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 Le conseil de guerre et les anneaux de pouvoir

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Sélène
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MessageSujet: Re: Le conseil de guerre et les anneaux de pouvoir   Dim 15 Mar - 16:26

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MessageSujet: Re: Le conseil de guerre et les anneaux de pouvoir   Dim 29 Mar - 20:25

Bien, je sens que ma présence n'est que décorative en cet échange. Père ne changera donc jamais. Hormis sa petite favorite ou sa mégère d'épouse, nul doute que pour lui et son incommensurable orgueil de mâle obsédé, fièrement campé sur ses attributs, toutes les autres déesses ne sont que femelles bonnes à être reléguées dans l'ombre de leurs époux et maîtres.

Ainsi ces quelques pensées suffisaient à traduire les réflexions et les rancœurs de Perséphone. Une nouvelle fois, le maître de la Foudre venait de faire sentir sans même élever la parole que l'entretien prônait surtout entre lui et son frère Hadès. Elle-même n'avait plus grand chose à ajouter dans ce qui allait devenir un nouveau pacte entre le maître de l'Outre-Monde et le roi de l'Olympe. Tout cela était déjà arrivé à son terme, convenu entre eux avant même que les paroles ne franchissent leurs lèvres. Chacune des deux parties ayant gros à gagner en cet instant. Un allié de poids pour Zeus et un sursis plus qu'intéressant pour Hadès. De quoi faire pencher la balance vers une solution convenant aux deux tout en ménageant leurs orgueils de coqs à la parade. Et parlant d'égo, celui qui venait de quitter le lieu de ses réjouissance paré d'un anneau qu'il n'avait même pas volé lui fit l'effet d'un jeune poulet même s'il aurait été si tenant pour Perséphone de le comparer à un chapon. Sans doute l'effet d'un dernier sentiment faisant penser à de la pitié pour ce jeune dieu de part trop coincé dans une adolescence sans fin. Le genre qui ne serait pas de taille contre les Titans, encore moins que l'avait été Thalie qui avait au moins eu le mérité de faire preuve de courage en supportant le terrible supplice qui avait le sien. Chose qui avait du plus que marquer Hypnos.

Libérer Thalie ?

L'idée était séduisante mais la déesse songeait surtout à l'arracher à ses ravisseurs dans le but de ramener la brebis galeuse en ses rangs.

Cher Hypnos, je n'ai pas oublié tes paroles. Toi qui n'es déjà plus en odeur de sainteté auprès de mon roi, songe qu'il serait plus que délectable de voir sa réaction s'il venait à découvrir ce que tu as jeté au visage de la tendre Coré. Vue la situation, cela ne pourrait qu'amener encore davantage de raison en ton esprit surtout si je tiens ta précieuse Thalie entre mes mains. Délectable en effet mais...

Attiser la colère du sombre monarque envers toi serait tellement simple en cet instant mais aussi plus que préjudiciable aux Enfers. Aussi, je veillerai à te faire entendre raison tout en m'appliquant à sauver ta tête au moyen du peu d'atouts que j'ai en ce jeu où bien trop de mains tirent les ficelles.


S'en prendre à Arwen serait trop périlleux. Protégée comme l'était la blonde déesse, cela ne pourrait qu'être à leur désavantage mais Thalie, qui pourrait reprocher quoi que ce soit à la reine de l'Outre-Monde si elle parvenait à la retrouver. Les Titans l'avaient enlevée mais l'Olympe ferait tout pour la retrouver et Perséphone réalisait parfaitement ce qu'elle pourrait gagner si son sauvetage devenait possible.

Cette idée valait la peine d'être conservée et relevant la tête vers le roi son père de nouveau installé sur son trône, la fille de Déméter prit la parole.

- Bien, puisque le temps est de nouveau venu pour moi de parler en cette assemblée, je suivrai le chemin de mon cher époux et le vôtre en cette guerre qui s'annonce. Puisque tous deux avaient décidé et noué une nouvelle alliance qu'il en soit ainsi. Je suivrai mon époux comme doit le faire toute épouse aimante et dévouée tout en servant par le même acte le père que je ne cesse d'aimer et respecter.

De par cet anneau dont vous me faites don, je vous le jure, père. Auprès de mon époux, je me tiendrai en cette guerre qui s'annonce décisive.


Et sans attendre, elle passa le sien à son doigt. Plus que calculatrice, l'ambition et tant de sentiments contraires ayant pris la place de tout ce que le coeur de Coré pouvait ressentir lors du réveil de la reine des Enfers, Perséphone serait prête à tout pour donner une chance aussi infime soit-elle à son plan de se réaliser...

Pour notre Royaume à tous deux...

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Zeus
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MessageSujet: Re: Le conseil de guerre et les anneaux de pouvoir   Dim 5 Avr - 14:31

La méfiance pouvait se lire dans les moindres recoins du visage du sombre monarque, et elle n’était pas déplacée. Après tout, il n’était pas un idiot, seulement un pauvre fou, un dieu maudit qu’un trop long exil dans les ténèbres avait perdu à jamais.

Le voyant alors lui et son ombre, ma fille, enfiler devant mes yeux leurs anneaux de puissance, je ressentis pareillement que pour Hermès, leur essence respective venir faire écho à la mienne, comme autant de satellite gravitant autour d’un astre quasi infini.

Tout allait donc pour le mieux, mon armée ne faisait que croitre en puissance, et ainsi, c’était ma propre puissance qui elle aussi allait vers un zénith que je n’aurai jamais cru possible, du moins, jusqu’à ce que ce Hazama ne se présente devant moi, porteur d’un secret que mon cœur avait ardemment désiré posséder.

« Tu es peut être seigneur en ton domaine mon frère, depuis le partage du monde aux temps mythologiques, mais tes pouvoirs ne peuvent en aucun cas dépasser les frontières des enfers. En t’en prenant à la Terre et à ma fille, tu t’es condamné, n’ai aucun doute là-dessus. Athéna a réagie en tant que gardienne, affrontant seule un puissant adversaire, qu’elle vainquit de ses mains à chaque fois que cela s’avéra nécessaire, et non sans mal. N’essai même pas de la souiller pour couvrir ta folie, ta corruption n’est que trop apparente. »

Tout en Hadès suintait effectivement la noirceur qui habitait dorénavant son cœur, une noirceur qui n’appartenait pas à ce monde, ni à celui des morts. Une noirceur qui ne pouvait venir que des ténèbres elles-mêmes.

*Tu aurais donc abandonné jusqu’à ton cœur pour la puissance mon frère ? Erèbes t’a-t-il donc vraiment tout prit en échange d’une fraction de son pouvoir ? Réalises-tu qu’ainsi, tu es devenu son émissaire ? Son pantin ? Ta haine pour moi t’aurait-elle aveuglée à ce point ?*

Hadès avait toujours été jaloux, depuis le commencement. Après tout, il s’était toujours targué d’être l’ainé de notre fratrie, celui qui aurait dut être épargné par Rhéa, celui qui aurait dut vaincre notre père, et nous gouverner, mais le destin en avait décidé autrement.

De notre nombreuse famille, j’avais toujours été le plus grand, le plus puissant. Comme Kronos avant moi, le plus jeune, et celui destiné à prendre le trône de notre père, après l’avoir mis à mort de nos propres mains.

*Mon pauvre frère… Tu auras beau te débattre, tu auras beau lutter de toutes tes forces, jamais tu ne seras mon égal, jamais tu ne changeras ton destin.*

Hadès semblait-il était perdu, mais il n’en demeurait pas moins un allié de taille, à la puissance seulement dépassée par la mienne, et sans doute celle de notre père. L’avoir en mon pouvoir était un avantage que je ne pouvais simplement pas ignorer ou dédaigner. La guerre qui nous attendait n’allait pas être gagné par la seule vertu, je n’étais pas assez naïf pour le croire.

Mais viendrait bien assez vite le temps de la justice, et de la juste rétribution, les coupables ne perdaient rien pour attendre.

« Hum… Tu sembles aussi ignorant en matière d’amour que tu ne l’es en matière de juridiction. J’ai pu de mes yeux entrevoir les sentiments que se partagent ma fille et le Sommeil, et je peux t’affirmer qu’il ne s’agit pas de simple luxure, ou d’une amourette sans conséquence comme tu te plais à le dénoncer du haut de ton mépris. Quel que soit la nature du lien vous unissant Hypnos et toi, crois-bien qu’il existe en ce monde des forces bien plus puissantes que la seule peur que tu sais inspirer. Voilà pourquoi Hypnos restera emprisonné. Quant au pourquoi de ces anneaux, ils sont ce que tu as déjà deviné, un moyen pour moi de m’assurer de votre sécurité autant que de votre loyauté. »

Nous en avions fini au sujet du Sommeil, comme nous en avions fini lui et moi. Perséphone comme à son habitude, avait répondu en alliée aussi docile que fidèle, ce qui l’honorait en tant qu’épouse et en tant que reine, au moins d’elle je n’aurai pas à me méfier, et puis elle saurait mieux que moi contenir par la douceur les élans nihilistes de son fou de mari.

« A présent, si vous n’avez plus rien à ajouter, je ne vous retiens pas céans. Des affaires des plus urgentes m’attendent, comme la traque de nos ancêtres de par le monde. Si tel est votre souhait, vous pouvez dès à présent vous en retourner en vos terres et vous préparer à l’affrontement final contre les titans. Fortifiez vos corps et vos âmes, car ce qui nous attends n’aura pas été vu depuis les temps mythologiques, soyez en assurés. Ma bénédiction vous accompagne. »

Je n’avais que peu d’espoir en disant cela de les voir m’apporter une quelconque solution miracle, voir même un fragment d’information concernant la cachette des titans, demeurant encore prodigieusement invisibles à mes sens et à mes agents, aussi préférais-je abréger des retrouvailles placées sous le signe de la tension, non sans auparavant leur adresser un sourire en guise d’au-revoir.
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MessageSujet: Re: Le conseil de guerre et les anneaux de pouvoir   Dim 12 Avr - 16:17

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Sélène
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MessageSujet: Re: Le conseil de guerre et les anneaux de pouvoir   Dim 12 Avr - 16:17

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MessageSujet: Re: Le conseil de guerre et les anneaux de pouvoir   Jeu 16 Avr - 20:16

Le regard, les paroles du roi des dieux étaient d'un ennui, d'une inutilité que la reine des Enfers se retrouvait acculée à jouer la comédie, un défi en soi. En effet, devoir se conformer aux us antiques qui n'avaient de cesse de la reléguer dans l'ombre de son époux était un véritable exploit pour quiconque avait un chouia de fierté, un exploit digne de la puissance secrète de la terrible reine de la Putréfaction. Elle que personne n'avait jamais prise au sérieux.

Vraiment, père, c'est une surprise pour vous ? Pourtant, c'est tellement évident. Comment mon divin époux aurait-il pu évoluer autrement ? La noirceur, le fiel des hommes est son lot tout comme l'oubli qui le hante tant. Les humains nous négligent, nous rejettent au plus lointain de leur âme, de leurs esprits et croyances. Pour eux, nous ne sommes plus que récits et contes qu'ils massacrent d'un seul élan...

Toute cette rage, cette horreur contenue depuis des siècles et des siècles au plus profond des Enfers, tout cela avait agi comme un poison, un lent venin corrodant, corrompant autant l'âme que le cœur. L'ichor du sombre monarque n'avait plus le même éclat qu'autrefois. Où était celui qui, fou d'amour, l'avait enlevée en une lointaine époque ? Ce roi qui avait encore autant de grandeur que de noirceur s'était égaré dans les méandres d'un lointain si lointain passé ne laissant rien demeurer de ce qu'il faut autrefois. Les hommes et l'arrogance d'Athéna étaient passés par là. Chaque nouvelle guerre se muait en humiliation, chaque défaite en une nouvelle soif de vengeance de haine.

Ainsi ont été les choses...

Telle était la conclusion de cycles qui ne cessaient de se répéter.

Pour combien de temps encore ?

Les temps du changement étaient venus. La pseudo-trahison d'Hypnos en avait été l'élément déclencheur. Contrairement à la trop tendre Coré, Perséphone, elle, n'était pas dupe. Elle avait senti la réelle loyauté en son serviteur. Même prisonnier de Zeus, soumis à sa puissance, il avait tout fait pour la préserver. L'amour, le maître du Sommeil le connaissait autant que la fidélité. Au moins sur ce point-là, elle était en parfait accord avec son coureur de père. Hypnos connaissait l'Amour et l'Amitié.

Oui, même si nos liens n'ont aucune commune mesure avec ceux qui t'unissent à Thalie, je sais que je pourrais encore compter sur ton aide, Hypnos.

Et quand bien même ce serait l'inverse, la reine avait un autre atout dans sa manche. Elle trouverait bien le moyen de remonter jusqu'à Thalie, peut-être même plus vite que sa demi-sœur. D'autres paroles suivirent tandis qu'elle sentait l'anneau autour de son doigt. Quelque chose de fort se dégageait de lui sans qu'elle ne puisse mettre de nom dessus. Zeus s'engageait à défendre les siens, à les regrouper autour de son propre anneau. Un clin d’œil à certaines œuvres humaines qui ne manqua pas de la faire sourire mais aussi une façon bien différente de voir les choses ainsi qu'un regain d'intérêt.

Nous avoir tous à l’œil pour nous protéger, nous préserver des assauts par surprise des Titans mais aussi sans doute nous surveiller.

Le revers était bien réel, puissant, et Perséphone n'était pas dupe. Zeus tenait plus qu'à son pouvoir. Tout comme l'ensemble des Olympiens, il ne supportait pas qu'on le mette en mauvaise position.

Puisse cet anneau ne pas être une chaîne...

Et enfouissant ces pensées au plus profond d'elle-même, elle répondit au roi des dieux.

- En ce cas, je me retire, père. Les spectres ont besoin de nous pour se préparer à ce que vous avez choisi comme destinée.

A très bientôt donc pour ce qui ne pourra être qu'une lutte décisive pour nous tous.


Puis, se tournant vers le sombre monarque.

- A très bientôt, sire mon époux, je pars en avant préparer votre retour en bonne épouse dévouée que je suis.

Et plongent son regard dans le sien, elle sentit un trouble immense l'envahir. Pour eux, les seigneurs de l'Outre-Monde, tout geste, toute parole était inutile, un seul échange visuel suffisait amplement. Entre la braise des yeux d'Hadès et la profondeur de ceux de Perséphone, tout était dit. Toute la passion, la violence voire la sauvagerie dont tout deux étaient capables s'exprimaient en une vision de l'amour unique, la seule sans doute encore capable de surprendre cet obsédé de Zeus.

Un lien existait bel et bien entre le roi et la reine des Enfers. Un lien sur lequel bien trop d'êtres se leurraient. Et sur ce salut, la sublime fille de Déméter s'évanouit en un souffle sombre.

=> Enfers
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Hadès
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MessageSujet: Re: Le conseil de guerre et les anneaux de pouvoir   Ven 17 Avr - 12:10

Des demi-vérités et des faux semblants. Dans le jeu du pouvoir, il ne me fallait pas attendre autre chose du roi des dieux, et je ne pouvais pas le lui reprocher.

J’étais moi-même né avec une couronne sur la tête, bien que rares étaient les êtres suffisamment perspicace pour la voir. J’étais moi-même un roi, tant par la naissance que par la puissance, aussi, je ne pouvais que me ranger à l’absolue nécessité d’un tel jeu, le plus grand de tous, le seul qui méritait qu’un dieu comme moi mette sa vie en péril pour l’emporter.

Comme je l’avais soupçonné, Zeus ne répondit qu’à moitié à mes questions concernant ces fameux anneaux, et alors que j’examinais le mien tout en prenant grand soin de ne rien en laisser paraitre de ma méfiance à son égard, j’entendais la douce voix de ma reine s’élever à mes côtés. Son timbre délicat mais impérieux autant qu’empreint de noblesse me faisant tourner les yeux vers elle pour encore une fois la contempler comme au premier jour. Elle si belle, si merveilleuse, elle le plus grand de tous mes trésors…

« Allez ma reine, les ombres vous protègent. »

Un regard entre nous avait suffi, ces quelques mots étaient déjà de trop. Bientôt, très bientôt, nous serons à nouveau réunis, mais auparavant, il y avait des affaires en suspend que je me devais de régler.

« Revenons-en à notre affaire maintenant… »

Si Zeus pensait qu’il pouvait m’éconduire comme un simple serviteur, il se fourvoyait lourdement, très lourdement. Quoi qu’il puisse bien penser, il ne m’était pas supérieur, si ce n’est dans son inégalable puissance, du moins, c’est ce qu’il pensait.

De même qu’il avait acquis cette puissance, elle pouvait la lui être retirée. Car tout roi régnait en son temps, puis s’éteignait, c’était la loi de l’Univers. Tout comme Ouranos et Kronos avant lui, Zeus tomberait.

« Hahahaha ! Et que peux-tu savoir de l’amour véritable, toi ? Le mythologique coureur de jupons, qui préfère les femmes humaines à ta propre épouse ? Que peux-tu savoir de la peur alors que tes propres enfants ricanent dans ton dos et que ces humains que tu aimes tant t’ont relégué au rang de mythe ?
Mon pauvre frère, ta couronne et ta tour d’ivoire faite de moral absolue t’ont fait perdre tout sens commun. Ma corruption comme tu l’appelle, les guerres sacrées… Rien de tout ceci ne serait arrivé si tu ne m’avais pas condamné à l’exil dans l’endroit le plus sombre et misérable de la création.
Quand toi et Poséidon vous partagiez les richesses de la surface, j’étais reclus dans les ombres, parmi les morts et les ténèbres, sans même le droit à un siège au conseil des dieux... Je t’ai aidé déjà une fois contre notre père et son armée, j’ai combattu à tes côtés, sous mes coups, nombre de titans et de leur alliés sont tombés, vois aujourd’hui ma récompense. Que suis-je ? Qu’ai-je gagné sinon la régence d’une terre maudite, et le droit de t’obéir comme à un maitre ? Qu’est-ce qui te rend différent de moi, si ce n’est l’odieux partage du monde et des pouvoirs universels dont tu fus l’instigateur ?
»


La haine et la rancœur en moi ne cessaient de croitre, menaçant d’exploser à tout instant tandis que je me sentais chauffer par degrés. Je n’étais pas étranger à ces soudaines montées de colère, mais à présent, je n’étais pas en face d’un dieu secondaire, ou d’un misérable mortel attendant son jugement, aussi, et malgré mes souhaits les plus ardents, je dus réprimer mon envie de tout envoyer promener, Zeus en tête.

« Non mon frère, je suis peut être condamné, mais cela n’est pas de mon fait. Toi seul en est responsable. Toi seul et tes choix nous ont mené à ce jour où tout, jusqu’à la titanomachie se voit à refaire. Maintenant, fait fit de ton orgueil, et demande toi si au final, tes choix ont fait une différence. »

Je n’avais rien à ajouter. D’autant plus que je m’étais déjà avancé bien plus loin qu’aucun Olympiens ne l’avaient sans doute jamais osé. Comment Zeus le prendrait-il ? Sans doute comme le roi qu’il voulait paraitre, et qu’il s’était lui-même convaincu d’être au fond de lui.

Passant à mon tour l’anneau à mon doigt, je sentis la présence du roi des dieux m’envelopper comme un linceul. Il n’y avait aucun doute. J’étais à présent surveillé.

« Je prends ton anneau et ta bénédiction pour ce qu’elles sont. Maintenant permet moi d’aller m’entretenir avec ton ainé. Lui et moi avons une affaire en suspens, et tu sais à quel point je peux être vieux jeu en matière de dettes… »

Adressant un dernier salut à mon petit frère, je me retirais de la salle du conseil d’un pas lent, déjà soulagé de m’en retourner à un cadre plus… agréable pour mes sens depuis trop longtemps habitué à l’obscurité.

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Hermès
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MessageSujet: Re: Le conseil de guerre et les anneaux de pouvoir   Mar 2 Juin - 6:03

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Après m'être enfin décidé sur ma résolution à adopter envers la prochaine fois que je rencontrerais ce chevalier qui s'amuse à me manquer de respect, je décide de revenir après de mon père. Il doit savoir ce qui s'est passé à Jamir et qui en est responsable, combien même ça s'est passé avant que mon père fasse alors cet accord avec mon oncle pour faire en sorte que les titans soient ce qui doit nous unir.

Dire que mon rôle fait que je ne suis pas fait pour faire office de combattant alors que j'ai les moyens de tenir tête à mes frères et mes soeurs. Viendra le moment où je devrais utiliser certains de mes atouts pour faire un effet de surprise et obtenir l'avantage. Mais pour le moment, je reste le messager des dieux et ne montre aucune aptitude au combat qui soit notable.

Je me demande bien ce que mon père a comme projet pour moi lors de cette guerre. Je devine que par exemple Arès, Athéna et Artémis seront ceux qui se battront principalement sans compter sans doute les chevaliers d'Athéna bien que je doute qu'ils puissent faire vraiment la différence... Encore que cela n'est pas encore quelque chose de définitif. Certains chevaliers peuvent sortir du lot tout comme les spectres d'Hadès, reste à voir lesquels.

Enfin bref, toutes ces pensées font que je me retrouve rapidement devant l'entrée du palais de mon père sans que je ne sente la présence d'Hadès et sa femme. Il faut croire qu'ils sont retournés en enfer ou bien ailleurs pour commencer les préparatifs de la guerre.

En m'avançant en même temps que je retire mon casque, je m'incline brièvement en regardant à nouveau mon père.


-Je reviens comme prévu père et je confirme que tout a été fait comme prévu. Par contre j'ai appris par un chevalier une nouvelle des plus étranges.

Je prends le temps de rassembler mentalement ce que j'ai entendu et fait en sorte d'être sûr de ne rien oublier du tout.

-Avant le retour d'Hadès, un spectre a attaqué Jamir et a détruit tout l'endroit jusqu'à qu'il n'en reste aucun survivant ou très peu, laissant alors Ahténa en position de faiblesse sans le soutien de Jamir. Je ne vois que Perséphone qui peut être responsable de cela si Hadès n'avait pas été encore de retour. Cela s'est passé avant l'accord entre l'Olympe et les enfers mais je tenais malgré tout à vous le dire. Athéna doit le savoir afin qu'elle ne puisse pas être prise au dépourvu je pense.

Au moins en disant cela, je pouvais déjà être sûr que rien n'avait été oublié. Bien sûr je savais que cela n'était pas si simple à résoudre, au moins père devait sûrement interroger Perséphone ou du moins utiliser quelque chose pour vraiment mettre les choses au clair. Le témoignage d'un chevalier d'Athéna ne suffisait pas je suppose, sans compter que cela laissait Athéna dans une situation défavorable sur le long terme. Sans Jamir, le sanctuaire se trouvait encore plus vulnérable alors que les spectres n'en sont que plus forts.

-J'ignore si la parole d'un chevalier de ma soeur peut être suffisant pour savoir s'il dit vrai mais si Jamir se retrouve à l'état de ruine, je crois que sa parole est en sa faveur. J'ignore si cet... Incident est à prendre en compte père mais Athéna risque d'être dans une mauvaise posture dans la guerre contre les titans sans compter l'attaque des serviteurs d'Arès qui est arrivé il y a quelque temps. Je ne suis guère doué en stratégie mais il me semble que les forces d'Athéna soient en mauvaise posture si on se fie à ces évènements. Après il est logique de penser que ce qui s'est passé soit de la responsabilité de ma soeur et ses chevaliers et que nous n'avons pas besoin d'intervenir mais je tenais à vous le dire père.

Je ne sais pas si cela aura une influence sur les relations entre les enfers et l'Olympe mais je ne compte plus être clément comme autrefois. Ainsi est ma guerre, celle de faire en sorte d'être et de rester le favori de mon père parmi ses autres enfants.
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MessageSujet: Re: Le conseil de guerre et les anneaux de pouvoir   Ven 5 Juin - 15:13

Un succès, un brillant succès. Tous leur fait et gestes, tout ce qu’ils voyaient, tout ce qu’ils entendaient. Via les anneaux, je voyais absolument tout !

*Prodigieux… Proprement prodigieux. Hazama n’avait pas menti. C’est vraiment un pouvoir digne d’un roi.*

Ressentant enfin depuis mon réveil une impression de tranquillité que je n’avais pas connue depuis l’Age d’Or, je suivais mentalement le départ de Perséphone et d’Hadès que désormais rien, pas même le pouvoir de mon père ne pourrait soustraire à mes sens.

*Et dire que je n’ai pas encore déployé le plein pouvoir de ces anneaux…*

Tant d’informations me parvenaient. L’échange des plus houleux entre mon fils et mon frère, se soldant par une étonnante déculotté pour Hadès, le retour en terre infernale de ma fille ainsi que son rappel à l’ordre des spectres déjà incarnés, sans parler de la rencontre des plus intéressantes entre Hermès et ce chevalier d’or.

*Hum… L’animosité entre Athéna et les enfers ne semble pas se résumer à celle opposant ma fille et mon frère. Apparemment Perséphone aussi est à blâmer. Elle qui se pose sans cesse en victime… Pathétique.*

Devant la vérité, sous le regard d’Hélios et maintenant des anneaux, les mensonges s’effaceraient. Grace à eux et à ma puissance, je déjouerai l’ombre troublant le flot du temps, et bientôt, je retrouverai le don de prescience plénier.

*Oui, un avenir radieux nous attends.*

Suivant alors sans trop m’appesantir dessus le voyage d’Hadès vers cette cité de Sparte semblant focaliser bien trop d’attention à mon gout, je fus cependant surpris d’y perdre le contact avec mon frère à peine celui-ci en franchit le seuil, comme si quelque chose y rendait inopérant le pouvoir des anneaux.

« Quoi ? »

Tentant alors de rétablir le lien qui m’unissait à Hadès, je ne parvins qu’à peine à le ressentir comme bel et bien présent en cette cité décidément bien trop mystérieuse pour n’être qu’innocente.

*Hazama se serait-il protégé lui-même du pouvoir de ces anneaux avant de m’en confier le secret ?*

Il y avait donc un moyen. Et cela changeait tout. Si la vision conférée par les anneaux pouvait être brouillée, voir interdite, alors ces anneaux n’étaient pas la solution miracle que l’on m’avait vendue.

*S’il existe un endroit sur Terre où leur pouvoir est inopérant, y en aurait-il d’autre ?*

La limite du pouvoir de mes créations me plongea dans une amère perplexité. Certes ils restaient des outils surpuissants, dont le plein pouvoir restait encore à déployer, mais s’ils avaient déjà des limites, qu’est-ce que cela laisser présager pour la suite ?

*Et cette Sparte dont je n’arrive pas à percer l’enceinte de mon regard… Est-ce là une invitation à me rendre sur place ? Hum… Tout et n’importe quoi pourrait s’y passer que je n’en saurai rien tant que cette barrière serait érigée. Cela doit cesser.*

Oui, ce secret m’était intolérable, mais je ne pouvais pas simplement aller exiger la destruction de cette protection. Pas sans apparaître comme un tyran aux yeux des élus du cosmos de toutes les factions peuplant la Terre. Il me fallait donc ruser. Peut-être en m’entretenant une nouvelle fois avec Arwen, désormais haut commandeur de Sparte depuis la disparition d’Hazama.

*Devrais-je lui offrir un anneau à elle aussi ? Oui, pourquoi pas… Après tout, elle peut se révéler une alliée précieuse dans la guerre à venir.*

Sur les douze anneaux de pouvoir que j’avais fait forger, seulement quatre avaient trouvés leur porteur. Et alors qu’Athéna et Artémis étaient maintenant retournés à Sparte, sortant elles aussi de ma vision, je n’avais que trop de raison de me pencher sur cette ville humaine hors du commun.

« Ah. Hermès. Tu arrives à point nommé… »

L’air renfrogné et passablement énervé de mon plus jeune fils me fit tendrement sourire. L’attitude de ce chevalier en était très probablement la cause, mais cela demeurait son problème. En ce qui me concernait, cet Ozymandias m’intéressait pour tout autre chose.

« Je sais déjà tout cela. Tu oublis que tu portes désormais un des douze anneaux de pouvoir, tout comme à présent Hadès et Perséphone. Vous êtes désormais liés à moi, et c’est précisément ce en quoi consiste ta prochaine mission… »

Deux anneaux quittèrent alors l’écrin dans lequel les huit restants étaient placés, pour s’en aller léviter en direction du messager des dieux.

« Va porter ces anneaux à tes sœurs à Sparte, en personne, et reviens avec son nouveau haut commandeur. La fille d’Hypnos et moi avons à parler. »

Le sort de Jamir était déjà scellé, mais il devrait patienter. Tant qu’Athéna survivrait, les armures sacrées des chevaliers ne seraient pas en danger. Et s’il le fallait, j’équiperai moi-même ses soldats afin qu’ils ne soient pas des poids mort dans la guerre à venir. Nos forges et les armureries d’Arès regorgeaient d’équipement de qualité divine, alors qu’est-ce que le sort de quelques descendants lointain du peuple de Mu pouvait bien peser dans la balance ? C’était le sort du monde entier qui était maintenant en jeu avec le retour des titans.

« Et ne t’inquiète plus de Perséphone, ni des chevaliers d’Athéna. J’ai à présent imposé la paix entre les Enfers et les forces du Sanctuaire. Cela ne les fera pas s’aimer, et jamais ils n’oublieront leurs morts, mais au moins, le sang ne coulera plus, quoi qu’il puisse bien en déplaire à ton frère. N’oublie pas que dans cette affaire, il n’y a pas d’innocent, seulement différent degrés de culpabilité. Bien sûr il y a des êtres plus coupables que d’autre, et ceux-là recevront en temps et heure leur juste châtiment. Mais pour l’instant, et à moins d’une violation avérée de ce traité de paix, la titanomachie à venir doit demeurer notre priorité. Nous aurons besoin de toutes nos forces, car si nous ignorons encore combien de nos ennemis sont déjà de retour sur Terre, bien peu d’entre nous sont éveillés. »

Mon fils n’était pas l’idiot qu’il pouvait paraître par moment. Je le savais posséder un esprit vif, habile tant pour les inventions que pour la compréhension naturelle des choses. Alors je ne doutais pas qu’il comprendrait cela.

« A présent va. Que rien ne vienne stopper ta route, que rien n’entrave ta mission, et que ma bénédiction t’accompagne. »

Les anneaux d’Artémis et d’Athéna à présent en chemin vers elles, il me restait encore à équiper Arès du sien, une affaire délicate, mais que je savais pouvoir mener à bien dans les plus brefs délais.

*Oui, cela devrait suffire à apaiser sa colère.*

Si chaque anneau était unique, il en demeurait que trois d’entre eux sortaient indubitablement du lot, à savoir le mien, celui de ma reine, et enfin un dernier, que j’avais conçu pour le général de mes armées.

Si les deux premiers étaient à la fois pourvus d’une puissance incomparable et réalisés avec une finesse digne des plus grandes œuvres d’Héphaïstos, pareils à deux étoiles étincelantes au doigt de leur porteur, le troisième était quand à lui semblable à un simple anneau de bel or que rien ne semblait pouvoir distinguer d’un anneau des plus ordinaires.

A la fois simple et remarquablement fascinant d’aspect, c’était en son sein que se trouvait toute la beauté de cet objet, dans la remarquable finesse des enchantements le composant que même Arès ne pourrait qu’apprécier.

"Arès ! Du plus profond de ta Citadelle d’Airain ! Entends ma voix ! Par la présente, je t’offre cet anneau de pouvoir, seulement surpassé par le mien et celui de ta mère ! Que cet artefact soit pour toi la preuve de mon estime. Que ton cœur se gonfle d’orgueil ! Porte-le fièrement comme le général de mes armées ! Et sache qu’à présent, et que jusqu’à la fin de cette crise, tu ne répondras plus qu’à moi ! Soi maintenant digne de cet honneur mon fils ! Porte mon étendard au cœur de la bataille ! Anéantit mes ennemis de ta puissance ! Et soi enfin digne d’être appelé le prince de l’Olympe !"

Et envoyant dans un trait de foudre son anneau à mon nouveau général, je pus alors reporter mon regard sur ce chevalier d’or plein de promesse, alors en plein affrontement avec l’un de ses compagnons d’armes.
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Artémis
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MessageSujet: Re: Le conseil de guerre et les anneaux de pouvoir   Dim 14 Juin - 12:48

Je me suis envolée d'ici


Si le jour s'était achevé, tous auraient pu voir l'immense éclat de la lune submerger le monde. Artémis devait rejoindre son père au plus vite. Chaque instant, chaque seconde comptait. Elle ne pouvait se permettre de traîner ou de rêvasser en chemin. A peine avait-elle pris le temps de s'attarder sur les temples en pleine régénération. Rien ne passait avant cette urgence absolue.

Les rayons de lune la précédaient avant que les colonnes du temple de son père n'apparaissent enfin dans leur majesté. Tout n'était que puissance et même ce fou furieux d'Hadès devrait plier devant le pouvoir absolu du roi des dieux.

A Sparte, elle avait laissé sa Meute. Garde certes fragile en regard des forces en présence mais néanmoins témoins fidèles de tout ce qui allait se passer.

Plus vite...

Pour la première fois de son éveil, elle tremblait pour un mâle mais pas n'importe lequel. Apollon était enfin de retour et cette tête chaude s'était mise en tête de justement se placer entre Hadès et Athéna.Tout dieu qu'il soit, il avait bien par instant la bêtise des mâles. Y aller seule n'apporterait rien de plus. La seule chose à faire était de ramener Zeus. Lui seul pouvait faire entendre raison aussi bien à son oncle qu'à sa demi-soeur.

Patience, Clio, je reviens vite. Surtout fais attention avec cette vieille carne d'Héra.

Une pensée envers la jeune muse plus que malmenée depuis leurs éveils. La malheureuse lui faisait plus que jamais l'image d'un moineau pris entre des rapaces prêts à frapper à coup de serres ou de bec.

Pauvre petite, elle ne peut rester ainsi. Le temps d'en faire une vraie déesse est venu et je compte bien lui apprendre à se battre. Qu'elle ne soit pas sans force ni entraînement face à ces monstres de titans si jamais nos champions venaient à tomber.

Le sort de Thalie était encore en sa mémoire et elle ne laisserait personne blesser une jeune fille, déesse ou non, en sa présence.

D'un pas, elle passa le seuil sans pour autant ralentir. Quelques bonds dignes de la biche aux cornes d'or et elle arriva enfin face à son père et Hermès qui décidément avait le don d'être partout à la fois. Puis, s'arrêtant à bonne distance face à Zeus, elle s'agenouilla reprenant son souffle en un éclair avant de parler.

- Père, je vous prie de pardonner mon entrée en trombe en ces lieux mais l'urgence la justifie pleinement. En cet instant même, il se peut qu'Athéna et Hadès soient déjà en train de s'affronter dans l'enceinte de Sparte. Votre frère s'en est déjà pris à la cité ainsi qu'à la jeune déesse Arwen. Il a réduit le palais du Haut Commandeur en poussière et ses spectres ne reculent même pas devant les dieux. L'un d'eux s'est même permis de se dresser devant moi et de me défier. La présence du roi des Enfers leur donne des ailes et si vous n'intervenez pas le pire est à craindre.

Et se redressant, elle ajouta.

Je suis prête à repartir dès que vous me le permettrez. Mon frère Apollon est sur le point de s'éveiller et je sais si c'est la faute de son hôte encore présent mais il ne pense qu'à se placer entre Athéna et Hadès. Ma présence auprès de lui est essentielle. Clio est aussi elle là, elle a pu se réincarner en un nouvel hôte et je lui ai conseillé de se  rendre auprès de votre épouse, la grande Héra. Elle seule peut avoir une chance de retarder les choses en attendant votre décision.

- Mais une chose est certaine, même si je n'ai mis que quelques secondes, voire quelques minutes, à vous rejoindre, le pire peut avoir déjà commencé entre les murs de Sparte. J'attends vos ordres, mon père, et est prête à repartir dès que vous en donnerez l'ordre.

Ainsi avait parlé, Artémis qui avait déboulé dans le temple de Zeus comme la chasseresse ardente qu'elle était.
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MessageSujet: Re: Le conseil de guerre et les anneaux de pouvoir   Mar 23 Juin - 7:05

Maintenant je comprends bien des choses, peu importe Jamir, peu importe qu'Athéna ne puisse plus avoir le soutien tant que ses forces et elle puissent combattre. Je sentais ma patience être mise à rude épreuve avec tout ce qui s'était passé. Il était temps qu'Hermès rentre dans la danse, après tous ces millénaires à attendre sans vraiment agir, toujours observer, toujours me contenter de jouer le dieu rieur et non le dieu que l'on prend sérieusement. Tout a une fin comme on dit.

Je refuse d'être mis en arrière. Si je veux rester le fils favori, il faut alors que je dévoile bien plus que mes talents de messager. Mais avant, je dois patienter encore, juste un peu, le temps n'a aucune importance pour les dieux, ils sont et resteront toujours. En écoutant mon père, moi Hermès reste celui dont l'attribut me permet d'être dans la neutralité la plus absolue bien que je reste du côté de mon père avant tout.

L'atout dont je peux me servir est la quantité d'artéfacts que j'ai en réserve dans le seul but de ne laisser aucune chance à mon adversaire et trouver l'arme la plus adaptée. Et rien de tel que les chaînes des cieux pour emprisonner n'importe quel dieu, surtout s'il ne s'y attend pas. Même mon père ne put s'en défaire de par le passé jusqu'à qu'il en soit libre par une aide extérieure. Si elle est parfaitement utilisée, alors je pourrais même garder en parfait état n'importe qui.

Ainsi je dois retourner à Sparte pour donner les bagues à Artémis et Athéna, du moins c'est ce que je croyais jusqu'à voir Artémis annoncer une nouvelle que je pris comme l'occasion que j'attendais depuis tout ce temps. Sans attendre une seconde de plus, je tends ma main où est l'anneau destiné à Artémis pour le faire léviter en sa direction et je regarde mon père à nouveau en hochant la tête. Cette fois je parlais avec détermination et tout le sérieux dont je pouvais me permettre. Je ne voulais plus être pris à la légère.


-Permettez-moi d'agir père, laissez-moi être votre présence à Sparte, je ne vous décevrais plus comme je l'ai fais la dernière fois que j'y étais. Je mettrais un terme aux agissements d'Hadès avec Artémis, si elle désire bien de mon assistance. Hadès lui-même ne pourra plus alors faire ce qu'il lui plaira si nous portons votre parole. Il est temps que Sparte voit que même le grand Zeus a son regard dessus ainsi que l'Olympe entière. Jamais nous laisserons la faiblesse devenir notre et être utilisés par ceux qui veulent nous diviser.

La guerre était là, et personne ne devait être mis à l'écart, les responsabilités doivent être prises et je me dois de porter le poids de mon héritage combien même je ne désire aucunement le trône, je suis un dieu de l'Olympe et comme tous les autres, il me faut prendre les armes et agir.
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Zeus
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MessageSujet: Re: Le conseil de guerre et les anneaux de pouvoir   Ven 26 Juin - 16:06

*Ozymandias des Gémeaux, anciennement Adrian Veidt, plus anciennement encore répondant au nom de Vergil Sparda… Tant de vie pour un seul homme.*

Sans doute possible, ce chevalier d’or était l’héritier du pouvoir de Castor et Pollux, mais à cet instant, il était encore bien plus. Il était le chef suprême des 88 chevaliers de ma fille chérie, en plus d’être éveillé au 8eme sens.

*Il peut m’être utile dans la titanomachie à venir… Il veut le pouvoir, comme tous les Hommes. Hum…*

Du pouvoir, la montagne des dieux en avait plus que de raison. Aussi, en distribuer d’infimes poussières à une poignée de mortels méritant pour nous aider dans la titanomachie à venir, cela ne serait en rien dommageable ni pour moi ni pour aucun des miens.

*Encore faut-il qu’il le mérite effectivement.*

L’idée de tester moi-même ce mortel impétueux et libre penseur me traversa l’esprit, accompagnée d’une envie soudaine d’aller sur Terre en personne. Une envie qui ne m’avait plus prise depuis mes escapades de jadis, où alors je n’allais pas en quête de combattant, de de femme humaines aux formes divines, et aux cuisses légères.

*Héra m’en a toujours tellement voulu…*

Souriant alors en resongeant à cette lointaine époque où tout me semblait alors parfait, je n’eus cependant pas le temps de prolonger ce voyage intérieur oh combien nostalgique, car en plus d’une étrange sensation de malaise qui me prenait soudainement, une irruption fracassante me tira de mes pensées.

« Artémis ? Qu’est-ce que tu fais ici ? »

Il n’y avait pas un instant, elle se trouvait encore à Sparte, du moins, quelque part au sein de cette barrière bloquant jusqu’aux anneaux que j’avais fait concevoir. Que la Chasse ait franchis la distance nous séparant de la Terre à une telle vitesse, et entre ainsi dans la salle du trône du roi des dieux ne pouvait présager que d’une chose gravissime.

« QUOI ?! »

Aux dires de la vierge au front d’argent, le tonnerre retentit au-dessus de nos têtes, et alors que le ciel de la Terre s’était fait aussi noir que la nuit, alors que les astres eux même s’étaient alignés de manière à condamner notre création, je réalisai alors l’ampleur du désastre.

« Hadès m’a trahis. »

La foudre illumina alors l’ensemble de la montagne des dieux de sa puissance. J’avais été grugé, par mon propre frère, lui qui m’avait juré fidélité il n’y a pas une heure.

Une colère noire comme je n’en avais pas connu depuis les temps mythologiques s’empara de mon être, une colère qui ferait passer les sautes d’humeur du roi des océans pour une bougonnerie d’enfant pré pubère.

Je devais agir, en conséquence et dans les mesures qui s’imposaient. Hadès n’était pas à prendre à la légère, et s’il venait vraiment de s’en prendre à Athéna et à la Terre, il était clair qu’il ne reculerait devant rien. Rien si ce n’est un pouvoir supérieur au sien.

« Même vos deux pouvoirs combinés ne suffiront pas à stopper la fureur de mon frère. Seul mon pouvoir lui inspirera désormais la peur suffisante pour qu'il cesse sa folie, du moins j'ose l'espérer. Une chose est sure en tout cas. Le temps de la parole, est révolu. »

D’une pensée, je réalignais l’ensemble des corps céleste selon ma volonté, afin que tout revienne à sa place et que cesse enfin cette éclipse maudite. Je n’avais pas un instant à perdre, pas une seconde. La vie de ma fille était en jeu, sans compter celles d’innombrables êtres vivant composant la création.

« Hermès, Artémis, je me rends en personne à Sparte pour soumettre ce félon sournois. Vous pouvez m’accompagner, ou rester ici. Cependant, si vous décidez de me suivre, attendez-vous à ce que votre oncle ne se rende pas sans combattre. »

La décision de mes enfants leur appartenait, mais quoi qu’ils décident alors, je n’allais pas laisser l’Olympe et ses trésors sans protection. J’avais le gardien parfais à ma disposition.

"Arès ! Une affaire de la plus haute importance requiert mon intervention personnelle et immédiate sur Terre. Hadès nous a tous trahis, et son châtiment n’attendra plus. En mon absence, protège nos frontières et notre héritage de ceux qui pourraient bien vouloir profiter du départ du roi pour frapper."

Et devenant trait de foudre, je filais en un éclair en direction de ce faux frère qui une fois de trop avait abusé de ma clémence.

Arrow Sparte
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MessageSujet: Re: Le conseil de guerre et les anneaux de pouvoir   Mar 7 Juil - 20:17

Rien en ce monde ou en toute autre lieu ne pourrait jamais égaler le tonnerre qui s'était fait entendre. Un fracas à en faire taire la totalité de la Montagne sacrée. Sous le choc mêlé d'admiration d'une telle démonstration, la Vierge au front d'argent s'était comme figée sans un mot. Zeus tonnant de toute sa puissance, sa force, faisant gronder les éléments à la moindre de expirations, rien jamais n'égalerait cela.

- Hadès m'a trahi, avez-vous dit... Hadès nous a tous trahis à travers vous, mon père. Vous atteindre est nous atteindre...

La voix exaltée de la Chasse résonnait comme le souffle de la Nature toute puissante prête à se déchaîner au moindre des désirs du maître des Cieux. Puissante et rapide, telle était la déesse, chacune de ses phrases allant à l'essentiel telle les flèches qu'elle expédiait.

Puis, attrapant au vol l'anneau que lui tendait Hermès avant de le considérer au creux de sa paume.

- Qu'est cela ?

La force de Zeus s'en dégageait. Ce qui ne pouvait qu'être la caractéristique d'un artefact sacré, plus que précieux. Unique et dévolue à elle seule et considérant le messager des dieux, elle remarqua le même genre d'anneau à son doigt tout comme leur père, le divin Zeus en possédait aussi un.

- Ces anneaux seraient un lien entre nous ?

Et affirmant davantage sa voix.

- S'il s'agit d'un présent destiné à nous unir et nous renforcer sous votre seule bannière, je l'accepte de tout coeur, mon père. Je vous suis fidèle comme je l'ai toujours été. Vous pouvez compter sur votre fille aimante pour vous soutenir face à toutes les épreuves qui se dresseront devant nous. Mon arc et la lumière sont vôtres, mon roi.

Un serment qui n'était pas à prendre à la légère. Fière et entière, Artémis était tout le contraire de son jumeau. Et passant à son jeune demi-frère.

- En voilà de martiales paroles, Hermès. Et puisque tu te décides enfin à te jeter dans la bataille, je serai là pour te montrer quoi faire. Mon serment est unique et sacré, aussi, qu'importe que tu sois un mâle, pour Zeus, je suis prête à accepter ta présence.

Que la terrifiante déesse lunaire accepte l'aide du roi des Voleurs était aussi exceptionnel qu'inattendu. Chose qui révélait l'intelligence réelle de la Chasse. En tant que maîtresse de la Meute, elle savait plus que tout que parfois la présence d'autres êtres étaient essentielle pour faire sonner l’hallali. Celui d'Hadès sans le moindre doute. Et écoutant plus qu'attentivement les dernières paroles de Zeus, enfin, dès qu'il eut mis un terme à la dernière ultime éclipse d'Hadès, elle se releva et répondit, prête à se saisir de son arc.

- Père, comme je vous l'ai déjà dit, je n'attends qu'une seule chose, le signal du départ. Plus que jamais, je suis prête à m'élever contre la folie du sombre monarque à vos côtés. Athéna n'est que sa première cible, je crains que mon cher frère Apollon ne soit le second de liste avant qu'il ne s'en prenne à Clio voire même votre épouse, la grande Héra.

Le ton de la déesse s'était maintenu, occultant sa rancœur tenace envers celle qui avait tant poursuivi sa mère avant leur naissance à elle et Apollon.

- Parlez et je vous suis.

Mais nulle parole ne fut nécessaire. Prenant la forme d'un éclair, Zeus s'éclipsa encore plus vite que la déesse lune n'était venue. Quelques secondes s'écoulèrent encore avant qu'elle en se tourne vers Hermès.

- L'heure est venue de montrer ce que tu as dans le ventre, Hermès. A toi de la saisir ou non. Moi, c'est déjà fait, depuis si longtemps...

Et sans en ajouter davantage, après tout, elle avait déjà fait preuve de plus de gentillesse en ces quelques minutes qu'en plusieurs siècles envers Hermès, la déesse au front d'argent reprit son envol, prête à combattre...

=> Sparte, à la suite de papounet !

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MessageSujet: Re: Le conseil de guerre et les anneaux de pouvoir   Lun 13 Juil - 7:52

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MessageSujet: Re: Le conseil de guerre et les anneaux de pouvoir   Mar 1 Sep - 20:33

Arrow Sparte

Qu'est-ce qui pouvait bien troubler mon impassibilité apparente ? Il y avait eu quelque chose d'imprévisible et d'imprévu. La chance elle-même ne m'aurait été d'aucune utilité dans quelque chose qui est bien trop particulier. Hadès ayant disparu, Zeus n'y était pour rien mais ce que j'avais pu entendre me fit serrer les dents.

Ainsi le coupable dans tout cela n'était ni plus, ni moins que cette Éris. Voilà ce qui explique tant de choses à présent et encore plus quand je pense à tout ce que j'ai pu voir. Arwen manipulé, la rencontre avec Zeus en Olympe, la soudaine apparition d'Arwen en tant que commandeur de Sparte. Même en sachant qu'il y avait quelque chose d'anormal, je n'avais pas envisagé qu'Éris soit responsable.

Je bouillonne de rage à l'idée que des membres de ma famille soient blessés physiquement ou mentalement. Mais c'est en sentant le cosmos de Clio que je me sentis bien plus calme, en la voyant je constatais qu'elle avait un corps bien plus âgé, devenant une jeune femme. Tout ce que je pouvais faire à cet instant fut de simplement poser ma main sur sa tête.


-Moi aussi je suis heureux de te revoir Clio.

Puis par la suite, bien des choses ont étés dites, des décisions prises. La mienne sera de traquer cette Éris et de la maudire, de la faire souffrir et de la briser entre les maillons de ma chaîne, de sentir sa chair se tordre et se briser.

Je devais contrôler ce flot d'émotion, laisser couler et garder la tête froide pour savoir quoi faire et à quel moment. La première fois où j'ai été autant en colère a été explosive et je ne compte pas reproduire cela. Ainsi avec d'autres dieux, j'ouvris un portail en direction de l'Olympe que je traversai.

Olympe.

Toujours en étant silencieux, je me mis à simplement attendre que tout le monde soit là pour commencer à prendre ma place sur mon trône à fermer les yeux, réfléchissant de plus belle. Je sais bien qu'un jugement a été rendu mais je sais qu'Hypnos pourrait nous venir en aide, il pourrait retrouver Thalie et Arwen pour dévoiler la vérité derrière son emprisonnement. Je n'ai jamais voulu faire le moindre mal à Arwen, et à vrai dire j'en suis incapable. L'envie d'utiliser mon don de prophétie me titillait mais l'idée de faire à nouveau face à Cronos me faisait comprendre que c'était une mauvaise idée.

Mais d'ailleurs, pourquoi l'Olympe et les titans sont en guerre si ce n'est qu'une question de trône et de titre du roi des dieux ? Je sais bien que cette question est bête mais pourquoi, la réponse ne me viendrait pas aussi aisément. Je regardais mon père et je compris que je ne devais pas lui poser cette question, la guerre était toujours là. Elle a toujours été ici, certes les titans étaient enfermés mais il y avait toujours et encore le souvenir de la titanomachie qui résonnait.

J'avais perdu ce sourire, le temps n'était plus vraiment à l'amusement et aux mensonges ridicules dont j'avais l'habitude de faire. Si je voulais m'amuser, ce n'était qu'en voyant le corps du responsable à mes pieds avant de le réduire à néant.

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Héra
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MessageSujet: Re: Le conseil de guerre et les anneaux de pouvoir   Lun 7 Sep - 19:37

La plus grande des reines vient d'ici


De Sparte la Sacrée au temple de mon frère, le voyage fut plus que de courte durée. Tel était en effet mon désir à moi, reine de l'Olympe, de revenir au plus vite dans cette salle d'audience qui était nôtre à mon frère, le grand Zeus et moi. Sans un regard pour la beauté du divin paysage de la montagne sacrée, j'avais donc usé de mes pouvoirs et de mes somptueuses ailes pour arriver à destination. L'urgence de la situation était telle que nous n'avions plus qu'autre choix que d'agir au plus vite.

Une réalité dont j'étais évidemment plus que consciente. Tout au fil du voyage, je n'avais eu de cesse de repasser en mon esprit tout ce qu'il s'était déroulé depuis mon éveil en cette belle cité de Sparte. Entre la destruction de la majeure partie de la cité du cosmos, l'altercation entre Athéna et Hadès, la mésentente flagrante au sein de la marmaille servant de divinités de l'Olympe et le visage de ce rat qu'avait pris pour nouvelle incarnation la déesse de la Discorde, nous avions bien des raisons de nous inquiéter pour l'avenir de l'Olympe mais aussi du monde ou plutôt des mondes dans leur entièreté.

Et pourtant, je ne pus m'empêcher de sourire en franchissant le seuil du temple de mon frère. C'était aussi nos retrouvailles et mon retour en la demeure de mon roi. Tous les tourments que nous traversions ne pouvaient totalement occulter cela. Je retrouvais mon frère et époux et j'espérais avoir un peu de répit mais pour l'instant, je ne pouvais qu'être la reine à qui tous sur cette Montagne Sacrée devait le respect.

Me posant alors avec toute la majesté qui était la mienne, j'avançais lentement vers les trônes avant de me stopper devant le mien. Je ne pouvais me résoudre à prendre place sur le mien avant Zeus. Ce dont Hermès avait aussi conscience vu qu'il se tenait encore debout. Et tout en lui faisant un signe de tête, ce qui était déjà bien assez pour cet éternel gamin insouciant dont le plus grand mérite était d'être l'un des favoris de mon cher époux au sein de l'ensemble des bâtards qu'il avait disséminés au fil des siècles avant de soudain se calmer. En sa mémoire, il n'y avait quasi pas de place pour ses anciennes conquêtes alors que moi, j'étais et demeurerai à jamais la seule et unique reine. La seule sur laquelle il pouvait aussi compter en cas de guerre. Puisque malgré tout, je l'aimais. Je n'avais jamais cessé de l'aimer et lui étais restée fidèle, restant digne à ses côtés à chaque fois qu'ensemble nous avions siégé de concert en cette salle. Et cette fois, encore, je ne lui ferais point défaut. J'étais la reine et je comptais bien le montrer autant aux bâtards qu'à mes enfants, les seuls dignes de porter le nom de prince et dont l'un ne devait plus tarder à revenir avec celle que je lui avais demandé de ramener.

Le sujet épineux des Enfers ne pouvait en effet souffrir de temps morts ou de laisser aller. Son sort devait être tranché au plus tôt. Ce qui signifiait que cette petite dinde qui me servait de nièce devait être présente de gré ou de force. J'espérais juste pour elle qu'elle n'avait pas eu la folie de tenter de résister à Arès. En ce cas, elle ne pourrait s'en prendre qu'à elle-même.

Et faisant paraître mon éventail rappelant si bien les plumes de paon, je m'éventais alors qu'Argus prenait place sur le perchoir que j'avais placé spécialement pour lui.

J'étais prête, plus que prête à accueillir comme il le fallait mon divin époux, portant à la fois, mon voile sur lequel reposait ma parure de reine et le sceptre montrant à tous que la reine était de retour. Oui, à présent, seul Zeus manquait. Seul mon époux manquait pour que cette nouvelle réunion dont dépendrait l'avenir de l'univers puisse débuter...

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Arès
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MessageSujet: Re: Le conseil de guerre et les anneaux de pouvoir   Lun 14 Sep - 15:58

Arrow J'arrive d'ici

Quittant l’atmosphère terrestre avec comme toujours l’impression de quitter ce champ de bataille dans lequel tu étais si bien, tu fis claquer à nouveau tes chaines au-dessus de tes quatre étalons d’airain, leur intimant l’ordre d’accélérer d’avantage.

Pressé ? Oui tu l’es. La Guerre n’attend pas. Tu es le dieu sans repos, sans répit. Tu es toujours en guerre, tu ignores la paix.

New York ne fut que ta dernière œuvre. D’autre suivront. Rien ne t’arrêterait. Tu étais née pour détruire, née pour tuer, et pour cela, tu avais reçu le pouvoir de bannir la paix, et une force impossible à décrire.

Dans un univers dirigé par l’Ordre, tu étais devenu le champion du Chaos, celui qui provoquerait la fin des temps. Aussi fort que soient tes ennemis, aussi grands que soient leur pouvoir, leur force et leur rapidité étaient limitées par un système reposant sur des normes. Par conséquent tu aurais l’avantage. Viendrait bientôt le jour où tu serais encore plus fort, encore plus rapide, et où les lois de l’univers ne t’atteindraient plus.

Les unes après les autres, elles tomberaient. Les unes après les autres, tu les enfreindrais, pour au final, toutes les violer.

Devenir ton propre maître… Oui, ce serait encore plus beau que tous les cranes de la création alignés devant toi. Oui, mais tu n’en étais pas encore là…

Déjà la frontière de l’Olympe défile sous tes yeux alors que tu contemples ton domaine avec ravissement, l’épaisse fumée charriant les vertiges de sang et de souffre t’appelle dans ce que tu appelles ton chez toi, mais tu ne peux y céder, car tu as encore une chose à accomplir.

Viennent alors les territoires maudits de tes trop nombreux demi-frère et sœurs, terres idylliques dédiées à la beauté et au plaisir de la chair. Décadent hédonistes qu’ils étaient tous devenu, quelle aide pourraient-ils bien apporter dans la guerre à venir ? Faibles, insignifiant, voilà ce qu’ils étaient tous, et voilà pourquoi Zeus avait tant besoin de toi. Il était facile de bomber le torse en temps de paix, mais sur le champ de batailles, les mensonges ne pouvaient perdurer.

Résistant à l’envie de brûler les uns après les autres ces temples méprisables, tu poursuis ton ascension vers le sommet de la montagne du pouvoir et le palais du roi des dieux, là où t’attendent ta génitrice et le dieu des voleurs.

Où sont donc passé les autres membres du conseil des douze ? Et où se trouve donc le père de l’Olympe ? Qu’est-ce qui a bien pu faire se déplacer le roi des dieux en personne ? Quelle pouvait bien être cette affaire urgente qui l’avait fait quitter précipitamment son trône céleste ?

Récupérant le crane de Perséphone avant de sauter en plein vol de ton quadrige, tu percutes violement le marbre et l’orichalque, avant de te diriger d’un pas rapide vers celle qui via son messager à plume t’avait offert l’opportunité d’ajouter un trophée des plus glorieux de ta collection.

Et alors que sans armure ni parures princières, tu t’avances vers eux dans une gloire divine non ternie, tu te demandes s’ils peuvent déjà sentir l’odeur de cendre et de soufre t’annoncer. Rebroussaient-ils déjà narines à l’approche de la Guerre, eux divins esthètes parfumés à la petite rose ?

A ton approche, les portes de la salle du conseil s’ouvrirent d’elles même avec une hâte précipitée, te révélant celle qui revenue depuis peu, avait visiblement à cœur de rappeler à tous son rang et son autorité, chose qui te fis sourire comme à l’ordinaire. Le pouvoir n’avait pas besoin de sans cesse être rappelé aux autres. Le pouvoir s’imposait de lui-même. Certes tu n’avais pas de couronne, mais tu avais le pouvoir, un pouvoir que seul un fou oserait nier.

N’accordant qu’un bref regard au dieu des voleurs qui semblait étrangement énervé, chose qui ne lui ressemblait guère ; le crane de Perséphone à la main, tu t’avances vers la reine des dieux, celle qui bien qu’étant ta mère, ne t’as jamais accordé que mépris et désintérêt à l’instar de ton père.

Oh oui, tu n’avais pas oublié Troie, tu n’avais pas oublié ses dires, mais aucuns mots ne franchiraient tes lèvres en cet instant, car tu avais eu tout le temps de te faire à ta condition. L’amour avait disparu, tout comme la compassion. Au final, même s’ils ne l’avaient sans doute pas fait exprès, tes géniteurs t’avaient aidé à devenir le guerrier ultime, et pour cela au moins, ils avaient ta gratitude.

Levant alors vers Héra ton nouveau trophée noirci par les flammes, tu attends la réponse de celle sans qui rien de tout ceci ne serait arrivé. Glorieux et superbe à la fois, tu n’avais pas besoin de dire quoi que ce soit, tes actes et tes cicatrices parleraient pour toi.
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Zeus
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MessageSujet: Re: Le conseil de guerre et les anneaux de pouvoir   Ven 18 Sep - 12:33

Arrow Sparte

Laissant derrière moi une Sparte aux commandes d’une assemblée que j’avais voulu aussi efficace qu’unie face à un camp adverse fortifié, je m’en retournais vers l’Olympe, le front encore troublé par mes récentes découvertes, mais sachant que mes enfants œuvreront désormais de concert dans l’intérêt supérieur de notre cause commune.

Ce fut donc quelque peu apaisé, mais non totalement libéré que dans un éclair, je reparaissais en mon palais, là où m’attendaient déjà ma reine, et deux de mes fils, dont l’un d’eux avait avec moi une affaire en suspens.

« Arès. »

Priorité aux priorités, le dieu de la guerre et moi avions beaucoup à nous dire, et il me devait des explications.

« Te voir sans armure est certes une chose fort rare, mais cela n’en fait pas un spectacle indispensable pour autant. Si nous avons du gout pour les choses physiques, nous n’en demeurons pas moins assez civilisés pour savoir qu’en la présence de son roi ou de sa reine, une tenue plus appropriée est de rigueur. Enfile donc déjà quelque chose pour commencer. »

Sa nudité était certes le dernier de mes soucis, mais voir mon ainsi le dieu sanglant dans son plus simple appareil était une vision que j’aurai préféré ne pas avoir à revivre.

Et puis, pourquoi ne portait-il pas sa kamui dont il était si fier ? Et quel était ce crane noirci qu’il brandissait fier comme un paon ?

« Ceci dit, je voudrais maintenant savoir pourquoi tu as quitté l’Olympe alors que je t’avais ordonné d’y monter la garde en mon absence. Pourquoi es-tu donc parti alors que je t’avais confié la tâche de veiller sur notre domaine ? Réponds ! »

Tout en exigeant des réponses de mon turbulent rejeton, j’observais plus en détail ce nouveau trophée qu’il semblait s’être dégoté en chemin et qu’il nous présentait le sourire aux lèvres sans même dire un mot, quand soudain, je réalisais qu’au sein de ce morceau d’os calciné se trouvait bien plus que de l’air.

« Non… Tu n’aurais pas… Osé !? »

Ce crane, cette âme divine qu’il contenait, c’était celle de Perséphone !

« Pauvre fou ! Assassin ! Sauvage sanguinaire ! Ainsi voilà ce que tu as fait du pouvoir que je t’avais accordé ! Il ne t’aura pas fallu une demi-journée pour t’en prendre à ta propre sœur, et pire encore, tu oses nous ramener d’elle ce macabre trophée contenant son âme ? »

Certes je concevais, ou tout du moins, je croyais concevoir, les raisons ayant poussées Arès à agir de la sorte des suites de l’attaque d’Hadès, mais cette frappe préventive était inexcusable, autant officieusement qu’officiellement. Perséphone n’avait jamais attenté quoi que ce soit ni contre l’Olympe ni contre aucun d’entre nous. En agissant ainsi, Arès n’avait démontré que son zèle légendaire, et l’étendue de sa soif de sang.

« Quelle folie m’a pris de croire que tu avais changé… De penser une seconde que tu étais devenu autre chose qu’un monstre à l’apparence divine. Perséphone ne t’aura même pas satisfait qu’il t’aura fallu anéantir cette cité des hommes ainsi que les millions d’âmes la peuplant ? »

A la fois écœuré et proprement furibond devant un tel gâchis, j’arrachais des mains d’Arès son sinistre présent avant de poursuivre.

« Nul besoin de tribunal pour te juger. Dans cette affaire, ce sera le père et le roi qui s’exprimeront. Arès, tu as commis sciemment le crime de déicide sur la personne de Perséphone, et suite à cela, tu as sciemment anéantie une mégalopole humaine dans un zèle des plus intolérables. Avant que je ne rende ma sentence, qu’as-tu à dire pour ta défense ? »

Qu’Arès parle, et parle bien. Car contrairement à ce qu’il croyait, il n’était pas indispensable, et loin de valoir un tel prix en échange de ses… Talents. Et s’il le fallait, je le lui prouverais.
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Hermès
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MessageSujet: Re: Le conseil de guerre et les anneaux de pouvoir   Dim 4 Oct - 11:08

Désolé d'avoir mis autant de temps, j'ai tenté de répondre mais l'inspiration ne venant pas, je passe mon tour pour faire avancer les choses.
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MessageSujet: Re: Le conseil de guerre et les anneaux de pouvoir   Dim 3 Sep - 13:08

[Post de reprise de Héra]

Et la douce brise que j’avais fait s’élever continuait à m’éventer. Ne perdant pas de vue le plus jeune des bâtards de mon époux, je patientais dans la dignité d’une déesse supportant les infidélités de son glorieux roi. C’était ma croix et j’étais bien décidée à la porter sans inspirer la moindre pitié. Sereine, je me levais avec majesté alors que mon cher frère et époux reparaissait en sa demeure. Me levant avec toute la majesté qu’on attendait de moi, je m’avançais vers lui pour lui rendre les hommages du au roi rentrant en sa demeure. Des plaies que m’avaient infligées mon ténébreux frère en sa folie ne demeurait rien. Forte, j’étais, forte pour soutenir mon mari comme toute épouse digne de ce nom le faisait.

" Bienvenue en votre demeure, mon ami. Je suis infiniment ravie de vous retrouver en ces lieux qui demeurent immuables malgré la folie agitant cette pauvre Gaïa. "

D’un geste, je m’étais éventée avant de m’incliner devant lui et de reprendre ma place. Un autre mouvement et je faisais apporter nectar et ambroisie, veillant à ce que mon cher époux ne manqua de rien.

Désireuse de savoir quelle serait la suite des événements, j’allais reprendre la parole quand une aura flamboyante porteuse de sang et de mort refit son entrée en Olympe. Arès, mon fils, le plus grand des princes légitimes de l’Olympe était de retour. Fidèle à lui-même, il avait accompli sa mission sans faillir ni traîner. Souriante à l’idée de retrouver mon fils ramenant l’épouse du traître, je ne pus pourtant m’empêcher de sourciller quand il revint non pas avec une déesse de chair et d’ichor mais bien un crâne sanglant.

A cette vision, mon regard se durcit comprenant que grâce à notre fils, une rébellion venait d’être étouffée dans l’œuf et le relevant avec toute la splendeur qui était la mienne, faisant briller la couronne qui surmontait mon voile, je pris la parole.

" Permettez mon cher roi que je prenne à mon tour la parole… "

Et m’avançant vers mon fils.

" Notre fils n’a pas trahi comme vous le pensez mais s’est vraisemblablement défendu contre les attaques de l’armée des Spectres alliée à la puissance de votre fille. "

Et interrogeant cette fois directement le maître des Carnages.

" Est-ce ainsi que les choses se sont passées mon fils ? Au lieu de te suivre pacifiquement pour se présenter devant le grand Zeus, notre maître à tous, Perséphone a préféré lancer ses armées contre toi et te frapper de sa propre puissance. Tous ces coups, toutes ces marques sont celles laissées par les cosmos des spectres qui se sont tous unis contre toi. "

Et me retournant vers Zeus.

" Tout d’abord mon cher époux, sachez que je regrette infiniment ce qu’il s’est passé. La tendre Coré ne méritait pas de subir davantage les affres d’une alliance telle que celle qui l’unit à notre traître et fou furieux de frère… "

Et laissant le temps à Zeus de réaliser ce que j’allais lui apprendre, je reprenais en appuyant bien ma pitié face à cette triste affaire.

" Mais face à une divinité telle que notre fils, votre main, votre force de frappe, qui préférerait l’attaquer plutôt que le suivre pacifiquement pour se présenter devant vous ainsi que ses frères et sœurs, à l’appel même de sa reine ? "

Et découvrant un instant les blessures infligées à mon incomparable beauté, je poursuivis.

" Face aux blessures que j’ai reçues de la main d’Hadès en sauvant votre fille préférée, j’ai souhaité m’assurer de la loyauté de son épouse aussi noire et impitoyable que lui quand elle siège à ses côtés. En bonne épouse et déesse du mariage, je ne peux que songer au fait que Perséphone ne soit autre que l’alliée faussement passive de notre frère. Sinon, pourquoi n’a-t-elle pas usé de ses atouts pour l’empêcher à chaque fois qu’elle l’a pu de dissuader les sinistres projets de notre frère ? Alliée de notre frère ou victime ? C’est cela que je voulais savoir… "

Laissant un blanc passer, je m’éventais doucement avant de reprendre, ne perdant rien de ma superbe.

" Alliée ou victime ? Cette idée ne vous a jamais traversée l’esprit, mon divin frère, mon roi. Vous qui êtes juste et le plus sage parmi les dieux, cette idée ne peut que vous avoir troublé. Père aimant, personne ne peut vous retirer cela. Tous vos enfants ont bénéficié de votre amour. Vous êtes un père comme je suis une mère… "

Puis posant les yeux sur le crâne renfermant l’âme de Perséphone.

" Mes enfants autant que les vôtres souffrent de cette guerre et moi-même ait été meurtrie dans ma chair pour défendre Athéna. Là où votre fils Arès aurait été autrement plus approprié, c’est moi votre reine qui me suis opposée pour défendre celle que vous aimez plus tous. Pour vous, pour ne pas vous faire de peine…

Ce qui nous ramène à la fille que vous a donnée notre sœur Déméter. Cette fille dont la loyauté devait être enfin assurée maintenant que les Titans sont libérés. Suite à ce qu’il s’est passé à Sparte, il n’était plus temps de tergiverser. Arwen, Athéna, Artémis et Clio…

Elles ne comptent pas pour vous ? En tant que protectrice de mes sujets, j’ai veillé à ce qu’aucune autre attaque en traître ne se fasse maintenant qu’Hadès a disparu sans laisser de traces. Qui nous prouve que Perséphone n’attendait pas son retour pour enclencher une horreur encore pire que celles que son époux a fait en même pas quelques heures ?

Elle avait le choix, votre fille avait le choix. Elle n’avait qu’à suivre Arès pour se présenter devant vous, devant votre jugement sans que je n’intervienne sinon à votre ordre. Votre fils a respecté son serment, il est parti sur mon ordre et a invité Perséphone à le suivre. Au lieu de cela, à en sentir les traces de cosmos souillant son corps, elle a jeté les spectres contre lui. Quelle personne à la possibilité de paraître devant vous pour défendre sa cause préférerait attaquer la Guerre en personne ?

Ce sont les Enfers qui ont attaqué notre fils et non le contraire… "


Et me retournant vers Arès.

" Qui a défié qui, mon fils ? Les spectres sous le commandement de Perséphone ou toi ? Qui a lancé les hostilités en toute connaissance de cause ? Que l’on fasse toute la lumière sur cette sordide affaire avant de juger qui que ce soit ? "

Et me retournant de nouveau vers mon cher époux.

" Quant à Perséphone, je suis prête à mener son âme vers un nouveau corps dès qu’il vous plaira. Elle est déesse, son âme peut migrer avec l’aide de l’un de ses pairs… "
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Arès
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MessageSujet: Re: Le conseil de guerre et les anneaux de pouvoir   Lun 4 Sep - 12:01

Le feu.

Sur le crane de Perséphone dansent les flammes de la Guerre, tes flammes, oh dieu du Sang.

Les flammes.

Autour de toi, noircissent le marbre immaculés de la salle du trône, car tel est ton pouvoir, telle est ta fonction.

Le sang.

Sur toi il ruissela à flot avant de sécher. Aucunement le tien, car tu n'en possède plus qui ressemble à cela, mais celui de tes ennemis. Celui des guerriers ayant osés t'affronter, rares êtres courageux que la création comptait encore.

Ce crane, ce présent, il te suffit comme discours, comme preuve de ta force et de ton habileté. Une mission t'avait été donnée, et tu l'avais remplis avec brio. A présent les ennemis de l'Olympe ne pourraient que savoir ce qui leur en couterait de se dresser contre toi.

Oh dieu du sang, preneur de crane, face à ta fureur, il n'est que deux issues possibles, la soumission, ou la mort, et désormais, tous l'auront compris.

Tous, jusqu'à ce père méprisant qui fraichement revenu sur son trône, s'offusque de tes exploits.

Qui croit-il donc tromper ? Aurai-t-il agit différemment ? Que pouvait-il savoir de ce que tu avais fais, lui qui n'avait qu'un crane et tes cicatrices pour tout résumé ?

Oh il est sage de retenir sa sentence pour l'instant, mais sa colère te suffit à comprendre que sa décision est déjà prise.

Ainsi il serait prêt à se séparer de toi ? Quelle folie. Quelle bêtise. Sans toi, l'Olympe est perdue. Et s'il ne le sait pas encore, il l'apprendra par la force des choses.

Ton ichor bouillant ne fait qu'un tour dans tes veines alors qu'il te prive de ton trophée, et dans un sursaut de fureur, tu amorces ta réplique, avant que contre toute attente ne s'élève la voix de ta génitrice.

L’orgueilleuse reine des dieux prenant ta défense ? Te nommant même fils ? Quelle est cette vision ? Tes yeux et tes oreilles seraient-ils embrumés ?

Cela devait cacher quelque chose, Héra avait toujours cachée son jeu, comme le faisait toutes les femmes passées maitre dans l'art le plus méprisable qui soit, à savoir la politique.

Calmant ta colère, tu observes et attends la fin de la longue, très longue plaidoirie de la reine des dieux. Un flot de mots qui t’ennuie autant qu'il t'insupporte, mais tu ne peux y échapper. Cette fois c'est de ton avenir en ces lieux qu'il s'agit, alors tu te dois d'y assister, jusqu'à la fin.

« Mère dis vrai, Père. »

Tu insistes sur ces mots, comme si tu voulais les enfoncer dans le crane épais de ton géniteur, et tu gardes ensuite le silence. Tout a déjà été dis, et ton terrain n'est pas celui des mots. Que d'autres parlent, mais très bientôt, le temps des paroles serait révolu.
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Hermès
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MessageSujet: Re: Le conseil de guerre et les anneaux de pouvoir   Mar 5 Sep - 14:14

Si la situation n'était pas aussi grave, le dieu des voleurs ne se serait pas privé de rire en voyant une scène aussi cocasse. Le fils détesté se faisant à nouveau gronder comme si ce n'était qu'une habitude. Mais la reine des dieux semblait avoir, non seulement fait son retour, mais aussi avoir ordonné à son fils la mission de ramener Perséphone. Voilà de quoi faire changer la donne. Si en effet Arès avait reçu l'ordre de faire venir Perséphone ici et qu'elle ne semblait pas avoir désiré ça... Eh bien... Disons que Arès et la diplomatie faisaient deux selon son avis.

Il imaginait bien la scène d'un dieu de la guerre aimant faire parler ses armes face à une déesse pas vraiment connue pour ses faits d'armes. Puis l'image de spectre se faisait balayer comme une feuille se faisant soulever sous le vent avait quelque chose de... Drôle ?

Non pas comme si des humains pouvaient se tenir face à un dieu... En vérité si, mais allez savoir quel genre d'homme pourrait faire face à la pleine puissance d'un dieu qui se déchaîne. Il faudrait un homme qui aurait repoussé ses limites à un tel point où son âme peut outrepasser les besoins de la chaire. Dans l'histoire, rares sont ceux ayant pus toucher ce stade.

Mais toujours est-il qu'il ne servait à rien de se perdre dans ses pensées, le messager divin devait se focaliser sur la situation qui lui faisait face. Et c'est dans ce type de situation que sa parole prenait tout son sens au vu de sa position en tant que dieu plus diplomate que guerrier.


-Je suis du même avis que Sa Majesté père, il peut tout simplement s'agir d'un malentendu. Nous savons que mon frère Arès n'est pas vraiment... Réputé pour ses talents de diplomatie non pas qu'il n'en est pas incapable. De là à détruire une ville entière... Je pense que nous pouvons nous faire "excuser" des mortels en envoyant quelqu'un qui pourra les... Hum... Aider ? Si nous sommes en guerre, il serait dommage de négliger les mortels alors que nous pourrions faire en sorte d'au moins rétablir un certain équilibre.


Certes ce n'était qu'une simple proposition mais ça pouvait au moins ouvrir à diverses possibilités. D'un côté les dégâts seraient réparés, puis d'un autre les mortels devraient moins craindre même si cela prendra du temps pour faire en sorte que ces derniers puissent les "adopter" à nouveau.

-Si nous voulons le fin mot de cette histoire, nous pourrions aussi écouter la version de Perséphone tout comme celle de ses spectres, il serait injuste de ne pas leur donner une chance de s'expliquer quant à leurs actes. Si nous sommes au-dessus des hommes, nous pouvons nous montrer compréhensif. Mais s'il se trouve qu'il s'agisse d'une agression totalement inutile, et bien dans ce cas-là, une punition s'impose.


Le dieu se permit d'observer le tout avec attention, que ça soit son frère, son roi ou bien sa reine. D'une certaine façon, Hermès se sentait nostalgique, comme à une certaine époque où les dieux allaient ici et là sans avoir à redouter que les titans ne leur tombent dessus.

Une époque qui atteignit son apogée à la bataille de Troie, là où tant de choses se sont passés. Mais ça avait le don d'être au moins divertissant à souhait et le dieu avait la joie d'avoir vu bien des choses parmi les mortels de ce temps.
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MessageSujet: Re: Le conseil de guerre et les anneaux de pouvoir   Mer 6 Sep - 11:02

Une colère sourde bourdonnait à mes oreilles, celle de la trahison. J’avais nommé Arès général de mes armées, je l’avais fais mon porte étendard, mon héraut, et comment nous avait-il représenté ? Comme à son habitude.

*J’ai été fou de croire qu’il pouvait être autre chose qu’une tempête de sang et de larme.*

J’étais prêt à le foudroyer sur place là où il se tenait, je n’attendais qu’un mot de trop, qu’une insulte de sa part, mais avant que le dieu sanglant ne puisse se défendre, ma reine parla, et défendit très surprenamment notre fils, ce qui nous surprit tous ici présent.

« Ma reine. Vos paroles vous honore et sont le reflet même de la tendresse d’une mère. Mais elles n’ôtent rien  à la démesure de la réponse que notre fils a donné aux provocations. On ne condamne pas à mort pour une insulte, on ne coupe pas la tête pour une gifle. Qu’étaient Perséphone et son armée face à la Guerre si ce n’est un divertissement ? Dis moi fils, as-tu seulement été mis en danger face à eux ? Malgré tes cicatrices et l’absence de ton armure, je n’en crois rien. »

Oui, la Guerre avait encore une fois prouvé son excés de zèle. Le pouvoir ne l’avait pas assagit ni responsabilisé, bien au contraire, cela n’avait fait que la rendre encore plus ardente et implacable.

« Tu aurais put la soumettre, tu as préféré la tuer. Tu aurais put épargner ces vies sur Terre, tu les as fauchés avec dédain. Non. Fort peu de situation requerront à l’avenir ton approche légendaire. »

Frapper d’abord, frapper encore, frapper un peu plus, et poser quelques questions une fois que tout le monde était mort. Voila le crédo qu’Arès avait choisi de suivre.

« Aussi, je te retire ton titre de commandant des armées Olympiennes avec effet immédiat. Cet honneur reviendra à celle qui a toujours sut me combler de fierté. Par ma volonté, je nomme Athéna commandante des forces Olympiennes et m’oppose à toute forme de vengeance à son encontre. Qu’aucune rancœur ou jalousie malavisée ne vienne entacher sa gloire, elle a fait le Bien et en sera récompensée en conséquence. Quant à toi, mon fils, tu as eu ta chance, et tu l’as gachée. Ne t’en prends qu’à toi-même. »

Tendant la main vers l’anneau d’or d’Arès, celui-ci tomba de son doigt avant de flotter jusqu’à moi avant qu'un aigle géant ne vienne à mes cotés, descendu de son perchoir, pour s'envoler en direction de ma nouvelle commandante.

« Voici désormais ton nouvel anneau, celui qui te correspond au mieux. »

Un anneau de bronze. Lourd et brut de forge. Un symbole qui convenait mieux au boucher de la montagne du Pouvoir.

« Quant à vous ma reine, voici le votre. Celui qui ne se soumet qu’à l’anneau maitre que je porte. »

Etoile scintillante si semblable à la mienne, j’offrais son anneau à ma reine avant de m’en retourner à la Guerre. Arès avait été bref, je le serai donc aussi. Si au regard de son corps meurtris, je ne pouvais décemment pas lui reprocher d’avoir agis pour se défendre, je ne pouvais pas non plus fermer les yeux sur la démesure de sa riposte qui, autant sur Terre qu’aux Enfers avait laissée des traces indélébiles.

« Concernant maintenant Perséphone, qu’un nouveau corps lui soit offert, digne de son rang et de son statut. Hadès disparu, elle est désormais la seule apte à diriger l’outre-monde, et je tiens à ce qu’elle le fasse dans les plus brefs délais. Lorsque cela sera fait, je l’entendrais concernant cette affaire, et j’aurai le fin mot de tout ceci. D’ici là, nous avons à parler d’affaire plus urgentes. »

Je tendis donc le macabre trophée d’Arès en direction de ma Reine avant de me tourner vers le dieu des messagers qui avait deviné la suite de mon plan.

« Des affaires concernant d’abords la Terre et l’Humanité. Après la tempête, je veux qu’elle voit le soleil. Je veux qu’après la Guerre leur vienne ma lumière. Hermès, va dans cette métropole ravagée qu’est New York, et apporte nos bienfaits à ceux qui ont survécu au dieu du carnage. Qu’ils sachent que quelque soit les épreuves à venir, l’Olympe ne les oubliera pas. »

HRP:
 
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MessageSujet: Re: Le conseil de guerre et les anneaux de pouvoir   Mer 13 Sep - 22:25

[HRP : Vu la teneur du post, je préfère préciser que ce sont les paroles du perso d’Héra et non celles du joueur derrière  Wink ]

Nulle palabre de la part de mon fils. Fidèle à ce qu’il avait toujours été, le prince de l’Olympe se contenta de faire la seule chose sensée en cet instant : il saisit l’aide que, dans ma gloire éternelle, je lui offrais. En mon âme de femme et de mère bafouée, je pouvais comprendre ce qui l’avait poussé à donner une leçon à cette petite pintade écervelée de Perséphone. Le seul souci dans cette triste affaire était qu’en sa grandeur et sa puissance digne des deux plus grands rois de cette éternité qui était la nôtre, Arès avait quelque peu négligé sa force.

Inclinant juste la tête pour appuyer une nouvelle fois ses mots, j’écoutais avec un intérêt tout particulier les paroles du petit bâtard qui s’était, jusqu'à présent, tenu coït, la queue entre les jambes. Comme les autres, Hermès n’était que le fruit d’un égarement de mon cher époux. Enfin, lui au moins ne briguait pas le trône de son père. Si tous ses enfants illégitimes avaient eu sa sagesse, l’Olympe n’en serait pas là…

Ne relevant aucune de ses paroles, après tout, il ne faisait que porter les messages des autres au point de se demander s’il était encore capable de réfléchir par lui-même, j’attendais la sentence de mon époux. A le voir, on ne pouvait douter de ce qu’il déciderait. Le tout était d’adoucir au maximum la peine de mon bouillant fils à défaut de le gracier.

" J’entends bien vos paroles, mon cher ami, mon cœur de mère saigne effectivement de voir notre fils ainsi amené à de telles extrémités. C’est malheureusement l’héritage de tant des siècles privés de notre présence à tous deux. Sans votre éclairage et votre guidance, tant d’autres dieux ont tout comme lui condamné des mortels ou d’innocentes nymphes à mort. Faites preuve de mansuétude envers notre fils et sans revenir sur votre jugement, je vous demande, en tant que mère et épouse, de lui offrir une chance de se racheter. "

Des paroles dignes de la plus incomparable des mères que j’étais. De quoi donner un soutien à mon fils. Le prince de l’Olympe et un atout immense dans la guerre à venir. Entre Athéna et Arès, le choix était fait. Contre les Titans, il fallait une véritable force de frappe et non une vierge effarouchée, incapable de se battre sans le secours des mortels. Des deux Guerres, seul notre fils méritait ce titre.

Puis, d’un geste gracieux, je recueillais l’anneau que me remettait mon frère et époux.

" Que de par cet anneau, je sois éternelle liée à vous, mon frère et époux. Un anneau, un lien, un symbole digne de notre mariage et de la place que j’aurais toujours à vos côtés. A jamais, vous pourrez compter sur votre épouse dévouée. "

Sur ces mots, le bijou scintillant vint envelopper mon annuaire, un geste qui m’emplissait de joie tout en me liant à mon époux. Puis, recueillant la répugnante dépouille enfermant l’âme de Perséphone, je poursuivis.

" Ainsi en sera-t-il fait mon cher ami. Qu'Hermès prenne son envol pour aller porter votre gloire sur les mortels. Quant à moi, je m’en vais de ce pas offrir une nouvelle enveloppe digne de la tendre Coré à votre infortunée enfant. Une renaissance que je souhaiterai pouvoir, si vous y consentez, faire dans la quiétude d’une salle plus intime que celle-ci. Comprenez, mon cher époux, il serait trop indigne d’une telle reine de renaître nue sous le regard de ses maîtres.

Mon unique présence serait aussi un baume sur son cœur. Entre femmes, on peut parfois se parler et surtout se rassurer plus aisément. Ensuite, dès qu’elle serait prête, je pourrais la ramener vers vous. "


Éventant de plus belle mon corps, autant pour me rafraîchir que chasser l’odeur infecte s’échappant du crâne de la déchue, je me tus, attendant la réponse de Zeus.
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Arès
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MessageSujet: Re: Le conseil de guerre et les anneaux de pouvoir   Ven 15 Sep - 14:51

Ainsi les mots de la Mère ne surent qu’atteindre partiellement le cœur du Père. En cela, rien ne t’était étonnant.

Histoire de femme mise à part, Zeus a toujours été un dieu de raison et de logique. Du moins voulait-il le faire croire au reste du monde, mais tu n’étais pas dupe.

Lorsqu’il parla de possibilités, toi tu avais vu les faits. Lorsqu’il parlait de loisir, toi tu avais agis avec honneur et devoir.

Qu’il te prive donc de ton trophée, qu’il te prenne donc ce titre ronflant dont tu réalises maintenant la précarité. Au final, ce qui t’étais précieux, ce qui avait vraiment de l’importance, tu l’avais encore.

Toi qui seul parmi tous demeurait pur, insoumis, fidèle à toi-même. Pas de compromis, même face à l’Apocalypse, cela avait toujours été la différence entre toi et ton père.

« Je n’ai gâché que vos illusions père, et de cela, jamais je ne m’excuserai. Vous vouliez une Athéna virile et implacable pour ce poste ? Il fallait la concevoir ainsi. Mais n’espérez plus me rendre pareil à elle. Plus jamais. »

Oh qu’il t’étais déplaisant de voir ainsi père et mère se battre l’un contre l’autre avec des mots pour seules armes.

Qu’il t’était déplaisant de te sentir comme un pantin agité entre un père sachant que tu causerais sa perte, et une mère bafouée a de nombreuses reprises qui cherchait à ménager son orgueil en préservant celui de sa lignée.

Au moins en cela elle avait raison. Tu étais le seul avenir de cette montagne, celui à qui un jour tout reviendrait.

Et alors que tu t’emparais nonchalamment de ton nouvel anneau à la couleur de l’airain, tu n’affiches qu’un sourire à la mention de la batârde favorite. Tu lui aurais presque souhaité bonne chance si tu l’avais pu, avant de broyer sa nuque de tes propres mains.

Elle ? Te donner des ordres ? Te dire quoi faire ? Comment le faire ? Plutôt mourir cent et cent fois. Jamais elle ne te contrôlera. Ni elle ni Zeus ne le pourront jamais, et c’est en cela que réside ta force.

Zeus avait beau le craindre, il ne pouvait s’en priver. Au final, malgré ses dires et ses menaces, tu t’en sortais avec un blâme et une rétrogradation insipide, cela ne tromperait personne.

Tu étais indispensable à l’Olympe, tous ici le savaient, alors que t’importait leur manigances et leur paroles. Quoi qu’ils en pensent, les actes blessaient, pas les mots.

Qu’Héra implore donc en ton nom, jamais tu ne supplierais personne. Ce que tu avais, tu l’avais acquis par le fer, non par de l’or, non par des mots. Tu ne devais rien à personne, et c’était cela ta fierté, celle que Zeus ne pourrait jamais te voler.

Et n’ayant plus rien à faire en ces lieux maintenant que ton sort était réglé, tu tournes alors les talons, rappelant à toi ta cuirasse de bronze et d’airain ayant eu largement le temps de se régénérer.

Redevenant toi-même dans un torrent de flammes et de cendres, tu charries à nouveau dans tes pas le sombre présage que tous ne peuvent ignorer. La Guerre à venir, imminente et implacable. La seule Guerre, la seule qui importe.

Et sans un mot pour tes géniteurs, tes pas te mènent au-dehors du palais royal, jusqu’à ton quadrige incandescent sous lequel à rougit le marbre Olympien.

Flattant alors l’encolure de tes étalons de feu et d’acier, tu abas bientôt les reines de ton char de combat et file dans un grondement de tonnerre jusqu’à ta forteresse, là où tu sais que très bientôt on viendra te chercher.

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