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 Le conseil de guerre et les anneaux de pouvoir

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Zeus
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MessageSujet: Le conseil de guerre et les anneaux de pouvoir   Dim 17 Aoû - 22:55

Arrow Tartare

Dans un tonnerre d’éclair à peine contenu, je m’en retournais en mon palais céleste par-delà les frontières séparant les différents territoires de la création.

Revenir des enfers n’avait plus aucun secret pour moi, mais ce voyage vers le tartare m’avait rappelé une partie de mon existence que j’avais espéré oubliée à jamais, celle de mon jeune âge adulte, celle de mon plus grand combat, et de mon accession au trône…

Tout cela semblait maintenant si loin, si loin dans ma mémoire millénaire, et pourtant, avec le retour de mon père, tout se ravivait comme si je venais de l’enfermer derrière les portes d’airain de la prison des dieux.

Le temps, une chose bien mystérieuse, une force primordiale à peine plus jeune que le chaos lui-même, et à jamais son apanage. Entre ses mains, une arme autant qu’un bouclier, un jouet qu’il manipulait presque à sa guise. Un pouvoir que malgré mes efforts les plus sincères j’avais toujours été incapable de régir autrement qu’avec sa propre science, une science que je savais ne posséder que par fragments.

Ouvrant à la volée les portes d’or et d’orichalque de la salle du conseil, je m’élançais alors au sein des couloirs enchantés de marbre blanc qui réagirent à mon retour en vibrant d’une nouvelle puissance.

Tout mon palais rayonnait de nouveau avec le retour du roi des cieux, son unique propriétaire et son châtelain légitime.

*Tu ne l’emporteras pas. Je t’ai vaincu une fois, et je recommencerai, autant de foi qu’il le faudra. Je t’enterrerai cette fois dans une boite sans air ni lumière où tu pourriras corps et âme dans la faim et la folie avec tes pensées pour seule compagnie jusqu’à ce que tu en viennes à regretter le Tartare lui-même.*

Je devais le prendre de vitesse, je devais réagir. Tant en roi qu’en chef des armées Olympiennes.

Par la disparition de Thalie, et le retour physique du roi des titans, j’avais eu la confirmation de mes pires craintes, à commencer par cette effroyables vérité, l’Olympe n’était désormais plus le sanctuaire inviolable qu’il avait été pendant des millénaires.

*Jusqu’à quel point ta puissance a-t-elle put grandir ? Qu’importe… Pénétrer mes barrières est une chose, mais échapper à mon esprit en est une autre. Si ta dimension maudite reste encore hors de ma portée, il ne me reste plus qu’à t’amener à me la faire découvrir.*

D’abord, se préparer, ensuite, partir en guerre.

Fort peu d’entre nous étaient alors de retour, je n’avais aucune illusion à ce sujet, mais je savais aussi que les titans venaient à peine d’être libérés de leur prison cosmique. Des années, peut-être des siècles nous séparaient encore de leur retour, et sans leur roi, ils n’étaient rien.

*Nous tuerons la guerre dans l’œuf, il n’y aura pas de conflit universel. Nous couperons la tête de la bête d’un seul coup, bien avant qu’elle ne puisse répandre son venin sur notre Terre.*

Oui, même si nous n’étions encore qu’une poignée, cela suffirait amplement.

*Thalie…*

Nous étions déjà si peu, et par un coup du sort des plus cruel, alors qu’une nouvelle fille m’était rendue en la personne d’Athéna, une autre m’était enlevée alors que sa convalescence et la perte de son amant l’avait laissé exsangue.

*Mon enfant… Où es-tu à présent ? Pourquoi t’avoir prise toi si ce n’est pour me torturer ? Est-ce là simplement pour nous montrer sa puissance ? Sa cruauté ?*

Pénétrant alors dans mes appartements privés, j’ouvrais un à un les sceaux d’éclair entourant le coffre contenant la solution de mes problèmes avant de m’en saisir d’un geste fulgurant.

De ce que contenait ce parchemin pouvait dépendre le sort de la création, son existence ne devait pas arriver aux oreilles de mauvaise personne, et son contenu ne devait surtout pas arriver entre ses mains.

« Je ferai en sorte d’en demeurer l’unique propriétaire. »

Un feu bleu s’échappa alors de ma paume avant de dissoudre rapidement le rouleau antédiluvien. Désormais, le secret de son contenu ne serait connu que de deux personnes. Ce qui était déjà beaucoup trop en vérité.

*Hazama en sait trop pour sa propre sécurité… Hum… Dois-je prendre les mesures qui s’imposent ?*

J’avais encore un peu de temps pour y réfléchir, je devais maintenant mettre à profils l’avantage décisif que le contenu du parchemin m’avait octroyé, et pour cela, la forge d’Héphaïstos devrait rugir comme au temps de la création des Kamui dont j’étais l’architecte là où le fils difforme de mon épouse n’était que le charpentier.

"Serviteurs du dieu des volcans ! Mignons du dieu des forges ! Entendez et obéissez ! Rallumez les fourneaux, activez vos soufflets ! Que le métal coule et que le marteau s’anime ! Que le feu de l’Olympe s’embrase à nouveau, car en ce jour, nous allons forger ce qui deviendra le nouveau symbole de l’unité et de la puissance de la montagne du pouvoir !"

Plus loin, beaucoup, beaucoup plus loin en contrebas, aux frontières du royaume de haine et de fureur d’Arès, là où les rivières de sang plongeaient dans le magma rougeoyant des forges divines, d’immenses constructions s’animèrent alors comme autant d’automates remontés comme par miracle.

Unes à unes, les fantastiques machines de la forge d’Héphaïstos se réactivèrent sous ma volonté et mon cosmos supérieur, et des profondeurs de la montagne des dieux, le vacarme de l’acier tombant sur l’acier enfla encore et encore alors que j’inondais de lumière l’immensité de la voûte céleste surplombant l’Olympe, transmettant ainsi à ces légions mécaniques tant mes ordres que mes connaissances nouvellement acquises.

"Que soit forgé douze anneaux de pouvoir. Que le cœur de chacun d’eux puisse accueillir l’essence du dieu qui le portera. Que tous soient reliés entre eux par mon pouvoir suprême, et qu’à l’image des Kamuis, ils deviennent l’apanage des marcheurs du ciel !"

Douze anneaux de pouvoir seraient créés, un par divinité Olympienne, moi inclus. En chacun d’eux, je déverserai une infime partie de mon cosmos, juste assez pour que jamais plus leur porteur ne puisse disparaître à mon regard. Ces anneaux seront les garants de la sécurité de mes enfants autant de de celle de mes frères et sœurs. En eux et à travers eux, ils pourront accéder à une partie de mon pouvoir, et rester en contact avec moi où qu’ils soient.

Plus jamais l’un d’eux ne pourra désormais connaitre le sort de Thalie, j’en faisais aujourd’hui le serment.

"Olympiens de tout horizon ! Où que vous soyez ! Accourrez sur l’heure devant votre roi ! Car l’heure est grave, et la guerre approche !"

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Artémis
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MessageSujet: Re: Le conseil de guerre et les anneaux de pouvoir   Jeu 21 Aoû - 21:35

Je reviens du combat contre Arès après un petit passage par le temple d'Apollon

Combien de temps s'était-il écoulé depuis sa perte de conscience ? Quelques minutes à peine, peut-être moins mais qu'était-ce pour une divinité ? Qui plus est une des plus puissantes de l'Olympe ? La Nature sauvage et la Lune prêtes à briller à nouveau alors que des mains maladroites mais bien décidées s'efforçaient à panser ses plaies.

Au terme d'un sommeil sans songe, elle s'était régénérée. Puissante et sauvage, Artémis avait été comme la proie et la prédatrice, sensible à tout ce que pouvait lui apporter la Vie, les éléments et les déchaînements de cosmos. La présence passagère d'Arès la soignant en ce temple si honni du dieu de la Guerre. Qu'avait-il bien pu passer par son esprit au terme de cet échange si cruel ? L'avoir à sa merci, prête à tomber sous ses coups en l'absence de Zeus était une chance inespérée et pourtant, il ne l'avait pas fait. Quelque chose avait retenu sa main et l'avait même poussé à soigner sa cadette. L'odeur de cendres et de sang planant dans l'air ne laissait aucun doute alors que l'orage tonnait de plus belle.

Père ?

Le réveil de la déesse s'ensuivit. Rapide et vive comme la biche dont elle avait la grâce, elle se leva, bondit presque avant de réaliser qu'elle se trouvait dans le temple de son frère, le dieu de la Lumière.

- Apollon ? Mon frère, t'es-tu réveillé ?

L'appel de la déesse lunaire se perdit dans le vide du temple encore marqué des derniers exploits du Maître des Carnages. En tout recoin se trouvaient, gisant pêle-mêle, bris de marbres, d'objets précieux mais aussi pots et jarres d'onguents curatifs éventrés ainsi que quantité de bandages balancés en tout coin de ce qu'il restait du temple. Seul le lit de feuilles mortes semblait avoir échappé au carnage ou plutôt surgi de lui.

- Arès...

Portant sa main sur l'ensemble des bandages devenu inutile, Artémis en sonda le cosmos résiduel.

- Pourquoi m'avoir sauvée, grand frère ?

C'était tellement étonnant comme situation que la Chasse ne pouvait que rester pensive alors que le second orage éclata et que Zeus n'apparaisse devant elle.

- Père ? Oui, j'arrive.

Sa semi-nudité ne l'avait pas gênée pour une fois, tant elle était obnubilée par ses questionnements envers le seigneur sanglant. Se levant, elle se contenta juste d'embraser son cosmos, se parant d'une nouvelle tunique longue digne de son roi tout en prenant son précieux arc ainsi que ses flèches d'argent. Appelant enfin deux de ses molosses, elle se dirigea sans attendre vers le temple de son père. Au vu du ton du père des dieux, le pire était à craindre et ce serait une déesse de nouveau prête à l'affrontement qui se présenterait au temple du roi de l'Olympe.

Quelques instants, quelques battements d'ailes plus tard et elle paraissait devant celui qu'elle aimait en plus de son frère jumeau, les deux seuls dieux masculins à tenir une place en son cœur. Avançant vers lui d'un pas sûr accompagné de ses familiers prêts à combattre ou pister une quelconque proie, elle prit la parole. Face à ce que Zeus avait à lui annoncer en cet instant, la perte momentanée de son temple passait au second plan.

- Me voici, père, pardonnez le peu de temps que j'ai mis à venir depuis le temple d'Apollon, j'ai amené mes plus précieux pisteurs au cas où mes dons de traqueuse de tout être vous serez utile. Je suis prête à vous écoutez et vous servir, mon père vénéré...
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Arès
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MessageSujet: Re: Le conseil de guerre et les anneaux de pouvoir   Ven 22 Aoû - 8:28

 Arrow Entrainement avec Artémis

Pourquoi ? Pourquoi, pourquoi, pourquoi pourquoi ? Pourquoi l’avais-tu épargné ? Elle dont la simple vue te révulse ? Elle dont la mort te comblerais de joie ? Cette batârde hautaine et prétentieuse, pourquoi l’as-tu même soignée du mieux que tu le pouvais ?

Par crainte de ton père ? Est-ce cela que tu te répètes encore et encore ? La peur du châtiment que tu sais planer au-dessus de ta tête et qui n’attends qu’un prétexte pour s’abattre sur toi ? Oh seigneur des batailles, tu ne trompes personne.

Tu ne l’as pas fait par crainte, car la peur t’es étrangère. Tu ne l’as pas fait par pitié, car tu vomis ce sentiment, et tu ne l’as pas fait par compassion, car la chasse ne t’inspire que mépris. La vérité, simple et affreuse à admettre, c’est qu’Artémis avait raison quand elle t’affirmait que sans elle tu t’ennuierais.

Sans elle, avec l’Olympe dans son état actuel, qui te résisterait ? Les muses ? Elles tremblent à ton seul nom et se pâment à ta vision. Faibles et fragiles, le moindre de tes souffles suffiraient à les faire tomber à la renverse. Hermès ? Il lui faudrait déjà parvenir à supporter ton regard et à prendre les armes, et cela avait autant de chance d’arriver que l’instant où tu échangerais un baiser avec ta demi-sœur Athéna, et quand bien même le ferait-il, quel challenge t'offrirait-il ? Lui qui avait toujours fait plus de dégât avec sa langue ?

Aussi douloureux que cela te sois de l’admettre, la seule raison pour laquelle Artémis vivait encore était simplement la justesse de ses propos quand à ta solitude. Malgré l’ensemble des guerriers peuplant le monde des hommes, il ne s’en trouvait que si peu capable de te divertir… Si peu qui soient dignes de toi.

En descendant lentement les marches brisées du temple d’Apollon où tu laissas la Chasse alitée, tu te surprends à penser que peut-être il aurait fallu laisser les guerriers du passé aux enfers. Peut-être auraient-ils était utilisé contre toi, et peut être auraient-ils sut faire bouillir ton sang comme ta demi-sœur avait su le faire bouillir il y a à peine quelques minutes.

Un combat d’à peine quelques secondes, mais d’une telle intensité… Le genre de combat qui te faisait te sentir vivant, le genre de combat que tu affectionnais par-dessus tout.

Ce fut à cet instant que l’orage éclata au-dessus de ta tête.

Instinctivement, tu te mis en garde, persuadé qu’il s’agissait là d’un prélude au châtiment du roi des dieux pour avoir tant meurtri l’une de ses filles préférées.

Fermement campé sur tes deux jambes, tu attendis l’éclair vengeur tombant du ciel, décidé à défendre chèrement ton existence face à cet adversaire de tous les instants, mais à ta grande surprise, ce ne fut pas un éclair, mais un message qui arriva.

« Une guerre ? »

Ton esprit mit quelques secondes à réaliser que tu ne nageais pas en plein rêve. Zeus, père de l’Olympe et roi des dieux venait de scander l’arrivée d’une nouvelle ère de combat, une ère dont tu serais le seul maître.

Restant un instant impavide devant cette nouvelle dont tu commençais tout juste à percevoir l’ampleur, tu ressens à présent l’excitation monter en toi et allonger ton sourire carnassier.

Le calme précédent la bataille t’as toujours été insupportable, mais cette fois tu te promets de le savourer à sa juste valeur, car si Zeus lui-même en vient à parler de guerre, il ne peut s’agir que d’une guerre d’échelle divine.

« Huk huk huk… »

Etouffant un rire qui menace de résonner dans tout l’Olympe, tu trembles à présent d’excitation tandis que tes mains s’ouvrent et se referment successivement. Savourant alors la puissance de tes poings encore taché du sang d’Artémis, tu te mets à rêver de bataille sanglantes où tes haches faucheraient des vies par milliers, à des combats d’échelle planétaire incluant jusqu’aux dieux eux-mêmes avec pour seule issue finale ton triomphe total.

Dieu du sang, dieu du carnage, ressent-tu à présent ton pouvoir enfler avec la venue d’un conflit qui restera dans les annales ? Un conflit comme la création n’en a pas connus depuis les âges sombres ? Perçois-tu déjà ton adversaire ? Lui, le dieu noir au cosmos plus sombre encore que celui de l’empereur des enfers ? Celui dont la lame marqua le début de l’Histoire et qui le premier de ta lignée, accomplis son destin en tuant son géniteur ?

Non, loin de toi encore cette idée, car en cet instant, tu ne songes qu’aux combats à venir, et à la joie sans borne que tu auras à anéantir tout ce que le destin jugera bon de placer sur ton chemin.

Que les faibles et les lâches s’extasient donc devant leurs bassesses et leurs petites mesquineries insignifiantes, qu'ils racontent leur mensonges à leur minions, qu’ils s’acclament de la magnificence de leur plan.

Tu n’es pas, et ne seras jamais un comploteur. Le contrôle des choses qui t’entourent ne t’intéresse pas. Ton monde à toi ne dépasse pas la portée de tes deux bras, mais en revanche, rien de ce qui y entre n’en ressort sans ta permission.

« Alors qu’ils viennent ! »

T’esclaffant à présent d’un rire tonitruant et guttural, tu rebrousses chemin en te laissant aller à la joie puérile de fouler au pied les ruines encore fumante du temple d’Apollon dans lequel tu te creuses une route à coup de botte. En cet instant où rien ne saurait gâcher ton bonheur, tu ris et tu détruis avec la joie insouciante de celui qui marche vers le bonheur. Tes pas suivent ceux d’Artémis qui déjà s’était levée, et sans la moindre barrière pour te stopper, te voilà déjà arriver aux portes du palais de Zeus duquel tu fus chasser il y a à peine quelques heures.

Au final, même le roi des dieux devait se résoudre à t’accepter, car de tous ses enfants, tu étais le seul sur qui il pouvait compter en temps de guerre. Flagorneurs et midinettes avaient peut être leur utilité en temps de paix, mais au temps de la hache et de l’épée, ils n’étaient plus rien.

Ne prêtant aucune attention aux cosmos de l’Histoire et du dieu des menteurs qui s’approchaient dans ton dos, tu donnas dans les portes du palais de ton père un formidable coup de pied qui les ouvrit en grand.

« L'Olympe appelle à l'aide, et la Guerre répondra ! »

L’Olympe pouvait bien être devenu faible et décadent, tel n’était pas ton cas. Si ton futur empire avait besoin de ta puissance pour subsister, alors c’est avec une satisfaction sans bornes que tu en deviendrais l’épée invincible.
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Athéna
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MessageSujet: Re: Le conseil de guerre et les anneaux de pouvoir   Jeu 28 Aoû - 20:48

==> Je viens d'ici

Simple, cela avait tellement simple de retrouver le chemin menant à la Montagne des dieux. Immense et splendide, elle s'étalait devant moi avec son lot de terres immortelles et de temples éparpillés sur son ensemble, chacun à l'image de son possesseur. D'un puissant souffle, je m'emplissais de cet air unique en son genre alors que le soleil me caressait de sa chaleur. Je sentais en moi, la puissance croître en flèche alors que des centaines d'images m'assaillaient. Je n'avais rien oublié de ces lieux. Qu'étaient quelques siècles au regard de l'éternité des Olympiens. J'avais été sur terre mais un part de mon âme était demeurée enracinée en mon temple. Le Temple de la Guerre et de la Sagesse, en apparence immuables mais bien changeant. Moi aussi, je possédais de multiples facettes dont celle de la déesse travailleuse. Je n'avais jamais lésiné sur mes efforts et même réduite à l'état d'humaine naïve, dominée par des pulsions de martyre doublés d'une rare naïveté criminelle, je ne pouvais m'empêcher de sentir en mes victoires le génie me caractérisant. Celui pour lequel, mon père m'aimait autant en plus de bien d'autres raisons.

Zeus, j'aimais mon père tendrement et j'étais heureuse de le revoir même si son ton n'était pas de plus agréable sur la fin de sa demande, je m'en sentais singulièrement rassurée. Il allait bien, si bien.

Considérant un instant les paysages, mes yeux pers ne purent que tomber sur la piste que m'avait si gentiment laissé mon demi-frère, la Guerre incarnée, impitoyable et bas de plafond, ayant ses muscles pour cerveau...

Arès...

Je le méprisais pas tant que cela. C'était surtout le souvenir des guerres et de sa cruauté qui me tenaient aussi âpre à son égard car il était loin d'être stupide. Ce qui le rendait encore plus redoutable. Certes, ce n'était pas un beau parleur comme Hermès, un esthète comme Apollon ou un artisan comme Héphaïstos mais en tant que combattant, il était aussi un stratège plus que percutant et efficace en son genre. Rompre, broyer, massacrer, exterminer étaient ses passe-temps favoris, de quoi laisser des torrents de sang, de cendres et de lamentations sur son passage. Celui que père avait envoyé délivrer Thanatos de la prison où Sisyphe l'avait enfermé. Sisyphe, je songeais avec un sourire au héros capable de berner la Mort mais le temps n'était pas à cela et remontant simplement le chemin si gentiment balisé par Arès en personne, je me hâtais à rejoindre le temple de père, ne perdant pas de temps. L'état dans lequel se trouvaient les temples des enfants de Leto ne me retint pas plus que de nécessaire. Il fallait que j'avance et j'aurais bien le loisir de deviser avec ma demi-sœur, bien plus agréable que son prétentieux de jumeau.

Évitant de m'attarder en ma propre maison, j'arrivais enfin au palais de Zeus où père se trouvait en plus d'Arès et d'Artémis dont les cosmos rayonnaient de concert alors que je m'étonnais de la lenteur de Clio et Hermès. Eux qui étaient partis avant moi n'étaient même pas encore là. De quoi me surprendre et m'inquiéter. Que se passait-il ? Père les jugeait inutiles pour qu'ils ne soient pas présents ou avaient-ils étaient retenus en d'autres lieux ?

Ne pouvant m'offrir le luxe de me pencher sur leurs sorts, je m'avançais vers le temple dont je franchis le seuil tout en embrasant mon cosmos pour corriger quelque peu ma tenue. Sobre et proche de celles que portaient les jeunes humaines de ce siècle, elle couvrait mon corps d'un pantalon resistant et d'un haut moulant et confortable. C'était la tenue d'une aventurière pourvue de poche en plus d'une combattante comme le montrait l'égide que je portais alors que je tenais mes cheveux relevés en queue de cheval. Je n'avais pas coiffé mon casque ni prit ma lance. Il était inutile de se montrer trop agressif d'entrée. Appelant une autre de mes chouettes, ce fut en la tenant perchée sur mon épaule que je parus devant Zeus.

- Père, je suis de retour et suis heureuse de vous voir éveillé et en parfaite santé. Au vu de votre message, je ne peux que comprendre que des périls terrifiants nous menacent.

Et considérant Arès se tenant au plus loin du roi des dieux, je le saluais.

- Heureuse de te voir en parfaite forme, Arès. Je vois que ton sommeil t'a été profitable.

Puis ce fut vers Artémis que je me tournais.

- La joie inonde mon cœur de te revoir ma chère sœur. Je pense que nous aurons l’occasion de nous entretenir davantage dès que père nous aura appris les raisons de cette invitation à le rejoindre au plus tôt. Et me tournant de nouveau vers notre père à tous, je m'inclinais avec élégance et respect sans me départir de cette fierté toute olympienne.

- Je suis prête à vous écouter, mon père, dès que vous en aurez décidé. Je suis prête à vous suivre contre ceux qui menacent l'univers et l'ensemble des mondes...
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Clio
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MessageSujet: Re: Le conseil de guerre et les anneaux de pouvoir   Sam 30 Aoû - 17:45

[Suite à un malentendu, enfin je suppose, Hermès et nous nous sommes tous les deux retrouvés à attendre que l'autre poste xd Je poste donc rapidement pour débloquer la situation ^^' Oui, le post est court]
Terres des Muses

Ils étaient les deux derniers à arriver à la salle du trône. Artémis et Arès étaient arrivés les premiers, sans doute prêts à en découdre. Clio ne se faisait pas d'illusion, si Zeus les avaient tous convoqués en cet endroit, c'était pour leur parler de l'enlèvement de Thalie et il avait surement déjà prévu quelque chose en réponse à cela. Clio se demanda si elle devait aussi leur parler de ce qu'Athéna avait sous-entendu lors de leur échange télépathique.

"Zeus saura mieux prendre du recul qu'Hermès. Mais en même temps je ne veux pas lui donner l'impression de m'inquiéter pour rien."


Au vu de la situation, elle devait cesser de laisser sa partie humaine l'influencer et prendre ses responsabilités. Elle les avaient déjà prises à Sparte, et ne devait pas s'arrêter de si bon chemin. Elle ne serait jamais une guerrière comme Artémis ou Athéna, mais elle pouvait au moins essayer de s'en rapprocher. C'est au moment où elle pensait à la Sagesse, qu'elle senti le cosmos de celle-ci arriver dans le temple. Maintenant c'était sûr, ils allaient être les derniers.

"Alors, elle aussi, Zeus l'a convoquée? Mais, et Arwen?"


Athéna avait-elle réussi à raisonner la fille éplorée de Thalie et Hypnos? Clio aurait aimé le lui demander tout de suite, mais ce n'était probablement pas le moment de s'occuper de ça. Lorsqu'elle arriva enfin dans la salle du trône, la jeune Muse s'avança jusqu'à son père.

-Pardonnez notre retard Père. L'Histoire se tient maintenant prête à écouter vos paroles. Cette convocation a un lien avec l'enlèvement de Thalie, n'est-ce pas?


Puis, elle se tourna vers la Guerre et la Chasse. Arès semblait déjà prêt à en découdre avec tout ce qui se présenterait à lui. Quant à Artémis, elle avait amené quelques uns de ses animaux, sans doute prête à partir dans l'activité qui la caractérisait le plus.

-Je suis heureuse de vous voir en forme. Je pense que nous aurons grands besoins de vos services dans les temps à venir.


Puis, se tournant vers Athéna.

-Ainsi que des tiens chère grande sœur. Je suis contente de te voir parmi nous.

Avait-elle été manipulée par Arwen? Elle ne pouvait pas le dire pour le moment. Mais il faudrait qu'elle s'arrange pour parler à son ainée, une fois que la réunion sera finie. Elle devait la mettre au courant de certaines choses, afin qu'elle puisse aider Arwen. Clio se tourna vers Zeus, prête à son tour à entendre ses paroles.
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Hermès
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MessageSujet: Re: Le conseil de guerre et les anneaux de pouvoir   Lun 1 Sep - 6:50

Arrow Terre des Muses

Zeus devait tout savoir… Absolument tout. Il était hors de question qu’Hermès ne dise rien sans risquer de provoquer des évènements dangereux. Hazama qui enlève Thalie, Arwen qui s’est retournée contre eux à cause d’Hazama, voilà ce qu’il devait lui dire. Le dire devant tout le monde serait en temps normal la bonne chose à faire mais la présence d’Athéna empêchait de le faire.

Si Hermès venait à déclarer tout cela en sa présence, Athéna contredirait et Zeus aime trop sa fille pour pouvoir être capable d’écouter son fils. Sa déclaration sera donc à l’écart avec Zeus, la chose la plus simple serait que son père lui fouille dans la tête pour y trouver là la preuve qu’Arwen l’accuse même d’être responsable de son malheur dans le seul but d’avoir Thalie. Mais quand il y pensait… Aurait-ce été Hermès qui aurait fait disparaître Thalie alors qu’il était à Sparte à cet instant ? Arwen devrait y réfléchir à cet instant quand il la reverra.

Au moins Clio restait encore là à être avec lui, si frêle et si fragile, elle n’abandonnait jamais. Personne ne pourra s’en prendre à elle sans s’attirer la colère du dieu des voleurs. L’appel de Zeus était fort et bel et bien le signe d’une chose qu’il redoutait ; la guerre.

Très rapidement, le cosmos des divinités se fit sentir, Arès… Artémise et Athéna, les seules à ce jour qui soient éveillées. Mais si la guerre approche comme le dit son père… Qui est l’ennemi à combattre ? Hazama ? Il n’était qu’un mortel et une telle chose venant de Zeus était inutile. Alors qui ? Rien ne venait à l’esprit du jeune dieu. Zeus donnera de toute façon la réponse à cette interrogation.

Le duo se mit donc à marcher vers le palais de Zeus en sachant qu’ils étaient les derniers, de toute façon, l’ordre d’arrivée n’était guère important. Mais avec un rire intérieur, il se disait que les meilleurs se faisaient toujours attendre en dernier bien que là, ça n’était pas vraiment le cas. Clio prit la parole en première pour s’annoncer. Vint ensuite le tour d’Hermès de s’annoncer présent.


-Le messager des dieux répond présent à votre appel père, que nos ennemis tremblent de peur face à votre courroux et celui de l’Olympe.

Mais après avoir dit cela, il transmit à son père un message télépathique, cela était d’une grande importance suivant ce qu’il pouvait dire.

*-Père, je devrais vous parler d’une chose très grave en privé.*

Son regard se baissa, sachant que ce qu’il pouvait dire pouvait très bien ne pas être cru car dire que la petite fille de Zeus n’était plus de leur côté était dur à croire mais il comptait sur une dernière chose pour affirmer cela.
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MessageSujet: Re: Le conseil de guerre et les anneaux de pouvoir   Lun 1 Sep - 9:53

Le martèlement des minions d’Héphaïstos résonnait encore en Olympe tandis qu’un à un, mes enfants accouraient, prompt et fidèles.

Se doutaient-ils déjà des raisons m’ayant poussé à les convoquer si tôt après l’aréopage ? Avaient-ils déjà perçus des bribes de cet avenir que nous redoutions tous ? J’estimais qu’au moins certains d’entre eux savaient. Rien qu’au sourire ravis d’Arès et au regard inquiet d’Athéna, je savais que les deux visages de la Guerre étaient au fait de notre futur.

*De quoi peux-tu bien te réjouir mon fils ? Toi qui jamais ne connus l’horreur de la précédente guerre contre les titans ? Toi qui jamais n’eus à affronter tes pairs ? Tu te vantes tant et tant de ne jamais avoir connus la peur, et bien peut être cette fois enfin pourras-tu la regarder dans les yeux.*

La colère de voir mon fils sanguinaire aussi ravis en des temps si graves fut cependant occultée par la joie du retour de la Sagesse, elle la plus sublime de toute. Athéna la Sage et Vaillante, celle qui avait mainte et mainte fois protégée la Terre en mon absence, celle qui envers et contre tous s’était dressée, elle plus que tous les autre digne d’être appelée princesse.

Assit sur mon trône céleste, trônant à quelques mètres au-dessus des sièges des autres Olympiens et rendant à chacun de mes enfants le salut qu’ils m’adressaient, chacun à leur manière, je tachais de ne rien laisser paraitre de mon favoritisme, même si au fond de moi, je savais qu’il s’agissait en vérité d’un secret de polichinelle connu même des mortels.

« Entrez mes enfants, prenez place. »

Si j’avais vu juste, si au moins les deux visages de la guerre étaient au fait de la nouvelle titanomachie qui pointait à l’Horizon… Alors sans doute d’autre l’auraient pressentit.

Le message télépathique d’Hermès me parvint alors tandis que je me levais pour prendre la parole une fois l’ensemble de mes enfants installés sur leur trône respectif. Ne marquant aucune réaction, je pris la parole en même temps que je lui répondais de la même manière.

"Il n’existe plus d’endroit que nous pourrions qualifier de « privé » en cet instant mon fils, l’inviolabilité de ce palais elle même n’est plus qu’un rêve brisé. Dorénavant, pour tout ce qui touchera au secret, c’est via nos esprits, que j’espère encore hors de Sa portée, qu’il nous faudra communiquer. J’imagine ne rien t’apprendre en te disant que désormais, le temps joue contre nous, aussi ne perds pas une seconde et parle sans détour."

« Fiers Olympiens... Cronos est de retour. »

En cet instant, même le tonnerre grondant au-dessus de nos têtes parut disparaître tant le poids de cette révélation donnait à mes mots un gout d’éternité. Ayant choisi volontairement d’aller au plus simple et au plus rapide, j’avais énoncé volontairement ces mots à haute voix, voulant que notre adversaire se sache démasqué.

« Oui, le roi des titans s’est échappé de sa prison divine où je l’avais jeté il y a de cela des éternités, et pire encore, il a réussi à libérer ses frères et sœurs du tartare. Au moment où je vous parle, les titans s’incarnent parmi les mortels, et privé de nos dons de visions, nous aurons toutes les peines du monde à les discerner avant leur éveil total. Ne commettez pas l’erreur de croire qu’il nous reste encore du temps, la guerre est déjà en marche et elle est déjà parmi nous. »

Et tout en jetant un regard sombre à Arès pour lui indiquer de ne surtout pas en rajouter, je poursuivais.

« Elle est ici, au sein de cette montagne, au sein de ce palais, au sein de cette salle. L’inviolabilité même de mon palais n’est plus. Cronos nous a déjà montré qu’il pouvait y aller et venir à sa guise, et pire encore, je suis convaincu que c’est lui qui a enlevé votre sœur Thalie et l’ancien haut commandeur de Sparte au sein même de ces murs comme pour me défier. Ajoutez à cela son ombre rendant le flot du temps quasi imperméable à nos dons de visions, et nous voilà désormais aux portes d’un conflit comme vous tous ici présent n’avez jamais connus. Notre ennemi a déjà marqué le terrain et avancé ses premiers pions. Oui mes enfants, la guerre a déjà commencée. »

Eux si jeunes, si insouciants, devraient bientôt se forger une destiner dans le creuset d’une guerre divine. Combien parmi eux y survivraient ? Autant que faire se pouvait.

« Aussi, nous allons prendre les devants sur notre adversaire. De ce que j’ai pu découvrir lors de mes dernières visions, Cronos n’est pas seul, quelque chose de plus sombre encore se tient à ses côtés et l’aide depuis le commencement, quelque chose de terriblement ancien, plus ancien même que lui, tout roi des titans qu’il soit. Le souvenir même de cet être me donne la nausée tant il ne semble fait que de cruauté et de malveillance et pourtant, même si je crois me souvenir de cet être, je suis incapable de me rappeler de son nom. Cela, associé à une foule d’autre souvenir disparus du même genre, m’amène à la conclusion suivante, je suis sous l’emprise d’une malédiction de la titanide Mnémosyne, et m’en libérer ne sera pas chose aisée. »

Avouer ainsi une faiblesse dans ma position avait de quoi paraître surprenant, mais c’était toujours préférable à l’incohérence d’un discours ou manquerait sans raison des informations capitales, et puis, la confiance devait régner entre nous, sinon nous étions déjà vaincu.

« Sachez cependant que même elle ne saurait effacer plus que des détails dans un esprit comme le mien, et que même si elle n’a pas son pareil dans la manipulation de la mémoire, sa technique n’est pas infaillible. Bien vite viendra le jour où je percerais ses brumes de mon esprit, et bien vite également viendra le jour où elle devra rendre des comptes pour m’avoir ainsi trahis.
Mais avant que ne vienne ce jour, je déclare solennellement que plus jamais le cas de Thalie ne se reproduira. Si Cronos est capable de manipuler le temps comme aucun autre, s’il est pour le moment capable de percer mes défenses les plus élaborées, s’il est capable d’étouffer dans son pouvoir vos cosmos pour les rendre invisibles à mes visions, il ne saura poursuivre ses enlèvements avec ce que je me suis résolu à concevoir.
»


Bien sûr, même avec la virtuosité des serfs mécaniques du dieu des forges, les anneaux n’allaient pas être prêts avant de nombreuses minutes, mais en les annonçant dès à présent, je m’assurais que l’esprit de mes enfants serait prêt à les recevoir le moment venu.

« J’ai décidé de vous lier à moi, par le biais d’anneau de pouvoir en ce moment même en création au sein des forges d’Héphaïstos. Si la maîtrise sans égal de votre frère me manque pour en sublimer encore le concept, mes connaissances et ses serviteurs d’airains suffiront à l’accomplissement de ma vision. Par ces anneaux, je serai en partie présent avec vous à chaque instant, et ma bénédiction vous accompagnera de manière beaucoup plus tangible qu’elle ne l’a jamais été par le passé. Plus jamais vous ne pourrez disparaître de ma vision, car aussi puissant que soit notre ennemi, mon cosmos n’obéira jamais qu’à moi. »

Simple et efficace, ce plan quoi que trop chèrement acquis allait nous permettre de renforcer encore l’unité qui nous caractérisait, en plus de m’assurer le contrôle de notre avenir quel que soit ce que le futur nous réservait.

« A présent, je sens que vous avez chacun bien des choses à dire. Faites-vous entendre, partagez vos connaissances et vos hypothèses. Nous ferons face, nous nous battrons cote à cote. Ensemble, nous purgerons à nouveau la création de la folie de nos ancêtres. L’Olympe régnera ! »

Faisant éclater les cieux au-dessus de nos têtes, j’adressais à chacun de mes enfants le même message télépathique, les incitants à ne déclarer à haute voix que ce qu’ils estimaient devoir être connus de tous, y compris nos ennemis.

"Prends garde mon enfant, jusqu’à ce que je trouve le moyen de rendre à l’Olympe son inviolabilité, Cronos peut tout à fait se trouver ici parmi nous sans que nous le sachions, aussi prend bien garde à ce que tu diras."
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Artémis
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MessageSujet: Re: Le conseil de guerre et les anneaux de pouvoir   Ven 12 Sep - 19:36

La déesse lunaire venait à peine d'entrer dans le temple du roi des dieux et de saluer son père que la Guerre faisait à son tour son entrée. C'était étrange de se retrouver côte à côte sans le moindre incident, la moindre effluve agressive l'un envers l'autre malgré ce qu'il venait de se passer entre eux. Elle n'avait aucun doute sur les gestes d'Arès envers elle et le fait qu'il l'avait soignée avec toute la douceur dont il était capable. chose suffisamment incongrue en elle-même connaissant la haine quasi viscérale que le dieu rouge portait à ses demi-frères et sœurs, fruits des amours illégitimes du Maître des Nues.

Le regard d'Artémis s'était encore attardé sur lui lorsqu'une nouvelle divinité fit son entrée.

- Athéna !!!

De toutes les divinités, elle était l'une des plus proches de ce qu'était Artémis. Une déesse vierge et indomptable tout comme elle mais encore plus puissante car armée et préférée de Zeus. Cela lui donnait un avantage incontestable sur les autres tout en l'enchaînant à la terre et aux humains qu'elle se devait de protéger. La déesse de la Chasse l'avait compris depuis longtemps maintenant et n'enviait pas son aînée pour un rôle dont elle ne voudrait jamais. Devoir côtoyer autant de mâles, même aussi efféminés que certains de ces fameux saints de l'espoir, était une épreuve dont l’Éternelle Pucelle ne voudrait pour rien au monde. Les prendre pour cibles lui plaisait bien davantage. L'idée de la chasse à l'homme ne l'avait pas abandonner. Plus une seconde depuis qu'Arès l'avait mentionnée et fait germer en son esprit mais le moment n'était pas venu pour cela. Loin de là et en plus malgré leur bonne entente, cela ne plairait que moyennement à la Sagesse.

- Moi aussi, je suis heureuse de te revoir, ma sœur. Notre séparation a été que trop longue.

Sur ces quelques paroles, elle avait étreint la déesse sans arrière pensée.

- Toi aussi, tu sembles en formes.

Le temps de ces quelques paroles et Clio suivie d'Hermès faisait son entrée. Si frêles, tous deux semblaient plus qu'éprouvés par les récentes événements. De quoi attiser encore davantage la curiosité de la déesse au front d'argent. Qu'avait-il donc pu se passer durant son inconscience ? La Chasse avait été éloignée de par son état de tout ce qu'il s'était passé récemment. Elle avait juste le souvenir de Thalie grièvement blessée et emmenée par Perséphone loin du tumulte suivi de la condamnation d'Hypnos. Ensuite, cela avait été l'affrontement avec Arès puis le trou noir. Manque que le roi des dieux ne tarderait plus à combler. Quelques minutes s'écoulèrent encore le temps des dernières salutations et enfin tous purent prendre leur place. Installée sur son trône d'albâtre, de marbre, de perle et d'argent, la somptueuse et sauvage déesse de la Chasse patientait avec toute la sérénité qui pouvait être la sienne. En quelques mots, elle se tenait comme une lionne aux aguets, ses molosses couchés à ses pieds et son arc à ses côtés. Prête, elle l'était depuis son arrivée.

Puis, enfin, vint l'instant des révélations. La voix de Zeus s'éleva du haut de son trône, tombant comme un couperet. Puissant, il l'était tout comme il était majestueux. Toute cette démonstration ne faisait que renforcer l'importance de cette réunion aux yeux de la déesse. Et enfin, la réalité éclata aussi brutalement que l'écho de la Foudre lorsqu'elle s'abattait sur l'un d'eux.

Cronos de retour !!!

Ses yeux s'étaient ouverts tous grands sous les grondements des bêtes qui l'entouraient tandis qu'elle serrait involontairement son arc. L'excitation de la bataille allait de paire avec celle de la Chasse même s'il s'agissait de deux choses tout à fait différentes.

Thalie... Elle a été enlevée par ce monstre de Cronos mais pourquoi elle ? Elle n'est qu'une Muse.

Le plan de Zeus s'étala ensuite en plus de certaines choses qui ne pourrait que s'avérer à double tranchant mais la situation l'exigeait. Tout comme elle exigeait nos réactions immédiates et comme il nous demandait de prendre la parole, je fus la première à le faire.

- Je vois. Père, je suis prête à offrir mon arc, mes flèches et l'ensemble de mes forces pour cette bataille qui s'annonce. Il est clair que ces anneaux sont indispensables pour nous. Notre cohésion sera notre plus grande force. Pour ce qu'il en est de Thalie, j'avoue que j'ai du mal à comprendre le choix de son enlèvement. Elle est une Muse et non une déesse telle que notre sœur Athéna. Une Muse dont la mère n'est autre que Mnémosyne...

A peine ce nom prononcé, la déesse releva la tête.

- Vous parliez d'elle. Elle peut être un gage qu'offre Cronos à l'une de ses sœurs pour s'assurer son aide. Plus que Clio, elle était facile à atteindre vu son état. Et je crains que cet état puisse justement attiser la haine de la titanide de la Mémoire à votre égard. Après tout, elle vous a aimé, père et devait encore garder un peu de sentiments pour vous. Assez en tout cas pour ne pas vous attaquer directement. Sachant cela, Cronos a du chercher tout ce qui pourrait retourner Mnémosyne contre vous, le père de ses neuf filles et quel meilleur moyen que celui-là. Thalie n'était sans doute n'est qu'un appât de Cronos pour prendre au piège un gibier autrement plus important à ses yeux. Notre sœur n'est que cela pour lui, un morceau de viande à jeter aux pieds de Mnémosyne pour la décider à agir au plus vite.

Faire passer Cronos pour un monstre était très simple. Après tout, il avait bien dévoré ses propres enfants. Maintenant, aussi insensible que soit Artémis, elle connaissait bien l'amour d'une mère et d'une fille, aussi, ajouta-t-elle par la pensée.

" Père, je pense que c'est davantage du côté de son lien avec Hypnos qu'il faudrait chercher. Elle est capable de l'influencer et en cas de combat, elle peut faire un précieux otage au cas où vous auriez besoin de l'aide du Sommeil et de son jumeau. Maintenant, il reste le cas de la déesse Arwen. La fille d'Hypnos et Thalie est aussi une pièce maîtresse encore ignorée de tous et de toutes. Je pense que moi et ma sœur Athéna serions les mieux placées pour la défendre. Clio et Hermès présentent des signes de troubles évidents. "

Le temps que Zeus lui réponde de la même façon et elle reprit ensuite.

- Pour ce qu'il en est d'Hazama, le Haut Commandeur de Sparte, j'ignore le pourquoi de son enlèvement. Sans doute que cela est lié aux ressources secrètes que renferme la cité du cosmos mais cela est plus dans les cordes de notre sœur Athéna.

Et sur ces dernières paroles, Artémis se tut. Hazama ne l'intéressait pas plus que les autres hommes. La seule envie qu'il lui avait inspiré lors de leur rencontre était de tester ses flèches sur lui. Alors autant dire que son enlèvement la laissait de marbre.
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Arès
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MessageSujet: Re: Le conseil de guerre et les anneaux de pouvoir   Dim 14 Sep - 17:58

HRP:
 

Ne prêtant guère d’attention aux cosmos ascendant de l’Histoire et du messager des dieux, ton sang ne fit en revanche qu’un tour lorsque celui de ta plus grande adversaire apparut aux portes du palais du roi des dieux.

Bondissant de ton trône de bronze comme piqué par un insecte, ton regard s’embrase et ton cosmos irradie alors tes environs d’une lumière écarlate.

« Athénaaaaaaaaaaaa… »

Grondant ce nom comme s’il t’était lui-même insupportable, ta vision se réduit peu à peu à la frêle silhouette de celle qui jour et nuit hante tes pensées, elle la favorite, elle qui bien après ta venue au monde a usurpé une partie de ton essence, elle qui toujours a eu le dessus sur toi, elle l’image même de tes échecs, le nom même de ta douleur.

« Aaaaaaaaaaaa…thé…naaaaaaaaaaaaaaa… »

Plus rien ne semble occuper ton esprit si ce n’est accomplir un de tes rêves les plus cher, un rêve que même les Oneiroy n’ont eu l’autorisation de t’accorder.

« ATHENAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA ! »

A peine venait-elle de s’assoir sur son trône radieux, si supérieur à celui de ses frères et sœurs, que tu bondissais sur elle, tes haches dentelées aux poings, et animé d’une certitude, un seul d’entre vous sortirait vivant de cette salle.

Usant de toute ta vitesse, tu comptes sur l’effet de surprise pour en finir avec elle avant même qu’elle ne réalise que sa vie se termine ici et maintenant. Tu ne comptes lui laisser aucune chance, juste la possibilité de réaliser de ses yeux mort que tu es l’agent du sombre destin qui l’attend.

Mais alors que tu abats tes haches ardentes en direction de son cou, tes bras se heurtent à la volonté de celui qui n’attendait que cela. Ce père au regard pénétrant la chair comme l’esprit, comme il lui fut facile d’imaginer quels allaient être tes desseins lorsque tu reverrais celle que tu hais par-dessus tout.

« Hmrph ! »

Piégé à présent dans une toile d’éclair scintillant placée là bien avant ton geste, totalement paralysé, tu foudroie encore de ton regard celle se trouvant juste à quelques centimètres de toi, si proche, mais encore hors de ta portée.

« Hurrrrrrrrrrrrrrrrrrrrm… »

Comprenant bien que tu demeures à la merci de ton géniteur, et percevant pourquoi tu n’as pas encore été mis à la porte, tu relâches ta tension musculaire et calme ta colère en même temps que ton pouvoir.

« Toi aussi tu as l’air en forme… Pour le moment. »

Elle n’avait qu’un sursis, Zeus ne serait pas toujours là pour elle, et tu n’attendais que ça.

Et tandis que le roi des dieux poursuivait son discours comme si de rien était, te laissant ainsi dans cette position humiliante tel un trophée à la gloire de son pouvoir suprême, tu entends plus que tu écoutes ses révélations concernant ton grand père.

La guerre contre les titans t’apportera sans doute l’occasion de régler tes comptes avec tous ceux qui t’ont méprisé. Après tout, quoi que pouvait bien en penser Zeus, la guerre n’était pas une fosse sans fond, c’était une échelle, une échelle que ceux capable de la gravir pouvait utiliser pour atteindre de nouveaux sommet.

*Laissons donc les faibles se briser dans leur chute. Au final, je serai celui qui brandirait le poing de la victoire.*

Athéna pouvait bien t’avoir volé cela aussi, mais Nike était et resterait à jamais ton enfant.

Tu souris de plus belle à cette pensée avant que Zeus n’annonce son projet démentiel.

« Quoi ?! »

Tu ne sais dissimuler ta surprise. Ces anneaux, aussi bien enrobés soient-ils, n’étaient pas des bijoux, mais des chaines, pour des esclaves.

*Maudit !*

Mais que peux-tu y rétorquer ? T’élever contre la volonté du roi des dieux en cet instant serait des plus malvenues, d’autant que son argumentation est sans faille. Impossible de rejeter son offre sans apparaitre comme paranoïaque ou défiant. Sans compter le fait que Cronos demeure une menace sérieuse, même pour toi. Et si l’idée qu’il vienne t’affronter ne te fait pas trembler, l’hypothèse qu’il t’enferme à jamais dans une prison hors du temps te fait réfléchir à deux fois avant de donner ta réponse.

« Ainsi soit-il. »

"Ne me confond pas avec ces muses pitoyables, ma force est toute autre, n’est-ce pas la raison pour laquelle je suis encore au sein de cette assemblée ? J’accepte ton présent pour ce qu’il est. Mais ne croit pas me duper avec tes paroles mielleuses. Je sais pertinemment à quoi tu penses et ce qui se cache derrière ces anneaux. Aussi n’oublie pas. Aussi puissant que tu sois, mon cosmos lui aussi n’obéira jamais qu’à moi seul."

Oui, aussi puissant qu’il fut, Zeus n’était pas sans faille. Il venait de l’avouer lui-même. Mnémosyne et Cronos avaient frappés les premiers, et dorénavant, seule une contre-attaque implacable permettrait à l’Olympe de survivre.

Dorénavant tu étais indispensable à la survie de la montagne du pouvoir, et ça, même Zeus ne pouvait le nier. Cette pensée t’emplie d’une satisfaction sans borne alors que tu reportais ton attention sur celle te faisant encore face tandis qu’Artémis achevait son analyse de la situation.

« Plus important que la question du pourquoi, je pose la question du comment. Comment allons-nous retrouver Cronos et l’affronter ? »

Il était totalement inutile de préciser que le temps jouait en sa faveur, aussi le plus tôt possible, un plan d’action devait être mit en place et appliqué. Encore suspendu au-dessus de la table du conseil, englué dans la toile d’éclair d’un père vraisemblablement décidé à te laisser là jusqu’à la fin du conseil, tu ne lui donneras pas le plaisir de lui demander de te relâcher. C’est lui et personne d’autre qui romprait tes liens, car aujourd’hui plus que jamais, il avait besoin de toi.
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Athéna
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MessageSujet: Re: Le conseil de guerre et les anneaux de pouvoir   Jeu 18 Sep - 21:18

Je vais passer mon tour et poster juste avant Zeus avec l'accord du joueur.
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MessageSujet: Re: Le conseil de guerre et les anneaux de pouvoir   Jeu 18 Sep - 21:32

Vient à mon aide dieu de la Bonne Fortune !
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MessageSujet: Re: Le conseil de guerre et les anneaux de pouvoir   Jeu 18 Sep - 21:32

Le membre 'Clio' a effectué l'action suivante : Lancer des dés

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MessageSujet: Re: Le conseil de guerre et les anneaux de pouvoir   Ven 19 Sep - 14:24

[Le dieu de la Bonne Fortune était avec moi ^^]

Cronos? Cronos de retour? Oui, elle avait bien entendu. Son grand-père s'était réincarné selon les dires de Zeus. Et si Cronos revenait, il était fort possible que les autres Titans et Titanides reviennent avec lui. Est-ce que ça voulait dire que Mnémosyne allait réapparaitre? Clio ne dit rien, laissant Zeus leur expliquer la situation. La guerre était là, même au sein de ce temple sacré.

"Une guerre. Suis-je parvenue à recouvrer la mémoire pour voir ma famille détruite petit à petit? Thalie et Arwen en sont peut-être les premières victimes"


Et les Olympiens n'étaient pas étranger à faiblesse des deux divinités. Clio en était sûre, c'était l'Aréopage qui avait tout déclenché. Les choses se seraient peut-être passées autrement si Hypnos n'avait pas été enfermé dans le Tartare. Clio senti un frisson la parcourir à l'idée que les jours qui suivraient comporteraient sans doute leur lot d'évènements difficiles.

"J'aimerais tellement que mes autres sœurs soient là... Mais en même temps, je suis soulagée qu'elles n'aient pas à vivre cette guerre"


La mention de Mnémosyne par Zeus la ramena sur Terre. Comment? Mnémosyne aurait lancé une malédiction sur Zeus, l'empêchant d'avoir accès à l'ensemble de ses souvenirs? Mais pourquoi aurait-elle fait cela? Encore un évènement qu'elle ne comprenait pas. Zeus leur révéla ensuite son plan pour contrer les attaques de Cronos.

"Des anneaux de pouvoirs nous reliant à lui? Il veut nous suivre à la trace? Mais pourquoi cela?"


Qu'est-ce que son père mijotait? Clio avait confiance en Zeus, mais se demandait ce que cachait cette histoire d'anneaux. Parmi les quelques souvenirs qu'elle avait retrouvé, elle ne se souvenait pas que ce procédé ait été utilisé. Elle écouta Artémis leur dévoiler son hypothèse concernant le pourquoi de l'enlèvement de Thalie. Et cela se tenait... A ceci près qu'elle était convaincue que ce n'était pas Cronos qui avait enlevé la Comédie, mais Hazama. Mais comment convaincre les autres de cela?

"Je ne peux pas lancer une telle accusation sans avoir de preuves. Mais qu'elles preuves donner? Tout ce que je sais c'est que..."

Elle eut alors une idée. Et si elle retentait de se plonger dans les flots du Temps, pour essayer de visualiser l'enlèvement de Thalie? Les dernières fois qu'elle avait essayé, ça avait été un fiasco total, mais elle pouvait tout de même retenter le coup. Elle projeta donc son esprit dans les flots temporels et...


***

... Tout à coup, elle eut l'impression de se retrouver dans un autre corps. Un corps qui était empli de cruauté et de malfaisance. Elle vit la personne faire exploser son cosmos, et malmener sa pauvre sœur avant d'étendre ses doigts et de projeter une longue forme serpentine qui ne tarda pas à avaler la Muse.

"THALIE !!!!"

La scène était si réelle, que la petite Muse avait bien failli crier à haute voix et se mettre à pleurer. Elle assistait impuissante à l'enlèvement de sa sœur. Elle avait perdu tout contact avec la réalité, plongée qu'elle était dans cette vision cauchemardesque. Toute l'horreur qu'elle lisait dans les yeux de la Comédienne se répercutait en elle, et le sentiment de jouissance venant du corps qu'elle habitait temporairement provoquait en elle un sentiment de malaise.

"Arrêtez! Que quelqu'un intervienne pour empêcher cela!"

Il s'en fallu de peu pour qu'elle oublie que tout ceci c'était déjà passé, et que rien ni personne ne pourrait défaire ce qui avait été fait.

"Qui est cette personne? Comment se fait-il que personne ne l'ait vu?"

La voix qu'elle entendait ne ressemblait pas à celle d'Hazama. Elle était plus.. Féminine. Pourtant, Thalie lui avait ouvert, c'était donc qu'elle lui faisait confiance. Davantage confiance en elle, puisqu'elle ne lui avait pas répondu lorsqu'elle était venue la voir. La scène s'acheva, au moment où Thalie disparaissait, gobée par une horrible chose serpentiforme noire d'ébène. L'Ouroboros?Puis, la personne que Clio avait vu dans la salle du trône enleva le ou la ravisseuse Étais-ce Cronos?



*** 

Le retour sur terre ne se fit pas sans difficulté, elle ne reprit réellement pied à terre que lorsqu'Arès demanda comment affronter Cronos. Elle prit quelques instants pour réfléchir et remettre ses idées en ordre, avant de prendre la parole d'une voix contrôlée.

-Avant de savoir comment l'affronter, il faudrait déjà savoir qui serait près à nous aider et qui sera contre nous.
Pour ce qui est de Sparte, je pense également qu'Athéna et à Artémis sont les plus capables de protéger cette cité et ses habitants qui risquent de souffrir de cette lutte. Arwen leur fera surement confiance.

Puis par télépathie à Zeus.

"Père,je sais que vous m'aviez déconseillé de le faire, mais je me suis plongée dans les flots de l'Histoire. Ce n'es pas Cronos qui a enlevé Thalie, mais une autre personne qui l'a enfermée dans un serpent noir comme la suie. Cette personne a réussi à pénétrer dans la chambre où ma soeur se trouvait et l'a enfermée dans la bague... Avant d'être elle-même enlevée dans cette ombre dont je vous ais déjà parlé. La... La personne qui a enlevé Thalie avait une voix féminine. C'est tout ce que je peux vous dire."

Elle était tellement persuadée que c'était Hazama le coupable, qu'elle avait bien failli ne pas donner la dernière information à Zeus. Elle envoya ensuite un autre message télépathique à Hermès, au cas où celui-ci voudrait faire part de ses soupçons à Zeus, et lui expliqua brièvement sa vision.

"Hermès, à part Zeus et Hazama, es-tu sûr qu'il n'y avait personne d'autre dans le temple?"
Demanda-t-elle en conclusion.
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Hermès
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MessageSujet: Re: Le conseil de guerre et les anneaux de pouvoir   Mar 30 Sep - 7:07

Son regard fut troublé et même si le calme avait repris sa place, son esprit avait été secoué malgré tout. Tout allait trop vite... Du calme, il lui en fallait après tout ça, de quoi reposer son esprit et retrouver enfin celui qu'il était en général. Un dieu rigolard et capable d'être gaffeur, mais il n'y avait qu'un dieu de malchance qui voulait la diriger vers un être, un dieu incapable de pouvoir sourire comme autrefois.

Le monde semblait se dérober sous ses pieds mais il restait encore une étoile qui brillait dans son existence... Même deux. Revenir vers Zeus permettait à Hermès de pouvoir souffler un peu entre deux moments intenses en émotions... En théorie du moins.

Autant la réaction d'Arès ne le surprenait pas le moins du monde en voyant Athéna, autant entendre la déclaration de Zeus du comme un coup de massue sur la tête. Cronos de retour ?! Voilà sans doute l'une des pires choses qui pouvaient se passer et encore moins alors que l'Olympe n'est pas au complet. Le roi des titans représentait un danger bien plus grand qu'Arès et la source de son pouvoir. Cette fois, Hermès ne restera pas les bras croisés et n'hésitera plus à protéger les êtres qui lui sont chers à son coeur.

Si le messager divin prenait place sur son trône composé de métaux alchimiques, son visage plongé dans ses pensées faisait qu'Hermès quittait l'espace d'un moment cette facette d'immaturité dont il parvenait à afficher quoi qu'il arrive. Tout se basculait dans sa tête, de ce qu'il allait dévoiler à ses prochaines actions, il fallait revoir une bonne partie mais c'était le moment parfait pour d'autres choses à venir.

Rester totalement silencieux ou bien parler à voix haute . Pour le moment, sa voix ne se fit point entendre, comme si de l'extérieur, il donnait la vision d'un dieu dans une sorte de réflexion personnelle. Mais à l'intérieur de son esprit, tout était en ébullition et enfin à point quand il commença à transmettre ses pensées à Zeus.


*-Ce que je vais vous dire père est assez troublant mais j'en ai l'intime conviction. La personne qui a kidnappé Thalie n'est pas Cronos... J'en suis certain. Il y a même une probabilité à que ça soit une personne qui aurait pu être en Olympe à cet instant sans même qu'on puisse s'en douter, comme si on voulait mettre ça sur le dos de Cronos. Le plus étrange est le fait que... Arwen soit devenue le Haut commandeur sans même avoir été avertie de la disparition du précédent haut commandeur.

Cela peut insinuer qu'elle soit au courant de quelque chose et je crains le pire père; Arwen a été manipulée au point de croire que je suis responsable d'avoir piégé Hypnos avec votre consentement pour obtenir Thalie. Elle est persuadée que vous avez volontairement frappé Thalie de votre foudre et ne fait plus confiance à qui que ce soit. Une telle malice et une telle fourberie... Je pense que vous savez quel être peut faire une telle chose dans le laps de temps où tout cela s'est passé. Certes votre loi interdit de punir sans preuves mais... Je ne puis rester les bras croisés à savoir que la personne qui est responsable de cet horrible acte est en liberté.

Si vous ne me croyez pas père... Regardez dans mon esprit, vous verrez que je ne mens pas et qu'Arwen est bel et bien convaincue de ces mensonges, son esprit est empoisonné par les paroles d'une personne suffisamment proche d'elle a cet instant pour avoir fait cela.
*

Se mordant les lèvres, Hermès hésita longuement avant de se lancer, de peur de s'attirer les foudres de son père.

*-Je sais que votre loi est faite pour maintenir l'ordre mais... Si Cronos est de retour et que Thalie a été kidnappée... Nous devons faire appel à d'autres personnes qui pourront nous venir en aide... Je suis toujours avec vous père mais le fait est que... Nous devrions penser à libérer Hypnos de sa prison... Sa femme a été capturé et sa fille s'est retournée contre nous... Si nous lui expliquons la situation, je sais qu'il pourra nous aider dans cette guerre ne serait-ce que pour reprendre Thalie.

Mais je comprendrais si vous ne désirez pas cela, je suivrais vos ordres quoi qu'il arrive... Mais sachez que ma soeur Athéna a assisté à la scène sans même avoir pu percevoir autre chose qu'une fille pleurant la disparition de ses parents, mes souvenirs sont à votre disposition pour vous le montrer...
*

Puis d'un regard fixant Clio, il lui répondit sans attendre.

*-Non je n'ai rien senti de spécial mis à part eux deux, Cronos devait sans doute se situer à l'écart du palais quand il... Attends... Hazama a manipulé Arwen et il a kidnappé Thalie, mais pourquoi Zeus parle de Cronos ? C'est vraiment bizarre. Thalie était protégée par les sceaux de Zeus mais pourtant... Quelque chose cloche Clio, je ne sais pas quoi mais c'est vraiment troublant... Si tu peux, regarde dans le passé à Sparte et plus précisément, là où était Arwen et ce qui s'est passé à cet instant, normalement Hazama lui aurait parlé et si tu y arrive, alors cela sera une preuve de plus à dévoiler à Zeus.*

Zeus expliqua aussi que la mère des muses lui avait jeté une malédiction sur lui, pourquoi faire cela alors que l'une de ses filles venait de disparaître ? Ne devrait-elle pas plutôt venir les aider plutôt que de faire l'inverse ? Et qui est cet être qui assiste Cronos ? Sauf si ce n'était que... Non impossible que ça ne soit Hazama... Tout ça n'était que pure supposition et s'avancer dans les hypothèses de cette façon n'arrangerait rien, tout d'abord faire en sorte de prouver qu'Arwen a été manipulé pour ensuite insinuer indirectement la culpabilité d'Hazama, voilà son plan.

Des anneaux ? Les lier tous pour les unir . En tout cas sa réaction fut la surprise devant le fait tant il était logique mais tout aussi... Particulier. En soi il n'était pas contre à partir du moment où cela ne l'empêcherait pas de faire ce qu'il voulait. Ses yeux fixèrent une à une, les autres divinités comme pour tenter de trouver quelque chose de précis mais très vite, il ferma les yeux, se concentrant encore une nouvelle fois.


*-Tu ne penses pas que tu te trompes et que ce ne sont pas plutôt tes sentiments qui t'influence ? Tu sais que je suis toujours de ton avis mais si tu m'as gardé encore conscient, ce n'est pas pour justement te conseiller ?*

*-Il n'est pas question de conseil David, mais d'autre chose, soumettre ton esprit ou même ne faire qu'un n'est pas une chose que je pratique en général. Mais il est par contre vrai qu'à la base, ton corps est très ressemblant au mien autrefois. Et tu sais parfaitement que je n'ai pas tort, tu connais tout de moi alors penses-tu que je me trompe dans mes convictions ?*

Le silence dans son esprit indiquait que la réponse était simple ; Son hôte partageait la même opinion que le dieu.
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Athéna
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MessageSujet: Re: Le conseil de guerre et les anneaux de pouvoir   Mer 1 Oct - 20:07

[HRP : avec accord de Zeus, je déplace mon grand frère qui a accepté avec quelques menus détails. Excepté la requête d'Athéna à Zeus qui ne s'adresse qu'au roi des dieux, la transmission de pensées se fait pour l'ensemble des participants olympiens]

Quelque temps après mon arrivée, ce fut au tour de Clio et d'Hermès de faire leurs entrées. D'un geste, je les avais salués tout en me demandant ce qui avait bien pu les retarder si longtemps et ce qu'on pouvait espérer attendre leur part. Chose sur laquelle j'étais assez septique au regard des récents événements. Leurs comportements à Sparte avaient précipité les choses. L'état d'Arwen aurait demandé bien plus de tact que ce qu'elle avait reçu mais cela ne pouvait être rattrapé pour l'instant. La jeune déesse souffrait trop pour y voir aussi clair que je le souhaiterais, il fallait lui laisser un peu de temps pour faire le point et s'apaiser. Du moins, en partie...

Tout s'enchaîne si vite. Même mon réveil semble avoir été influencé. Non, cela ne se peut, je ne dois pas tomber en ce genre d'engrenage sinon cela fera le jeu de nos ennemis. Un jeu de coïncidences qui n'en sont certainement pas. Père...

Mon regard pers s'était posé sur lui. Le roi des dieux, plus que tous, c'était lui qui captait mon attention en plus des deux divinités turbulentes qu'étaient Artémis et Arès. D'ailleurs, je ne pus refouler un sourire en le maître des Carnages, le collectionneur de crânes se précipiter sur moi. Ruée qui s'arrêta nette devant moi sans que je n'esquisse le moindre geste, ni ne sourcille. Ma confiance envers le roi des dieux ne connaissait aucune limite, aucune fêlure.

" Excellent père... Je savais qu'il ne pourrait jamais vous surprendre surtout ici en l'un de vos saints des saints. Laissez-moi lui répondre avant de le déplacer hors de ma vue si vous n'y voyez pas d'inconvénient et accepter de briser votre toile..."

- Toujours fidèle à toi-même, mon frère. Prévisible, si prévisible. L'action l'emportera toujours sur le verbe en ce qui te concerne. Mais à ta place, ce qui risque jamais d'arriver, je prendrais au moins la mesure de ce je me prépare à affronter...

Un sourire désarmant avant que je ne l'écarte d'un simple flamboiement de cosmos, une fois sa prison brisée par la volonté de père. Un autre embrasement et je le soulevai sans la moindre agressivité avant de le replacer sur son trône.

- Excuse mon geste, mon frère, mais tu me bouches un peu trop la vue et la moindre des politesses est de faire face à ses interlocuteurs et de se tenir respectueusement devant le seigneur de l'Olympe.

Quelques mots qui portaient une pointe d'ironie sans être réellement méchants. Il n'était pas dans mon idée de piquer au vif Arès mais bien de lui faire comprendre que je ne le craignais pas, que je ne l'avais jamais craint. Nous étions deux facettes de la Guerre, deux façons d'être et de combattre attirant chacune ses fidèles sous ses ailes ou ses haches. Me redressant ensuite, j'écoutais soigneusement les paroles de tous et de toutes, portant un intérêt immense à tout ce que j'apprenais. Le temps " d'un tour de table " et je repris la parole.

- Pour la majorité des mortels et même des dieux, les Muses sont des inutiles ou de tendre rêveuses juste bonnes à caresser dans le sens du poil notre frère Apollon. Le mépris et l'indifférence à leur égard est le signe d'une grande ignorance. Même toi et surtout toi mon frère doit les juger indignes de toi, sans plus d'intérêt qu'une bouse que tu écrases sous ta botte.

Sur ces mots, je guettais les réactions de dieu sanglant avant de poursuivre.


-  Je vois. Cela prouve surtout que tu ne les connais pas. Pas aussi bien que moi ou notre sœur Artémis. Thalie que tu méprises tant a fait preuve de véritable courage face aux pires ennemis. Elle a lutté de toutes ses forces contre la Discorde elle-même et celle qui se faisait passer pour moi, une pâle copie je l'avoue car toute personne connaissant quelque peu le nom de la déesse Athéna ne peut se laisser duper par une nymphomane se frottant non seulement à Poséidon mais aussi Héphaïstos et je n'aurais même pas été étonnée qu'elle tente le coup avec toi. Elle a bien plus de mérites que tu ne le penses comme celui d'avoir accepté de consacrer une grande partie de ses forces à l'édification de Sparte. Réunir en ces lieux des ennemis mortels et y laisser son enfant a été une épreuve pour elle mais aussi pour son époux.

Je n'ignorais rien de leur union, père, et si j'ai choisi Hypnos, c'est parce qu'il est le plus sage des dieux infernaux. Lui seul pouvait entendre ce que nous tentions en fondant cette cité. Et lui seul avait le charisme nécessaire pour s'imposer aux futurs spectres en l'absence de mon oncle Hadès. Enfin, je ne te demanderais pas l'impossible, Arès. Il y a des victoires qui ne seront jamais tiennes mais n'insulte plus le nom de celle qui a offert une véritable chance a la paix et soutenu de son cosmos curatif l'enveloppe mourante de Saori. Elle y a cru, je suis certaine qu'elle y a cru jusqu'au bout... "

Sur ces paroles, j'avais laissé passer un silence. Le sort de ma sœur me préoccupait tout autant que celui d'Hypnos et d'Arwen quant à Hazama.

" Maintenant, ne pensez pas que je l'abandonne à son triste sort. Je compte bien la sauver si elle ne me prend pas de vitesse... "

Un sourire avait illuminé mes traits avant que je ne reprenne.

- Pour ce qui en est du pourquoi, je pense en effet que l'idée de se servir d'elle comme otage ou objet d'un chantage est parfaitement possible mais il reste une autre possibilité, celle de la faire taire. Qui ne nous dit pas que Thalie a assisté à quelque chose qu'elle n'aurait pas du voir ou percer un secret jusqu'ici très bien gardé.

Je ne rejette pas l'idée qu'elle ne paraisse pas plus intéressante qu'une monnaie d'échange pour des êtres tels que Cronos mais l'idée qu'elle est été enlevée pour elle-même ne doit pas être écartée. Pour en revenir à vos anneaux, vous avez tout mon soutien père. Je suis prête à passer celui que vous me remettrez dès que vous en disposerez. Le cas de Thalie ne doit pas se répéter. Pas deux fois...


Et mon regard croisant celui d'Arès.

" Penses-tu que Cronos ne t'ait pas non plus en ligne de mire, Arès. Abattre une machine de destruction telle que toi et la faire disparaître à jamais serait un fameux avantage pour lui. Pense que toi aussi, tu pourrais être attiré dans une brèche sans que personne ne puisse intervenir. Si le responsable a pu déjouer la Foudre, penses-tu pouvoir rivaliser avec lui aussi simplement que cela. Entretiens-toi et tache au moins de l'amocher s'il vient te cueillir.  

L'union, plus que jamais, nous devons rester unis et que ces anneaux en soient le symbole. Ainsi soit-il, père. Face à Cronos et sa fratrie, nous ne pourrons que nous tenir sur la défensive et riposter dès qu'ils se manifesteront. Tant qu'ils restent hors de portée, ils nous échappent, mais comptez sur moi et mes saints de l'espoir pour ne pas rester bras croisés. Se préparer à la guerre ne leur fera pas peur. Eux qui ont vaincus des dieux fous ou des incarnations indignes telles que Julian répondront encore présents. Tu dois d'ailleurs en savoir quelque chose, Arès, mais face à notre situation actuelle, je laisserai cela en suspens. Face aux Titans, nous avons trop besoin de toutes nos forces vives et encore plus de notre broyeur incendiaire attitré. "


Sur ces derniers mots transmis par la pensée, je me levais et avançais respectueusement vers le roi des dieux. Ma mémoire s'était déjà tant enrichie depuis mon retour en ces terres sacrées. Quelques mètres plus tard et je lui adressais à lui seul la requête que m'avait fait Arwen. Vu son caractère unique, mieux valait que seul le Maître des Nuées puisse l'entendre.

" Pour les Titans, je ne puis en ajouter plus mais j'ai aussi une requête à vous adresse, grand Zeus. Une requête de la part d'une fille déchirée par la souffrance. Arwen a senti les disparitions de l'ensemble des cosmos des ceux qui tiennent une part immense dans sa vie. Ceux de Thalie, d'Hypnos, d'Hazama sans qu'elle n'en comprenne rien. J'aimerais apprendre de votre bouche ce qui a pu arriver, du moins pour les deux premiers. Ni Clio, ni Hermès n'ont jugé bon de nous éclairer de leurs savoirs, elle et moi. Malgré le temps passé à Sparte, aucun des deux n'a ouvert la bouche à leur sujet, excepté pour menacer la vie d'Hazama au plus mauvais moment. Hazama qui bien qu'étant un simple humain, est un maître dans l'art de traquer le cosmos. Hazama que l'on pu vouloir faire taire... Mais cela ne reste qu'une hypothèse parmi des centaines d'autres tout aussi valables.

Maintenant, j'aimerais au moins savoir ce qu'il est advenu d'Hypnos et Thalie avant leur disparition à tous deux. Pour notre bien à tous, il faut que la vérité éclate et que je puisse la présenter à Arwen pour que personne ne puisse se servir de sa douleur pour lui inspirer des idées fausses ou dangereuses. L'ignorance est une arme dressée contre nous, père. Même si cette vérité est dure à entendre, il faut qu'elle l'apprenne. Je ferais en sorte que tout se passe au mieux. Artémis et moi pourrons la soutenir mais ne le enlevez pas son rôle. Sparte est son trésor, son oeuvre, elle a été le bras droit d'Hazama, formée pour le remplacer en cas de soucis, en plus d'être la double héritière d'Hypnos et Thalie. Sa place ne doit lui être contestée. Plutôt que la braquer, mieux vaut se rapprocher d'elle et la protéger à son insu, contre les autres et contre elle-même. Lorsque son esprit sera apaisé et qu'elle saura enfin, les prises sur elle seront déjà amoindries. Donnez-lui une chance de mener à terme le rêve qu'elle incarne. Si elle s'égare suis le chant de mauvaises sirènes, moi et Artémis serons là... Ainsi que vous, mon père... "

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Zeus
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MessageSujet: Re: Le conseil de guerre et les anneaux de pouvoir   Jeu 2 Oct - 18:29

Croisons les doigts...

Edit: Powaaaaaaaaaaaaaaaaa ! I'm simply the BEST !


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MessageSujet: Re: Le conseil de guerre et les anneaux de pouvoir   Jeu 2 Oct - 18:29

Le membre 'Zeus' a effectué l'action suivante : Lancer des dés

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MessageSujet: Re: Le conseil de guerre et les anneaux de pouvoir   Jeu 2 Oct - 21:36

HRP:
 

Les réactions de mes enfants à l’annonce du retour du plus grand ennemi de l’Olympe firent honneur à leur statut. En un sens, même la brutalité bestiale du dieu écarlate n’était finalement que le reflet de ce qu’il était au fond de lui.

*Comment ai-je put enfanter un tel monstre ? Je me le demanderai toujours…*

Certes, il n’était pas totalement dépourvu d’esprit, et il possédait une fierté et un sens de l’honneur indéniable, mais là où il aurait pu utiliser ses dons pour devenir mon porte étendard, l’orgueil de l’Olympe au lieu de n’en être que le rempart et l’épée, sa soif de sang sans fin et surtout sans restriction aucune ne faisait de lui qu’un boucher, un chien de guerre. L’exterminateur que je n’envoyais qu’en ultime recours. Lui qui aurait pu être tellement plus.

*Quel gâchis…*

Les années passées  à ses côtés avaient étés bien trop nombreuses pour qu’il me reste encore de la colère à son égard, il ne me restait à présent plus que la tristesse.

Répondant favorablement à la requête de la Sagesse n’ayant même pas bronchée devant l’ire ridicule de son demi-frère ne faisant là finalement que lui dire bonjour, je détachais le dieu des carnages de mon piège pour le renvoyer à sa place.

Ce petit incident m’avait au moins permis de me rendre compte d’une chose, les années n’avaient aucune prises sur lui. Il était imperturbable, et bien que je ne l’avouerais jamais publiquement, c’était quelque part quelque chose de réconfortant, car je savais composer avec lui tel qu’il était actuellement. Sa force brutale n’atteindrait jamais son plein emploi tant qu’il resterait ainsi esclave de ses pulsions sanguinaires, et jamais il ne deviendrait une menace ni pour moi ni pour ma fille chérie, elle qui l’avait toujours vaincue.

Et tandis que le dieu sanglant ruminait dans son coin, digérant tant son humiliation que la nouvelle d’un nouveau lien des plus tangibles entre nous, les réactions orales de mes enfants affluèrent en même temps que leurs pensées.

Et je me rendis alors compte à quel point notre situation était absurde. En nous forçant ainsi à dissimuler nos véritables idées, en nous forçant à communiquer ainsi via la pensée, nombre de mes enfants étaient parti dans une discussion où seul deux intervenants communiquaient là où tous devaient profiter des informations contenues en chacun.

Non, je ne reproduirais pas ces erreurs. Si nous restions ainsi piégés par notre prudence, si nous n’agissions pas comme un bloc unique, nous étions déjà vaincus.

*Il doit bien y avoir quelque chose à faire ! Quelque chose pour au moins détecter cette ombre si jamais elle se trouve ici…*

C’était un fait, elle pouvait de par son statut éthéré franchir mes protections cosmiques les plus élaborées, mais pourrait-elle le faire à l’insu de mon propre cosmos ?

Il me fallait plus d’information le concernant, et hélas je n’en avais aucune. Il était peut-être déjà là à nous espionner, mais alors, s’il écoutait le son que produisaient nos bouches, c’est qu’il devait se trouver sur le même plan d’existence que le nôtre ! D’une façon ou d’une autre, il ne pouvait qu’être là, décelable si l’on utilisait la bonne méthode.

*Le son ! C’est ça !*

Faisant alors croitre mon pouvoir, je déployais immédiatement autour de notre table ronde une sphère interdisant à tous son de la traverser, réduisant ainsi considérablement son champ d’écoute, et si par malheur, il la franchissait, s’il y avait le moindre cosmos dans sa forme, je la descellerai sur le champ, et alors il y aurait de l’orage dans l’air.

« Pourquoi n’y ai-je pas pensé plus tôt ? Le son, c’était aussi simple que cela… Désormais nous pouvons parler sans crainte, Cronos ne peut pas dissimuler son cosmos à mes sens dans une zone aussi confinée, aussi puissant qu'il puisse être, s’il veut nous entendre, il devra entrer dans cette sphère, et là, je ne le raterai pas. »

Tout fier de mon idée, et ravis de pouvoir désormais converser à haute voix avec l’ensemble du conseil restreint de l’Olympe sans avoir pour le moment à craindre une ombre encore absente, je pus alors lever la main et demander le silence. Maintenant que j’avais entendu les pensées et les dires de tous, il me fallait en faire la synthèse et définir nos futures actions. Mais avant cela, il y avait quelque chose que je devais savoir.

**********

*Où es-tu à présent, père ?*

Fermant les yeux, j’envoyais mon cosmos plonger dans le flot bouillonnant et sombre du destin, à la recherche de bribes d’informations concernant le roi des titans.

Il me fallait quelque chose, une destination, un nom, un échange verbal de sa part, quelque chose qui me donnerait une piste pour commencer, et malgré le tumulte  infernal qu’il avait causé dans le flot du temps, je n’en restais pas moins l’architecte du destin, la main des moires elles-mêmes.

*Tes ombres ne me retiendront plus bien longtemps Cronos, bientôt je les ferais disparaître tout comme je ferais disparaître ton ombre sur mon règne.*

Déployant mon plein pouvoir au sein du puits sans fond où tourbillonnaient le passé, le présent et le futur tissé par les trois sœurs du destin, mes éclairs illuminèrent un court instant ce qui auparavant n’était que brume opaques, révélant ainsi des images, des sons, des impressions fugaces et incompréhensibles.

*Encore ! Encore !*

Déchaînant la puissance de mon cosmos au sein du maelstrom incohérent que je venais de faire apparaître, ma pleine volonté fut focalisée sur une idée, une obsession. Cronos !

*Où es-tu ?!*

Ordonnant alors le chaos par ma volonté, je tombais nez à nez avec l’image spectrale de mon père alors qu’il fracassait les portes du tartare, accompagné encore de cet individu vêtu d’orange riant comme un diable alors qu’il torturait cruellement l’hécatonchire Biarée.

*Mais ?*

Cronos n’était plus si spectrale que cela, il avait retrouvé son corps juvénile et son armure ! Par tous les dieux, il était pleinement incarné !

*Mais où est-il maintenant ? Où est-il ?!*

Le tartare céda la place à un espace plus noir que la nuit, sans étoile, sans son ni lumière, juste avant qu’une cité défiant toute tentative de description n’y émerge, suivit de prêt par l’érection de ce que je reconnus être le Cronos Labyrinthos.

*Ici !*

Au plus haut niveau de la flèche noire dominant ce domaine d’ombre et d’écho, sur le balcon surplombant son royaume invisible, attendant patiemment le retour de ses frères et sœurs…

*Cronos !*

Ainsi il avait déjà rebâtit son domaine, et il était prêt à accueillir ses futurs alliés. Une arche noire se trouvait même déjà là, ce qui voulait dire que comme jadis aux temps de notre dernière bataille, son domaine avait un accès terrestre, un portail que les titans emprunteraient pour le rejoindre.

*Voilà par où nous passerons nous aussi. Nous devons trouver cette arche noire !*

Epuisé mais ravis des informations ainsi glanées, je m’en retournais au monde physique et au conseil de l’Olympe où j’espérais ne pas avoir été absent trop longtemps.

**********

« Je reviens du flot du temps, et j’en ramène des informations capitales que je compte partager avec vous. Il ne faut plus qu’à l’avenir, nos conseils ne soient que des échanges entre deux esprits. Tous à cette table doivent savoir vos hypothèses et vos idées. Même si vous devez échanger via vos esprits, faites en profiter vos frères et sœurs, car eux aussi ont besoin de ces informations. N’oubliez pas, nous sommes plus qu’un camp liée par le destin, nous sommes une famille. »

Me rasseyant à présent sur mon trône céleste, cachant la fatigue de l’épuisant effort que je venais de fournir, je repris la parole, rendant ainsi à haute voix la synthèse de ce qui me fut confié.

« La perplexité qui vous obsède concernant l’enlèvement de votre sœur ne m’est pas étrangère, et malgré vos théories concernant le pourquoi de sa disparition, je ne peux m’empêcher de penser qu’il y a autre chose, de bien plus complexe derrière cela. Comme me l’a dit Artémis, Thalie n’est rien pour Cronos, sa valeur en tant qu’otage est des plus limité, et sa puissance combative est parmi les plus faibles de notre assemblée. Vos hypothèses tant concernant son lien avec Mnémosyne qu’avec Hypnos ne me convainquent pas. Mnémosyne a déjà trahis son propre peuple pour m’apprendre le secret du Keraunos, et je l’ai châtié pour cela comme je châtie tous les traîtres. Elle n’est plus l’alliée de Cronos à moins que celui-ci ai perdu, deux fois, la mémoire, et aussi proche que nous pûmes êtres jadis, il n’y a plus rien entre nous, si ce n’est le mépris et la méfiance, sa malédiction sur moi en est la preuve.

Concernant Hypnos, je coupe court à toutes vos demandes le concernant. Il n’y aura aucune remise de peine, pour deux raisons. La première étant ma Loi, que je ne saurai violer en aucune façon. Son châtiment, comme ceux de Tantale et de Prométhée, durera jusqu’à la fin de la période prévue lors de sa condamnation. Telle est ma volonté. Quant à la seconde raison, imaginez un instant que je le libère et que je demande son aide pour retrouver votre sœur, ce sont nos ennemis qui la détienne. Imaginez maintenant qu’eux, viennent le trouver avec un marché. Qui croyez-vous qu’Hypnos suivra ? Moi ? Ou les tortionnaires de son amante ? Hypnos est le seul dieu à avoir su me vaincre par deux fois. Trop de risques découlent de la libération d’un dieu face auquel je reste presque sans défense. Il restera dans sa prison.

Maintenant que ce sujet est clôt, il reste le cas épineux de l’ex-haut commandeur de Sparte, ce dénommé Hazama… J’ignore ce qu’il vous a fait, en particulier à toi Hermès, mais ton obstination en ce qui le concerne tourne à l’obsession et te fait perdre tous sens commun. Ecoute-toi donc et pardonne que je dise tout haut ce que tu penses tout bas. Lui, un simple mortel, enlever ta sœur ? Une déesse ? Et cela au sein même de mon palais ? Toi-même, tout Olympien que tu es, et malgré le don de libre accès que je t’ai conféré, ne le pourrais car mon pouvoir entours et protège cette montagne. Seul un dieu au moins aussi puissant que moi a pu ainsi franchir les barrières entourant l’Olympe avec Thalie sous son bras, et de tels dieu ne sont guère légion. La vision de Clio le prouve d’après ses dires, l’ancien haut commandeur de Sparte n’était même pas présent au moment de l’enlèvement de Thalie, sans doute déjà enlevé pour sa part par cette seconde entité suivant Cronos comme son ombre depuis le début, une entité qui a aussi disparut avec lui…

Vous tous, n’oubliez pas, Hazama aussi a fait les frais du roi des titans et de sa mystérieuse alliée, lui aussi a disparu, en même temps que votre sœur, ce qui combiné à l’emprisonnement d’Hypnos ne laisse plus qu’un seul des quatre fondateurs de cette Sparte, désormais dirigée par Arwen. Je perçois la volonté et la logique liant ces événements, et vous aurez noté qu’à chaque fois, Sparte s’y trouve mêlée de près ou de loin. Tout me semble indiquer que cette cité est la clé de tous ces mystères, qu’elle cache quelque chose d’assez important pour que Cronos et son allié s’évertue à en faire disparaître les fondateurs. Voilà pourquoi braquer d’avantage sa dirigeante contre nous ne fera que rendre notre tâche plus ardue encore. Si Arwen, dans sa douleur toute légitime, se défie à présent de nous, et bien ainsi soit-il. Je ne lui demande pas son amour, je n’exige que son obéissance.
»


N’insistant pas sur la méfiance quasi paranoïaque d’Hermès concernant la déesse dirigeante de Sparte, selon moi nommée à ce poste car étant tout simplement l’ancienne seconde d’Hazama et devant donc naturellement prendre sa place en cas de disparition voir d’absence de celui-ci, je préférais mettre un terme à cette obsession le rendant aveugle aux faits les plus évidents.

« Ce qui m’amène à tes actes mon fils. Ton dernier passage à Sparte n’a fait que renforcer la colère d’Arwen. J’ai lu ton esprit comme tu me l’as demandé, et qu’y ai-je vu ? Toi qui t’es toujours targué d’être le plus malin de tous, tu as déployé ta force divine dans une zone neutre peuplée d’humain, de la même manière que ton boucher de frère l’a fait avant toi, mais à sa différence, tu l’as fait sans provocation ni menace, simplement en réaction de la disparition du cosmos de ta sœur. Pire encore, tu as ouvertement et publiquement promis la mort à un humain ne t’ayant strictement rien fait devant la cité toute entière ! Deviendrais-tu fou ?! Te rends-tu compte de l’image que tu as ainsi donnée de nous ? Ton obsession pour cet Hazama aurait-elle fait disparaître tout bon sens chez toi ? Qu’as-tu contre lui ? Rien, pas l’ombre d’une preuve ! Des soupçons, un dégoût à peine contenu, une haine incompréhensible et des hypothèses invraisemblables, ton esprit ne m’a rien montré de plus ! As-tu déjà lu ses pensées ? As-tu déjà sondé son cosmos comme je l’ai fait ? Non. Tu n’as que tes émotions pour te guider et elles t’ont fait faire des graves erreurs ! Nous n’agissons pas ainsi, nous ne sommes pas des vengeurs, nous ne sommes pas des sauvages ! Maintenant l’Olympe se voit doublement blâmé, et ta présence, comme celle d’Arès n’est plus la bienvenue à Sparte. Dorénavant tu n’y retourneras plus sans que je t’y envois, est lorsque tu le feras, si jamais cela vient à ce faire, tu honoreras ton statut et l’héritage de ta famille en tenant ton rang, est-ce bien clair ? »

Quelle folie l’avait ainsi prit ? La disparition de sa sœur et sa peine de cœur l’avaient-elles vraiment rendu fou ? J’avais du mal à dissimuler ma colère et ma déception envers celui qui jamais dans toute son histoire avait agi de la sorte.

« Maintenant écoutez-moi tous, ce que j’ai appris du flot du temps est des plus capital. Cronos a repris forme physique, il a retrouvé son armure et son Cronos Labyrinthos a été rebâtit dans une dimension de sa création. Sa barrière empêche de la localiser, mais il demeure un moyen. De même que sa barrière empêche quiconque d’y entrer, elle l’empêche également d’en sortir. Il n’y a qu’une seule manière d’entrer ou de sortir maintenant de son domaine, les arches d’onyx. Ces portes noires qu’il utilisa jadis pour étendre son influence sur Terre, le seul moyen pour les titans de le rejoindre, et le seul moyen pour nous de le confronter. Quelque part sur Terre se trouve au moins une de ces arches, et une fois incarnés, les titans s’y rendront pour rejoindre leur souverain. Hazama et sa fabuleuse capacité de détection de cosmos disparu, il ne reste maintenant que Sparte pour nous aider dans la tache de découvrir l’emplacement de cette porte. Même si l’ancien haut commandeur n’est plus, la cité semble encore conserver quelques moyens m’étant inconnus pour déceler le cosmos. Si nous parvenions à utiliser cette capacité dans les mêmes proportions, nous pourrons trouver les titans, et les suivre jusqu’à l’arche pour porter le combat au cœur du territoire ennemi. Voici quel va être maintenant notre plan de bataille. »

Me levant alors, le temps des paroles touchait à sa fin. Matérialisant dans ma main un parchemin frappé de mon sceau contenant le compte rendu de ma sentence contre Hypnos ainsi qu’une lettre expliquant la disparition de Thalie avec tous les détails que je pouvais donner, je transmettais le tout à la Sagesse avant de reprendre la parole.

« Athéna, tu vas retourner à Sparte, porteuse de mes plus plates excuses concernant les actes de vos frères, et de la vérité concernant le destin d’Hypnos et de Thalie. Artémis t’accompagnera. Vous enquêterez ensuite toute deux sur cette méthode qu’à Sparte pour tracer aussi efficacement dans le monde entier le cosmos d’un être s’étant à peine éveillé. Je compte sur vous pour agir avec la plus grande discrétion, car vous ne serez pas alors en terrain conquis, et je ne pourrais vous aider sans risquer un incident diplomatique. Si je peux éviter que Sparte devienne hostile au point que je doive l’annexer par la force, ça sera une victoire en soi, et la preuve de notre suprématie…

Clio, malgré le trouble que je sens agiter ton esprit, tu n’as pas laissé tes sentiments prendre le dessus, et ton appartenance à la maison dorée peut être un avantage pour nous. Je ne veux pas te l’ordonner si tu te sens encore trop perdu, mais si tel est ton souhait, si tu te sens prête, retourne à Sparte avec tes sœurs, et fait y toute la lumière sur cette histoire…

Hermès, je vais t’éloigner de cette cité avant que tu ne fasses quelque chose que tu ne regretterais amèrement. Avec le retour de Perséphone, les spectres se réveillent, et souhaitant tuer dans l’œuf toute guerre entre eux et les chevaliers d’Athéna, je compte rééquilibrer les forces en présence. L’immortalité des soldats infernaux ne doit plus être un problème pour Athéna et les siens, aussi je compte aider le sanctuaire à recréer ce qui fut perdu. Ta mission va être d’aller récupérer aux enfers les fruits du savonnier des enfers, et de les rapporter ensuite au Grand Pope qui saura quoi en faire.
Tu agis en mon nom, alors ne te cache pas. Ce n’est pas sujet à discussion, Perséphone obtempérera si elle craint ma colère. Profites-en pour la mettre au courant de ce qui a été décidé à cette réunion. Elle n’est pas une Olympienne, mais elle n’en demeure pas moins ma fille, et votre sœur. Assure toi de son soutien indéfectible, et dit lui bien qu’il n’y aura pas de neutralité dans cette Guerre. Soit elle est avec nous, soit elle est contre nous.
»


Il ne restait maintenant plus qu’un ordre à énoncer, un ordre qui allait ravir celui à qui il allait être donné.

« Arès… Pour toi j’ai une tache très spéciale. La guerre contre les titans ne va pas se dérouler sans heurte pour le monde, même Athéna et ses chevaliers ne pourront garder cela sous contrôle. Le monde des hommes va connaitre la peur, le doute, le tourment. Il est temps pour nous de nous rappeler à eux. Va à cette assemblée des nations unies. Là tu trouveras un groupe d’homme et de femme se prenant pour les dirigeants de la terre. Je veux que tu leurs ouvre les yeux sur leur erreur, mais attention, je ne veux aucune effusion de sang, aucun mort, aucun blessé. Fait simplement résonner ta voix dans leur cœur, qu’ils se souviennent de nous. Prépare le terrain pour mon retour.

Quant à moi je vais superviser la fin de la création des anneaux de pouvoirs, et vous les faire parvenir une fois achevé. J’attends de vous que vous les mettiez dès que vous les recevrez, et en attendant, je vous surveillerez tous autant que vous êtes. Si Cronos ou quiconque lève la main sur vous, il aura affaire à moi.
»


Tout avait été dit, à présent chacun pouvaient partir, à moins d’avoir encore quelque chose à ajouter.
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Artémis
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MessageSujet: Re: Le conseil de guerre et les anneaux de pouvoir   Mer 8 Oct - 12:06

[HRP : petit post pour répondre à Zeus, j'ai tenu compte que des éléments intéressants Artémis]

Tant de flots et de paroles, certaines émises, d'autres échangées par le biais de la pensée à seule destination de son père. De part son nom, Artémis pouvait sentir les craintes et les tourments ravageant les proies prises de panique ou sous l'effet d'émotions qui n'étaient bien sûr encore que bestiales. Comparer les membres de cette assemblée à des animaux n'était pas réellement son idée ou sa pensée. En fait, elle observait simplement les comportements affichés des uns et des autres en cette pièce et le résultat ne correspondait malheureusement que l'évidence qu'elle avait déjà soulignée lors de l'Aéropage. Cette " Meute " que formait le conseil contenait bien un Alpha que personne ne contestait du moins en apparence. Un second Alpha patientait dans l'ombre du premier, dans l'attente de l'instant ou celui-ci chuterait.

Que tu es transparent mon cher frère. Qui en ces lieux peut ignorer la menace que tu représentes pour nous. Si Zeus venait à chuter, tu as déjà ta cible prioritaire.

L'élan d'Arès contre sa soeur n'était pas passé inaperçu, à moins d'avoir une mémoire plus trouée qu'une passoire. Ce qui n'était pas le cas de la déesse lunaire.

Passant à l'autre membre important de cette Meute, elle ne pouvait que reconnaître en Athéna qu'une femelle Alpha. Déjà trois éléments de poids agissant de concert de par la force des choses. Un trio qui apporteraient la force de frappe et la stratégie le temps d'une association nécessaire avant d'imploser à la première occasion.

Puis, ce furent vers les deux autres membres de cette assemblée que la déesse se pencha. Hermès et Clio, des membres de la Meute sans réelle ambition sinon celle d'en faire partie. Au moins, ceux-là ne s'opposeraient pas à Zeus.

Tout ce temps se passa sans que personne ne puisse lui reprocher son mutisme. Le maître de l'Olympe lui-même s'était plongé dans une de ces transes dont il avait le secret. Une recherche qu'elle espérait être fructueuse. Qu'au moins, un début de piste pusse se profiler à l'horizon.

Un autre instant s'écoula avant que le roi de l'Olympe ne reprenne la parole.

Le flot du temps ? Enfin, nous y sommes...

Chaque mot, chaque intonation du roi était écoutée, pesée, analysée avec le plus grand soin. Artémis n'était pas la Sagesse ou la Guerre mais cela ne la rendait pas inoffensive pour autant. Après tout avant de se déchirer dans un enthousiasme certain au nom d'un homme ou derrière un dieu, les Humains avaient du lutter contre les forces de la Nature et les animaux sauvages. Et même maintenant, ils demeuraient encore désarmés face à certains représentants de la faune voire même la Flore. Tout cela pour dire que malgré son ignorance des champs de bataille à quelques exceptions près, telle la lointaine Ilion où elle s'était tenue auprès de son frère, Aphrodite et même Arès entraîné dans leur camp en particulier par égards envers la seule Belle qu'il eut jamais aimé, couronnant au passage le maître de la Forge d'une paire de cornes à faire pâlir le plus imposant des Oryx à défaut de mentionner les bois de l'énorme élan, Artémis demeurait une déesse redoutable capable de frapper de maux aussi dangereux la terre que l'avait fait son petit frère lors des épidémies. Les armes de la Nature toute puissante était parmi les plus inattendues et les plus subtiles. Rapprocher son astre de la terre aurait déjà pas mal d'impact ne serait-ce que sur le cycles des marées, de quoi perturber le cycle marin, n'en déplaise à son cher oncle, elle aussi avait son impact sur tout un groupe de forces marines. N'avait-elle d'ailleurs pas fait fléchir, ce mâle orgueilleux, ce porc consommé d'Agamemnon, le forçant à sacrifier sa propre fille. Le voir à genoux face à elle, une déesse vierge avait été un tel triomphe qu'elle en avait ri des jours entiers tout comme elle s'était délectée de la mort de ce monstre de roi grec de la main de sa propre épouse aidée de son amant Egisthe. cruelle, elle pouvait l'être tout comme elle pouvait se montrer attentive et passionnée. Après tout, elle avait sauvée la malheureuse Iphigénie. Elle était simplement.

Un sourire se peignit soudain sur ses traits. Elle venait d'entendre de la bouche même du roi des dieux que la maîtrise de soi et de ses sentiments étaient essentielles. Ce en quoi, elle était tout à fait d'accord, se retenant de surenchérir au sujet des deux lapins de garenne qu'étaient Hermès et Clio. Sans défense face à ce qu'ils ne pouvaient contrôler. Ses passions pour Hermès et son handicapante perte de mémoire pour Clio. Aussi ne put-elle s'empêcher de froncer les sourcils lorsque Zeus distribua les missions car si Athéna était une compagne plus que valable voire précieuse, elle ne pouvait en dire autant de la Muse de l'Histoire. Une malade ne ferait que les encombrer. Mieux valait pour tous qu'elle se soignât et recouvrât la mémoire avant de tenter quoi que ce soit. Trop de choses pouvaient être altérées voire totalement dénaturées par perte partielle voire majeure de connaissances. Puis, cette petite d'apparence si candide n'avait sans doute pas adouci la rencontre entre Hermès et sa nièce Arwen pour que Zeus mentionne la Sagesse en particulier. Non, mieux valait pour tous qu'elle se reprenne d'abord elle-même en mains avant de tenter de s'occuper des autres. Elle ne serait d'aucune aide pour personne, pas même pour Thalie tant qu'elle ne resterait que cette enfant perdue que tous avaient sous les yeux.

Un instant se passa encore avant qu'elle ne prenne enfin la parole, droite et fière comme l'était la Nature Triomphante. Qu'elle ait perdu face à Arès n'était qu'un de ces passages que la Nature pouvait subir avant de se relever. Et ce passage venait de s'effectuer tout comme elle s'apprêtait à le prouver.

- Je t'ai entendu, grand Zeus, mon père. Par ta voix s'exprime la Sagesse et une certaine Maîtrise face au mal qui nous menace tous avec le retour de Cronos ne pouvant entraîner que celui de sa fratrie. Je vous suis en tout point, mon père, qu'il s'agisse d'Hypnos ou du sort de Thalie que je compte bien retrouver moi aussi même si je ne perds pas en démonstrations plus que parlantes ou larmoyantes. Et dans le même ordre, je porterai également votre anneau. Enfin, dès que vous me l'aurait remis. Maintenant, j'ai une demande à faire. Sparte est encore sous le choc de ce qu'il vient de lui arriver, aussi, mieux vaut qu'Athéna et moi-même soyons les seules à nous y rendre dans un premier temps. Apaiser le Haut Commandeur Arwen lorsqu'elle sera au fait des événements de l'Aéropage sera une tache plus qu'ardue et mieux vaut qu'elle ne se sente pas agressée ou encerclée par la présence de trop d'Olympiens autour d'elle et puis, je suis certaine que Clio sera plus utile ici auprès de vous dans l'immédiat.

Pour tout ce qui concerne Sparte comptez sur nous tout comme vous pouvez compter sur l'ensemble de mes limiers que je vais disperser de part le monde avec ordre de surveiller jour et nuit tout ce qu'il s'y passe. S'ils ne peuvent déceler la présence des Titans, ils pourront au moins ressentir l'ouverture de leurs passages et pousser l'alerte dès qu'ils en auront surprise une. Les arches ne se déplacent sans doute pas et au moins, nous aurons cet atout. La Nature sauvage dans son entièreté se maintiendra à l'affût, mon père. Comptez sur moi pour la nourrir aussi longtemps qu'il le faudra.

Maintenant, si rien de plus ne me concerne, je vais prendre congé et partir sur le champ pour Sparte dés qu'Athéna aura donné aussi son avis, compte sur nous, père.


A ces mots, les chiens se redressèrent attendant juste un geste de leur maîtresse pour quitter ce temple et la réunion qui s'achevait.

=> Sparte la Sacrée en compagnie de mon aînée, la déesse Athéna
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Arès
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MessageSujet: Re: Le conseil de guerre et les anneaux de pouvoir   Mer 8 Oct - 16:34

« Huuuuuuuuuuuuuuuuurm… »

Dédaignant du regard la demande pompeuse de ta demi-sœur t’accusant de boucher son champ de vision, tu assistes, encore paralysé, à ta libération de la toile d’éclair du maitre de l’Olympe, avant de te faire remettre à ta place, littéralement.

Patience, toujours et encore de la patience. La nuque roide de ta chère demi-sœur trouverait bientôt un moyen de pivoter au-delà de ses limites physiques, quand tu aurais enfin l’opportunité de l’y aider.

Ce qui suivit ensuite ? Délibération, complot, manipulation, dérives verbales d’esprits calculateurs voulant emboiter des briques jusqu’à l’horizon. Pauvres fous cherchant à contrôler leur petit monde. Ne comprendraient-ils donc jamais ? La création n’obéissait à rien ni à personne, tu le savais mieux que quiconque parmi tes semblables. Tout n’était que chaos, la normalité n’était qu’un leurre, il n’existait que les milles visages de la folie. Et dans cette vérité éclatante, il ne demeurait au final qu’une chose pouvant sauver ou condamner, la force. La force d’imposer sa volonté à un univers indifférent et imprévisible. Malgré toute sa prétendue vertu, malgré les légions de flagorneurs lui baisant les pieds, il n’était que son pouvoir pour maintenir Zeus là où il était, et c’était bien ce même pouvoir qui avait fait défaut jadis à son père et qui lui avait couté le trône céleste, un pouvoir après lequel tu n’as jamais eu de cesse de courir.

D’humeur massacrante depuis ton échec cuisant avec Athéna-la-favorite, ton humeur connue pourtant une amélioration significative au moment où tu te rendis compte que le ton plein de reproches de ton paternel n’était pour une fois pas dirigé contre toi.

« Huk huk huk huk… »

T’autorisant un rictus méprisant au moment où pour une fois un des trop nombreux batârds de Zeus eut droit à sa juste récompense, ton rire fut cependant de courte durée, car après t’avoir offert le spectacle éminemment savoureux du blâme d’Hermès, le maitre des cieux te chargea d’une mission des plus inattendues.

« Quoi ? Moi ? »

Tu n’en cru pas tes oreilles sur le moment. Alors qu’Athéna ou encore ce beau parleur d’Hermès auraient été parfait dans ce rôle d’orateur vu leur aptitude certaines pour le babillage, c’est toi que Zeus choisit pour devenir le héraut et l’émissaire Olympien, chargé d’annoncer au monde la nouvelle ère divine, et l’imminente titanomachie.

« Grmph… Ainsi soit-il. Je vous promet qu'aucun humain ne mourra ni de ma main ni de celles de mes guerriers. Père. »

Insistant bien sur le dernier mot de ta phrase, tu soulignais ainsi ta parenté directe avec celui qui depuis toujours t’avait regardé comme un batârd, le comble quand on regardait ce qu’était devenu le conseil des dieux actuel.

Te levant alors sans rien ajouter aux délibérations t’ennuyant déjà profondément, tu soulevas dans ton sillage un épais nuage de cendre et de fumée sombre, seul lègue que tu comptais laisser derrière toi une fois l’assemblée des nations unies visitée.

Ne faire aucune victime ? Aucune effusion de sang ? C’était encore insuffisant pour te contrôler entièrement. Ta simple présence suffisait à exacerber les plus violents instincts. La Guerre, la seule, la vraie, marchait dans tes pas, et si la Discorde avait depuis longtemps disparue, ton étendard était toujours là.

*Regarde-moi Père. Vois comme ma voix transcende et sublime les passions humaines que tu n’as eu de cesse de vouloir contrôler. Vois par toi-même que je suis et demeure le seul seigneur des batailles, le seul maître des armées.*

Oui, ta voix retentira dans le cœur des Hommes, comme cela ne fut plus le cas depuis bien des décennies. Sans aucun doute le conflit entre les titans et l’Olympe promettait d’être digne de toi, mais tu comptais bien en même temps donner à l’Humanité toute entière la chance d’y participer.

Arrow Un peu de dilplomatie
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Athéna
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MessageSujet: Re: Le conseil de guerre et les anneaux de pouvoir   Mar 14 Oct - 18:45

Nos paroles entremêlées avaient fini leurs afflux en l'esprit du grand Zeus, notre père à tous. Trop de secrets, de savoirs non partagés, tout cela n'était pas l'idéal, loin de là. En mon fort intérieur, je songeais déjà aux effets que les émois de l'âme et du coeur pouvaient entraîner. Voir Hermès perdre son sang froid entre les murs de Sparte en avait été la plus belle preuve. Et sans l'aide des donc de divination d'Apollon, couplée aux pouvoirs néfastes de Cronos et Mnémosyne sur les dons de père en plus de ceux de Clio déjà privée de sa mémoire, les choses seraient encore plus compliquées et dangereuses. Je savais pouvoir compter sur l'armée de l'espoir. Le Sanctuaire n'avait jamais failli et serait encore là pour le montrer aux yeux de tous. Restait le soucis de Sparte la Sacrée, cette cité créée dans un but de paix et de changement.

Une nouvelle fois, les souvenirs de Saori se mélangeaient aux miens. Tout avait si vite, la simple humaine que j'avais toujours pensé être était loin maintenant, si loin dans les méandres de mon passé. Des incarnations, j'en avait tant connues et cette dernière avait marqué un renouveau. J'étais de retour après avoir dormis dans un corps et un esprit bien plus dignes de mon nom. Delphine dépassait de loin mes derniers réceptacles sur terre. Sa personnalité s'accordait à la perfection avec la mienne en plus de son inventivité. Je me souvenais de la navette qu'elle avait ramassée, celle de mon propre métier à tisser. Hermès était loin d'être le seul inventeur en Olympe, moi-même en faisait partie.

Invention...

J'étais en train de réfléchir à cela. Les Titans voyageaient en travers d'arches dont nous avions un besoin essentiel de localiser la position. A cause d'eux, nous ne pouvions même pas compter sur les pouvoirs à pleine puissance de Clio. Un autre stratagème serait le bienvenu et songeant à Artémis, je me mis à penser à ses dons de chasseresse. Elle avait déjà ses meutes et la Nature en mains. Y ajouter une autre carte ne serait pas de trop, encore fallait-il qu'elle soit réalisable.

" Ma soeur, il faudrait que l'on parle aussi de certaines de tes méthodes de chasse. Elles pourraient nous être plus qu'utiles en y couplant certaines de mes créations. "

Je m'étais adressée à elle par la pensée, uniquement pour ne point perturber le discours de Zeus. Hermès prenait pas mal pour son grade mais ce n'était qu'un juste retour. Son attitude à Sparte avait été plus que maladroit. Pire encore, elle avait attisé la colère et la fureur d'Arwen. Perdre ainsi le contrôle de soi était indigne d'un Olympien, fait que notre père ne manqua pas de rappeler.

Tenir son rang...

Ces quelques mots faisaient écho en moi. J'avais frappé Hermès pour le calmer et cela n'avait pas suffi à le faire quelque peu réfléchir. Son obsession envers Hazama et sa certitude de sa culpabilité sans avancer la moindre preuve tangible prenaient des proportions inquiétantes.

Le temps que père en finisse avec son discours et distribue ses missions, pas mal d'idées m'avaient traversée. Je laissais à la Chasse et à la Guerre le soin de répondre en premier. Calme glacée pour l'une et fureur à peine contenue pour l'autre. Au moins, Arès ne rejetait pas le demande de Zeus. L'imaginer en ambassadeur était tellement excentrique que je ne pus que louer ma maîtrise personnelle pour ne pas avoir éclater à cette annonce. Emporté et violent, le maître des Carnages avait malgré tout trouver un peu de répondant avant de partir. Quelques mots, un discours carrément venant de sa part. Et celui-ci parti, je pris la parole. Cela ne lui apporterait rien de nouveau et mieux valait l'envoyer là où il pourrait s'activer. Sa dernière phrase me fit l'effet d'un défi mais le relever ne servirait à rien en cet instant et prenant à mon tour la parole.

- Vous avez bien parlé père et je vous suis sur toute la ligne. Que nous devions nous maîtriser en tant qu'Olympiens est un devoir sacré. Tous en cette salle et parmi l'ensemble des divinités, avons des sentiments et des sensations que nous exprimons selon notre personnalité propre. Même Arès en possède. Ses passions premières sont la Guerre et les Carnages, le Sang et la Cendre et pourtant même lui a été capable d'aimer à un tournant de son éternité. Maintenant que tous en cette salle comprennent bien que la perte de contrôle suite à ces propres émois ne sera pas une excuse suffisante pour faire n'importe quoi avec ses dons divins et se réfugier derrière eux en traitant les autres d'insensibles alors qu'ils ne font que garder à grand renfort d'énergie leurs passions bouclées à double tour au plus profond d'eux. Répondre aux offenses et attaque physique ou encore cosmique n'est pas fruit de passion mais juste défenses envers des attaques contre nous. Maintenant que tous comprennent enfin que personne ici ne délaisse les autres et encore moins Thalie. Au risque de répéter les paroles de Zeus mais aussi de notre soeur Artémis qui vient de reprendre parole, je le redis aussi. Tous ici pensons à notre soeur enlevée et que cela entre bien dans la tête de l'ensemble des divinités présentes en cette salle. Maintenant pour en revenir à Arwen..

J'avais saisi fermement le rouleau que m'avait remis Zeus.

- Permettez-moi, père, de prendre connaissance du contenu de ces documents frappés de votre sceau que je sache au moins où je mets les pieds.

Et sa réponse obtenue, je poursuivis.

- Arwen sera difficile à apaiser après le choc qu'elle a reçu mais elle montre déjà l'étoffe d'une puissante déesse en reprenant de suite les rênes de Sparte la Sacrée. Ce qui m'amène à la suite des événements et notre retour en ces terres. Je lui porterai les excuses qu'elle est en droit d'attendre au vu de ce qu'il s'est passé. Son pouvoir ne doit pas être remis en cause. En l'absence du Haut Commandeur, elle est le Pilier de Sparte connue de tous les habitants et mérite ce titre selon les raisons que vous avez vous-même soulevées.

Et contemplant un instant la Muse de l'Histoire.

- Maintenant, en ce qu'il concerne Clio, je pense aussi que le mieux est qu'elle demeure auprès de vous. Sa présence aux côtés d'Hermès n'a pas été apaisante. Au lieu de calmer fermement les choses, elle a laissé planer un doute envers Arwen. Pour toute divinité dotée d'empathie, tout en son attitude le sous-entendait tout comme ses paroles. Suivre son cosmos et sa disparition ? Dire qu'elle reparaît à un moment de par trop opportun ? Mais te rends-tu comptes que ces seuls mots ont suffi à la dresser contre toi ? Elle a été plus que virulente verbalement envers Hermès car elle s'est sentie attaquée au plus mauvais moment mais elle s'est malgré tout, malgré le poids de sa douleur et de sa fierté de déesse mise à mal, contenue et n'a pas levé la main contre vous. Elle a enjoint à Hermès de quitter Sparte en sa qualité de messager des dieux avec un message envers Zeus témoignant juste de sa peur compréhensible au vu des événements. Arwen tremble pour les siens et devant Zeus et cela vous échappe ? Maintenant, en tant que Sagesse, je te reproche surtout le manque de clarté de tes propos envers elle. Tu as voulu ménager la chèvre et le chou, c'est très louable, mais cela demande bien plus d'implication que ce que tu as développé. Pour cela, il te faut être ferme, froide et juste. A chaud, tu n'as pas pu prendre la pleine mesure de ce qu'il se passait et que la déesse Arwen, car elle est une déesse comme nous, devait être traitée comme telle et avec des arguments plus percutants et surtout munis de preuves pour les étayer que ceux avancés lors de cette entrevue. En son esprit, elle a juste du croire que tu t'es liguée avec Hermès contre elle. Peut-être que je me trompe mais une vraie discussion ferme et calme avec elle est indispensable. Plus qu'Arwen elle-même, il en va aussi de la sécurité de Sparte et de ses occupants. Aussi, laisse-lui le temps de prendre le poids de sa charge et de souffler un peu. Elle a perdu ses deux parents et comme elle l'a dit elle-même, elle s'efforce à les chercher. Ce poids en moins, elle pourra redistribuer ses forces et son énergie. Mais pour l'instant, mieux vaut que seule Artémis et moi contre qui elle n'a aucune rancœur pour l'instant allions à sa rencontre. Arwen est vulnérable et ce n'est pas en la braquant qu'on pourra la sauver et la ramener vers nous.

Mes paroles étaient dures mais au moins, Arès n'était pas là pour s'en réjouir comme les autres. Autant être ferme et lui montrer que la vie était cruelle et que pas mal de drames pouvaient être évités juste par simple discussion dans un cadre apaisé.

" Pardonnez-moi cet envol, père, mais si les choses se reproduisent, je ne serai pas forcément là pour empêcher les attaques que Clio autant que Hermès aurait pu recevoir. Au moins, Arès n'a pas entendu cela. Mais sachez que ce n'est pas par plaisir que je l'ai mise devant les faits mais bien pour lui ouvrir les yeux. Hazama est un proche d'Arwen et qu'elle ait été affectée tombe sous la simple logique. Clio est encore si jeune et n'est pas une guerrière alors qu'Arwen a eu tout le loisir de s'entraîner et de développer son cosmos. Elle a des dons encore inconnus et au fond de moi, j'ai la certitude qu'elle aurait pu se mesurer à Clio, à Hermès voire moi. Cela ne l'aurait pas effrayée alors qu'elle tremble devant vous. Au moins, cela, j'en suis certaine. A défaut de vous obéir par amour, elle le fera par crainte, le temps qu'Artémis et moi remettions de l'ordre à Sparte.

Apprenez aussi que l'une de mes chouettes est auprès d'elle pour la veiller voire la surveiller et me prévenir en cas de soucis. Je garde les yeux sur tout, père. "


Sur ces mots, je laissait passer un blanc avant de reprendre sur un autre sujet de conversation tout aussi important. Celui du maître du Sommeil.

- Maintenant que ceci a été dit, je pense que l'on peut passer à la suite. Car plus de nos égos et de nous-mêmes, c'est sur notre avenir que nous devons surtout nous pencher. Notre avenir et certains pièces d'échec plus qu'importantes en ce nouveau jeu. En ce qu'il concerne le sort d'Hypnos, je me fie à votre Sagesse, père. Il est emprisonné de par votre ordre et pour des motifs plus que graves envers la terre, l'humanité et même nous. De par ses pouvoirs, son passé et ses liens plus que puissants avec Thalie, il demeure une menace certaine en cas de retour. Moi-même suis sans défense contre ses dons sur le Sommeil. Trop de périls entoureraient son retour et mieux vaut se répéter que laisser les choses se perdre dans les méandres du passé. Pour en revenir à Thalie, je pense que si elle a effectivement été enlevée pour elle-même et uniquement pour elle-même, cela implique que le ou la responsable devait la connaître depuis longtemps et peut-être même que cela était réciproque. Ce qui peut exclure Cronos. Hormis frapper en plein Olympe et marquer les lieux de terreur, il n'en a rien à faire d'elle et plus encore, n'a certainement pas eu le temps de la croiser lors de ses siècles d'emprisonnement. La facilité peut-être ? Après tout, il est plus simple de s'emparer d'une Muse, divinité pacifique par excellence, que d'un dieu des Carnages en sa forteresse. Je suis parfaitement en accord avec cela. Seulement, Artémis qui porte encore les marques des plaies qui lui ont été infligées plus que récemment a du passer quelques instants dans l'inconscience la plus totale. Son temple et celui d'Apollon sont en morceaux et de part sa qualité de déesse de la Chasse, elle est autrement plus redoutable lors d'un affrontement direct que Thalie qui, elle, bénéficiait en plus de la protection des sceaux de Foudre de Zeus. Aussi, la facilité ne peut être la seule cause de ce choix précis. Si c'était que cela, autant prendre un plus gros poisson hors du palais. Prendre Artémis aurait donné encore plus d'éclat si tel avait été sa volonté de prendre l'un de nous. Enlever une déesse et supprimer une combattante en puissance. J'en reviens donc au fait qu'ils se connaissaient. Au moins la complice de Cronos en voulait à Thalie ou convoitait quelque chose qu'elle seule possédait voire les deux.

Terreur, haine, vengeance et avertissement, tout s'accorde à merveille. Je conseillerai au moins pour le cas de la complice de chercher parmi les proches de Thalie. Ceux qui ont pu la côtoyer. Quant à Hazama, Cronos a pu avoir l'occasion de faire d'une pierre deux coups. S'il se trouvait au palais de Zeus et quasi à quelques pièces de distance, Cronos n'aura eu qu'à tendre le bras pour s'emparer d'un mortel.


Et me redressant, je pris le temps d'une profonde inspiration. Les images se rassemblaient dans ma tête. Les principaux membres de la famille incarnés se dressaient soudain face à moi.

- En ce qu'il concerne Sparte, Artémis et moi serons les mieux placées. Pour l'Olympe, nous savons tous que rares sont les nôtres à avoir été éveillés, restent les Enfers et la famille d'Hypnos qui ne peut que connaître son épouse adorée. Thanatos n'est pas incarné en cette époque et les Oneiroi se limitent aux mondes des rêves. Sans nul doute, êtes-vous le mieux placé pour leur parler, père. S'ils ont eu un contact même infimes avec elle, nous aurions déjà un début de piste.

Puis, reprenant ma pause de penseur.

Et Eris ? Qu'en est-il d'elle ?

Ne cherchant pas à inquiéter davantage Clio et Hermès encore trop perturbés, je m'adressais directement à Zeus.

" Qu'en est t-il de la Discorde, père ? Eris, la soeur d'Hypnos, a disparu depuis des années voire des siècles mais elle était aussi une divinité malveillante parmi les pires. Je ne sais ce qu'elle est devenue mais elle doit encore exister. Creuser de son côté pourrait être intéressant. "

Me relevant lentement, je me mis à marcher, en cette pause pensive qui était la mienne.

- Et parlant des divinités des Enfers. Hormis Hypnos, seule Perséphone est incarnée. Je vous rejoins aussi au sujet du rosaire, le reconstituer calmera un peu l'ardeur des spectres qui sont plus accoutumés à suivre Hadès ou ses deux anciens sbires que notre tendre Coré. Le tout sans trop les brider non plus. Cette armée toute infernale soit-elle doit être prise en compte pour l'avenir et toutes ses possibilités. Je crains que même eux ne soient pas de trop pour cette bataille qui s'annonce décisive contre les Titans. Ce qui nous ramène encore à Sparte et son idéal de faire évoluer les trois mondes. Le Sanctuaire, les Enfers et l'Olympe réunis en un seul lieu, l'image est forte comme devra l'être l'armée qui fondera sur les ennemis. Les Titans doivent être vaincus et pour cela, une véritable union entre nos forces sera indispensable.

Seule une concorde totale entre nous nous permettra de vaincre. Aussi, nous devons être unis plus que jamais auparavant même si certains se sont vu face à leurs erreurs comme je l'ai été moi-même, qu'au lieu de se morfondre et se remplir de rancœur, ils en retirent les leçons et en ressortent plus grands. C'est en apprenant de ses blessures et de ces défaites passées qu'on surpasse toutes les épreuves. Maintenant, si vous le permettez, père, je vais me retirer et partir pour Sparte avec Artémis.


=> Sparte avec Artémis
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MessageSujet: Re: Le conseil de guerre et les anneaux de pouvoir   Mar 14 Oct - 20:44

Vient à mon aide, encore une fois, dieu de la Bonne Fortune Very Happy

édit: ... Hermès mais qu'est-ce que t'a fichu avec la chance? O_O


Dernière édition par Clio le Mar 14 Oct - 21:02, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le conseil de guerre et les anneaux de pouvoir   Mar 14 Oct - 20:44

Le membre 'Clio' a effectué l'action suivante : Lancer des dés

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MessageSujet: Re: Le conseil de guerre et les anneaux de pouvoir   Mer 15 Oct - 13:26

Topic rouvert, seuls Zeus et Hermès sont encore présents en plus de Clio au moment de sa tentative

L'ordre de passage est le suivant,

Cronos
Clio
Hermès
Zeus


Bon jeu à tous les quatre ^^



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MessageSujet: Re: Le conseil de guerre et les anneaux de pouvoir   Jeu 16 Oct - 19:41

Arrow Projection Astral depuis le Cronos Labyrinthos

À nouveau... Le monde semblait tourner au ralentit tandis que la température baissait brutalement autour de la petite muse de l'histoire... De nouveau et à travers le temps et l'histoire, dans les yeux d'une enfant aux pupilles couleur du ciel, se mirent à briller deux petites étoiles d'une lueur maladive... Alors qu'à nouveau, le monde se teintait de noir et de blanc dans le regard de la petite Clio. Coup du sort bienveillant et spectateur de cette vision monochrome, tu n'étais pas la seule à vivre hors du temps en ce battement de cœur et, alors que tu observes autour de toi: tu vois la lueur de vie et de conscience dans les orbites de tes proches: Zeus et son regard furieux d'un blanc laiteux semblent lui aussi prit dans les méandres du temps mais, ne te trompe pas, il est parfaitement conscient de ce qui est en train de se passer... Enfin, il le sera très prochainement, contrairement à ton frère qui, impuissant sous le voile noir et blanc qui t'entoure: ne peut que te suivre du regard alors que tu ressens une présence aussi froide que la mort, glisser dans ton dos à la manière de la lame d'un poignard caressant sa peau en attente de la prochaine morsure...

" N'ai nul crainte, mon enfant... Je n'ai point d'arme sur moi... Je n'en ai pas besoin et cela, tu le sais bien..."

Siffla une voix en dessous de toi alors qu'un long serpent d’ébène vint naitre de ton ombre et glisser le long de ta jambe pour lentement, remontant le long de ta silhouette fine avec une lenteur presque perverse alors que tu te retrouves ceinturé d'anneau une fois que le reptile obscure te fixe droit dans les yeux: t'infligeant les étoiles violacées de son visage dans les tiens avant que, ne se changeant en brume sombre, celui-ci ne prenne l'apparence du masque de l'intrus, du masque de celui que tu as déjà rencontré dans cette même salle il y a peu, le visage même de l'ennemi mortel de ton géniteur. Il était là, a la vue de tous, le masque de cosmos et d'étoile, le visage que prenait l'ombre du roi des Titans quand son ombre souillé le flux du temps d'image et de sentiment ravageur: Cronos était là et tu le ressentais alors que son regard lourd de puissance se posait sur ta personne, il était là pour toi. Lentement, le voile d'ombre qui recouvrait la silhouette du titan se dissipa lentement en un fin brouillard toxique quand une main légère et délicate vint saisir le menton de la belle muse de l'histoire et qu'une autre, attrape la base du menton du visage sans expression du roi infanticide lorsque sa voix, emplie de malice et d'espièglerie derrière cette face de fureur, glissa doucement aux oreilles des dieux présents et piégés dans le temps.

" Quelle enfant délicieuse mais impertinente tu fais, toi qui es ma petite fille: à croire que mes petits-enfants sont aussi décevants que mon bâtard de cadet, il doit tenir ça de sa mère... Mais je m'égare... Je devrais profiter du temps que j'ai à passer avec ma famille... Du moins, faudrait-il qu'ils puissent agir pour cela ? Courage mon fils, tu ne tomberas pas deux fois dans les affres du temps . "

Découvrant alors un sourire empoisonné, le titan se dévoila alors Ne dépassant pas la jeune muse en taille, le père de Zeus avait l'apparence et la fragilité d'un enfant...Mais, quiconque croisant son regard pouvait pleinement comprendre que ce n'était là que son apparence: en son regard rougeoyant bruler le feu de celui qui avait régné sur le monde dans les temps mythologiques. Laissant sa silhouette frêle glisser vers la stature du dieu des voleurs, le roi des titans eut un sourire des plus amusé avant de lancer un regard narquois vers sa progéniture qui, semblait réagir si lentement... Le voyait-il ? L'entendait-il ? Allait-il assister à l'horrible perversion qu'il s’apprêtait à commettre ? Tel un enfant taquin, il dansa d'un pied sur l'autre avant que sa forme sombre n'étreigne la jolie muse de dos, laissant son visage se glisser le long de l'épaule de la jeune femme tout en prenant son temps pour respirer son parfum... Fermant les yeux un court instant pour s'enivrer de sa douce fragrance tandis que sa voix revint alors emplir la salle du trône alors que ses mains vinrent se joindre au niveau du ventre de la petite muse à présent otage des mains de Cronos.

" Voici donc à quoi se limite mon héritage . À un imbécile avec des ailettes aux pieds, une petite idiote qui vient de se jeter dans mes griffes et a toi ? Par Gaia, pourquoi a tu l'erre si vieille, mon fils ? Tu fais peine à voir... On voit bien que je n'ai pas prit part à ton éducation... Où sont tes enfants ? Où sont tes frères ? Dis-moi, Fils... Pourquoi es-tu seul ?"

S'amusât le titan en venant doucement caresser la joue de la jeune muse de la sienne avant que, dans un sourire, il ne vienne glisser sa langue derrière le lobe de l'une de ses oreilles: dégageant alors un peu de fumée noire sous passage de celle-ci alors que le cosmos de Clio se mit à chuter brutalement, se faisant doucement engloutir par le Dunamis du roi des titans qui, remontant une main au niveau de la gorge de la muse, se mit à la saisir entre ses doigts avec lenteur sous les yeux des deux dieux impuissants. Desserrant son étreinte sur elle, le titan la retourna pour se retrouver face a elle: son regard couleur sang venant plonger dans l'azur des yeux de Clio tandis que ses mots, se teintèrent doucement d'un horrible ton de mise à mort.

" Ta fille m'a défié une fois de trop... Profites en bien, fils... Voit la premiére leçon que t'offre ton pére..."

Fit-il en savourant les dernières syllabes de ce mot avant que ses lèvres n'épousent celle de la muse en un long baiser funeste... Lentement, le corps de Clio se teinta lui-même de noir et de blanc, perdant toutes ses couleurs, perdant toute son énergie: laissant son ultime souffle de vie être dévoré par le roi des titans qui, ne laissa d'elle qu'une coquille vide avant de la laisser tomber à ses pieds. S'essuyant la bouche d'un sourire repu, le roi des titans lança un dernier regard aux deux dieux restants.

" Voila comment on éduque ses enfants, j’espère que je n'aurais plus a le faire pour toi..."

Terminât-il en riant doucement avant de partir dans un rire franc alors que le temps reprit son cour normal: faisant disparaitre Cronos qui, dans un dernier éclat de rire, demandait à son fils s'il l'avait vu dévorer sa fille...

Arrow Fin de l'apparition, le temps redevient normal
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