, je mettrais la main sur cette peste blonde pour lui faire comprendre que Zeus serait ma chasse gardée et que cette fois, elle regretterait plus que tout tout ingérence dans notre vie conjugale.

D'ailleurs, songeant à la déesse de la Beauté, nom bien pompeux pour une blondasse ayant du soudoyer Pâris pour se faire adjuger la pomme qui me revenait de tout droit, je ne pus que constater son absence. Chose qui me plut plus que tout.

Qu'elle dorme encore cette peste...

Oui, c'était tout ce que je désirais. Un sourire sur les lèvres, j'offris un nouveau fruit à Argus avant de sentir un souffle plus que particulier en provenance du balcon.

Tiens de la visite ?

Et comme pour appuyer mes pensées, Argus se plaça entre moi et le nouvel arrivant tandis que mon cosmos se déployait, histoire de préserver la chambre du Haut Commandeur de toute manifestation inopportune. Repassant une main dans ma coiffure, remettant une touche finale à la grandeur et l'élégance toutes naturelles qui furent de tous temps, les miennes, je me préparais à la rencontre qui ne tarderait plus à débuter. La touche finale accomplie en confiant mon sceptre à mon fidèle compagnon, je m'installais sur l'un des sièges avec autant de prestance que s'il se fut s'agir d'un trône en attendant que le mystérieux visiteur ne manifeste autrement que comme le dernier voleur.

Pourvu que ce ne soit pas ce gamin insupportable que mon cher époux a placé comme messager. La seule chose que ce vil menteur soit capable sans provoquer catastrophe sur catastrophe.

Chassant l'humeur qui menaçait de pointer, je ne manifestais aucune crainte lorsque les portes s'ouvrirent sans le moindre fracas. A bien les regarder, on aurait presque cru qu'elles étaient douées de mouvements propres, signes de la puissance de celui qui venait de faire son entrée sans mise en scène excessivement grandiloquente. Une attention que j'appréciais. Autant pour moi qui était la première concernée par cette visite que la déesse reposant à mes côtés.

L'autre bon point à mes yeux fut sa démarche aussi assurée que théâtrale mais dénuée de tout excès vulgaire. D'un autre regard, je pouvais également admirer l'effet que son énergie quelque peu indéfinissable et pourtant étrangement familière exerçait sur la dénommée Chimène. Son sort était loin d'être aussi important que celui de la sublime Arwen mais ce n'était pas une raison pour moi de la laisser se faire ainsi maltraiter.

D'un embrassement, je lui apportais un peu de cosmos curatif avant que l'arrivant ne lui demande de partir.

" Chimène, suis les conseils de cet homme, tu n'es plus en état de rester. Va rejoindre tes compagnes dévouées à Apollon qu'elles te donnent les soins nécessaires. "

Et sans lui laisser le temps de répondre.

" Va, ne t'inquiète nullement pour Arwen. Elle a avec moi la meilleure marraine que toute déesse ou mortelle puisse rêver. Sans mon aide, tu ne tiendras plus bien longtemps, aussi va et sois sans crainte. "

Ainsi avais-je offert à la fade jeune femme de quoi tenir en dépit des dons que le nouvel arrivant avait exercés sur elle. Son désir d'être seul à seule avec moi était donc si grand qu'il ne pouvait souffrir nul témoin en ces lieux. Sans me départir de mon sourire, je le laissais prendre la parole en premier.

" Enchantée de vous rencontrer et surprise de voir que vous avez cédé votre poste si tôt alors que tout semble montrer que vous êtes encore parfaitement capable de le tenir. Fait étrange mais qui semble suivre un dessein particulier. Un dessein dans lequel, je ne peux que tenir un rôle certain vu le soin que vous avez apporté à notre rencontre. "

et le voyant m'offrir une pomme dorée, je ne pus que sourire.

" Et je constate aussi que vous êtes un véritable homme de goût, Ex Haut-commandeur Hazama, capable de discerner la vraie beauté de la vulgaire exposition de chair lubrique. J'accepte votre présent et si d'aventure vous en avez une rouge écarlate dans le style d'un autre conte, je ne verrai aucun inconvénient à ce que vous l'offriez à cette chère tricheuse. Le sommeil ne pourra qu'être profitable à sa beauté fanée par trop de nuits sans sommeil. "

Une façon comme un autre de montrer que j'avais parfaitement cerné l'allusion et l'en remerciais.

" Maintenant, j'aimerais savoir. Qui êtes-vous venu rencontrer en ces lieux ? Cette jeune déesse que j'ai prise sous ma protection, de la même façon que je l'ai fait pour Thétis autrefois, et dont, en tant de "marraine", je me dois préserver l'honneur et la vertu de tout acte malveillant que son sommeil rendrait possible ? Ou bien moi, la reine de l'Olympe sur le point de recouvrer mon plein pouvoir et de là ma place auprès de mon époux ? "
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Hazama/Eris
Ennemi public n°1
avatar

Messages : 99
Date d'inscription : 04/08/2013
Localisation : Qui sait ?

Feuille de personnage
Hp:
330/330  (330/330)
CS:
1130/1130  (1130/1130)
Pa:
0/0  (0/0)

MessageSujet: Re: Rencontre au cœur des songes...   Lun 20 Avr - 14:37

Tant de souvenirs… Tant de messages dans un simple fruit tendus… Voilà qui rendrait presque nostalgique la Discorde nichée au sein d’Hazama tandis que le temps entre la reine de l’Olympe et l’ex-haut commandeur de Sparte semblait s’être figé.

* Quel dommage que les trois précieuses ridicules ne soient pas présente céans… Qui sait ce qu’elles pourraient faire maintenant par jalousie...

L’orgueil féminin a toujours été le plus bouillant des deux, tu es bien placé pour le savoir non ?

Hihihihi. Evidemment.*


De ses discussion internes, Hazama ne laissa rien paraitre, et se borna à afficher son éternel sourire impénétrable. La présence d’Héra aux cotés de la blonde Arwen n’avait rien de surprenant, mais elle demeurait au bas mot une gêne dans la suite des plans de l’avatar de la Discorde, une gêne avec laquelle lui fallait maintenant composer.

Entre les deux déesses, l’atmosphère se fit presque électrique. L’une comme l’autre affichant leur superbe avec une retenue qui n’ôtait rien à l’écrasante impression de puissance qui émanait de ces deux êtres millénaires. La reine des dieux autant que l’ex-haut commandeur de Sparte n’ignoraient rien des enjeux du jeu du pouvoir, ce qui rendait cette entrevue presque improvisée des plus intéressantes.

« Hum… Les récits de votre passé ne vous décrivez pas aussi… Altruiste, Oh reine des dieux. Quoi que cela ne soit pas totalement inattendu, c’est la première fois que vous avez à vous incarner dans un hôte humain si je ne m’abuse. Il est dit qu’ils laissent leur marque, à leur façon, sur l’esprit qui les possède, mais je ne vous apprends rien, les précédentes incarnations d’Athéna l’ont plus que démontré. »

Qu’Héra en personne intervienne en faveur d’une parfaite inconnue, humaine, et de basse condition, ne pouvait que conforter les dires d’Hazama, ou tout du moins, ne pouvait que faire naitre en l’orgueilleuse reine des dieux un sentiment très précis.

« Pauvre enfant, n’est-ce pas ? Si fragile, si insignifiante au regard de l’éternité… Qu’une reine comme vous ne l’ai ne serait-ce que remarqué sera surement le plus grand honneur que le destin lui aura accordé… A coup sûr, on peut dire que la chance est de son coté, mais il en reste tant d’autre comme elle. Tant de vies anonymes que vos semblables immortels écrasent sans même sourciller. »

Allant déposer son panier de pomme sur la table de nuit à proximité du lit d’Arwen, l’ex-haut commandeur de Sparte fit jaillir de l’intérieur de sa veste un étrange couteau papillon à lame courbe, rappelant d’une certaine façon le croc incurvé d’un serpent, et se mit à éplucher un des fruits à sa gauche, tout en conversant avec sa glorieuse invitée.

« Vous vous méprenez, Oh reine des dieux. Je ne suis revenu à Sparte qu’il y a quelques instants, et apprenant la destruction du palais, j’ai immédiatement couru à la rencontre de son haut commandeur, non sans apporter avec moi quelques douceurs dont Arwen raffole. Votre présence céans n’est qu’un… bonus inattendu, mais appréciable. »

Etre relégué au second plan, passer derrière une autre, une déesse qui lui était totalement inconnue, si ce n’est par les marques évidentes de son ascendance, et dont la beauté combiné à l’éclat de la jeunesse, la ferait pâlir de jalousie… Voilà qui ne manquerait pas de rappeler à l’orgueilleuse Héra la marche de quelque chose dont même les immortels ne pouvaient pas totalement s’affranchir, le temps, le temps qui courre et que personne, absolument personne, ne peut rattraper.

« Cette chère tricheuse ? Vous parlez bien sûr de la déesse de la beauté Aphrodite ? Oui, c'est une honte qu'elle vous ai ravis ce qui vous revenez de droit, surtout en usant de tel stratagèmes. Un pot de vin, scandaleux n'est-ce pas ? C'est comme si Athéna avez proposé de lui offrir, je ne sais pas, la victoire au combat par exemple, ou encore si vous lui aviez offert le pouvoir politique ? Inconcevable et mesquin n'est-il pas ? Dire que le coeur des Hommes demeure si faible aux charmes du beau sexe. Et cela vaut même pour les plus grands, les plus sages, ce n'est pas votre glorieux époux qui me contredira. »

En cela tenait tout le problème, et paradoxalement, toute la saveur de l’orgueilleuse Héra. Si elle avait été plus apte à lire le cœur des Hommes, et à comprendre leur besoin, peut être que son propre époux n’aurait pas été si prompt à soulever la cuisse d’autant de mortelle de par le monde.

« Néanmoins, si on lui demandait aujourd’hui si cela en valait la peine, je serais curieux d’entendre sa réponse… Une nuit avec la belle Hélène, contre l’anéantissement de sa cité par vos représailles vengeresses. Qui choisirait-il s’il avait su ? Quelle morale cette histoire aurait-elle eut alors ? Homère lui-même n’aurait pas ainsi blâmé le bellâtre s’il n’avait déjà su en évoquant cette scène la fin de son histoire. »

*Ooooooooooooooooooh… Ce que je peux adorer ces petits détails salaces… Qu’en penses-tu mon cher Hazama ?

Arrêtes d’envahir ma tête quand ça te chante ! Tu vois pas que je suis occupé là !

Hihihihi, mais c’est qu’il se fâche. Tu devrais peut être lui dire que tu es actuellement indisponible, car une certaine déesse de sa connaissance t’interpelle, ou préfères-tu que je le lui dise moi-même ?

Arrêtes tes petits jeux Eris, ce n’est vraiment pas le moment…

Tu sais, on pourrait très facilement la mettre en colère… On essai ?

Non !

Aller, ça pourrait être TRES amusant…

Non ! Non ! Non ! Non !*


Réprimer tant bien que mal ses propres pulsions tout en conservant son sang-froid et son visage souriant était une véritable épreuve, mais fort heureusement pour l’ex-haut commandeur de Sparte, tout cela se passait à l’intérieur de sa tête.

« Mais j’adore votre idée, quoi que je doute de pouvoir jamais trouver une pomme de ce genre, d’autant qu’il ne s’agit pas là d’une péronnelle tout juste bonne à charmer les petits animaux, et tenir compagnie à sept hommes vivant seul dans la foret, mais bien d’une déesse tout ce qu’il y a de plus authentique.

Je crains que seul Hypnos ne puisse remédier à votre problème, mais il ne visite que trop rarement ceux qui vivent dans les cieux. Vous-même, depuis quand ne l’avez-vous pas reçus ? Car si j’ai bonne mémoire, la dernière fois, son intervention auprès de votre moitié ne lui a pas été très… favorable.
»


Démonter point par point les dires des autres, retourner les plans contre leur instigateurs, à ce jeu Hazama n’avait pas son pareil. Rien d’étonnant à cela, il avait de qui tenir.

Achevant de découper sa pomme pelée en petit quartier qu’il déposa dans une assiette de bronze aux chevets d’Arwen, l’ex-haut commandeur de Sparte prit une chaise avant de fixer son regard sur le visage souriant de sa protégée.

« Elle semble heureuse maintenant. Sans doute faite-elle en ce moment de beaux rêves, en pensant ce qui lui plait. J’aimerai dire que le mérite en revient à Hypnos, mais celui-ci a été condamné par votre époux, pour des crimes qu’il n’a commis que sous la menace d’Hadès. Vous et Arwen avez au moins cela en commun maintenant, vous ne rêverez plus le Sommeil avant très longtemps. »

Petit à petit, goutte après goutte, Hazama distillait son poison. Il n’ignorait rien de la jalousie maladive de la reine de l’Olympe, ni de son amitié presque intime avec le maître du Sommeil. Hypnos avait toujours été son allié, et sans doute son confident.

Qui sait ce qu’elle avait pu lui révéler dans ses rêves, dans les moments les plus amers de la nuit, là où toute sa vie semblait se rétrécir à un règne fantoche et à une descendance monstrueuse. Avait-elle vu les murs de son palais se refermer sur elle comme un clapier ? Avait-elle soupiré de bonheur en fermant les yeux et en s’évadant de sa prison dorée ? De quoi avait-elle bien put rêver ?

Sans nul doute Hypnos l’avait-elle comblé des nuits d’or, mais dans le cas d’Héra, elles ne devaient être qu’un grotesque agrégat de rêves mégalomaniaques.

« Elle est belle, n’est-ce pas ? Ma précieuse Arwen. Cela me semble être hier où elle est apparue dans ma vie, comme sortie d’un rêve. Je venais de concrétiser ma vision, Sparte était enfin sortie de Terre, et voilà qu’elle est apparue. Depuis maintenant presque 13 ans, elle fut à mes côtés, comme je fus aux siens. Vous dites que vous la prenez sous votre aile pour en protéger la vertu et l’honneur ? C’est tout à votre honneur, mais comme vous le voyez, il s’agit là d’une déesse, pas d’un poupon dont vous pouvez disposer à votre guise. Vous ne pouvez protéger celui qui refuse votre aide, aussi, avant de vous autoproclamer marraine ou que ne sais-je encore, la moindre des politesses serait de lui demander son avis, vous ne croyez pas ? »

Hazama n’avait pas à aller plus loin, le message était passé, et l’incident survenu plus tôt avec la destruction du palais se rappellerait de lui-même à l’esprit de la reine des dieux.

« Ne vous méprenez pas. Je ne suis pas de ceux qui refusent une main tendue par orgueil. Mais je suis sûr que vous comprenez. Arwen n’est pas un jouet, elle a sa volonté propre, et maintenant bien des raisons de se méfier de ceux qui pensent agir pour le mieux et penser à sa place. Tout ce que j’espère, c’est que vous respecterez sa décision, quand elle vous l’aura donné. »

Héra avait beau être la reine des dieux, son influence n’allait pas jusque-là. Arwen choisirait, ou tout du moins, elle choisirait ce qu’elle avait été conditionné à choisir.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Héra
Déesse du Mariage et reine des dieux
avatar

Messages : 42
Date d'inscription : 29/04/2014

Feuille de personnage
Hp:
325/325  (325/325)
CS:
800/800  (800/800)
Pa:
500/500  (500/500)

MessageSujet: Re: Rencontre au cœur des songes...   Lun 11 Mai - 20:44

Le moins que l'on pût dire, c'était que cet Hazama avait autant une langue de miel que des sous-entendus de fiel. De quoi titiller plus qu'efficacement l'orgueil d'une déesse de la stature d'Héra, mon orgueil au bas mot. Mais il lui en faudrait bien plus que cela pour atteindre son but. Après tout, ce crapaud, non, cet orvet avait été évincé de sa place de Haut Commandeur par une personne hautement avisée au vu de son ignorance. Car ses paroles envers moi ne pouvaient qu'en être le fruit. Aussi, en tant que reine des dieux et noble épouse du plus grand de tous, j'allais corriger les quelques petites erreurs qu'il avait dites à mon sujet, sans pour autant élever la voix.

" Pas aussi altruiste ? Est-ce bien ce que vous sous-entendez ? Étrange et plus que faux sachant que je suis la protectrice des épouses et de l'ensemble des femmes mais je peux comprendre votre surprise. Les mauvaises langues ne peuvent s'empêcher de ternir la réputation des meilleurs d'entre nous en ne retenant d'eux que les quelques actes moins glorieux qu'ils ont eu. Le passé est lourd, lointain et le souvenir en est si souvent déformé par le fiel et la jalousie. Aussi, à votre place, j'irai à l'origine de tout et non dans l'unique version que les humains se font à l'idée de défier Zeus sans le défier directement. Quand on craint le roi des Dieux, il est infiniment plus tentant de s'en prendre à sa femme. Toucher la réputation d'Héra est l'arme des faibles et des lâches, maniant la calomnie là où d'autres usent de leurs épées et des leurs forces. Mais pour cela, il faut avoir certains attributs...

Loin, j'étais si loin de me laisser démonter par le premier petit roquet venu et je comptais bien le faire comprendre tout en me posant certaines questions.

Hum, qui peut bien être cet homme ? En réalité ? Qui peut-il être ?

Et écoutant la suite, je ne pus que répondre à nouveau avec un tel calme qu'Argus n'éprouva nullement le besoin de redresser la tête.

" Ma présence, un bonus ? Vous devriez plutôt dire une bénédiction. Qui d'autre que moi pouvait la rejoindre efficacement même non entièrement éveillée ? Pas cette chère Athéna, en tout cas, ni sa frigide de demi-sœur. Aucune de deux ne s'est révélée efficace lors du réveil de mon fou de frère. Sinon, comment expliquer l'état de cette malheureuse jeunesse ? Même vous, vous n'avez pu empêcher cela alors que vous avez si souvent tenu les rènes de cette cité. Serait-ce indiscret de savoir ce qui vous a tenu aussi longtemps au loin, ex-commandeur de Sparte ? "

A chacun sa façon de distiller ses piques avant qu'il ne parte sur un autre sujet, celle de l'antique querelle autour de la pomme d'or.

" Uniquement mon oeuvre ? C'est plus que flatteur de m'offrir tout le mérite d'avoir fait tomber une ville défendue autant par Arès que par Poséidon et ce bellâtre d'Apollon. De quoi donner encore plus d'éclat à ma gloire. Là où même Athéna ne pourrait gagner, je triomphe avec éclat. Tel est visiblement la véritable manifestation de ma puissance. Quant à ce Pâris, je crains que les années passées au plus profond des multiples prisons de mon ténébreux de frère n'aient en rien amélioré son jugement. Je crains même que cela soit tout le contraire et que le pauvre garçon soit encore plus aveugle qu'auparavant. "

De quoi faire bonne mesure avant qu'il ne retombe enfin sur quelque chose d'intéressant, une fois le cas de la catin blonde éloigné. Après tout, elle n'était que négligeable cette fille tout juste sortie d'on ne savait où quoique cela m'offrait l'occasion de piquer à mon tour cet espèce de "Triste Sire".

Le noyer dans le vin serait si délectable juste pour voir si son chant serait toujours aussi passionnant.

In vino veritas...


" Hypnos ? "

Enfin, un nom qui valait la peine d'être prononcé au milieu de toutes ces divinités de bas étage, ma jeune protégée exceptée. Un nom dont je ne tardais pas à apprendre la terrible destinée.

" Condamné ? Mais c'est inique. Il n'a fait qu'obéir à une divinité qui lui est supérieure. "

Et me tournant vers Arwen endormie que cet homme couvait un peu trop du regard, je poursuivais.

" Dès que je serai de retour auprès de mon époux, je veillerai à lui en parler tout en prenant cette jeune déesse sous ma protection. Maintenant que son père n'est plus, elle aura aussi besoin de toute l'aide et du réconfort que seule une confidente féminine peut lui offrir en plus de la position privilégiée qu'elle pourra occuper à mes côtés. Personne en Olympe n'oserait aller contre moi directement et mon cher époux ne pourra me reprocher de prendre soin de sa petite fille. Après tout, elle est aussi la fille de Thalie. D'ailleurs, où est-elle, cette petite dinde ? Je ne puis croire qu'elle ait partagé le sort de son époux. Les Muses sont tellement insipides qu'on ne peut rien leur reprocher. Hormis son rôle auprès du seigneur Hypnos, je ne vois pas qui pourrait s'intéresser à elle et encore moins lui faire du mal. Personne n'aurait ce genre d'idées en tête. On ne peut qu'apprécier la compagnie des Muses comme celle d'autant d'oiseaux babillant agréablement. "

Et entendant la réaction de mon cher paon.

" Non, ne le prend pas pour toi, Argus, tu sais bien que tu es différent de ce genre d'oiselles. D'ailleurs...

Qui les a mariés ? "


Et me reprenant...

" Non, ils ne le sont pas. Le malheureux Hypnos a du attendre que je m'éveille de nouveau pour prendre pour épouse sa belle et tendre face à toute l'humanité et aux dieux. Le connaissant, en divinité plus que brillante, il ne peut que vouloir le meilleur pour elle. Moi en l’occurrence. Moi seule peut unir ces deux êtres comme ils les méritent. "

Puis, plongeant le regard dans celui de cet Hazama.

" Cette jeune déesse a bien sûr le droit de choisir mais quelle divinité normalement constituée refuserait l'appui de la plus puissante de toutes les déesses de l'Olympe ? Qui en serait capable ? Le bon sens sera le meilleur de mes atouts. De toutes les déesses, Thalie exceptée, je suis celle ayant le plus d'amitié pour Hypnos. Hormis sa mère, la Nuit rapide, qui d'autre parmi les déesses lui serait venue en aide. Certainement pas sa peste de demi-sœur, juste bonne à mettre le désordre partout où elle passe et que vous devriez prendre soin de tenir éloignée de votre belle cité si vous ne tenez pas à la retrouver en cendres. Maintenant, si elle ne semble pas encore là, je crains qu'un autre trouble-fête ne risque de venir tout perturber. "

Et souriant, j'achevais.

" Ce cher Hadès vient de nouveau vers nous et je suis curieuse de voir ce que vous allez lui conter s'il tente de s'approcher d'Arwen. Cher Hazama, montrez-moi donc ce dont vous êtes capable. "

Puis, appelant Argus pour qu'il fasse la roue.

" Et n'ayez crainte, en cas ce souci, je serai aussi là. "


[HRP : et de dix Very Happy Je demande aussi ma validation en tant que déesse Héra. Il est temps que mon frère rencontre une vraie déesse capable de lui parler de roi à reinev queen ]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Hazama/Eris
Ennemi public n°1
avatar

Messages : 99
Date d'inscription : 04/08/2013
Localisation : Qui sait ?

Feuille de personnage
Hp:
330/330  (330/330)
CS:
1130/1130  (1130/1130)
Pa:
0/0  (0/0)

MessageSujet: Re: Rencontre au cœur des songes...   Lun 25 Mai - 9:08

*Hehehe…Haaahahahaha ! Kyaaaaaaaaaaaaaahaaaaaaaaaaaahahahaaaaaaaaaaaaaaa !*

Hazama pouvait l’entendre, tapis au fond de lui, la Discorde primordiale, dont le rire dément semblait lui envahir l’esprit comme un puissant alcool.

Les frissons de plaisirs d’Eris devinrent les siens, tandis que les vagues de puissance brutes qu’elle recevait de la haine et de la colère environnante firent aussi gonfler son propre pouvoir. Sparte avait maintenant pratiquement accomplie son œuvre, et le début de la représentation finale était maintenant proche,  si proche…

*Tu pourrais arrêter de hurler dans ma tête ? Je m’entends même plus penser là !

Quoi ? Tu ne le sens pas venir ? Tu ne sens pas l’entropie s’abattre sur le monde ? Ton âme n’est-elle pas éblouie par tant de pureté et de gloire ?*


L’ex-haut commandeur de Sparte resta muet. En effet, ses sens n’allaient pas jusque-là, et sur le moment, il en éprouva un amer regret, que son imagination tacha de palier tandis qu’il se devait maintenant d’en finir rapidement avec la présence oh combien encombrante de la reine des dieux.

« En effet, le bouche à oreille millénaire des hommes ne laissent que peu de place à l’authenticité. Tout comme l’orgueil et la jalousie n’est-il pas ? Quant aux attributs dont vous faites l’éloge, j’aimerai savoir, si seul ceux maniant le glaive en sont pourvu, cela vous place où ? Non parce que, veuillez pardonner ma franchise, mais vous n’êtes pas une manieuse d’épée, oh reine des dieux. »

*Ouille, celle-là va piquer sévère. Attention Hazama, tu risques de la mettre en colère, et tu sais ce que ça signifierait n’est-ce pas ?

Pas d’inquiétude, je gère.

Ooooooooooooooooooh ? Et bien montre-moi donc ta maitrise.*


L’orgueil de la reine des dieux était légendaire, presque aussi palpable que sa plastique de rêve et sa beauté froide, et entre les mains d’une personne mal avisée, l’orgueil de la plus fière de toute les femmes jamais conçue était une arme à nulle autre pareille.

« Oh oui, j’en conviens, vous l’avez rejoint après l’attaque de votre frère, pour la faire porter dans un lit par d’autres bras que les votre. Cela, sans conteste, vous le faites à merveille. Et en effet, vous seule en êtes capable, ce n’est ni Artémis, ni même Athéna qui pourraient en dire le contraire… »

C’était facile. Trop facile en vérité. Héra avait toujours été ainsi. Fière, sans avoir de véritable raison de l’être. Sa gloire n’étant en vérité que les quelques miettes qui tombaient de la table de son époux.

Ignorant totalement la question des plus hors de propos concernant le pourquoi de son absence au moment de l’attaque d’Hadès, Hazama poursuivit sans sourciller.

*Et qui a-t-il de plus manipulable qu’une femme fière tenant plus que tout à son image ?*

« Oooooooooh, ne soyez pas si modeste. Ce sont vos souhaits, vos seules exigences auprès de Zeus, qui ont privée Troie du soutien du roi des dieux, et l’ont laissée à la merci des armées grecques quand autrement, un simple mot de Zeus aurait suffit à faire taire dans l’œuf cette querelle de queutard. Nierez-vous cela également ? L’Histoire n’est pas aussi sourde et mensongère que votre morale relativiste voudrait bien le faire paraître, oh reine des dieux. Votre héritage, n’importe quel amateur de mythologie ancienne saura vous le narrer, avec précision. A ce compte-là, qui a raison ? Le monde, ou vous-même ? »

La question valait-elle-même la peine d’être posée ? L’orgueil démesuré d’Héra pouvait-il avoir enflé au point de pouvoir lui donner raison sur le monde entier ? Dieux compris ? Car après tout, qui sinon les immortels auraient bien put inspirer poètes et historiens ? Mépriser les Hommes pour une déesse était une chose, mépriser ses semblables en revanche en était une autre. Oh oui, la question valait la peine d’être posée.

*Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii ! Vas-y ! Vas-y ! Cède à la colère ! Ouvre les vannes ! Accroche toi à ta fureur ma chère ! C’est ce que l’on garde quand on a tout lâché ! Le dernier rempart ! La suprême feuille de vigne !

Rooooooooh mais… C’est pas bientôt fini oui ?!*


Eris avait beau être recluse au plus profond de l’être double qu’était Hazama, ses remous n’en étaient pas moins perceptibles. Quoi qu’il se puisse bien se passer en cet instant au sein de Sparte, au sein de la reine des dieux, voir même au sein d’Arwen, cela la ravissait, au plus haut point.

« Oooooooooooooh ? Le pouvoir politique ? Est-ce là ce que vous offrez à Arwen ? Amusant, ça me rappelle quelque chose… Mais passons, votre bénédiction vaut bien cela, après tout, l’histoire de vos serviteurs n’est-elle pas qu’une ode à la grandeur et à la gloire ? Hum… Rappelez-moi leurs noms déjà, ma mémoire me joue des tours. »

*Hazama… Si ce n'était pas impossible, je t’embrasserai, tu le sais ça ?

Je sais, parfois je m’embrasserai bien aussi.*


Misère et destin tragique, voilà toute récompenses que pouvaient attendre les malheureux qu’Héra avait pris sous son aile, jusqu’au pathétique pigeon qui l’accompagnait encore en cet instant, lui paré de centaine de morceau de cadavre. Une initiative qui ne manquerait pas de plaire au dieu nécrophage, qui a cet instant en effet, revenait sur le théâtre de ses exploits.

« Et bien… Après le coup d’éclat d’Artémis, voilà que votre bouillant et belliqueux frangin remontre le bout de son nez. Vos conseils sur la Discorde attendront, nous avons plus important à gérer en cet instant qu’une ennemie hypothétique qui n’a pas donné signe de vie depuis… des siècles au bas mot. Quand à votre idée de m’envoyer aux devant d’Hadès… Vous m’avez bien regardé ? Je ne suis qu’un homme, pas un dieu, pas un géant. Un simple homme, et je ne suis qu’un piètre combattant. Votre fils se bat avec son épée, moi avec mon esprit. Au fond, nous jouons tous avec les armes que nous donnent les moires, n’est-il pas ? »

*Elégant, célèbre, subversif, ET modeste… Tout ce que j’aime.

Tu te fiche de moi ou quoi ?

Arrête un peu d'être si sérieux un instant. Amuse-toi. Le temps est presque venu, cela ne te donne-t-il pas des frissons ?*


La Discorde n’avait pas tort. Rien que la sensation du cosmos d’Athéna filant droit sur celui de son oncle adoré était en soi un pur bonheur, surtout sachant l’amour fou que ces deux-là se vouaient l’un à l’autre.

Prenant alors un regard inquiet et alarmé, Hazama se leva de son fauteuil, et tout en mettant un genou à terre, s’inclina devant la suprême orgueilleuse.

« Je ne puis vous être d’aucune aide en cet instant, oh reine des dieux. Dans la tempête à venir, il vous faut un guerrier, et je n’en suis pas un. Je n’ai même plus les commandes de cette cité, car je n’en suis plus le haut commandeur. Aussi, je vous en prie. Empêchez votre frère et les enfants de Léto de détruire Sparte. »

Hazama n’avait rien à prouver, ni à Héra ni à quiconque. D’autant qu’en vérité, il s’agissait là d’une occasion en or pour Héra de restaurer au moins un peu de son image de reine des dieux, tout en protégeant au passage de la fureur de ses paires, la pupille qu’elle s’était choisie par pur caprice de déesse désabusée et percluse d’ennui.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Héra
Déesse du Mariage et reine des dieux
avatar

Messages : 42
Date d'inscription : 29/04/2014

Feuille de personnage
Hp:
325/325  (325/325)
CS:
800/800  (800/800)
Pa:
500/500  (500/500)

MessageSujet: Re: Rencontre au cœur des songes...   Sam 13 Juin - 22:30

[Post fait avec l'accord d'Hazama]

Au plus profond de moi, je sentais mon cosmos croître tout en restant contenu. L'air se faisait lourd, comme si nous nous tenions sous une marmite prête à exploser. Cette conversation prenait un tour dangereux pour cet humain mais aussi pour l'ensemble de cette cité. Entre ses mains, elle aurait connu le pire des destins mais les Moires en avaient décidé autrement, le menant à son éviction. Je ne savais qui remercier exactement pour cette clairvoyance, la main par laquelle les Moires s'étaient exprimée, mais cela viendrait.

Cet Hazama...

Chacune de ses nouvelles paroles se chargeait de cette acidité, de cette malveillance à peine adoucie par le miel d'une pseudo-amabilité. Me piquer encore et encore semblait lui donner un tel plaisir, l'exciter d'une manière que lui seul semblait pouvoir apprécier. Le détruire serait si simple, tellement simple. Un vulgaire humain, juste bon à éplucher les pommes et même pas capables de jeter les épluchures mais adorant jouer avec le feu. C'était bien l'effet qu'il me faisait et j'étais bien décidée à lui faire ravaler son attitude dès qu'il m'aurait révélé tout ce que je souhaitais.

" L’Épée ? La Lance ? Je ne suis peut-être pas une guerrière mais ce genre d'armes, le plus souvent " viriles ", si vous voyez de quoi je parle, ne sont pas les seules à être présentes au combat. Tout comme vous manipulez les mots et, je n'en doute pas, le poison, ce sont bien des méthodes de lâches qui sont venues à bout de la résistance de Troie. Et non, n'affirmez pas qu'elles viennent de moi. Ces procédés laborieux et disons le franchement manuels sont davantage l'apanage d'un Hermès ou de cette chère Athéna. Quoique cela lui a déplu. Voir son temple saccagé et ses chers grecs outrager la princesse Cassandre au pied même de sa statue lui a ouvert les yeux sur ces hommes qu'elle n'avait eu de cesse de soutenir. Les humains sont bien ainsi, ils mordent la main qui les nourrit et les protègent tout en se traitant entre eux de la pire des façons. Femmes, enfants, vieillards, que leur importent, ils sont capables de s'en prendre à toute personne plus faible qu'eux. Et vous en êtes bien le parfait témoin. Chacune de vos paroles et de vos mentions des livres d'histoire tronqués au gré des envies et des désirs bassement humains montrent leur duplicité. Les hommes se permettent de juger les dieux selon leurs visions et le peu qu'il reste de leurs connaissances. Aussi, laissez mes serviteurs en paix. Je les connais et eux savent qu'ils ne peuvent reprocher aux humains si éphémères les oublis que leurs mémoires aussi sélectives que jalouses ont causés."

Et laissant Argus exprimé sa présence, elle poursuivit.

" Être un serviteur d'Héra est un privilège que tous goûtent à sa juste valeur. D'ailleurs, vous aussi par moment, vous donnez l'impression de vous comporter en serviteur mais n'en êtes visiblement pas un. Je ne sais ce que vous espérez en agissant de la sorte mais cela ne sera pas aussi simple. La déesse qu'est Arwen se rendra bien compte un jour de ce que vous pensez de ses semblables et d'elle par la même occasion. Il est si simple de faire des amalgames et de vous envoyer rejoindre les autres serviteurs humains que vous méprisez tant dans les ombres de l'oubli.

Vous me dites de ne pas la traiter en enfant mais c'est aussi le cas pour vous, surtout pour vous dont la vie est infiniment plus courte. "


Soudain, après une nouvelle volée de mots cette fois sur les autres divinités, il se leva, visiblement alarmé, mais ce n'était pas pour moi. Je n'avais pas encore éclaté contrairement aux cosmos tout proches.

" Je vois... Face aux dangers, vous montrez bien votre face de lâche. Décevant, vous êtes d'un navrant. Je ne pense pas que vous pourrez être d'un quelconque secours à la jeune Arwen que, contrairement à ce que vous avez insinué, je n'ai pas fait porter en ces lieux. Je ne l'ai que rejointe une fois éveillée en cette chambre. Elle s'y trouvait déjà et je peux vous gager que si j'avais été plutôt sur les lieux, je me serai dressée entre mon frère et elle. Je ne suis qu'une potiche à vos yeux mais vous, vous n'êtes qu'un paillasson. "

A ces mots, je m'étais rapprochée de lui et avant qu'il ne puisse réagir, mes mains s'étaient dirigées droit sur son visage, le souffletant à plusieurs reprises, marquant son visage de rouge voire de sang. Des gifles qu'il avait plus que méritées et qu'il garderait longtemps en mémoire avant que de mon cosmos, je ne le forçais à se coucher à plat ventre devant moi, la tête bien enfoncée dans ce qui servait de sol à cette chambre.

" Un paillasson, c'est tout ce que vous êtes et permettez... "

Puis, d'un pas, je l'enjambai, sans lui marcher dessus pour autant, faisant juste voler son ridicule chapeau.

" Vous ne méritez même pas que je vous marche dessus. Sur ce, j'ai un frère à calmer. Restez donc ainsi, il se peut qu'au cas où l'on se croise, il ne vous voie même pas. "

Et faisant s'ouvrir la porte, je m'éloignais de ce triste sire sans courage accompagné de mon merveilleux Argus.

" Par contre, je ne puis garantir qu'il ne vous marchera pas dessus. "

=> Vers mon incorrigible famille.


Dernière édition par Héra le Mar 23 Juin - 15:02, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Hazama/Eris
Ennemi public n°1
avatar

Messages : 99
Date d'inscription : 04/08/2013
Localisation : Qui sait ?

Feuille de personnage
Hp:
330/330  (330/330)
CS:
1130/1130  (1130/1130)
Pa:
0/0  (0/0)

MessageSujet: Re: Rencontre au cœur des songes...   Dim 14 Juin - 18:35

*HIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII !*

Au sein de l’esprit de l’ex-haut commandeur de Sparte, la Discorde s’agitait en tous sens, comme parcouru d’un courant électrique la rendant plus que fébrile.

*On peut savoir ce qui t’arrive ?*

Pour toute réponse, Hazama n’obtint de la part de son alter égo féminin que des rires déments. Visiblement, Eris prenait en cet instant un plaisir monstrueux, et comme elle demeurait dans les pensées de l’ex-haut commandeur de Sparte, pour sa part totalement étranger à cette extase, c’était une expérience des plus déroutantes.

« Hum ? Pardon je n'écoutais pas... »

Totalement obnubilé qu’il était par les soubresauts et les gloussements de la Discorde en son sein, Hazama en avait complètement oublié l’orgueilleuse reine des dieux vraisemblablement piquée au vif par sa répartie, aussi, quand la première gifle le percuta, cela lui fit l’effet d’un véritable électrochoc.

« Ourf ! »

Héra n’y était pas allé de main morte, et si Hazama n’avait pas été disons quelque peu surhumain, sa tête aurait sans doute fini séparée de son corps.

*Espèce de sale putain ! Je vais te…!*

L’ex-haut commandeur de Sparte voulu alors bouger, sauter à la gorge d’Héra pour la déchirer de ses main, mais il en fut incapable. Quelque chose au fond de lui lui interdisait tout mouvement, toutes paroles, et lui imposait désormais de se tenir fixe, totalement ouvert aux réprimandes physiques de la reine des dieux passablement outragée par des vérités visiblement fort peu à son gout.

*Eris ?! C’est toi qui me paralyse ?! Mais bordel à quoi tu joues ?!

Chuuuuuuuuuuuuuuuuuuut… Du calme mon bouillant ami. Regarde, et savoure.*


Sa fierté et ses joues piquées au vif, Hazama se débattait intérieurement comme un beau diable, avide de plonger ses deux pouces dans les orbites de la reine des dieux jusqu’à lui avoir broyé le crane, mais aussi impérieuse et suprême que pouvait bien être cette idée fixe, elle demeurait en l’état impossible à accomplir, pas même lorsqu’Héra lui écrasa la tête dans le sol pour l’enjamber.

*Je vais la tuer ! Je vais la tuer ! Je vais la tuer ! Je vais lui faire tellement mal que les dernières secondes de sa chienne de vie lui paraitront plus longues que toute sa misérable et croupissante existence ! Je vais lui faire connaitre un sort que l’Histoire retiendra comme définition même de souffrance ! Et elle sera prête à vendre son âme pour que ça s’arrête !

Pas mal, pas mal du tout. La colère te réussit, quelle verve, quelle éloquence. On dirait qu’Héra a réveillé ta muse intérieure hihihihihi.

Je vais la tuer ! Je vais la tuer ! Je vais la tuer ! Je vais la tuer ! Je vais la tuer ! Je vais la tuer ! Je vais la tuer ! Je vais la tuer !  Je vais la tuer…!

Allons, allons, reprend toi. Et ressent donc toute cette merveilleuse colère qui vient gonfler nos veines. Après tout, la haine d’une reine des dieux est un nectar que tu ne savoureras pas souvent.*


Hazama était bien trop furibond pour s’en rendre compte, mais la Discorde disait vrai. Depuis sa conception par la Nuit éternelle, la fille de Nyx avait étée de ceux qui se nourrissaient non pas d’ambroisie ou de nectar, mais d’émotion et de sentiment, plus encore ceux portés contre elle, et à présent, ce n’était pas l’un des innombrables batârds de Zeus qui la maudissait, ou plutôt, qui maudissait son incarnat humain, c’était l’orgueilleuse reine des dieux en personne !

*Oui, oui ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii ! Toute cette puissance ! Toute cette vigueur qui afflux ! Quel festin, c’est buffet à volonté ! J’ai eu les yeux plus gros que le ventre ! Je pourrais sans doute pas tout absorber !*

Sous l’afflux proprement vertigineux de puissance que recevait à présent la Discorde, autant de la part de l’orgueilleuse et vindicative Héra que des deux autres zouaves bien décidés à s’étriper un peu plus loin, c’était le corps tout entier de l’ex-haut commandeur de Sparte qui désormais vibrait à même le sol, au point d’en fissurer le plancher et les murs de la chambre à coucher ou reposait également Arwen.

Qu’il aurait été simple de simplement laisser exploser ce trop-plein de puissance, de faire dans le spectacle son et lumière, et d’anéantir toutes choses à des kilomètres à la ronde, mais Eris n’était pas ce ceux qui appréciaient de telles démonstrations vulgaires de puissance brute, d’autant qu’elle n’était pas encore prête à se révéler comme le chef de scène de la tragédie d’ampleur universelle qu’elle avait mis des siècles à réaliser.

Sparte avait fait son office, Hadès allait à présent y mettre un terme signant ainsi son arrêt de mort et mettant le point final à l’implication d’Hazama dans les affaires de sa cité. Les titans avaient déjà reprit pieds en ce monde, et maintenant, il ne restait plus qu’Arwen, Arwen, alors allongée, seule dans la même pièce que lui.

*As-tu bientôt fini ? On a du pain sur la planche, il faut évacuer Arwen avant qu’Hadès n’en finisse avec Sparte !*

Eris avait beau tenter de raisonner l’ex-haut commandeur de Sparte, il n’y avait rien à faire, à peine relâcherait-elle son emprise sur lui qu’il foncerait droit sur Héra pour lui arracher les yeux.

*Bon… En attendant que tu te reprennes, je reprends pour ma part les commandes…*

La pièce à deux faces qu’était l’esprit de la Discorde et d’Hazama bascula alors selon la volonté de sa face la plus puissante, et alors que le corps d’Hazama reprenait ses formes féminines, Eris se releva lentement.

« Tache de te calmer. Arwen a besoin de toi, plus que tu ne peux l’imaginer. »

S’époussetant d’un revers de la main, la Discorde, pressentant le désastre imminent pour Sparte et l’humanité qu’était le combat entre Hadès et Athéna, comprit également que dans la tempête à venir, aucun humain ne pourrait subsister. Seuls ceux aidés par les dieux, ou protégés par leurs armures survivraient à la nuit et au froid infernal, et Hazama ne devait pas encore paraître de ceux-là.

« Viens ma petite princesse, nous n’avons plus rien à faire ici. »

Remettant en place une mèche de cheveux de sa nièce et prenant en main le plateau de pomme se trouvant tout près, la Discorde invoqua l’Ouroboros, et avec Arwen, disparut sans laisser de trace, juste avant que Sparte ne soit soufflée par la fureur aveugle de l’empereur des enfers.

Arrow Direction... Mystère ! (et j'emporte Arwen avec moi)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
Rencontre au cœur des songes...
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Knights of Hope :: Sparte la Sacrée :: Quartiers des Professeurs-
Sauter vers: