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 La Chouette et le Poisson

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Hadès
Dieu des morts et Empereur du monde souterrain
Hadès

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MessageSujet: Re: La Chouette et le Poisson   La Chouette et le Poisson - Page 2 Icon_minitimeLun 17 Nov - 17:36

Descendant alors mon troisième verre tandis qu’Arwen, dont les yeux vert teintés d’or passaient tantôt de la joie insouciante à l’introspection la plus sérieuse, commençait seulement à répondre à ce qui allait sans aucun doute être les minutes les plus bouleversantes de ma nouvelle existence, je tachais de ne pas en omettre une miette et de simplement assimiler aveuglément comme une éponge. Le tri et les conclusions viendraient plus tard.

*Bordel, même le whisky est paranormalement savoureux ici…*

Faisant alors taire les voix intérieures tant de ma raison que de ma rationalité désormais devenues toutes deux obsolètes, j’acceptais ma situation en même temps que le chemin qui se présentait alors devant moi. Le chemin qui semblait-il, me conduisait à l’égalité avec les dieux.

« Héhéhéhé… Si seulement je pouvais au moins être saoul pour faire taire les voix, pour oublier rien qu’un instant… Il n’y a pas assez de scotch dans toute l’Irlande pour ne serait-ce que m’émécher, et c’est pas faute d’avoir essayé, je vous le garantie. »

Les tests d’alcoolémie qu’on m’avait fait passer pendant des années en me voyant arriver au travail sentant le whisky à plein nez étaient formels, pas le moindre gramme dans le sang. Sitôt absorbé, sitôt éliminé. Pas d’ivresse, pas de gueule de bois, je pouvais boire bière sur bière en attendant ma prochaine mission. Une situation qui en ferait rêver plus d’un dans mon travail, mais qui ne m’apportait pourtant aucun réconfort.

Cependant Arwen, dans le flot de ses révélations, avait aussi fait mention des voix, ou du moins, d’une voix qui m’aurait avertie, qui m’aurait protégée jusqu’à maintenant. Si pour ma part il n’y en avait pas qu’une, devais-je alors les considérer comme celles de celui qui attendait encore son heure, tapis dans les ombres de mon bras gauche ?

« Je crois que je vois de quoi vous voulez parler… Effectivement, là-dedans, je ne suis pas seul. »

Touchant ma tempe droite de mon index, je révélais alors un de mes plus grands secrets à celle envers qui je ressentais déjà comme une attirance inexplicable. Bien que c’était la première fois que je la voyais, quelque chose en elle, quelque chose de viscérale, me mettait à l’aise, comme si je venais de retrouver une amie d’enfance.

« Mais elles ne sont pas qu’une. J’en ai compté trois, dont une particulièrement bavarde. A tout instant elles me parlent, elles me révèlent… des choses sur ceux que je regarde. D’un regard, je sais les crimes de ceux qui m’entourent, je sais leur nom, et je sais le temps qu’il leur reste à vivre en ce monde. »

Plus que de simples suppositions, c’était comme si ces voix me permettaient de voir jusqu’à l’âme de ceux que mes yeux fixaient.

« Mais vous… Vous êtes différente. Lorsque je vous regarde, je ne vois que… votre nom. »

Pas de date de décès présumé, pas de péchés, pas le moindre crime apparent. Soit Arwen était immortelle et dotée d’une âme pure au-delà de tous critères humains, soit elle échappait à mon regard.

Ce fut alors qu’elle fit grimper doucement sa propre énergie qui déjà au repos dépassait tout ce que j’avais pu ressentir jusqu’à présent. Sur le coup, je crus à une tentative d’agression, mais la surprise passée, je ne perçus aucune malveillance en cette énergie démentielle, mais bienveillante, apaisante, inexplicablement familière dans son essence, et pourtant fondamentalement inconnue.

« Mais qui êtes-vous enfin ? Pourquoi je peux vous sentir en moi ? Pourquoi j’ai l’impression de vous connaitre ? »

Alors que son cosmos grandissait encore et encore au point que j’en venais à me demander s’il avait une fin, mon bras gauche, sans que je lui aie rien demandé, se mit à… Luire ?!

La lumière ambiante fut alors comme absorbée par cette lumière noire qui émanait de lui, et dans les ombres devenant alors de plus en plus grandes, des visages tordus de douleur apparurent.

« Arrêtez… »

Les plaintes devinrent plus obsédantes, plus discordantes. Toute cette haine, toute cette souffrance, et elles semblaient être entièrement focalisées contre moi.

Bourreau, sadique, fléau de la race humaine, nécrophage. Tant de termes que ces visages hurlants me lançaient sans que j’en comprenne le sens.

« Arrêtez ! »

Plus grande et plus intense se fit alors la lumière noire tandis que mon propre pouvoir semblait vouloir faire écho à celui d’Arwen, au point que la pièce toute entière fut bientôt plongée dans une nuit d’encre où seule demeurait la lumière émanant du haut commandeur de Sparte et qui la faisait resplendir telle une flamme brillant au cœur des ténèbres.

Je voulais la rejoindre dans la lumière, mais je ne pouvais alors même plus bouger. Dans les ténèbres de mon pouvoir, je n’étais pas seul. Autour de moi, bien qu’invisibles, des myriades d’entités m’entouraient à la manière d’une aura aussi sombre que la nuit que j’avais invoqué.

Les cris devenaient maintenant plus distinct, plus compréhensible, et au milieu des borborygmes ineptes et des cris de douleur, un nom revenait sans cesse, suivit d’innombrable malédictions.

« Laissez-moi ! Je ne suis pas Hadès ! »

De colère, je m’arrachais à l’étreinte implacable de ceux qui me maintenaient dans la nuit, jusqu’à ce que mon bras parvienne à rejoindre la lumière émanant encore d’Arwen. Je crus alors être sauvé, jusqu’à ce que d’autres mains, éthérées, griffues et filiformes ne se referment sur moi et me ramène là où semblait être ma place, le plus loin possible de toute lumière.

« Noooooooooooooooooooooooooooooooon ! »

Tout cessa alors soudainement aussi mystérieusement que ça avait commencé. Je me retrouvais en sueur sur le fauteuil où Arwen m’avait fait m’installer, mon bras gauche tout juste frémissant, et l’énergie d’Arwen toujours omniprésente.

Avais-je rêvé ? Tout n’avait-il donc été qu’un rêve ?

« Vous avez vu ? Pitié, dites-moi que vous avez vu, dites-moi que je ne suis pas en train de devenir fou ! »

Plus j’avançais dans ce nouveau chemin, plus l’issue de mon chemin m’apparaissait inéluctable, une issue que j’avais pressentit au moment même où j’étais monté dans ce bus mais que j’avais jusqu’à maintenant préféré refuser d’accepter.

« Héhé… Hahahahahaha ! Je suis foutu… Vous le saviez déjà n’est-ce pas ? Quoi que je sois destiné à devenir, ce que je suis maintenant n’y survivras pas… Ce dieu qui dort en moi, il reviendra à lui, mais moi ? Ca me coutera mon âme. »

J’allais perdre le contrôle, j’allais sombrer dans les ténèbres pour ne plus jamais en revenir, et le pire, c’est que dans l’infinie noirceur de mon avenir, je me sentais déjà bien, formidablement bien. L’intimité des ténèbres insufflait à mon âme un réconfort indicible que jamais je n’avais ressenti à la lumière du jour.

« Ma mythologie Grecque est quelque peu rouillée, mais je connais ces noms… Tout comme je crois connaitre celui de mon hôte, ainsi que ses liens envers sa famille… »

Regardant avec un air indéchiffrable ce bras que je savais maintenant être autant ma fin qu’un renouveau, j’affichais un sourire résigné face à un pouvoir que je savais infiniment supérieur à ma volonté. Le destin m’avait unilatéralement désigné pour devenir un dieu, et que pouvais-je face au destin ?

« Ce que tout ceci m’inspire ? A vrai dire, plus rien… Je m’attends maintenant à disparaitre à tout instant, quand cet autre en moi en décidera. J’avance vers ma propre perte, vers les enfers où d’innombrables damnés me maudissent, et pourtant, je n’éprouve ni peur ni rancune… »

Reposant doucement mon bras gauche sur l’accoudoir du fauteuil, mon quatrième verre de scotch à la main droite, je le fis tourner doucement entre mes doigts, perdu dans mes pensées.

« Il n’y a plus rien à éclaircir en ce qui me concerne... Mon avenir se trouve dans les ténèbres, et mes amis viennent de l’au-delà. »
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Arwen
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MessageSujet: Re: La Chouette et le Poisson   La Chouette et le Poisson - Page 2 Icon_minitimeSam 22 Nov - 23:13

D'un regard amusé, l'Etoile avait guetté la diminution du niveau de la bouteille. C'était intrigant cette habitude qu'avaient certains êtres à tenter de noyer, même furtivement, leurs soucis dans l'alcool. Un réconfort aussi traître qu'illusoire. Trop de mal découlait des abus ce genre de fuite.

L'alcool pouvait en effet être euphorique voire simplement réconfortant mais son abus lui s'avérait dévastateur, plus que dévastateur.

- Souhaitez-vous l'ivresse, Wilson ? Avez-vous le front de défier Dionysos sur son terrain favori...

J'avoue que ce genre de rencontre serait plus qu'intéressante si seulement, le fils de Zeus s'était réincarné parmi nous. En tout cas, une chose est certaine, il vous respecte ou vous craint. Pour vous épargner ce genre de cadeau, il doit avoir déjà goûté à votre colère ou votre puissance.


Et se resservant une tasse de thé tout en amenant une autre bouteille, elle reprit, somptueuse dans la tenue noire mettant autant ses courbes que sa blondeur en valeur.

Allez savoir, le cœur et l'esprit des dieux sont parmi les plus inaccessibles. Certains ne sont juste qu'esprits ne connaissant aucun sentiment. Volonté brute et dévastatrice détruisant tout ce qui ne peut ployer sur leur passage. Pire que tous les bulldozers que les hommes peuvent créer car c'est jusqu'à l'âme qu'ils martèlent, jusqu'à l'essence même de ceux qu'ils décident de détruire. Les pires ne sont pas forcément les plus connus. Éris est l'une d'entre elles et si maligne qu'elle se dissimule mieux que quiconque...[/color]

Son ton avait été si trouble par instants. Un peu comme si ses blessures étaient remontées en surface à la faveur de quelques mots. C'était si dur de côtoyer de telles divinités. Un laisser aller qu'elle regretta aussitôt avant de reprendre son air le plus neutre et le plus sérieux. La blonde scientifique savait qu'elle ne pouvait baisser sa garde surtout devant un dieu tel que celui sommeillant encore en Wilson quoique à voir son air plus que désorienté, elle n'eut pas le moindre doute sur sa propre réflexion intérieure avant de l'entendre enfin reprendre.

- Plusieurs...

Cela était une nouveauté mais que voulait-il dire par voix ? Était-ce uniquement celles d'Hadès jouant sur plusieurs facettes ou celle de souvenirs qu'il avait de son monde ?

- Vous auriez les yeux du juge ? Les yeux de celui à qui l'on ne peut rien cacher de la route que l'on a menée...

A l'évocation de son prénom, elle ne put que sourire.

- En effet, je suis assez différente de ceux que vous avez pu rencontrer jusqu'à maintenant et en même temps, quelque chose en moi doit vous sembler familier.

Vous rappeler quelqu'un...


A le voir, ces quelques mots l'avaient plus que secoué tout comme son énergie avait été un véritable appel en lui...

Ainsi son cosmos lui échappa, explosant depuis son bras sombre avant de noyer la salle complète dans une noirceur infernale sans mauvais jeu de mots.

Se rendait-il compte de sa puissance, de sa force de communication et de la portée de son cosmos ? Cette plongée dans la nuit aurait pu en terrifier plus d'un sauf elle, elle qui était la petite fille de Nyx et l'enfant adorée d'Hypnos avait appris à connaître la maison noire et à travers elle tant d'autres secrets. Les Enfers faisaient partie de la vie de son père et il lui en avait touché quelques mots tout en lui apprenant à les appréhender sans perdre toute raison à leur unique vision. C'était aussi lors de l'une de ses missions pour le roi des Enfers qu'il avait rencontré sa mère, la splendide muse de la Comédie, là qu'il lui avait offert son premier baiser et qu'elle lui avait pris son cœur. Tant de bonheur avait découlé de cela. Un amour plus fort que tout en était même né. Si belle, si belle était l'histoire de ses parents et de cet amour indéfectible entre eux. Rien, jamais rien ne pourrait les séparer.

Si seulement, je pouvais connaître telle relation, j'en serai si heureuse que je n'aurais de cesse de sacrifier à Aphrodite et Éros...

Mais le temps n'était pas à cela. Les rêveries étaient passées depuis longtemps tout comme les appels de ses demi-frères s'étaient comme tus. Face à elle, Wilson criait sans même s'en rendre compte, il criait comme un possédé. Tous ses hurlements qui lui échappaient alors qu'il était comme tétanisé, crispé sur son fauteuil se débattant dans son propre monde intérieur. C'était tellement  fascinant à voir, ce regard halluciné et ces formes qu'il commençait à faire apparaître au travers de cette aura si sombre qui avait noyé toute la salle. Toute cette énergie émanant de lui, de ce bras qui brillait quasi en écho au déploiement de sa propre énergie. Elle, Arwen, l'Etoile si belle si lumineuse et lui, Wilson le sombre, celui faisant battre cœur des Ténèbres se tenaient face à face, contemplant le même cauchemar éveillé.

Toutes ces formes qui dansaient autour de lui, le menaçaient, cherchant à le blesser et elle, elle qui se tenait droite face à lui, tendant simplement la main en sa direction.

- Ma mère est souvent appelée l'Ange de Lumière...

J'ai sa blondeur et ses yeux, j'ai aussi tant de ses grâces. Laissez-moi vous maintenir, laissez-moi vous maintenir en surface. Tant que vous me verrez, rien ne pourra vous arracher à moi, à cette cité qui vous protège de tous ceux qui vous veulent le plus grand mal...


Et elle le vit relever la tête vers elle, il ne pouvait bouger mais son cosmos lui tentait de se raccrocher de toutes ses forces à elle et soudain, il cria de nouveau et parmi les mots, elle distingua un nom...

Enfin...

Non, ne lutte pas contre ta destinée. Tu sais maintenant quel est ton nom. Ce nom que dans quelques temps tu aimeras et chérira autant que tu détestes l'espèce humaine et tout ce qui t'incommode tant en ce monde. Cette terre que tu convoites mais qui toujours t'échappe. Viendra le jour où tu te rendras compte que plus que la terre, d'autres éléments dont tu as perdu la valeur sont aussi en train de s'échapper doucement de ton emprise. D'autres éléments dont tout te semble connu et qui pourtant ont accompli un pas que jamais tu n'aurais pu imaginer...


Quelles étaient les pensées profondes d'Arwen ? La jeune déesse savait quel monstre se cachait en Wilson et que se le mettre à dos serait une erreur fatale à ce stade de la bataille qui ne tarderait pas à s'annoncer. Si les dieux devaient une nouvelle fois s’entre-tuer pour que Sparte vive, elle l'accepterait. Zeus avait frappé ce qu'elle avait de plus cher et même si elle avait une certaine affection pour Athéna, cela ne changerait rien à son plan ni à sa douleur, pas plus qu'à cette oeuvre qu'elle chérissait au plus profond d'elle. Une nouvelle idée qui faisait lentement son chemin en elle...

Puis, soudain tout retomba alors qu'un éclat éblouissant avait brillé en ses yeux si beaux et que face à elle se tenait en nage le pauvre Wilson, aussi pâle qu'un mort, le visage pris dans un rictus à faire peur. Et avançant vers lui, alors qu'il avait tellement peur de sombrer dans la folie, elle posa la main sur son épaule, le réconfortant de cette aura douce qui était la sienne.

- Non, ce n'est pas un rêve. Vous n'avez rien imaginé. Ce sont juste des réminiscences de votre âme, de votre esprit ancien.

S'éloignant le temps de prendre une veste noire et de la poser sur le dos de Wilson qui tremblait de la tête au pieds, elle revint ensuite pour s'installer face à lui et reprendre d'un ton doux.

- Ce n'est pas un rêve, plus que quiconque, je puis vous le garantir. Vous avez même dit votre nom et le dieu qui est en vous ne vous dévorera pas. Il se contentera de fusionner vos deux âmes. Vous aurez accès à une puissance inouïe et lui à cette époque qu'il ne connaît pas plus que cela. Vous ne serez plus qu'un mais votre âme, elle, ne sera pas détruite mais bien assimilée et grandie comme jamais vous n'auriez pu l'imaginer. Pensez juste que vous êtes lui depuis de début et que seule votre mémoire ancienne faisait défaut...

Vivez cela comme votre réveil et non une malédiction ou une perte...


C'était des mots apaisants mais encore trop légers pour rassurer Wilson qui se servait un nouveau verre. Il lui fallait du temps. Ce que le Haut Commandeur pourrait lui offrir en certaines quantités mais mêmes elles seraient limitées. Et posant la main sur son autre bras, elle reprit, plongeant son regard dans le sien, jouant sur le ton de sa voix tout comme sa mère pouvait si aisément le faire...

- Oui, l'Olympe. Songez à l'Olympe. Vous êtes du même sang qu'eux, du même ichor pour être plus précis. Et je vous le répète, vous ne disparaîtrez pas, vous serez complété tout au contraire. A vous de ne pas sombrer dans la peur qui serait le pire piège. Je suis là pour vous aidez...

Vous trouvez quelque chose de familier en moi. Je connais les rêves car ils sont mes demi-frères...

Cela devrait suffire à vous rassurer. Maintenant laissez-moi vous aider à vous détendre et lentement vous aider à comprendre ce que votre âme et votre esprit savent déjà.

Lorsque les Olympiens vainquirent les Titans dans la plus effroyable des guerres, ils se partagèrent les mondes. Zeus prit les cieux, Poséidon les Mers et Hadès le Royaume des Ténèbres, le monde des morts où il imposa sa plus pure forme de loi...

Les morts formèrent alors son peuple et tous connurent le poids des fautes de leurs vivants et le mal en eux. Le mal qu'Hadès s'évertuait à leur faire comprendre. Pour vaincre le mal il faut le connaître et cela ne peut se faire qu'au prix de la haine des pêcheurs...

Vous avez un nom, mon oncle...

Vous avez un nom et ce nom, vous me l'avez dit... Ce nom qui est le vôtre et celui de votre royaume...
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Hadès
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MessageSujet: Re: La Chouette et le Poisson   La Chouette et le Poisson - Page 2 Icon_minitimeLun 24 Nov - 15:51

Il était dit que ceux qui n’avaient plus rien à perdre se sentaient libérés, euphoriques, capables des actes les plus insensés, et maintenant que c’était à mon tour d’expérimenter une telle situation, je me rendis compte à quel point c’était vrai.

Quelque part au fond de moi, j’avais toujours envie de lutter, de me débattre contre cet envahisseur qui allait tôt ou tard me réduire au silence, mais que pouvais-je faire contre ces forces qui me dépassaient complètement ?

Je venais de découvrir un monde au-delà du réel, au-delà de tout ce que j’avais crus possible, un monde de dieu et d’énergie infinie, et plus incroyable encore, j’avais appris plutôt abruptement en quelques seconde être l’hôte du dieu des enfers grecs, un rôle choisi unilatéralement par celui qui bientôt prendrait mon corps comme le sien.

Vidant alors d’un trait mon quatrième verre de scotch, je me retins de l’envoyer s’écraser contre le décor tant l’envie de tout envoyer promener se fit impérieuse en moi. Qu’avais-je encore à craindre ? J’allais perdre jusqu’à mon âme. D’ici ce soir sans doute, je n’existerais plus, alors qu’est-ce que je faisais encore dans ce bureau ?

« Que Dionysos aille se faire foutre, lui et tous les paresseux Olympiques qui pourrissent au sommet du monde. »

Sans trop que je comprenne pourquoi, une colère particulièrement véhémente à l’encontre des Olympiens naquit en moi comme un feu de forêt. Puis grandissante sans que je cherche à la réprimer, elle enfla bientôt au point d’englober toute la création, laquelle désormais ne m’inspirait plus que haine et mépris.

*Bordel mais qu’est-ce qui m’arrive ?*

La présence d’Arwen auprès de moi ne semblait plus parvenir à calmer quoi que ce soit, cette impression à la fois connue et inconnue qu’elle dégageait m’inspirait à présent une méfiance des plus viscérales tandis que cette haine envers toute chose venait et revenait en moi telles les vagues rongeant peu à peu la roche à chacun de leur passage.

*C’est lui, ça ne peut venir que de lui… Il m’envahit un peu plus à chaque seconde qui passe, il s’éveille… C’est la fin.*

J’allais donc finir ainsi, remplacé dans mon propre corps par un être haïssant quasi toutes choses et disposant à lui seul d’une puissance impossible à décrire. Mais selon Arwen, je ne disparaitrais pas, je m’éveillerais juste à mon véritable moi.

« Vous… Vous êtes sérieuse là ? Vous vous payez pas ma tête ? »

Elle semblait sincère, elle semblait vraiment y croire. Étais-je donc le dieu des enfers ? Moi ? Ma situation prit alors une tournure plutôt inattendue, et d’un coup bien plus réconfortante.

*Bon, ok, on se calme et on ne prend pas la grosse tête… Si je suis Hadès, et bien il me suffit de l’accepter, et je vais me réveiller.*

Accepter tout ce qui se présente à moi comme un être qui s’attend à s’éveiller à tout instant. En cinq minutes, j’avais entendu de quoi bouleverser ma vie pour des siècles et des siècles, alors la seule alternative possible, c’était de me tirer une balle dans la tête.

*Et j’ai pas pris mon flingue…*

Me demandant alors si mon véritable moi m’aurait laissé faire une telle chose, je posais mon verre vide sur la table et respirais un grand coup.

« Ok, je suis Hadès… »

Je fermais alors les yeux, attendant un miracle, quelque chose d’incroyable, de spectaculaire, mais rien ne se passa. Les secondes s’enfuirent comme des voleuses, mais rien n’arriva.

« Pourquoi rien ne se passe ? »

Je ne comprenais pas. J’avais pourtant accepté ma condition, mon avenir, ma véritable identité. Qu’est-ce qui n’allait pas alors ?

Regardant mon bras gauche encore inerte, je fus prit d’une violente colère contre lui et me mit à l’engueuler comme s’il était responsable de tout.

« Tu te fous de ma gueule c’est ça ?! Je dois faire quoi pour m’éveiller ? Jeter deux dés et faire dix ou plus ? J’en ai ras le bol d’être ton jouet ! »

Comment pouvais être plus convaincu que je l’étais pour l’instant ? Au fond de moi étais-je encore en train de douter ? Que fallait-il que je fasse ? Simplement attendre et me morfondre ?

Laissant tomber mon bras gauche sur l’accoudoir de mon fauteuil, de ma main droite je me massais alors les paupières tout en soupirant devant l’improbabilité de ma propre situation et le spectacle que je devais donner à Arwen.

« J’ai l’air d’un fou n’est-ce pas ? »

Je parlais à mon bras, j’avais des sautes d’humeurs pour le moins incontrôlables, et malgré les efforts du haut commandeur de Sparte pour me faire remonter quelques souvenirs de mon passé mythologique, tout restait désespérément vide, comme si je n’avais plus aucune connaissance de qui j’étais auparavant.

« Je ne me rappelle pas Hadès ! Je n’ai aucun souvenir de lui ou des autres ! Je ne suis même pas né avec ce bras, il est juste apparut un beau jour comme ça, et depuis, j’ai ces voix dans ma tête et ces foutus yeux de l’enfer ! J’ai jamais demandé à voir ! J’ai jamais voulu tout ça ! »

Dieu que j’avais pu maudire ce jour de décembre 1989 où sans crier gare, mon bras gauche était devenu ce qu’il était encore aujourd’hui et que le monde me parut devenir l’antichambre de l’enfer...

« Je… Je veux juste que ça s’arrête… J’en ai marre Arwen… Marre de nager dans le brouillard, marre d’avoir peur, marre de ces voix, de voir constamment la pourriture de mes semblables et de ce monde… et par-dessus tout, j’en ai marre de ce putain de bras et de toutes ces salades… »

Les nerfs à vif, je sentais mes larmes couler le long de mes joues sans que je cherche à les stopper. J’avais déjà sombré dans un état si proche de la folie que quelques larmes n’avaient désormais plus la moindre importance.

« Hinhin… Hahahaha… »

Irrésistible, le sentiment d’euphorie qui m’avait pris des suites de la dernière intervention de mon bras gauche revint, plus fort encore que par le passé, avec cette fois une révélation à la clé, une révélation qui allait tout changer.

« Une ombre ? »

Et alors que retirant ma main droite de mon visage larmoyant, j’en découvris le bout des doigts noircis par la couleur de mes larmes, les ombres s’animèrent encore une fois sans que j’en sois à l’origine.

« Je suis… Une ombre ? »

Et se rassemblant sous moi en déchiquetant au passage le fauteuil sur lequel j’étais assis, les ombres appelées par mon bras gauche fusionnèrent et s’assemblèrent pour prendre la forme d’une main griffue et éthérée dans laquelle je me tenais à présent, riant tout seul alors que dans mon esprit, tout devenait limpide.

Arwen avait tords, et je le savais maintenant.

« Hahahahahaha ! »

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MessageSujet: Re: La Chouette et le Poisson   La Chouette et le Poisson - Page 2 Icon_minitimeJeu 4 Déc - 20:44

Le moins que l'on pouvait dire, c'était que la rencontre avec Wilson détonnait de bien des manières. Après l'incarnat insipide de Poséidon, la blonde déesse avait eu l'heur de découvrir en Wilson un être infiniment bien plus intéressant que l'arrogant Simbad et, comme elle le découvrait à chaque instant qui s'écoulait, empli de son lot de surprises.

La première fut sa réaction par rapport à Dionysos. Violente et acerbe, elle avait plus que surprise le Haut Commandeur de par sa virulence. Au pire, elle se serait attendu à du mépris voire de l'ironie mais là, elle s'était fait le témoin du premier véritable éclat du sombre monarque.

Incroyable, sa haine dépasse tout ce que je pensais. Non seulement, Athéna et l'humanité mais aussi l'Olympe entière. Il les hait tous tellement. Pourquoi ? Pourquoi une telle hargne... ? Si seulement, père était là...

Un geste dont le jeune homme dont le jeune homme ne semblait pas réellement se rendre compte de la portée, perdu comme il l'était dans une tempête qui le surpassait. Un bien fascinant spectacle que celui-là, un changement, une évolution que la jeune femme observait avec tout le sérieux tout le savoir de la scientifique qu'elle était. Pourtant, ce n'était pas un cœur froid qui battait sous sa tenue sombre mais bien un cœur sincèrement soucieux de ce qu'il advenait de cet homme aux prises avec les " facéties " plus que douteuses d'Hadès ?

Un monstre, Hadès était connu pour être un monstre mais qui connaît réellement l'ampleur du mal qu'il est ? De la cruauté de ses actes et de la noirceur de ses desseins. Détruire l'humanité et la terre n'aurait fait qu'entraîner par voie de conséquences la perte inéluctable de la déesse des Saisons.

La splendide Coré, fille de Déméter et Zeus, Hadès aurait-il vraiment tout perdu ? Toute notion d'amour pour ainsi mettre en péril celle pour qui l'humanité a failli périr de faim...

En son fort intérieur, la déesse s'interrogeait tout en poursuivant son analyse des événements. Toujours calé dans son fauteuil, Wilson semblait s'être enfin ouvert à l'idée d'être l'incarnation d'un dieu et pas le plus engageant de tous. Lentement, les yeux du jeune homme se fermèrent et sans suspendre le moins du monde son observation, Arwen laissa son cosmos en veille, prête à intervenir...

Tout d'abord, ce fut l'attente puis la déconvenue face à l'inertie et l'absence totale de révélation, d'éveil.

Non, il ne jouerait pas... Pas ainsi avec son propre hôte.

Pourtant tout ce qu'il se déroulait sous son regard n'était que la preuve de la cruauté du sombre monarque. La tristesse, le déni, la résignation, l'acceptation, l'espoir, la déception, la folie, tous ces termes et bien d'autres encore pouvaient s'accorder par instant avec la palette d'expressions que Wilson développait devant elle. Puis soudain, elle eut un élan vers lui, lorsque les larmes commencèrent à pointer au bord de ses joues. Un appel qu'elle ressentit avec tant de force. Sans un son, sa main s'avança vers lui, fine, blanche nimbée de ce cosmos qui n'appartenait qu'à elle.

- Wilson, tout être humain est amené à devenir une ombre à un instant de sa vie...

Ta situation est différente car contrairement aux autres, au commun des mortels, tu as le savoir, la réalité de ce monde, la réalité selon les vœux, le sens de la justice d'Hadès.


Et étendant sa main pour saisir une de ses larmes du bout de son doigt, elle l'emplit de son cosmos avant de la tendre de nouveau vers lui, en faisant un bijou de lumière et de beauté.

- Prend ceci, qu'elle t'éclaire, qu'elle soit la lumière diaphane qui te prouvera que même réduit à l'état d'ombre, une part de toi subsiste. Serre la à jamais contre toi même si ton corps devient celui du sombre monarque, ton âme, elle subsistera sous une forme ou une autre et cette larme de lumière sera la preuve que tu existeras même lorsque ta conscience vacillera dans un sommeil qui n'en est pas réellement un. Que la pureté de cette larme te soit le plus précieux de tous les dons...

Et alors que le fauteuil volait en éclat laissant la place à une main griffue, la déesse s'avança vers elle.

- Wilson, je ne puis, je ne puis m'opposer à ce destin que t'ont réservé les Moires. Mes paroles concernaient des divinités olympiennes et non le dieu pour lequel mon père a combattu tant de fois. Celui qui a failli gagner tant de fois la guerre mais dont les hôtes se sont tous à un moment ou un autre réveillés tout comme ceux des autres divinités. Je ne peux te mentir en te disant que l'essence qui s'impose à toi est bénéfique, elle est même tout le contraire. Je ne puis que te dire la réalité telle qu'elle s'est déroulée de par le passé. A chaque défaite, l'âme divine a été chassée de son hôte et délivré l'hôte a naturellement repris vie avec son âme d'origine...

Et séchant de sa main les larmes de sang, le Haut Commandeur acheva.

- Que mon cosmos t'inspire et t'aide à tenir même là où le soleil ne peut briller... Que ma lumière soit l'ultime cadeau de celui qu'un dieu a choisi de sacrifier...

Pure était Arwen, pure et aussi délicate et tendre que sa mère lorsque son cœur était ému. Était-ce la peine qu'elle-même éprouvait que l'avait rendue en ce seul instant si empathique, si douce envers un homme qui était amené à devenir le futur Hadès.
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MessageSujet: Re: La Chouette et le Poisson   La Chouette et le Poisson - Page 2 Icon_minitimeVen 5 Déc - 21:20

HRP:
 

Comme un robinet situé sous le niveau de la mer dont on aurait subitement tourné à fond l’ouverture, je sentis affluer en moi une puissance proprement démentielle. Une puissance ancienne, courroucée, foncièrement malfaisante et semblant emplie d’une haine sans borne pour tout ce qui pouvait bien exister.

Sous l’afflux infini de ce pouvoir, je sentis ma conscience s’évaporer petit à petit, complètement rongée par ce flot plus noir que la nuit qui s’infiltrait en moi à la manière d’un poison épais et froid comme la mort.

Arwen avait tords, elle avait toujours eut tords. La candeur dans ses yeux, son innocence et sa bonté n’avaient pas été feinte, mais cela ne l’avait pas empêché d’avoir tords. Je n’allais pas survivre, je n’allais plus jamais voir le jour se lever, je n’allais plus jamais revoir Jimmy et son haleine de mauvaise bière. Perdu, j’étais perdu désormais, pour tout le monde.

« Arwen… »

Combien de temps me restait-il avant de disparaitre totalement ? Déjà, j’avais oublié mon enfance, mes parents, la maison où j’avais grandi… J’avais oublié jusqu’au visage de ma mère, jusqu’à sa voix. J’avais oublié ma première fois, le visage de celle avec qui je l’avais fait, même son nom… Tous ces souvenirs que j’avais chérie, disparut, envolés, comme s’ils n’avaient jamais existés.

« Arwen. »

Elle était là, même à la fin de tout, elle était là. Ce superbe visage pourtant maintenant si désolé, ce serait le dernier que je verrais dans cette vie.

*Un ange pour me fermer les yeux et me dire bonne nuit…*

Un sourire apparut finalement sur mes lèvres alors que les ombres autours de moi se firent plus possessives, repoussant maintenant le cosmos du haut commandeur de Sparte en tentant même à présent de s’en prendre à elle et à la lumière qui en émanait.

« Je suis heureux de t’avoir rencontré, Arwen. »

Tolkien l’avait bien retranscrit au final, elle était bien l’étoile du crépuscule, la dernière lumière avant la nuit…

Je sentis qu’elle s’approchait encore malgré les efforts combinés des ombres qui m’entouraient. De par sa puissance divine, elle parvenait encore à les maintenir en respect, mais déjà, autour de la sphère de lumière qu’elle était devenue, des myriades de mains griffues s’afféraient, rageuses, frustrées, hurlant leur colère et leur douleur alors qu’elles étaient dissoutes par la lumière salvatrice qui semblait seule capable de les terrasser.

Douce et délicate, la main lumineuse de l’étoile du soir se tendis vers moi, vers mon visage qui perdit un instant cette teinte livide qu’il avait acquis dernièrement pour retrouver les couleurs de la vie. Une gemme, un diamant brillait maintenant au bout de ses doigts, un diamant dont la seule vue était pour moi d’un réconfort sans nom.

Je voulus m’en emparer, je voulus lever la main et m’en saisir pour la serrer très fort contre mon cœur, mais mon corps ne m’appartenait déjà plus.

*La voix, il ne me reste que ma voix, mes dernières forces pour faire mes adieux…*

Cruelle, si cruelle était ma situation. Hadès m’avait-il sciemment laissé encore libre ma langue pour mieux me faire payer une faute qu’il était seul à connaitre ?

« Adieu… »

Et fermant alors les yeux tandis que la main d’Arwen s’évertuait à essuyer les larmes mouillant mon visage, je me sentis tomber. Une chute vertigineuse dans l’abime sans fin.

**********

Et alors que celui qui s’était appelé jadis Wilson disparaissait au plus profond du cosmos quasi infini qui avait envahi son corps, un puissant battement de cœur s’éleva soudain dans les airs, comme l’annonce imminente d’un changement brutal.

Un nouveau battement de cœur, plus espacé et plus fort encore s’éleva bientôt, alors que les ombres autour du jeune homme gagnaient en force et en nombre, commençant maintenant à repousser doucement le cosmos de l’étoile du soir.

Un dernier battement de cœur résonna finalement dans le bureau du haut commandeur de Sparte, le dernier d’un homme devenu l’hôte d’un dieu pour qui la vie n’était que péché et pourriture, un dieu de mort et de noirceur.

Ayant fait taire à tout jamais le palpitant de son nouvel hôte, ce fut avec un regard devenu aussi flamboyant que les feux du sombre empire que le nouvellement incarné empereur des ténèbres revint à lui après plus de treize années passées à dormir.

« J’ai fait… Un bien beau rêve… »

Plus fortes et plus agressives que jamais, les amis de l’au-delà d’Hadès s’acharnaient maintenant sur la sphère de lumière d’Arwen, la réduisant maintenant à vue d’œil tandis que leur maître se saisissait d’un geste de la larme de l’étoile du soir.

« J’ai rêvé... De ton père, et de tous ceux qui m’ont trahit et abandonné. J’ai rêvé du sort que je leur réserverais à mon retour, et de la douleur que je lirais dans leurs yeux quand ils sauraient ce qu’il en coûte que de me trahir, moi qui règne sur toutes les forces de l’enfer ! »

Faisant éclater son cosmos encore à peine éveillé, Hadès provoqua la dislocation soudaine du palais du haut commandeur de Sparte en même temps qu’il faisait sciemment une véritable déclaration de guerre à cette cité conçue dans son dos par un serviteur trop zélé sinon un traître avéré, un traître qui très bientôt allait avoir de ses nouvelles.

« Ce n’était pas un rêve désagréable… »

Un sourire des plus mauvais sur le visage, Hadès, volant désormais au sein des ombres qu’il avait invoqué, s’avançait maintenant vers cette Arwen, cette enfant d’Hypnos que celui-ci s’était évertué à lui cacher, avec sagesse. Son échec était maintenant si total, si pitoyable, que cela aurait presque put attendrir le cœur du sombre empereur, s’il n’avait pas été déjà plus dur que le métal.

Dissolvant alors entre ses doigts la larme de l’étoile du soir, dernier vestige de lumière au sein de cet enfer de noirceur, Hadès allait offrir à son tour un présent à cette déesse naïve ayant confondue candeur et stupidité.

« Arwen c’est ça ? Princesse de Sparte, fille du rêve et de l’inspiration ? Tu crois savoir ce qu’est l’enfer ? Tu crois que ton père t’a montré ce que je suis seul à connaitre ? Ce que je suis seul à pouvoir concevoir ? Tu crois que tu sais ce que c’est de souffrir ? »

nouveau look:
 

L’ombre du bras gauche d’Hadès couvrant maintenant l’ensemble de son nouveau corps, l’empereur des ténèbres avança un doigt griffu devant les yeux de l’étoile du soir paralysée par les ombres dans lesquelles elle était plongée. Oh Hadès n’avait rien contre elle, donc nulle blessure ne lui serait faite, nulle blessure physique en tout cas, si elle se tenait tranquille et acceptait son présent.

Et tandis qu’Hadès savourait son retour dans le monde qu’il s’était juré de détruire, au dehors de la sphère de ténèbres, Sparte s’agitait encore et encore pour tenter de la pénétrer de leurs pathétiques petits pouvoirs.

Retrouvant alors toute sa haine à l’encontre de ceux de leur genre, l’empereur des ténèbres, qui détestait au plus haut point être interrompu, décida de mettre un terme à leurs arrogantes tentatives.

« Nul d’entre vous ne m’arrêtera ! »

Jaillissant du sol comme des nuées de sauterelles voraces, les âmes des morts condamnés à l’enfer fondirent sur ceux qui dans leur armure dorée, s’étaient pris pour plus qu’ils n’étaient, des êtres en sursit. Leur cris de douleur couvrit bientôt les plaintes de ceux qui, effrayés, avaient préférés fuir le secteur et cet orbe de nuit dans lequel même les attaques combinées les plus puissantes semblaient se perdre dans l’obscurité sans fin.

« Tu ne sais rien de l’enfer Arwen, rien. Mais tu m’auras bien servis. Grace à toi et à ton serviteur moustachu, mon réveil s’est vu avancé. Tu as accomplis ce qui aurait dut être la tache de ton père et de Pandore et pour cela, je vais t’offrir un bref, très bref aperçu de ce qu’est vraiment l’enfer, celui que je réserve à ceux de notre genre. »

Et frôlant alors l’un des cils de l’étoile du soir avec le bout d’une de ses griffes d’ombre, Hadès y déversa une infime vision des plus saisissantes du tartare et des tourments qui y attendaient les dieux ayant provoqués le mécontentement de leurs semblables, ou tout simplement celui de l’empereur des ténèbres.

La douleur et la peine qui envahirent alors l’esprit et le corps de l’étoile du soir ne seraient au final qu’un très bref échantillon de ce qui avait rendu fou nombre de créature divine, titans compris, mais au moins avec cela elle saurait, et par là, ce serait toute cette maudite cité apostat qui saurait.

Hadès était de retour, et il n’était pas du tout satisfait.

Retirant alors sa griffe des cils d’une Arwen encore sous le choc, Hadès la laissa choir comme un déchet devenu inutile. Elle avait fait son œuvre, et cette cité également.

« Comment... A-t-il... OSE !? »

Une colère sourde montait maintenant dans l’esprit du sombre empereur alors qu’il devinant non loin certains de ses spectres côtoyer des chevaliers d’Athéna. Comment Hypnos, dont le cosmos emplissait la cité avec celui d’Athéna et de Thalie, avait-il put participer à cela ?

Se préparant à purement et simplement raser jusqu’à la dernière pierre cette cité d’un geste de la main, Hadès sentit son pouvoir faiblir soudainement. Il avait dépensé trop vite bien trop de puissance. Son éveil était encore trop récent, et son plein pouvoir encore à atteindre.

La sphère de nuit se tassa alors sur elle-même, révélant un cratère hémisphérique parfaitement lisse au premier regard, mais qui si on y regardait de plus près, semblait avoir été creusé par d’innombrables griffes acérées. Le temps allait manquer au sombre empereur alors qu’il sentait s’avancer vers lui des forces bien plus conséquentes que celles qu’il avait précédemment réduit à néant.

Au loin, il pouvait sentir le cosmos d’Héra elle-même, elle qui un jour était passé du statut de sœur à celui de reine, elle devant laquelle il avait fallu ramper pendant des siècles, avant qu’avec son parvenu d’époux, elle ne se décide à disparaître à son tour.

« Je reviendrais Arwen. Je reviendrais pour cette cité et pour ce qui m’appartient de plein droit. Je reviendrais avec de grandes espérances, priez que je ne sois pas déçus. »

Et faisant alors disparaître sa sphère de noir absolu, Hadès s’enferma au sein d’une immense main griffue semblant sortir du sol, et en une fraction de seconde, disparut emportée par elle au sein d’une faille rougeoyante dont émana un instant les pathétiques plaintes des damnés.

Arrow Direction, les Enfers !

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MessageSujet: Re: La Chouette et le Poisson   La Chouette et le Poisson - Page 2 Icon_minitimeLun 15 Déc - 18:01

Rien...

Elle ne pouvait plus rien faire désormais sinon contempler l'implacable éveil d'un monstre de cruauté au sein d'une envelopper de chair. Tout ce que Wilson était aux yeux de cette chose qui ne méritait même pas le nom de dieu. Un être dévoré d'un mal plus que perceptible.

Hadès, tout puissant sois-tu, tu ne pourras indéfiniment retenir en tout tout ce qui a fait de Wilson l'homme qu'il est. Viendra le jour où toi aussi, tu seras au pied du mur et où ton châtiment sera tel que tu en viendras à envier celui des damnés de tes propres Enfers.

Wilson...

Elle n'avait même pas eu le temps d'articuler ce nom que son possesseur s'évanouissait dans un sommeil sans nom, un sommeil qui ne méritait même pas ce nom...

- Wilson, je regrette. Je regrette la cruauté des Moires et l'égoïsme monstrueux des dieux... Puisse le destin nous permettre de nous revoir.

Lentement, son visage s'était penché vers le sol. Signe de l'immense tristesse qui était la sienne. Ce n'était pourtant qu'un inconnu quelques instants auparavant mais aussi celui qui venait de lui ouvrir plus que clairement les yeux sur la nature de celui que son père servait.

- Comment est-ce possible ?

Ses parents avaient tout fait pour œuvrer à un avenir de paix et ce dément venait de surgir d'un passé dont il n'aurait jamais du se relever aussi vite pour tout faire voler en éclats. Depuis ce matin funeste ayant vu l'affrontement des futurs Arès et Artémis, ses rêves, ses illusions sur sa vaste famille n'avaient eu de cesse de se briser au fil des heures qui s'écoulaient. C'était une leçon cruelle mais aussi un passage obligé. Celui qui lui donnerait la force de mener à bien le projet de ses parents. Prendre en mains la cité de Sparte et ses apprentis qui représentaient les ferments d'une nouvelle ère. Nul ne pouvait se douter de ce qui dormait encore en ces terres invisibles aux yeux extérieurs. Nul ne pouvait le savoir pas plus que la réelle identité de son ancien Haut Commandeur. Et alors que la jeune femme rassemblait ses forces, un battement se fit entendre. Le battement d'un cœur à faire se glacer le sang. Du plus profond des Enfers, des ombres se manifestaient. Des formes, des âmes corrompues par ce qu'il y avait de plus laid en cet univers qui ne songeaient qu'à la repousser l'éloigner de cet être qu'elle avait tenter de sauver, en vain...

Puis, ce fut une voix qui s'éleva. Affreuse, gutturale, elle n'avait rien de plaisant. C'était juste la manifestation d'un être qui ne méritait nullement de fouler le sol de Sparte mais il était déjà trop tard. Ses paroles avaient touché la scientifique de Sparte exactement comme il le fallait pour qu'elle le laisse parler. Son père, il avait mentionné le dieu du Sommeil tout en étouffant l'ultime cadeau qu'elle avait fait à un mourant.

Père...

Elle ne pouvait accepter cela. Elle ne le pouvait. Tout était trop horrible depuis la perte de ses parents et d'Hazama. Tout était devenu trop rude et bientôt, la guerre entre ces pourritures de dieux allaient reprendre.

- Puiss...

Elle se tut soudain, enfermant en elle ce qu'elle avait tant souhaité un simple instant avant de le repousser avec force lorsque son espoir était revenu mais à présent, elle en était à espérer cela. Espérer un avenir dont elle osait à peine formuler les termes.

Si loin, si lointain lui semblait ce futur contrairement au retour de ce seigneur de l'autre monde qui ne tarda pas à faire éclater sa colère, affectant l'ensemble du Palais qui s'effondra par endroit avant de s'en prendre aux gardes venus en renfort. Les ombres, la voracité d'Hadès venait de se manifester en quelques secondes avant qu'il ne s'en prenne directement à elle.

Un cri muet d'échappa soudain de ses lèvres tandis qu'une vague de souffrance inimaginable lui vrilla le corps. Les images, le choc, les douleurs lancinantes si cruelles en l'ensemble de son corps. Tout cela fut d'une telle cruauté en plus d'une puissante telle que la déesse, dont les cheveux passèrent du blond doré au blanc le plus pur, en perdit conscience, gardant en mémoire un seul désir, un seul projet...

Quant avait-elle perdu conscience avant de choir sur le sol ? Elle-même n'aurait pu le dire. Pas plus qu'elle n'avait pu entendre les paroles d'Hadès lors de son départ. Rien ne le lui aurait permis...

[HRP : oui, merci pour ce rp même si je pense que les retrouvailles entre eux sont plus que compromises après ce que Hadès lui a fait subir]
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Athéna
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MessageSujet: Re: La Chouette et le Poisson   La Chouette et le Poisson - Page 2 Icon_minitimeLun 15 Déc - 22:05

La déesse de la Guerre vient d'ici

Avancer, aller vite et fort comme le fer d'une lance jetée de toutes ses forces. C'était une réponse plus qu'éprouvante que j'amenais à ma nièce, la fille de notre tendre Thalie et du maître du Sommeil. Un bien singulier couple mais dont la force et la passion surpassait infiniment celles de la majorité des autres couples divins. Il suffisait de voir les infidélités répétées de mon propre père et celle de la si volage Aphrodite pour s'en rendre compte et ce n'était que la partie la plus flagrante. Les dieux de notre vaste famille n'étaient pas faits pour les unions heureuses. Ce qui rendait le couple Thalie Hypnos encore plus touchant. Leurs différences et la cruauté de leurs destins suffisait à rendre les deux amants aussi émouvants qu'attirants.

Un tel miracle...

J'étais la déesse Vierge tout comme ma sœur de la Chasse mais contrairement à elle, je ne méprisais ni les hommes ni l'amour pouvant naître entre deux êtres. J'avais fait mon choix des millénaires auparavant et je l'assumais. Toute mon essence était concentrée sur ma mission, sur mon idéal et cela suffisait à me rendre heureuse. J'avais tout ce que je souhaitais et que m'importait d'être différente des autres. Mon cœur était vaste mais inaccessible au véritable Amour passionnel tout comme mon corps serait et demeurerait éternellement pur...

Libre et sans maître sinon le Grand Zeus, mon père, l'autorité suprême de l'Olympe. Celui qui, dans un immense éclat de justice avait condamné Hypnos pour ses crimes à une sentence bien cruelle dont la présence de Érinyes demeurerait secrète. Arwen souffrirait déjà tellement de l'annonce de la perte de ses deux parents pour y ajouter une touche supplémentaire.

Ainsi filais-je droit vers le Haut Commandeur de Sparte lorsqu'une présence maudite parmi les maudites se fit sentir. Si pestilentielle que rien ne pouvait mettre en doute l'identité de son possesseur.

- Hadès !!!

Hadès est de retour !!!


Ce qui me fit accélérer le pas, prenant quasi mon envol mais pas assez vite.

- Non !!!

Et embrasant mon cosmos, je m'empressais d'envoyer une aura protectrice droit vers l'ensemble de la cité, renforçant l'ensemble de mes sceaux. Cette attaque ne resterait pas sans conséquence. Ce monstre, ce boucher sans nom ne méritait aucune nouvelle chance. Son lieutenant, malgré le poids de ses crimes, méritait infiniment plus le respect que lui. Hypnos avait sincèrement œuvré pour casser ce cycle de guerres sans fin mais n'en avait pas été remercié. Rien n'avait fait fléchir Zeus, pas même l'agonie de sa propre fille. Malheureuse Thalie, où était-elle en ce moment ? Perdue pour des millénaires tout comme son époux ? Arwen était donc tout ce qu'il restait d'eux, de leur union, de leur amour et de l'espoir qu'ils avaient placé avec tant de force en Sparte. Pour eux et ce rêve qu'était la cité du Cosmos, j'étais prête à me battre à nouveau. Prête à affronter Hadès et cette fois lui infliger un sort autrement plus décisif qu'une simple victoire.

L'impossibilité d'envahir un nouveau corps m'hanta un instant l'esprit. Le tout était de savoir comment faire pour rendre une telle chose possible.

Cela viendrait...

Sauver Arwen était infiniment plus important et plus que tous, elle était pure et représentait l'avenir de cette cité qu'elle portait désormais seule avec mon aide...

Encore un effort...

D'un regard, je pus apercevoir les gardes d'or se jetaient à l'assaut de cette sphère qui osait violer toutes les règles de Sparte mais cela n'était que pure perte. Aussi hurlai-je au plus fort de la tempête.

- Reculez !!! Battez en retraite et n'approchez plus cette sphère, je vous promets que rien n'arrivera à votre Haut Commandeur mais reculez. Ne lui infligez pas en plus la peine de perdre d'innombrables gardes et amis dévoués !!!

Un soulagement quand je les vis accéder à ma demande, impérieuse et néanmoins chargée d'émotions, avant de les entendre m'encourager et me soutenir d'une seule voix.

Oui, moi, Athéna, suis là comme je l'ai toujours été.

Et lorsque, enfin, j'approchais le dôme, celui-ci s'effondra pour laisser la place à un cratère au centre duquel gisait Arwen. L'Etoile était mal en point et plus que tout, il me fallait la mettre à l'abri de tout, des regards comme des attaques de ce monstre d'Hadès mais à ma surprise, il n'était plus là.

Déjà plus là...

Et me posant en force auprès de la jeune femme, je me mis à hurler pour que tous entendent.

- Lâche, tu es le pire de tous les lâches parmi les dieux. Comment as-tu pu !!! Tu t'en es pris à l'espoir de ce monde avant de fuir à ma seule approche. Puisse la lance et la foudre te faire payer ce crime de plus !!!

==> J'emmène Arwen à l'écart, le temps de l’ausculter dans le calme
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