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 Un temps, une vérité, un choix [Pv : Perséphone]

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Hermès
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MessageSujet: Un temps, une vérité, un choix [Pv : Perséphone]   Mar 11 Nov - 8:17

Arrow Entrée des enfers.

Les temps changent... Certaines choses mais d'autres non. Mais pour ce qui est de l'enfer, il a bien changé depuis que j'y suis allé pour la dernière fois. Il semble plus... Vivant si je peux m'exprimer ainsi. Comme quoi le retour de Perséphone n'a pas laissé les enfers comme autrefois. Je me souviens du temps où Hadès était encore là à diriger tout ça, il n'y avait pas ce type de changement à croire que Perséphone aime ce type d'environnement.

J'ai beau avoir repris mon calme, je me sens comme... Vidé et blasé... Je n'arrive pas à savoir ce qui me manque. Toutes les pensées qui me font sourire d'habitude ne me laissent que de l'amertume et des regrets. Je suis le dieu farceur et toujours souriant, pas le dieu triste et colérique... Comme l'histoire des deux clowns. Celui qui rit et qui fait des farces, puis le clown qui est toujours triste. Comme quoi l'ironie est assez... Particulière.

La guerre est là à nos portes... Je dois y penser pour me remotiver et penser à ce que Zeus m'a demandé de faire ; Demander à Perséphone les fruits du savonnier des enfers pour les donner au grand pope, puis ne pas lui laisser le choix du camp. Contre nous ou bien avec nous... C'est on ne peut plus simple mais je me doute bien que Perséphone ne va pas accepter comme cela... Sauf si elle... Hum... Sauf si elle est sage ? Oui pourquoi pas.

Je dois montrer un sourire, même rire s'il le faut mais ne surtout pas montrer le vrai moi devant elle... Je suis sûr qu'elle en profiterait pour me rabaisser en me traitant de voleur... Même en étant le vrai moi, elle n'hésitera pas à me traiter de menteur et de voleur. Autant jouer le rôle du dieu farceur.

Mon vol est plutôt paisible pendant que je me dirige vers le cosmos de la reine des enfers sans vraiment m'arrêter, sachant que je ne peux qu'avancer encore et encore sans retour en arrière. Est-ce qu'un jour j'ai voulu tout quitter pour m'en aller le plus loin possible de tout ? D'aller aux confins de l'espace pour m'isoler de ce qui pouvait m'inquiéter ? Je ne sais pas, tout ce que je pensais jusque-là était simplement de suivre les ordres sans penser au lendemain.

Au loin, je peux voir déjà ma charmante demi-soeur pendant que je me force à retrouver le masque du dieu souriant. Ne pas montrer la tristesse, se contenter de faire son rôle, voilà ce que je devais me mettre en tête.

Alors que je me pose sur le sol en douceur devant elle, je fais une petite courbette avec un sourire forcé avant de parler en retirant mon casque.
 

-Bien le bonjour... Ou bonsoir ma chère et magnifique Perséphone, il est dur de dire s'il faut dire bonjour ou bonsoir ici. Tu es toujours aussi belle et exquise à regarder... Donc je viens en tant que messager portant la parole de notre père Zeus qui demande deux choses...

Levant les yeux vers elle, je laisse un moment pour qu'elle comprenne que je ne suis pas là pour me moquer ou m'amuser d'elle.

-Zeus m'a donné la consigne d'aller chercher les fruits du savonnier des enfers pour commencer, je souhaiterais que tu me les confies et je t'en remercie à l'avance... Le second message est une demande de Zeus qui pourrait t'être logique et laisse-moi te mettre au courant : Cronos est de retour et il a libéré les autres titans. Tu te doutes bien que dans une telle situation, Zeus ne peut se permettre de laisser des choses dans le flou. Donc la question est simple Persephone : Soit tu es avec nous, soit tu es contre nous et tu sais ce qu'il en coûte d'être contre notre père. Je te laisse donc me donner ta réponse ma belle et magnifique soeur.

Sachant qu'elle serait forcément contrariée, je la fixe dans les yeux en gardant ce faux sourire si caractéristique de ma part.
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MessageSujet: Re: Un temps, une vérité, un choix [Pv : Perséphone]   Sam 15 Nov - 16:45

Je viens d'ici

Le parfum des fleurs l'accueillit à son arrivée sous le souffle de son vol aussi silencieux que gracieux. Si belles étaient les ailes de la reine de la nuit, en parfaite harmonie avec sa nature de déesse des Saisons, parées de tons chauds et chatoyants. Un dernier battement et elle se posa auprès du dieu des Voleurs.

Un rapide regard sur lui et elle découvrit un changement en son attitude, un sourire trop crispé pour être normal. Loin de son naturel spontané, Hermès s'efforçait de jouer la comédie. Seulement c'était Thalie la Comédie et non lui.

Thalie...

L'infortunée épouse d'Hypnos, qu'avait-elle pu devenir ? Perséphone l'avait laissée, blessée et l'âme brisée en sa chambre avant de quitter l'Olympe sous les ordres de Zeus. Demander de ses nouvelles ne lui coûterait rien et la reine se jura de le faire dès qu'elle saura les raisons de cette visite.

Serait-ce une réponse à ce qu'il s'est passé pendant et après l'Aéropage ?

Restant naturelle, après tout, elle, elle avait toutes les raisons de craindre pour sa vie, la déesse s'avança vers son demi-frère. Étrangement, ses mots étaient aussi différents. Plus saccadés, plus rapides, ils donnaient une idée de précipitation comme s'il n'aimait pas ce qui allait suivre.

- Mes respects, Hermès, Hélios ne bénit pas ces terres de sa présence. Aussi, ces termes de bonjour, bonsoir n'ont nulle importance en ce royaume. Maintenant, prend la peine de t'asseoir après un tel voyage. Comme tu n'as pas du l'oublier, mon époux est réputé pour son sens de l'hospitalité et il est hors de questions que je ne lui fasses pas honneur.

D'un geste, elle fait apparaître une splendide tables supportant une carafe ouvragée emplie du fameux nectar des dieux et un plat débordant de fruits ainsi que deux sièges. Au milieu des fleurs, tout semblait aller au mieux en un cadre presque enchanteur, loin des râles des suppliciés étouffés par la végétation en plein essor.

- Un peu de nectar ?

Et sans attendre, elle le servit avant de se remplir aussi une coupe.

- Maintenant, que me vaut l'honneur de ta visite, cher Hermès ?

Elle n'eut pas longtemps à attendre et répondit tout aussi promptement.

- Je vois. Cela efface toutes les erreurs du passé et nous réconcilie ? C'est bien cela, Hermès, la parole sacrée de Zeus, celle qui ne peut être reprise ? Dis-le moi, confirme-le moi sur ton honneur de dieu de L'Olympe. Qu'en signe de ma bonne volonté, Zeus me reconnaît comme étant l'une de ses filles et m'accorde le droit de revenir combattre auprès de lui ? Est-ce bien cela ? Tout ce qui a pu se passer entre mon départ et ta venue n'a donc plus d'importance et le geste de remettre les fruits serait le gage de ce nouvel accord entre nous. Si telles sont les choses, j'accepte Hermès. Si telles sont les choses comme tu me les as décrites, j'accepte de remettre les fruits dont je dispose en signe de bonne volonté et de pas vers la paix entre nous.

Chaque parole, chaque mot avait son importance et la déesse des Enfers était prête à amener chaque fruit au dieu des voleur.

- Accorde-moi quelques instants.

Sur ce elle disparut et reparut quelques instants plus tard, contenant dans une seule main, les rares fruits dont elle disposait.

- Voici tout ce que le premier Magnolier revenu à la vie aux Enfers après le passage des saints d'Athéna a pu produire. Je ne dispose que de douze fruits mais je te les remets avec plaisir. Prend-les et ramène le au grand Zeus. Il n'y en a pas d'autres malheureusement vu la jeunesse des plantules et leurs faibles âges, un seul a pu produire cette modeste poignée. Maintenant que tu es assuré de ma loyauté et de mon aide face aux titans et à Cronos qui je te le rappelle a autrefois dévoré à la fois ma mère et mon époux, j'aimerais te poser à mon tour une question.

Elle le laissa prendre les précieux fruits avant de poursuivre.

- Qu'en est-il de Thalie ? Va-t-elle mieux depuis son accident avec les sceaux de Foudre de Zeus ? Je l'ai laissée si mal en point aussi, j'aimerais savoir ?

Perséphone ne savait encore rien sur la muse de la Comédie, aussi avait-elle en toute innocence posé la question.
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Hermès
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MessageSujet: Re: Un temps, une vérité, un choix [Pv : Perséphone]   Dim 23 Nov - 22:07

La douce et belle Perséphone, je me souviens le nombre de fois où je m'amusais à tenter de lui faire la cour sans avoir de réponse vraiment positive bien que je ne m'en lassasse jamais de recommencer. Comment ça nous sommes en partie frère et soeur ? Ah la morale humaine... Nous autres les dieux n'avons pas à nous soucier de ces détails si futiles. Notre conscience est en dehors des conceptions que l'humanité a faite pour elle. Donc les liens du sang n'ont pas la même symbologie à nos yeux, sinon si on se base sur ça, je citerais Hadès qui a fait un enfant à sa nièce Perséphone... Et c'est qu'un exemple comme un autre. Il n'y a donc pas à se voiler la face avec une morale qui n'est pas adaptée à nous autres.

Et contrairement à ce que j'aurais cru, la reine des enfers ne montre aucune animosité vis-à-vis de moi avec tout ce qui a pu se passer quelque temps avant. Peut-être qu'elle a compris que je n'avais pas l'intention de piéger Hypnos finalement tout comme Arwen qui est persuadée de ça, dur à dire sur le coup. Au final je ne peux que réfléchir et agir en conséquence à chaque réaction qui se présente devant moi.

Il semblerait qu'elle soit plus d'humeur à me recevoir normalement comme si cette histoire avec Hypnos avait été oubliée. Soit elle fait mine de dissimuler ce qu'elle ressent et c'est plutôt futé, soit elle pense vraiment ce qu'elle dit, j'avoue ne pas savoir ce qui serait juste. Si ça se trouve, la réponse est autre chose et je me trompe sur toute la ligne. Tout ça me laisse perplexe.

Ainsi je prends place comme m'invite à le faire avec légèreté et délicatesse, acceptant alors le nectar avant de dire ce que j'avais à dire. Une fois ceci étant fait, j'observe sa réaction avec attention, voulant savoir ce qu'elle allait dire ou faire. Ainsi elle désire l'assurance que Zeus l'accepte en tant que fille et efface tout ce qu'elle a pu faire avant cela ? Ma foi je n'ai pas mon mot à dire, je ne suis que le messager des dieux, je ne puis affirmer quoi que ce soit si ce n'est les mots que l'on m'a demandé de dire.

Je vois... D'un simple mouvement de main pour me saisir du nectar, je parle d'un ton neutre et calme bien que je souris comme à mon habitude.


-Je ne suis qu'un messager ma belle Perséphone, je transmets les messages. Si tu veux vraiment tout savoir, vas directement parler à Zeus. Mais en soi je serais du même avis que toi pour ce qui est d'interpréter les paroles de père. De toute façon, je doute que Cronos fasse dans le détail pour ce qui est des dieux. La division équivaut à la défaite des dieux contre les titans.

Par contre tu devrais faire attention à Cronos, le temps est son arme et j'avoue que j'ignore comment faire pour battre un être qui peut bloquer les dieux dans le temps.


Il est vrai que combattre le temps était comme combattre le destin, j'ai beau être le maitre de la chance, le destin m'échappe totalement. Il doit forcément avoir un point faible, peu importe l'étendue de son pouvoir, je suis sûr qu'on peut exploiter une faille. Mais laquelle ? Impossible de le savoir pour le moment. Zeus doit sûrement se pencher sur la question, après tout il l'a déjà combattu et l'a même vaincu. Je doute que la réponse me vienne à l'esprit comme ça, je ne connais pas l'étendue des pouvoirs de Cronos après tout.

Voyant qu'elle me rapporte les fruits que Zeus a demandé à confier au pope, je souris, satisfais de pouvoir accomplir mon rôle pendant que je les prends soigneusement pour les mettre dans ma fameuse bourse porte-chance qui s'accroche à ma kamui. Si peu de fruits mais c'est tout à fait logique vu ce que dit Perséphone.

Hum ? Une question ? Ma foi pourquoi pas, je n'ai rien contre ça. Thalie ? Elle veut savoir donc... Je vois.


-Thal... Thal... Thalie elle...

Pourquoi je n'arrive pas à prononcer son nom ? J'ai comme une douleur à la gorge qui me freine. Je n'ai pas la moindre raison d'avoir du mal de dire ce qui s'est passé après tout. Me raclant la gorge comme pour m'éclaircir la voix, je me remets à parler.

-Malheureusement, Thalie a été enlevé par Cronos et une autre personne qui l'accompagnait en Olympe, j'ignore qui ça peut bien être mais les faits sont là. Et Clio... A a été tué par Cronos en personne il y a de ça peu de temps devant nous sans avoir l'occasion d'agir. Zeus nous veut tous unis pour défaire cette menace. Oh d'ailleurs j'y pense, le casque de ton chez Hadès t'a bien été remit ? Je l'ai donné à Hypnos en mains propres avant que Zeus intervienne pour le piéger sans même que je sois mis au courant...

J'avais beau me persuader le contraire, enfermer Hypnos était une mauvaise chose après tout ce qui s'était passé. Si l'inverse avait été fait, alors bon nombre de choses auraient pu être évitées. Finissant alors le doux nectar dont je me lève, après tout j'avais des ordres, je ne pouvais pas me permettre de trainer avec la menace des titans.

-Ce n'est pas que j'aime pas être ici mais je dois me dépêcher d'exécuter les ordres de mon père. Sache que si tu sens la solitude se faire lourde, tu peux m'appeler quand tu le veux pour la combler si tu le désires... Après tout je ne peux pas m'empêcher de tenir compagnie à une si jolie femme quand j'en vois une.

Inclinant la tête avant de remettre mon casque, je ris faiblement avant d'invoquer mon portail dans mon dos.

-Et puis... Tu sais forcément que je suis le meilleur mari que tu puisses avoir mais bon, tu t'obstines avec Hadès. Je sais juste qu'un jour, tu viendras dans mes bras, tu ne peux pas contredire ça...

Sans même attendre la moindre réaction, je saute dans mon portail en rigolant de joie, sentant des larmes couler le long de mes joues. Je suis stupide, aimer plusieurs femmes... Bah quoi ? Les dieux ne sont pas du genre à se compliquer la vie pour ça. Oui j'aime les muses, Perséphone, Calypso, Aphrodite et... Plein d'autres encore. Mais je les aime assurément quoi qu'il arrive avec l'amour le plus sincère qui soit.

Arrow Entrée du sanctuaire en filant comme un voleur Razz
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Hadès
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MessageSujet: Re: Un temps, une vérité, un choix [Pv : Perséphone]   Mer 10 Déc - 23:35

Arrow Chérie ? Je suis rentrééééééééééé !

J’avançais. Parmi les ombres et les plaintes omniprésentes, inexorablement, vers ma dame, vers ma reine, vers mon cœur et mon âme, j’avançais, tandis que dans mon sillage, c’était les enfers tout entiers qui se reconstruisaient.

Sous mon vol silencieux, ici les prisons étaient rebâties, là, les ombres gardiennes s’éveillaient et jaillissaient hors de leur tanière pour se jeter sur les âmes perdues et les trainer dans les fosses où leurs éternités d’expiations reprendraient. Tout semblait désormais devoir aller pour le mieux avec mon retour et pourtant, je n’avais pas l’esprit aux réjouissances, pas encore, car elle était dans mes pensées, à chaque secondes.

Elle…

Elle dont l’innocence, même entachée par les essences encore entremêlées de ma dame et de ma reine, demeurait si brillante qu’elle était pour moi comme une aube nouvelle pointant à l’horizon après une nuit sans lune.

*Si brillante… Si lumineuse… Son éclat m’aveugle encore après tout ce temps...*

Enfin j’arrivais en vue de sa nouvelle enveloppe corporelle, irradiant encore d’avantage que le cosmos qui en émanait, pareil au charbon brulant dans ses propres flammes. Et comme je m’y étais attendu, ce fut au milieu d’un jardin de fleur et d’arbre fruitier que je retrouvais la belle dame des saisons, ainsi que la légende l’avait surnommée.

"Coré…"

D’abord ma voix ne fut qu’un souffle, un murmure à son esprit, comme le spectre d’un souvenir lointain revenant d’entre les morts. Une brise froide se mit alors à souffler doucement au creux du cou de la fille de la nature, elle encore et toujours si belle, si pure, même au cœur des ténèbres.

"Coré, fille de la nature. Ma belle dame."

Plus forte, plus insidieuse se fit ma présence alors qu’à présent, au sein du jardin floral, une ombre titanesque naissait à l’est. Une ombre qui absorba jusqu’à la lumière et la chaleur environnante tandis qu’elle s’avançait inexorablement vers celle qui quant à elle semblait briller toujours d’avantage.

"Je te l’ai pourtant déjà dit jadis… Il n’y a pas de lumière qui puisse vaincre l’obscurité."

La brise devint bourrasque, la lumière devint nuit, et la vie devint mort, alors que se fanait l’ensemble de la végétation environnante dans une pluie de pétales noircis.

"La mort frappe tout, sans distinction. Même les dieux n’y échappent pas."

Rendant à ma terre la teinte noire qu’elle n’aurait jamais dut perdre, sous la forme d’une silhouette d’ombre, je reprenais peu à peu pieds dans la même réalité que celle de ma dame semblant quant à elle se rappeler de qui elle était vraiment au fond d’elle.

"Oui ma dame. La lumière ne sied plus à votre stature. L'innocence et la pureté doivent un jour disparaître avec leurs illusions. Teintez-vous d’ombre, teintez-vous de noir, et prenez la place qui vous reviens à mes cotés."

Déchaînant l’obscurité autour de nous, par les ombres infernales, je baptisais à nouveau celle qui à compter de ce jour retrouverai à la fois son identité et son pouvoir en ce royaume qui était également le sien.

"Trop longtemps vous êtes resté sur le fil entre l'ombre et la lumière, trop longtemps vous avez cru pouvoir concilier l’inconciliable, il est temps de redevenir unique. La vie et la mort ne peuvent coexister, Coré et Perséphone doivent se séparer…"

Nous plongeant alors tous deux dans la complicité et le réconfort de la nuit primordiale, c’est du bout de mes doigts éthérés qu’alors j’effleurai le doux visage de ma dame, à présent en pleine transformation.

"Les neiges chassent les flammes, les ombres chassent la lumière, et maintenant toi aussi Coré, tu vas t’affaiblir, et tomber dans l’oubli."

Ses cheveux prirent la teinte de l’ébène, sa peau devint aussi pure que les neiges éternelles du Cocyte, et lorsqu’elle rouvrit ses yeux parés d’une nouvelle teinte, ce fut pour me gratifier d’un sourire aimant.

« Perséphone. Ma reine, vous m’avez tant manqué… »

Reprenant alors forme physique auprès d’elle, faisant taire les ombres et les spectres environnants d’un geste de la main, les enfers tout entier semblèrent alors retenir leur souffle tandis que nos mains s’entrecroisaient l’une dans l’autre.

Les hauts arbres n’avaient maintenant plus lieux d’être, pas plus que la foisonnante végétation qui avait tant couté à la déesse des Saisons. Sans son pouvoir pour les maintenir en vie, les enfers reprirent leur droit, et la vie y fut chassée.

« Le noir vous va si bien mon amour. »

A ses côtés, je me sentais redevenir à chaque seconde un peu plus celui que j’avais été avant… Tout ceci. Avant les guerres saintes, avant le choix de ces hôtes qu’aujourd’hui je trouvais ridiculement niait. Oui, elle était tout ce dont j’avais besoin pour m’éveiller totalement, plus encore qu’au cours des siècles passés.

Et déposant alors un doux baiser sur ses lèvres vermeilles rendues frissonnante par la passion, je fermais les yeux pour apprécier ces purs instants de félicités qui étaient ceux de nos retrouvailles après des siècles et des siècles de séparation.
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MessageSujet: Re: Un temps, une vérité, un choix [Pv : Perséphone]   Sam 13 Déc - 21:11

Face à Perséphone, Hermès jouait de son charme naturel, se persuadant sans doute du fait de son côté irrésistible. Chose qui amusait quelque peu la déesse à défaut de l'agacer. Après tout, tant qu'il avait choisi de ne point trop s'attarder, il pouvait fanfaronner autant qu'il lui plaisait. Quoique, il avait réussi le tour de force de surprendre la fille de Déméter. Lui, le messager des dieux, le roi des bonimenteurs, usant de son parler autant que sa fourberie s'était avéré incapable de répondre à la demande de sa soeur et de s'esquiver par dessus le marché.

On nous l'a changé. Vraiment cela m'étonne...

- Si je comprends bien, tu suggères que j'aille contre la volonté de Zeus en me rendant personnellement en Olympe alors qu'il m'a lui-même bien signifié que ma présence en son territoire n'est pas souhaitée. Dois-je te rappeler les termes qu'il a eus à mon encontre ? Aussi, en ce cas, je pense qu'il vaut mieux que je garde dans mon esprit le fait qu'il s'agisse d'un cas de force majeure qui oblige père à me demander d'être à ses côtés dans ce qui ne pourra être qu'une bataille définitive.

Soit, puisque tu ne peux me répondre, porte-lui ma réponse. Je suis d'accord pour me joindre à lui selon son vœux impérieux tout comme je viens de faire preuve de bonne volonté en te remettant ces quelques graines. Maintenant, parle-moi de notre infortunée sœur...


Demande plus que légitime et même normale de la part de la tendre Coré même si certains de ses traits semblaient changer par instants. Demande qui pourtant semblait entraîner son lot de trouble en l'esprit du dieu des Voleurs.

Serait-il encore follement épris d'elle ?

Un point que la déesse vêtue d'écarlate garderait en elle tout comme la réponse que le dieu venait de lui faire.

- Thalie ? Enlevée au sein même du temple de Zeus...

Malgré toute l'animosité de la reine des Enfers envers la majorité des Olympiens, Perséphone ne pouvait nier la sympathie qu'elle portait à l'épouse d'Hypnos.

- Une telle manœuvre n'est pas à la portée du premier venu mais pourquoi elle ? Pourquoi précisément une muse alors que les pires divinités guerrières incarnées en cet instant sont Arès et Athéna. Pour s'en prendre à Thalie hormis pour éviter de prendre trop de risque de se faire découvrir ce qui aurait été plus compliqué avec des monstres du genre de notre cher massacreur. Même Cronos n'aurait pu enlever Arès sans qu'il tente de lui mettre son poing dans la figure.

Puis, entendant la suite ?

- Clio ? Morte ? Non, cela ne se peut !!! Cela ne se peut Hermès ! Est-ce à toi, le psychopompe que je dois expliquer qu'une divinité est immortelle et que seule son enveloppe est menacée en cas d'attaque ? Clio ne peut être perdue définitivement. Son âme a du s'envoler directement à la recherche d'un nouvelle enveloppe tout comme je l'ai moi-même fait. Sois donc un peu plus sérieux mon frère et tache de l'aider au lieu de penser à ce qui ne peut se faire. Pense que son esprit ne peut avoir que besoin de ton aide.

Froide devait paraître Coré en cet instant mais cela n'était rien d'autre que le discours d'une déesse accoutumée aux horreurs de l'Enfer.

Quelques autres échanges s'ensuivirent avant qu'enfin Hermès ne se décide à laisser la jeune déesse seule face à l'immense tache qui l'incombait. Un départ accompagné d'une plaisanterie qui n'était vraiment pas du goût de l'épouse d'Hadès.

Rêve Hermès mais ne t'étonne pas si mon cher époux ne t'arrache pas une certaine partie de ton anatomie tels les attributs te différenciant des déesses ou, pire encore, ne t'offre les plaisirs du fauteuil de l'oubli.

*****************************

Le temps, le temps s'écoula ensuite avant qu'une nouvelle énergie ne paraisse soudain à l'entrée des Enfers. Si puissante si noire qu'elle ne pouvait appartenir qu'à un seul être. Se redressant soudain au milieu de la flore triomphante propre à cette partie du Royaume Souterrain, Perséphone posa sa main sur son cœur. Elle ne pouvait encore croire ce que ses sens et ce cosmos ô combien reconnaissable.

Non, cela ne se peut...

Des larmes pointaient au bord de ses yeux alors qu'elle sentait l'aura s'étendre de plus en plus. Une à une les plantes se fanaient avant de tomber en poussières. La fin, la fin de la vie reprenait ses droits, plongeant à nouveau cette terre morte en ce qu'elle était avant l'arrivée de la déesse des Saisons. Cette terre qu'elle avait tout fait pour maintenir dans l'attente de ce retour qu'elle n'espérait plus.

A croire que cette terrible phrase s'appliquait aussi à moi.

Et sentant son pouvoir entrer en conflit avec celui qui l'avait autrefois emmenée de force en ce sombre séjour, Coré laissa retomber sa puissance, son énergie qui un instant offert à ce monde aussi morne qu'affreux un semblant de beauté.

Froide si froide était la bise à ses côtés, tel l'hiver sans fin glaçant autant le cœur que l'âme, brisant autant les corps que la vie. Lentement, la première larme tomba avant de se changer en perle aussi scintillante qu'unique. La seule et unique à toucher le sol tandis que son cœur se refermait totalement. Coré en pouvait plus être, la déesse des Saisons était en train de vaciller alors que le sombre monarque se faisait plus pressant, plus proche d'elle. Puis soudain, il parut, il parut tel un rêve devant elle.

- Le noir, la couleur de ce monde où rien ne pousse sinon, le sinistre général. Rien ne pousse, rien ne vit, tout est si figé dans la souffrance éternelle. Je déteste ce lieu...

La voix de Coré de nouveau se faisait entendre, celle de cette déesse voyant ses efforts réduits à néant.

- J'ai tout fait pour maintenir ce lieu détruit. Tout fait en jetant mon énergie dans la bataille, sacrifiant même mon ancienne enveloppe en ce but et c'est tout ce que vous me dites pour cela. Détruire ce qui m'a demandé tant de sacrifice pour maintenir ce qu'il restait de votre Royaume avant son effondrement final suite aux actes de cette chère Athéna comme si je les avais fait pousser par caprice ou je ne sais quoi d'autre.

Une certaine colère froide s'était emparée de la déesse des Saisons. Prendre les paroles d'Hadès pour un reproche était si aisé.

- Vous seul êtes capable de les maintenir et privée de votre force, cette terre n'a du son fragile maintient qu'à moi et mes arbres. Que maintenant, leurs rôles s'achèvent ne doit pas leur ôter l'importance éphémère qu'ils ont eu alors que j'étais seule, privée du soutien d'Hypnos que Zeus avait capturé et condamné en votre absence.

Comprenez que c'était la seule chose que je pouvais faire de part l'impossibilité d'agir autrement sur les terres infernales. [/color]

La fille de Déméter, lumineuse et pure était encore là tout comme ses paroles venaient de le prouver. Elle venait juste d'offrir un semblant d'explication à ses actes mais elle ne pourrait plus rien ajouter de plus en l'immédiat car une autre présence se faisait plus que pressante en elle maintenant que le roi des Enfers, son époux était de retour.

- Comprenez donc ce que votre défaite face à Athéna a infligé à ces lieux privés de vous. Que je le lise dans vos yeux avant de m'éclipser à la faveur de la sombre nuit d'hiver...

Que je vois que mes paroles ont eu leurs portées...


Telles furent les dernières paroles de Coré avant que la transformation ne s'opère et que la déesse des Enfers ne prenne sa pleine puissance.

- De retour...

Pleine et entière, je suis de retour pour vous, mon cher époux même si les circonstances font que nos retrouvailles ne soient pas celles que j'espérais. Athéna, Zeus, ces rats ont trop ourdi de complots contre nous, ont trop assiégé nos enfers sans comprendre ce qu'ils sont réellement et maintenant, nous avons perdu l'un de nos deux lieutenants. Trop de monde nous bafoue. Le temps de la revanche viendra mais auparavant...

Disparaissez de ma vue. Voilez-vous les yeux, personne ne manque de respect aux maîtres des Enfers.


Sous ce coup de semonce, les âmes et les défunts se terrèrent tous loin du couple royal, les laissant seuls.

- Maintenant, répétez-moi, ce que vous venez de me dire mon cher époux...

Et plus que ses paroles, ce fut le baiser d'Hadès qui combla la déesse des Morts...
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Hadès
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MessageSujet: Re: Un temps, une vérité, un choix [Pv : Perséphone]   Dim 14 Déc - 21:13

Les siècles ne l’avaient pas changée, elle non plus. Entre nous, entre un ravisseur et sa prisonnière millénaire, nul besoin de mot. Son regard était bien assez explicite.

« Tu es toujours si malheureuse céans ma belle dame. Quoi de plus normal pour la fille de la nature en ces lieux de mort absolue. »

Fière et si envieuse d’apparaitre comme bénéfique. Ainsi était Coré, elle que les caprices de sa mère avait écœuré au point de forger en elle un profond dégout pour tout ce qui s’en approchait.

« Ma belle dame. Vous vous trompez. Ce qui s’est effondré derrière moi n’était que ma seule œuvre. Les enfers eux demeureraient, même si je m’y retrouvais enfermé à mon tour, car tu n’es pas sans ignorer qu’ils me sont antérieurs, incroyablement antérieur. Au final, je n’en suis que le maitre, pas le créateur. »

Prenais-je plaisir à torturer ainsi ma belle dame ? Aucunement. Seule la vérité la plus pure animait en cet instant mes lèvres alors que tremblante, Coré disparaissait au profil de ma reine.

« Tu as voulu combiner ce qui demeurera à jamais diamétralement opposé. Tu as voulu introduire la vie au monde des morts, tu es encore si naïve Coré, tout comme ta mère. Mais maintenant ton heure a sonné, l’automne est à nos portes. »

Le visage fermé, impénétrable, je laissais Coré tomber au sein de son propre esprit tandis que Perséphone quant à elle me revenait enfin après tout ce temps.

« Fait de beaux rêves fille de la nature. Que la nuit te soit douce. Jusqu’à notre prochaine rencontre. »

Coré ne pourrait jamais disparaitre, je le savais bien. A mes côtés, elle était devenu l’incarnation même du cycle de la vie, avec en son centre le renouveau perpétuelle d’une nature devant mourir pour ensuite renaitre. Et pareil à ses pouvoirs, elle mourrait et renaitrait encore et encore, jusqu’à ce que toute vie ait quitté Gaia, et que plus rien ne la fasse revenir. Une raison de plus d’apporter la béatitude de la mort au monde du dessus.

« Bienvenue chez vous ma reine. »

Sa sublime aura à la teinte si semblable à la mienne était déjà en soit un réconfort certain, un réconfort accentué par la comparaison inévitable avec celui de Coré, encore pur et immaculée. Mais hélas, ce réconfort devait être de courte durée, car avec nos retrouvailles venaient de tomber de bien troublantes nouvelles.

Otant alors sur le champ mes lèvres des siennes, ce fut dans ses yeux couleur de nuit que je découvris une rage semblable à la mienne.

« Quoi ?! »

Un de mes lieutenants ? Perdu ? Comment ? Quand ? Perséphone venait de parler d’injures, d’irrespect, et plus encore, de vengeance. Quelqu’un avait donc châtié un de mes deux lieutenants ? Qui aurait eu l’audace ?

« Zeus… Est de retour ? »

Ce qui avait été jusqu’à présent un réveil certes mouvementé, mais serein, était devenu maintenant un réveil plongé dans le doute. Si mon frère était effectivement de retour de son long sommeil, alors ces deux derniers millénaires lui auront donné toutes les raisons du monde de vouloir me destituer.

« Ma reine, racontez-moi tout. »
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MessageSujet: Re: Un temps, une vérité, un choix [Pv : Perséphone]   Dim 14 Déc - 21:36

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MessageSujet: Re: Un temps, une vérité, un choix [Pv : Perséphone]   Dim 14 Déc - 21:36

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MessageSujet: Re: Un temps, une vérité, un choix [Pv : Perséphone]   Jeu 1 Jan - 15:57

Une profonde tristesse s'imprima dans les prunelles de la tendre Coré avant qu'elle ne s'évanouisse au profit de la puissante reine des Enfers.

- Ainsi me tourmenterez-vous encore et encore. Quel besoin de m'enlever à ma merveilleuse mère si la vie, la beauté de ce monde vous répugne tan ? Rejeter la vie, la germination, la splendeur du printemps est me repousser moi. Mon âme est comme un bourgeon, un joyau prisonnier de sa propre écorce. Flétrie comme une fleur privée de lumière. Laissez-moi donc me retirer puisque rien ne pourra jamais vous faire changer. Laissez-moi...

La seule vue d'Hadès en cet instant avait provoqué son malheur suffit à lui rappeler que rien de bon ne pourrait venir de lui, même pas pour elle qui n'était au fond qu'une sorte de trophée à ses yeux, un trésor de plus qu'il conservait jalousement sans lui prêter le moindre sentiment. Tous ses efforts, même cela, il n'avait pu le lui reconnaître. Qu'elle se soit épuisée dans la tache plutôt que demeurer passive et lascive en ses appartements n'avait même pas touché le sombre monarque. Ce dieu n'était qu'un être sans cœur et comme tel, jamais elle ne pourrait réellement l'aimer, juste le servir comme devait le faire toute épouse dévouée à son seigneur et maître...

Pour lui, j'ai encouru la colère de père, pourquoi n'ai-je pas plutôt imploré sa pitié pour qu'il m'en délivre enfin...

Jamais, il ne pourra me rendre heureuse. Ni épouse ni femme ni amante comblée, tout en moi n'est que tristesse au bras d'un tel poids mort. Nulle vie en lui, pas même l'ardeur d'un amant...

Adonis...


L'image du seul être qui avait pu bercer le cœur si solitaire de la déesse traversa ses pensées avant qu'elle ne chute soudain. C'était ainsi, elle ne pourrait rien faire sinon trouver une certaine satisfaction à s'éclipser au profit de l'autre qui prendrait sa place dès que son automne serait venu. Telle avait été le retour en sommeil de la déesse du printemps annonçant la venue de la reine de l'automne...

Magnifiques auraient du être les retrouvailles des deux êtres aux cœurs aussi sombres que leur royaume, seulement, trop d'ombres planaient justement au-dessus de leurs divines têtes. L'une d'entre elles plus terrifiante que les autres en la personne de Zeus. Celui-là même qui venait de les priver de l'un de leurs meilleures alliés et lieutenants. Sans l'aide d'Hypnos, les Enfers se retrouvaient effectivement privés d'un pion de choix. Fermer les yeux de Zeus était l'un des exploits sans pareil du fils de Nyx et se priver de ses talents était loin de réjouir le puissant seigneur de l'Outre-monde. Aussi faisant apparaître leurs trônes aussi sombres que riches, la reine des Enfers, invita son époux à prendre place avec toute la majesté qui lui convenait. Faire ployer les âmes aurait été la suite logique mais les temps n'étaient pas à cela. Ce genre de divertissement prendrait place en son temps.

- Oui, mon époux, seigneur de l'Outre-Monde, celui dont le nom à lui seul fait trembler ces pleutres de saints. Ecoutez donc l'infamie qui s'est réalisée en votre absence et mon semi-éveil.

Le ton de la belle était sans la moindre émotion de trop. Tout comme Hadès, elle était une facette de ce monde qui était le leur. Dure quand elle devait l'être sans la plus petite hésitation.

- Lors de mon errance en tant que Coraline, j'ai pu explorer le vaste monde. Les terres de Gaïa ne sont que le reflet de la folie de ces hommes qu'Athéna aiment tant. Plus que jamais, ils nous ont oubliés et se perdent en vaines guerres dressant le frère contre le frère, exploitant au maximum les dons que les dieux leurs ont donnés pour se dresser toujours plus haut, allant jusqu'à se prendre eux-mêmes pour des dieux. Mais cela, vous le savez déjà, vous qui comme moi avez pu contempler ce monde au travers des yeux d'un humain...

Et laissant passer un peu de temps.

- Ainsi mes pas ont fini par fouler les terres de cette cité que notre dévoué Hypnos a fait bâtir avec l'aide de sa tendre épouse. Vous l'ignorez sans doute encore mais ce cher Hypnos s'est uni avec la Muse de la Comédie et d'après ce que j'ai pu voir, cet amour est aussi sincère que partagé. Tous deux sont unis plus que ne le seront jamais Zeus et sa mégère de Héra.

Et prenant une gorgée de nectar pour s'adoucir la voix, la belle reprit.

- Avec l'aide d'Hermès, ce rat venu pillé les Enfers en votre absence, Hypnos a été capturé et jugé par mon cher père et condamné à rester emprisonné des siècles en compagnie des Érinyes. Telle a été la sanction du roi des dieux à son égard. Rien n'a pu le faire plier. Le roi des dieux a fait réunir l'Aéropage pour condamner Hypnos suivant sa parodie de justice. Bridé par les sceaux d'éclairs de Zeus, réduit à l'impuissance, humilié et réduit au silence, nulle parole n'a pu s'échapper de ses lèvres, pas même lorsque Thalie elle-même a été foudroyée sous ses yeux. Rien ne lui a été accordé, ni défense ni secours, pas la plus pitié ne serait-ce que pour lui permettre de faire ses adieux à sa déesse adorée.

Et faisant s'élever son cosmos pour montrer une vision d'Elysion, la reine poursuivit.

- Pourtant, il est malgré tout parvenu à rester fidèle envers nous, faisant passer Coré pour une victime de sa soit-disant perfidie et duplicité. Nous avons au moins cela pour préserver les Enfers de la folie de Zeus le temps de votre retour. Et pour que les efforts du Sommeil ne soient pas vains, j'ai poursuivi en détruisant ce qu'il fallait pour convaincre Zeus de ma défaillance en tant que reine, du moins selon le peu que l'autre me laissait faire. Maintenant mon cher roi, que souhaitez-vous faire ? Zeus ne tardera pas à apprendre votre réveil et je n'ose pas imaginer les réactions de cette peste d'Athéna. Autant nous préparer pour qu'elle prenne une leçon digne de ce nom.
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Hadès
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MessageSujet: Re: Un temps, une vérité, un choix [Pv : Perséphone]   Lun 5 Jan - 13:16

HRP:
 

Vexée, jusque dans ses dernières secondes. Ainsi aura été l’été de Corée en cette année 2002 alors qu’elle s’évanouissait au profil de Perséphone. Un passage aussi fugace que le bourgeon sur la branche, et aussi inutile que les battements d’aile d’un papillon tentant d’éteindre un feu de forêt.

« Je ne te hais point, fille de la nature, et ta souffrance ne m’est nullement agréable. Puisse ton sommeil te le rappeler. »

Ainsi disais-je au-revoir à ma belle dame pour accueillir enfin ma reine, celle avec qui j’avais choisis de partager mon éternité.

Et alors que sa première action fût de faire paraître nos trônes céans, je ne pus contenir ma surprise devant cet acte aussi insensé que grotesque.

« Ma reine, je me suis plus qu'assez reposé. Et que signifient nos trônes ici ? Perdu au sein des morts et des damnés ? Cela ressemble-t-il à un lieu où nous pourrions siéger ? Non, cela n’est pas une salle du trône, cela n’est pas un lieu digne de nous recevoir, aussi je ne compte pas m’y attarder plus que nécessaire. »

Renvoyant d’un geste de la main nos trônes impériaux au seul endroit où ils avaient leur place, je laissais maintenant à ma reine la liberté de s’assoir où bon lui semblait et de se restaurer, comme si le changement d’état lui avait coûté tant et tant en énergie qu’elle doive alors presque s’aliter.

« Inutile de me flatter, entre nous il n’y a nul besoin de titre ou de pseudonyme. Venez-en vite au fait. »

Le temps jouait contre nous, et pire que la vision d’horreur de mon royaume presque détruit, était celle de ma belle dame devenue moins que l’ombre d’elle-même, comme perdue dans un rôle qui la dépassait et faisant alors de son mieux pour maintenir des apparences trompeuses devant une coquille vide.

« Oui, le sort de la Terre et de l’humanité ne m’est pas inconnu, après tout, un simple coup d’œil autour de nous suffit à le démontrer. Mais poursuivez-donc je vous prie. »

*Fragile. Si… différente. C’est comme une autre personne. Le temps l’aurait-elle à ce point changé ? Ou est-ce autre chose ? Hum…*

Je ne pouvais pas me focaliser sur deux choses à la fois, je dus choisir de remettre à plus tard mes craintes concernant ma reine pour ne rien perdre de sa narration.

« Qu’importe avec qui il l’a battit ! Cette cité est un blasphème, une pure trahison envers moi et notre empire ! Dès que je serai pleinement restauré, j’irai la raser jusqu’à la dernière pierre, elle et tous ceux qui oseront se mettre sur mon chemin. Ainsi purgerais-je la Terre de cette infamie nous ridiculisant tous ! »

Eclatant d’une colère soudaine au simple souvenir de Sparte et de cette vision apostat de spectre côtoyant pacifiquement des chevaliers, je dus rater quelque peu la suite des dires de mon épouse, ne saisissant que la fin de son discours concernant le traître Hypnos.

« Loyal ? Loyal ?! Vous osez me parler de sa loyauté ?!

Je suis resté treize années endormis dans la peau de cet humain, treize années pendant lesquels Pandore ou Hypnos auraient dû venir me trouver et m’éveiller. Et finalement, quand la fille de ce maudit déserteur m’a fait venir à elle dans sa cité maudite, et que de sa lumière elle parvint à me tirer de mon sommeil, ce ne fut que pour que je puisse découvrir l’immensité de la trahison de celui que je considérais auparavant comme un de mes plus fidèles lieutenant !

De quel droit ?! Mais de quel droit a-t-il put oser ainsi disposer de mes troupes ?! A-t-il crut que j’étais perdu à jamais ? Qu’en votre absence il était le seul maître à bord ? Ou a-t-il compté sur le laxisme de Corée ? Sur sa ridicule candeur ?
»


Je pouvais bien élaborer en cet instant mille et une hypothèses, le fait était que cela importait peu maintenant. Hypnos était désormais hors de ma portée, du moins c’était ce qu’il devait croire.

*Pauvre Hypnos, tu n‘as pas fini de souffrir. Tu crois que ton châtiment avec les Erinyes est insoutenable ? Ce n’est que le début. Tu n’imagines pas la démesure de ma vengeance. Et si tu crois que tu n’as plus rien à perdre, alors je me ferai une joie de te montrer à quel point tu te trompes.*

J’allais semble-t-il devoir faire d’une pierre deux coups, mais ma reine avait au moins raison sur un point, Zeus était devenu maintenant une affaire des plus prioritaires, et composer avec lui serait mon nouveau challenge.

« Zeus a fait ce qu’il devait faire pour rasseoir son autorité sur le monde. L’exemple d’Hypnos aura sans doute suffit à tous les rallier à sa bannière, car malgré son pouvoir le rendant hégémonique sur ses paires, il demeure convaincu que s’entourer d’un maximum de partisan reste la chose à faire, même quand cela le condamne sans fin à marcher sur le fil du rasoir, et c’est précisément ce sur quoi je vais jouer maintenant, Zeus a toujours besoin d’allié, et je ne suis pas n’importe qui.

Je n’attendrais pas de me faire convoquer par lui comme un vulgaire sujet. Il est peut-être le roi des dieux, mais pour moi il n’est que mon petit frère parvenu. Nous allons nous déplacer tous deux en personne vers l’Olympe à sa rencontre, et malheur à lui s’il ose jouer de l’éclair contre moi, moi qui règne sur toutes les forces de l’enfer !
»


Les secondes passées avaient largement suffit pour que j’investisse totalement ma nouvelle enveloppe corporelle qui pour le coup n’accusa aucun changement physique, ses cheveux étant déjà naturellement de la teinte voulu. Ce fut ainsi sans un bruit, sans un souffle, qu’Hadès, seigneur des enfers, s’engouffra dans un voile de nuit pour s’envoler en direction de la montagne des dieux, là où je savais trouver mon cher petit frère.

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MessageSujet: Re: Un temps, une vérité, un choix [Pv : Perséphone]   Dim 15 Fév - 20:19

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MessageSujet: Re: Un temps, une vérité, un choix [Pv : Perséphone]   Dim 15 Fév - 20:19

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MessageSujet: Re: Un temps, une vérité, un choix [Pv : Perséphone]   Lun 16 Fév - 19:44

Décidément, rien ne ressemblait aux souvenirs qu'elle avait gardé du sombre séjour. A l'apparition, au nouveau physique bien plus adapté à son nom et son prestige toute en morbidité et horreur, le ton était déjà donné. Enfin, Hadès se décidait à prendre autre chose que des gamins impubères, auréolés d'une pseudo-pureté au vu des leurs actes passée mais c'était sans doute la seule chose paraissant appréciable à sa tendre épouse. Car pour le reste, c'était bien moins plaisant. Déjà le fait de lui reprocher d'avoir tenter de redonner un semblant de forme aux Enfers en tant que Coré était mal placé de la part du principal artisan de la perte de ce Royaume qui ne semblait guère plaire à son maître et seigneur.

Ta réaction est tellement révélatrice, mon pauvre époux. Tu ne tiens pas à ce monde aussi pourquoi t'étonner qu'il puisse faillir si simplement. A croire que tu ne comprendras jamais qu'avant de tenter d'envahir la domaine de ta nièce, ma chère sœur si honnie, l'idéal serait de préparer un peu mieux le terrain au lieu de ne compter que sur ses seules ressources innées. Le huitième sens des Saints de la déesse de la Sagesse aurait déjà du t'ouvrir les yeux sur ce menu détail. Ce n'est pas en forgeant une unique forteresse au sein des Enfers qu'une attaque peut être endiguée et encore moins lorsque ceux chargés de monter la garde sont dirigés par une traîtresse en puissance choisie selon des termes qui m'échappent et que je préfère ne pas réellement comprendre.

La jalousie, Perséphone la connaissait et sa haine de Pandore suite à sa trahison n'avait fait qu'éveiller à nouveau cette force en la terrible souveraine mais plus que cela, elle était agacée à l'idée de voir les anciennes erreurs se répéter. Devoir tenir sa langue était aussi une épreuve en soi. Surtout quand on voyait son compagnon d'éternité et surtout obligé pour ne pas dire imposé s'enliser encore et encore dans le passé au lieu de voir les avantages certains qu'il pourrait tirer d'une situation aussi incongrue que la présence de cette Sparte sur terre.

Oui, je vois ta colère, Hadès. Et de ton point de vue unique, tu as toutes les raisons d'en vouloir au maître du Sommeil. Hypnos a en effet usé de ce qu'il restait de pouvoir et d'autorité pour permettre aux spectres non seulement d'avoir un lieu protégé de toutes attaques mais aussi possédant des ressources auxquelles tu ne sembles guère attacher d'importance. Le temps viendra où ta colère se calmera et où tu verras l'avantage que pourra t'offrir cette cité que tu détestes tant. Un lieu dont la capture serait infiniment plus intéressantes que la destruction.

Tout cela n'avait guère franchi les lèvres de la déesse des Enfers. En ces instants de tension, autant ne pas monter davantage cet âne borné contre son lieutenant en prenant sa défense. La clairvoyance n'a jamais été le fort du sombre monarque pas plus que la vision d'une stratégie différente. Maintenant ce que souhaitait réellement le fils de Nyx était encore bien empli d'ombres et ce n'était pas de sa prison qu'il pourrait éclairer la lanterne de la redoutable Perséphone.

Laquelle ne se décida à réagir qu'à l'annonce de leur départ pour l'Olympe.

Revoir père ?

Était-ce le fait de quitter ce lieu qui la mina soudain mais le fait était là. L'espace d'un infime instant le monde sembla danser autour d'elle et alors que tous deux s'apprêtaient à quitter les Enfers, Perséphone cédait le pas à Coré. La déesse des Saisons était de retour et plus que jamais, son époux lui répugnait. Ce voyage pourrait être sa chance d'en être débarrassée. Après tout ce mariage n'était pas son choix premier. Le temps l'avait fait se résigner à cette triste condition où ni elle ni Perséphone sa version infernale n'avait trouvé un semblant de bonheur et même pas le sourire d'un enfant pour combler le cœur désespérément vide de la déesse.

= > Olympe
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