Forum RPG dans l'univers de Saint Seiya (Les chevaliers du Zodiaque)
 
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 Un peu de diplomatie

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Arès
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MessageSujet: Un peu de diplomatie   Mer 8 Oct - 18:03

Arrow Target in coming

Quittant enfin la compagnie désespérément morne et ennuyante de tes semblables, tellement empêtrés dans leur propres machinations qu’ils en oubliaient que l’action primait toujours sur la réflexion, tu ne t’embarrassas ni d’adieu cérémonieux ni de courbettes insipides et quitta d’un pas pressé le palais du roi des dieux.

En sentant de nouveau l’air frais venir caresser ton visage, tu le reçus comme le parfum même de la délivrance après une véritable séance de torture.

Etre ainsi entourée de batârds et de comploteurs pendant aussi longtemps t’était tout juste supportable, alors si en plus il te fallait prendre part à leur divagation concernant un avenir qu’ils ne parvenaient même plus à distinguer…

« Aíma ! Geranós ! Fo̱tiá ! Téfra ! »

Le nom de tes quatre destriers immortels résonna le long des pentes de la montagne du pouvoir jusqu’à parvenir au carnage sans fin qui composait ta citadelle d’airain, là où se trouvait ton char ardent.

Recevant dans l’instant l’ordre de leur maitre, les chevaux de feu et d’acier s’animèrent, et dans un hennissement commun, s’élevèrent dans les airs suivit des flammes que leur sabot généraient.

Remontant l’Olympe au-sein duquel tout honneur ou presque était refusé à leur dieux tutélaire, le quatuor flamboyant surpassa les cimes imprenables du palais de Zeus, avant de fondre tel un météore sur le dieu sanglant.

« En avant ! La Terre nous attend ! »

Bondissant alors à l’approche de ton quadrige de bronze et de fer noir, tu en saisis au vol la structure hérissée de pointe et te hisse à son bords. Prenant fermement en main les chaines barbelées servant de renne, un unique claquement se fit entendre avant que ton image ne disparaisse dans une tempête de feu s’éloignant à l’horizon…

**********

Vite, si vite. Tu franchis si vite la distance te séparant de ta cible que ton père devait encore être aux prises avec sa progéniture décadente. Te verrait-il seulement prêcher sa bonne parole ? Son œil omniscient ou presque était-il maintenant posé sur toi ? Tu allais vite le savoir.

« Yaaaaaaaaaaaaaaaaaah ! »

Ordonnant dans un claquement de chaine à ton char de descendre droit sur l’imposant édifice de verre et d’acier te faisant maintenant face, tu ignorais ou au mieux esquivais à présent les projectiles pitoyables que les défenseurs du building te lançaient à l’aide d’arme des plus inutiles.

Tu aurais pu simplement les encaisser, leur force n’était rien, et leur dangerosité pour toi inexistante, mais tu savais que la mise en scène était quelque chose à laquelle les mortels attachaient une grande importance. Aussi aurait-il droit à un spectacle son et lumière qu’ils n’étaient pas près d’oublier.

« Raaaaaaaaaah ! »

Déchainant de ta main une pluie de boule de feu allant s’écraser au sol en contrebas, tu dévastas une rue déserte en la constellant de cratère d’impact si semblable à ceux de tir de roquette avant de répéter la chose sur les rues avoisinantes.

Le siège des nations unis était désormais coupé du reste du monde, car la voie terrestre en moins, il ne restait que la voie des airs, là où tu te trouvais.

Prit de panique, les humains en contrebas cherchèrent désormais à expliquer en leur cœur ce qu’il venait de voir, et ne purent trouver qu’une explication.

Tout était faux, tout n’était que trucage, ça ne pouvait pas être vrai !

« Humains ! Vous qui m’avez servis pendant des millénaires ! Contemplez votre maître, et servez-moi à jamais ! »

Faisant exploser ton pouvoir en une onde de rage sanguinaire touchant toute personne présente à des centaines de mètres à la ronde, tu savouras de tes yeux ravis le spectacle d’une foule rendu folle et se massacrant joyeusement en faisant fi de la douleur et de la logique.

Tuer, ou être tué, en ta présence, l’univers devenait simple. Tellement plus simple qu’avec les discours sans fin de ton père…

*Pas de victimes, pas de mort. Ni de ma main, ni de celles de mes guerriers. Je tiens ma promesse père.*

La piétaille enfin hors de ton chemin, il te reste désormais un message à adresser à ceux qui désormais doivent trembler dans leur prison de verre, prison à qui tu as soigneusement épargnée ta divine inspiration.

« Huk huk huk… »

Riant tout seul de cette comparaison te faisant sur ce point ressembler à ces muses pathétiques, tu enjambes ton attelage divin, avant que d’un bond, tu ne pulvérise la façade de verre au travers de laquelle tu viens de t’engouffrer.

Quelque part en ce batiment se trouvent ceux et celles pensant diriger le monde, tu le sais, mais où précisément ? Dois-tu en demander le chemin ? Ou simplement suivre les cris ?

« Hé toi ! »

Arrachant d’une main la porte en bois derrière laquelle un homme en costume vient de se cacher, tu te retrouves devant une pathétique créature tremblante et implorante, baragouinant et pleurant dans une langue qui t’es inconnue.

Qu’à cela ne tienne, le cosmos permet aussi d’être compris par tous, à l’instar d’un coup de poing dans la figure.

« Silence ! »

Fracassant le mur situé à ta droite d’un coup de poing, tu obtiens en réponse un cri de terreur avant qu’un profond silence ne s’installe. Ton indicateur vient de s’évanouir…

De rage, tu lèves ta botte de bronze dans la ferme intention de lui offrir un sommeil définitif, juste avant d’entendre de nombreuses voix à l’étage te surplombant.

La larve se trouvant à tes pieds vivrait donc encore un peu, pour le moment.

D’un nouveau bond plus tard, tu viens de creuser une nouvelle cage d’escalier au sein du bâtiment, jusqu’à enfin t’être hissé, bond après bond, à la plus grande concentration de voix et de peur de cette ruine humaine.

Ayant été déplacé à la nouvelle de ton approche rapide sur le siège de l’ONU, les responsables et dirigeants du globe se sont hélas vu couper de leur porte de sortie au moment où tes projectiles enflammées réduisirent la rue et les souterrains situés en dessous en un amas de gravât fumant, parfaitement impraticables, même pour un char d’assaut.

Sans doute que sur le coup, remonter aller chercher les hélicoptères avaient dut leur sembler une bonne idée, mais maintenant qu’ils te regardaient du haut de tes deux mètres cinquante, ce n’était plus aussi certain.

« J’imagine que c’est vous les dirigeants que je dois trouver... Vu vos muscles atrophiés, vos panses flasques et vos yeux effrayés, vous ne pourriez rien faire d’autre que commander… »

Te redressant et tachant de calmer au maximum ton pouvoir pour ne pas les calciner de ta seule présence, tu réfléchis un instant à ce que pourrais bien être ton discours devant eux, avant que tu n’y renonces. Ces choses ne sont décidément pas ton fort.

En saisissant un par le col, tu ne parviens pas à le soulever et déchire sa veste et sa chemise de tes doigts brulant, ne conservant en main que des cendres. Tu comprends désormais que même en ayant diminué ton pouvoir, tout contact direct avec eux leur serait fatal. Il va te falloir faire autrement.

« Ecoutez-moi bien, misérables larves. Le temps où vous gouverniez sous la bénédiction de ma batârde de demi-sœur est révolu. Désormais, les dieux sont de retour, et vous aller réapprendre à rester à votre place. »

Tu n’étais même pas sûr que tes auditeurs puissent comprendre le moindre mot de ce que tu leur annonçais, tant ta simple présence divine pourtant considérablement amoindrie les plongeait dans les affres de la terreur.

« Vous avez peur ? Bieeeeeeeeeeeeeeeen. »

Régner n’était pas encore dans tes attributions, du moins pas dans la sphère politique, mais même un pariât comme toi savais qu’il valait mieux être craint qu’aimé lorsqu’il s’agissait de commander à autrui.

« Est-ce qu’un d’entre vous comprends le moindre de mes mots ? Répondez ! »

Sentant ta patience fondre comme neige au soleil, et ayant eu un éclair de génie, tu cherches alors parmi eux celui qui peut être serra en mesure de te servir de traducteur.
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Hazama/Eris
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MessageSujet: Re: Un peu de diplomatie   Jeu 6 Nov - 19:25

Arrow J'ai laissé les deux amoureux par-là

Après plus de deux siècles d’absence officielle où elle agissait comme dans un rêve par le biais d’un avatar des plus élaboré, voici qu’enfin la Discorde revenait en chair et en os parmi ses ouailles favoris, enfin en chair et en os, façon de parler.

*Huuuuuuuuuuuuum, c’est bon de rentrer chez soi…

Hey, m’oublis pas, c’est encore MON corps que tu utilises.

Notre corps Hazama. Il va falloir t’y habituer. Nous sommes partis pour vivre ensemble pour un long, looooooooooooooooong moment, alors tachons de bien nous entendre tu ne crois pas ?

Tssssss, comme si j’avais le choix. Comme si tu ne pouvais pas me faire disparaître d’une simple pensée… Comment veux-tu que notre relation soit épanouis alors que je ne suis qu’un de tes jouets ?

Ooooooooooh… Le grand Hazama se retrouve enfin du mauvais côté du bâton, et tout ce qu’il trouve à faire, c’est se plaindre ? N’essaie pas de m’apitoyer sur ton sort, ça ne marchera pas plus avec moi que ça ne marcherait avec toi.

Dommage… Ça valait le coup d’essayer non ?

Hihihihihi, tu m’amuses beaucoup tu le sais ? Aller, laisse-moi prendre les commandes pour cette fois, regarde et admire le spectacle, reste sage et je te promets que tu finiras par apprécier.

Je pourrais te promettre la même chose, mais je mentirais.*


« Kyaaaaaaaaaaaahahahaahaaaaaaaaaaaaa ! Mais quelle répartie… Oui, je sens qu’on va bien s’entendre toi et moi. »

Parler toute seule ou plutôt parler à son alter égo masculin allait semble-t-il devenir monnaie courante pour une déesse bien trop longtemps confinée à la plus absolue des solitudes.

Non pas qu’elle s’en plaignait, son rôle n’offrant que fort peu de place à une vie sociale après le travail, mais elle n’en possédait pas moins quelques vestiges de sentiments humain, aussi parfois, bien qu’elle préfèrerait se faire clouer la langue sur une table que de l’admettre, elle appréciait un peu de compagnie, surtout quand la compagnie était d’aussi bonne qualité.

*Où allons-nous maintenant ?

Nous allons voir un vieil ami que je n’ai pas vu depuis bien longtemps.

Je le connais ?

Plus ou moins, disons que tu l’as déjà rencontré jadis, et que tu lui as été d’une aide précieuse.

Quelqu’un que j’ai aidé ? Ca fait fort peu de candidats, et si je retire tous ceux qui rêveraient de te réduire en poussière, ça n’en laisse qu’un… Tu ne crains pas le regard de son père ?

Oh, nous sommes suffisamment restés dans l’ombre. L’avenir est en marche, rien ne saurait l’arrêter désormais. Nous avons le Grand Œuvre, nous avons Arwen, et les titans s’éveillent les uns après les autres. Que la Guerre rencontre la Discorde ne changera rien au destin du monde, il est déjà écrit.

Mais… Et pour la Guerre ? Quand son père saura pour nous et pour Cronos ?

Et bien il lui faudra assumer ses fréquentations. Et puis ainsi nous verrons bien si Zeus saura se passer de son fils chéri.*


Rejoignant alors la Terre via son propre réseau de passage dimensionnel qu’elle avait appelé jadis l’antre des serpents, et maintenant l’Ouroboros, la Discorde n’eut qu’à suivre le cosmos proprement inratable de celui qui encore en ce moment accomplissait ni plus ni moins que sa seule volonté.

Rejoindre la seule vraie Guerre ne fut pas difficile, il suffisait de suivre les corps qu’elle laissait derrière elle. Et même s’il n’avait apparemment participé personnellement au massacre, sa seule présence suffisait à déchainer les pulsions meurtrières enfouies au fond des Hommes, quand la seule présence de la Discorde suffisait à déchainer les conflits menant à lui.

« J’arrive mon petit chou. »

Gravissant les étages menant au dieu sanglant, la Discorde ne laissa sur son sillage aucun signe probant de son passage comme l’avait fait la Guerre, elle était plus insidieuse, plus sournoise, plus discrète, mais tout aussi redoutable, si ce n’est d’avantage.

« Arèèèèèèèèèèèès ? »

Enfin elle le vit au bout du couloir, se tenant debout et emplissant de sa masse meurtrière tout l’espace disponible en même temps qu’il saturait l’air ambiant de cendre et de cosmos.

« Arès… Quelle joie de te revoir après tout ce temps… Tu n’as pas changé. »

S’avançant aussi dignement que possible, laissant son pouvoir croitre de manière à ne laisser à la Guerre aucun doute quant à son identité, la Discorde, avec ce sourire en coin qui la caractérisait, se retint de sauter au cou de son dieu préféré et préféra pour ces retrouvailles simplement lui adresser une petite révérence.

« Alors ? Tu me reconnais ? »

Faisant un petit tour sur elle-même dans son apparence d’Hazama impeccable, la Discorde, toute fière de son déguisement ayant jusqu’alors trompé tout le monde, tenait à maintenir encore un peu les apparences. Bientôt viendrait le temps où elle reprendrait la sienne, mais en attendant, celle d’Hazama lui conviendrait.

« Ton père nous surveille, ses piafs parcourent le monde et l’un d’eux tourne justement au-dessus de nos têtes, ce qui veux dire deux choses, premièrement que le temps nous est compté, et deuxièmement qu’il ne nous regarde pas personnellement. Tu sais ce que ça veut dire ? »
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Arès
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MessageSujet: Re: Un peu de diplomatie   Ven 7 Nov - 15:25

HRP:
 

Des misérables larves tremblant devant toi, tu devais te rendre à l’évidence, il n’y avait rien à tirer. C’était en soi un petit miracle que déjà ils ne trépassent pas à ta seule vue, alors qu’ils puissent te répondre, eux qui sans doute ne comprenait pas un mot de ce que tu leur annonçais…

« Bon… Si je ne peux me faire comprendre par des mots… »

D’autres méthodes s’offraient à toi pour leur faire comprendre le sens de ta visite. Il y avait bien sur la communication télépathique, mais non seulement elle ne te convenait pas, mais en plus, tu le savais, t’immiscer ne serait-ce qu’en partie dans un esprit humain aussi faible ne pourrait que le détruire. Il te fallait donc user d’un langage que tout le monde pouvait comprendre, quel que soit ses origines.

« Ouvrez grand vos yeux et vos cœurs. »

Rien de tel qu’un petit coup d’éclat pour faire comprendre aux foules la véritable signification du mot pouvoir. Tendant alors ta dextre face à cette misérable assemblée frémissante, tu y manifeste ce feu si particulier qui non content de n’appartenir qu’à toi, exprime à lui seul ton rang et ton ambition dévorante.

Plus qu’un long discours, la flamme de la guerre était à contempler un spectacle pour le moins inoubliable pour tous ceux y posant les yeux. Différente mais en même temps identique par aspect selon celui qui la regardait, la voir ainsi danser, croitre, comme animée d’une volonté propre, suffit à subjuguer ton auditoire qui sur le coup en oublia jusqu’à sa frayeur pour peu à peu en revenir à de meilleures émotions.

Non sans danger était la contemplation de la force vive que tu incarnais, non sans conséquence était une telle exposition à ce qui depuis l’aube des temps suffisait à déchirer des peuples et à faire s’effondrer des nations. A présent que la Guerre elle-même leur apparaissait dans toute sa gloire éternelle, ces hommes, jadis grand dirigeants parmi les leurs, n’était plus que tes serviteurs.

Le sentait-il ? Ce changement s’opérer en eux ? Rendant leur approche du monde bien plus simple et pragmatique qu’elle ne le fut jamais ? Alors que leurs consciences s’évanouissaient petit à petit à la vue du feu dévoreur de monde, que leur orbite se creusaient pour devenir deux puits sanglants et que leur lèvres disparaissaient peu à peu pour révéler des dents toujours plus pointues, pouvaient-ils encore ne serait-ce que te glorifier par des mots ?

Non, il était déjà trop tard pour cela. Ils n’étaient déjà plus en mesure d’utiliser le langage des Hommes, maintenant ils te comprenaient.

Un sourire satisfait apparut alors sur tes lèvres noires tandis que tu les vis un à un se prosterner devant toi pour te saluer de leur borborygmes colérique. Ainsi étaient tes soldats, des êtres pour qui les mots n’étaient plus qu’ersatz.

Ton message à la Terre était maintenant donné, ta parole serait désormais connue, de même que l’annonce de ton grand retour dans le monde des Hommes.

Abandonnant alors sur place tes nouveaux esclaves, tu laissais à présent aux survivants la tâche d’analyser et de comprendre comment tout ceci avait été possible, et tu frémis d’avance en imaginant les épouvantables cauchemars qu’ils auront à la vue de ce que tu avais fait de leur dirigeants, désormais tout juste bon à écumer de rage au fond d’une cage tel des fauves sanguinaires.

« Hurmph ? »

Sur le chemin menant à l’extérieur du bâtiment menaçant de s’effondrer à tout moment, tu crus alors ressentir quelque chose d’étrange, comme un cosmos quasi imperceptible, juste avant qu’il ne disparaisse de nouveau. Quelqu’un te suivait-il ?

Invoquant tes haches dentelées dans un nuage de flamme, tu t’avances alors vers l’origine probable de cette apparition aussi fugace que mystérieuse avec la ferme intention de découvrir de quoi il retourne, lorsque soudain, une voix sortie des tréfonds de ta mémoire se fait entendre.

Stoppant immédiatement tes pas au son inimitable de cette voix qui maintenant t’appelle par ton nom, tu la vois alors apparaitre au détour du couloir et n’en crois pas tes yeux. Est-ce bien elle ?

« Eris ? »

Devant tes yeux ne se trouve pourtant pas l’apparence à laquelle tu étais accoutumé, mais celle à peine modifié de celui qui il y a de cela près d’un siècle est venu te trouver aux confins de l’univers pour t’offrir de quoi réaliser ton souhait le plus cher.

« Oui, c’est bien toi… J’aurai dut m’en douter. Qui à part toi serait assez fou pour m’offrir le chaos sur un plateau d’argent ? »

Encore une fois, la Discorde t’avait devancée par ses manigances et ses stratagèmes alambiqués. Cette apparence masculine ne lui allait pas du tout, mais force était de constater qu’elle avait ainsi sut tromper son monde, jusqu’à toi, toi qui pourtant la connaissait mieux qu’aucun autre.

« Cela faisait longtemps en effet, trop longtemps, je croyais que tu avais été scellée… Toi par contre on peut dire que tu as changée, c’est quoi cette apparence ? »

Même en sachant l’esprit pervers et tordu de la seule déesse avec qui tu t’étais jamais entendu à merveille, tu devais reconnaitre que son choix était pour le moins novateur, et pour tout dire, s’il n’y avait pas eu son cosmos pour te le prouver, tu n’aurais jamais pu croire en son identité.

« En partie seulement, j’imagine que c’est l’effet voulu ? Te fondre dans la masse ? Te joindre aux autres ? Tu as toujours adorée cela si je me souviens bien. »

Faisant alors disparaitre tes haches de la même manière qu’elles étaient apparues, pour ta part tu ne te retiens pas auprès de celle qui fut jadis et demeure encore aujourd’hui ton porte étendard, et la prend dans tes bras malgré son apparence masculine n’enlevant rien à la froide beauté de son regard.

« C’est bon de te revoir enfin. »

La retrouver ici, au milieu de ces humains faiblards et incompétents… Elle, ta plus grande alliée… Tu te souvins alors du glorieux temps où jadis, ensemble, vous aviez fait naitre des empires, où le monde allait et venait au gré de vos envies. Ah quelle époque que ce fut… Vos ennemis tombant alors par milliers sous votre poigne. Ensemble, vous étiez invincible.

« Gromph… Il ne me laissera jamais en paix ce vieux fou. »

Les sens de la Discorde avait toujours été bien plus développés que les tiens en matière de pistage et de détection du cosmos, aussi, lorsqu’elle t’informa des yeux espions posés sur vous, tu lui fis entièrement confiance.

Quel était le plan maintenant ? Détruire ce gêneur ? Non, ce serait le meilleur moyen de donner l’alarme. Fuir ? Vous cacher ? Ce n’était pas dans tes habitudes. Non, vous eux resteriez là, au sein des ruines des Nations-Unies le temps que durerait votre entrevue.

« Oui, cela veut dire qu’il nous reste un peu de temps avant qu'il ne soit au courant. Mais dit moi, pourquoi m’apparaitre maintenant ? Qu’est-ce que tu as derrière la tête ? »
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Hazama/Eris
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MessageSujet: Re: Un peu de diplomatie   Dim 9 Nov - 13:34

HRP:
 

De tous les immortels, de tous les hommes qu’elle avait jamais rencontré au cours d’une vie que qualifier de longue relevait de l’euphémisme, Arès demeurait un cas à part. Un être que l’on pourrait aisément qualifier de pur, de primaire. Entièrement focalisé sur lui-même et sur sa fonction, comme l’était la Discorde.

« Hihihihihi, tu aimes ? Cette apparence m’a bien servis, et quoi que maintenant son utilité touche à son terme, elle me confère encore la possibilité de régler certains points de détail avant que je ne reprenne une forme plus… seyante. »

*Hey ! Comment ça j’arrive à mon terme ?! Espèce de salo…!

Mais tais-toi donc un peu, je t’expliquerai plus tard, crois-moi, tu n’as rien à craindre.

Te croire ? Toi ? C’est une plaisanterie ?

Moi, je suis toi, tu ne te fais pas confiance ?

Evidemment que non, je sais de quoi je… enfin nous, sommes capable, et s’il y en avait deux comme moi, on ne pourrait se supporter. Il ne peut y en avoir qu’un !

Pauvre petit homme… Si tu tiens tellement à ce que j’abrège ton existence, croit moi, tu vas être exaucé. Interromps moi encore une fois, juste une seule fois, et je te jure par tous les tourments que nous sommes en mesure d’imaginer, que je t’en ferai découvrir un auquel même toi tu n’auras pas songé.*


Le profond silence qui suivit dans l’esprit de la Discorde montra que son alter-égo masculin avait compris. Ainsi étaient les hommes, de temps en temps, il fallait les rappeler à l’ordre.

*Bien, notre cas n'est peut être pas si désespéré en fin de compte.*

Alors que les bras démesurés du dieu de la Guerre se refermaient sur celle qui depuis des temps immémoriaux annonçait son arrivée pour le moins tapageuse, Eris, manquant d’étouffer dans la poigne de fer de son dieu préféré, se remémora alors les temps joyeux où tout était plus simple, et en même temps plus ennuyeux.

*Dire que jadis il suffisait de faire enlever une femme pour qu’une nation entière entre en guerre, il suffisait d’envoyer un fruit au milieu de ces garces pompeuses pour provoquer un scandale… Maintenant, avec toutes ces lois, toutes ces règles… Hihihi, c’est bien mieux ainsi.*

Arès n’avait jamais été le plus malins, mais il disposait d’une faculté à survivre qui tenait au génie, lui, le pariât de la montagne des dieux, méprisé de tous, jusqu’à son père, et qui pourtant aujourd’hui prospérait plus qu’aucun autre en une époque qui lui appartenait déjà, ainsi qu’à sa plus proche alliée.

« Je ne pouvais pas te retrouver sans t’apporter un présent, et puis, on dirait que tu en es plus que satisfait n’est-ce pas ? Dis-moi, qu’est-ce que ça fait que de savoir maintenant que plus aucuns de tes frères et sœurs n’est de taille à t’affronter ? Qu’est-ce que ça fait que de se savoir capable de tous les tuer les uns après les autres ? »

Sans le moindre doute, Arès avait déjà eu l’occasion d’utiliser la formidable puissance que le Chaos représentait. Déjà à Sparte, les résultats avait été des plus spectaculaires, et il n’était alors que partiellement éveillé. Quelle puissance de pure destruction pouvait-il maintenant utiliser alors qu’il était pleinement lui-même ? Seules les moires le savait, et encore.

« Te rends-tu comptes de ce que tu es devenu mon très cher Arès ? Toi qui as toujours été écrasés par ces batârds comme tu les appels, te voilà enfin en mesure de leur faire payer ces millénaires d’humiliations, avec les intérêts. Il ne reste plus qu’un obstacle à ton apothéose. Ton père… »

Eris disait cela comme si elle songeait vraiment à surmonter cet obstacle qui soit-dit en passant, représentait là le plus grand chalenge de toute son existence.

« Tu sais, je ne suis pas resté à rien faire comme certains pendant ces siècles d’invisibilité, moi aussi j’ai progressé, j’ai appris à me nourrir des larmes, de la douleur et des émotions. Je suis devenue plus puissante que je ne l’ai jamais été, et ce n’est qu’un début, bientôt, je disposerai d’un pouvoir… impossible à décrire, un pouvoir défiant l’imaginaire, et tu sais que j’ai une imagination débordante. Mais en attendant ma propre apothéose, j’ai déjà commencé à régler mes ardoises, déjà commencé avec la Comédie, même si elle n’imagine pas encore la démesure de ma vengeance, et bientôt viendra le tour d’Athéna et de cette traînée acariâtre d’Héra... »

La Discorde n’avait jamais brillé par sa modestie, aussi, son ambition ne s’était jamais contentée de ce que le commun des mortels pourrait qualifier d’accessible.

Eris conservait un atout dans sa manche, plus puissant encore que la vengeance du roi des titans, plus vif que la vision du Grand Œuvre de son frère préféré, un espoir de fou. Celui d’un rêve qu’elle avait toujours crut inaccessible.

« Hihihihihi, tu me connais. Quoi de plus grisant que d’être au cœur de l’action quand mes jouets s’entretuent ? Mais assez parlé de moi. Comme tu l’as deviné, j’ai une raison précise d’être ici en plus d’avoir la joie de te revoir, et c’est une chose des plus fondamentales. Je dois te demander une chose, pourquoi restes-tu encore auprès de ce vieux fou quand tu pourrais à toi seul bâtir et détruire à loisir des mondes entiers ? »

"Continuons à parler comme si de rien était, ce piaf abruti entends sans doute tout ce que l’on dit bien que ton pouvoir et la cendre qui nous entoure doivent brouiller quelque peu ses sens, mais quoi qu’il puisse voir, quoi qu’il puisse entendre, nos pensées n’appartiennent qu’à nous.

La vraie raison de ma venue et tout autre. Je viens te prévenir. J’ai libéré les titans pour que cette guerre t’apporte ce dont tu as toujours rêvé, une opportunité d’en finir avec ton géniteur. Lui seul à la puissance d’affronter et de vaincre Cronos, aussi leur affrontement ne fait aucun doute. Mais qui que soit le vainqueur, tu seras le seul à brandir le poing de la victoire. Une fois les patriarches déchus, tout t’appartiendras, à jamais. Aussi, reste en vie pour pouvoir jouir de ton règne. Quand la bataille éclatera, laisse les faibles s’entretuer et les survivants s’affaiblir, puis fauche leurs misérables existences de tes lames. De mon côté je ferai le nécessaire pour que rien ne vienne se mettre en travers de ta route.

Ah oui aussi, n’oublie pas de dire à haute voix toute ta fidélité à ton père, que son piaf lui en fasse le rapport. Il serait dommage qu’il devienne encore plus paranoïaque à ton égard n’est-ce pas ? Hihihi.
"
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MessageSujet: Re: Un peu de diplomatie   Dim 9 Nov - 15:36

Même en l’ayant serré d’aussi prêt, tu parvenais à peine à la reconnaitre. Elle qui pourtant plus d’une fois t’avais fait partager sa couche. Qu’elle ait pu choisir un corps viril, elle dont la froide et troublante beauté n’avait pourtant rien à envier à celle d’une Athéna ou d’une Héra… Cela te dépassait.

« Toujours aussi enthousiaste en ce qui concerne les confessions d’autrui à ce que je vois. Si tu veux tout savoir, je me sens… Bien. Mieux que je ne l’aie jamais été. Par deux fois déjà, j’ai brisé cette chienne d’Artémis et sa meute pathétique, j’ai même réduit son honneur en poussière en l’épargnant. Sa fierté doit être en miette, car elle sait maintenant que chaque jour qu’elle verra se lever ne sera qu’un cadeau de plus que je lui fais. Grace à toi, l’Olympe tout entier tremble à mon seul nom. Même père ne peut plus désormais se passer de moi, car le reste du conseil a sombré dans la décadence. Je pourrais les faucher tous autant qu’ils sont si ce vieux fou m’en laissait l’occasion. Et c’est une sensation grisante, presque aussi savoureuse que du sang coagulé. »

Oui, te savoir devenu désormais le Fléau des Dieux en même temps que celui des Hommes était un rêve devenu réalité. Tous ces siècles passés à subir défaite sur défaite, tant face à ta maudite demi sœur d’Athéna que face aux bâtards mi-humain mi-divin de ton père… Enfin, tout ceci était relégué au rang du passé.

« Oui, à présent ils ne peuvent plus simplement me mépriser comme ils l’ont toujours fait. J’ai enduré dans le plus grand silence ces millénaires d’humiliations, d’injures et de commentaires condescendant, mais maintenant c’est eux qui sont à mes bottes. Eux qui n’osent même plus me regarder en face tant je les effraies… Et ils n’ont pas idée d’à quel point ils ont raison d’avoir peur. »

Eris n’avait pas besoin de te rappeler les innombrables raisons de ton éternel ressentiment envers tous ces bâtards pompeux et hédonistes. Ta mémoire n’était pas encore débarrassée de ces infâmes souvenirs, et elle ne le serait sans doute jamais, pour leur plus grand malheur. Ne jamais oublier, ne jamais pardonner.

« Tu dis ça comme si tu pensais vraiment pouvoir y remédier. Nous ne sommes pas encore prêts, et tu le sais. Si j’ai grandement gagné en puissance, même si ta force à autant crus que tu le prétend, attaquer maintenant serait du suicide pur et simple. Même si tous les Olympiens s’alliaient contre mon père, ils nous détruiraient. Ainsi est son pouvoir, sans égal, ou presque… »

Deux choses échappaient en réalité au pouvoir du roi des dieux, tout d’abords le Chaos, et ensuite le temps, ce pouvoir que son père était le seul à avoir jamais su utiliser comme une arme.

Etait-ce là où la Discorde voulait en venir ?

« Huk huk huk… Te connaissant, j’imagine que ta vengeance sera consommé glaciale, avec une lenteur des plus sadiques, n’est-ce pas ? »

Quel pouvait bien être le plan de la Discorde pour faire tomber l’inaccessible roi des dieux et son pouvoir absolu ? Actuellement aucun de vous deux n’aviez la force d’en venir à bout, tu le savais. Que te cachait-elle donc qui lui permette même d’afficher ce sourire des plus carnassiers ?

« Pourquoi je reste à ses côtés ? Pour ne pas devenir son ennemi. Tu sais pertinemment ce qui arrive à ceux qui le défi. Leurs noms deviennent alors un synonyme même de tourment et de souffrance. Cronos, Prométhée, Tantale, Sisyphe… La liste est infinie, et je ne tiens pas à en faire partie. Sous sa bannière, je conserve l’opportunité de grandir et de gagner en puissance à chaque exécution qu’il me charge d’accomplir. Sous ses ordres, je suis une épée invincible qui œuvre à la sauvegarde de son futur royaume, car oui, un jour tout ceci me reviendra. Je suis et demeure son seul véritable hériter, quoi qu'il puisse en penser. Je suis le seul à pouvoir réclamer son héritage, et voila pourquoi je me battrais pour lui. »

"Tu as toujours été paranoïaque tu le sais ça ? Ton plan me plait, et je ferai comme tu me le conseilles. Cette titanomachie apportera le chaos dont j’ai besoin pour gravir les échelons du pouvoir. Ma force et ma détermination me feront devenir le prince adulé de la montagne du pouvoir quand ces bâtards sombreront dans leur faiblesse. Et lorsque le combat final entre le père et le fils viendra, je serai là moi aussi à attendre un vainqueur. Et puis qui sait ? Peut-être auront-ils le bon gout de s’entretuer ?"

Tout en pensant cela, tu savais qu’alors tu regretterais de ne pas pouvoir achever le survivant de tes propres mains, mais quand il s’agissait de tuer un ancien roi des dieux, ton bon sens te conseillait de laisser la besogne à un autre autant que faire se pouvait.

Te mettant alors à rêver de grandeur et d’une création remaniée à ton image, débarrassée pour de bon de la première génération de Gaia en même temps que des enfants de Rhéa, ton sourire s’agrandit encore à la vision des têtes tranchés de tes frères et sœurs qui t’entouraient, plantées sur les piques de bronzes qui orneraient alors tes épaulières tandis que tes légions fonderaient sur le monde des Hommes pour en faire ton éternel champ de bataille où la mort elle-même serait bannie. Un âge de guerre sans fin…
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Hazama/Eris
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MessageSujet: Re: Un peu de diplomatie   Mar 11 Nov - 17:14

Le temps était épuisé, la Discorde le savait. Même pour un entretien d’à peine quelques minutes, le temps manquait. Ainsi allait la course de l’univers, ainsi allait la course du destin.

« Hihihihi, tu me connais, j’adore savourer mon plaisir, et les voir ainsi se tordre de douleur en rêvant du jour où elles pourront se venger… ça n’a pas de prix. »

Repensant alors à la Comédie parmi les plus pitoyables de toutes les divinités, la Discorde savait que Thalie serait maintenant plus que jamais avide de vengeance, car s’était bien ainsi qu’elle l’avait voulu. De même qu’elle savait aussi que maintenant plus que jamais l’impuissance de la muse écarlate la tarauderait, et que la frustration qui en découlerait serait son nouveau nectar.

Que la muse de la Comédie rêve donc de vengeance, de rétribution, ou d’un quelconque retour de bâton. Cela ne ferait que rendre encore plus savoureuse son prochaine désillusion.

*Petite traînée… Tu n’as pas fini de souffrir, je te le garantie.*

Une telle haine émanait de la Discorde quand elle songeait à sa très chère belle-sœur que cela en était presque palpable. Peut-être un jour lui dirait- elle la raison d’un tel ressentiment, quand la Comédie ne sera même plus capable de comprendre le moindre de ses mots.

Pire que la mort ou qu’un scellement rébarbatif et sans imagination, c’était un sort infiniment plus cruel que la Discorde réservait à Thalie, un sort qu’aucune divinité n’avait encore jamais eu à subir.

*Je te brûlerai, je ferai de ton cœur un tas de cendre, et quand la dernière de tes pensées s’éteindra pour toujours, que tu ne seras plus qu’une coquille vide, là oui nous seront quitte.*

Tout avait été préparé depuis maintenant des siècles dans cet objectif. Une vengeance mûrie, longuement planifiée, imparable…

« Tsssssssssssss… Tu me déçois Arès, tu n’as pas idée à quel point... Je n’aurai jamais pensé que tu deviendrais le roquet de ton paternel. Tant de fidélité pour un maître qui ne désir que se débarrasser de toi… Te laisse-t-il au moins quelques os à ronger ? Tu pourrais être le plus grand de tous les dieux, mais tu n’es qu’un chien qui mords quand on lui demande de mordre, et qui couine le reste du temps dans sa niche en attendant un éventuel prochain repas… Tu es pitoyable. »

"Surtout, ne ménage pas ta réaction, il faut que ça ait l’air vrai. Notre entretient touche à sa fin. Il me faut maintenant te quitter. N’oublie pas ce que je t’ai dit. Soit patient, bientôt tu auras absolument tout."

La Discorde s’attendait à une réaction pour le moins violente de son dieu préféré, mais elle savait aussi qu’il ferait preuve d’assez de discernement pour ne pas en faire trop, pour le propre bien de sa mission. Après tout, s’il s’énervait pour de vrai, il risquait non seulement de réveiller en sursaut son paternel, mais également de la blesser pour de vrai, ce qu’il ne voulait pas. Du moins la Discorde l’espérait.

Et comme la Discorde s’y était attendue, la réaction d’Arès arriva sous peu, à peine sa réponse formulée. De quoi aisément fendre en deux l’enveloppe corporelle qu’Eris avait choisie comme avatar. Il n’avait pas absolument pas retenu son bras, plus qu’une simple apparence, ça a eu l’air vrai.

Mais aussi puissante qu’elle fut, son attaque ne rencontra que du vide, la Discorde n’était déjà plus là, partie dans un rire dément en laissant sur place un Arès furibond n’ayant apparemment pas du tout apprécié ses dernières paroles.

*Hihihihi, au moins ainsi il n’a pas eu à faire semblant.

Tout ça pour ça ? Un message télépathique n’aurait pas suffi ?

Et rater l’occasion de revoir mon petit chou ? Ca fait des siècles que je suis dans l’ombre. Il est temps que je revienne enfin sur le devant de la scène. Et puis, il fallait qu’on nous voie ensemble, tu comprendras bien assez vite.

On joue les cachottières maintenant ?

Prends ça comme une devinette, tu as toujours aimée les énigmes, alors amuse toi avec celle-là.

Mouai… Et maintenant ?

Maintenant nous allons rendre une petite visite à notre petite protégée.

Tu devrais me rendre le contrôle alors, je suis celui à qui elle est habituée, et je l’ai conditionné pour ne pas savoir exister sans moi.

Oui je sais. Ne t’inquiète pas, tu seras aux commandes quand nous arriverons à destination. Tu vois ? Tu peux me faire confiance. Et puis notre duo n’est pas si désagréable n’est-ce pas ?

Tu parles d’un duo… Je suis à ta merci. Ne compte pas effacer ça de ma mémoire avec tes caresses.

Roooooh… Faut toujours que tu vois le mauvais côté des choses.*


Arrow mon grand retour par là


Dernière édition par Hazama/Eris le Mar 7 Avr - 14:08, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Un peu de diplomatie   Mer 12 Nov - 16:16

Tout en conversant avec celle qui, revenue d’on ne sait où, te propose après l’arme la plus puissante de l’univers de t’offrir absolument tout sur un plateau d’argent, tu lances ton regard furieux envers ce point lointain dans les cieux au-dessus de ta tête, là où tu devines l’espion ailé de ton père.

Tu ne caches pas ta frustration et ta colère vis-à-vis de ce chaperon que tu ne saurais trouver qu’insultant. Pas plus que tu ne caches cette mou meurtrière trahissant ton envie presque implacable d’aller lui arracher les ailes pour en faire ton prochain repas. Après tout, il doit déjà avoir entendu plus qu’il n’en désirait, et vu plus qu’il n’aurait souhaité.

*Maudit pigeon… Tu finiras sur une lance à griller pour mon bon plaisir.*

Et alors que dans son rire inimitable, Eris achevait de te narrer sa perversion à l’égard de sa belle-famille, tu retrouvas le sourire à son vice pleinement assumé.

*Oui, elle seule me satisfait, elle qui se sait vile et qui en est fière. Elle qui n’entoure pas ses pulsions dans des linceuls de droiture et de morale. Elle est ce qu’elle est, elle fait ce pour quoi elle existe, et elle le fait avec plaisir, rien de plus, rien de moins.*

Eris avait raison, il fallait maintenant conclure cet entretien, et comme à son habitude, elle trouva une manière imparable de te quitter sans que cela paraisse suspect.

« Espèce de… ! »

Tu n’eus pas ni à te retenir ni à feinter, la langue de la Discorde avait toujours fait plus de dégât que son cosmos lui-même. Sachant piquer au vif les points les plus sensibles de ceux qu’elle voulait rendre fou, elle venait de toucher ta corde sensible via son venin que tu devinais malgré tout teinté d’une pointe de vérité et d’amertume.

Invoquant alors tes haches dentelées dans un nuage de flammes pourpres, tu fendis l’air devant toi dans une attaque qui suffit à réduire à néant l’ensemble des édifices te faisant face sur plusieurs centaines de mètres. A la seule force de tes bras, tu venais de creuser en plein Manhattan un nouveau canal dans lequel l’océan atlantique s’engouffra, noyant les restes fumant de ce qui avait été il y a encore quelques secondes le quartier de Turtle Bay.

« Vipère méprisable ! Rampe aussi loin que tu peux ! Tu ne m’échapperas pas ! J’aurai ta tête sur une pique à coté de celles des bâtards de mon père ! »

Véritablement en colère, plus qu’à l’ordinaire en tout cas, tu savais pertinemment qu’elle avait dit ces mots pour que son départ te laisse propre aux yeux de ton paternel, mais tu ne parvenais pas à te calmer pour autant.

Elle était déjà partie, et tu n’avais aucune idée de sa destination. Avec son propre réseau de trou de serpent, elle pouvait être à l’autre bout de l’univers à l’heure actuelle si tel était son désir. Et puis, de toutes les divinités, elle était sans doute la plus retors, la plus vicieuse, si elle ne voulait pas être retrouvé, tu le la retrouverais pas, ni toi ni personne.

Faisant alors disparaitre tes armes divines dans un nuage de fumée, d’un bond, tu quittas pour de bon les ruines fumantes du siège des Nations Unis, ton message livré avec en prime un cadeau bonus pour la race humaine, l’expression de ton profond dégout pour l’architecture locale.

Sans aucun doute, Zeus aurait des remontrances pour ton dernier geste, sans doute aussi pour toute ta mission dans laquelle tu avais agis… et bien à ta manière.

Que pouvait-il espérait d’autre venant de toi ? Que tu agisses à la manière d’un Hermès ou d’une Athéna ? Plutôt te les couper toi-même.

Grognant à leur simples souvenirs, tu bondis de plateformes cosmiques en plateformes cosmiques jusqu’à ton quadrige qui patiemment t’avais attendu au-dessus de l’East river à la vue d’un New York à la fois terrifié et hypnotisé par ta troublante majesté.

Tu ne le saurais sans doute jamais, mais tu étais déjà devenu un véritable phénomène mondiale sur la toile, le plus grand buz que l’internet ait jamais connus, faisant passer le nyan cat et le gunman style pour deux rots à peine audibles.

« Huk huk huk… »

T’amusant des regards éberlués des badauds qui te filmaient de leur téléphone portables, tu abatis les chaines incandescentes te servant de brides sur l’armure de tes destriers, avant que dans une tempête de flammes, tu ne disparaisses à l’Horizon, t’en retournant à la montagne des dieux où tu pourrais d’une part attendre ton heure, et d’autre part, te passer les nerfs sur quelques choses d’assez solide pour que cela te calme.

Arrow Palais de Zeus
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Un peu de diplomatie
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