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 Le conseil de guerre et les anneaux de pouvoir

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Hermès
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MessageSujet: Re: Le conseil de guerre et les anneaux de pouvoir   Ven 29 Sep - 15:35

[hrp : Navré du temps d'attente et de la longueur, la préparation d'un jdr à côté m'a totalement prit]

Ainsi le jugement avait été rendu, son demi-frère Arès avait dû être "remis" à sa place en ayant perdu son anneau en échange d'un autre plus simple. En soi Hermès n'avait pas vraiment d'avis sur la question. De toute façon Arès était le dieu de guerre, et à ce titre, le plus fort sauf Athéna qui se révélait être son égal dans ses domaines liés à la guerre.

Cela le rendit quelque peu pensif : en quoi ses "capacités" en matière de combat allaient changer la donne ? Il n'était pas sage comme sa soeur Athéna, il n'avait pas la puissance d'Arès, et encore moins le talent créatif d'Héphaïstos sans oublier la médecine d'Apollon. Il n'était que le messager, et à ce titre, les messages ne faisaient que bien peu de différences durant une guerre quand on avait son adversaire en face... Enfin si ce messager n'était pas Hermès.

Après tout qui prendrait un simple messager comme une menace ? De toute façon il devait paraître faible et sans moyen de défense pour profiter que ses adversaires le sous-estiment. Et puis qui sait, s'il pouvait en prime se saisir ici et là de divers trésors, ça ne ferait que le satisfaire encore plus.

Mais d'abord se concentrer sur ce qu'il avait à faire, à savoir se rendre là où Arès avait fait preuve d'une destruction totalement inutile. Ce n'est pas comme s'il y avait eut besoin de faire encore plus de destruction que cette confrontation à venir contre les titans.

En tout cas, il estimait que son père et sa femme devaient avoir du temps à rattraper, ce qui le fit sourire de façon candide. Suite à la demande de son père, il s'inclina alors et se dirigea vers la sortie avant d'ouvrir son portail. Impatient de pouvoir observer à quel point tout avait été détruit.


-Voyons voir si la chance va leur sourire en ce jour...

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Zeus
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MessageSujet: Re: Le conseil de guerre et les anneaux de pouvoir   Dim 1 Oct - 13:31

D’une ultime réplique cinglante, le dieu sanglant s’en était allé. Il avait marqué un point, j’avais espéré que plus de responsabilité le rende davantage comme sa demi-sœur, mais je m’étais fourvoyé. Plus de puissance ne l’avait pas changé, cela ne l’avait qu’encouragé. Au final, quel qu’en soit le prix, quel qu’en soit l’issue, il resterait le même.

*J’imagine que cela devrait me réjouir. Au moins je sais ainsi à quoi m’attendre avec lui.*

Oui, je saurai donc pour l’éternité ce qui se passait dans sa tête, il ne pourrait jamais en dire autant.

« Arès a eu sa chance ma reine, et il l’a gâchée. Notre époque ne peut pas se permettre d’offrir de seconde chance, encore moins maintenant que notre père est libéré. Arès continuera de nous servir comme il l’a toujours fait, mais il ne sera pas le commandant de nos armées. »

Héra jouait son rôle, je jouais le mien. Un rôle dont les décisions étaient sans appel, et elle le savait.

« Allez donc vous isoler. Que ma fille renaisse séance tenante. Les enfers ont grand besoin d’elle, et nous aussi. »

Et laissant le soin à mon épouse de régénérer la nouvelle souveraine du monde souterrain, je laissais mon regard parcourir la Terre endeuillée par la perte de l’une de ses plus grandes villes. Tant de questions agitaient alors l’esprit de l’humanité. Qui ? Comment ? Pourquoi ?

Ils avaient peur, ils se tournaient déjà vers leur dieu fantoches pour une réponse. Qu’ils n’aient craintes, les réponses viendraient, mais pas des dieux qu’ils vénéraient alors.

« Hum ? »

Un souffle, un frémissement parcouru alors le monde, et je le ressentis, comme un filet de sueur froide glissant le long de mon dos. Quelque chose était en marche, quelque chose de malsain.

Scrutant alors le monde à la recherche de la source de mon malaise, je ne vis pourtant rien d’alarmant. Pas de Titan marchant sur le monde, pas de retour en arrière du temps, pas de dieu sanglant en pleine boucherie, pas même Hadès remaniant le système solaire.

Alors pourquoi ressentai-je cette sensation ?

La réponse vint comme un cauchemar. Après la sensation de malaise, ce furent les premières images qui parvinrent. Troublantes, horrifiques. Celles de cadavres s’extirpant de leurs tombes, celles des morts jonchant les rues qui se relevaient, celles d’âmes damnées s’extirpant des profondeurs de la Terre. Partout sur le globe, les morts revenaient des enfers.

« Hadès ! »

Cela ne pouvait être que son œuvre. Même scellé, même mort, les portes des Enfers ne pouvaient pas s’être ouvertes sans son aval.

Les morts s’en prenant aux vivants qui en mourant, rejoignaient leur rang, l’ultime trahison de mon traitre de frère.

Il me fallait réagir. De toute urgence. Ceci était une crise, une crise comme le monde n’en avait jamais connu, une crise à la hauteur de mes talents.

Tout d’abords, il me fallait juguler le flot quasi sans fin d’âmes mortes remontant des enfers afin de laisser au moins une chance aux vivants en surface.

Les portes des enfers ne répondant hélas qu’à leur souverain légitime, je ne pouvais les refermer sans les forcer, voir les briser au passage, aussi, je dus composer autrement.

Concentrant dans mes mains le pouvoir déicide, je lui donnai la forme souhaitée avant de le déployer dans un trait étincelant qui fila au travers de l’Olympe et de la croûte terrestre, jusqu’aux portes des enfers alors béantes, avant de s’y répandre en un écran inviolable.

De part et d’autre de l’entrée du monde souterrain, mon pouvoir s’immisça alors, condamnant hermétiquement ce royaume souterrain où les âmes seraient désormais de nouveaux prisonnières.

Une barrière qui fonctionnerait hélas dans les deux sens, mais qui au moins aurait le mérite de figer le compte des morts présent en surface. Une première étape, avant l’application d’une seconde mesure à plus vaste échelle qui cette fois allait me prendre un peu plus de temps à mettre en œuvre.

"Olympiens, vous tous qui êtes reliés à moi par vos anneaux, entendez la parole de votre roi. Hadès a libéré les morts, et la terre est maintenant en proie à leur vindicte. J’ai déjà scellé l’entrée du monde souterrain, mais j’ai besoin de temps pour créer le champ cosmique qui protégera la Terre du souffle nécromantique de mon frère. Aussi, à tous ceux qui le peuvent, je demande ceci, protégez la Terre de vos puissants pouvoirs. Donnez-moi le temps dont j’ai besoin pour mettre un terme à tout ceci."

Et mon pouvoir enfla alors, toujours croissant, tissant cette fois un enchantement comme le monde n’en avait encore jamais connu, un enchantement qui serait aux yeux de tous la preuve irréfutable de notre existence et de notre supériorité.

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Héra
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MessageSujet: Re: Le conseil de guerre et les anneaux de pouvoir   Dim 8 Oct - 14:03

[HRP : au vu des événements, j'ai préféré rester dans le sujet pour plus de clarté]

" Qu’il en soit ainsi, mon divin époux. De par ma grâce, la divine Perséphone renaîtra. "

Le vin était tiré et maintenant, il fallait le boire. Au moins, j’étais parvenue à influencer la décision de mon royal époux. Grâce à moi, Arès s’en sortait plus que bien. Bien sûr, son orgueil en avait pâti mais au moins, il ne serait pas exilé, je ne savais où avec pour seule compagnie les Érinyes. Attenter à la vie de Perséphone et s’en sortir indemne était un véritable exploit et cela au moins, il devait le savoir.

M’inclinant avec noblesse devant mon frère et roi, je pris à mon tour congé, ne portant pas la moindre attention à son petit bâtard. Hermès n’était qu’une broutille comparée à d’autres. Une gênante petite broutille mais guère plus que cela.

Me dirigeant vers mes appartements, je répondais d’un geste aux innombrable saluts. Combien de ces servantes avaient tremblé à mon passage ? Sans le moindre doute toutes tant ma beauté et mon charisme les écrasaient de leurs seuls éclats. J’étais la reine alors qu’elles n’étaient tout au plus qu’un amuse-gueule que les dieux oubliaient aussi vite qu’ils les avaient possédées. Pauvres petites nymphes, pas la moindre d’entre elles ne valait mon cher Argus. Lequel m’avait toujours aussi fidèlement suivi.

D’un geste, je lui désignais le sublime perchoir qu’il occuperait toujours à mes côtés. Zeus avait son aigle, Athéna sa chouette et moi le plus splendide de tous les oiseaux. Souriant à Argus, je lui remis un fruit avant de m’occuper enfin de la tête pourrissante de la pitoyable Coré. La posant sur un plateau d’argent, je me concentrais sur elle.

Quel nouveau corps lui choisir ? L’ancien était encore bien présent en ma mémoire. Le faire revenir tel quel ?

Tournant autour de cette relique pathétique, je réfléchissais. Hadès tenait surtout à la facette sombre de Perséphone, celle qui lui permettait de la possédait comme un bel objet. En libérer Coré était plus que tentant…

Ainsi je tournais encore et encore autour d’elle avant de prendre ma décision. Zeus voulait le retour de Perséphone et j’avais bien compris qu’il souhaitait qu’elle reprenne au plus tôt sa place de commandante. Autant en ce cas, la faire revenir telle qu’elle était au moment de sa chute. Cela lui rappellerait l’échec cuisant qu’elle avait connu face à mon glorieux prince en plus de permettre à ses idiots de spectres de la reconnaître au premier coup d’œil.

Ma décision était prise, il me fallait juste un corps à remodeler…

Fermant les yeux, je me concentrais avant de me mettre à parcourir l’ensemble des terres de l’Olympe. C’était si simple de trouver une jeune fille parmi les servantes et les Nymphes. L’attirant de mon aura, je la fis venir sans la moindre hésitation. Souriante, elle m’observait de ses yeux candides. Elle n’avait rien à craindre de moi pour peu que cette petite eut assez de cervelle pour éprouver ce genre de sentiment. Ce dont je doutais. Elle n’était juste que beauté écervelée, sans saveur, sans finesse. Le réceptacle idéal pour l’âme de Perséphone. Un honneur qu’elle ne serait sans doute jamais capable d’apprécier à sa juste valeur…

Embrasant mon cosmos, j’étendis les bras, l’un vers la servante subjuguée par mon pouvoir, l’autre vers le crâne carbonisé de Perséphone. Avec lenteur, les deux corps commencèrent à s’illuminer, se baigner, se gorger de mon pouvoir. De par ma volonté, un pont, un lien puissant s’était établi entre elle. Un arc qui vibrait de plus en plus fort. Et pourtant, ce fut sans la moindre violence que je rompis le sceau emprisonnant l’âme de Perséphone avant de la diriger vers son nouveau corps. Une migration qui se fit sans la plus petite once de cruauté. Les deux âmes étant amenées à fusionner sans la moindre souffrance. Ainsi en allait la réalité de ce monde, nous prenions possession des corps en fusionnant l’âme ancienne à la nôtre. Cette simplette si douce si innocente aurait peut-être son mot à dire, surtout si elle entrait en résonance avec la partie la plus tendre de ma nièce. Ce qui n’était pas certain mais demeurait bel et bien une possibilité.

D’une main, je fis alors léviter jusqu’à moi une pleine coupe de nectar que je portai aussitôt aux lèvres encore closes de Perséphone maintenue dans l’inconscience. Avec un contrôle plus qu’admirable, je fis glisser goutte à goutte le précieux liquide en la gorge de la belle jeune femme. De quoi raviver sa flamme divine tout en la maintenant sous mon influence. Autant qu’elle restât endormie. Du moins, le temps nécessaire au modelage de son nouveau corps.

J’étais la plus parfaite de toutes les déesses et les ordres de mon frère et époux ne devait souffrir d’aucune fausse note. Aussi, ce fut avec un zèle et un perfectionnisme dépassant de loin celui d’Athéna que je modifiais et embellissais le nouveau corps de la déesse des Enfers. Il fallait qu’elle soit encore plus resplendissante qu’avant, qu’elle surpasse l’enveloppe née de ma souillonne de sœur. J’étais Héra et nulle ne pouvait m’égaler quand je me penchais sur une quelconque œuvre d’art.

J’en étais à la finition quand la voix de mon cher époux me parvint.

Quoi ?

Posant mon regard sur Perséphone endormie et quasi régénérée, je m’interrogeais sur la suite. Fallait-il que je la laisse reprendre vie ?

La renvoyer aux Enfers serait la rendre à Hadès sans la moindre certitude de sa loyauté à notre égard…

J’avais beau lui avoir offert une nouvelle enveloppe rien n’était jamais sûr. Aussi, concentrais-je l’ensemble de mes pensées vers mon frère, attendant sa réponse alors que doucement, ma divine nièce commençait à émerger.

" Mon divin époux, entendez ma voix. Je viens de rendre à Perséphone son corps mais au vu des événements actuels, ne devrions-nous pas la maintenir auprès de nous le temps que l’on en finisse avec son boucher d’époux ? Souhaitez-vous que je vous la ramène céans pour que vous la raisonniez ? "
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Perséphone
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MessageSujet: Re: Le conseil de guerre et les anneaux de pouvoir   Jeu 12 Oct - 14:28

Depuis combien de temps était-elle coincée en cette geôle improbable ? Des jours, des semaines, des mois complets ? Non, si peu en fait, à peine quelques heures, mais en ce genre d’endroit, le temps pouvait paraître long, effroyablement long. Les secondes paraissaient être des heures et les heures des jours tant ce crâne était un lieu de détention épouvantable. Ce crâne, son propre crâne calciné par la volonté de son aîné. Un fait qu’elle n’aurait jamais cru possible avec le retour conjoint de Zeus et de son époux mais qui pourtant s’était bel et bien réalisé. La présence des spectres n’avait servi de rien. Ces pantins n’étaient que masses inutiles même si elle ne pouvait réellement les blâmer. Face à Arès, seul son puissant roi aurait fait la différence.

Frappant encore en vain la paroi noircie, elle finit par se laisser retomber en un recoin de la vaste chambre. Âme désincarnée elle était, maintenant un semblant de forme et de volonté face à ce qui la retenait. Quant à ce qui l’attendait, elle ne pouvait totalement l’ignorer. Hadès s’était de tout temps opposé à Athéna et cela n’avait pas changé. L’accrochage serait inévitable, réveil de Zeus ou non. Seulement, cette fois, ce serait infiniment plus sauvage, plus barbare, plus définitif. Rien que le premier acte du roi des dieux l’avait montré. Il n’avait pas hésité à frapper Hypnos, entraînant sa propre fille dans la chute du maître du Sommeil…

Sort qui ne pourrait que se répéter au premier geste d’Hadès…

A moins d’en finir avec Zeus mais qui serait de taille face à lui ? Ni son cher roi, ni ce boucher d’Arès ne le pourrait.

* Maudit soyez-vous père !!! *

Elle aurait tant voulu le crier mais ne le put pas. En cette demeure, elle n’avait aucune possibilité de s’exprimer ou d’hurler à la face de l’Olympe sa fureur et son indignation de reine bafouée. Comment avait-il osé s’en prendre ainsi à elle ?

* Pour atteindre Hadès... Pour atteindre à travers moi, mon cher époux. *

Des termes sonnant étrangement en son âme. Aimait-elle réellement le maître de l’Outre-monde, au fond, elle ne le savait. Des siècles s’étaient écoulés depuis leur rencontre et leurs épousailles, leurs sentiments avaient évolué mais qu’en était-il exactement ? Perséphone ne le savait pas réellement. Elle était la reine des Enfers mais une reine qui n’avait rien de commun avec les autres déesses.

Une reine contrainte à subir son sort et encaisser les grondements, les échos horriblement amplifiés des voix divines. Une véritable torture tant sa prison faisait aussi caisse de résonance. Un supplice qu’elle s’efforçait de subir dignement. Une épreuve qu’elle partageait en cet instant sans songer au fait que les âmes captives en son propre domaine enduraient bien pire.

Savait-elle ? S’était-elle un jour réellement penchée sur le sort de tous ces damnés ? Peut-être du temps où elle était encore Coré, capable de s’appesantir sur eux, sur leur sort. Qualité qui avait fini par se dissoudre puis disparaître au fil des ans, des siècles. Les Enfers étaient ce qu’ils étaient et les condamnés méritaient ce qui leur arrivait. Tous avaient un jour ou l’autre commis le pire et la justice de l’Autre-monde leur était tombé dessus…

Ainsi en allait l’ordre des choses et jamais, la déesse n’irait contre sa nouvelle nature. Au fil du temps et du contact d’Hadès, la nature profonde de Perséphone s’était modifiée et elle avait fini par accepter cette part de vérité. Cette noirceur qu’Athéna ne cessait de dissimuler et qui face aux juges éclatait en toute sa réalité, sa nudité. Ainsi avait-elle fini par le constater, le réaliser. L’Humanité était mauvaise, fondamentalement mauvaise et exceptionnelles étaient les âmes dignes d’Elysion. Athéna avait beau affirmer le contraire, elle ne faisait jamais que se leurrer, s’entourant d’autant de monstres que de héros immaculés.

Et serrant encore et encore ses poings désincarnés, Perséphone tint bon, supportant cette épreuve jusqu'à ce que tout s’arrêtât. Et en la quiétude enfin revenue, elle put enfin se reprendre et souffler. C’était si bon qu’elle se laissa aller à quelques instants d’abandon avant de sentir une force nouvelle tout autour d’elle. Une énergie, une aura qui lui était familière sans être proche.

* Qui ? *

En son état, elle ne pouvait aucunement la reconnaître. En effet, tout était trop déformé au travers des orbites pourtant vides de sa prison.

* Qui ? *

Se répéta-t-elle lorsque l’immense cosmos brisa le sceau qu’elle pouvait à peine effleurer. S’accrochant alors à un espoir naissant, elle se tourna vers cette force irrésistible en sa situation. C’était comme un soleil, comme un appel…

Saisissant sa chance, elle envoya son propre cosmos vers celui qui la tirait de cette infamante captivité. Il fallait qu’elle sorte, qu’elle revive. Sondant cette puissance source divine, elle rejeta aussi la possibilité qu’il put s’agir d’Athéna. Ce n’était pas elle, certainement pas. Plus que tout autre déesse, l’empreinte de la soi-disant Sagesse lui était connue. Non, c’était plus ancien, plus puissant.

* Mère ? *

Non, ce n’était pas la puissante et merveilleuse Déméter quoique ce cosmos avait des similitudes avec celui de la déesse des Moissons. L’une de ses sœurs sans le moindre doute. Hestia ou Héra ?

Connaissant les deux déesses, elle pencha vers la seconde, plus prompte à agir que la première. Renaître par l’entremise de la reine des dieux ? Cela ne pouvait signifier qu’une seule chose : elle était bel et bien captive de Zeus mais au moins, il la laissait revenir à la vie. Soupirant d’aise en sentant sa prison voler en éclats, elle se laissa emporter par la puissance de sa tante, acceptant le nouveau réceptacle qu’elle lui offrait. Une enveloppe de nymphe qui sous la volonté royale déjà se modifier. Un cadeau que la somptueuse déesse des Enfers appréciait à sa juste valeur, captivant l’âme encore présente. Aucune intention pour elle de l’anéantir totalement. C’était une âme pure, innocente, un joyau qu’elle pourrait insuffler à une nouvelle enveloppe dès que l’occasion se présenterait. Après tout, une servante provenant directement de la montagne des dieux ne serait jamais de trop…

Fermant des yeux de pure essence cosmique, elle embrasa soudain son cosmos, envoyant toute sa puissance, toute son existence en cette chair vive et saine. Immense était l’énergie à se fondre en ce corps, chaque nouvelle vague baignant le plus infime fibre de cette chair avant de fusionner enfin en elle. Âme et corps était enfin unis et ce furent bien des yeux de chairs qui se rouvrirent sur l’immense cascade de plumes porteuses d’ocelles à l’infini.

- Argus…

Le magnifique oiseau serait donc bien le premier être qu’elle croiserait en ce nouveau corps avant de se tourner vers sa tante et souveraine.

- Héra, reine des dieux, je vous suis infiniment gré de m’avoir rendu une enveloppe digne de moi. Nulle en cette demeure ne pourra jamais vous égaler.

De bien terribles paroles de la part de la déesse des Enfers mais elle savait que plus que toute autre, l’épouse de Zeus était pétrie de vanité. Mieux valait donc la caresser dans le sens du poil et ne point s’en faire une ennemie. Prenant le temps de se recréer une tenue digne d’elle, Perséphone reprit paisiblement la parole.

- Avant toute chose, puis-je savoir quelles sont les raisons de mon enlèvement et de ma captivité en la demeure des dieux ?

Zeus était tout proche, il ne tarderait pas, de sa propre bouche, à être fixée mais elle aspirait aussi à être au mieux préparée.
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