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 Heeeeeeeeeeeeeeey ! Acaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa !

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Le chauffeur

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MessageSujet: Heeeeeeeeeeeeeeey ! Acaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa !   Ven 10 Oct - 16:57

« Poum, poum poum poum… »

Fredonnant un des airs qu’il affectionnait particulièrement tout en poursuivant son errance de par le monde, le chauffeur ou plutôt, l’un des nombreux êtres à porter ce nom, se remémorait les derniers ordres énigmatiques de l’ex-haut commandeur de Sparte.

*Roule et roule sans fin, ils te trouveront.*

Malgré le lien insoupçonné unissant ceux appelés le chauffeur à Hazama, leur relation n’était pas non plus une compréhension mutuelle parfaite.

S’ils étaient liés, chacun gardaient encore son identité et une indépendance relative vis-à-vis de l’autre, ce qui parfois rendait difficile la compréhension des ordres de l’un pour l’autre.

« Euh… Aller, à gauche. »

Prenant alors un chemin complètement au hasard, comme il l’avait fait depuis le début de son voyage, le chauffeur, n’étant pas sur de la marche à suivre dans une situation comme la sienne, se contentait d’obéir le plus bêtement possible à ses dernières indications. Il roulait, et il roulerait sans but ni fin jusqu’à ce qu’il trouve quelque chose qui vaille la peine pour lui de s’arrêter.

*Tsssssss, quand je pense qu’un des nôtres s’occupe d’un dieu potentiel, et que moi je roule sans même une idée de ce que je cherche…*

Rageant silencieusement sur sa situation lui paraissant des plus injustes, le chauffeur tira une grande bouffée de son cigare avant d’en recracher la fumée par ses narines, tel un dragon furieux. Si ses yeux étrangement brillant ne l’avaient pas trahis, on aurait pu jurer le voir ainsi s’évaporer derrière cet épais nuage sombre.

« Et zou, à droite. »

Ne s’amusant même plus de son petit jeu bien trop solitaire à son gout, l’émissaire de Sparte ne goutait aucunement la plaisanterie qui l’avait mené en ce coin perdu d’Europe, plus précisément en ces terres tantôt arides, tantôt marécageuses d’Espagne, là où les autochtones hideux semblaient tout droit sortie d’un film d’horreur relatant le massacre d’ados attardés dans des régions similaires par une famille arrivée aux limites de leur chromosomes.

*Non mais regardez-moi la tête de ce type… On dirait qu’il a fondu au soleil…*

L’ennui de l’émissaire solitaire devait vraiment être conséquent pour qu’il s’égare à détailler la faune locale, lui qui d’ordinaire se contenter d’accomplir sa mission, même si au passage il lui fallait rouler sur un ou deux autochtones.

*Je devrais peut être abréger leurs souffrances. Vivre en étant aussi moche… Quelle horreur.*

Entendant alors un des villageois hurler méchamment en sa direction après qu’un des pneus du bus ai malencontreusement rencontré une des poules trainant sur la route, le chauffeur décida qu’il était tombé sur quelque chose qui valait la peine de s’arrêter.

« Alors là… »

Se stoppant net au milieu d’une route ne menant nulle part si ce n’est dans l’endroit le plus malodorant sur terre, le chauffeur, impeccable, ouvrit les portes de son autobus, tira une nouvelle bouffée de son précieux habanos, et un nouveau sourire sur les lèvres, sortie tranquillement de son véhicule pour se dégourdir un peu les jambes.

« Un forastero !

Ahi estaaaaaaaaaaaaaaaaa !

Te cogi !

Agarrenlo ! »


Visiblement les villageois du coin étaient plutôt hostiles envers les tueurs de poules, et déjà une petite dizaine d’entre eux, armés de fourche, de pelle et de hachette, courraient droit sur le chauffeur.

« Os voy a romper a pedazos ! »

Et alors qu’une hachette s’abattait droit sur son crâne, le chauffeur, dans un chassé déclenchant l’apparition d’un véritable bang supersonique, écrasa littéralement son talon boueux dans le menton crasseux du premier péon à devoir mourir ce matin.

« Basta ! Hiro de puta !

So cerdo ! »


Le retour de jambe du chauffeur acheva de réduire en pulpe le défenseur des animaux improvisés, tandis qu’un large coup du tranchant de sa main déchira deux autres villageois l’entourant au niveau de la taille.

Sans même perdre les cendres de son cigare, le chauffeur, encore immaculé à l’exception de la boue sous ses semelles, s’enveloppa dans un nuage de fumée avant que ses yeux ne disparaisse à leur tour.

« Donde estas ?

Aiiiiii… Que madre…

Detras de ti imbécil !

Bloqueal el paso !

No dejen que se escape ! »


De toutes les habitations environnantes, des autochtones aux visages comme possédés accourraient. Malgré les travaux manuels du chauffeur, la peur et la raison ne semblait pas avoir la moindre prise sur ces esprits déments. Pas de chance pour eux…

« Bon sang, ça fait un de ces biens… Encooooooooooooooooore ! »

S’élançant alors dans une purge méthodique et oh combien satisfaisante à titre personnel de la population locale auquel le chauffeur avait affectueusement donné le nom de Ganados, les répliques délicieusement hilarantes de ces abrutis finis se turent bientôt, dans un bain de sang, tandis que leur village était la proie des flammes.

Rajustant sa veste et sa casquette, le chauffeur reprit lui aussi ses esprits en se demandant bien ce qui lui avait pris. Même si les victimes de ses pneus étaient maintenant légions après plus de treize années à parcourir le monde, cette fois, c’était de ses propres mains qu’il avait sciemment et avec une joie immense, fauché, déchiré, broyé, certes, des Ganados, mais quand même…

*Je dois être en plein burn out moi… je devrais demander des vacances.*

S’en retournant posément à son véhicule, pataugeant quelque peu dans la boue et les viscères, le chauffeur, sortant son précieux étui à cigare, s’autorisa une nouvelle douceur, juste avant que ce qu’un son effroyablement puissant ne le fit lever la tête.

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Iapetos
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MessageSujet: Re: Heeeeeeeeeeeeeeey ! Acaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa !   Sam 11 Oct - 11:32

Post d’introduction :

Retrouver son corps et ses sensations physiques était toujours quelque chose qui échappait à la sphère du descriptible, du moins dans la langue primitive et guttural des hommes. Sous ce flot d’informations à la fois connu et toujours nouvelles, l’esprit autrefois étrangement serein devait s’acclimater à son nouvel élément, et réapprendre à composer avec un monde physique à jamais en conflit avec lui.

Traversant l’immensité du cosmos en voguant au travers des dimensions dont l’immense majorité étaient de mon fait, tel un fanal, nous suivions l’empreinte cosmique étrange de celui qui était plusieurs tout en étant un.

Tant de lui se trouvaient sur Terre que s’en était presque incroyable. Et pourtant, aussi étrange que puisse paraitre cette situation, leur placement, une fois prit dans leur ensemble, apparaissait clairement comme le fruit d’une intelligence des plus vives.

Couvrir le maximum de territoire avec un minimum d’effectif, telle semblait être la volonté de celui ou celle qui dirigeait ce groupe d’êtres en costume de fonction fumant presque à l’unisson cet étrange petit bâton sombre.

En choisissant un parmi des dizaines, un qui alors s’était arrêté en l’ancienne Hispanie et s’était soudain mit a en massacrer la populace,  mon épouse et moi-même arrivâmes au cœur d’un charnier, en tombant du ciel tel deux météores ardent.

Soulevant à l’impact des monceaux de cadavres et de gravats enflammés, notre arrivée en ce monde acheva d’effacer toute trace de la folie de cet être au cosmos brisé.

Tachant alors de diminuer au maximum notre pouvoir pour ne pas effrayer celui qui serait notre première source d’information dans ce nouveau monde en plus de notre ticket d’entrée pour cette mystérieuse cité que même nos pouvoirs divins n’avaient su percer, notre aura diminua formidablement à peine nous posâmes le pied sur Terre. Sans doute notre passage resterait-il inaperçus, même aux yeux les plus acérés.

- Τι δυσωδία ... Είχα ξεχάσει αυτό το συναίσθημα. (Quelle puanteur... j'avais... oublié cette sensation.)

Me relevant alors au milieu du cratère qu’avait causé mon arrivé, je me sentis alors souillé par toute cette saleté environnante dans laquelle je me devais alors de patauger pour ne pas trop en révéler sur ma personne.

Rester encore sous le sceau du secret, ne pas attirer l’attention de nos ennemis. Voilà ce que je ne cessais de me répéter. Mais il me fallait bien l’admettre, tant notre arrivée que nos apparences ne laissaient planer que peu de doute quant à notre nature extraordinaire, je perdais mon temps et mon énergie.

- Γη ... αυτό είναι τόσο μεγάλη. (la Terre… cela faisait si longtemps.)

Ne pouvant juste pas endurer plus longtemps le contact de mes bottes d’orichalques avec la souillure de ce monde encore si primitif, je me mis alors à léviter à quelques mètres au-dessus du sol, émergeant par là même de ce trou infâme dans lequel j’avais fini et qui se remplissait maintenant des immondices environnantes entraîné par la pluie battante.

- Μπορείτε ! (Toi !)

Surpassant de toutes les façons possibles l’être costumé me regardant d’un air ahuris, du haut de mes 10 pieds de haut, les bras croisés, le visage sévère et le regard insoutenable, je m’approchais doucement, évaporant au passage l’humidité qui m’environnait par les simples émanations diffuses de mon dunamis.

- Μπορείτε οποίου το όνομα ξέρω, θεός ή δαίμονας, ζητώ τη βοήθειά σας για μένα και αυτό που με συνοδεύει. (Toi dont j'ignore le nom, dieu ou démon, je réclame ton aide pour moi et celle qui m'accompagne.)

Je n’avais pas affaire à un humain, de cela j’étais certain, mais pour le reste… j’étais plongé dans la perplexité.

- Το όνομά μου σύμπαν, και θέλω να συμμετάσχετε σε αυτήν την πόλη από την οποία θα είναι ο απεσταλμένος, τη νέα Σπάρτη. (Je me nomme cosmos, et je souhaite rejoindre cette cité dont tu es l'émissaire, cette nouvelle Sparte.)

Redescendant de quelques mètres jusqu’à arriver à quelques centimètres du sol détrempé, j’osais espérer que ce qui me faisait face avait compris le moindre de mes mots, sans quoi il me faudrait pénétrer dans son esprit, ce qui risquait bien de ne pas lui être plaisant.
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Thémis
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MessageSujet: Re: Heeeeeeeeeeeeeeey ! Acaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa !   Mer 15 Oct - 12:07

Post d'intro

Traverser l'espace sans la moindre contrainte auprès de celui qui avait toujours fait battre mon coeur pour peu qu'une titanide puisse en avoir tant notre existence surpassait de loin celle des Olympiens. Le temps de l'emprisonnement était loin si loin derrière nous. Je me sentais pousser des ailes surnuméraires. Se gorger de cet air était si grisant après tout ce j'avais enduré. Mon approche de ce monde se faisait sous le signe d'une redécouverte. Ce que la surface de Gaïa avait changé depuis notre lointain âge d'or. Privée de la présence de nous ses premiers enfants, elle semblait dépérir sous les coups de ces êtres qui avait valu à notre cher Prométhée son supplice.

~ A chaque chose, son temps...

Malgré tout mon désir de brûler les étapes, je ne pouvais aller plus vite que le temps lui-même. Cronos nous attendait. Je le savais tout comme mon époux mais auparavant, il nous fallait trouver un moyen d'aller jusqu'à lui tout en évitant de trop attirer l'attention sur nous. Ce pour quoi, je nourrissais de puissants doute. Déjà cet être qui était multiple sans perdre sa cohésion était une énigme en soi et un reflet de celui qui au loin en tirer les ficelles. Coordonner toutes ces recherches et ces déplacements sans se attirer de part trop l'attention était déjà un exploit en soi. Surtout au vu de ce que mon frère tant aimé et moi-même découvrions lors de notre approche.

~ Quel spectacle...

Mes yeux s'en gorgeaient. Ces restes étaient-ils réellement ceux de ces êtres pitoyables gangrenant avec tant de force cette terre qui ne demandait qu'à redevenir nôtre.

Le temps de contempler ce vaste charnier et Japet se posa paisiblement, du moins "titaniquement" parlant sur le sol. En clair, il l'effleura avec délicatesse avant de se replacer en lévitation.

" Le sol te déplaît tant, mon aimé ? "

Un petit sourire avant que je ne rejoigne à mon tour la surface de Gaïa, exactement en face de mon époux et de l'autre côté de cet être qui en avait lâché cet étrange bâton dégageant une odeur plus déplaisante. Un second cratère rejoignit celui déjà formé par Japet deux secondes auparavant, en formant un troisième dans la foulée, plus marqué encore de part la puissance conjuguée des deux titans. Nouvel emplacement marqué dont le centre n'était autre que cet être aux représentations aussi multiples qu'éparpillées à travers ce monde. Le contempler aussi écrasé que pouvait l'être une vermisseau face à une brachiosaure était d'une jouissance inénarrable et viendrait le temps où toute l'humanité tremblerait ainsi devant le retour des Titans.

Et comme le silence de mort, littéralement parlant, était le seul à nous répondre, tout comme mon époux, je me remis à léviter avant de tenter une seconde approche, testant le langage des guerriers cosmiques.

" Au risque de nous répéter, toi, humain, dieu ou démon, quoi que tu sois, mon époux et moi souhaitons que tu nous conduises en cette terre où tu mènes les élus. Cette Sparte renée sous de nouvelles étoiles... "

Mon ton était calme mais un calme froid à glacer tout comme mon regard qui était redevenu celui de la justice implacable prête à frapper. Autant dire que mon souhait n'était rien d'autre qu'un ordre adouci et qu'entre Japet et moi, le frêle "humain" n'avait aucune échappatoire et que quoi qu'il tentait, nous avions des dizaines de ses exemplaires sous la main. S'il fallait les traquer un à un pour les convaincre avec toutes les variantes possibles jusqu'à obtenir ce qu'on voulait, cela ne ferait jamais que nous retarder. Aussi, autant ne pas faire perdre davantage de temps à personne et tachant de mettre un peu de douceur en notre entrée en matière...

" Oui, j'en oublie les usages, mon nom est Elisabeth et j'aimerais connaître le tien, toi qui détonne parmi l'ensemble des êtres effleurant la surface de Gaïa. Ainsi, tout pourra aller au mieux entre nous..."
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Le chauffeur

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MessageSujet: Re: Heeeeeeeeeeeeeeey ! Acaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa !   Jeu 16 Oct - 9:38

« Nom de… ! »

Décidément, pour une matinée qui ne devait être qu’ennui, celle-ci réservait bien des surprises, car après les Ganados plus hilarants que pathétiques, voilà qu’une paire de météorites venaient égayer la matinée décidément bien animée du chauffeur, pourtant récemment désigné parmi tous ses semblables pour patrouiller bêtement en attente de potentiels qui, selon l’ex-haut commandeur de Sparte, devaient le reconnaître.

Comme sortie de nulle part, et dégageant étrangement un cosmos d’une puissance rare, ces deux astres tombèrent comme la foudre de chaque côtés de l’émissaire de Sparte, le cernant en quelque sorte et en en faisant l’épicentre de deux cratères de rejoignant sous ses pieds, alors que sous une pluie battante, la puissance des deux chocs simultanés fit s’évaporer un bref instant les gouttes d’eau en suspension dans l’air, avant de balayer aux quatre vents les restes fumants des autochtones laissés par le chauffeur.

Une fois les deux impacts passés, leur souffle tarit, et la poussière envolée, le chauffeur, quelque peu abasourdi, regarda sans bouger deux êtres sorti d’une autre dimension émerger lentement des cratères l’entourant. Un homme, et une femme, ou du moins le semblaient-ils au premier abord.

Restant bouche bée au point de carrément laisser tomber son cigare en voyant se révéler lentement l’homme proprement gigantesque au casque improbable, le chauffeur ne réagit ni ne dit mot alors que l’immense colosse s’élevait dans les airs, un air des plus sévère sur son visage sans âge véritable. Non pas qu’il avait l’air vieux, mais plutôt… Ancien, effroyablement ancien.

*Dire que j’avais peur que ce soit une journée ennuyante…*

Si le colosse affublée d’une armure violacée des plus exubérantes était déjà quelque chose de peu commun à contempler, sa suivant n’était pas en reste, quoi que bien plus discrète d’apparence, bien que dégageant comme son compagnon la même impression d’ancienneté. Ces deux-là semblaient vraiment venir d’un autre monde, ou d’une autre époque…

Se reprenant tant bien que mal alors qu’il sentait les regards de ces deux individus se poser sur lui, le chauffeur, ruisselant sous la pluie qu’il ne cherchait pas à éviter, rajusta sa casquette sur son front, à la suite de quoi, regardant d’un œil triste le Habanos à ses pieds, désormais irrémédiablement souillé par la boue, il sortit de son étui une nouvelle douceur et l’alluma à l’aide de son briquet tempête.

« Je vous demande pardon ? »

Le monstre de plus de trois mètres de haut venait de s’adresser à lui dans une langue qui était parfaitement inconnue au chauffeur, pourtant rodé en la matière de par son travail l’amenant régulièrement aux quatre coins du monde.

« Veuillez m’excusez euh... monsieur, mais je ne comprends pas le moindre de vos mots. Est-ce que vous me comprenez au moins ? »

Vu le ton et le regard du colosse tout en armure, il était facile de comprendre qu’il désirait quelque chose du chauffeur, et qu’en fait, il ne lui demandait pas vraiment son avis.

Ce fut alors que celle qui l’accompagnait prit la parole, cette fois dans une langue que l’émissaire de Sparte put comprendre, ce qui rassura quelque peu celui qui à présent se sentait comme arrivé sur une autre planète.

« Mylady… »

S’inclinant alors devant les deux arrivants, le chauffeur ne répondit pas immédiatement à la demande plus ou moins impérieuse de la femme lui faisant face à présent.
Bien qu’elle fût plus petite que son compagnon, elle n’en demeurait pas moins haute de plus de deux mètres, et même si à présent ces deux urlu berlu avaient cachés leur puissance, en arrivant, celles-ci étaient d’un niveau bien supérieur à ceux des aspirants lambda auquel l’émissaire de Sparte avait droit à l’ordinaire.

« Intéressant… »

Aussi prudent que le chauffeur puisse être, il n’avait pas su empêcher ce mot de franchir ses lèvres. Que quelqu’un d’extérieur à Sparte lui demande de l’y emmener était une première. Le simple fait que celle-ci en connaisse l’existence ainsi que la fonction de celui à qui elle s’adressait démontrait avec une pertinence quasi péremptoire qu’il ne s’agissait pas d’une humaine ordinaire, bien que son apparence eut suffi à pouvoir le dire. La seule question qui se posait à présent, c’était de savoir qui ils étaient vraiment.

« Je ne vous connais pas, ni l’un ni l’autre, et vous qui semblez savoir tant de choses, vous ne portez pourtant ni broches ni couleurs. Qui que vous soyez, vous êtes étrangers à ma cité. Aussi, et malgré le fait que vous êtes indéniablement porteur de l’énergie divine, je me dois, en tant qu’émissaire de Sparte, vous poser cette simple question. Pourquoi voulez-vous y aller ? »

Ces deux-là semblaient en savoir long, tant sur la cité du cosmos que sur son émissaire, ce qui n’était jamais une bonne chose pour qui aimait conserver ses secrets. Mais en l’ayant ainsi révélé sans même chercher à le masquer, en ayant quasiment avoué de vive voix connaitre la nature disons paradoxale du chauffeur, ils avaient aussi fait preuve d’une insouciance que le chauffeur connaissait bien. Il n’y avait que deux types d’individu à en faire preuve, les imbéciles, et les dieux. A quelle catégorie appartenaient-ils ? Le chauffeur obtiendrait vite la réponse.
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Iapetos
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MessageSujet: Re: Heeeeeeeeeeeeeeey ! Acaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa !   Ven 17 Oct - 17:13

HRP:
 

- Αν η λάσπη και η λάσπη είναι καλό για τα φυτά όντα, δεν είναι για μας, αγαπημένη μου. Γαία στην σοφία του, μας έδωσε το δώρο των πολλών άλλη πηγή τροφοδοσίας, αφήστε και τα πράγματα στη θέση τους στον κύκλο της ζωής. (Si la glaise et la fange sont bonnes pour les êtres végétaux, elles ne le sont pas pour nous mon aimée. Gaïa dans sa sagesse nous a fait don de bien d'autre source de puissance, aussi laissons les choses à leur place dans le cycle de la vie.)

Répondant alors aux dires de mon épouse qui me taquinait à propos de mon attitude dédaigneuse pour la boue sous nos pieds, je restais pour la suite impassible et silencieux après mes déclaration à cet être en costume trois pièces qui visiblement n’avait rien compris à ce que je disais.

- Καταλαβαίνετε ότι η τραχιά γλώσσα αγαπημένη μου ? (Tu comprends cette langue grossière mon aimée ?)

Plutôt surprit d’entendre des mots similaires dans la bouche de mon épouse alors qu’elle semblait répondre à celui se trouvant entre nous, je compris alors qu’il me faudrait passer au plan B.

Comme je m’en étais douté, les êtres de cette époque indiciblement hideuse avaient oubliés la langue originelle de leur créateur. Désormais, là où avant il n’y avait qu’un unique dialogue pour tous et toutes, il y avait maintenant une myriade de dialecte dégénérés et gutturaux, parfaitement incompréhensibles pour mes oreilles.

- Σκέφτηκα, ξεχνάς από πού έρχεσαι. Μπορείτε να μας ξεχάσει, όπως μια δυσάρεστη κληρονομιά έχει ξεχαστεί... (Je m'en doutais, vous avez oubliez d'où vous venez. Vous nous avez oublié, comme on oubli un héritage déplaisant...)

Une violente colère s’empara alors de tout mon être tandis que le souvenir du sort de mon fils me revenait en mémoire. Voilà pourquoi il souffrait le martyr depuis des millénaires maintenant ? Pour ces créatures dégénérées ayant oubliée jusqu’à son existence ? Un mythe, voilà ce que leur créateur était devenu à leurs yeux ?

- Άθλια λίγο αχάριστος πλάσματα… Όταν ήταν ακόμα όπως άτριχο πιθήκους συσσώρευσε σε σπηλιές, ο γιος μου, σάρκα από τη σάρκα μου, ήσουν όλα δεδομένη... (Misérables petites créatures ingrates… Quand vous n'étiez encore que des singes sans poils, blotti dans les cavernes, mon enfant, la chair de ma chair, vous a tous donné...)

Oubliant alors l’intérêt purement utilitaire de la vermine à apparence humaine qui me faisait face, j’usais alors de mes pouvoirs dimensionnels à un niveau encore relativement restreint pour faire s’envoler dans une prison cosmique celui qui n’avait pour seul tort qu’avoir eu le malheur de me rappeler ce pourquoi j’haïssais autant ses semblables.

- Θα το πάρει πίσω, εμείς θα σας και οι απόγονοί σας εξολεθρεύει γκροτέσκο. Το μέλλον σου θα είναι μόνο το σκοτάδι και τη δυστυχία ... (Nous vous le reprendrons, nous vous anéantiront vous et vos descendants grotesques. Votre avenir ne sera que ténèbres et souffrances...)

Augmentant alors la pression cosmique au sein de ma prison dimensionnelle, je me surpris à désirer voir éclater ce visage à présent figé dans une expression indéchiffrable. Ce visage ni humain ni divin semblant se moquer éperdument du sort qui pouvait bien lui arriver…

- Δεν φοβόμαστε τον θάνατο σε ό, τι βλέπω ... Και παρά την εμφάνισή σας, ξέρω ότι δεν είσαι άνθρωπος ... Θα ήθελα να σας απαλλάξω έτσι ... Για τώρα. (Tu ne crains pas la mort à ce que je vois... Et malgré ton apparence, je sais que tu n'es pas humain... Je t'épargnerais donc... Pour l'instant.)

Tarissant mon pouvoir et faisant du même coup disparaître ma prison dimensionnelle, je laissais choir le corps inerte de cet être me restant foncièrement déplaisant malgré ses manières et son ton posé.

*Puisque l’on ne sait se comprendre par des mots, c’est via la pensée que tu recevras mes ordres dorénavant.*

Envahissant l’esprit primitif de ce chauffeur se relevant alors du bain de boue que je lui avais offert, je me moquais bien alors de la douleur que mon pouvoir pouvait bien causer dans le corps d’un être aussi inférieur et poursuivais mon message télépathique.

*Sache que si tu es encore en vie, c’est uniquement parce que tu peux nous être utile. Mais que si jamais tu nous résistes, à moi ou à ma compagne, ton existence paradoxale prendra fin ici même, et qu’un autre de tes semblables recevra notre visite. Peut-être que l’un d’eux saura se montrer plus conciliant.
Bref. Maintenant que nous sommes en mesure de nous comprendre, je réitère ma demande. Emmène nous à cette Sparte dont tu es l’émissaire.
*
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Thémis
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MessageSujet: Re: Heeeeeeeeeeeeeeey ! Acaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa !   Mar 28 Oct - 19:59

[je passe mon tour pour cette fois, je n'ai rien à ajouter de plus sans faire doublon avec Cosmos ^^]
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Le chauffeur

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MessageSujet: Re: Heeeeeeeeeeeeeeey ! Acaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa !   Jeu 30 Oct - 19:50

Si la douce voix de la jeune femme pourtant démesurée sonnait aux oreilles de l’émissaire de Sparte comme une douce musique, quoi que teintée d’un froid glacial, celle de son compagnon, profonde, puissante et entêtante, était elle comme une infinité d’échos obsédants résonnant au travers des os même du chauffeur.

*Brrrrrrrrr… Il me fait froid dans le dos avec son casque à corne et son air patibulaire…*

L’émissaire de Sparte avait bien raison de s’en méfier, car le fait de ne pas être compris n’allait pas améliorer son caractère.

« Hey là hey là ! »

Se voyant maintenant emprisonné dans une technique d’une rare efficacité, le chauffeur se retrouva comme piégé dans une poche d’espace alternatif, incapable du moindre mouvement et désormais à la merci de son tortionnaire au rictus plein de haine.

*Pourquoi ça tombe toujours sur moi ? J’avais pourtant si bien commencé ma journée en tombant sur ces ganados…*

Se révoltant intérieurement contre son sort injuste quoi que totalement insignifiant au regard de l’univers, l’émissaire de Sparte, ne comprenant toujours pas le moindre des mots que le colosse furibond lui lançait, attendait la fin de son tourment de quelque manière que ce soit.

*Mais je ne comprends pas un mot de ce que tu dis… Pas la peine de marmonner dans ton coin… Tues moi ou libère moi mais arrête de parler…*

Sentant la pression autour de son enveloppe corporelle augmenter dans des proportions vertigineuses, l’émissaire de Sparte, sentant sa dernière heure venir, n’eut pour son bourreau qu’un sourire parfaitement insouciant.

« Houla ! »

La prison spatiale disparut soudain comme elle était apparue, et alors que le chauffeur s’écrasait en contrebas dans un gros sprotch, l’énergumène en armure augmenta encore son pouvoir foncièrement étrange avant que sa voix ne résonne dans les pensées de l’émissaire de Sparte.

"Aie... Vous êtes trop bon monsieur."

Un regard plein de malice posé sur le mystérieux colosse lui faisant face, le chauffeur, se relevant tant bien que mal, entreprit de son pouvoir de faire un brin de toilette pour retirer toute la boue et la fange ayant ruiné son costume.

"Un costume a deux milles dollars je vous ferez dire ! Vous allez me payer le teinturier je vous préviens !"

Sachant pertinemment que son interlocuteur ne devait même pas comprendre de quoi il lui parlait, l’émissaire de Sparte, usant de ses mains auréolées d’émeraude, faisait disparaître tache après tache la souillure sur sa livrée.

"Sparte, Sparte, Sparte… Très bien, si vous voulez bien vous donner la peine d’entrer dans le bus, nous y allons à l’instant si tel est votre désir…"

Voyant qu’aucun de ses deux suivants ne bougeaient, un air perplexe sur le visage, le chauffeur pointa son bus du doigt.

"Mon bus, c’est ça, et c’est le seul moyen pour un non-Spartiate de pénétrer dans la cité sans déclencher… Disons des répercutions qu’il n’aimerait pas du tout expérimenter."

L’activation d’un triple sceau divin et l’alerte générale d’une cité conçue pour endurer et repousser jusqu’à des conflits de nature divine n’était en effet pas quelque chose qu’un être saint d’esprit pouvait désirer, et malgré le caractère de cochon du plus grand des deux, ces individus extraordinaires semblaient disposer d’un certain sens de la logique.

*Bon, j’ai gagné un peu de temps, tachons maintenant de le mettre à profils.*

"Je suis le chauffeur de Sparte, ou plutôt, l'un de ses chauffeurs comme vous l'avez déjà deviné. C'est un secret que bien peu de gens savent, et nous tenons à ce que cela reste ainsi, vous comprenez ?
Que vous l'ayez découverts sans que nous ne vous remarquions... Fort peu d’être en aurait été capable, j'imagine donc aisément ce que vous êtes. Mais si vous l’êtes vraiment, pourquoi dissimulez-vous donc vos pouvoirs ? Est-ce par crainte ? Crainte des Olympiens ?
"


Selon l’envie du chauffeur, le voyage vers Sparte pouvait bien durer quelques secondes, ou plusieurs heures, le temps pour lui d’obtenir la réponse à ses questions, ou de disparaître en ayant tenté de les obtenir. D’une manière ou d’une autre, au final, l’Unique aurai ses réponses…
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Iapetos
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MessageSujet: Re: Heeeeeeeeeeeeeeey ! Acaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa !   Lun 3 Nov - 17:40

Et tandis que l’étrange et apparemment très coquet petit personnage en costume trois pièces s’évertuait à retrouver sa superbe en nettoyant de ses mains la souillure qui l’avait éclaboussé, mon aimée et moi-même restâmes sans voix, attendant l’un comme l’autre sa réponse au lieu de ses babillages insipides.

"Ne pousse pas ma patience à bout créature, tu t’en mordrais les doigts. Ta réponse, maintenant !"

Sentant ma puissance croître dangereusement en accord avec une ire de plus en plus perceptible pour le monde qui nous entourait, je tachais alors de contenir encore mon propre pouvoir au sein de l’armure que j’avais conçu à partir d’une pensée, celle de demeurer invisible aux yeux de nos plus mortels ennemis, du moins pour un temps.

Ma précédente incarnation avait failli par sa jeunesse et sa fragilité. Gaia nous avait conçu comme d’éternels enfants, mais je ne souhaitais plus désormais me voir contenir dans le rôle qu’un autre aurait décidé pour moi, fut-il ma propre mère. Dorénavant j’avancerai de mon seul pas, sur le chemin que je me serai fixé par ma propre volonté.

Revendiquer ainsi la supériorité du libre arbitre sur le destin était un acte quasi apostat pour une divinité, mais mon dernier combat contre le lion d’or ainsi que ma longue, très longue chute dans le Tartare m’avait ouvert les yeux sur une vérité aussi simple qu’éclatante. Le destin était affaire de pouvoir, celui de le bâtir à chaque instant.

Les forts ont le choix, les faibles ne peuvent que subir. Pour préserver mon avenir et celui de ceux qui me sont proches, je devais devenir encore plus fort.

Vaincre nos ennemis, vaincre l’engeance traîtresse de notre roi. Pour cela il nous fallait faire front commun avec nos frères et sœurs de cause. Le règne de Zeus, comme tous les règnes, ne pouvait qu’avoir créé son lot de mécontent de de parjure potentiel. Il nous faudrait les rallier à notre cause, leur promettre une place dans le nouvel ordre mondial que nous construirions à la chute du voleur de foudre.

« Ένα λεωφορείο ? » (Un… bus ?)

Ne comprenant pas de quoi ce dénommé chauffeur voulait parler, je scrutais les environs à la recherche d’un quelconque portail dimensionnel, mais le préposé nous informa alors mon aimée et moi que l’étrange masse métallique montée sur quatre roues située non loin était ce fameux bus dans lequel nous devions monter.

« Ποτέ δεν μπορούσα να οδηγήσω εκεί ! » (Je ne pourrais jamais monter là-dedans !)

Du haut de mes dix pieds, son bus semblait plus tenir du cercueil spacieux que du moyen de transport, aussi je ne pus m’empêcher d’exprimer verbalement mon mécontentement.

Voler à ses côtés, me téléporter, le suivre en courant même me semblait sur le moment être une bien meilleure idée, mais je devais me rendre à l’évidence, son bus était peut être comme il le disait l’unique moyen d’accéder à cette cité particulière que le regard combiné de mon aimée et moi n’avaient pu percer, le seul endroit au monde où nous serions à l’abri du regard des Olympiens.

"Puisqu’il le faut… Ne te joue pas de nous, chauffeur. Je t’ai à l’œil."

Passant tant bien que mal mon buste puis mes jambes massives à l’intérieur de l’espace exigu du lamentablement petit bus dans lequel il me fallait désormais me faire de la place, d’une série de geste mesuré, presque délicat, j’entrepris d’arracher du sol ces fauteuils pour nain afin de m’aménager un trou contre la paroi métallique où je pourrais m’adosser le temps du voyage.

"Silence chauffeur..."

Apparemment mon geste n’était pas pour plaire au propriétaire de ce bus, mais je n’en avais cure. S’il nous menait à bon port, il aurait de quoi faire réparer son moyen de transport, dans le cas contraire, il deviendrait une partie de lui, au sens propre et figuré.

"Mène nous à Sparte, et tu seras généreusement récompensé, tu pourras alors t’acheter une centaine de ces bus, je t’en donne ma parole."

Je savais alors que je demeurais un parfait inconnu à ses yeux, et qu’en tant que tel, ma parole ne devait pas lui être très fiable, mais j’étais un titan malgré son ignorance, et pour nous, les serments n’étaient pas de vains mots.

"N’ai crainte pour ton secret, il ne nous intéresse pas, et ce n’est pas dans nos habitudes que de crier aux quatre vents ce que nous avons appris sur autrui. Sauf si celui-ci nous a déplut. Mais tu ne souhaites pas nous déplaire, n’est-ce pas ?"

Le message était clair, entre nos mains se trouvait bien plus que sa seule existence, laquelle n’avait apparemment à ses yeux aucune valeur intrinsèque.

Arrachant alors du sol un autre fauteuil qui gênait mes jambes que je voulus alors allonger, je relevais la tête aux derniers dires du chauffeur tentant d’obtenir de nous des informations qu’il ne pouvait alors que supposer.

Du regard brillant du chauffeur, mes yeux allèrent alors se perdre dans ceux si intense de mon aimée qui d’un regard m’avait entendu et compris.

« Τι να πω αγαπημένη μου ? » (Qu'en-dis-tu mon aimée ?)
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Thémis
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MessageSujet: Re: Heeeeeeeeeeeeeeey ! Acaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa !   Ven 7 Nov - 20:42

Lévitant juste ce qu'il fallait pour ne pas me souiller au contact de cette chair déjà en voie de pourriture, je guettais le moindre geste et verbe de cet étonnant être, assez fou pour se montrer si peu coopératif avec un être capable de le réduire à néant en un claquement de doigt. Nul autre que lui se serait souiller rien qu'à notre vue et surtout celle de mon cher époux, Cosmos avait de quoi faire blanchir tout être humain, mais pas lui. Lui qui n'était même pas un être humain. De quel lieu pouvait-il bien provenir, quelle entité ou essence divine ? Il ne portait point la marque d'aucun des nôtres, nul soupçon de Dunami ne se dégageait de cet amas de chair. L'oeuvre de l'une de ces divinités décadentes sans le moindre doute mais laquelle. La question était posée, ne manquait que la réponse et avec elle le poids qu'il pèserait sur la balance de la justice.

~ Lui et ensuite son créateur...

Plus douce en apparence que mon cher époux, je n'avais pas davantage de pitié que lui face à ceux qui avaient fait notre malheur en plus de celui de notre cher Prométhée. Ainsi, le regard brillant, je ne cessais de guettais les réactions de cet être plus que surprenant. Pas un instant, il ne sembla réellement craindre pour sa survie.

~ Multiples et tous reliés, cela expliquerait bien des choses sur sa nature et son détachement pour sa propre survie. Il est un et multiple, une seule entité répartie en plusieurs corps tous reliés entre eux...

De quoi me faire voir les choses d'une façon tout autre. Nous avions besoin de lui présentement mais ensuite. Et me tournant vers mon cher jumeau, je lui glissais directement à l'esprit.

* Mon aimé, les attraper tous serait le moyen d'avoir le fin mot de cette histoire. En empoisonner un seul, lui infligé une de nos malédiction suffirait largement même. Il suffirait qu'elle contamine l'ensemble et cet impudent nous contemplerait autrement. Prendre la tête qui dirige tous ces pantins dotés malgré tout d'esprit *

Mon regard brillait encore davantage alors qu'il relâchait enfin cet "homme" qui eut l'amusant réflexe de se débarrasser de l'ensemble des crasses que lui avait rapporté sa mésaventure. Ce genre de dons n'était pas propre aux hommes mais cela n'était qu'une preuve de plus de ce que nous savions déjà.  

~ Enfin...

Il se montrait disposé à nous mener à bon port.

~ Je vous sais gré de nous accepter enfin. Soyez assuré que mon époux n'a qu'une parole tout comme moi. Le reste ne regarde que nous et celui qui nous a appelé à le rejoindre en cette cité. Chose qui est certaine sinon comment expliquer notre rencontre ? Notre destin était de nous rencontré. Maintenant, permettez-moi d'entrer à la suite de mon cher époux.

Et me glissant avec autrement plus d'élégance que Cosmos, je gravissais les quelques marches avant de le rejoindre, refaisant la décoration et surtout les rares fauteuils ayant échappé à ses menus travaux.

~ Il faudrait songer à prendre une version plus haute si vous souhaitez que cela ne se reproduise plus. Nul ne sait qui vous aurez après nous.

Quelques mots avant que je m'installe aux côtés de mon amour.

" Hum... C'est un peu exigu mais presque intime... "

* Et surtout cela n'a rien à voir avec ce que nous avons traverser dans les profondeurs du Tartare. *

Et posant ma main dans celle de mon jumeau et époux, je posais simplement ma tête contre lui en attendant la fin du voyage...

* Quant à la curiosité de cet être, autant ne pas la satisfaire. Cela ne regarde que nous, nous qui sommes des évadés du Tartare. Autant ne rien laisser s'échapper et tomber dans n'importe quelle oreille. *

=> Sparte
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MessageSujet: Re: Heeeeeeeeeeeeeeey ! Acaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa !   Dim 9 Nov - 13:07

HRP:
 

Inviter ces deux urlus-berlus à monter dans son véhicule n’était visiblement pas la meilleure idée que l’émissaire de Sparte ait jamais eut. Déjà qu’ils étaient rustre dans leurs manières, voilà qu’ils se mettaient à saccager l’intérieur du véhicule pour s’aménager une place.

Ce n’était pas que c’était particulièrement gênant en soi, après tout, d’une simple pensée, le chauffeur pourrait remettre son bus à neuf, mais il était deux choses qu’il abhorrait au-delà de toute capacité de self control, les chats et la grossièreté.

Déjà que cette paire de clowns de l’espace se prenaient pour des empereurs en un monde où le seul vrai roi n’avait ni nom ni visage, qu’en plus la question qui leur avait été posée demeure sans réponse montrait un mépris totalement inacceptable.

« Alors là… »

Pilant alors sur le frein invisible que lui seul pouvait atteindre, le chauffeur mit un arrêt brutal à cette mascarade. Comme toute chose dans l’univers, sa patiente avait des limites, et elles venaient d’être atteintes.

Se retournant en se levant de son fauteuil, foudroyant les deux colosses de son regard étincelant, avec une rage sourde ne faisant cependant nullement trembler ses doigts, il s’alluma un nouveau cigare.

"Maintenant écoutez-moi bien. Je peux encaisser les menaces, les dégradations, et toutes formes d’insultes. Mais que l’on devienne grossier avec moi… Ça, ça a le don de me faire perdre mon sang froid."

Le cosmos du chauffeur enfla alors en flèche, comme si il était décidé à en venir aux mains avec ses deux passagers.

"Vous avez au moins raison sur un point, vous ne savez pas à qui vous avez affaire, ni ce que je suis. Oh je sais que vous disposez d’une force dépassant de loin la mienne, mais je sais aussi que si vous en faites usage ici, ne serait-ce que pour vous débarrasser de moi, alors non seulement s’en sera fini de votre couverture, mais qu’en plus, l’ensemble des miens seront alertés. Qu’il m’arrive quoi que ce soit, que je disparaisse simplement de la surface du globe, et vous aurez mis un coup de pied dans la plus belle fourmilière que vous aurez vu de votre misérable et croupissante existence, et votre cavale prendra fin dans l’heure."

S’approchant toujours plus prêt du duo qui n’en revenait apparemment pas et cherchait visiblement un moyen de réagir, le chauffeur, sans jamais s’arrêter de parler, ne leur en laissa pas le temps.

"Oui, je sais ce que vous êtes, et je n’ai aucunement besoin de vos réponses pour le confirmer, titans. Il va falloir vous y faire, le monde a changé pendant que vous croupissiez en prison. Désormais ce n’est plus le vôtre, et si vous voulez avoir ne serait-ce que la moindre chance de le récupérer, il va falloir apprendre à mettre votre divin orgueil dans votre poche dimensionnelle. Que ça vous plaise ou non, je suis malgré mon nombre votre unique chance de survie dans un monde aux mains de vos plus grands ennemis. Il vous suffit de lever la main pour me faire disparaître ? Je vous en prie, faites donc. Voyez-vous, ce qu’il y a de bien à être moi, c’est qu’il y a tellement de moi… Il me suffit de pousser un hurlement pour que dans l’instant, des centaines de bus accours ici même avec à leur bords tellement de moi empli de vengeance... Pourrez-vous tous les maîtriser sans faire appel à votre puissance divine ?"

La réponse coulait de source. Pour les titans le choix était maintenant très simple, encaisser sans broncher le sermon d’un émissaire de Sparte particulièrement remonté, ou se préparer à subir une véritable tempête de chauffeur avide d’en découdre.

"Alors, que faisons-nous, titans ? Pour le moment, ce bus nous isole du reste du monde et des yeux indiscrets, mais si je disparais il disparaîtra avec moi, avec votre seule chance de survie. Répondrez-vous donc à ma question ? Où préférez-vous vous en tenir à vos méthodes grossières ?"

Bien qu’hors de lui, le chauffeur n’avait pas pour autant perdu l’esprit. Il n’attendait pas d’apprendre quoi que ce soit de cette réponse, si jamais elle venait, mais qu’eux, des dieux, répondent à la question d’un soi-disant mortel serait une preuve de leur coopération. Après tout, avaient-ils vraiment d’autre choix ?
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MessageSujet: Re: Heeeeeeeeeeeeeeey ! Acaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa !   Mar 11 Nov - 15:18

Dans sa grande sagesse, mon aimée me répondit qu’il y avait des questions auxquelles il ne valait mieux pas répondre, surtout quand elles étaient posées par des moins que rien. Acquiesçant à son message télépathique d’un mouvement de la tête, je la laissais s’installer confortablement à mes côtés tandis que notre cocher semblait encore attendre une réponse de notre part.

L’ignorant alors superbement, nous fûmes bientôt surpris par l’arrêt pour le moins brutal de sa machine au beau milieu de nulle part.

« τι σημαίνει αυτό να σταματήσει ? » (que signifie cet arrêt ?)

Je crus alors avoir des hallucinations en voyant cet être insignifiant se lever de son siège et s’avancer vers nous, le regard assassin et son ridicule petit pouvoir grimpant en flèche.

Ne me levant même pas devant le danger proprement inexistant qu’il représentait pour moi et mon aimée, j’allais user de ma propre puissance pour lui rappeler qui nous étions quand ses pensées pleines de rage me parvinrent.

"Espèce de…"

Exacerbant ma propre fureur à chaque nouvelle réplique qu’il nous lançait, je dus cependant convenir bien malgré moi qu’il avait raison. Certes, actuellement, sa puissance ne semblait pas pouvoir dépasser celle de l’élite de l’humanité, mais il n’était pas… unique. Et s’ils étaient vraiment tous reliés les uns aux autres comme il l’affirmait, alors nous ne pourrions conserver l’anonymat tout en leur échappant.

« αθεόφοβος… » (maudit…)

A présent mon aimée et moi nous trouvions devant un choix pour le moins difficile. Notre fierté et notre rang nous scandant à l’unisson de laver l’affront dans son sang, tandis que notre prudence nous conseillait plutôt la patiente et l’humilité.

S’il disait la vérité, nos chances d’entrer à Sparte seraient anéantie au moment même où nous détruirions le premier d’entre eux, et notre existence ne serait alors plus que cavales sans fin. Comment alors retrouver notre roi et les nôtres si nous devions sans cesse fuir ? Sans le moindre doute nos frères et sœurs devaient en être venus à la même conclusion, aussi devaient-ils s’être eux aussi rapproché de cette cité résistant à nos tentatives d’observations, sans doute le seul endroit sur Terre à pouvoir aussi échapper aux regards des Olympiens.

Mais s’il bluffait ? Devions-nous prendre le risque ? Une chance sur deux de nous condamner à une misérable existence de fugitif ? Non, plus que la prudence, ce fut ma sagesse qui me donna ma réponse.

"Tu dis vrai créature. Pour le moment nous sommes dépendants de toi et de ton bon vouloir. Cependant, ce faisant, tu deviens l’acteur d’un jeu bien dangereux, car les dieux n’apprécient pas de devoir dépendre d’un mortel, encore moins les dieux n’ayant que mépris et rancœur pour eux. Aussi, si tu restes nécessaire à nos plans pour l’avenir, je te donnerais ce conseil. N’abuse pas de ta position, car elle ne sera jamais que temporaire. Quelques instants, quelques jours, quelques siècles. Cela n’est rien au regard de l’éternité. Nous avons survécu au tartare, et nous te survivrons également, ne l’oublie jamais."

J’aurai voulu faire taire à jamais cet orgueilleux petit être en lui faisant avaler cet étrange petit bâton malodorant qu’il tenait entre ses dents, mais je n’en avais pour l’instant pas le luxe. Endurer, il nous faudrait endurer ses reproches qui s’ils étaient formellement intolérables, n’en étaient pas moins parfaitement justes.

"Quelle réponse souhaites-tu avoir, toi qui semble déjà les posséder ? Tu sais qui nous sommes et d’où nous venons, alors tu sais déjà pourquoi nous nous cachons et de qui. A quel jeu joues-tu ? Demandes-tu notre coopération ? Veux-tu des excuses ? Parle clairement créature, pose de vraies question, et peut être céderont nous à ton chantage, pour l’instant."

Gagner du temps, lui faire croire qu’il nous avait possédés, le temps de trouver une échappatoire. Il paierait très cher son arrogance, le moment venu. Dès que nous aurions franchis le mur d’enceinte de Sparte, ou dès que nous aurions trouvé le moyen de nous y rendre sans son concours et sans déclencher d’alerte ou de traque compromettante pour notre discrétion.

Des plans émergèrent alors dans mon esprit, mais aucun ne semblait pour le moment convenir à nos projets à court terme.

Tenter de forcer l’entrer de Sparte ? Non, cette cité était capable de résister à nos dons de visions, elle avait été conçus pour repousser le pouvoir des dieux, alors il n’y avait quasiment aucune chance que nous parvînmes à la forcer sans avoir recours à notre véritable puissance, ce qui réduirait à néant nos efforts pour rester invisibles aux yeux de nos ennemis.

Nous servir de ce véhicule et de son conducteur pour y pénétrer en en faisant nos marionnettes ? Il nous faudrait nous débarrasser d’eux une fois à l’intérieur sans quoi il donnerait l’alerte, et s’il disait vrai, alors à peine aurait-il disparu que nous serions en territoire inconnu avec une horde de créature avide de vengeance à nos trousses.

Le kidnapper et lui soutirer le moyen de pénétrer dans la cité ? Oui, nous manquions encore cruellement d’information sur la cité et sur ce sceau surpuissant qui l’entourait. Peut-être cette créature portait-elle quelque artefact lui permettant de le franchir sans encombre ? Peut-être était-ce son cosmos qui le lui permettait ? Peut-être était-ce encore autre chose ? Il n’y avait que peu de chance pour qu’il réponde de son plein grès à nos questions, et s’il se moquait réellement de la mort et de la douleur, quel moyen de pression avions-nous encore contre lui ?
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Thémis
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MessageSujet: Re: Heeeeeeeeeeeeeeey ! Acaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa !   Jeu 27 Nov - 19:42

[Petit post, pas grand chose à ajouter   Razz  

si, on ira porter plainte pour séquestration de titans Suspect ]

Installée auprès de mon cher frère, j'attendais que le bus reparte. C'était un bien étrange moyen de transport que cette espèce de cage de métal et de vitres. Exigu et malodorant avec ses relents de fumée, il ne serait qu'une étape entre notre évasion et l'arrivée en cette fameuse cité de Sparte. J'allais d'ailleurs me plonger dans un semi sommeil lorsque soudain notre engin stoppa nette une course qu'il venait à peine de débuter.

Sentant la colère naissante de Cosmos, je posai soudain la main sur son bras. Aussi répugnant que pouvait l'être cet espèce d'humanoïde avec ces cigares, nous n'avions pas d'autres choix que de l'écouter.

* Du calme, mon amour, rentre ta colère justifiée face à des telles impolitesses. Seule la folie et la croyance de nous être supérieur en cet instant et que cette supériorité durera éternellement pousse cette chose à nous parler de la sorte. Maintenant, apaise-toi...

Essaie au moins un peu, mon amour... Regarde-moi et laisse ma force t'apaiser. *


A ces mots, j'avais resserré ma poigne sur son avant bras tout en lui communicant un peu de mon dunami apaisant. En ces lieux, personne ne pouvait ressentir notre présence. Aussi, je n'avais aucune crainte d'user de mes pouvoirs. Choisissant le mutisme aux côtés de mon époux, je suivais l'échange des paroles. Un instant, j'attendis de savoir davantage sur les raisons qui l'avaient poussé ainsi à prendre les devants.

* Pourquoi seulement maintenant ? *

~ Je ne peux en dire plus que Cosmos mais en quoi nous poser une question dont toi-même connais la réponse ? Cela ne peut que te faire perdre ton précieux temps. En toi, je lis davantage le courroux face à ce que tu considères comme un outrage mais ce n'est jamais qu'une caresse face à ce que nous endurons au travers des souffrances de la terre...

Lentement, je faisais scintiller mon dunami, sans la moindre violence, me contentant d'ouvrir les yeux de cet "homme" sur ce que nous avions capté depuis la surface de la terre.

~ Sens ce que nous avions autrefois offert à ce monde et le courroux qui est en nous le sentir ainsi agoniser sous les coups d'une humanité assassine et d'Olympiens décadents. Cet assemblage, lui, n'émet rien et se plie tout comme le reste à ta volonté. Il n'est qu'un objet, sans âme et sans importance autre que celles que tu lui donnes. Toi qui en uses selon les directions d'un autre être. Un être qui doit sans nulle doute déjà suivre tes errements et tes rencontres sans pourtant s'opposer à celle-ci ? Ainsi, tout est déjà dans ton camp? Demande-nous donc ce que tu souhaites réellement. Une réparation pour ton amour propre mis à mal par nos manières archaïques, dont ils seraient un peu hypocrite de nous accuser sachant nos âges et les vies de souffrances qui ont été les nôtres sous le joug des pires geôliers, ou une demande de renseignements que nous ne possédons peut-être même pas. Tu sais pour notre emprisonnement loin de tout et de tous. Le Tartare est aveugle et ses captifs le sont davantage encore.

Et faisant baisser mon énergie.

[i]~ Je n'ai pas de réponse aux questions que tu poses car je n'ai aucune possibilité de te les donner en l'état actuel des choses...

L'ignorance est la plus simple des réponses. Nous ne pouvons aborder un monde devenu inconnu de nous sans user quelque peu de nos esprits dans la plus grande discrétion pour notre propre survie. Même nous sommes capables de penser, aussi primitifs soyons-nous...


Puis, replongeant mon regard dans celui de Cosmos.

* Au fond de moi, je sais que cet être aurait tout aussi pu décider de disparaître s'il ne voulait absolument pas nous emmener en cette cité mais il a décidé de le faire malgré tout. Quelque chose doit avoir autorité sur lui et sa clique...

C'est cet être qu'il nous faut et quand nous l'aurons en mains, nous pourrons lui apprendre la politesse...

Patience, mon amour. Ma justice tombera aussi sur sa tête, une fois que j'aurais celle d'Hadès et Athéna... *
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MessageSujet: Re: Heeeeeeeeeeeeeeey ! Acaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa !   Lun 1 Déc - 20:02

Se tenant droit et ferme devant la paire de grossiers personnages semblant piqués au vif par le coté improbable de leur propre situation, l’émissaire de Sparte se gardait bien de montrer à quel point il pouvait savourer l’ironie de leur condition, eux si puissant, et pourtant parfaitement impuissant en cet instant.

"Ne jouez pas au plus malin avec moi titans. Que je sache les réponses à mes propres questions ne vous dispensent pas d’y répondre. Si je vous les poses, c’est que j’en attends quelque chose, et que vous ne le compreniez pas n’est pas de mon ressort."

Régénérant alors toute une rangée de siège que l’antédiluvien couple avait saccagé par pur caprice, le chauffeur s’y installa confortablement avant de tirer une nouvelle bouffée de son cigare.

"Mais je prends bonne note de votre volonté de coopérer. Ne soyez pas vexés, vous avez montré que vous saviez faire preuve d’intelligence, et d’humilité. Ces deux qualités pourraient bien vous sauver un jour, aussi ne les méprisez pas. Comme je vous l’ai déjà dit, le monde a changé pendant que vous étiez enfermé. Vous pensez le savoir, mais vous n’en savez rien, je peux vous en assurer."


Bien qu’il prenait grand plaisir à leur rappeler le coté foncièrement précaire de leur situation, il n’était pas question pour l’émissaire de Sparte que de profiter de sa situation privilégiée sur ses deux hôtes, cependant il n’était pas question non plus d’introduire à Sparte deux titans ne sachant pas se tenir, leur sort n’était pas la seule chose à être en jeux.

"Bon, et bien reprenons tout depuis le début voulez-vous ? Faisons tomber les masques, nous sommes en toute intimité, et j’ai besoin de certaines informations pour vous faire entrer. Voyez-vous, si vous êtes bien ceux que je pense que vous êtes, vous ne passerez pas par les voies standards. Quelque chose à Sparte vous attends, cela vous l’avez déjà compris, mais vous n’imaginez pas encore à quel point ce quelque chose vous est essentiel."

Achevant son cigare dans un nouveau sourire mystérieux, le chauffeur en fit disparaitre les restes incandescents entre ses doigts avant d’épousseter son pantalon des salissures inexistantes qui auraient pu s’y trouver.

"Bien bien bien, alors pour commencer, vos noms, vos véritables noms, pas ces pseudonymes ridicules que vous m’avez donnés tout à l’heure."

Laissant tout juste le temps aux deux titans de répondre, l’émissaire de Sparte poursuivit son interrogatoire, désireux d’avancer loin de ce qui sinon demeurerait une voie sans issue.

"Très bien. Ensuite, que cherchez-vous à Sparte ? Pourquoi vouloir y pénétrer si vous ignorez tout de ce qu’elle contient ? Réalisez-vous que si vous y alliez par la grande porte, vous tomberiez nez à nez avec toutes les forces de la création liées contre vous ? Et je ne parle pas seulement des Olympiens, mais aussi des spectres infernaux, et des chevaliers, ceux-là même qui vous ont déjà vaincu il y a quelques décennie."


La réponse à cette question était probablement négative. Sparte avait été conçue pour demeurer impénétrable aux plus perçants des regards divins. Même le roi des dieux ne pouvait pas deviner ce qui se passait au sein de ces hautes murailles entourant la ville la plus incroyable de la création. Mais pourtant, quelque chose attirait irrésistiblement les deux titans dans ce mystère, quelque chose que le chauffeur voulait découvrir avant d’aller plus loin.
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MessageSujet: Re: Heeeeeeeeeeeeeeey ! Acaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa !   Mar 2 Déc - 20:34

Par son bras et son pouvoir aussi familier qu’apaisant, ma sœur et épouse avait su encore une fois faire taire ma juste colère. Cet affront ne resterait pas impuni, mais pour l’heure actuelle, nous étions pieds et poings liés.

« Ναι αδελφή μου, θα κάνουμε όπως πολύ σωστά υποστήριξε ο. » (Oui ma sœur, nous ferons comme tu l'as si justement suggéré)

La patiente serait pour le moment notre meilleure défense contre les regards ennemis que nous savions omniprésent. Nous avions su pour le moment demeurer loin de leur attention, il nous avait fallu nous cacher, enfouir notre puissance au fond de nous comme des parias. Cette errance, ce déshonneur ne prendrait fin jamais trop tôt, mais en attendant cet instant libérateur, il nous faudrait faire profil bas et endurer.

"Très bien, chauffeur, tu gagnes pour le moment. Tu veux des réponses, tu les auras. Oui nous sommes ce que tu sais que nous sommes. Les premiers fils de la Terre, et ses plus belles créations. Nous sommes ceux qui façonnèrent ce monde tel qu’il est encore aujourd’hui. Nous lui avons donné le cosmos, le vent, les océans, les cieux et les montagnes, et aujourd’hui, nous revenons enfin du plus profonds des enfers pour reprendre ce qui aurait toujours dut nous appartenir."

N’ayant plus aucun intérêt à cacher quoi que ce soit à cet être des plus téméraires face auquel nous demeurions encore impuissants, j’écoutais sans encore réagir ouvertement les pensées pleines de sagesse de mon épouse alors que je répondais aux arrogantes questions de notre nouveau geôlier.

"Je suis Iapetos, titan des dimensions et pilier céleste."

« Ναι, υπάρχει προφανώς ένας εκτελεστής, η δύναμη που κατέχει δεν είναι δικός της, όπως μόνο η ύπαρξή του δεν μπορεί να είναι από τον ίδιο. Το σύμπαν φρίκη του παραδόξου και πολυ-ύπαρξη είναι. Όποιος κύριό του, αυτός πρέπει να είναι ισχυρή, πολύ ισχυρό, και να έχουν ένα ισχυρό πνεύμα της αντίφασης, ώστε να παίξουν τους νόμους της δημιουργίας. » (Oui, il n'est évidemment qu'un exécutant, le pouvoir qu'il détient n'est pas le sien, tout comme sa simple existence ne peut être de son fait. L'univers à horreur des paradoxes, et sa pluri-existence en est un. Qui que soit son maître, il doit être puissant, très puissant, et avoir un fort esprit de contradiction pour ainsi se jouer des lois de la création.)

Ce maître, ce seigneur que ce chauffeur devait servir, nous allions sans aucun doute le rencontrer là-bas, à Sparte, si jamais il acceptait de nous y conduire, et alors, comme l’avait suggéré ma sœur, celui-ci ferait les frais du comportement de son sous-fifre.

"Pourquoi à Sparte dis-tu ? Et bien pour les raisons que tu viens d’évoquer. Même nos puissances combinées ont échouées à pénétrer son enceinte enchantée, et nous pensons qu’il en est de même pour nos ennemis. Quelle que soit la puissance ayant bâtie cette cité, elle l’a fait pour qu’aucun dieu ne puisse en deviner le contenue, du moins c’est notre hypothèse. Et si nous nous en sommes rendu compte, alors il est fort à parier que nos frères et sœurs l’ait découverts également, et qu’ils en soient venu à la même conclusion que nous. C’est là que nous serons le plus à l’abri des regards de nos ennemis. Peut-être se dirigent-ils en ce moment même vers cette cité en compagnie des autres toi. A ce propos, si tu avais déjà rencontré les nôtres, nous nous le dirais-tu ?"

Etions-nous les premiers avec notre roi à être revenu en ce monde ? Ou déjà d’autres de nos frères et sœurs s’étaient-ils réincarnés ? Et ce chauffeur ni singulier ni pluriel les avaient-ils alors déjà trouvé ? Leur avait-il porté secours ? Les avait-il conduit à Sparte également par ce chemin secret qu’il venait d’évoquer ?

"Ne te joue pas de notre ignorance chauffeur, ce que nos regards n’ont su percevoir, nos esprits ne peuvent que l’imaginer. Ce que contient Sparte, nous ne pouvons le dire avec certitude, mais nous savons malgré tout qu’elle représente notre meilleure chance de survie, le temps tout du moins pour nous de nous regrouper et de préparer notre prochaine offensive contre Zeus et l’Olympe.

Tu dis que Sparte contient les forces combinées de nos ennemis ? Que veux-tu dire par-là ? N’est-ce plus au sanctuaire et aux enfers que se trouvent les soldats d’Athéna et d’Hadès ? Toi qui en sais apparemment tant, qu’est-ce que Sparte ? Qui la construit ? Et que contient-elle donc que nous ignorons et qui serait si essentiel ?
"


Patienter, écouter, apprendre. Cet être aimait apparemment s’entendre parler, et il aimait faire étalage de ses connaissances, un trait de caractère que tous les orateurs partageaient, et qui causait trop souvent leur propre perte.

« Αφήστε τον να μιλήσει στην αδελφή μου. Έτσι αποκαλύπτει τα μυστικά του τόσο καλά διατηρημένο. Θα έρθει αρκετά σύντομα τη στιγμή που μας εξυπηρετούν πια τίποτα. » (Laissons-le parler ma sœur. Qu'il nous révèle donc ses secrets si bien gardés. Viendra bien assez vite l'instant où il ne nous servira plus à rien.)

Oui, les réponses viendraient des deux côtés, du moins si ce chauffeur était aussi courtois que réceptif à la courtoisie qu’il voulait nous le faire croire. En bon échange de bon procédés, nous en apprendrions chacun de l’autre, jusqu’au moment où son utilité arriverait à son terme, d’une manière ou d’une autre.
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Thémis
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MessageSujet: Re: Heeeeeeeeeeeeeeey ! Acaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa !   Dim 14 Déc - 20:12

[Petit post pour avancer]

Un apaisement, au moins, nous avions gagné cela. Le calme de mon époux serait le plus grand garant de notre futur triomphe. Devoir endurer encore quelques instants d'humiliations face à un ersatz de divinité humanisée ou je ne savais quoi d'autre ne serait au fond qu'une caresse en regard de tout ce que le Tartare nous avait de son temps infligé. Rien n'était comparable à cela et cette chose l'apprendrait tôt ou tard. Cet instant serait si délectable d'autant plus que notre patience avait été mise à rude épreuve.

Ainsi, je n'avais pas plus bronché que cela lorsqu'il nous fit sa petite démonstration de force. Remettre une rangée de ces espèces de sièges aussi inconfortables qu'empestant cet espèce de bâton végétal pourrissant dont cet homme se plaisait tant à aspirer la fumée n'était rien d'autre que la preuve de l'inutilité de ses remontrances. Après tout, était-ce notre faute si cette charrette de métal était taillée pour ces humains dégénérés. Enfin, bref, cela n'avait guère d'importance. J'avais décidé de subir la présence horripilante de cet esclave mais mon merveilleux époux et moi n'avions pas d'autre choix. Il nous avait mis au pied du mur de la façon la plus impolie en plus de nous menacer. Chose que la Justice que j'incarnais allait fidèlement garder en mémoire. Rendre justice me serait si agréable en son temps et je savais pouvoir compter sur l'aide de mon frère et époux pour mettre à exécution le verdict qui serait le mien.

Entre nous, tout était si parfait. Mon cher Japet et moi passerions bien au-dessus des considérations de cet être unique et multiple. Un seul avec tant de clones, de reflets éparpillés sur la chair de Gaïa. Le tout était de trouvé la nature de leur lien et d'en tirer le moyen de tous les enchaîner et les exterminer d'un seul coup.

~ Comme cette engeance olympienne...

Tout, ils nous avaient tout pris et c'était suite à cela que nous nous retrouvions à la merci d'un sous-fifre de bas-étage. Mais dès que nous aurions mis la main sur son maître, ses jours seraient comptés. La douleur de ce maître serait à la hauteur de l'affront qui venait de nous être fait. Et prenant la parole maintenant que mon merveilleux Japet en avait fini avec les demandes impudentes de cette engeance empestant la fumée.

" Et je suis Thémis, sa sœur et épouse et en cet instant, je ne puis rien ajouter de plus que mon cher Japet sinon te décliner mon identité. "

Ces quelques mots dits, je répondais au message télépathique de mon amour d'une voix toujours aussi tendre et amoureuse. Celle que lui seul pourrait toujours entendre.

* Oui, mon cher amour. Laissons-le se griser de cette situation qui lui donne l'ascendant sur nous. Qu'il croit en sa supériorité envers nous et son influence sur les événements. Cette Sparte est une clé dont nous devrons nous emparer le moment venu. Elle et son secret seront des atouts inouïs pour nos grands projets. Gaïa sera de nouveau nôtre et avec notre retour, l'humanité apprendra ce qu'il en coûte de saccager l'oeuvre des premiers enfants du Ciel et de la Terre. Ceux à qui elle doit tout sans même savoir le sacrifice immense que cela nous a coûté...

Notre malheureux Prométhée...*


Sur ce, je me penchais davantage vers lui, ne laissant pas à notre interlocuteur l'occasion de contempler ma peine, aussi fugitive fusse sa manifestation hors de notre duo intime...
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Le chauffeur

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MessageSujet: Re: Heeeeeeeeeeeeeeey ! Acaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa !   Lun 15 Déc - 21:04

*Vexés. Vraiment vexé… Tsssss ces dieux, tous les mêmes.*

Tels père tels fils. Cela l’émissaire de Sparte se garda bien de le leur faire remarquer, mais à ses yeux, entre les Titans et les Olympiens, il n’y avait de différent que leur nom.

Au fond ils partageaient bien plus de choses qu’ils ne pourraient jamais l’admettre, même si leur vie en dépendait.

Et si le titan nommé Japet était maintenant devenu bien affable, ce fut au tour de sa sœur et épouse Thémis de se murer dans un silence glaciale si féminin.

*Aaaaaaaahlala… Déesse ou simple mortelle, aucune différence. Que les femmes sont frivoles.*

Aspirant une longue bouffée de son cigare tandis qu’il écoutait ses réponses avec attention, les yeux de l’émissaire de Sparte allaient et venait entre les deux enfants de Gaia alors qu’ils prenaient la parole chacun leur tour.

"Enchanté."

Toujours assit dans un fauteuil d’ordinaire réservé aux passager, les bras en croix sur le dossier, le chauffeur hocha la tête une fois qu’il eut obtenu les noms véritables de ses deux passagers, visiblement incommodés tant par l’étroiteté de l’autobus que par la fumée de son cigare.

"Attendez une seconde…"

Chassant alors d’un revers de la main la fumée environnante qui instantanément se dissipa comme par miracle, le chauffeur retrouva son sourire habituel alors que son regard perdait en intensité.

"Je ne peux rien faire pour agrandir mon véhicule, son architecture ne dépend pas de moi. Mais cela me donne une excellente transition pour répondre à votre question. Celui qui a construit ces autobus est le même à qui l’on doit l’idée de Sparte ainsi que sa création. L’ancien Haut commandeur Hazama. J’imagine que ce nom ne vous dit rien, et ce n’est pas surprenant. Après tout, les vôtres n’ont jamais réellement fait attention aux humains...

Bref, toujours est-il qu’il y a 13 ans, suite à la défaite d’Hadès contre les forces d’Athéna ayant menée à la quasi extermination de leur armée respectives, Hazama est allé trouver la Sagesse avec le projet de réunir en un même lieu autant ses forces que celles d’Hadès, le tout sous la surveillance constante des Olympiens. Ce projet vous l’aurez compris, reçu l’accord favorable d’Athéna, qui fort de sa victoire, put imposer ses conditions au dieu du sommeil Hypnos, en même temps qu’elle rallia à sa cause la muse de la Comédie Thalie. Ainsi le triple sceau divin naquit, ainsi Sparte fut forgée, comme un creuset dont l’impossible pourrait maintenant jaillir à tout instant.

Comprenez-vous maintenant ? Même si vous entriez à Sparte, ce ne serait que pour tomber sur toutes les forces de la création liées contre vous, et vous avez beau être fort, vous ne ferez pas le poids.
"


Prenant le temps de laisser à ses deux invités le temps de méditer sur ces quelques révélations, le chauffeur reprit alors tranquillement son discours, tout en se dirigeant lentement vers son fauteuil de conducteur.

"Mais ne soyez pas défaitiste. Sparte est bien votre planche de salut dans cette tempête qui approche, car elle contient bien plus que les futures forces vives de vos ennemis, elle contient aussi l’unique arche d’Onyx présente sur Terre, et par conséquent, l’unique moyen de rejoindre votre roi."

Le mot était lâché, et il ne manquerait pas de faire réagir les deux titans. Tout du moins s’ils avaient encore à cœur les intérêts de leur petit frère comme ils le prétendaient.

"Hihihi oui, vous avez bien entendu. Cronos vous attends, et pour le retrouver, il vous faudra traverser le labyrinthe s’étendant sous la cité du cosmos, pour atteindre en son centre l’arche d’Onyx qui seule saura vous mener au royaume de Commorragh. Comment cela se fait-il me direz-vous ? Et bien considérez donc mon maitre et votre roi comme de proches alliés, capables l’un comme l’autre de voir plus loin que le commun des mortels. Hihihi… Comprenez-vous maintenant en quoi Sparte vous est essentielle ?"

Sans qu’il eut touché à quoi que ce soit, le bus enchanté se remit en marche, avant de bondir littéralement sur une route invisible qui le fit alors quitter celle bâtie par les hommes.

"Il est temps de vous y conduire à présent, là-bas vous y trouverez peut être aussi quelque uns de vos semblables qui sait ?"

Arrow Prochain arret, Sparte
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Iapetos
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MessageSujet: Re: Heeeeeeeeeeeeeeey ! Acaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa !   Jeu 25 Déc - 10:14

"Je vois…"

Décidément la sagesse avait été avisée de nous faire épargner cet insecte hautain. La mine d’information qu’il était devenue en quelques secondes l’avait rendu des plus précieux à nos yeux, du moins l’espace d’un instant.

De sa bouche, ma sœur et moi venions d’apprendre d’une part les origines de cette mystérieuse citée née de l’esprit d’un mortel, mais également la présence en son sein de notre frère et souverain.

« Κρόνος ! » (Kronos !)

Ainsi Sparte était devenue à nos yeux bien plus qu’une simple planche de salut, elle était maintenant notre nouvelle Eden, notre premier bastion, posé au nez et à la barbe de nos plus mortels ennemis se côtoyant en son sein.

"Que notre roi ait choisie de s’allier avec ton maitre me surprends, cela ne lui ressemble pas du tout. Mais j’imagine qu’il doit avoir ses raisons."

Des raisons qu’il me faudrait lui demander aussitôt que je le verrais.

"Maintenant conduis-nous à ce labyrinthe, nous avons assez perdu de temps en vain babillages. Que nos ennemis ne nous ait pas déjà découverts est en soit un don des trois sœurs fileuses. N’abusons pas d’avantage de leur générosité."

Et tout en réfléchissant sur les implications de ces révélations, j’étreignais tendrement ma sœur dans cet espace exigu que le chauffeur avait confessé ne pouvoir aménager selon sa volonté.

« Υπομονή αγαπημένη μου, το ταξίδι έρθει σύντομα σε μια στενή και μπορούμε να βρούμε τα σπίτια μας στο λυκόφως της πόλης. » (Patience mon aimée, le voyage touchera bientôt à son terme, et nous pourrons retrouver nos demeures au sein de la cité crépusculaire.)

Oui, Commorragh attendait, et avec elle, le Cronos Labyrinthos qui la surplombait de toute sa sombre magnificence. L’empire secret du premier roi des dieux, du plus grand des enfants de Gaia, invisible aux yeux de tous, hors du temps lui-même, notre royaume.

« Ωστόσο, αμφιβάλλω τη συνύπαρξη των δυνάμεων του Άδη και της Αθηνάς, τον οποίο είχαν τόση καταγγελία στο παρελθόν. » (Néanmoins je m'interroge sur la coexistence des forces d'Hadès et d'Athéna, eux ayant eu tant de grief par le passé.)

Eux que même enfermés dans les profondeurs du tartare, nous savions se vouer une rancœur mortelle, eux qui s’étaient entredéchirés un nombre incalculable de fois avec à chaque fois comme résultat l’anéantissement quasi-total de leur forces respectives, comment pouvaient-ils à présent cohabiter pacifiquement au sein d’une même cité ? La supervision des forces Olympiennes étaient-elles suffisante pour imposer la paix au sein de leur assemblée ?

« Δίας Ζευς ... πρέπει να είναι η αιτία, αυτό είναι σίγουρο. Αυτός και μόνο μεταξύ τους την εξουσία να επιβάλει την ειρήνη στην παρακμιακή συνάντησή τους. Αυτό δεν αποτελεί καλό οιωνό για εμάς. Αν στέκονται μαζί όπως και στο παρελθόν, η ιστορία θα μπορούσε να επαναληφθεί. Ενότητά τους και τους αντίστοιχους στρατούς τους καθιστούν πολύ επικίνδυνο για μια μετωπική επίθεση. Αν θέλουμε να κερδίσουμε αυτή τη φορά θα έχουμε ένα πρωτεύον καταστρέψει αυτή την ενότητα. » (Zeus... Zeus doit en être la cause, assurément. Lui seul parmi eux à le pouvoir d'imposer la paix à leur décadente assemblée. Cela ne présage rien de bon pour nous. S'ils font front commun comme par le passé, l'histoire pourrait bien se répéter. Leur unité et leurs armées respectives les rendent bien trop dangereux pour une attaque de front. Si nous voulons l'emporter cette fois, nous devront en priorité détruire cette unité.)

Deux défaites des plus humiliantes, l’une de la main de nos descendants, l’autre de celles des chevaliers d’or, m’avait appris la prudence et les limites de notre propre puissance, une limite qui très ironiquement commençait là où se terminait notre égo.

« Αγαπημένη Μου, εσύ που είναι τόσο σοφός, όσο όμορφη, πείτε μου, ποιος από αυτούς νομίζετε ότι είναι πιο πιθανό να μεταστρέψει τις πλευρές ? Ποιος από αυτούς θα μπορούσαν με την κατάλληλη βοήθεια, ελάτε να προδώσει τη δική του ? » (Mon aimée, toi qui est aussi sage que belle, dit moi, qui parmi eux te semble le plus à même de changer de camp ? Qui parmi eux pourrait avec l'aide appropriée, en venir à trahir les siens ?)

Arrow On te suit, ma sœur et moi


Dernière édition par Cosmos le Dim 1 Fév - 20:05, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Heeeeeeeeeeeeeeey ! Acaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa !   Dim 18 Jan - 13:27

J'avais entendu sa réponse. Enchanté il se disait pourtant, au fond de moi, j'avais la certitude qu'il n'appréciait que très moyennement notre présence en son espèce de véhicule autonome mais guère plus que les autres. Ce genre de matière inerte aurait toujours besoin d'un apport d'énergie pour avancer que ce soit la force des muscles d'un être vivant, la combustion d'un carburant voire même le cosmos. C'était la réalité pour ce genre d'outil tout comme l'attachement que lui portait son possesseur. Et visiblement, notre besoin d'espace au vu de nos tailles respectives lui avait déplu. Enfin, cela n'était qu'une remarque superflue face à ce que cet énergumène nous apprit. La vérité autour de la création de Sparte. Un simple humain ? Non, j'avais du mal à le croire. Ce projet ne pouvait être celui d'un de ces êtres qui étaient tombés dans le mépris des divinités de l'Olympe poussant la trahison jusqu'à détruire tous les temples et lieux sacrés qu'ils le purent. L'oubli presque total de l'existence des dieux autrement qu'au travers de mythes ne m'était pas inconnu, loin de là.

* Tu as entendu cela mon aimé ? Ainsi un humain serait à l'origine de tout cela ou plutôt un dieu déguisé en humain. Ce ne serait pas une première. Qu'en penses-tu mon cher frère et époux. Ce n'est pas si surprenant que cela et même plus que réaliste. Pour convaincre Athéna même mourante au terme d'une guerre encore pire que les précédentes mais aussi faire plier le puissant fils de Nyx, cet être n'a rien d'un simple humain. Je pencherai plus pour un dieu déguisé. Un dieu ancien mais aussi subtil que prêt à toutes les bassesses pour user d'un stratagème de ce genre et tromper jusqu'à la Sagesse même si cette Saori n'était qu'un reflet déformé de la déesse dormant en elle. *

C'était cela. Le doute n'était pas permis. Maintenant un autre nom m'était parvenu.

~ Thalie, notre nièce, la fille de cette chère Mnémosyne. Étrange de porter son choix sur une déesse aussi insignifiante. J'avoue que voir une simple muse occupé ce genre de place est plus qu'inattendu, incongru. Les choix de cet Hazama sont plus que surprenant. Voir notre nièce pourrait être plus intéressant que prévu, à condition de résister à l'envie d'écraser tous ces déchets décadents d'Olympiens.

Et tournant une nouvelle fois mon esprit vers mon amour sans quitter des yeux l'homme qui poursuivait fièrement son discourt, prenant même soin de nous épargner sa fumée nauséabonde.

* Penses-tu aussi tout comme moi que ce trio est plus que surprenant même si la présence d'Athéna et Hypnos soit presque logique que penses-tu de cette de Thalie, mon amour ? Une simple muse dont le nom est encore plus inconnu que celui des déesses majeures. Personne n'aurait pensé à une telle déesse pour une telle cité. Cette petite déesse doit avoir quelque chose de particulier, du moins pour cet Hazama. Je pense qu'une petite rencontre avec elle serait intéressante... Une fois que les têtes d'Athéna et d'Hadès seront tombées sous mes coups pour reprendre leur véritable place, nous pourrions nous pencher sur son cas. Elle doit avoir quelque chose de précieux, sans même le savoir tant les Muses sont stupides et frivoles. De bêtes accompagnatrices de cet efféminé dépravé d'Apollon, sans plus de cervelle que des pintades et bien moins utiles qu'elles... *

Soudain, un autre nom autrement plus intéressant apparut dans la conversation. Cronos , notre frère a repris sa place en ce monde. Le revoir et rassembler les titans pour repartir au mieux en ce monde dont nous étions les bienfaiteurs avant la venue des Olympiens et la condamnation inique de notre bienaimé fils Prométhée. Les dieux et l'humanité paierait tous, pour notre enfant et pour notre propre éternité de souffrance au plus profond du Tartare.

~ Cronos...

Et laissant mon frère répondre au chauffeur avant d'ajouter ma participation.

" Bien, allons-y. Puisque telle est notre destinée. Il est temps de nous y rendre. Mène-nous puisque ton Haut Commandeur en a décidé ainsi. "

Je ne trouvais pas nécessaire d'en ajouter plus. C'était dans les plans de son maître sinon pourquoi ne serait-il pas sauvé dès qu'il en avait eu l'occasion. Enfin, cela s'éclaircirait avec le temps. Une chose pour moi était aussi certaine, cet être n'aurait plus rien à faire peser sur nous une fois que nous aurions percé les secrets de son maître. Ses jours seraient comptés à partir de ce fameux instant. Aussi, s'il n'avait pas de réelle crainte était révélateur. Cet Hazama devait avoir un lien certain avec Cronos, je ne voyais que cela. Trouver la nature de ce lien serait la clé mais ce serait pour plus tard.

Et répondant aux paroles de mon merveilleux frère et époux.

* Oui, ce voyage sera bref et comparé aux affres du Tartare, ce n'est rien. Tout instant auprès de toi est si merveilleux. Je t'aime mon amour. Maintenant, notre cité nous attend et laissons cet ersatz d'humain parader tant que sa folie le lui permet. *

Ma main serra la sienne alors que mes yeux plongeaient dans les siens. Je l'aimais tant que cela faisait disparaître tous les inconvénients de ce voyage dans une caisse puante en compagnie si désagréable.

* Hum, ce fait n'est pas celui d'Athéna mais celui de cet Hazama. L'avoir sous la main nous aiderait. En tout cas, il doit aimer les situations explosives ou potentiellement explosives, mon amour. Enfermer au sein d'une même cité des forces de ce genre relève autant de créer que d'empêcher de futurs conflits et tensions entre tant de frères ennemis. Des actes et des courants, cet être doit aimer les tensions internes au sein de la cité et l'espèce de bouilloire sous pression qu'elle doit être. S'il enseigne la réalité des relations passées entre les trois camps, j'ai la certitude qu'il n'en faudrait pas de trop pour que cela finisse en bain de sang à la moindre erreur. Ces guerriers sont tous capables de faire des ravages, les placer en un lieu pareil peut être aussi une source de puissance. Si cet être se nourrit de cosmos ou de sentiments aussi forts que potentiellement destructeurs telle la haine ou les rancœurs passées, il a déjà sous la main, une source de nourriture quasi inépuisable protégée en plus par un triple sceau divin. Cet être ne peut être que dangereux... *

Et déposant un baiser sur les lèvres de mon époux.

* Tâchons de voir ce qu'il en est de notre jeune frère. Si jamais cet Hazama lui a fait du mal ou profité de son état de faiblesse pour le tromper et le manipuler, nous le saurons. Maintenant pour répondre à ta question, cherchons les aigris, les ambitieux, Arès et Hadès seraient les premiers sur la liste mais nous n'avons pas grands choses à leurs offrir directement, il faudrait en effet bien plus que des promesses pour les séduire. Du moins s'ils sont capables de ressentir quelque chose d'autre que l'envie de Guerre ou de noirceur rongé par l'envie et la jalousie. Enfin, ne nous contentons pas que d'eux. Cherchons aussi du côté des oubliés de Zeus. Ceux qu'il délaisse pour ses favoris. Le temps sera de notre côté et puisque les Muses sont de retour, nous pourrions prendre celle de l'Histoire en plus de celle de la Comédie. Il nous faudra aussi remettre dans le droit chemin cette insensée de Mnémosyne, que ses pouvoirs ne soient plus sous son seul contrôle. Elle nous a nui et par sa faute, nous avons encore davantage perdu. Le temps de lui rappeler que cela ne se fait pas dans la famille est aussi venu. Je t'aime mon frère, sa bêtise et sa malveillance ne doivent jamais plus nous séparer. Pour nous mais aussi pour notre mère Gaïa. Regarde comme la terre a souffert privée de nous et de notre rayonnement...

Je veux d'autres enfants de toi quand cette guerre sera finie et qu'ils puissent vivre sur une terre purifiée et revenue à la vie. *


Et posant ma tête contre l'épaule de mon frère, j'attendais sa réponse en plus de savourer cet instant de paix et d'intimité maintenant que le chauffeur était décidé à nous mener à destination.

=> Sparte, enfin si notre chauffeur est décidé


Dernière édition par Elisabeth le Sam 31 Jan - 20:05, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Heeeeeeeeeeeeeeey ! Acaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa !   Mar 20 Jan - 15:15

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MessageSujet: Re: Heeeeeeeeeeeeeeey ! Acaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa !   

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