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 Danse Thalie, danse et rit sur l'air de la folie (Privé Thalie-Hazama)

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Hazama/Eris
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MessageSujet: Danse Thalie, danse et rit sur l'air de la folie (Privé Thalie-Hazama)   Mer 23 Juil - 19:38

Arrow Flèche de la tour de Cronos

Très étrange et fascinant empire que celui du roi des titans pour l’œil humain d’Hazama.

Si l’ex-haut commandeur de Sparte avait l’habitude des architectures pour le moins audacieuse dont Sparte était un bel exemple, celle de Commorragh était quant à elle une véritable première, tant dans la complexité de son réseau que dans ses dimensions.

Plus grande encore que la masse sombre des douze temples titanesques qui s’élevaient au loin, la Cité Crépusculaire semblait s’étendre à l’infini, comme se prolongeant par magie là où le regard des incrédules portait.

Des hautes tours noires s’élançant dans le ciel, Hazama ne voyait pas l’extrémité, dissimulée dans l’ombre des cieux. Alors à mi-chemin entre le plancher des vaches et les plus hautes spires acérées, l’ex-haut commandeur de Sparte semblait errer comme un touriste au sein de cette cité invraisemblable où la gravité elle-même semblait ne plus vouloir rien dire.

Au sein de cette dimension secrète, la Cité Crépusculaire apparaissait comme une entité aux proportions impossibles, un royaume contradictoire dont les dimensions mêmes ravageaient la santé mentale de ceux qui les contemplaient. Tant et si bien qu’Hazama se rendit vite compte qu’il était vain de chercher un point d’observation adéquat pour en embrasser l’ensemble du regard, car chaque ziggourat de spires et de gratte-ciel qu’il découvrait lui semblait plus grand encore que la précédente, et s’élevait au-dessus d’un tissu urbain dont l’anarchie n’était tempéré que par une beauté à la fois froide et inquiétante.

Si autrefois l’ordre et l’harmonie firent partie de cette cité, aujourd’hui il n’en restait rien. Rien si ce n’est un amoncellement de contradictions architecturales et d’anomalies cosmiques qui par nécessité s’étaient développées verticalement pour former des conglomérats semblables à des ensembles d’épines s’élevant à la recherche de quelques raies de lumière.

« Magnifique… »

S’arrêtant un instant pour apprécier un panorama sans fin de tours et de ponts les reliant entre elles, l’ex-haut commandeur de Sparte s’autorisa un bref instant de pure contemplation en admirant les innombrables reliefs d’argent et d’ébène qui luisaient de concert sous la lumière diaphane semblant irradier des murs mêmes de la ville noire.

*Les titans ont construit de si grandes choses, avant que les Olympiens ne les détruise. Et maintenant qu’en reste-t-il, sinon des souvenirs ? Cette cité et leur palais sont-ils tout ce qui reste de leur héritage ?*

Le regard d’Hazama se perdit dans les profondeurs abyssales de la cité pour y découvrir des traces péremptoires de la guerre qui avait eu lieux ici il y a des milliers d’années.

Si jadis, à sa plus grande époque, les fondations des spires de Commorragh formaient les quartiers commerciaux de l’empire de Cronos, la titanomachie ne les avait pas épargnés. Les bas-fonds de la Cité Crépusculaire n’étaient plus aujourd’hui que des ruines aux monuments brisés. Des complexes fortifiés éventrés et des comptoirs commerciaux dévastés s’étendant dans toutes les directions et sur des territoires tellement vastes qu’Hazama sentait qu’il pourrait y déambuler des mois sans jamais ne serait-ce que revoir le Cronos Labyrinthos.

Cartographier ou même tenter d’appréhender un tel lieu était de toute évidence suicidaire, aussi l’ex-haut commandeur de Sparte résolut de stopper là son approche analyste de la ville, d’autant plus qu’à présent autour de lui se pressait une foule d’ombre et d’armure noire apparemment farouchement territoriale…

« Hola hola, vous me faites peur... Qu’est-ce qu’il y a ? Je n’ai pas le droit d’être ici ? J’ai marché sur la mauvaise dalle ? J’ai pas traversé où il fallait... ? Dites quelque chose au moins, même si ce n’est que pour me dire d’aller voir ailleurs si j’y suis. »

Mais la foule ne broncha pas. Se resserrant même autour d’Hazama qui sentait bien à présent qu’il n’était pas le bienvenu en ces lieux. Trop de temps avait passé pour ces âmes piégés loin de la réalité. Privées de tout même du droit de mourir, ces êtres ne pouvaient même plus être appelé humain tant leur forme s’était altérée.

« Vous savez qui je suis n’est-ce pas ? Je suis celui par qui votre roi est revenu d’entre les morts, et mon nom est… »

Un gémissement rageur interrompit Hazama avant qu’il ne puisse poursuivre. Une épée d’onyx était désormais pointée dans sa direction et fut rapidement rejointe par d’autres.

Ces êtres, ces silhouettes filiformes et émaillés, elles avaient chutés si longtemps avec leur roi dans le tartare qu’elles en avaient pour ainsi dire tout oublié, tout jusqu’à la peur que l’on ressentait devant un pouvoir supérieur.

« Je vois… Alors changeons de registre. »

D’un geste de la main, Hazama fit jaillir Ouroboros de ses doigts avant de le faire tournoyer autour de lui à la manière d’un bouclier.

« Premièrement, je n’ai pas de temps à vous accorder pour l’instant, aussi je vous serez grès de ne pas me gêner d’avantage dans mes pérégrinations... »

Lançant alors dans les airs sa veste jaune qu’Ouroboros avala d’un trait, Hazama fit apparaître de nouveau sa veste noire et son chapeau sombre qu’il enfila en un éclair avant de pointer du doigt l’armure responsable de la levée d’épée.

« Et deuxièmement, je déteste être interrompu. »

Un formidable serpent cosmique fila alors du bout de l’index de l’ex-haut commandeur droit sur l’armure sombre qui l’avait menacée le premier et le percuta pareil à un boulet de canon.

Propulsé en arrière, comme heurté par un train, l’armure et le guerrier qu’elle contenait allèrent s’écraser quelques mètres plus loin tandis que le reste de la foule suivait sans réagir le spectacle donné par Hazama.

« D’autres amateurs ? »

Un unique murmure parcouru alors l’assemblée fantomatique, un seul mot, celui de la puissance léguée par les dieux, celle capable de remanier la création selon sa volonté.

Ce fut comme une étincelle de lucidité pour l’assemblée qui sans un bruit s’éloigna à reculons avant de disparaître comme elle était apparue, dans les ombres de Commorragh.

« Et bien et bien… quel accueil. Je me décarcasse pour libérer Cronos et ses sujets, et c’est ainsi qu’on me remercie ? Héhé... Ces gens me plaisent bien. Tellement de haine et de vengeance en eux... Si seulement ils avaient la puissance. »

Remettant alors son chapeau en place sur son front, Hazama envoya une chaîne d’Ouroboros se saisir d’une gargouille le surplombant, et s’y hissa comme tracté par son familier.

*C’est que je pourrais bien y prendre gout en plus.*

Se laissant ainsi glisser de spires en spires au rythme de ses familiers l’amenant toujours plus loin dans la Cité Crépusculaire, Hazama fini par trouver un endroit qui conviendrait à sa prochaine tache, un pont suspendu plutôt isolé aux proportions discrètes.

*Parfait.*

Tombant alors d’une tour d’argent veinée d’onyx située à proximité, l’ex-haut commandeur de Sparte s’adossa à la balustrade du pont avant de s’assoir.

Pour ce qu’il avait à faire à présent, il lui faudrait du calme, et une immense concentration.

"Pardon d’avoir été si long petite muse. Désormais je suis tout à toi."

Et se laissant alors avaler par son propre Ouroboros, Hazama apparut soudain aux cotés de sa glorieuse prisonnière en plus piteux état encore qu’elle ne l’avait été lors de leur dernière rencontre.

« Tu fais peine à voir tu sais ? »

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Thalie
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MessageSujet: Re: Danse Thalie, danse et rit sur l'air de la folie (Privé Thalie-Hazama)   Lun 28 Juil - 19:17


J'ai été enfermée ici

L'ombre, l'ombre s'était emparée de tout ce qui m'entourait, raccourcissant d'autant l'espace vital autour de moi. Rien ne semblait épargné en cette terre sinon les quelques mètres m'encerclant. Telle une naufragée, je me raccrochais à cette ultime oasis de lumière. La flamme de mon cosmos y était pour beaucoup. Jamais, je ne me laisserais abattre ainsi même si cela me coûtait mes ultimes forces, je devais être courageuse. Pour mon roi, mon enfant, ma famille, tous ceux qui m'étaient si chers.

Songer à eux était ce qui me maintenait le plus hors de l'eau alors que je pataugeais dans une espèce de boue, de mucus malodorant me faisant souffrir à chaque contact. M'en isoler avait brûlé encore davantage mes forces tout en aggravant l'état de mes blessures. La foudre de Zeus, aussi horrible avait-elle été, j'avouais que la préférais de loin à cette horrible sensation d'étouffement. Où que se porta mon regard, je ne voyais qu'ombre sur ombre recelant sa part de formes et de secrets tous plus malsains les uns que les autres. Folie, je la sentais poindre aux portes de ma conscience...

Non, je dois m'inspirer moi-même. S'il le faut, ce sera mon ultime refuge. Que la Divine Inspiration me donne la force de résister avec mes armes.

Le regard d'Hazama fixé sur moi lors de mon enlèvement, je le connaissais, ce regard. Je l'avais déjà vu auparavant. Vision honnie que nous avions tous les deux contemplée lors de nos premiers combats. Mon roi...

Mon cœur battait à tout rompre à le savoir loin de moi, si loin de moi, seul, captif comme moi et privé de toute aide. Même dans le malheur nos sorts se ressemblaient tant, nous reliant d'une bien étrange façon.

La rage prenait le pas sur la crainte et la colère, réduisant d'autant mon champ salvateur.

Non !!!

La Divine Inspiration reprit de plus belle alors que l'acide me brûlait avec d'autant plus de facilité que les pansements dont m'avait si tendrement enveloppée ma demi-sœur Perséphone commençaient à se déliter sous l'effet de ce qui tombait fréquemment de ce qui devait servir de plafond. Cet environnement était plus que malsain. Délétère, dément, acide avec cette odeur répugnante de suc doublée d'une autre fragrance dont je ne pouvais reconnaître l'origine.

Une nouvelle fois, je me concentrais pour rassembler mes forces et tenir. Tenir encore et encore, cela ne serait pas éternel. Je savais qu'il viendrait, qu'il viendrait me voir. Je l'avais percé à jour mais sans parvenir à avertir qui que ce soit.

Faire la paix en moi, faire le vide, le calme, me changer en pierre s'il le faut mais ne pas lui offrir de point d'ancrage en mon esprit où il pourra se poser et miner mon âme...

Me préparer, je ne faisais que cela. J'ignorais quand il viendrait mais une surprise l'attendrait. Au moins une, l'appel au secours d'une Muse qui résonnerait loin tout en veillant à atteindre d'autres êtres dont l'identité lui échapperait totalement...

L'appel au secours... Toute ma force passait en lui. Il fallait qu'il les touche même si cela me vidait. Ouvrir le passage, il serait bien obligé d'ouvrir le passage et à ce moment là, cela s’engouffrerait dans l'ouverture tel un appel d'air que rien ne pourrait retenir. S'en rendrait-il seulement compte ? La seule chose capable de le surprendre ou plutôt capable de porter sans que personne ne le sache. Seuls les destinataires ressentaient les appels de muses.

Soudain, un portail s'ouvrit et le Haut Commandeur de Sparte apparut devant moi. Devais-je lui confirmer que je connaissais sa véritable identité ou juste lui montrer ce qu'il voulait voir ? Que je le croyais n'être qu'un simple mortel. Même au seuil de la ruine de mon enveloppe divine, j'étais et demeurais la Comédie. Je savais qu'au fond de moi, je trouverais la ressource, la seule ressource capable de nous aider, moi et mon roi à le vaincre...

" Hypnos... Je t'aime, je t'aime plus que tout, plus que ma vie. Ne me repousse pas jamais. Même si ce monstre me corromps, m'empoisonne, le réduis à l'état le plus dégradant... Ne me repousse pas, notre amour nous sauvera...

Arwen, pour elle, pour nos autres enfants, nos familles, nous devons lutter..."


Les larmes d'ichor coulaient le long de mes joues lorsque, enfin, la haute silhouette se dressa devant moi, me dominant ouvertement de sa position de force. J'étais pitoyable, je le savais, et me voir ainsi verser des larmes ne pourrait que le réjouir même si jamais il ne réaliserait que c'était des larmes d'espoir.

- Vraiment ? J'ignorais que tu étais capable de ressentir de la peine... Dois-je prendre cela pour un compliment, Hazama ? Qu'attends-tu de moi ? Toi qui nous a tant joué, qu'espères-tu maintenant que tout mon monde s'est écroulé ?

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Hazama/Eris
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MessageSujet: Re: Danse Thalie, danse et rit sur l'air de la folie (Privé Thalie-Hazama)   Mer 30 Juil - 15:22

Quelle exquise souffrance pouvait exhaler la muse de la comédie en cet instant, alors que l’ex-haut commandeur de Sparte s’approchait toujours plus près d’elle, pareil à son animal fétiche.

Il avait bien sentit l’appel à l’aide de Thalie au moment où l’Ouroboros l’avait lui-même avalé. Ce message lancé à la mer dans une bouteille qui hélas ne tomberait que dans des oreilles sourdes.

Devait-il le lui dire ? Devait-il lui apprendre que la dimension du Cronos Labyrinthos échappait à ces choses ailleurs omniprésentes qu’étaient par exemple le temps, la mort, ou l’inspiration ? Qu’ici, seul Cronos possédait ces choses, et qu’il ne les partageait pas ?

*Nooooooooooooooon. Autant lui laisser encore caresser l’espoir d’un sauveur. Le faire grandir pour mieux le détruire par la suite, sa douleur n’en sera que plus grande, et plus savoureuse…*

La mine d’Hazama devint alors colère impuissante devant le flot de cosmos s’échappant hors de sa propre dimension, Thalie avait beau être la muse de la comédie, elle trouverait en l’ex-haut commandeur un adversaire de choix sur ce terrain.

« Tsssssss. Bien joué Thalie, mais je ne laisserai pas à ton sauveur le temps de venir te retrouver. J’en aurai fini avec toi bien avant qu’il ne reçoive ce message. »

Refermant alors d’un geste l’entrée de sa dimension, Hazama reporta son regard sur sa victime, sans aucun doute toute fière de son dernier geste et à présent armé d’un objectif serein, faire perdre le plus de temps possible à l’ex-haut commandeur de Sparte pour permettre à son sauveur de la retrouver.

« Allons, allons. Ce n’est pas parce que je t’ai manipulée et trahie que je ne suis pas capable de sentiments. Comme tout à chacun, la peine ne m’est pas étrangère. Me diaboliser te permet sans doute de ne plus chercher à me comprendre en me maudissant, mais cela n’otera jamais de ta mémoire ces instants passés où nous avons ris et tremblés ensemble, lorsque Sparte n’était encore qu’un rêve à demi-murmuré. Lorsque ta fille apprenait sous mon aile les rudiments de l’enseignement, tu te souviens ? »

Provoquer la déesse, saper cette apparence de calme et de maîtrise hautaine que les dieux adoraient arborer devant le reste du monde, voilà un défi qui promettait d’être éminemment savoureux à relever.

« Une élève des plus brillantes ton Arwen, tu le savais n’est-ce pas ? Ou peut-être devrais-je l’appeler maintenant MON Arwen ? Car maintenant, elle vous croit mort, Hypnos et toi, ce qui veut dire ? Et bien qu’il ne lui reste plus que moi. Brillant, n’est-il pas ? Bientôt, j’aurai terminé de murmurer au travers de sa chrysalide, et ce qui en sortira… Héhé… Hinhinhin… HYAAAAAAAAAAAAAAAAAHAHAHAHAHAHAHAAAAAAAAAAAAAAAAAAA ! »

Partant dans un fou rire dément dont il avait le secret, Hazama se perdait à imaginer un bref instant ce que deviendrait Arwen une fois son voyage terminé.

« Haaaaaaaaaaaa… Ce qui en sortira sera au-delà de tout ce que l’on peut imaginer. Tu n’es pas fière d’elle ? »

L’amour d’une mère pour sa fille, d’une épouse pour son mari, d’une muse pour l’humanité, d’une fille pour son père, et d’une sœur pour sa fratrie… Tant de cordes avec lesquels le maître tourmenteur pouvait composer, un véritable orchestre philharmonique entre ses doigts.

« Ce que j’espère de TOI ? Rien. Absolument rien. Ne crois pas un instant que ce soit toi que je sois venu voir. Après tout, tu n’es plus rien comme tu viens de le dire. Que les choses soient claires. Celle que je suis venue voir est encore tapis au fond de toi, celle dont l’essence résonne avec la mienne sans que je sache encore pourquoi, je parle de celle qui à présent doit se réveiller et te déchirer pour revenir à la surface, misérable cosse externe que tu es. »

A chaque pas qu’il faisait dans la direction de Thalie, le cosmos de l’ex-haut commandeur de Sparte enflait d’avantage, cherchant à éveiller celui de sa cible, encore endormie au plus profond de la muse de la comédie.

« Tu sais pertinemment de qui je parle n’est-ce pas ? Celle qui te donne ta force, celle qui te pousse, qui te guide, qui t’anime, qui t’a même définie fut un temps et sans laquelle tu ne serais qu’une muse parmi d’autre, sans personne, sans famille. Celle à qui tu dois tout ce qui fait ta vie aujourd’hui, y compris ton lien avec moi. »

La main d’Hazama pénétra alors sans dommage le ventre tendre et délicat de la Comédie avant d’y diffuser plus insidieusement encore son pouvoir vénéneux.

La peur, la colère, l’envie, la jalousie, ces émotions que l’ex-haut commandeur de Sparte connaissait à merveille sans comprendre pourquoi, Thalie allait les ressentir aujourd’hui comme jamais, et avec elles, reviendrait une ombre du passé, une ombre écarlate, fille de la Discorde et qui jamais ne fut vraiment vaincue.

« Plus de deux-cents ans… J’ai attendu ce moment pendant plus de deux siècles Thalie. Depuis que je t’ai vu ce jour d’été dans ce village de France, et que ton chevalier doré l’a arrachée à mon monde. Deux siècles à t’observer et à chercher le moyen de la faire revenir. Rends la moi maintenant, redeviens la muse sanglante, redeviens Bloody. »
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MessageSujet: Re: Danse Thalie, danse et rit sur l'air de la folie (Privé Thalie-Hazama)   Jeu 31 Juil - 18:56

Le voir, je pouvais voir son véritable visage. Cela était si clair, si limpide comme ma flamme au cœur de la nuit. Dans cette ombre la vérité éclatait à ceux capables de la voir. Il se tenait encore tapis à quelques pas de moi tel le serpent qu'il se complaisait à être. Serpent, un être de métamorphoses avec tant de visages, bénéfiques comme celui d'Asclépios ou Athéna ou mortel comme ceux de la Méduse. Ce ricanement, je ne pouvais m'en préserver qu'en me perçant les tympans mais pour une Muse, à quoi cela rimait ? J'avais besoin de ce qu'il me restait de forces pour tenter ce qui pouvait l'être encore. Que pensait donc ce fou ? Que tout serait aussi simple qu'avant. Que cette fois encore, il échapperait au sort qui s'abattrait sur lui. Trop loin, il s'était aventuré trop loin en une voix de non retour.

Je le regardais approcher de moi. Trop sûr de lui, ricanant comme jamais. Sachant pertinemment que jamais mon amour ne pourrait m'entendre, je lui avais malgré tout envoyé mon message, à lui et à d'autres.

Ne pas lever les yeux vers cette engeance, ne pas lui offrir la moindre prise sur mon âme. Laisser la moindre fenêtre ouverte, la plus petite porte serait une erreur fatale. Je le savais. Je venais de le comprendre à son rire dément. Tout coups bas serait bon pour lui, toute blessure ne serait jamais assez cruelle à ses yeux...

Puis, soudain sa voix se fit entendre. Des paroles aussi aiguisées qu'un poignard mais je savais occulter, eux et toutes les blessures qu'ils tentaient d'agrandir en moi.

[i]- Ces instants ne sont plus rien...

Rien qu'une illusion qui n'a plus de raisons d'être. Sur les fondations de Sparte, Hypnos et moi étions sincères contrairement à toi. Ne parle pas de sentiments. Tu ne pourrais jamais nous comprendre. Jamais, tu ne pourras comprendre la mansuétude dont a fait preuve mon cher époux il y a tant de temps. Te comprendre, pourquoi me demander cela alors que cela dépasse mes pouvoirs ? Toi-même n'a aucune idée de ce que tu es réellement...


J'avais entendu ses dires au sujet de mon enfant. Arwen... Arwen était déesse, fille de divinités. Mieux que personne, elle devait savoir que nous étions immortels mon cher époux et moi. Immortels, le tout était de nous retrouver. C'était cela qu'elle trouverait. Quelle que fut l'influence de ce monstre, il ne pourrait voiler cela éternellement. Notre monde onirique.

Arwen mon enfant...

Je ne savais que faire dans l'immédiat mais jamais je ne le lui montrerais. Le laisser parler sans entrer en son jeu.

- Elle est la chair de ma chair, l'ichor de mon ichor née d'un amour véritable et non une aberrations dans ton genre. Personne ne veut de toi, ne voudra jamais de toi. C'es pour cela que tu ne peux supporter la vision de l'Amour Véritable ou celle du bonheur que tu fais fuir de par ta seule présence.

Arwen n'appartient qu'à Arwen. Elle n'est ni un objet ni une poupée mais une déesse à part entière, une déesse née de mes entrailles et de la semence du plus beau de tous les dieux. En elle, je sais qu'elle saura entendre les appels de sa mère...

La voie du sang... De l'ichor... De par notre ichor emmêlés en elle, elle trouvera nos voix, elle trouvera et saura. Une Chrysalide n'est qu'un passage parfois si long vers l'imago mais tu ne sais à quel stade elle se trouve. Tu l'ignores. Viendra un jour où tu te heurteras à la réalité. Mon amour est plus puissant que tu ne peux le penser. Jamais, elle ne pourras croire à notre mort car elle-même est d'essence divine...


Ne pas relever ses attaques verbales. Il n'était qu'une piètre image de ce qui sommeillait en lui. Quant à ce rire...

Une autre idée venait de germer en lui alors qu'il avançait. L'ichor coulait toujours de mes plaies. Les bandages dont Perséphone m'avaient enveloppée menaçaient de tomber et avec eux ce qu'elle avait placé pour me soulager de mes souffrances au cas où trop tôt, je m'éveillerais. Cela en plus du cadeau d'une sœur privée de son époux à une autre. Toutes ces fleurs qu'elle avait glissées dans ma chambre, sur moi, dans ce qu'il restait de ma chevelure lors de sa visite, coincée dans la coiffe qui était restée partiellement en place.

Ne pas le lui montrer. Feindre la faiblesse, tomber dans le mutisme alors que je ressentais une nouvelle vague de souffrance me faisant serrer les dents et les poings. L'ichor coulait de moi. C'était anormal et si cela se poursuivait, cet abruti atteindrait un but qu'il ne souhaitait visiblement pas.

- Bloody ?

Bloody n'est qu'une chimère, un rêve, un passage parmi tant de masques. Elle n'a aucune existence propre rien. Tu cherches en vain... Ce n'est qu'un songe dans une infinité de cauchemars...


Soudain, il stoppa à quelques pas de moi. Je sentais son souffle malsain contre moi. Cette haleine chargée de fiel et de folie. Son cosmos brillait depuis un moment même plongée dans mon état, je pouvais le sentir. Puis, soudain sa main transperça mon corps à une allure démentielle sans que je puisse l'en empêcher...

Tu es si prêt.

Sans lui laisser le temps de comprendre, je m'emparais de son bras encore plongé en moi, le serrant de toutes mes forces avant de le retirer et d'aussitôt le ramener vers moi.

Espèce de porc.

Mon regard si fortement baissé qu'il ne pouvait rien voir de mon expression, j'envoyais mon autre main en plein dans sa figure, chargeant de toute la force de mon cosmos pour le forcer à ouvrir la bouche.

Mange ça...

Près de quatre pavots de mon cher époux laissés par Perséphone pour me replonger dans le sommeil avec tant d'autres drogues laissée à cette intention suite à l'accident en Olympe, s'engouffrèrent droit entre les mâchoires d'Hazama qui ne pourrait échapper à leur effet dans cette posture et puisqu'il voulait tant chasser mon âme, mon esprit, je relevais la tête pour qu'il puisse me voir alors que mes cheveux s'élançaient vers lui.

Ce rire... Si tu savais ce que tu me donnes envie de te bâillonner. Que les cheveux de l'Ange et la Tour de Soie d'Angel se rappellent donc à toi. Puisque tu aimes tant cette époque. Vois les cheveux de l'Ange te faire taire aussi sûrement que si l'on t'avait cousu les lèvres.

Et arrachant ma main à ce contact odieux pour laisser mes anciennes attaques agir, j'en profitais pour m'envelopper moi-même dans ce que mon cosmos divin ne tarderait pas à changer en toiles et labyrinthe géant. Le Sommeil tout puissant de mon époux ferait son oeuvre m'offrant dans la foulée le sursis dont j'avais besoin...

Un sursis qui me permettrait dès que les pavots qu'il me restait aurait fait leurs effets sur moi d'échapper à cet espèce de monstruosité et d'atteindre ceux que je cherchais tant.

Le monde onirique...

Le monde onirique nous maintiendrait séparés...


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MessageSujet: Re: Danse Thalie, danse et rit sur l'air de la folie (Privé Thalie-Hazama)   Jeu 31 Juil - 21:16

Qu’il était doux de ressentir un peu plus à chaque pas la souffrance qui émanait de la Comédie. Pour le maître tourmenteur qu’était Hazama, ces nuances de sensations, ces pensées fluctuantes et ces rides de colères se formant sur le front de Thalie étaient pareils au nectar des dieux. Une source tellement formidable de puissance et de joie qu’elles le rendait hystérique.

« Me comprendre ? Te comprendre ? Allons allons. Toi qui porte les masques de la Comédie dans ton âme, tu sais pertinemment que jamais les êtres ne peuvent réellement se comprendre. Ils s’habituent les uns aux autres, font de leur mieux, mais au final, ils restent seul, seuls face à eux même. Même cet amour que tu vantes avec tant de verve ne fait que mettre des œillères à ceux qui le ressentent en les comblant d’une félicité sans fin. Ne confond pas tolérance avec compréhension, et ne feint pas la fausse naïveté avec moi Thalie. Je connais l’âme humaine et divine plus que je ne saurais le dire, tout comme je sais que ces instants que nous avons passés ensemble ne pourront être aussi aisément effacés. Ces moments où nous avons ri et tremblez ensemble alors que Sparte n’était qu’un murmure délicat, un rêve inaccessible. Tu penses qu’ils étaient mensongers ? Illusoires ? Peut-être, mais cela en retire-t-il toute réalité ? Bien sûr que non. Et tu pourras essayer autant que tu le voudras, jamais tu ne pourras t’en départir, car le vécu ne s’oublie pas comme cela. Jusqu’à la fin des temps ces instants que nous avons passés ensemble ne cesseront de te hanter. »

Oh comme l’ex-haut commandeur de Sparte pouvait apprécier ces joutes verbales… Son terrain de prédilection, là où il pouvait dispenser à loisir un de ses plus puissants venins goutte après goutte au flot de ses mots. Au final, les dieux n’étaient pas si différents que cela de ceux qu’ils avaient créés. Ces murs de puissance, de connaissance, de bonté et de fierté… Il suffisait de savoir où appuyer.

« La mansuétude de ton amant ? Où son impuissance ? Il ignorait mon existence à cette époque, et lorsque je suis allé le trouver, lui-même n’a pas su me percer à jour. Seule Athéna fut éprise de doutes, mais elle coopéra malgré tout. Cesse de te prendre pour ce que tu n’es pas. Ta défaite ne fait pas de toi un héros ou un martyr, elle fait seulement de toi une victime, et c’est en victime que tu vas disparaître à présent. »

Thalie luttait, avec une énergie des plus louables tous en sachant qu’elle ne devait pas aller dans les chemins où l’attirait Hazama. Brillante déesse qu’elle était, elle s’affligeait pourtant une épreuve qui à défaut d’être rapide en serait d’autant plus éprouvante pour elle.

« Arwen est ce qu’elle choisira d’être. Enfin, ce que je choisirais d’en faire. Nous ne sommes pas ce que nos parents ont fait de nous, mais ce que nous devenons au fil de nos expériences et de nos connaissances. Et je contrôle l’une et l’autre en ce qui la concerne. Elle deviendra l’épée invincible avec laquelle j’accomplirai ma vision, elle deviendra bien plus puissante que tu ne pourras jamais l’imaginer. Plus puissante que toi et Hypnos réunis, plus puissante que Zeus ou son imbécile de père. Plus puissante encore que les fondements de l’univers, et alors peu lui importera que vous soyez scellé ou non. Votre mort lui paraitra tellement insignifiant qu’elle l’oubliera, obnubilée qu’elle sera par son destin glorieux, celui que j’ai choisi pour elle. L’heure est proche Thalie, si proche… En vérité c’est toi qui ignore tout. Tout de ta propre fille que tu as placée dans mes griffes. »

Fort, si fort. Hazama pouvait sentir monter en puissance la haine et la colère de la muse alors qu’il l’exaspérait un peu plus à chacun de ses mots. Tout en lui était pensé et calculé pour provoquer tant du dégout qu’une rage viscérale dans l’esprit de Thalie. Un miasme divin aux arômes acides et entêtant que l’ex-haut commandeur de Sparte absorberait avec délice pour augmenter encore d’avantage sa puissance empoisonnée.

« Quelle menteuse médiocre tu fais ma pauvre et misérable amie, à moins que tu ne soit tout simplement ignorante ? Que crois-tu que soit en vérité celle que tu nommas jadis Bloody Angel ? Une création ? Une illusion ? Un avatar lié au venin de la Discorde ? Non Thalie, la vérité est beaucoup plus simple que cela. La comédie à toujours eut deux visages, et si tu es l’un d’entre eux, alors Bloody est tout naturellement son exact contraire. Le venin n’a fait que la faire remonter des tréfonds de ta conscience, il lui a donné la puissance de s’élever contre ta tyrannie. Comprends-tu à présent ? Elle a toujours été en toi, et à jamais elle demeurera. Vous ne pourrez jamais, ni toi ni ton amant la faire disparaître, car elle fait partie de toi. »

Puis soudain, la main de Thalie s’empara fermement du bras chargé de cosmos d’Hazama avant de le tirer vers elle. Son autre main chargée de fleur heurta dans un bang supersonique le visage de nacre de l’ex-haut commandeur de Sparte qui sous la puissance de l’impact se plia presque en deux dans un borborygme incompréhensible.

« Ghurmph ? »

Visiblement Hazama ne s’était pas attendu à cela de la part de la si fine et gracieuse muse de la comédie. Et dans ses yeux encore sonnés par la violence de l’impact, on pouvait lire une étincelle de bonheur alors qu’il percevait encore plus clairement qu’auparavant le mépris et le dégoût qu’il inspirait à Thalie qui s’échappait aussi vite que son corps meurtris le lui permettait.

« Hinhin… »

Cela commença avec la chute des quelques fleurs de la bouche fourrée de l’ex-haut commandeur de Sparte. Des fleurs que Thalie avait dans son délire prit pour des pavots du dieu du sommeil, et qui au final n’était que des antidouleurs et des calmants. L’absurdité de la situation combinée à l’afflux de puissance qu’Hazama ressentit alors à cet instant lui firent tout oublier, jusqu’aux bruits de pas spongieux de la muse courant à en perdre haleine pour s’échapper des griffes de son tortionnaire.

« Hihi... Hiiihihiihihihi ! Hahahahahahahaha ! »

De plus en plus hystérique, Hazama, à présent plié dans un angle des plus improbables, poursuivait Thalie de son rire dément alors qu’elle cherchait à le fuir dans une dimension qu’il contrôlait.

Elle n’avait pas compris. C’était lui qui avait construit l’Ouroboros il y a de cela une éternité. Dans cette dimension il était à la fois partout et nulle part. Tenter de le fuir ici était aussi inutile que de tenter d’échapper à l’eau en plein océan.

« KYAAAAAAAAAAAAAAAAHAHAHAHAHAHAHAHAHAAAAAAAAAAAAAAAAAH ! »

Partout autour de lui, les fils de soie de la toile de Thalie s’étendaient, enserrant encore et toujours plus étroitement le corps de l’ex-haut commandeur de Sparte et faisant taire un instant son rire. A présent étroitement enveloppé par l’attaque de Thalie, la forme tordue d’Hazama parut se débattre un instant, avant de soudainement s’affaisser en laissant le cocon de soie se resserrer sur du vide. Hazama avait semble-t-il disparut corps et âme, mais ce fut alors que son rire reprit, plus fort encore qu’auparavant, et semblant cette fois provenir de toutes les directions, comme si l’ex-haut commandeur de Sparte était devenu omniprésent.

"Cours Thalie ! Cours donc ! Affranchie de son enveloppe charnelle, l’esprit acquiert une liberté et une puissance insoupçonnée jusqu’alors, et moi aussi !"

Que Thalie se sauve donc jusqu’au plus profond de l’enfer si elle le voulait, loin, très loin du rire d’Hazama. Les trois venins courant dans ses veines eux, la suivraient où qu’elle aille.
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MessageSujet: Re: Danse Thalie, danse et rit sur l'air de la folie (Privé Thalie-Hazama)   Mar 5 Aoû - 17:46

Fuir ?

Pensait-il que je tentais de fuir, que j'étais perdue dans les méandres des pensées contraires et du florilège de mots qu'il m'avait asséné avec un art consommé de la cruauté. Non, j'avais juste compris que ces lieux me retenaient sur son ordre et que seul mon état de faiblesse physique avait permis à cette triste situation de se mettre en place. Je me sentais mal mais cela n'était rien en comparaison de ce que je souhaitais le plus au monde...

Hypnos, Arwen, Clio et toutes mes autres soeurs, les enfants de mon époux et tous les autres membres de ma famille... Pour tous les miens, je me dois de lutter. Pour retrouver celui que j'aime et enfin vivre auprès de lui, je me dois de lutter et de survivre...

La vision faussée qu'Hazama avait de Bloody était révélatrice qu'il n'avait pas tout aussi bien planifié qu'il le pensait. A moins de désirer le chaos pour le chaos mais cela et ce que cela signifierait pour l'avenir demeureraient hors de portée de son esprit aussi brillant pouvait-il être. Je n'aurais pas du mais je n'avais pu m'empêcher de lui répondre une toute dernière fois avant de m'éloigner le temps de mettre en place ce que j'avais en tête. Mes paroles avaient sans doute du résonner en sa tête en une symphonie altérée par le coup qu'il venait de recevoir...

- Les paroles d'un dément ignorant sa véritable nature, son essence unique et criante de fureur à la seule idée qu'Hypnos et moi l'ayons déjà déjouée, ne peut avoir autant d'impact que tu le penses. La vérité est que tu ne sais ce dont tu parles. Nul ne peut avoir accès à l'ensemble des connaissances car notre monde n'est point figé. Ni ce monde, ni l'ensemble des mondes. Tout avance et change. Toi qui rêve de désordre et d'entropie autant que de venins et autres complots ne pourra comprendre la réelle teneur de mes paroles qu'une fois que tu auras enfin appris qui tu es.

Ma voix avait vibré. Je savais qui se cachait sous cette apparence dégoulinante de malignité.

- Hypnos, Hypnos et moi t'avons épargné le sort que nous aurions tous deux été en droit d'exiger. Notre mansuétude était notre choix mais il est inutile de tenter de te faire comprendre ce mot. Un jour viendra où tu regretteras ce que nous t'avions offert. Qui d'autre que nous aurions eu cette attitude envers une engeance comme toi ?

Un dernier souffle avant de laisser une dernière paroles m'échapper.

- Toi qui t'es déjà contredit...

Qu'avais-je en tête en pensant à cela. Sans nul doute le point qu'avait atteint mon cher amour avant notre rencontre. Un point qui aurait pu être de non-retour si je n'y avait pas mis fin...

" Arwen, mon enfant, ma fille adoré. N'oublie pas, n'oublie pas ce que ton père a vécu... Que cela te serve d'héritage. Le pouvoir peut devenir le pire des poisons...

Retiens bien cela !!! Sans amour, sans but, sans bonheur, le pouvoir sera ton bourreau !!! "


Ma fille, ma tendre fille, je savais qu'elle serait tentée par le "Graal" amer de la vengeance et de la puissance. La Puissance à son apogée du moins jusqu'à ce qu'un autre ne la surpasse et qu'elle goûte une autre fièvre destructrice, celle de la déchéance, de la Chute...

" Garde nous en toi mon enfant, garde-nous au creux de ton cœur, de ta mémoire et nul ne pourra te faire plonger aussi bas. Ton père et moi t'offrons tout ce que nous pouvons en tant que parents mais viendra aussi le temps où une autre âme prendre une place inouïe en ta vie. Une place qui te fera comprendre certaines de nos paroles à moi et mon cher amour... "

Le reste s'était ensuite perdu dans la précipitation et les cris étouffés de ce porc que j'avais laissé sonner derrière moi.

Sans faiblir malgré mon corps me mettant au supplice au moindre pas de plus, je m'affairais à poursuivre le plan qui s'était fait jour en moi. Ce monde était sans fin tout comme la démence et le fiel de cet "homme" mais je ne cherchais pas réellement à le perdre ou pas de cette façon.

Puis, enfin, ma course se stoppa et l'ensemble des fils s'étaient suffisamment développé pour qu'en fasse renaître ma Tour de Soie. Un lieu qui enserrerait mon corps et le mettrait hors de portée de la majeure partie des paroirs de ce monde tel un cocon tout particulier. Seulement, il avait aussi une autre particularité, celle de reproduire tout ce qui pouvait avoir fait un jour ou l'autre partie de ma vie et au milieu d'eux Bloody.

Bloody qu'il verrait mourir à nos pieds à mesure que l'ensemble prendrait forme et lui montrerait que cet être n'existait pas, n'avait jamais existé autrement qu'au travers d'un poison et rien d'autre. En moi, seule Thalie existait, Thalie sous ses mille visages...

Bloody n'est plus rien... Depuis des siècles.

Sur ces dernières pensées, les fils solidement ancrés sur tout point qu'ils avaient pu trouver m'avaient enveloppée sans pour autant empêcher les plaies de saigner. Mon corps déjà mal en point avait vu son pouvoir de régénération bloqué, ce qui à long terme empêcherait aussi bien que ma propre volonté son rêve de s'accomplir...

Et parlant de rêve, mes yeux se fermèrent lentement alors que je sombrais dans le monde onirique.

Au creux de mes rêves allaient commencer une autre lutte. Les poisons, je ne pouvais encore les contempler mais sous peu ce qui courrait sous le sol qui soutenait mon monde onirique finiraient par émerger en une danse reptilienne, serpentiforme qui ondulerait sur l'ensemble de ce lieu qui était mon monde des rêves personnels mais je finirais par trouver ce que je cherchais...

" Oneroï... Fils d'Hypnos du plus profond de mon monde de rêves, je vous appelle... "

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MessageSujet: Re: Danse Thalie, danse et rit sur l'air de la folie (Privé Thalie-Hazama)   Mer 6 Aoû - 21:24

HRP:
 

Elle courait, elle courait la muse de la Comédie, poursuivit par un rire qui ne lui inspirait que dégoût, elle courait.

Ses derniers dires étaient tombés dans des oreilles devenues sourdes, des oreilles qui savaient que trop bien le pouvoir des mots et qui savait également qu'il avait déjà gagné. Face au mal qui la ronge, Thalie ne peut espérer de victoire. Pas toute seule en tout cas, même son père s'y ai laissé prendre.

Le serpent répondant au nom d’Hazama avait semble-t-il disparut, mais sa présence autour de Thalie pouvait toujours se sentir, l’enveloppant tel un miasme malsain alors qu’elle s’enveloppait elle-même dans une toile.

Le rire d’Hazama résonna  soudain avec un air nouveau, comme s’il goûtait l’ironie qui ferait bientôt de ce cocon protecteur la chrysalide de celle qu’il avait appelé de ses vœux.

Pauvre Thalie, en ton sein s’affairent déjà parmi les plus redoutables de tous les poisons.

Non pas de ceux que l’on pourrait attribuer à une plante ou un animal, rien que mère nature dans sa bienveillance n’aurait pu même imaginer, non. Le mal qui te ronge en cet instant, muse de la Comédie, n’agit pas sur ton corps, mais sur ton esprit. Ces venins physiques muent par une volonté propre corrompent déjà ton cosmos, l’empoisonne pour ensuite infiltrer jusqu’à ton subconscient, là où ils savent trouver l’objet des convoitises de leur créateur.

La scène au cœur d’Ouroboros s’étire bientôt dans un immobilisme seulement troublé par le rire dément de l’ex-haut commandeur de Sparte, tout se passe désormais à une autre échelle, dans un autre lieu, très, très lointain des ténèbres de Commorragh…

**********

Dans les profondeurs du monde onirique de la muse de la Comédie, trois murmures gagnent en puissance. A leur naissance simple pensée, ils absorbent la puissance brute composant ces lieux de cosmos pour croître et gagner en intelligence.

En quelques instants, leur pouvoir devient si grand qu’il altère à présent le monde onirique autour d’eux. Les arbres jadis feuillus et porteur de fruit, se parent maintenant de couleur maladives et se dessèchent. La terre, autrefois nourricière et fertile, se change en cendre peuplée de créature de cauchemars. Et tout ce qui faisait la joie et la beauté de ce lieux, la musique, la lumière et même l'air ambiant, se voit corrompre en une version infernale, un monde fait de lamentation ou la musique n'est plus que notes désaccordées et criardes, où la lumière n'éclaire plus que malheur, et ou le parfum acide et entêtant de la Discorde plane à nouveau.

Trois biomes apparaissent alors à l’horizon, le premier, rouge comme le sang, résonne d'un unique cri de fureur que mille spectres enragés du passé de Thalie hurlent en cacophonie. Le second, noir comme la nuit, semble être comme le vide laissé par la déchirure sphérique causé par un des plus puissant venin d'Hazama tandis que le troisième, chatoyant de mille couleurs étincelantes et changeantes, voit miroiter à sa surface tous les objets de désir ayant jamais animé les pensées de la muse de la Comédie.

Colère !

Peur !

Envie !

Trois immenses formes serpentines émergent alors de ces horizons et montent jusqu’aux cieux en crachant leur appel à Bloody. Ils savent qu’elle est là quelque part, et qu’à cet appel, elle ne pourra que s’éveiller, ce n’est qu’une question de temps…

Mais tandis qu’au loin s’agitent les forces chaotiques voulant causer la perte de Thalie, son appel onirique atteint ses destinataires, eux qui trop heureux de la retrouver enfin après sa disparition de l’Olympe, accours aussi vite que leur pouvoirs le leur permettent.

« Thalie ! »

Un nom scandé à l’unisson par quatre voix bien connue de la muse de la Comédie, les voix de ceux que son amant appelle fils.

« Thalie ! »

Remonter à la source de l’appel de leur belle mère ne fut pas chose aisée pour eux qui étaient interdit de séjour en ce monde onirique privé, mais si la permission ne leur avait pas été explicitement donnée, ils savaient reconnaître un appel à l’aide quand ils en entendaient un.

Franchissant enfin les barrières cosmiques entourant le rêve de Thalie, les quatre plus grands Oneiroï apparurent face à celle qu’ils chérissaient maintenant comme une précieuse amie, si ce n’est comme une mère.

« Thalie… Par tous les dieux, que s’est-il passé ? Qu’est-ce...? Qu’est-ce qui arrive à ton esprit ? »

Oneiros, Morphée, Iccelos, Phantasos, aucun d’eux n’étaient aveugle, et tous avaient vu l’horizon du rêve de Thalie. Combien de temps restait-il avant qu’ils n’arrivent ? Quelques minutes ? Quelques secondes ?
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MessageSujet: Re: Danse Thalie, danse et rit sur l'air de la folie (Privé Thalie-Hazama)   Dim 10 Aoû - 14:45

L'horizon le plus magnifique à perte de vue...

Où que se posa mon regard, tout n'était encore que beauté. Ce monde, mon monde onirique était d'une richesse aussi vaste que celle que j'inspirais aux êtres. Le soleil pouvait aussi bien briller que se muer en orage violent en quelques instants. La nuit et le jour ainsi que les saisons et les phases de la lune se succéder sans le moindre soucis. L'Inspiration était mouvante et magnifique tout comme nous, les filles de Mnémosyne. Seulement, pour moi, Thalie, le temps était désormais compté. Je pouvais les entendre au loin, percevoir leurs présence fétides et perverses. Aux horizons de mon monde des rêves, les trois venins avaient commencé leurs œuvres de destruction et de sape, anéantissant sans la moindre hésitation tout ce qui pouvait renfermer l'objet de leurs convoitise. Lentement mais sûrement, le fiel d'Hazama se répandait en moi. Je ne pouvais que le sentir me ronger, morceau après morceau, telle la gangrène détruisant le corps du malheureux qui en souffrait. Une gangrène que je ne pourrais stopper car elle était d'une nature telle qu'il n'existait que peu de solutions pour la vaincre. Elles existaient pourtant mais présentement, je n'en disposais d'aucune...

Aucune alors qu'eux avançaient en toute impunité loin du regard des autres Olympiens ou de toute autre personne pouvant me venir en aide. J'étais seule face à un combat que je ne pouvais remporter totalement, juste reporter l'échéance. J'étais si mal, si seule...

Non !!! Je ne peux le laisser faire aussi facilement. Je dois aider les miens...

Hypnos, Arwen, mes soeurs muses et tous les autres membres de notre famille. Bloody n'était encore qu'une étincelle lorsqu'elle est apparue la première fois. Seules les Moires savent ce dont elle sera capable maintenant...

Plutôt mourir ou être scellée des siècles que redevenir elle. Jamais, je ne te ferai cette joie, Hazama...

Non, jamais...


Savoir qui il était vraiment n'était qu'une bien maigre consolation mais jamais, je ne le laisserai s'en tirer si simplement. Que j'ai des passages de découragements ne m'empêcherait jamais de lutter. Je devais me battre avec les moyens dont je disposais et gagner ce temps qui me permettrait de renverser la vapeur à mon avantage. Reprenant ainsi courage, loin des cris de déments de cet ignorant malsain et pervers, je me concentrais, faisant apparaître entre mes mains ma plus précieuse Lyre.

Si belle, sa seule présence me faisait déjà tant de bien. Elle dont les cordes étaient si parfaites que je pouvais en tirer les mélodies plus enchanteresses mais elle représentait bien plus que cela pour moi. Cette Lyre était un cadeau du roi de mon coeur. L'un de ses premiers présents alors que j'étais encore sous mon enveloppe de mortelle. Un peu de son cosmos y était encore attaché. Sa présence, son souvenir, sa force, tout cela me rendait l'espoir d'atteindre mon rêve. L'espoir de vivre mon amour au grand jour.

Lucian, à cette époque, je n'étais encore qu'Angel la Souris du Sanctuaire, la Saltimbanque contrainte de se grimer en homme pour échapper aux lois rétrogrades du Sanctuaire mais cela ne nous a pas empêcher de nous rejoindre et de nous aimer. C'est moi que tu as voulu retrouver et Bloody n'a rien à voir dans tout cela. Elle n'étais qu'un obstacle, un simple obstacle parmi tant d'autres.

Tant d'épreuves mon amour, nous avons passé tant d'épreuves ensemble et celle-ci n'en sera qu'une des plus. Même vaincus par plus puissant que nous, nous trouverons la force de nous relever et de revenir plus puissants et plus épris que jamais. Personne ne pourra nous séparés et encore moins ELLE...


Emplie d'une force et d'une déterminations regonflées à bloc, je devais maintenant me dépêcher et semer pièges sur pièges dans le but de retarder l'inéluctable. En tout lieu, tout recoin de mon monde, d'énormes filets, pics, lances, tempêtes de neiges, de glaces, lacs de lave surgirait pour entraver les serpents. Tout cela les ralentirait mais détruirait encore davantage mon monde mais quel autre choix avais-je en cet instant. Mon univers de beauté, mon monde onirique ne serait plus qu'un champ de bataille dont l'effondrement se poursuivrait à mesure que les venins avanceraient.

Au moins, Bloody sera en un état tel qu'elle ne pourra être d'aucune aide avant des semaines voire des mois. tout comme moi, elle a besoin de notre monde onirique en parfait état. Pour sa guérison totale, c'est indispensable...

sur cette consolation, j'étais arrivée là où je voulais. En un lieu secret que nul, hormis mon cher Hypnos, n'avait pu contempler tant il était enfoui loin sous la surface de ce monde de rêves. Personne, pas même les Oneiroi ne pouvait aller aussi loin. Cet endroit était en bien des égards proches du reste avec des jardins, des kiosques, des êtres de toutes tailles et de toutes époques se côtoyant sans le moindre soucis. Puis, il y avait ce sentier. Ce sentier que je survolais aussi vite que mes ailes me le permettaient avant d'arriver en cette scène. Cette scène que j'avais si souvent rejointe durant les années, les siècles qui avaient suivi les événements. Les flambeaux brûlaient encore aux côtés des épaisses tentures toutes d'écarlate sombre. Le parfum des fleurs était toujours aussi lourd, puis, j'avais ce plancher. Ce plancher qui sans un bruit s'ouvrit laissant apparaître le miroir. Le miroir d'argent à présent totalement oxydé. L'ombre de mon cauchemar, l'ombre de Bloody que convoitait tellement Hazama. Le détruire était si tentant mais cela n'aurait aucun impact...

J'étais la seule à le savoir mais il se reconstituerait de lui-même. Le sceller de mon cosmos, lui donner la même apparence que le reste du plancher me parut le mieux tandis qu'en ce même temps, je parsemais les autres lieux de miroirs sur lesquels les serpents se briseraient les crochets entre deux séries de pièges. D'ailleurs à en entendre le cri de rage, l'un d'eux venait de se faire avoir...

Non !!! Reste concentrée, idiote, ce n'est pas le moment de te relâcher.

Et mon regard posé sur ce qui emprisonnait maintenant le miroir, je me concentrais pour l'envelopper d'une nouvelle couche isolante. Pourtant, je pouvais la voir. C'était comme si j'étais penchée sur elle. Elle que j'avais jamais croisée qu'une seule fois, le jour de notre affrontement.

Bloody...

Pour moi, c'était certain, Bloody Angel n'était plus qu'un souvenir, un reflet perdu sur ce miroir que je venais de sceller plusieurs fois de mes propres mains avant de l'enterrer au plus profond de cette partie la plus intime de mon monde. Après tout qu'était-elle ? Sinon moi au moment où j'avais été empoisonnée et personne d'autre. Bloody n'avait pas d'existence propre sinon à travers moi, moi, Thalie...

Tu es moi et je suis toi...

Cela je le savais, je n'avais pas besoin d'en savoir plus. Elle et moi n'étions que la même personne mais victime de deux venins dans le cas de Bloody. Seulement, à cette époque, ils n'étaient que deux et maintenant, ils sont trois. Trois à vouloir raviver cette part de moi plus vulnérable à leurs effets. C'était encore plus difficile qu'avant mais au moins, j'avais la satisfaction d'être délivrée de la présence de l'autre dément qui n'avait plus d'autre solution que voir mon corps se vider lentement de son ichor. J'avais pu le constater avant que le Sommeil ne me gagne. L'une des plaies s'était déchirée et privée de mes dons de régénérations, je n'avais pu qu'appliquer une compresse qui ne tiendrait pas indéfiniment. Elle finirait par céder et mon ichor se répandrait sur le sol de cette immonde dimension pour le plus grand plaisir d'Hazama.

Oui !!! Cela ne sera pas aussi facile que tu le penses Hazama et tu t'en tireras pas si simplement. Maintenant que ce que j'avais à faire est accompli, je peux quitter cet endroit et les avertir. Il faut que ce cauchemar cesse, que les Oneiroi apprennent ce qu'il m'arrive et qu'il est possible de vaincre tes maudits venins. Que je connais le moyen de le faire et qu'ils... Cauchemar...

A ce mot, je songeais à Ikelos et aux enfants de mon roi, de mon Amour. Et avec eux resurgit soudain cette image qui m'avait tant bouleversée en ce dernier jour de bonheur passé entre les bras de mon époux. Arwen enchaînée, mon tendre amour torturé et le retour de Bloody alors, c'était bien une prémonition...

- Noooooooooooon !!!

Mon cri s'était répercuté sur l'ensemble de mon monde onirique attirant enfin les enfants de mon amour sur cette terre qui leur était normalement interdite. La scène emprisonnant et isolant le miroir menant à Bloody hors d'atteinte de tous et à une immensité de nous, je me sentais rassurée et surtout capable de leur répondre quand ils me retrouvèrent enfin. Un regard à mon monde et je pouvais voir le carnage se rapprocher. Le contrecoup le toucha de plein fouet lorsque Oneiros fut à quelques pas de moi avec ses trois frères...

- Hazama...

Je n'avais que peu de temps, je le savais, les pièges ne faisaient que renforcer la fureur et la déterminations des trois serpents.

- C'est lui, le Haut Commandeur de Sparte, le responsable. Lui dont le véritable nom est sur ce bracelet...

Je ne pouvais le prononcer et encore moins perdre du temps en explications sur cette personne.

- Ce qui me ravage, ce sont trois venins qu'il m'a injectés après m'avoir enlevée dans ma chambre de l'Olympe mais il ne peut être seul. Il ne peut agir seul...

Perdant un instant pied sous l'un des nouveaux assaut du serpent de la Peur qui venait de faire céder tout un pan de mon monde, je m'effondrais alors entre les bras de Morphée, tentant de rassembler les forces qu'il me restait pour donner la fin de mon message. Il fallait qu'ils sachent, qu'ils sachent que faire et en avertir les autres en conséquence.

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MessageSujet: Re: Danse Thalie, danse et rit sur l'air de la folie (Privé Thalie-Hazama)   Lun 11 Aoû - 22:03

Animés d’une volonté des plus effroyables, les trois agents écailleux de l’ex-haut commandeur de Sparte rampent sur leur ventre à la recherche de celle qui au loin, fait écho à leur essence. Leur flaire ne saurait être trompé, ils savent ce qu’ils cherchent, et ils savent où la trouver, car au plus profond d’eux, elle leur est semblable.

Tous nés de la même folie, nés de la même volonté de survie, mue par le même but, les trois serpents à présent proprement colossaux filent en direction de l’épicentre des émanations qu’ils suivent, corrompant tout sur leur passage.

Car le venin d’Hazama n’a pas pour fonction de détruire, ou d’annihiler, mais bien de transformer, de muer les choses en une autre version d’elle-même. Une version plus sombre, plus effrayante.

Mais la muse de la Comédie n’a pas encore dit son dernier mot. Maîtresse de son monde onirique par la grâce de son amant, elle érige ses défenses contre les envahisseurs d’une seule pensées, des défenses pourtant bien trop dérisoires. En quoi un lac de lave ou une forêt de piques peut-il même gêner une force que rien au monde ne peut stopper ? Une force n’ayant même pas de forme physique pour tomber dans les embuscades que tu leur lances ? Eux dont le corps même n’est que cosmos, qu’espères-tu vraiment en érigeant face à eux des trous et des filets ? Oh petite muse Thalie, ce n’est pas avec cela que tu gagneras du temps, du moins, pas tout à fait.

Si tes moyens ne sont encore qu’expression d’un esprit trop humain cherchant à stopper ses adversaires par des moyens humains, ta volonté elle, se dresse aussi face à ces envahisseurs, et sans ériger de barrière autre que celle de ta volonté combative, elle ralentit tes poursuivants, eux qui crachent de colère en sentant cette oppression qui tends à les figer sur place et face à laquelle ils doivent désormais lutter mètres après mètres.

Colère écume à ce contretemps, Peur voit son rayon d’action diminuer, mais Envie lui, semble ne pas s’en soucier. De tous les venins à disposition d’Hazama, il est le plus sournois, le plus insidieux, et peut être, le plus efficace.

Se jouant autant des pièges et des émanations de volontés pures lancés contre lui, sa surface cristalline semble flotter sur un coussin d’air invisible alors qu’il corrompt le monde sous ses écailles d’une manière que certains pourraient même trouver belle.

L’or et les joyaux le suivent, derrière lui, une puissante odeur de musc flotte dans les airs tandis que des spires de cristal formant ses écailles s’échappent des notes de musique doucereuses pareilles à de funestes berceuses.

Envie progresse, corromps et perce jusqu’au tréfonds de Thalie, renforcé par sa volonté même de résister, son envie de retrouver les siens. Poison plus fourbe que ses frères, le voilà qui parait déjà devant la muse de la comédie sous une forme qu’elle n’attendait pas à contempler.

Sous ses yeux, la scène de théâtre s’éclaire alors d’une nouvelle lumière d’or radieuse, son monde onirique devient alors aussi resplendissant que dans ses souvenirs, les uns après les autres, les envahisseurs disparaissent, chassé à jamais, et grâce à la puissance des Oneiroy, même aucunes traces de leur passages n’est à déploré. Trompeuse vision et pourtant, souhait de la muse de la Comédie, son envie prend forme devant ses yeux.

Voilà qu’à présent, reviens face à elle son amant. Hypnos, ressuscité et resplendissant, tenant d’une main le corps brisé d’Hazama et tendant l’autre vers celle qui encore maintenant occupe ses pensées. Sur son visage, plus aucune crainte, plus aucun doute. Autour du couple maudit, le monde onirique disparaît peu à peu pour laisser place à la montagne des dieux où est célébré à présent leur mariage par Zeus et Héra en personne.

Quelle plus belle vision que celle-ci pour la muse Thalie ? Quel bonheur plus grand ? Peut-être celui d’une nouvelle vie grandissant en elle alors qu’Hypnos et elle voient leurs mains liées par un cordon de soie sous les ovations chaleureuses de leurs semblables ? Peut-être la sensation d’un nouvel enfant, chair de sa chair, et cadeau de son époux avançant à présent pour l’embrasser.

Tout ceci était à sa portée, tout ceci était pour elle, elle n’avait qu’un mot à dire…

***********
« Thalie ! »

Les dires de leur belle-mère plongèrent les Oneiroy dans l’effroi. Par leur vécu commun, ils savaient pertinemment de qui Thalie voulait parler lorsqu’elle désignait l’intérieur de son bracelet, un être qu’ils connaissaient fort bien, puisqu’il s’agissait d’un membre de leur famille.

Impossible se disaient-ils tous en chœur. Elle avait disparue depuis des siècles sans laisser de trace, pareille à tant de divinité ne prenant même plus la peine de dormir pour rester en contact. Serait-elle finalement revenue ? Ou pire encore, était-elle jamais vraiment partie ?

A l’extérieur de la scène de théâtre, le grondement du monde onirique de Thalie les informe de l’avancée des trois intrus.

« Thalie ! »

Morphée se lançant aux chevets de sa belle-mère, Oneiros, Phantasos et Icelos tentent de consolider ce qui reste de la scène, sachant pertinemment que face à un tel changement, ils ne peuvent que gagner du temps.

« Thalie, écoute bien. Nous ne pourrons les contenir bien longtemps, ce changement dans ton monde onirique n’est que le reflet du changement se déroulant dans ton esprit. Le temps nous est compté, dis-nous où tu es et... »

Fracassant les barrières de cosmos érigées par les Oneiroy, un immense serpent au corps cristallin apparait soudain face à Thalie, avant que ses écailles et ses yeux ne se mettent à luire d’une ribambelle de couleur chatoyante, laissant la muse de la Comédie comme hypnotisée.

Les Oneiroy ne le savaient pas encore, mais au moment où ils déchainèrent tous les quatre leur puissances sur Envie, ils mirent le feu aux visions qu’il avait induit dans l’esprit de Thalie, pareil au réveil brutal des suites d’un rêve merveilleux.

« Thalie ! »

Et alors que la muse de la Comédie s’effondrait dans les bras de Morphée, Peur, dans un regain de puissance formidable, tripla encore de volume, absorbant dans ses anneaux une partie encore plus grande d’un monde dont la propriétaire venait de voir ses rêves calcinés.
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MessageSujet: Re: Danse Thalie, danse et rit sur l'air de la folie (Privé Thalie-Hazama)   Ven 15 Aoû - 19:32

Je les sentais, je les sentais avancer et pester face à la résistance que je leur opposais. En moi, c'était une idée fixe, je ne voulais pas céder. Pas sans avoir tout tenter auparavant pour alerter les miens, tous ceux qui m'étaient chers devaient être prévenus. Même réduite à néant sous les coups de plus en plus sourds de ce monstre qui, ô ironie, n'était pourtant qu'une enveloppe en attente de son éveil d'Hazama, je ne m'avouerais pas vaincue.

J'aimais trop les miens pour me laisser sombrer purement et simplement et puis, rien ne m'attirait plus que cette promesse ardente que m'avait faite père. La seule capable de me tenir hors de l'eau : la reconnaissance de notre amour, à mon roi et moi, notre mariage devant l'assemblée divine et le reconnaissance de notre enfant, notre merveilleuse Arwen. Pour tout cela, je devais me battre avec les seuls armes qu'il me restait.

Lucian, mon amour, mon roi, mon époux... Pour te rejoindre, je suis prête à tout même à endurer tout ce que ce fou d'Hazama m'aura réservé. Je t'aime tant mon cher Hypnos, tellement...

Ces pensées étaient si fortes en moi que je pus le voir arriver. Le seul parmi l'ensemble des serpents capables de passer toutes les défenses. Je ne savais pourquoi, il avait une telle apparence enchanteresse mais celle-ci le rendait d'autant plus redoutable. Tous même les enfants d'Hypnos, les Oneroï ne purent réagir assez vite et ce qu'il se passa fut le pire qui pourrait m'arriver.

L'espoir, me torturer par l'espoir et mes rêves les plus intimes les plus profonds, seul LUI en était capable, lui seul avait cette perversité et cette cruauté.

Un instant, j'entrevis les pupilles verticales aux iris d'or plonger dans les miens...


~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~


Tout changea aussitôt. J'étais de retour en Olympe sous le plus ciel que pouvait nous offrir les dieux. Toutes les mutations de mon monde onirique s'étaient effacées, envolées comme si jamais, elles n'avaient existé. Ma prison d'ombres et de poison avait suivi la même destinée, ne laissant plus apparaître que le paysage merveilleux de la Montagne du roi des dieux. Où que se porta mon regard, tout n'était que chaleur et quiétude rassurante. J'étais chez moi, de retour chez moi et je n'étais pas seule.

Un cosmos si puissant brillait près de moi, plus magnifique encore que celui du soleil ou d'Apollon. A mes yeux d'amoureuse, nul ne pouvait lui être comparé. J'étais à lui depuis des années et des années, j'étais à lui tout comme lui était à moi, mon amour, mon seul et unique amour.

Ma main dans la sienne, je ne pouvais que sentir la chaleur m'envahir à ce seul contact. Je l'aimais tellement que cela suffisait à allumer les plus ardents des brasiers en moi. Et que dire de ce que je lisais dans son regard : l'amour, le désir, la force de vivre et d'aimer à mes côtés. Lui seul pour moi, pour l'éternité, nos mains soudées aussi sûrement que nos cœurs et nos âmes étaient enchaînés. Tant d'Amour, tant d'amour nous entourait. Aphrodite, Éros mais aussi Freyja étaient là à nous bénir de leurs dons. Puis, d'autres présences se firent ressentir avant de se préciser auprès de nous. Arwen, notre fille, nos familles respectives réunies, la menace d'Hazama écartée à jamais alors que Zeus avançait vers nous, la puissante Héra en tenue cérémoniale à ses côtés. Emue comme jamais, je ne pouvais que comprendre la raison de tout cela. Notre union, notre union paraissait enfin au grand jour et serait bénie par la déesse du Mariage en personne. Rien ne pourrait rendre cette vision plus belle sinon...

Sinon, cette vie que je sentais croître en moi. C'était encore tout récent mais je sentais cette nouvelle existence vibrer en moi sous le regard fier de mon tendre époux. Le cadeau qu'il m'avait offert lors de nos retrouvailles. Notre amour avait de nouveau porté ses fruits...

- Je t'aime mon amour, tellement, je t'adore. Prend-moi pour femme devant nos familles et nos amis... je t'aime tellement...

Et alors que nous nous avancions l'un vers l'autre pour nous embrasser devant l'assemblée...

- Noooooooooooooooooonnnnnnnnn !!!

Les flammes, les flammes nous dévorèrent avant que tout ne s'effondre. Que de mon amour ne restait plus que cendres emportée par le vent sur un sol dévasté. Plus rien de l'assemblée et encore moins de ce que j'avais cru naître en moi. Rien, rien du tout, juste le rire de dément d'Hazama et l'ombre atroce de Bloody foulant le cadavre calciné de mon amour aux pieds tout en tenant le corps épuisé d'Arwen à bout de chaînes. Vision d'horreur à l'état pur. Tous mes cauchemars les plus effroyables venaient de resurgir avec que je ne sente le sang, mon ichor sacré couler le long de mes cuisses. J'avais avorté sous l'effet de ce que je venais de subir ? Une déesse comme moi pouvait perdre un enfant sous les coups d'êtres épouvantables...

Non, c'était trop horrible...


~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~


- Nooooooooooooooooonnnnnnnnnnnnnnnn !!!

Mes cris se succédèrent encore de longs moments avant que je ne sente l'étreinte de Morphée sur moi. Le monde onirique venait de se rappeler brutalement à moi alors que le poison d'Envie m'avait tant bouleversée. Je ne pouvais plus rien faire maintenant que l'effet m'avait prise par surprise et qu'un autre monstre ophidien venait de me rejoindre.

Peur, Peur dans toute sa puissance venait de changer radicalement tout un pan de mon monde avant de fondre sur moi et que tremblante comme jamais entre les bras de Morphée, je m'efforçais de garder pieds. Il fallait que je lui parle que je lui fasse comprendre avant qu'il ne soit trop tard.

- Morphée... Il faut...

J'étais à bout de souffle, cherchant la force de parler.

- Arwen, dis-lui. Avertis-la ainsi que les autres mais sois prudent...

Le poison de la peur avait pris une telle ampleur que je sentais tout mon corps se raidir comme pris dans un étau dont j'aurais les pires difficultés de me dégager. Puis, il me fallait repousser les assauts contre mon monde. Les tenir aussi longtemps que je le pourrais loin de la surface menant à l'endroit où reposait celle qu'ils voulaient tant retrouver.

- Sois prudent. N'accuse pas Hazama... Jamais mais plutôt celle qu'il est réellement. Appelle cette engeance par son nom. Hazama lui-même ignore cela et ce sera aussi ce qui vous permettra de convaincre Arwen de la véracité de mes dires. Nous avons tous été ses victimes. Dites-lui que seul l'Amour et la confiance envers ceux qu'elle aime pourront l'aider face à cette monstruosité qui ne pense qu'à faire des autres ses jouets.

Je t'en prie, Morphée, respecte cela. Ne prononce pas le nom d'Hazama comme coupable face à Arwen mais celui de celle qu'il est réellement. Cela sera notre meilleur atout. Pour ce qui est de Zeus, il faut avertir père ainsi qu'Athéna... Le pire est à craindre...


Soudain ma voix se brisa alors que le serpent cracha de nouveau son venin sur moi et les quatre enfants de mon cher époux...

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MessageSujet: Re: Danse Thalie, danse et rit sur l'air de la folie (Privé Thalie-Hazama)   Lun 18 Aoû - 12:05

Envie… Envie qui par son souffle conduit tant aux désirs qu’à la jalousie. Envie qui se joue des murs de bonté et de vertu. Elle qui une fois chassée laisse la place à un vide où l’envie même de vivre n’est plus.

Peur… Peur qui grandit avec son hôte. Elle qui accroît son influence à chaque acquisition. Quiconque tient à quelque chose apprend à connaitre cette émotion primaire parmi les plus puissantes. Celle qui le taraude jour et nuit, jusque dans ses rêves alors que des visions cauchemardesques lui prophétisent la perte de ce qu’il a de plus cher.

Envie, Peur… Deux hérauts de la Discorde parmi les plus renommés, pourtant cette fois simple annonciateurs d’un venin plus dévastateur encore. Celui qui arrive toujours en terrain conquis et précède à la Guerre sous sa forme la plus brutale.

Alors que Thalie peine à maintenir son esprit à la surface, après la joie sans borne d’avoir vécu un bref instants ses rêves les plus secrets, après la douleur de les avoir vu bruler devant elle, et après la peur de voir ces visions devenir réalité, un nouveau sentiment nait en elle, plus fort encore que l’envie, le désespoir ou la peur. Une rage sans borne, une colère sans fin face à son sort, face à cette injustice qui faisait d’elle une martyr anonyme entre les mains d’un être qui trop de fois maintenant l’avait blessée.

Passé au filtre de sa nouvelle ire naissante, tout devenait clair, aussi limpide que du cristal. La colère balayait tout jusqu’à son apparente faiblesse, faisait renaître en elle ce qu’elle avait de plus secret ainsi que l’avait toujours voulu l’instigateur de sa perte, celui qui loin, très loin de cette scène onirique en pleine métamorphose, percevait le changement s’opérant dans le cosmos de son nouveau jouet et murmurait aux parois du cocon de toile.

"Devient vengeance Thalie. Devient… Colère"

**********


Les Oneiroy avaient beau avoir vécu d’innombrables vies humaines, avoir arpenté jusqu’aux rêves des dieux, le changement qui se passait devant eux était un spectacle qu’ils n’oublieraient pas de sitôt.

La corruption qui émanait des trois serpents cosmique, loin de détruire ce qu’elle affectait, donnait au monde onirique de leur belle-mère un aspect que même Icelos n'avait encore imaginé.

Loin, très loin des idées de monde ténébreux couvert de sang, c’était une toile à jamais plongée dans le crépuscule qui se dessinait devant leurs yeux. Un monde où une lumière malade éclairait désormais les théâtres emprisonnés dans de sombres stalagmites à la texture poisseuse, une végétation recouverte de mousse et d’une épaisse substance résineuse formant une vaste toile entre les arbres, et des sentier couvert d’un épais liquide noir dans lequel s’agitaient d’innombrables serpents, fils spirituel d’Envie, de Peur, et de Colère s’afférant à corrompre jusqu’au cœur et à l’âme de leur nouveau monde.

C’est sur cette vision à mi-chemin entre création et destruction que les cris de la muse de la Comédie résonnaient à présent. Une vision qui devait n’être que le prélude au plus grand des bouleversements et dont les serpents eux même n’étaient que des émissaires.

Aussi occupés qu’ils étaient à tenter de maintenir la barrière repoussant la corruption qui les cernait totalement, recouvrant même la demi-sphère doré qu’ils maintenaient de leur quatre pouvoirs combinés d’un flot de serpent noirs, cristallins et enflammés, ils pouvaient la sentir, pulsant avec toujours plus de puissance sous leur pieds et agitant la surface du miroir se trouvant au milieu d’eux. Celle pour laquelle les serpents d’Hazama étaient venus.

Bloody s’était réveillée !

« Thalie ! »

Un nouveau souffle agita le flot de reptile cosmique menaçant d’ensevelir la scène de théâtre où les Oneiroy et leur belle-mère se trouvaient. Un souffle qui les fit instantanément changer de manœuvre et attaquer avec une toute nouvelle force la barrière cosmique.

Le temps était venu pour eux de plier le genou. Face à la naissance d’un tel sentiment dans le cœur de Thalie, les rêves n’étaient tout simplement pas de taille. Et alors que les ultimes déclarations de Thalie leur parvenaient au travers des sifflements et des bruits d’impacts au-dessus de leur tête, Colère fracassa la barrière dorée de ses crocs, et suivit d’Envie et de Peur, fila droit sur le miroir frémissant reflétant déjà le visage à demi-endormie d’une Thalie aux cheveux rouge.
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MessageSujet: Re: Danse Thalie, danse et rit sur l'air de la folie (Privé Thalie-Hazama)   Jeu 21 Aoû - 13:39


Rapide, tout était tellement rapide. De mes yeux, je ne pouvais que constater l'ampleur du désastre. A chaque nouvel ophidien nous rejoignant, je sentais le poison gagner en forces dans mon esprit. Le monde onirique changeait du tout au tout. Même en cet état lamentable, je pouvais le sentir, le percevoir. Toutes ces émotions contraires avaient altéré mon univers intérieur pour le reformer à une image qui n'avait plus rien de commun avec moi. Je me sentais si mouvante. Comme une larve dans son cocon, ayant atteint le stade de Chrysalide avant de se muer en imago. Un changement immense si immense se préparait en moi alors que peur ne cessait d'accroître son assise en mon monde...

Tout changeait de nouveau, jusqu'où la corruption s'étendrait-elle ? A cette question, je ne pouvais que sentir les battements désordonnés de mon cœur...

L'ombre était devenue triomphante, ajoutant encore à l'oppression que je ressentais en plus de ma douleur la plus atroce. Supplice qui n'avait rien de physique mais touchait directement à l'âme et à ceux que j'avais de plus chers, mon roi, mes enfants, ma famille et même cette nouvelle vie hypothétique que j'avais pu presque ressentir en moi tant la puissance du poison s'était nourrie de ma propre puissance en plus de celle que lui avait insufflé Hazama. Tant de cruauté, je me sentais tellement vide, tellement seule, laissant ma souffrance éclatait en une multitude d'orages qui n'avait fait que renforcer ceux qui me martelaient. Mais quel échappatoire avais-je encore ? La seule arme capable de vaincre ces entités serpentiformes était hors de portée. Si loin de moi, de mes bras, le seul être capable de prendre le dessus et de me rendre la force dont je manquais si cruellement était hors d'atteinte. J'étais seule...

Seule contre moi-même...

Même la présence de Morphée me soutenant pourtant entre ses bras et celles de ses trois frères se faisait plus ténue, plus lointaine. Le mystère et la peur de l'inconnu après la perte de tous les miens prenaient des dimensions angoissantes, terrifiantes. Sous un tel matraquage, mon esprit perdait ses ultimes points d'ancrages. La peur s'était insinuée en moi, me faisant vivre tout ce que je redoutais par-dessus tout. Tout était consumé et ne me restait plus maintenant que des visages, des apparences tant haïe...

- Toi !!!

Ma colère éclata soudain sans sommation, faisant s'effondrer l'ensemble du lieu où je me trouvais en compagnie des Oneiroi que je ne percevais déjà plus. Le contact venait de se rompre ne restait que la présence de ce visage tellement honni à présent que je sentais la plus vile de toutes les émotions primaires m'envahir, me faire hurler à la face abjecte...

- Toi !!! A jamais, je te maudis, à jamais, je te condamne à errer dans le monde, dans les Enfers, dans le Tartare et à connaître le pire de tous les supplices. Tu m'as tout pris, tout pris !!!

La colère hurlait en moi, provoquant l'apparition de nouvelles scènes éclairées de lumières aussi incroyables qu'agressives. l'Ire la plus dévastatrice née de la Souffrance, de la Perte de tout ce qui faisait ma raison de vivre et de la Peur combinée prenait de proportions dantesque se surimposant à tout le reste. Faisant à la puissance du dernier serpent, le monde vira un instant au rouge, un palette complète tout en nuance, faisant ressentir à tous et à toutes la force de celle qui ne demandait plus maintenant qu'à reparaître...

- Maudit...

Sois maudit...


Sur ce dernier souffle mêlé de larmes sanglantes, la tempête éclata, expulsant les Oneiroi de mon monde. L'effondrement global était venu et avec lui le cri de ma Vengeance...

L'Amour absolu et la Vengeance seraient les Ultimes soubresauts cosmiques de mon âme au moment précis où la scène s'effondrait sur elle-même.

En ce monde de pénombre, de tristesse et d'effroi, une puissante éruption venait de se déclencher, une éruption qui venait de tout faucher, tout caresser jusqu'à glisser sur la surface lisse d'un miroir dont la glace n'était plus qu'eau en pleine évaporation...

" Hypnos... Mon roi, mon amour, à jamais, je t'aimerai et serai tienne...

Même presque réduite à néant, mon amour subsistera...

Même en cendres, mon amour te guidera... "

~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~

Quelque part en un autre monde, un autre lieu, une toile se couvrait de scènes fantasmagoriques surgies d'un esprit malade, d'un esprit en plein effondrement. C'était l'histoire d'un ange, l'histoire d'un ange de lumière poursuivi par des serpents en un monde lointain.

Sous le regard hilare et ravit de l'unique observateur, la toile se parait de nouvelle image, telle une tapisserie magique.

L'ange venait de chuter pour la plus grande joie du monstre qui l'avait tant blessée mais ce qu'il ne s'attendait pas à voir transparût soudain...

Une image inattendue.

~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~

Peur, Peur se tenait si près d'elle, si proche qu'il ne se rendit compte du danger qu'au dernier moment trop heureux de tenir un ange entre ses anneaux...

Qui ose ?

Je ne pouvais que les sentir, tous les trois aux frontières de mon esprit. Je les sentais tous les trois s'acharnait sur celle que je ne pouvais que sauver.

Tu es moi et je suis toi, petit ange. Je suis toi et gare à ceux qui tente de nous détruire...

A le sentir, glisser sur moi, sur mon corps encore endormi, je ne pus que réagir en parfaite adéquation avec mon nom..

- Crève !!! Crève ordure !!!

Et sans attendre, je frappais le serpent en plein museau. Il n'avait rien vu venir, ce monstre. Le prendre en étau ensuite m'avait été si simple avant que de mes pouvoirs, je ne brise la surface du miroir et d'un seul éclat en transperce l’œil maudit jusqu'à atteindre son cerveau. Le cri d'agonie qui s'ensuivit fut d'une telle beauté pour moi...

- Le Sang, ton Sang s'écoule mais cela n'est rien, trop peu...

J'avais besoin de sa force pour éloigner l'ange...

- Ainsi, tu me serviras encore mieux. Toi dont la vie n'est bonne qu'à cela...

Et ouvrant le monstre sur sa longueur, je me mis à le dévorer. Il avait beau être plus illusion que réalité dans la presque totalité, cela ne l'avait pas sauvé de ma colère. Et avalant les véritable anneaux, je gagnais en puissance, les mains en sang, je prenais plus d'ampleur, plus de force.

- C'est donc cela ton rôle me servir de force, de nourriture pour que je reparaisse...

A ces mots, je vis ce qu'il restait du corps changer de forme, se muer en couronne. Une parure que je connaissais et qui me plaisait plus que tout. La ceindre ne me prit guère plus d'une seconde avant que je ne localise les deux autres et m'adresse à celui qui se tenait loin de moi, face à moi en un autre monde, de l'autre côté d'une muraille de soie brodée...

- EEEEEEHHHHHHHHH !!! Toi, Hazama, j'espère que le spectacle te plaît !!!

Encore quelques instants et je serai prête à te retrouver...

Et essuyant mes lèvres sanglantes, je me tournais vers Envie... Oh, oui, il était alléchant ce petit serpent d'or...



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MessageSujet: Re: Danse Thalie, danse et rit sur l'air de la folie (Privé Thalie-Hazama)   Jeu 21 Aoû - 19:37

"Hihi… Heeeeehiiiiiiiihaaaaaaaahahahahaha ! EYAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHAHAHAAAAAHAHAAAAAAAAAAAH !"

Au cœur d’un monde d’ombre et d’humeur poisseuse, un être se laisse aller à sa joie et au chaos guidant le moindre de ses actes. Devant la surprenante transformation de ce qui avant n’était qu’un cocon, qu’il pouvait se délecter de la vision aussi inattendue que fidèle de ce que ses venins provoquaient en sa victime… Que la vue de la nouvelle Thalie comblant son estomac pouvait le satisfaire, au point que son rire emplisse de nouveau l’entière dimension d’Ouroboros.

"Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii, continu ! Continu ! La fièvre te gagne ! Continu ! Accroche-toi à ta fureur ! C’est ce qu’on garde quand on a tout lâché, le dernier rempart, la suprême feuille de vigne !"

Faisant passer ses longs doigts fins sur la toile entourant le corps en pleine métamorphose de Thalie, Hazama put en ressentir les énergies contraires s’y déchainant, chacune tentant de prendre le dessus sur sa rivale pour le contrôle du corps de la muse de la comédie.

"Encore ! Nourris-toi de mes présents ! Que chacun d’eux aillent gonfler tes veines de mon pouvoir vénéneux, et qu’ensemble nous envoyons cette maudite Thalie dans les limbes de son propre esprit !"

**********

Si vite, tout s’était passé si vite. A peine Colère avait-il pénétré le saint des saints de l’esprit de la muse de la comédie que du miroir centrale émergea une forme ailée rougeoyante, et courroucée.

De son cri de naissance, la furie couleur sang provoqua une onde cosmique d’une telle ampleur que tous, de Thalie jusqu’aux Oneiroys furent balayé sur son passage, et la vague de puissance pure qui en suivit expulsa sans ménagement l’ensemble des fils d’Hypnos de ce monde onirique en plein bouleversement.

A présent que Bloody était réveillé, son esprit et celui Thalie allait s’entredéchirer jusqu’à ce que l’une d’entre elle prenne le dessus, et dans une telle arène, les rêves n’avaient plus leur place.

Telle était la puissance de Bloody alors qu’elle se jetait en un éclair sur le serpent nommé Peur pour s’en repaître. Ceux qui alors apparaissaient jusqu’alors composé entièrement de cosmos devinrent subitement aussi physiques que vulnérables, et le repas sanglant qui suivit la mise à mort brutale de Peur ne devait être qu’un prélude au banquet de puissance à suivre.

Peur n’était que le premier, un présent autant qu’une mise en bouche de la part de l’ex-haut commandeur de Sparte pour celle qu’il espérait bien se mettre dans la poche, car après tout, à court terme tout du moins, leurs intérêts étaient similaires.

Suivraient bientôt Envie et Colère, et lorsque la puissance de Bloody aura atteint son zénith, Thalie tomberait, à son tour.

Prends donc les présents d’Hazama, muse sanglante. Vois comme ils ne bougent ni ne cherchent à s’échapper tandis que tu te repais de leur frère. Leur mission n’est pas encore achevée, et seules tes mains leur permettront de devenir la puissance nécessaire à ta victoire.

Que cette fois, l’Amour connaisse la défaite, que cette fois triomphent la peur, l’envie et la colère.
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MessageSujet: Re: Danse Thalie, danse et rit sur l'air de la folie (Privé Thalie-Hazama)   Dim 24 Aoû - 11:04

Splendide, cette couronne m'allait à ravir et l'éclat sordide que moi seule pouvait y lire était un atout de plus en ma manche pour briser enfin cette écorce qui m'emprisonnait depuis si longtemps. J'étais comme une fleur de sang, une fleur vénéneuse dont la puissance était telle que l'ensemble même de la Nature s'inclinait et fanait à ses pieds. Relevant quelques mèches aux teintes si chaudes, je me mirais un instant dans un des fragments de ce miroir qui avait éclaté sans crier gare. Mon horizon, mon monde était devant moi. Je sentais les deux autres serpents de cosmos approcher sans crainte, heureux même de venir à la curée pour me renforcer en sombrant au plus profond de moi.

Pourtant quelque chose me contrariait. Quelque chose que peu d'êtres pouvaient comprendre. La perte d'une âme essentielle dont j'avais tant désiré prendre la place. Il fallait que je retrouve le petit ange de Lumière, la tendre Muse de la Comédie et l'envoie dans un sommeil que personne ne pourrait rompre. Pas même LUI, pas même Hypnos, le maître du Sommeil. Lorsqu'il serait enfin de retour, il ne pourrait que se rendre à l'évidence. Par la faute de Zeus, il ne pourrait pas retrouver sa merveilleuse épouse car ce serait moi qui tiendrai les rênes et sa vie entre mes mains. Il serait à moi autant qu'à elle et cela Hazama ne devait même pas s'en douter. Que notre lien à Thalie et moi irait jusque là...

- Thalie...

Je tentais de l'appeler, espérant ne pas avoir à en plus tout retourner de nouveau pour la repérer.

- Thalie...

Agrippant de toute ma rage un tronc entre mes mains, je le pulvérisais d'une simple pression avant de me redresser et de considérer Envie. Mon regard sans la moindre hésitation plongeait dans le sien avant qu'une nouvelle vague d'énergie ne déferle et l'emprisonne. Tout comme son frère, le poison allait me nourrir dans un ensemble d'éclairs dorés. Si puissant, c'était si puissant que je ne pouvais que ressentir toute la force que me donnait cette entité en pleine assimilation. Je m'emparais de sa chair que le monde onirique avait comme rendue réelle, de son pouvoir et de la sa force. Le don était si énorme qu'il me fallut quelques instants avant de reprendre souffle. Tout ce que j'avais vu en le dévorant, le soumettant à mon pouvoir était d'une telle intensité que je ne pourrais jamais plus me laisser piéger. Pas avant une lutte d'une rare cruauté. Retombant un instant à genoux au centre d'un vaste lac de sang à l'onde couverte de fleurs d'or, je ne pouvais que me laisser dériver dans un bien-être traître. De ce que fut quelques secondes encore à peine Envie, ne restait qu'une ceinture d'or. Une ceinture autrement plus sournoise que celle de la blonde Aphrodite et m'en parant, je sentis le regain de force. Colère quant à lui tournait autour de moi, formant toute une succession de cercle en une spirale dont j'étais le centre. La puissance de ce dernier venin allait me donner la force de partir traquer celle qui avait disparu lors du bouleversement général ayant accompagné mon réveil.

- Éclats de miroir et tous tes rêves ont volé en fumée. De ton monde ne reste rien, ma douce Thalie. De ton monde ne reste rien. Ma dernière spirale sera le tourbillon qui causera ta perte en t'attirant en son fond...

En tes propres tréfonds, ton âme reposera...


Un rictus terrible apparut sur mon visage lorsque le dernier serpent vint me nourrir et que de sa chair, arrachée à grands coups de griffes sous un déluge de battements d'ailes furieux, je m'en repassais. Sans la moindre résistance, Colère se laissait faire, se laisser assimiler lui aussi avant de devenir paire de bracelets. M'en parant, je fis jaillir des dizaines de tourbillons noirs en cette terre déjà si malmenée, la piégeant de mille et une surprises, de sorte que plus personne n'oserait ne serait-ce que penser à y entrer. Les frapper, les malmener, les faire tomber plus bas de que terre. Dieu que cela me grisait alors que les effluves de Colère se joignaient à ma force, me rendant presque hystérique les premiers instants.

En son repère, Hazama n'avait pu que suivre tout cela, suivre la venue d'une Muse dont le pouvoir serait plus que terrifiant. Parée en mon monde onirique de ses dons, je serai hors de portée de tous et des toutes. Le corps de la Muse de la Comédie était mien et l'avait toujours été. J'étais ce qu'il pouvait y avoir de plus terrifiant en elle et cela l'ange de Lumière et d'Amour qu'elle était le savait et s'en était toujours gardée. Une seule fois, j'avais eu la force de briser le mur de son esprit et prendre la place au devant mais cet abruti d'obsédé d'Hypnos s'était dressé devant moi et m'avait renvoyée dans les limbes. Seulement maintenant, il n'était plus là pour intervenir et lorsque les retrouvailles se feraient, il ne pourrait lutter contre ce que je lui réserverai...

Un rire soudain m'échappa. Les visions d'Envie me plaisaient tellement.

- VIVANTE !!! JE SUIS VIVANTE !!! HHHHHHHHHHHHHHHHHHHIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII !!! OUIIIIIIII, JE SUIS TOIIIIIIIIIIIII, JE SUIS TOIIIIIIIIIIIIIIIIIIII...

La trouver, je devais la trouver mais elle s'était égarée dans l'effondrement de ce monde et devais s'y terrer dans l'espoir de refaire ses forces.

- Non, hors de question, hors de question, je refuse de te laisser m'échapper !!!


~~~~~~~~~~


Ouroboros...

Nul ne saurait ce que la toile de la Tour de Soie avait pu montrer sinon Hazama lorsque soudain, elle se fendit sur tout se longueur, laissant dans un flot d'ichor retomber une silhouette connue, si connue et aux ailes encore repliée...

Lentement, elle émergea avant de soudain battre des ailes tout en provocant une déferlante de cosmos qui projeta tout ce qui l'entourait au sol avant de se poser soudain. La masse de plumes écarlates resta un instant immobile avant de se redresser et de laisser enfin apparaître sa propriétaire devant l'ancien Haut-commandeur affalé sur le sol et aussi hilare qu'en ces souvenirs. Il devait réellement aimer cela tout comme il devait apprécier la vision qui se redressait devant lui...

Cette vision qui n'était autre que moi...

- Hazama, je présume...

Ma voix était étouffée, épuisée du terrible affrontement dont je venais d'émerger.

- Hazama, enchantée de faire ta rencontre. Toi qui m'a appelée d'un lieu où nul ne me connaît sinon notre tendre Ange de Lumière et son cher époux. Toi qui m'a réveillée d'un sommeil de plusieurs siècles... Que me veux-tu ?

HRP:
 

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MessageSujet: Re: Danse Thalie, danse et rit sur l'air de la folie (Privé Thalie-Hazama)   Lun 25 Aoû - 6:48

Si beau, si excitant… Jamais l’ex-haut commandeur de Sparte n’avait encore put contempler de ses propres yeux pareil spectacle que celui qu’en cet instant lui révélait la toile de la tour de soie. Un flot ininterrompu de délice carmin dans lequel la colère, l’envie et la peur prenaient formes dans l’esprit de la muse de la Comédie.

« Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii, oui ouiiiiiiiiiiiiiiiiiii ! L’immaculée Thalie est maintenant souillée ! La fidèle a perdu la foi ! L’incorruptible s’est laissé corrompre ! Qui me refusera maintenant le titre d’héraut de la corruption ?! Qui me refusera mes droits !? »

Et partant alors dans un fou rire dont il avait le secret, Hazama laissa sa joie éclater dans une hystérie effrénée que son pouvoir grandissant accompagnait d’effluve cosmique à la couleur émeraude étincelante.

« Hehe hehe hehe hyahahahaha !! Hye hyehhehhe hya HYAHHAHHAHHAHHAHHAH !! Cette vigueur… Cette puissance qui afflux… C’est si FOOOOOOOOOOOOORT ! »

Se teintant à présent de jaune flamboyant, l’aura entourant l’ex-haut commandeur de Sparte enfla soudain pour atteindre une taille démesurée, enveloppant du même coup la chrysalide de Thalie, désormais arrivé à terme et prête à éclore sous les rires déments de son géniteur.

« POUVOIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIR ! AUCUNES LIMITES A MON POUVOIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIR ! »

Si grande était l’hystérie d’Hazama qu’il ne fit rien pour s’épargner la vague cosmique résultant de l’éclosion de sa nouvelle poupée carmine. Si grand était son plaisir qu’il tomba à la renverse dans un rire tonitruant alors que Bloody ouvrait ses ailes, encore frissonnante des suites de sa naissance.

Restant un instant allonger sur le dos à rire aux éclats sans se soucier de rien si ce n’était de la puissance proprement démentielle qu’il ressentait de plus en plus clairement dans ses entrailles, Hazama ne se posait même pas la question de savoir d’où venait cette force inimaginable, ni même de savoir pourquoi il la possédait. Pour lui, cela n’avait aucune importance, car il savait le principal, à savoir qu’elle grandissait en accord avec ses actes, en somme, plus il agissait en accord avec lui-même, plus il obtenait les moyens d’accomplir ses desseins.

Bientôt le monde coloré et sanglant tel qu’il le voyait serait connu de tous, ne serait-ce que pour un bref instant. Faire partager sa vision des choses, faire tomber pour un instant toutes les barrières et toutes les façades… Tel était son objectif, telle était sa joie.

Et alors que la voix tremblante de la muse de la Comédie lui parvenait aux oreilles, le rire de l’ex-haut commandeur de Sparte se tarit, de même que ses convulsions et ses déploiements de puissance brute encore incontrôlés.

Avec la naissance de Bloody, une nouvelle étape de son plan était franchie, mais tant restait à faire.

« Thalie… »

Se redressant selon un angle des plus improbables parfaitement irréalisable pour un être encore lié aux lois mécaniques d’un squelette articulé, Hazama ôta son chapeau avant de s’incliner devant la nouvelle version de la Comédie, toute de rouge parée.

« Cette couleur te sied à ravir, et ton cosmos… J’aime ses nouvelles notes. »

Elle qui jadis n’était que joie et bonté, la contempler ainsi, transpirant de tant de péchés différent la plaçant d’office aux antipodes de son alter-ego était une joie sans bornes pour l’ex-haut commandeur de Sparte.

« Vraiment ? Personne d’autre ? Je ne suis pourtant pas ton ange de lumière, et je ne me souviens pas avoir jamais été ton amant. »

La vérité semblait encore échapper à Bloody, elle qui ignorait sans doute que son histoire n’était pas passé si inaperçu qu’elle l’aurait pensé de prime abords.

« Pensais-tu vraiment que tes… travaux manuels de l’époque auraient pu m’échapper ? Qu’ils aient échappés à ceux qui avaient les yeux assez perçant pour les voir ? Tu es bien placé pour savoir que j’ai toujours été le meilleur lorsqu’il s’agit de repérer et de pister un cosmos, et le tien… Celui d’une muse au cœur à jamais scindé en deux et refermant tant de passion… Huuuuuuuuuuuuuuum… »

Prenant une profonde inspiration en s’approchant au plus près de la nouvelle Thalie, Hazama ferma ses yeux pour savourer encore d’avantage ce parfum si particulier qui émanait de son cosmos.

« Un vrai délice, je m’en lèche les doigts… »

Qu’il lui était délicieux de poursuivre cette dégustation olfactive, de se gorger de sa corruption jusqu’à la lie, mais même en Ouroboros, le temps s’écoulait impitoyablement, et Bloody n’en perdait pas une miette.

« Impatiente hein ? Je comprends… »

Perdant un instant son sourire pour afficher une moue dépitée, l’ex-haut commandeur de Sparte dissimula sa frustration derrière son chapeau sombre et s’éloigna de Bloody à reculons.

« Je crois… Que nous avons des intérêts en commun ma chère. Des intérêts portant le doux nom… D’Hypnos. Tu es d’accord ? »

La réponse était d’autant plus évidente au regard de la réaction de Bloody à la mention de ce nom.

« Vois-tu, pour ce qui se prépare, j’ai besoin de ton aide pour le libérer des griffes du maître de l’Olympe. Il me serait très… déplaisant de voir le Sommeil rejoindre le camp Olympien, ce qu’il ferait sans l’ombre d’une hésitation si ton père lui offrait sa liberté en échange vois-tu ? Oh ne t’inquiète pas, je ne te demande pas ni de nous rejoindre ni de lui demander de le faire, et j’espère bien qu’une fois tous deux réunis, vous saurez… rattraper le temps perdu, loin des intrigues politiques entre ces rois pédants. »

Oh ce qu’Hazama pouvait apprécier les échanges verbaux, encore plus que les échanges de coups, pourtant si grisant lorsqu’ils étaient donnés plutôt que reçus.

« Comprenons-nous bien. Si Zeus libère ton époux, il en fera une arme dans la guerre à venir, une arme qu’il n’hésitera pas à sacrifier pour sa victoire, quand à Cronos… et bien disons qu’il n’est pas non plus connu pour ses méthodes de gestion du personnel, et faire la guerre… Ce n’est pas quelque chose que je souhaite à des êtres ne vivant que d’amour et d’eau fraîche, n’est-ce pas ? La situation est donc très claire, et une fois Hypnos libéré, je compte sur toi pour le lui faire comprendre. »

Relevant son chapeau pour découvrir ses yeux jaunes brillants d’un éclat surnaturel et son sourire malsain, l’ex-haut commandeur de Sparte en venait doucement à sa conclusion, et à l’accord qui en suivrait inévitablement.

« Tu as besoin de moi pour le retrouver, et j’ai besoin de toi pour le libérer, alors avons-nous un accord ? »

Et tendant alors sa dextre en direction de Bloody, celle-ci n’aurait plus qu’à la saisir pour qu’à l’instant le chemin vers son amant s’ouvre devant elle.
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MessageSujet: Re: Danse Thalie, danse et rit sur l'air de la folie (Privé Thalie-Hazama)   Jeu 11 Sep - 16:00

De mes yeux encore marqués des cernes du combat m'ayant opposée à la flamboyante Muse de Lumière, je contemplais cet être incapable de lire en lui-même. Incapable de se poser les bonnes questions sur sa propre existence. Les secrets de Thalie m'étaient connus autant qu'elle pouvait ressentir les soubresauts du monde au travers de moi.

Tu es moi et je suis toi...

Ces mots nous allaient si bien à toutes les deux. Nous étions deux facettes de la même personne, deux facettes de la Comédie pouvant mener aux affres de la folie, aux portes de la Mort. Tout cela n'était jamais que l'image de la démesure que notre don pouvait prendre. Tout comme cette chère enfant de Clio, je détenais des dons plus que redoutables. Un rictus apparut soudain sur mon visage avant que je ne le repousse. L'art des faux-semblants, des mirages était mon apanage, plus encore que celui de ce cher Hazama. Il se trompait lui-même, se manipulait lui-même avec une maestria que je ne pouvais qu'accomplir. Remarquable, cette prestation était l'une des plus grandes qu'Elle avait accompli de toute son éternité.

Et tandis que je rassemblais les souvenirs récents de la Muse de Comédie, les rires de déments d'Hazama se poursuivaient, enflant encore et encore en un crescendo assourdissant jusqu'à se tarir aussi brusquement qu'ils étaient apparus. Entropie, il me faisait penser à cela, l'entropie, le désordre, la notion thermodynamique et les règles de chimie que les humains apprenaient. Nous qui vivions éternellement connaissions tant de secrets que les hommes ne faisaient jamais qu'effleurer du bout des doigts. Le cosmos divins était si puissant tout comme certains artéfact qu'il dépassait l'entendement humain.

Hazama, je connais ta vraie nature et l'auto-manipulation que tu t'es infligée m'apparaît avec tant de clarté. C'en est presque palpable, j'aimerais être aux premières loges le jour où tu seras la victime de tes propres manipulations. Le jour où ton jeu t'échappera selon tes propres désirs. Que tu perdras pied, Hazama, l'humain Hazama chutera bien un jour, selon ses propres desseins.

Chuter, je me demandais s'il en saisirait le vrai sens si je venais à aborder le sujet. Chose qui n'arriverait pas de sitôt. Il fallait que je sache. Que j'apprenne sans la moindre ambiguïté les raisons qui l'avaient poussé à me sortir de ce sommeil qui m'avait prise dès ma défaite. Hypnos et son petit ange de Lumière auraient pu en profiter pour se débarrasser de moi. mais n'en avait rien fait. Sans doute que tous deux savaient que j'étais aussi vitale pour elle qu'elle l'était pour moi.

Un instant s'écoula encore le temps qu'il se calme et s'incline devant moi. Ses mots étaient toujours empreints du même poison autant que son regard et son attitude générale. Tout en lui transpirait la malignité et le malaise. Mon état actuel était même une source de jouissance pour lui. Le voir me sentir en était une des preuves. Tout cela lui plaisait à sa façon. Lui qui n'avait aucun désir d'ordre charnel et encore moins de relation, voire même de pulsion, prenait son plaisir autrement. soudain, il me suggéra une nouvelle piste que ne pouvait que renforcer ce que je savais déjà. Peu de personne était au courant de ce qu'il s'était passé au nouveau monde et dans le Gévaudan, plus de deux siècles auparavant.

- Mes... travaux manuels étaient faits sous la bannière de la déesse de la Sagesse et non en mon nom propre. Il est vrai que la folie générale a du tout corrompre mais rares sont ceux capables de voir ce genre de choses au milieu du chaos général. La seule explication est que tu devais me suivre depuis déjà bien longtemps et à moins de disposer de certaines atouts, c'est quasi impossible au milieu du maelstrom général. Tu m'intrigues Hazama, je l'avoue. Ton talent de pisteur est parmi les plus impressionnants que j'ai pu voir...

Tout en parlant, j'observais ses réactions et son goût certain pour le parfum que je dégageais. Me manipuler semblait être un des points d'orgues de son plan et cela, je ne pouvais l'ignorer. J'avais aussi ce côté dur et manipulateur en moi, j'étais la face sombre de Thalie mais en même temps, je me devais d'être prudente et de refréner au mieux les effluves malsains qui me donnaient une seule envie. Un désir que je ne pouvais me permettre de laisser paraître. Ce qui fut facilité au moment où un nom apparut dans la conversation.

- Hypnos !!!

Je n'avais pu retenir le cri qui était au fond de moi. Mon amour était aussi violent que celui de Thalie était passionné. C'était dire le brasier qui me consumait. Depuis la disparition du maître du Sommeil, je me sentais aussi mal que ma facette lumineuse et mon propre corps me semblait si vide...

Ne joue pas avec cela...

Mon regard devait brûler comme jamais auparavant tout comme le cosmos qui était le mien alors que mon cœur battait la chamade en un concert assourdissant, me donnant presque le vertige. Sous l'afflux d'énergie, je m'étais redressée tout en déployant au maximum mes longues ailes aux plumes écarlates tout en nuance. Il connaissait mon amour pour lui. Tout comme il savait le pouvoir sur lequel régnait mon cher époux.

- Je vois, tu veux m'aider à sauver mon amour pour que je l'empêche de se joindre aux forces de Zeus contre toi ou d'autres. Mais songe que cela pourrait aussi te priver de son aide au cas où tout deviendrait trop périlleux. Cronos a eu besoin de toi mais n'est-il pas aussi versé dans le mensonge ou trop avide de pouvoir pour se retourner contre ceux qui l'ont sorti de son infecte prison ? Si je m'empare de mon roi, je suivrais ton conseil à la lettre. Aussi, réponds-moi. Est-ce bien cela que tu m'offres ? La possibilité de retrouver Hypnos et de disparaître avec lui ? Sans me priver de quelques menus amusements sur terre bien sûr...

Je suis une Muse et je pense que ma nature a besoin de s'exprimer tout comme mes instincts en tout genre même les plus primaires. Je retiendrais Hypnos loin de cette terre sans pour autant nous priver de nos mondes oniriques et je peux te garantir qu'en effet, je compte rattraper le temps perdu...


D'un geste, je me saisis de sa main tout en passant l'autre sur ses lèvres en un geste provocant, mon regard plongé dans le sien.

- Oui, tu n'as jamais été mon amant. Je te le confirme sinon, tu ne resterais pas ainsi de marbre devant moi sachant tout les édens que je pourrais te faire connaître en te faisant partager ma couche. Couche que seul Hypnos partagera...

Et replaçant ma main libre sur ma propre poitrine, j'achevais, sentant l'impatience de mon coeur battant toujours à tout rompre en moi.

- Alors, répond-moi que mon cher époux soit libéré au plus vite et que la terre puisse danser au son de ma Divine Inspiration.

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MessageSujet: Re: Danse Thalie, danse et rit sur l'air de la folie (Privé Thalie-Hazama)   Dim 14 Sep - 14:48

Qu’elle était attendrissante, cette muse nouveau-née encore couverte des fluides pourpres de son cocon. Vouloir ainsi tromper ou perdre le maître goupil qu’était Hazama.

« Sous la bannière de la Sagesse ? Allons, allons, ne lui donne pas tout le mérite du seul acte entièrement personnel que tu ais jamais accomplie. Ne t’en excuse pas devant moi. Même si les orgies de massacre me laissent indifférent, je conçois parfaitement le plaisir que tu as du en ressentir, et pour y avoir été, physiquement parlant, je peux t’assurer que ton visage ne laissait transparaître aucune folie, si ce n’est celle qui nous anime tous, le besoin de se sentir en vie. »

Depuis combien de temps Hazama suivait-il du regard la muse de la Comédie ? Oh, lui-même avait du mal à s’en souvenir, au moins des siècles.

« Soit sans crainte Bloody Thalie, son aide m’indiffère personnellement, je n’en ai aucunement besoin. En ce qui me concerne, une fois réunis, vous pouvez aller vous perdre en enfer. Je ne souhaite que vous voir retourner à vos affaires, et je compte bien sur ton bon sens pour cela. »

La guerre n’était pas la place des amants, et ni Thalie ni son amant n’étaient des guerriers. Quoi que leur influence sur le monde n’était pas sans rappeler une arme de destruction massive.

« Hihihihi. »

Repoussant du dos de sa main la dextre de Thalie qui venait d’effleurer ses lèvres, l’ex-haut commandeur de Sparte comprenait bien où elle voulait en venir, avec ses formes généreuses et son sourire ensorceleur. Mais aussi convainquant que soient ses arguments, Hazama n’avait aucun gout pour ces choses.

« Qui te dis que toi-même survivrait à une nuit avec moi, muse de la Comédie ? »

Le plaisir était une musique indissociable de celle de la douleur, et Hazama était un compositeur d’un talent inégalé. Entre ses mains expertes, les notes pouvaient s’enchainer en une harmonie parfaite, conduisant l’esprit au-delà des frontières de l’agonie et de l’extase, là où l’ex-haut commandeur et sa victime ne ferait plus qu’un dans un unique cri de joie mêlé de douleur.

« Mais qui sait ? Un jour peut-être, quand tu seras prête à goûter quelque chose que moi seul pourrait t’offrir… »

Le jeu était des plus intéressants. L’amour de Thalie l’emporterait-il sur son vice ? Ou sombrerait-elle aussi à l’hédonisme irraisonné que lui promettait le maître tourmenteur Hazama ?

« Et pour en revenir à ton Hypnos, une fois que nous l’aurons libéré, votre sort vous appartiendra. Ce que je fais en cet instant, je le fais de mon seul chef. Cronos ne sait et ne saura jamais rien à ce sujet, et si notre alliance devait un jour prendre fin, et bien disons que j’y suis déjà préparé.
Après tout, il est de la même trempe que son père, et son fils. Qui serait assez fou pour faire confiance à des parricides, n’est-ce pas ?
»


Et partant dans un rire ténu devant ses propres dires, Hazama ôta sa main de celle de la déesse désormais de rouge parée.

« Et bien c’est entendu. »

Fouillant dans sa poche de pantalon, l’ex-haut commandeur de Sparte en sortie un tout petit pendentif en forme d’hexagone marqué de symboles étranges contenant un grenat sphérique en son centre qu’il montra à sa nouvelle alliée.

« Le cosmos… Nombreuses sont les légendes à son sujet, on le dit capable d’accomplir tous les miracles, et légions furent ceux à vouloir en percer les mystères. Certains tentèrent même d’allier leur science à ce don des dieux. Il en résultat des expériences le plus souvent désastreuses, mais parfois brillantes. Mais je ne t’apprends rien j’imagine. L’Atlantide ne t’es pas inconnue, pas plus que les lègues de leur science aujourd’hui oubliée. Les armures en sont certes les exemples les plus souvent cité, mais fort heureusement pour nous, d’autres expériences connurent un franc succès, comme cette petite chose. »

Tendant alors le bijou à Thalie, le sourire d’Hazama s’agrandit en la voyant redécouvrir l’un de ces artefacts que la légende disait perdus avec la cité légendaire.

« Une si petite chose n’est-ce pas ? Et pourtant, capable d’accomplir ce que personne ne pourra jamais réaliser, fut-il le plus grand pisteur cosmique ayant jamais existé. Ce que tu as à faire à présent ? Simplement te concentrer sur Hypnos, et ceci fera le reste. Où que ton amant soit, qu’il soit scellé, privé de cosmos, qu’il soit réduit en poussière où piégé au travers des dimensions, le lien qui vous unis, ce lien invincible appelé amour, et ce pendentif nous permettront de le retrouver. »

Hazama n’était pas idiot. Si Zeus avait châtié le dieu du sommeil, il ne l’avait certainement pas laissé maitre de son pouvoir, pouvoir qui transcendait les dimensions et les frontières de la matière.
Aucune prison, aussi élaborée soit-elle, ne pourrait jamais entièrement retenir Hypnos. Il ne pouvait être que nécessairement réduit à l’impuissance, ce qui rendait sa localisation impossible par des moyens conventionnels, même pour l’ex-haut commandeur de Sparte. Aussi avait-il dut se pencher sur un autre moyen, un moyen qui nécessitait quelque chose qu’Hazama ne possédait pas, un moyen que seule Thalie pourrait utiliser. Un de ces pendentifs Atlante, autrefois gage d’Amour éternel que les promis s’offraient pour rester à jamais en contact l’un avec l’autre.

« Penses à ton amant à présent. Et laisse les visions t’envahir. Où qu’il soit, tu le verras, et alors nous pourrons poursuivre. »

Savoir où était Hypnos serait un premier pas, viendrait ensuite la traque, partie qu’Hazama préférait de loin à l’ennuyante recherche devant inclure ce sentiment qui lui était foncièrement inconnu.
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MessageSujet: Re: Danse Thalie, danse et rit sur l'air de la folie (Privé Thalie-Hazama)   Dim 21 Sep - 11:54

Huuuuuuuuuummm

Lentement, je savourais ses paroles. Lui qui se vantait sans se rendre compte qu'il n'était au final qu'un jouet, un cocon comme celui que je venais de quitter mais d'une toute autre façon. L'entendre parler de ce qu'il ne pouvait avoir vu qu'au travers d'un miroir tout comme je n'avais eu de cesse de contempler le monde et ses turpitudes au travers des yeux de Thalie, je me demandais qu'elle serait sa réaction le jour où il se trouverait au pied du mur. L'expression de son visage en cet instant serait si fascinante à capter pour un nouvel rôle dans une pièce où il tiendrait une place non négligeable.

Jour si proche, ton temps est compté, Hazama. Compté selon les critères divins mais il viendra et avec lui, ta propre existence, tout cette haine et ce chaos en toi prendront tout leurs sens. J'espère que je serais là pour contempler ta face lorsque tu sentiras tout ce qui fait ton existence se dissoudre en faveur de cette essence qui est la tienne...

Le sourire qui se peignait sur mes traits était plus qu'énigmatique, il pouvait parfaitement correspondre à ce que son interlocuteur lui disait au sujet de sa cadette, la Sagesse.

- Sans Athéna et les autres pour se mettre dedans quasi tous les deux siècles, ce genre de scènes ne serait pas aussi simple à mettre en place. Rouges et sanglantes, elle auraient tout à loisir d'horrifier les dieux, notre cher Arès excepté, de par sa cruauté comme lors de notre âge d'or mais dans en ce monde que nous offrent les dieux suite à leurs paresses, cela devient si simple, si banal que même les hommes si vertueux ne s'en retournent pas. Ils se massacrent déjà tant entre eux et s'en donnent tout le mérite, nous repoussant, nous les dieux, dans les tréfonds d'une mythologie qu'ils consignent dans des rangs en nous reléguant au statut de contes. Mais revenons-en à notre chère Athéna...

Laissant ma phrase en suspend, je me pourléchai les lèvres en songeant à elle, faisant monter encore davantage dans les tons pourpre mon cosmos de plus en plus purifié.

- Tout comme toi, elle participe plus qu'activement à ces cycles de guerres sans fin, se perdant dans l'illusion que chaque nouvel affrontement sera le dernier. Son amour pour l'humanité l'aveugle depuis tant de temps qu'elle lui retire sa part de responsabilité. Quant à toi...

Un nouveau sourire qui se voulait doux, conciliant...

- Tu cherches autre chose, autre chose que le calme et l'ordre tant ton existence serait tellement morne sans l'entropie que tu aimes tant. Vide, dénuée de substance et de plaisir car tu en prends. Ne nie jamais que tu en prends énormément tout comme tu as savouré seconde après seconde le sort que tu as infligé à Thalie. Elle qui ne t'avait jamais nui. Tu t'es acharné sur elle depuis tant de temps mais maintenant, que ressens-tu, maintenant qu'elle ne t'amusera jamais plus ?

Troublante question mais qui avait tout son sens. Moi, Bloody, j'étais bien différente de l'Ange de Lumière. Une fois, mes souhaits réalisés et mes désirs comblés, je n'aurais plus de réelles raisons de m'attarder davantage en ce monde ? Pourquoi le ferai-je ? Participer à cette guerre ne m'intéressait pas et jamais je ne m'exposerais inconsidérément. Lucide, j'étais et l'avait toujours été. Dès mon retour en cette terre d'où Hazama m'avait arrachée en enlevant le petit Ange de Lumière, les autres me tomberaient dessus et me traqueraient sans la moindre pitié et ce ne serait pas le seul péril en la demeure avec les nouvelles guerres qui se profilaient.

Hazama...

Sans qu'il n'en connaisse tous les tenants et les aboutissants, ses actes auraient une portée digne de celle opposant les Olympiens aux Titans.

- Enfin, passons, l'avenir nous donnera bien la réponse à tout cela. Les seuls faits vraiment intéressants sont vos participations actives à  toi et Athéna lors de mes travaux manuels passés. Et que même si vos raisons étaient bien différentes, toutes deux, vous étiez bien plus impliquées que tu veux bien l'accepter. Moi, mon orgueil dut-il en souffrir, je n'étais qu'une modeste artiste itinérante oubliée de tous et de toutes. Et au fond, je n'ai fait que saisir une scène qui s'offrait, une scène sur laquelle vous n'aviez poussée, la Sagesse et toi...

Un ton plus bas sur les derniers mots avant que je ne recule de quelques pas. Si peu en fait, juste pour avoir la place nécessaire pour mimer mon entrée en scène. Et que sous ma volonté, l'écarlate reprenait des forces tout en se parant d'or, l'ensemble singeant les flammes de ce jour lointain où Hypnos s'était approchée d'elle, de moi, et était entré dans sa vie...

Dans nos vies...

Quelques secondes s'écoulèrent encore avant que je ne fasse retentir les trois coups qui se répercutèrent dans cette hideuse dimension. Quelques autres secondes de plus et je faisais mon salut, jouant sur l'immensité pourpre de mes ailes.

- Le théâtre et cette pièce étaient mon premier chef à tes yeux. Ne nie pas qu'il t'ait plu pour que même après des siècles, tu viennes m'en reparler. Comme tout artiste,  je contemple mon public. J'aime entendre ses réactions et les tiennes si sont spontanées qu'elle force le respect. En cette époque ou celle-ci mais qu'importe, tu ne peux réellement tout comprendre, toi qui ignore la source de toute ta puissance. Toi que Thalie n'a pas vraiment nommé...

Mon ton s'était fait plus sérieux avant de se teinter d'un peu de mélancolie. Je devais reconnaître que j'aimais bien mon petit Ange de Lumière malgré tout ce que j'avais souffert rejetée dans les tréfonds de son âme.

- Ne lui en veut pas pour cela. Elle a tant souffert sous le feu des foudres de Zeus. Les souffrances qui lui ont été infligées ont tant troublé son esprit qui a fini par s'égarer dans la douleur. Tu as juste frappé au meilleur moment, Hazama. Le seul en tant de siècles où elle était vulnérable. Et je dois te remercier pour cela...

Et cette fois, ce fut d'une révérence que je le remerciais. J'avais tous les dons de comédienne de Thalie puisque nous n'étions qu'une seule et même déesse. Une simple Muse dotée de tant de facettes...

Mon geste tendre avait suivi, entraînant une réponse qui m'arracha un sourire. Il n'était pas porté sur les plaisirs de la chair et cela ne m'étonnait pas. Son cœur était aussi sec que celui de l'essence qu'il renfermait. C'était triste au fond et je me surprenait à imaginer ce que cela donnerait un Hazama amoureux. Sans doute devrai-je plaindre la malheureuse sur laquelle son dévolu se serait jeté. Ou le malheureux ? Après tout, pas mal d'Olympiens étaient bisexuels et leurs aventures s'étaient pas mal étalées sur les différents récits de leurs mythes, les potins croustillants de l'époque en quelque sorte. Maintenant, cela ferait juste les beaux jours d'une certaine presse. De quoi agacer les dieux qui y verraient offense de se voir étalés ainsi aux même rangs que des acteurs et autres politiques bassement humains...

L'orgueil des dieux, il fallait en être un pour en prendre toute la mesure mais cela n'était pas le sujet qui m'intéressait. Seul Hypnos avait retenu mon attention tout comme le soulignaient les soudain battements de mon cœur.

- Mais que sais-tu de l'amour, Hazama ? As-tu partagé la couche de notre chère Aphrodite ? Ou bien celle d’Éros ?

Voire pire celle de Priape ? Gardai-je pour moi alors que mon ton s'était fait tellement enjoué sur ces deux questions. Ce jeu était des plus passionnants. Visiblement, il était plus troublé qu'il ne voulait bien le montrer mais je n'avais nulle intention de lui laisser approcher ce qui n'appartenait qu'au maître du Sommeil. Seul le fils de Nyx aux yeux d'or pourrait goûter à l'amour entre mes bras et personne d'autre. Contrairement à père, j'étais fidèle et cela n'était pas un vain mot pour moi. J'avais des jeux de scènes effroyables mais un sens de la fidélité et de la confiance exacerbé.

- Mais jamais, je ne pourrais trahir Hypnos. C'est lui que j'aime et que je veux. Lui et personne d'autre. Lui seul pourra accoster en mes terres les plus intimes, m'aimer et me combler. Lui seul...

Tant de passion en ma voix devenue si chaude. J'aimais mon époux, toujours aussi passionnément et n'avais aucune honte à l'afficher. Mon teint s'était fait plus chaud, lui aussi, mes joues s'étaient colorées, s'assortissant aux rouges de mes plumes.

- Et ensuite, je te promets que je m'occuperai si bien de lui et de son bonheur qu'il en oubliera tous les maux que nous ont infligé les autres divinités. Tous et de notre retraite, nous veillerons sur la seule famille qu'il nous restera, nos enfants, nos enfants que nous préserverons de la folie de Zeus avec ton assentiment Hazama. Il est hors de question que Zeus s'en prenne à notre tendre Arwen.

Ma fille, mon enfant, que j'avais nourrie au sein, que nous avions élevée ensemble, mon amour et moi dans les terres enchanteresses du monde onirique. Je devais aussi m'assurer que rien ne s'abattrait sur notre descendance et il fallait aussi que je sache ce que ferait Hazama mais l'instant n'était pas encore venu pour cela. Il me fallait retrouver mon amour, mon roi, mon dieu et pour cela, j'avais besoin de l'aide de l'ancien Haut Commandeur.

Et pour lui aussi le temps d'agir était venu. De sa main, il me remit un objet ancien. Un de ces bijoux imprégnés de la science perdue des atlantes.

- Je vois, le rouge, la couleur de la passion, l'amour qui emporte tout sur son passage. Hazama, les Atlantes ont trahi les dieux ainsi que celle que tu es en réalité. Ne leur accorde pas de confiance. Tous purs qu'ils se prétendent, ils ne resteront jamais que des hommes comme les autres, plus hypocrites mais bien humains...

Sur ces paroles, je portais le bijou tout contre coeur et refermais mes ailes sur moi, tout autour de moi, ma parant d'une tenue que personne ne pourrait imiter. Puis, ce furent mes yeux qui se fermèrent alors que l'ensemble de mon être tendait vers celui que j'aimais plus que tout...

Hypnos...

Mon coeur se mit à battre sur un rythme que suivait mon cosmos. La dimension terne finit par se faire envahir de mon chant d'amour. Mon coeur battait si fort, entraînant tant de puissance avec lui. Puis, soudain ce fut la révélation.

- Non !!! Non, pas ça !!!

Il gisait à demi-inconscient, mis à nu et torturé.

- Non !!!

Des marques sur tout son corps et l'ichor qui ne cessait de s'écouler. L'état dans lequel il était me fendait le cœur et l'âme. L'impuissance que je ressentais me faisait hurler ma douleur, notre douleur. Les paroles de Zeus, je m'en souvenais. Il m'avait jouée, il s'était joué de nous...

De longs instants, mon cosmos se déchaîna, reflétant la cruauté de ce que je venais de découvrir, l'horreur de la situation que connaissait mon époux. Celles qui l'avaient ainsi massacré m'apparurent soudain et je pus retenir davantage tout ce qui me torturait.

- Non !!! Comment avez-vous pu ? Vous saviez qu'il était innocent mais vous l'avez condamné à souffrir éternellement aux mains des Érinyes. Monstres, vous êtes des monstres...

Père, je vous hais, je vous hais !!!


Un instant, je perdis le contrôle laissant le flot des sentiments qui m'envahissaient exploser. Sous le regard d'Hazama, la force destructrice de Bloody prenait toute sa force et toute sa signification. Il fallait que cela sorte, que cela explose sinon, je ne pourrais reprendre pieds et mettre en oeuvre un plan pour le sauver...

L'ampleur était telle que la dimension qui me retenait commençait à vaciller. J'ignore combien de temps s'était écoulé lorsque tout retomba et qu'atteinte, je me laissais un instant tombée sur le sol, mes bras m'enserrant sous mes ailes, tentant de contrôler les tremblements qui me secouaient encore tout le corps. Puis, soudain lorsque le calme revint, j'entendis des gémissements, des gémissements étouffés provenant du plus profond de mon être.

- Thalie... Petit Ange de Lumière, toi aussi, tu pleures...

Une larme de sang glissa sur ma joue avant que je ne relève la tête.

- Hazama, Hypnos est aux mains des Érinyes qui le torturent continuellement... Les Érinyes aux ordres de Zeus...

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MessageSujet: Re: Danse Thalie, danse et rit sur l'air de la folie (Privé Thalie-Hazama)   Dim 21 Sep - 16:03

« Hihihihi. »

Oui, il devait se rendre à l’évidence, la compagnie de cette Thalie était de loin plus agréable que celle de sa la précédente.

Au fur et à mesure que leur joute verbale se poursuivait, selon un jeu que l’on pouvait facilement qualifier de pas de danse, Hazama sentait son esprit se relâcher comme cela lui arrivait en ces instants de bonheur si intense qu’il en oubliait tout le reste.

« Oooooooooooooooooh… Pauvre, paaaaaaaaaaaaaaauvre Athéna. Tout n’est pas de sa faute tu sais. Nombreux sont ceux qui l’aide à garder ses œillères, et il n’est pas plus aveugle que celui qui ne veux voir. Après tout, les dieux créèrent l’humanité à leur image, et nous connaissons tous deux l’adage au sujet de l’espoir. »

La proximité de cette nouvelle déesse suintant la malice était-elle la cause de cette félicité ? Ou était-ce plutôt le fait que les plans de l’ex-haut commandeur de Sparte se déroulaient à la perfection ?

« Hihihihi. Suis-je donc si transparent ? »

Hazama, prendre du plaisir dans sa tâche ? Nooooooooooooooooon, comme si ça ne sautait pas littéralement aux yeux. Même un aveugle pourrait le certifier. Rien dans son attitude n’était fait pour le cacher ou le grimer.
La joie morbide qu’il éprouvait à voir les choses s’effondrer devant lui, que ce soit entre ses mains ou entre celles de ceux qu’il avait manipulés était si intense qu’elle suffisait à lui arracher des frissons de par son simple souvenir.

« Ne sous-estime pas ta colocatrice chère Thalie. Son rôle n’est pas terminé, loin de là. Tu es bien placée pour le savoir non ? Combien de fois en son sein as-tu souhaité revenir à la surface ? Aussi longtemps que tu existeras, sa volonté s’acharnera à renverser ta suprématie, car c’est quelque chose gravé dans votre âme. Ce besoin de liberté, cette volonté de pouvoir, ce souhait immuable de voir ses désirs devenir réalité. Toutes ces choses et bien d’autre encore qui font ma joie et les cordes de mon instrument. »

Ce n’était pas comme si Hazama révélait quoi que ce soit qu’il risquait de regretter, mais ce n’était pas non plus dans ses habitudes d’être aussi expansif lorsqu’il parlait de sa propre personne. Pourquoi alors à cet instant n’éprouvait-il pas cette méfiance qui le caractérisait pourtant en temps normal ? Pourquoi en cet instant toute prudence semblait l’abandonner ?

« Non, ton autre toi ne cessera jamais de te hanter, et de votre dualité, mon bonheur se poursuivra encore et encore. »

Tant de folie dans cette création, tant de rêves et d’espoirs, tant de désir, de sentiments refoulés… Se morfondre dans l’ennui ? Pas tant que l’humanité et les dieux auraient à cœur d’avoir un avenir.

« Tu es la deuxième à parler de mon passé comme si tu parlais du passé d’un autre, et si pour ton autre toi, j’avais mis cela sur le compte de la douce folie que je lui avais inspiré, avec toi ça commence à faire beaucoup… »

Tout en disant cela, l’ex-haut commandeur de Sparte remontait dans sa mémoire jusqu’à la Guerre Sainte ayant coûtée la vie à la quasi-totalité des chevaliers du 18eme siècle, une époque où déjà Hazama se tenait dans l’ombre, à influer sur les fait et gestes d’Athéna et de tant d’autre.

Mais comme à chaque fois qu’il se remémorait son passé, les souvenirs semblaient s’arrêter soudainement. Avant ce jour où il s’était éveillé aux portes des enfers, allongé sereinement sur un rocher plat, déjà habillé de son costume trois pièces, il n’y avait tout simplement rien.

Pourquoi ? Pourquoi ce vide ? N’y avait-il vraiment rien avant cette époque ?

Et tandis que l’esprit d’Hazama cherchait à forcer les brumes qui l’habitaient, Thalie, dans un jeu théâtrale aussi spontanée que bienvenue, se lançait dans une reconstruction éthérée de ce qui fut la première apparition de son côté obscur, et sa première rencontre avec l’ex-haut commandeur de Sparte.

« Oui, muse de rouge parée. Je me rappelle. »

Si des zones d’ombres demeuraient encore dans l’esprit d’Hazama, il se souvenait de ce jour avec une redoutable précision.

« Toi tu étais là, et moi je… Oui, moi j’étais là, juste là, à contempler la soif de sang faite femme. »

Se camouflant dans les brumes éthérées du cosmos de Thalie, au sommet d’un toit surplombant la scène des exploits sanglant de la muse devenu fureur, Hazama rejoignait la scène de sa partenaire d’un jour.

« Je t’avais déjà sentit au sanctuaire alors que ton autre toi régnait encore sur votre enveloppe corporelle. Imagine ma surprise, un chevalier d’Athéna au cœur à jamais brisé en deux. Un pendule oscillant à la manière du chevalier des gémeaux. Pendant un instant, j’ai pensé avoir senti l’héritière du pouvoir de Castor et Pollux, mais la suite m’a démontré que j’avais trouvé en toi tellement plus… »

Flottant au-dessus d’un toit brumeux né du cosmos de la muse sanglante, à la fois si proche et si loin de Thalie, Hazama se remémorait les détails de cette journée d’été.

« Héhéhé. Mon pouvoir vient de la haine, de la peur, de la colère, du désir, du chaos qu’engendre la volonté des êtres à imposer leur volonté à un univers indifférent, de ce don sacré qu’est celui de pouvoir se battre pour ce que l’on juge digne de nos efforts. Mon pouvoir EST l’entropie, il est le changement, l’évolution, et par-dessus tout, la discorde que tout ceci provoque. »

Tout en disant cela, l’ex-haut commandeur de Sparte se rendait compte qu’il n’avait fait que repousser le problème. Il savait ce qu’était son pouvoir, et comment celui-ci fonctionnait. Il l’avait toujours sut, dès l’instant où il avait ouvert les yeux sur ce rocher plat. Mais quand à savoir d’où il venait…

« Quant à savoir d’où je le tiens… Peut-être me le diras-tu, peut-être pas. Toi qui semble le savoir mieux que moi, toi qui sembles me connaitre d’un temps où ma mémoire n’est plus que brumes opaques. »

Faisant s’évanouir le promontoire où il se trouvait et s’en revenant d’un vol silencieux vers la muse toute de rouge parée, Hazama s’amusa de la réaction de sa partenaire devant la provocation qu’il venait de lui lancer.

« Et qui a-t-il donc à savoir à son propos ? Pourrais-tu me le définir dans son ensemble alors que ni la philosophie ni les dieux n'ont sut le faire ? Je sais que ce sentiment mène à l’abandon de soi, à la dépendance, à la peur de perdre l’être cher, à la volonté implacable de protéger l’élu de son cœur, et plus important encore, au désir de détruire tout ce qui pourrait le menacer. Quand à avoir partagé la couche de ces beautés légendaires, je dois bien avoué que non. Disons que mes goûts en la matière font que bien trop rares sont ceux à pouvoir les endurer. »

Pourvu d’un esprit de rouage et de métal, Hazama ne pouvait concevoir l’amour autrement que par les moyens qu’il avait de l’utiliser à son avantage, et cela lui suffisait amplement.

« Ooooooooooooooooh, on joue maintenant les vierges effarouchées ? C’est toi qui a abordé le sujet n’oublies pas. Tu savais où ça te mènerait, c’est donc bien que quelque part en toi, malgré ce mur de fidélité que tu m’affiches, tu rêves de m’attacher à un râtelier et m’y faire gémir.
Tu rêves de savoir quel gout je peux bien avoir, et quel visage je pourrais bien afficher alors que tu userais de tes talents sur moi.
»


Et tandis qu’il parlait de fantasmes que la muse sanglante ne pouvait que nier en bloc sous peine de devenir folle, Hazama se surprit à se poser une question toute simple qu’il n’avait encore jamais abordé auparavant. Quelle était cette voix qui sortait de sa bouche lorsque sa puissance atteignait des sommets pourtant en théorie inaccessible aux simples mortels ? Pourquoi sa voix devenait-elle celle d’une femme sans âge ?

« Tu n’emporteras pas Arwen. L’emporter signifierait exposer aux yeux de Zeus son implication et celle de ma cité dans la guerre à venir. Hypnos et toi êtes déjà condamnés, vos existences vont désormais être celles de fugitifs, est-ce ce que tu désir pour ta fille ? Tu veux la protéger de Zeus ? Préserver son avenir ? Laisse-la en dehors de cette histoire. Elle fera ses choix en son âme et conscience, et si son destin est de vous rejoindre, alors je ne ferai rien pour l’en empêcher. Mais sois sur que je ne te laisserai pas ni toi ni personne lui forcer la main. »

N’ayant rien perdu ni de son sourire ni de ses manières mielleuses, les mots d’Hazama étaient pourtant sans équivoques, ce n’était pas sujet à négociation.

« Et laisse tomber ces récits moraux. Ce qu’on fait les Atlantes en leur temps m’importe peu. Ils n’ont jamais été qu’un outil dans le jeu divin, et cet outil va encore nous servir aujourd’hui, pour le moment, c’est tout ce qui importe. »

Hazama n’avait pas réagi en apparence, mais Thalie venait bien d’utiliser le pronom démonstratif incomplet féminin en qualifiant son passé. Cela, ajouté au ton que prenait sa voix en certains instants comme au moment où l’Ouroboros avait avalé Thalie en plein cœur du palais de Zeus achevait de plonger l’ex-haut commandeur de Sparte dans une hilarité à peine contenue.

*Mais qui puis-je bien être ? QUE puis-je bien être ?*

Pour la première fois de son existence, Hazama se sentait emporté par un mystère qu’il désirait percer. Lui qui depuis toujours s’était posé les bonnes questions, venait de mettre le doigt sur un problème que malgré son pragmatisme il ne parvenait pas à effacer de son esprit.

Qu’il était tentant d’envoyer cette question en enfer et de revenir à des choses plus pratiques, mais l’ex-haut commandeur de Sparte ne parvenait pas à s’y résoudre. Pour une fois, il voulait répondre à une question qui ne lui apporterait apparemment rien si ce n’est la satisfaction personnelle d’y avoir répondu.

« Hum ? »

Rappelé hors de ses pensées par le pouvoir grandissant de Thalie, Hazama découvrait la muse sanglante en proie à une vision lui arrachant des hurlements de douleur. Comme il l’avait imaginé, Zeus avait mis Hypnos au supplice ainsi que tous ceux qu’il avait jugé auparavant, ce qui devait être des plus impressionnants à regarder.

*Tartare ? Aigle mangeur de foie ? Rocher retombant sans fin en bas de la montagne ? Astre à porter ? Naaaaaaaaaaaan, déjà vu...*

S’interrogeant sur le châtiment que pouvait bien endurer le maître des rêves, ce fut Thalie qui y répondit dans une explosion cosmique accompagnés de malédiction.

« KYAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHAHAHAHAHAHAHAHAAAAAAAAAAAAAAAAAAA ! »

Si cette fois, Hazama avait eu le temps de se mettre en garde face aux explosions de sentiments de Thalie, l’envergure de cette explosion le prit de court alors que l’Ouroboros lui-même peinait à contenir la pleine fureur d’une déesse devenue vengeance.

*Enfin, tu deviens Vengeance, enfin tu deviens Colère…*

Débarrassée de tout ce qui faisait d’elle la Thalie précédente ou presque, la rougeoyante muse de la comédie venait de donner à l’ex-haut commandeur de Sparte le moyen de retrouver Hypnos.

« Aaaaaaaaaaaah… Parfait. Si Hypnos demeure invisible à mes sens, les Erinyes elles, c’est une autre histoire. »

De telles concentrations de cosmos et de haine n’étaient en effet pas bien difficiles à trouver pour les sens incomparables d’Hazama. Surtout si elles s’en donnaient à cœur joie comme cela devait être le cas.

« Et bien, invitons-nous à cette petite réunion. Tu sais à quel point j’adore cela, me joindre aux autres. »

Si le lieu où Hypnos se trouvait faisait partie d’un quelconque point de la création, aussi éloigné fut-il, alors via Ouroboros, il serait possible d’y accéder.

Et focalisant ses sens sur le cosmos si particulier des vengeresses divines Hazama ouvrit alors un passage vers la prison d’Hypnos via sa dimension personnelle, si semblable à l’Hyperdimension sur tant de point.

« Si madame veux bien se donner la peine, je crois que nous sommes attendu. »

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Thalie
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MessageSujet: Re: Danse Thalie, danse et rit sur l'air de la folie (Privé Thalie-Hazama)   Dim 28 Sep - 19:53

Mes larmes, mes larmes coulaient sans que je ne tente de les cacher. Au plus profond de moi, Thalie l'Ange de Lumière pleurait. Je sentais son appel, ses cris indignés et la cruauté de Zeus à notre égard. Notre père nous avait jouées. Plus aucun doute n'était possible. Comment Hypnos serait-il après tant de siècles passés entre leurs mains. Nous reconnaîtrait-il seulement ou la haine détruirait-elle sa raison ?

J'en étais là à pleurer sur nous le temps du choc avant que la colère ne reprenne le dessus. Le noir serpent était plus que gavé de toute cette manne inespérée. En moi, le monde onirique prenait une nouvelle forme. L'ombre de la colère planait lourdement telle une chape de plomb tout en remodelant la terre loin des yeux du monde, loin des yeux de l'Olympe.

Personne ne savait ce qu'il m'était arrivé. Personne n'avait bougé pour nous, pour Arwen. J'avais déjà relevé certaines choses et je savais que maintenant, j'étais privée de ma fille. Comment la voir en cet état sans l'aide d'Hypnos ? Me détruire serait son premier désir mais je ne pouvais me résoudre à demeurer loin de lui. Je ne pouvais le laisser à son sort.

- Hypnoooooooooooooossss !!!

J'hurlais son nom à la plus grande joie de celui qui m'avait fait revenir. J'avais tout et je n'avais rien. C'était l'ange de Lumière qu'il voudrait retrouver et pas moi. Pourtant, je l'aimais. Je l'aimais, je ne pouvais le nier et cela Hazama aussi le savait. Lui qui se délectait de toute la folie qu'il venait de déclencher. Pourtant, j'avais encore certains secrets dont il ignorait tout et parmi eux, celui de son identité.

- Tu ignores encore tant de choses sur toi et pourtant, tu avances sans réaliser l'ampleur de tes actes. Ou plutôt, les réalises-tu pleinement. Tu n'es ni fou ni irresponsable, Hazama. Il ne s'agit que de ton plan. Un plan que tu as mené de main de maître de la fondation de Sparte jusqu'à mon enlèvement. Tu n'as rien de fou, tu agis tel que ta nature, ton essence profonde te pousse à le faire.

Et le regardant sans baisser les yeux.

- L'amour ? Tu ne pourras au moins pas me suivre dans ce terrain là. T'attacher et te faire défaillir de plaisir sous mes mains expertes ? Est-ce que tu aimes, être entravé, ou bien rêves-tu d'être à la place d'Hypnos ? Sentir mon corps et mes lèvres contre toi, me connaître comme lui seul le peut. Tout le plaisir qu'il prend entre mes bras, au plus profond de moi en un temps infini. A en perdre la raison...

Est-ce cela que tu lui envies tellement pour désirer sa propre épouse ? Toi revenue en tant qu'homme ? Serais-tu amoureux sans le savoir autant qu'un être tel que toi puisse aimer ?


Une question qui valait la peine d'être creusée.

- Mais de qui ? Toi qui ne sais déjà pas qui tu es ? Comment peux-tu savoir qui tu pourrais tant vouloir aimer. Tu es si seul, Hazama, si seul mais je sens aussi sur toi une certaine affection. Un de tes jouets tient réellement à toi et sans doute t'a-t-il souvent gratifié de certaines attentions qui te manqueront avec le temps...

Et plaçant un doigt sur mes lèvres, répugnant maintenant à le toucher, je lui fis comprendre mon désir d'en rester là.

Viendra le temps où mon épreuve sera tienne. Maintenant que le silence nous entoure.

Le calme, j'avais besoin de calme pour rassembler toutes mes forces et concentrer cette aura de colère en moi. Tout ce que je retiendrai de force serait autrement plus ravageur une fois libéré. Mes poings se serrèrent tellement fort que je mis à saigner. L'ichor glissait alors que je faisais de gros efforts pour desserrer les mâchoires.

- Hypnooooooooooosssss...

Un gémissement m'échappa tel le cri d'une bête blessée. Je devais prendre ma décision, sachant pertinemment qu'il voudrai me détruire comme la première fois. Prendre les armes contre moi pour me renvoyer en sommeil et de nouveau retrouver son ange de Lumière. J'avais peur, j'appréhendais cela mais je l'aimais, je l'aimais plus que tout. L'Amour de Thalie, notre Amour pour lui m'avait tant rendue heureuse. Même en ma prison, j'étais heureuse de sentir la plénitude, les caresses du maître du Sommeil sur mon corps. J'aurais tant voulu l'aimer directement...

Monstrueuse, j'étais monstrueuse dans tous les sens du terme mais l'amour que je ressentais était réel. C'était même la seule chose que l'on pouvait qualifier de bien chez moi. La seule noblesse de cœur...

Me détruiras-tu ? Me nuiras-tu ?

La question me taraudait mais je ne pouvais en rester là. Il fallait agir, agir de suite et sortant de mon mutisme, je m'adressais à l'ancien Haut Commandeur de Sparte.

- Tu peux nous envoyer rejoindre les Érinyes.

L'image de ces horribles femmes torturant et martyrisant celui que j'aimais de toutes mes forces revint me hanter. J'avais vu son expression de souffrance, sa nudité et ses liens humiliants. Tout comme j'avais senti l'âme de Thalie se briser lors de l'Aéropage, je n'avais plus qu'une envie, voler à son secours.

- Tu le peux ? Tu n'ignores pas ce qu'il se passera ensuite. Elles ne peuvent me reconnaître via mon cosmos et mon apparence sera celle que j'aurais décidé selon le masque que je porterais mais toi, elles pourront rapporter ton implication en cela, l'enlèvement d'Hypnos après le mien. Cela fera lourd très lourd dans la balance. Ne tarde pas, Hazama. C'est maintenant ou jamais.

La colère, la colère revenait soudain. Je sentais l'appel de sang et de meurtre revenir en force. La présence de Thalie s'était retranchée davantage maintenant que j'avais fait le point. Seul le carnage qui allait s'abattre sur ces viles femelles occupait à présent mon esprit. Et après ce quart d'heure de peine, mon cosmos reprenait toute sa violence, toute sa force. La Muse sanglante ne portait pas ce nom en vain, jamais. Elle avait juste une seule faiblesse capable de la faire fondre et de la réduire à l'état d'amoureuse transie. Cette faiblesse s'appeler Hypnos.

Et tandis que le portail s'ouvrait, je déployais mes ailes rouges, bien décidées à massacrer celles qui incarnaient si bien l'autorité olympienne...

Le carnage allait commencer.

==> vers ces... d'Erinyes

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MessageSujet: Re: Danse Thalie, danse et rit sur l'air de la folie (Privé Thalie-Hazama)   

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