Forum RPG dans l'univers de Saint Seiya (Les chevaliers du Zodiaque)
 
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 Un nouveau départ

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Thétys
Titanide des Océans
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MessageSujet: Re: Un nouveau départ   Mer 8 Juil - 20:29

Téthys se retrouva aussitôt à genoux face à leur frère qui n'avait pas aimé son intervention face à Japet. Elle ne s'était pourtant pas montrée insolente ou irrespectueuse et avait du mal à suivre le raisonnement de Cronos. Comme s'il voulait avant tout être considéré comme un roi, même avec sa propre famille. Sa réaction face à la familiarité de Thémis aurait dû la mettre en garde, mais elle devait s'avouer qu'elle n'avait pas vu le coup venir. Mais au moins elle avait obtenu ce qu'elle désirait. Être reconnue comme une titanide.

-Je vous demande de bien vouloir oublier cet impair, Majesté. Cela ne se reproduira plus.


Puisque Cronos avait l'air de vouloir jouer les rois autoritaire, qu'il le fasse. Après tout, ils l'avaient tous choisis pour les diriger et elle n'avait pas l'intention de revenir dessus. Elle ne pût s'empêcher de penser une nouvelle fois à son époux qui semblait abonné aux absents. Sans doute n'avait-il pas encore trouvé de corps pour s'incarner. Mais ce n'était pas le moment de s'appesantir dessus. Cronos avait fini son inspection de l'esprit de Coeos, et ce qui en ressortait semblait digne d'intérêt.

"Comment ? Coeos aurait confié son Dunameis et sa technique à un simple mortel ? Et à celui qui a vaincu notre roi en plus ! Mais pourquoi ? Ça n'a pas de sens. " 


Certes, se servir des humains comme pions dans leurs plans n'était pas une idée qui la répugnait. Elle trouvait même cela plus logique que de vouloir les exterminer à tout pris comme le pensaient certains des membres de sa fratrie. Mais pourquoi confier ]une attaque si dangereuse à l'un de leurs ennemis ? Espérait-il que cela les servirait dans le futur ?

"Vouloir stopper le manège de Mnémosyne pourrait être un bon argument... Mais ces Saints étaient nos ennemis à ce moment-là... Coeos aurait dû savoir qu'ils utiliseraient cette technique contre nous ! "

Il n'y avait pas à transiger, cela avait bien l'air d'une trahison. Et apparemment Thémis ne s'y était pas trompée non plus et semblait prête à rendre justice. Elle punirait sans doute leur frère si cela s'avérait nécessaire. Curieux retournement de situation. La Justice reprenait un peu de poil de la bête alors que son époux semblait soudain bien dépité. Enfin, pendant un certain temps car la diatribe qui suivit exprimait bien ce qu'ils devaient tous ressentir à l'égard de Coeos. de l’incompréhension et du dégout face à cette énième trahison.

"Parle Coeos, Parle et surtout explique-nous les raisons de ton acte. C'est ta seule et unique chance si tu veux échapper à notre colère."

Ses frères et sa sœur s'étonneraient peut-être du mutisme dont elle faisait preuve. Ils interpréteraient peut-être ça de travers, mais elle préférai d'abord laisser le temps au plus sage des leurs de s'expliquer. Ses explications ne firent que soulever d'autres interrogations dans son esprit. Il fallait mettre les choses au clair.

"Seigneur Cronos, puis-je m'exprimer ? "

Après avoir obtenu l'autorisation de son royal frère, elle prit la parole pour la première fois depuis le début de ce jugement, si l'on pouvait appeler cela ainsi.

-Coeos, que tu ais voulu nous sauver de ce complot fomenté par Mnémosyne et cette autre entité sur laquelle tu ne nous dis rien, je pense que nous l'avons tous compris. Mais ces Saints étaient nos ennemis en ce moment. Pour eux, nous étions ceux voulant s'emparer de la Terre et donc nuire à leur déesse. Tu croyais qu'ils allaient prendre le risque de laisser notre souverain en vie ? Après tous les combats que nous avons menés contre eux ?

Ne restait plus que la dernière partie du discours de Coeos. Cronos aussi avait eu confiance en Aiolia ? Il avait crût en l'humanité ? Mais pourquoi ? Qu'y avait-il de spécial chez cet Aiolia ?

-Et cette chose de spéciale méritait que tu donnes à un simple humain le pouvoir de s'opposer à notre frère ? Je suis autant déçue que les autres par ton comportement car je ne comprend pas. Mais tu ne sembles pas regretter tes actes, alors il est inutile que nous nous attardions dessus. C'est à notre frère maintenant de décider s'il faut encore ou non te faire confiance. A moins que tu n'ai quelque chose d'autre à dire pour au moins prouver la véracité de tes dernières paroles ?

De son côté elle ne le pouvait plus. Du moins pas tant qu'il ne lui aurait pas prouvé le contraire.     
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Cronos
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MessageSujet: Re: Un nouveau départ   Ven 10 Juil - 17:52

Incompréhensible, incohérent, profondément contradictoire. L’esprit de Coeos témoignait d’une vérité, ses actes et ses dires eux en disaient une autre, diamétralement opposée. Etait-il fou ? Etait-il schizophrène ? Rien ne permettait en cet instant au roi des titans de l’affirmer.

- Ce que tu dis… N’a aucun sens. Tu as su joindre Hypérion, ne cherche même pas à le nier. Mais au lieu de lui fournir à lui ta puissance, tu as choisis ce mortel. Tu as préféré un misérable humain à ton propre sang, et pire encore, tu lui as donné le pouvoir d’anéantir nos espoirs. Sais-tu qu’Hypérion lui-même a subit le keraunos du lion avant moi ? Tes mains sont souillées du sang de celui qui par le passé t’as sauvé des crocs de ce même chevalier que tu as jugé plus digne de ta confiance que tes pairs, et rien, absolument rien ne saurait le justifier. Quoi que tu aies vu en Aiolia du lion, quoi qu’il fût, il était notre ennemi, un guerrier qui n’a pas hésité à tuer tout ce qui se trouvait sur sa route pour m’atteindre, et s’il a su le faire, c’est en partie grâce à toi.

Comment un roi sage devait-il agir ? Quel message devait-il faire passer ?

- Et pourtant, malgré tout cela, ta fidélité envers moi et ta fratrie semble sincère... C’est à n’y rien comprendre. Je ne vois qu’une explication, tu as agis sans réfléchir, et en cela, tu es criminellement stupide, de la pire race de traître qui soit, celle des idiots, celle qui se fond parmi les plus fidèles et les plus sincères et que rien ne permet de révéler au grand jour avant qu’il ne soit trop tard.

Le plus sage des titans, agissant de la sorte… Etait-ce encore une des mauvaises plaisanteries du destin ? En cet instant, le dieu fauchard ne savait qu’en penser. Jamais un cas semblable ne s’était présenté devant lui.

- Je devrais sur le champ mettre un terme à ta vie et sceller ton âme dans une boite sans air ni lumière, au moins ainsi tu ne pourras plus me trahir en donnant au premier venu ton arme et ton pouvoir dans l’espoir de me servir … Mais… Aussi pénible qu’il me soit de l’admettre, par le passé, tu fus un soutien fidèle, et un sujet inestimable. Je ne peux pas faire l’impasse sur cela.

La fidélité devait être récompensée, même celle des idiots. Et punir de mort les fidèles n’inspirait pas à la fidélité. Coeos était obsédé par une idée de vengeance qu’il semblait attribuer à toutes et tous ses semblables, mais que savait-il de leur esprits ? Au fond, pour qui les prenaient-ils ?

- Je ne lèverais pas la main sur toi, et je ne peux pas non plus prendre le risque de te bannir de mes frontière, tu es trop dangereux pour être laissé en liberté. Et puisque apparemment tu demeures incapable de faire la différence entre un ami et un ennemi, je te consigne dans cette dimension jusqu’à nouvel ordre. Tu demeureras dans ton temple et je t’interdis formellement d’en sortir pour quelque raison que ce soit. Tu n’auras aucunes visites que je n’autoriserais, et tu auras le temps de réfléchir à tes erreurs et à ce qu’elles nous ont couté à tous. Peut-être que quelques siècles d’isolement t’apprendront la clairvoyance.

A cet instant, le cœur de Cronos était lourd. Aucune colère ne s’en était emparée, sinon celle induite par la déception et la sensation d’être un idiot complet pour n’avoir su percevoir la trahison avant qu’elle ne se produise.

Coeos avait toujours été fasciné par les Hommes, sans doute plus encore que par ses propres semblables. Qu’il se soit ainsi laissé séduire par l’un d’eux n’était en somme pas surprenant. Et le plus effrayant, c’était qu’il le referait si cela était nécessaire.

Certes, Aiolia du lion fut un être exceptionnel, méritant de vivre, mais entre lui permettre de survivre, et en faire le dépositaire de l’arme la plus terrible jamais crée de mains divines, il y avait un fossé gigantesque que le dieu fauchard lui-même s’était bien gardé de franchir.

- A présent, hors de ma vue, je ne veux plus te voir ni t’entendre jusqu'à nouvel ordre.

Et d’une pensée, le titan de foudre fut enveloppé dans les brumes du temps et de l’espace, avant d’être transporté en son temple où il resterait jusqu’à nouvel ordre, à l’abri de lui-même.

- Quelle pitié... Quelle folie... Quelle misère.

Cronos avait-il fait preuve de clémence, ou de faiblesse ? Il se voulait un roi équitable, un roi de principes, et avait agi en conséquence.

- Que l’exemple de notre frère jamais ne s’efface de nos mémoires. Il a confondu ses idéaux avec la réalité, et nous en avons tous payé le prix fort. Même le plus fidèle peut être trompé s’il ne prend pas garde. L’Homme n’est pas impuissant, ses armes sont légions, et la duperie en fait partie. Tachons de ne pas l’oublier à l’avenir.

Son armée, sa fratrie alors tronquée d’un allié puissant, la guerre contre l’Olympe semblait s’être encore compliquée, mais ce qu’ignorait encore le roi des titans, c’était que le destin lui réservait encore quelques surprises...
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MessageSujet: Re: Un nouveau départ   Mer 15 Juil - 15:58

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Des suites de leur disparition à Arwen et lui, les dieux de l’Olympe en parleraient encore même quand le sombre empereur aurait été enlevé. Ils leur seraient alors impossible de savoir si oui ou non ses actes étaient liés, ni même de savoir par qui ils avaient été commis, eux trop occupé qu’ils avaient été par les petites bêtises du sombre empereur.

*Il faut bien l’avouer, comme diversion, il était plutôt efficace.*

Si l’idée de voir Zeus et sa cour se triturer les méninges en essayant de percer à jour la volonté derrière le cours des événements était en soit particulièrement agréable à la Discorde, elle ne se leurrait pas pour autant. Dans la guerre opposant l’Olympe aux Titans, quel serait le poids de Sparte et même d’Arwen ? Qui s’en soucierait ?

Sans doute Athéna, peut être Héra qui du coup avait perdu son dernier jouet, mais Zeus, qu’en penserait-il ?

*Autant lui donner rapidement autre chose à penser. Arwen n’est pas pour lui. Elle est à moi, à moi seule... Hey oh ? Tu es bien silencieux toi depuis un moment. Tu bouderais pas quand même ?*

En effet, depuis l’incident avec Héra, l’ex-haut commandeur de Sparte s’était figé dans un mutisme assez perturbant, surtout après la colère des plus expressives qu’il avait démontré.

*Allez, fait pas la tête, tu l’auras ta vengeance croit moi. Sois patient. Tout viens à point à qui sait attendre.

Oh mais ne t'inquiète pas pour moi. J'étais juste en train d'imaginer ce qu'allait être ma vengeance.*


Cela ne suffirait sans doute pas à calmer la colère d’un Hazama piqué au vif, mais cela lui donnerait au moins matière à réfléchir.

Attendant quant à elle la venue de son émissaire au sein de l’Ouroboros, la Discorde n’avait pour sa part qu’un regret, celui de n’avoir pas su voir le combat opposant le sombre empereur au reste de sa famille. Nul doute que celui-ci avait dut être des plus grandioses, et nul doute aussi qu’il avait dut attirer à lui tous les parasites de la création.

*Profiteurs, opportunistes, fourbes et lâches, voici venu le temps pour vous de festoyer.*

Qu’ils en profitent bien. La guerre était désormais imminente, et bientôt, leur tour viendrait, enfin.

« Ah. Enfin te voilà. »

Dans la dimension labyrinthique de sa toile s’étendant d’un bout à l’autre de la création, la Discorde afficha un large sourire à la vision d’un nuage de brume à la couleur de l’émeraude qui s’approchait d’elle, porteur d’un chargement oh combien précieux.

« Tout se déroule comme je l’avais prévus. Il ne reste plus qu’à livrer ceci au roi sans couronne. Et la phase finale pourra commencer. »

Ce n’était pas tous les jours qu’Eris se faisait livrer à domicile un tel invité. Et un festin impromptu, fait de rage, de rancœur et de jalousie, préparé par Zeus en personne, se devait d’être savouré.

« Pardon ? Tu disais ? Parle plus fort, j'entends rien. »

Les yeux révulsés du sombre empereur des enfers parlaient pour lui. Entre l’incompréhension et la fureur la plus totale, il demeurait cependant parfaitement incapable d’esquisser le moindre geste.

« Te libérer de tes liens dis-tu ? Oh non, non. Je ne le peux. Pas plus que tu ne le peux toi-même. Mais ne t’inquiète pas. Je connais quelqu’un qui lui le pourra, à condition qu’il soit de bonne humeur. Sinon, il te tuera. Hihihihi. »

Seul un dieu d’une puissance similaire à celle de Zeus pouvait briser les chaines apposées par lui sans devoir y passer un temps proprement considérable. Un temps qui aujourd’hui faisait défaut à la fille de la nuit.

*Depuis d’innombrables vies humaines je foule cet univers, et aujourd’hui, le temps me manque… Quelle ironie.*

Le temps était venu, le temps pour le père et le fils de se retrouver une fois encore.

*Qu’ils poursuivent leur précédente conversation, mais cette fois sur un autre pied d’égalité.*

**********

Franchir la zone aveugle séparant le Cronos Labyrinthos du reste de l’univers n’était pas chose aisée, car en vérité, seuls ceux qui savaient déjà où aller pouvaient y trouver leur chemin. Mais fort heureusement pour la Discorde, elle faisait partie de ceux-là.

Emergeant alors à l’entrée du sanctuaire des Titans, son précieux chargement flottant tout près d’elle, ce fut d’un pas léger, presque en sautillant, qu’Eris fit son chemin jusqu’au pouvoir proprement inimaginable qu’était devenu celui du roi sans couronne.

« Majesté, très estimés titans et titanides. »

S’agenouillant comme l’exigeait l’étiquette en de tels circonstances, la Discorde fit alors s‘avancer son petit présent, un sourire inhumain sur le visage.

« Je vous apporte un présent. Un présent fait d’un cœur vaillant et d’un cosmos puissant. »

Déposant au pied du roi des titans son premier né encore emballé dans les chaines de foudre de Zeus, la discorde poursuivit.

« Celui-ci a encore une fois tenté de mettre un terme à l’existence de sa nièce favorite, Athéna. Il aurait même réussit, si Zeus en personne n’était pas intervenu. Je ne puis que vous conseiller, mais ne pensez-vous pas qu’il mérite de réessayer ? L’ennemi de mon ennemi est… »

Que Cronos libère ou exécute sur le champs son fils ne dépendait maintenant que de lui.

« Pardonnez ma franchise seigneur, mais mon émissaire m’a assuré que cinq d’entre les vôtres ont franchis l’arche d’Onyx de Sparte, et je ne vois là que quatre titans. Qu’est devenu Coeos ? »

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Thémis
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MessageSujet: Re: Un nouveau départ   Jeu 23 Juil - 21:04

je pensais pouvoir poster avant mon départ mais je n'en aurais pas le temps. Je passe mon tour. Désolée pour avoir bloqué le rp
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Iapetos
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MessageSujet: Re: Un nouveau départ   Ven 24 Juil - 18:10

HRP:
 

Le sort de Coeos était donc réglé. Avec une clémence et une retenue des plus admirables étant donné la situation, notre roi avait su se montrer aussi sage qu’implacable face à la traîtrise.

« Η καλοσύνη σου θα τιμήσει το μεγαλείο, ότι προδότης δεν αξίζουν τέτοια απόδειξη της αγάπης. » (Votre bonté vous honore majesté, ce chien ne méritait pas une telle preuve d’affection.)

Certes pour ma part, j’aurai souhaité une mort de traitre à l’encontre de celui à qui nous devions au final toutes nos défaites depuis le commencement, mais une telle décision ne me revenait pas, et loin de moi demeurait l’idée de remettre en cause le jugement de notre souverain.

*Είθε να σαπίζουν στο ναό του για την αιωνιότητα.* (Puisse-t-il pourrir dans son temple pour l’éternité.)

Cette pathétique affaire réglée, j’imaginais que le temps était venu pour nous de reparaitre au grand jour, et de nous rappeler au monde des Hommes qui nous avaient oublié au profil des Olympiens ; mais c’était sans compter sur les trois sœurs fileuses qui après les révélations de Coeos nous avaient concoctée une nouvelle surprise.

*Ποιος είναι?* (Qui-est-ce ?)

Une présence venait de se manifester à l’entrée de notre territoire, une présence foncièrement maléfique.

*Αυτό δεν είναι ένας τιτάνας, δεν είναι ακόμη και ένα παιδί της Γαίας.* (Ce n’est pas un titan, ce n’est même pas un enfant de Gaia.)

Son pouvoir était prodigieux, sans doute l’égal de celui de Pontos. Et ne voyant aucune réaction de la part de notre souverain face à cette intrusion, j’estimais donc qu’il s’agissait là d’un invité, ou tout du moins, d’un être toléré céans, du moins pour l’instant.

Et c’est alors qu’elle apparue. Haute silhouette sombre indéniablement féminine. D’une beauté froide à faire craquer la roche et pourvue d’un regard que même les ténèbres des restes de notre ancien empire ne parvenaient pas à voiler.

Son apparence des plus extraordinaires ajoutant encore d’avantage à l’impression de puissance qui en émanait, elle s’avançait d’un pas tranquille, comme en territoire ami, un long sceptre à la main, un étrange corbeau rachitique perché sur son épaule, et plus incroyable encore, Hadès, l’un des fils de notre roi, couvert de chaine de foudre et bâillonné, flottant à ses côtés.

*Για τη μητέρα θεά ... Είναι αδύνατο!* (Par la déesse mère… C’est impossible !)

Le souverain des enfers, l’un des trois seigneurs actuel de la création, ainsi livré tout ficelé dans notre domaine, par cette mystérieuse déesse. C’était trop beau pour être vrai !

Les chaines étaient-elles factices ? Le prisonnier était-il bien celui que son surplis désignait sans l’ombre d’un doute ? Avec son apparence actuelle, je ne reconnaissais guère le fils parjure de notre roi que j’avais connu il y a maintenant si longtemps, mais tout comme nous, il pouvait changer d’apparence. Cela ne voulait donc rien dire.

Et les voyant ainsi approcher de nous sans retenue, je me préparais à réagir à la moindre incartade, lorsque cette mystérieuse bienfaitrice prit enfin la parole et s’agenouilla devant notre roi.

Ainsi, elle semblait être notre alliée, ou tout du moins, être suffisamment intelligente pour respecter les usages face au seul véritable roi des dieux.

Lui rendant son salut d’un hochement de tête par pure politesse, j’entendais encore ses dires résonner dans mon esprit comme le sifflement d’un millier de serpent.

Sa voix semblait être chargée d’un pouvoir terrifiant, comme si le moindre de ses mots étaient porteur de malédiction.

J’allais alors demander la parole à notre roi, mais notre mystérieuse invitée ne s’étant toujours pas présentée ne m’en laissa pas le temps, et déposa son incroyable présent aux pieds de notre souverain avec une bien étrange requête.

Ne tenant plus, je réclamais encore une fois la parole avant de m’insurger devant une telle audace.

« Κρατήστε απόσταση σας, όποιος κι αν είσαι! Ο Άδης δεν αξίζει να ριχτεί έτσι στα πόδια του πατέρα και του μονάρχη, πόσο μάλλον ότι αξίζει δεύτερη ευκαιρία για την προδοσία του! » (Gardez vos distances, qui que vous soyez ! Hadès ne mérite pas d’être ainsi jeté aux pieds de son père et monarque, encore moins qu’il ne mérite de seconde chance pour sa trahison !)

Jamais les descendants de notre roi ne deviendraient nos amis, pas même ceux qui rêvaient de voir le reste de leur fratrie détruite. Ceux qui avaient trahis leur propre sang ne méritaient aucune clémence, aucun pardon, et surtout, aucune confiance.

Ne pouvant néanmoins pas arracher Hadès à notre roi pour sa sauvegarde que je savais loin d’être menacée, je tiquais néanmoins aux informations des plus précises que semblait posséder cette déesse inconnue.

« Πως το ξερεις? Τέλος, ποιος είσαι; » (Comment savez-vous cela ? Et enfin qui êtes-vous ?)
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Thétys
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MessageSujet: Re: Un nouveau départ   Ven 31 Juil - 11:50

[A Héra, je t'ai cité dans mon post en me basant sur certaines traditions de notre mythologie. Si tu n'es pas d'accord, tu peux toujours m'envoyer un mp pour me le signaler. Promit, je ne mange personne hrp, pas même les Olympiens Razz]


Les paroles de Cronos étaient sans appel, Téthys n'ayant pas participé à cette guerre de manière active, comme ses autres sœurs, ne pouvait rien dire et devait se conformer aux paroles de son souverain. D'autant plus que Coeos ne semblait pas les démentir. Son frère avait-il vraiment agi par stupidité la plus pure ? N'y avait-il que cela qui pouvait expliquer ses actes ? D'un côté, l'ancienne reine des mers se sentait trahie et attristée, mais d'un autre elle ne pouvait pas croire que la stupidité soit la seule raison à ce geste.
 

"Et pourtant c'est la seule explication possible à ce moment... Quelle déchéance..."
 
Elle aussi dans les temps mythologiques avait avec son époux pris une décision ayant sans doute joué contre leur fratrie. Ils avaient gardés une neutralité dans la Titanomachie, allant même jusqu'à s'occupe de la jeune Héra et pousser une de leur fille à rejoindre le camp des Olympiens. Mais ils avaient été bien punis pour leur geste qui avait au moins eu l'utilité de leur révéler la fourberie olympienne. Mas apparemment ça n'avait pas suffit au plus sage d'entre eux pour ne pas se laisser berner. Il était temps toutefois de conclure, pour le moment du moins. Elle demanda donc à Cronos le droit de s'exprimer.
 
-J'aimerais croire qu'il n'ai pas agi que par stupidité, mais il semblerait que ce soit la seule explication envisageable. J'espère qu'il finira par revenir à la raison et se repentira devant vous mon souverain.
 
Thémis ne s'était toujours pas exprimée sur la situation, soudain une présence se fit sentir dans le Labyrinthe. Une présence inconnue et qui n'était certainement pas celle d'un titan. Téthys jeta un regard à Cronos pour surveiller sa réaction. Il ne leur avait rien ordonné pour le moment, et ce cosmos ne semblait pas venir dans un but hostile. L'ancienne reine se contenta de noter la puissance phénoménale de ce cosmos. Il ne s'agissait pas d'une petite divinité à faibles pouvoirs.
 
-Seigneur, savez-vous de qu'il peut s'agir ? 
 
Elle n'eut pas longtemps à attendre puisque le cosmos inconnu arriva en sautillant comme si de rien n'était, trainant derrière elle l'un des trois fils de Cronos. Hadès, le souverain des Enfers ! Par les mânes de la déesse mère, que faisait-il ici ? Qu'est-ce que cela signifiait ? Apparemment la divinité infernale avait combattu Athéna et s'était fais mettre à terre par son propre petit frère en personne.
 
"Ainsi, ces maudits Olympiens ne sont même pas capable de rester unis. Ils ont voulus jouer aux maitres du monde, et voilà où ils en sont arrivés. Pathétique."

Téthys n'accorda aucun regard au souverain des Enfers déchu. Après tout qu'avait-elle à dire à l'un de ceux qui avait provoqué sa chute dans le Tartare ? Rien du tout à par qu'elle le haïssait et que si elle l'avait pût, elle l'aurait écrasé avec sa masse. Mais le sous-entendu de l'inconnue suffit à la faire réfléchir. Bien qu'elle ne lui inspirait pas trop confiance, ses paroles étaient juste.

"Ce servir d'Hadès contre sa propre famille ? Vu l'affection qu'il a l'air de leur porter, cela pourrait être une bonne idée. Mais que nous demanderait-il en échange ? "

Le roi déchu n'était de toute façon pas en position de leur demander quoique se soit dans l'état actuel des choses. La seule chose qu'il pouvait demander étai la clémence de leur roi qui était aussi son père, et elle doutait fortement qu'Hadès s'abaisse à faire une chose pareille. Elle demanda une nouvelle fois la parole à son souverain après les paroles véhémentes de Japet.

-D'entre tous les Olympiens, Hadès est certainement l'un de ceux méritant le moins notre clémence. A part des paroles qui pourraient aisément être remises en doute, je ne vois pas ce que nous pourrions en tirer de plus.


Elle avait dit cela en regardant son jeune frère, sans même un regard pour la divinité aux cheveux noirs gisant à ses pieds. Puis, elle porta son regard vers sa divinité qui ne s'était toujours pas présentée. Elle avait parlé d'un émissaire. S'agissait-il de cet homme moustachu qui les avait conduit jusqu'à leur frère ?

-Tu te présentes comme une alliée si j'ai bien compris. Tu penses nous amadouer en nous amenant Hadès sur un plateau d'argent, c'est cela ? Mais pourquoi ne commences-tu pas par nous dire qui tu es et pourquoi tu t'allierais à nous ?


Comme Japet, Téthys n'était pas très pour cette alliance, surtout de la part d'une divinité qu'elle ne connaissait pas. Cela pouvait très bien être une énième fourberie de ces Olympiens qui aurait envoyé cette déesse spécialement pour les tromper.
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Cronos
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MessageSujet: Re: Un nouveau départ   Ven 31 Juil - 17:52

Edit:
 

Les moires avaient de tout temps compté parmi les plus incompréhensibles et hermétiques des entités que le chaos avait engendrées, de cela le roi des titans en avait la certitude. Après tout, n’était-il pas celui qui avait quasiment dévoué son existence toute entière à leur recherche ?

Des suites de la malédiction d’Ouranos, le dieu fauchard n’avait plus eut que l’obsession de son propre destin à l’esprit. Le temps, le canevas inéluctable de l’avenir… Cronos avait tout sacrifié pour en percer les mystères, et alors même qu’aujourd’hui, de toute sa nombreuse espèce, il demeurait l’incontestable détenteur de ce qui s’approchait le plus de leur compréhension, malgré tout tant lui restait encore inconnu, incompréhensible, jusqu’à la nature réelle des moires ou même leur localisation.

Pouvait-ton jamais percer les mystères d’une chose si cette chose vous empêchait de la percer à jour ?

Pouvait-on jamais vraiment lutter contre son destin ? Pouvait-on l’influer, le modifier, voir le changer ? La quête toute entière du roi des titans se résumait à cette question en somme simplissime mais fondamentale.

Les mauvaises langues argumenteraient que cela n’avait plus d’importance aujourd’hui, alors que le fils avait détrôné le père, et que le destin avait semblait-il accompli son œuvre. Mais Cronos n’était-il pas de retour ? Ne s’était-il pas lever des profondeurs du tartare déjà par deux fois afin de lutter contre ce sort tyrannique ? Oui la question valait encore la peine d’être posée, oui sa réponse avait encore de l’importance, et pour la connaitre, le dieu fauchard était prêt à sonder les profondeurs les plus abyssales de la création.

- Hum ?

De la trahison répugnante de niaiserie de Coeos, seule une apparition soudaine et imprévue parvient à arracher le roi des titans, l’apparition de celle qui depuis le début le soutient de son pouvoir et de ses conseils

De l’humain qui l’avait quitté il y a à peine quelques heures, la voilà qui revenait sous sa forme divine, trahissant dès lors sa véritable puissance autant que son véritable visage. Chose bien surprenante lorsque l’on connaissait l’attachement tout particulier de cette déesse pour l’illusion et la mise en scène.

- Paix vous tous, ne craignez point celle à qui nous devons tous notre liberté actuelle.

Fidèles et méfiants, les frères et sœurs du dieu fauchard s’étaient levés, presque insurgés contre l’arrivée aussi naturelle que décontractée d’une étrangère qu’ils n’avaient pu connaitre que de nom jusqu’à présent.

- Sachez que vous avez devant vos yeux la Discorde en personne, fille de Nyx, infatigable tisseuse t’intrigue, et source de l’émulation universelle. Notre sauveuse et notre bienfaitrice, autant que mes yeux et mes oreilles dans le monde de nos ennemis. Ce fut elle qui après ma libération il y a de cela dix années terrestres, m’a accompagnée au travers de la création à la recherche des fragments de mon pouvoir. Ce fut avec son aide que je mis un terme à l’existence traitresse du dieu des flots et récupérai enfin ma pleine puissance, et ce fut elle qui devant les portes du Tartare, m’aida à en vaincre les gardiens autant qu’à en briser les portes pour vous libérer. Si aujourd’hui nous sommes réunis, à l’abri derrière un sanctuaire que nos ennemis ne peuvent percer de leur regard. Si aujourd’hui vous êtes tous parvenu jusqu’à moi en suivant l’émissaire de Sparte, c’est bien grâce à elle. De toutes les divinités, elle est celle qui a le plus œuvrée pour notre cause, aussi, accueillez là en amie avec toute la gratitude qui s’impose.

Il ne serait pas dit que le roi des titans était un ingrat. Il savait récompenser ceux qui devaient l’être, autant qu’il savait punir ceux qui le méritaient.

- Eris, soit la bienvenue.

Recevant avec plaisir son alliée de la première heure alors qu’elle s’agenouillait devant lui, le dieu fauchard manqua de trahir son émoi en découvrant l’incroyable cadeau que la Discorde lui avait apporté.

- Tu as déjà tant fait pour nous, et encore maintenant, tu m’apportes un présent. Un magnifique présent.

S’approchant sans un bruit du corps inerte de son fils encore paré de son armure dérisoire, le pouvoir du roi des titans commença à apparaitre sur l’éclat du surplis alors que ses ailes commençaient à se désagréger.

- Hadès… Mon enfant… Combien de temps s’est-il écoulé depuis notre dernière rencontre ? Alors j’étais le vaincu, et toi le mécène, mais à présent que les rôles sont inversés, qu’aurais-tu à dire pour t’épargner ma vengeance et celles de mes semblables ? Qu’aurais-tu à m’offrir en échange de ta misérable existence ?

Et effleurant du bout des doigts le bâillon de foudre entourant la bouche de l’ancien geôlier devenu maintenant le nouveau prisonnier, la parole lui fut alors rendue tandis que la malédiction de Zeus s’effrita comme la montagne s’érodait face aux années l’assaillant sans répit.

- Choisi soigneusement les mots que tu vas dire. Ils seront peut-être les derniers.

Si focalisé sur son fils était à présent le roi des titans qu'il faillit presque ne pas entendre la dernière question de son alliée de la première heure.

- Hum ? Oh tu veux sans doute parler de Coeos. Et bien disons simplement qu'il a enfin payé pour sa trahison envers moi lors de notre dernière libération. Il expie à présent dans son temple et n'en sortira que sur mon ordre.


Dernière édition par Cronos le Dim 2 Aoû - 12:34, édité 1 fois
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Hadès
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MessageSujet: Re: Un nouveau départ   Sam 1 Aoû - 14:23

Arrow Je me suis fait kidnappé là-bas

Si vite, tout était allé si vite. Entre les sceaux de Zeus, la chute aussi dure qu’implacable, et la brume à la couleur de l’émeraude ; voilà que de l’enceinte trois fois maudite de Sparte, j'étais à présent au sein d'un tunnel dimensionnel emplis de brouillard auprès d’une ancienne présence, à la fois familière et pourtant si lointaine.

Eris ?!

Elle semblait m’attendre. Au sein de cette étrange dimension dont j’ignorais tout, elle était là, les bras en croix et le sourire aux lèvres. Etait-ce elle à qui je devais mon sauvetage des plus inattendus ? Rien n’était moins improbable.

Je voulais parler, je voulais hurler, je voulais m’insurger contre le traitement humiliant qui m’était réservé, mais les sceaux d’éclair de Zeus m’interdisaient encore toutes actions.

Ainsi je dus me contenter d’écouter et de regarder. D’emmagasiner le maximum d’informations au travers de ce que mes sens parvenaient encore à saisir alors qu'entre frustration, surprise et inquiétude, les derniers mots de ma trop nombreuse famille résonnaient encore en mon esprit.

La moue boudeuse du bellâtre rouquin, piqué au vif et ridicule entre tous ; les menaces d’Héra, furieuse de par son impuissance et une vérité qu’elle n’avait jamais su accepter ; et pire que tout, le sermon hypocrite au possible de ce roi des dieux parvenu…

Tous paieraient, tous connaîtraient ma vengeance. Même s’il me fallait attendre encore mille ans, j’obtiendrais rétribution pour leur infamies.

Mais pour l’heure, il me fallait comprendre. Comprendre ce que la Discorde me voulait, ce qu’elle voulait dire en parlant d’un être capable de briser les sceaux d’éclairs de Zeus.

Et je ne tardais pas à comprendre. Au moment où tous ces pouvoirs divins m’assaillirent alors qu’en compagnie d’Eris, je pénétrais dans ce que je devinais être l’antre des titans.

Ainsi j’étais un présent. Un cadeau destiné à celui qui par le passé m’avais tout offert en échange de l’âme d’un simple mortel. Sans doute le meilleur marché que je n’ai jamais passé, mais aussi celui que j’avais le moins savouré, tant ma défaite des mains des chevaliers d’Athéna avait suivie rapidement après. Trop rapidement en vérité.

Si seulement j’avais su maitriser la puissance de Cronos… L’histoire aurait été bien différente.

Mais le temps n’était pas aux lamentations, car déjà, mes ancêtres s'approchaient.

Tels des vautours, les voilà qui s’approchaient, afin de se régaler de ma défaite des mains d’un autre. Allais-je finir ainsi ? Des mains de mes anciens ennemis sans même pouvoir me défendre, tels un animal que l’on menait à l’abattoir ?

Pathétiques ignorants… Oser parler des Olympiens en ma présence… J’ai plus œuvré contre eux que vous tous réuni. Sans parler du fait que je n’en ai jamais fait partie, à la différence de mes deux frères.

Si je l’avais pu, je les aurais tués de mon regard. Les entendre eux, parler de loyauté, en particulier Téthys, traîtresse à sa propre race et tiède ayant choisie la neutralité au lieu du soutien de ses propres frères…

*Que Zeus l’ai malgré tout condamnée au tartare est une… Ironie des plus savoureuses. Le genre de petite plaisanterie du destin que l’on prend plaisir à souligner et à apprécier, même des siècles après.*

Et pourtant, malgré tout le bruit qu’ils étaient capable d’émettre de leur borborygmes ineptes, ce n’était pas vers eux que mes sens se tournaient à présent, mais bien vers la haute silhouette encapuchonné dont l’impérieux pouvoir me certifia l’identité.

Cronos…

Oh qu’il devait jubiler en cet instant où nos anciens rôle s’étaient inversés… Oh qu’il devait être heureux de me voir ainsi impuissant, pareillement à lui lors de notre dernière rencontre. Et le pire, c’était que je ne pouvais même pas lui en vouloir. J’aurai agi exactement comme lui à sa place.

Qu’est-ce que ce sera Cronos ? Mort, ou vif ?

Ma réponse vint en même temps que les mots du roi des titans, alors que sous l’action de son pouvoir ésotérique, toute matière autour de lui semblait vieillir à une vitesse incroyable.

- Hum

Savourant enfin la liberté de mouvement en somme toute restreinte que je venais de recouvrir en voyant mon bâillon tomber, je compris alors deux choses.

Premièrement, la puissance de mon père avait encore grandie, allant jusqu’à égaler voir surpasser celle de Zeus, et deuxièmement, si je n’étais pas déjà réduit en poussière, c’était que j’avais encore une chance de retourner la situation en ma faveur.

L’ennemi de mon ennemi est mon ami.

- Ce que je dirais ? Je dirais que si tu me rends la liberté, je t’aiderai à reprendre la couronne qui t’a été volée par le passé. Je te dirais que si tu brises ces chaines me retenant, je t’aiderai à briser celui qui les a posées sur moi. Je te dirais que par le passé, j’ai suivis la révolte d’un fils à l’ambition dévorante, et que pour tout salaire de ma peine, je n’ai reçus qu’une terre maudite, et une tâche ingrate et le mépris de ceux qui s'étaient présenté comme mes frères et soeurs.

Aujourd’hui, mon cœur n’éprouve plus pour eux que haine et vengeance. Libère moi, et je te servirais dans la guerre à venir. Toi plus que tous les autres titans connais ma puissance. Libère moi, et je te promets la puissance des enfers à tes cotés pour réduire à néant nos ennemis commun. Je ne te demanderai qu’une chose en retour, une tête très précisément. Celle d’Athéna. Je la veux. Je la veux vivante, afin que je puisse la tuer de mes propres mains, mais pas avant d’avoir enfin pu savourer ses larmes et son désespoir alors qu’elle aura vu tout ce à quoi elle tenait disparaître.


Le marché tenait en ses termes. En échange de la vie d’Athéna, Cronos aurait la force de tout un empire à ses côtés, ainsi que la mienne. Seul un fou ou un sot refuserait une telle offre, et s’il ne me faisait pas confiance, qu’il lise donc dans mon cœur, et il pourrait faire confiance à ma vengeance.
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MessageSujet: Re: Un nouveau départ   Dim 2 Aoû - 14:53

« Vous me flattez majesté. Je n’ai pas autant de mérite. Je n’ai fait que vous permettre de revenir en ce monde afin de récupérer ce qui aurait toujours dut rester votre, vous qui avez toujours fait un bien meilleur roi que l’usurpateur. »

L’identité de leur bienfaitrice finalement révélée de la bouche même de Cronos, le reste des titans n’aurait à présent plus de raison de douter de l’alliance existant entre elle et leur roi.

« Quand à vous, très estimés fils et filles et Gaia, veuillez accepter mes excuses. J’ai préféré laisser notre roi m’introduire avec ses propres mots, et j’espère que vous ne m’en tiendrez pas rigueur. »

Feignant l’air désolé de ceux qui avec respect et sincérité reconnaissent leur erreur, la Discorde jouait son rôle tandis que le roi des titans était quand à lui complètement obnubilé par le savoureux entremet encore emballé à ses pieds, un entremet qui bien utilisé deviendrait une arme oh combien redoutable.

« Je vous demanderai bien vos noms respectifs, mais mon émissaire m’a déjà transmis ces informations, et il est impolis de poser des questions dont possède déjà la réponse, n’êtes-vous pas d’accord ? »

Réfléchir un peu permettrait aux autres titans de faire le lien entre Eris et ce fameux émissaire, le seul à qui ils avaient parlé depuis leur retour en ce monde, le seul à avoir jamais recueillie leur identité respective, le seul à les avoir vus traverser l’Arche d’Onyx.

« Maintenant, même si votre prudence vous honore, tachez de ne pas l’entretenir en paranoïa. D’autre que moi pourraient le prendre avec bien moins de patiente, et vous ne voulez surement pas ajouter d’avantage à la longue liste de vos ennemis, n’est-ce pas ? »

L’émulsion. Un mot bien barbare, faisant tout de suite passer celui l’utilisant pour un être sophistiqué, et pourtant, quelque chose d’omniprésent, et de si fondamental.

*Qu’il serait ennuyant de regarder des choses immobiles, tu ne crois pas ?*

Mais Hazama demeurait encore muet, sans doute encore vert de rage des suites de l’humiliation que lui avait infligé Héra l’orgueilleuse.

*Toujours d’humeur refrognée ? Tu as bien hérité de ma rancœur on dirait.*

Légendaire était la vengeance de la Discorde, la dernière en date lui avait même consacré un attribut aussi savoureux qu’anodin.

*Nous devrions lui envoyer un nouveau présent qu’est-ce que tu en penses ? Peut-être une parure ou un bijou ?*

L’idée de déclencher une nouvelle guerre de Troie était des plus plaisantes aux yeux d’Eris, mais plus encore que d’offrir un nouveau terrain de jeu à son dieu favoris, celui qu’elle appelait affectueusement son petit chou, c’était l’idée de voir l’union défaite qui l’excitait.

Voir l’hautain tomber, le misérable s’élever, le riche ruiné et le pauvre enrichie, voilà les fluctuations, les changements que désiraient la Discorde.

*Hum, avec la mention "à la plus méritante" ? Hihihi, même les muses pourraient participer cette fois.

En temps de guerre divine, tu penses vraiment qu’elles tomberaient encore dans le panneau ?

Bien sûr que non, mais cela attirerait l’attention sur moi, et pas sur le reste.

Tu t’es enfin décidé à entrer en scène ?

J’en ai assez de rester dans la salle à inspirer les acteurs, j’ai envie de prendre part moi-même à ce spectacle grandiose. Je veux être une bouche, une oreille, une main, pas juste un œil.*


Oui, le temps des préparations était révolu. Dans toutes parties devait venir le temps où les joueurs révéleraient leur atout, et où le dernier coup serait joué.

C’était de loin le moment préféré de la Discorde, et également de son alter-égo masculin.

*Ils vont remonter jusqu’à nous, je le sais. C’est peut-être même déjà le cas. Et une fois que mon nom leur sera revenu en mémoire, ils nous chercheront. Ivre de vengeance, ils remueront ciel et terre pour nous retrouver, et cela les affaiblira. Ils ne verront pas le coup suivant venir, un coup qui fera trembler jusqu’aux fondations de l’Olympe.

Ça t’excite pas vrai ? Tout ce chaos à venir, toute cette tension dans l’air ?

Hihihihi. Tu me connais.*


Fébrile sous son apparence de tranquillité était en cet instant Eris, mais elle n’en montrait rien. Elle plus qu’aucun autre pouvait ressentir le bouillonnement des destinées l’entourant, toutes convergentes vers ce nœud du destin indémêlable et dont la complexité échappait même aux yeux du plus grand de tous les visionnaires.

*Quelle humiliation cela doit être pour lui. Devoir ainsi chercher de ses propres mains, de ses propres yeux au lieu de simplement connaitre l’avenir et agir en conséquence.

Tu penses à Zeus, ou à son père ? L’un comme l’autre n’ont jamais su accepter leur destin. L’un comme l’autre sont transit de peur en s’imaginant détrôné et vaincu par leur descendance. Et en cherchant à esquiver ce que les astres leur ont prédit, ils ne font que précipiter leur sort.

Ils ne comprennent pas. Ils ne savent pas ce qu’est le bonheur de l’incertitude. Celui de bâtir pas à pas son avenir, et non de le subir secondes après secondes.*


Passé irrémédiable, futur intolérable. Quelle liberté restait-il quand les fondements mêmes de l’univers imposaient la causalité ? Quel espoir demeurait-il quand le destin était déjà écrit, et surtout, déjà connu ?

*Plus que quelques coups, oui plus que quelques coups, et nous serons enfin débarrasser de cette tyrannie.

Oui. Mais nous n’en sommes pas encore là. Tu as entendu ? Coeos a été rattrapé par ses actions passées. Quelle ironie n’est-ce pas ? Que celui ayant vu la vérité soit châtiée pour avoir tenté de lutter contre son destin. Les moires sont vraiment des êtres d’une extrême cruauté.

Si le destin est implacable, alors c’est à nous de faire en sorte de rendre le rôle des acteurs plus agréable à jouer. Traitre et pariât Coeos est devenu, mais même la vie d’un traitre peut être digne d’être vécue, si on lui accorde sa chance.

Tu penses à la même chose que moi ?

A ton avis ?*


Un seul regard entre la Discorde et le corbeau perché sur son épaule suffit. Le lien unissant Eris à cet étrange familier allait apparaitre sous un tout autre jour alors que dans un croissement soudain, celui-ci s’envolait pour tournoyer autour de la divine assemblée.

*Va à présent, va trouver celui que le destin à finalement rattraper.

Un traître dont l’âme est bonne mais les actes mauvais… Ça sera un véritable plaisir que de traiter avec lui hihihihi.*


Et dans un nuage d’ombre et d’émeraude, le familier à plume de la Discorde disparut, sans laisser de trace.

« Voilà de bien fâcheuses nouvelles. Je partage votre peine. De telles révélations sont de celles capables de changer votre regard sur ceux qui vous entoure, et sur le monde en général. »

Un simple corbeau n’émettant ni aura ni cosmos disparu, seul les plus soupçonneux pourraient s’en inquiéter, et encore faudrait-il qu’ils trouvent une raison de l’exprimer à haute voix après l’explication qu’allait donner Eris à ce propos.

« De telles révélations ne resteront pas sans conséquences, je dois prendre les mesures qui s’imposent. Sparte et le reste du monde sauront, en temps et en heure, du moins ceux qui recevront la visite de mon familier, comme mon émissaire. »
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Thémis
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MessageSujet: Re: Un nouveau départ   Ven 14 Aoû - 22:37

[HRP : j'ai fait au plus vite pour ne plus trop bloquer le topic. J'ai tenu compte de l'ensemble ^^]

* Japet, mon frère, mon amour... *

Je me sentais si mal et si bien en même temps. Le trouble qui s'était emparé de moi était à l'image de la furie de souvenirs qui me secouait. Quelle était la part de vérité et celle de doute ? Le Tartare avait bien évidemment laissé sa marque mais je ne pouvais penser qu'il fusse le seul à l'oeuvre.

Et écoutant les autres paroles de mon frère.

* Oui, je ne peux que faire le tri en mon esprit. Trop de choses peuvent retarder voire pire perturber mon jugement si jamais la passé prend trop le pas sur le présent. Maintenant, est-ce aussi l'oeuvre de cette traîtresse de Mnémosyne ? Faire éclore le doute, le malaise en nous pour nous réduire à l'état d'enfants impuissants ? *

Et serrant les poings à cette idée.

* Si c'est cela, si cela s'avère être une nouvelle malveillance de son cru et bien sa tête ira rejoindre celles d'Athéna et Hadès en tant que pièce majeure de ma balance. Pour la plus grande gloire de notre frère et roi ainsi que notre futur. *

Et lui souriant.

* Un futur qui ne pourra qu'être radieux avec toi à mes côtés et notre fils enfin libéré... Moi aussi, je t'aime, plus que tout, mon cher Japet, et je serai toujours à tes côtés. Jamais, je ne pourrais la laisser te rayer de ma mémoire. Plutôt souffrit éternellement de ce tourment qui me menace que de te perdre encore une fois sans retour possible. Je veux que sur les ruines et les dépouilles de ces Olympiens maudits, nous construisions notre nouvel âge d'or. Que tous comprennent que le retour des Titans redonnera sa vraie face au monde. Je t'aime, mon cher frère et époux et jamais, je ne laisserai quiconque t'effacer de ma mémoire. Plutôt me détruire pour renaître ailleurs...

Rien ne nous séparera jamais... Rien tant que nos éternités s'écouleront... *


Reparler de notre enfant avait fait surgir une autre hypothèse dans ma tête. Celle qu'il ait déjà pu quitter cette monstruosité de geôle où il était éternellement tenu à la merci de la voracité de l'aigle de Zeus m'avait déjà traversé l'esprit et avec elle la possibilité d'avoir un allié de poids à la condition qu'il ne fusse réincarné entre-temps.

~ Prométhée...

Et nos autres enfants, je ne les avais pas oubliés mais seul parmi tous, lui avait tant souffert de la cruauté des Olympiens.

* Mon amour, si je sens la peine revenir m'étouffer avec ses vagues de nostalgie si douces et si étouffantes, je penserai à toi, à notre amour, à notre enfant martyrisé, à ceux qu'on nous a enlevés, à notre passé entre les mains de ce monstre d'Hadès. Et là, je pourrais te garantir que la rage me rendra la force de me relever avant de tout éclipser. La Justice doit être froide, aveugle et juste selon nos termes anciens et j'en suis la garante. Je te promets de tout faire pour lutter contre ce mauvais sort qui semble s'être attaché à moi. Toute atteinte que je suis, je suis une titanide et une battante. *

Sur ces mots, mon dunami se manifesta, par chance, discrètement. J'avais déjà assez irrité Cronos, aussi, il était plus que temps de faire oublier tout cela. Ce qui ne fut pas bien compliqué au vu de ce que nous venions tous les quatre d'apprendre. Coeos nous avait trahi de la pire des façons mais il ne serait pas dit qu'il subirait son digne châtiment sans avoir exposé sa version des faits. Nous étions anciens mais civilisés, " titaniquement " parlant.

Et cela fut à la hauteur ce que je craignais. Cet acte avait signé la fin des nôtres et la défaite de notre roi. Cet humain avait usé des savoirs et des pouvoirs que Coeos lui avait fourni contre lui mais aussi contre Hypérion.

" Mais quelle folie t'a pris, mon frère ? Quelle folie cachée derrière une réelle fidélité ? Te rends-tu compte de ce que nous sommes tous devenus, du prix que nous avons tous payés par ce seul acte. Cet Aiolia, tu lui as donné cette force, cette force qui a fait notre malheur à tous. Mais quel frère es-tu donc ? Quel titan es-tu pour ainsi manquer de clairvoyance ? L'homme ne voit que les intérêts de l'homme et non ceux de l'ensemble de monde et de l'univers. Je te pensais plus sage, Coeos, bien plus sage. L'idée que les humains soient hautement auto-destructeurs ne t'a pas traversé l'esprit. Si jamais, cette arme, la plus terrible de toutes est encore entre leurs mains, réalises-tu que tu as hypothéqué notre avenir à tous...

Non, seulement, le nôtre mais aussi celui de notre mère. Songe que le secret de cette arme a autant pu disparaître avec Aiolia qu'être transmise en d'autres mains. Ce secret qui n'aurait jamais du passer en de si indignes et instables mains.

Que la Sagesse et la Justice de notre roi te servent à jamais d'exemple. Cronos, notre souverain a tous a bien parlé et le choix de son châtiment envers toi est juste. Que les siècles où tu seras laissé seul face à toi-même et le crime que tu as commis envers nous tous t'ouvrent les yeux. "


Et me retournant vers mon cher époux.

* Oui, mon cher époux. Moi aussi, j'ai aspiré à la plus terrifiante des vengeances pour qu'il serve d'exemple à tous les traîtres mais j'ai foi en la sagesse de notre roi. Lui qui a le don du temps a sans doute senti qu'il pourrait se racheter un jour. C'est un fidèle malgré sa stupidité et sa faiblesse. Son honneur est plus qu'entaché et s'il veut regagner un jour sa place parmi nous, il faudra qu'il nous prouve sa loyauté. Et pour le tester, nous ne serons pas trop de deux. Je pense que cela pourrait tout autant te convenir, mon frère bien-aimé. Je suis toujours à tes côtés. *
Ce dernier message à peine parti, le corps de Coeos disparut aux yeux de tous.

~ Puisse-t-il ne reparaître que pour se purifier en vous sauvant, mon roi.

Et abaissant la tête en signe de respect, je la redressais soudain en voyant apparaître devant nous une invitée inattendue. Son apparence tout comme sa force n'avait rien de commun avec la nôtre ou celle des Olympiens que nous avions sentis à Sparte. Cette femme, cette divinité, en plus d'être incroyablement ancienne dégageait une beauté aussi atypique que fascinante. Le genre capable de vous clouer sur place d'un seul regard tant elle est attirante. Un mouvement près d'elle et je remarquais le corbeau perché à son épaule. Puis sa voix qui avait autant frappé mon cher époux que moi.

* Tu penses la même chose que moi, mon tendre ami ? Cette déesse, cette voix, elle a tout un mélange de perfidie et suavité, à la fois séductrice et malveillante. Un breuvage capable de monter à la tête de sa victime parfaitement consciente mais incapable de résister. *

Le temps d'échanger ces quelques mots et la nouvelle arrivante s'agenouilla devant notre roi avec un cadeau aussi inestimable qu'honni. Ce fils indigne d'Hadès, notre propre geôlier entravé, humilié et réduit à l'impuissance, ne pouvant se servir que de ses yeux pour faire comprendre à tous l'immensité de la rage et de la haine le dévorant. Tout comme mes frères et ma sœur, j'allais prendre la parole quand Cronos me devança, présentant la redoutable déesse comme étant Éris.

~ Nous lui devons notre liberté mais elle que gagne-t-elle dans la balance ? Je suis certaine qu'elle ne fait pas cela pour rien. Quelle prix peut intéresser une telle divinité sinon le chaos qui accompagnera la lutte.


Et m'en ouvrant à mon frère époux.

Nous avons notre idéal, elle a le sien. Mon cher amour, mieux vaut se méfier. Nous lui devons bien la liberté mais sommes-nous bien ses alliés ou servons-nous juste ses desseins. La Discorde aime provoquer des guerres comme elle l'a fait par le passé avec cette guerre de Troie qui a si bien marqué les siècles que même un passage aussi court que le nôtre en ce monde décadent et corrompu par l'humanité a suffi en nous en porter l'essentiel et avec lui, le rôle de cette dame. Cette guerre ne peut que la réjouir au plus haut point...

Avant de répondre enfin...

" C'est une magnifique surprise et un honneur de rencontrer aussi vite notre sauveuse et de découvrir sous ces traits qu'il s'agit de la gracieuse et inimitable déesse Eris. Tout comme notre souverain vient de le dire, ma gratitude vous est acquise. Non seulement, vous concourez à notre évasion mais en plus, vous venez déposer aux pieds de notre roi ce magnifique présent. "

~ Dommage que je ne puisse le fouiller mais il est trop tard pour en discuter.

Une précaution qui aurait pu s'avérer nécessaire mais dont je me passerai surtout que des sceaux de Foudre l'entouraient, le maintenant en cet état de larve qui ne pouvait que l'insupporter davantage à chaque seconde qui passait. Puis, quand enfin, il prit la parole...

Mais il veut me prendre mon futur plateau ! De quoi me faire hérisser le cuir avant que je ne me calme. Entre avoir un allié de poids déchaîné contre ses semblables qui taillerait la route pour nous et reporter à plus tard un désir que je pourrais sans le moindre doute assouvir, le choix était vite fait. Peser le pour et le contre était une de mes spécialités et l'intérêt de notre famille passerait avant tout.

" Telle est donc ta réponse à la bonté que t'a offerte notre roi, seigneur déchu des Enfers. Ces chaînes sont la marque de Zeus et tu as une fois de trop attenté à la vie de son enfant chérie. Celles qui marquent ton sort à ses yeux, un sort guère plus enviable que le nôtre mais dont la menace n'atténue en rien ta puissance et ta fierté.

La haine coule encore davantage que l'ichor en toi, Hadès, mais est-ce bien ton souhait le plus cher ? N'avoir que la tête d'Athéna en contrepartie de ton alliance ? J'aurais pensé que tu aurais voulu une autre fleur plus précieuse qui elle est une pure enfant d'olympiens. Formule bien ta phrase que nous sachions si tu désires épargner une seule enfant de Zeus avant que tous ne soient plus que trophées aux pieds de notre roi. Tous sans exception, dis-nous, toi, le caché, toi le paria, si cela est bien ce que tu souhaites, ta seule tête sauvée dans l'ensemble de cette vaste descendance maudite en plus la tête d'Athéna. "
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Iapetos
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MessageSujet: Re: Un nouveau départ   Dim 16 Aoû - 18:32

Dans ma surprise, je m’étais levé, face à cette intrusion aussi surprenante que révoltante, je m’étais préparé au pire. L’espace et son pouvoir était mien, à jamais, et s’il le fallait, je le démontrerai devant Hadès et sa mystérieuse ravisseuse.

Ma dernière question lancée, je m’apprêtais à en recevoir la réponse de la bouche de notre invitée, quand soudain, la voix de notre roi s’éleva.

« αλλά ο Κύριός…; » (Mais seigneur… ?)

Celle à qui nous devions notre liberté ? Qu’est-ce que cela voulait dire ?

Reprenant ma place, je prêtais désormais mon entière attention à notre roi qui par ses mots venaient d’imposer le silence.

*Έρις; Έτσι, η ίδια είναι Έριδος;* (Eris ? Ainsi c’est elle la Discorde ?)

Le mystère de l’identité de notre bienfaitrice était donc dissipé. Et mieux encore qu’un nom, nous avions désormais une liste de haut faits à associer à la fille de Nyx.

"Ναι αγαπητοί μου. Έριδος εξυπηρετεί προφανώς βασιλιάς μας, αλλά μόνο ο κύριός του παραμένει αληθινή φύση του. Τώρα που έκανε κάποιον ανάξιο της εμπιστοσύνης μας;" (Oui mon aimée. La Discorde sert apparemment notre roi, mais son seul maitre demeure sa nature profonde. Maintenant, cela en fait-elle quelqu’un d’indigne de notre confiance ?)

Notre roi semblait s’en remettre à Elle sans retenue, et nous lui devions notre liberté ainsi que le fait d’être réunie en notre domaine, sain et sauf, cela aurait dut me suffire, amplement, mais seul un fou ou un sot ferait pleinement confiance à la Discorde incarnée.

« Εγώ μαζί με τη σύζυγό μου, την αδελφή σας τις ευχαριστίες μου και τα ειλικρινή μου χαιρετισμούς. Έτσι είστε ο πλοίαρχος αυτού του οδηγού από τη Σπάρτη; Είναι εσείς που είστε η αιτία αυτής της πόλης; Αυτή η ανθρώπινη, Hazama είναι σύμμαχός σας; Ή μαριονέτα σας; » (Je me joins à ma sœur épouse pour vous adresser mes remerciement et mes plus sincères salutations. Ainsi c’est vous le maitre de ce chauffeur de Sparte ? C’est vous qui êtes à l’origine de cette ville ? Cet humain, Hazama, c’est votre allié ? Ou votre pantin ?)

Nous avions enfin devant nous quelqu’un capable de répondre à ces questions qui nous avaient taraudés depuis l’apparition de l’émissaire de Sparte, et tandis que je faisais confiance à mon aimée et à notre roi pour régler la question d’Hadès, je comptais bien en tirer des réponses.

« Αγγελιοφόρο σας πρέπει να τηρείται; Γιατί συμβαίνει αυτό; Ποιες είναι αυτές οι σύμμαχοι πήγαν αποτρέψει το πουλί σας; » (Votre émissaire doit être tenu au courant ? Pourquoi cela ? Quels sont ces alliés que votre oiseau est allé prévenir ?)

Le moindre des mots d’Eris semblait charger d’un sous-entendu à la fois acide et menaçant, comme si elle prenait un malin plaisir à glisser une vérité interdite dans chacune de ses phrases. Les relever à haute voix serait paraitre encore d’avantage paranoïaque, ce qui lui donnerait raison. Elle nous avait déjà damée le pion.

« Α, και ενώ εγώ σας συνέντευξη, θα είχα επίσης την απάντηση σε ορισμένα ερωτήματα σχετικά με τη Σπάρτη. Μετά από όλα, ως σύμμαχο, δεν θα πρέπει να είναι ένα μυστικό μεταξύ μας, έτσι δεν είναι; » (Oh et tant que je vous entretiens, j’aimerai également avoir la réponse à quelques questions concernant Sparte. Après tout, en tant qu’alliés, il ne devrait pas y avoir de secret entre nous, n’est-ce pas ?)

La prendre à son propre jeu, oui, c’était ainsi que je devais diriger mes efforts. Je n’étais pas dans mon domaine, mais je me débrouillais.

« Θα ήθελα να ξέρω, γιατί να δημιουργήσουμε Σπάρτη; Αυτή η πόλη της αρμονίας και της συμφιλίωσης; Και γιατί να τοποθετηθεί στο τέλος το μόνο υπάρχον Αψίδα Όνυχας; Αυτό δεν απειλεί τη δημιουργία Μήπως σας; Πώς είναι ότι κανείς εκτός από τους Ολύμπιους έχει παρατηρήσει ακόμα; » (J’aimerai savoir, pourquoi avoir créé Sparte ? Cette cité d’harmonie et de réconciliation ? Et pourquoi y avoir placé au final la seule Arche d’Onyx existante ? Cela ne menace-t-il pas votre création ? Comment se fait-il d’ailleurs qu’aucun Olympiens ne l’ait encore remarqué ?)
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Thétys
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MessageSujet: Re: Un nouveau départ   Mar 25 Aoû - 20:23

La voix de Cronos s'était élevée pour leur expliquer qui était cette personne, et leur affirmer qu'elle n'était pas une ennemie. Le fait qu'elle ait participé à leur libération suffisait en effet à justifier sa présence, et la reconnaissance que Cronos lui accordait. Mais Éris était la discorde, même si elle n'était pas alliée aux Olympiens si on en croyait son geste, on pouvait se demander pour quelles raisons elle leur avait offert la liberté. Tant que ses plans n'entreraient pas en contradiction avec les siens et ne venait pas menacer leur royaume à Océanos et elle, Téthys pouvait accepter l'éventualité d'une alliance avec elle.

"Mais une amie, pas maintenant. Ses actions envers nous sont dignes d'être prises en compte c'est vrai, mais je ne peux lui accorder une confiance absolue."


La dernière fois qu'elle avait fait confiance à une divinité qui n'était pas un Titan, ça c'est très mal terminé. Oh, Héra avait bien plaidé la cause des Titans marins face à Océanos, essayant de leur épargner le sort que le maitre de l'Olympe s’apprêtait à faire subir à leur famille. Mais elle avait échoué malgré ses efforts, et cela la Titanide avait tendance à lui en tenir rigueur. Peut-être une rencontre entre elles pourrait régler la situation ? Seul l’avenir dira si cette situation est possible.

La déesse fille de Nyx semblait sincèrement désolée de son acte. Elle se présentait à eux comme une alliée sincère et soumise. Prête à user une nouvelle fois de ses pouvoirs pour les aider dans leur projet. Décidant de faire taire ses doutes, Téthys fit mine de comprendre et de pardonner cet impair. Autant essayer de la mettre à l'aise et de lui faire penser qu'elle avait une chance de les convaincre.

-Si vos actes continuent à servir nos projets, il n'y aura plus aucune raison d'entretenir une quelconque méfiance à votre égard noble Éris. Les actes comptent davantage que les paroles et les vôtres m'ont l'air convaincant. Soyez remerciées pour nous avoir rendus cette liberté que nous avions perdue.

Elle reporta ensuite son attention sur Hadès qui avait à présent retrouvé la parole et venait d'en faire usage pour essayer de convaincre Cronos d'accepter son alliance. La tête d'Athéna, c'était tout ce qu'il désirait ? La tête de cette déesse fille préférée de Zeus entre tous ses enfants ? Ce désir semblait sincère, et pourrait donc leur servir efficacement. La mort d’Athéna ne pourrait que provoquer la colère de Zeus et peut-être l’amener à faire des erreurs dont ses ennemis pourraient se servir.


"Athéna c'est clairement déclarée comme notre ennemie lors de la guerre qui nous a opposé à ses Saints. Même si elle est l'enfant de ma fille Métis, je ne peut avoir de complaisance à son égard."

Quelque part Zeus n'était pas si différent que ça de son père, il n'avait juste pas attendu que l'enfant naisse pour écarter le danger qui pesait sur sa toute puissance.Sur ces pensées, elle écouta les paroles de Thémis alors que Japet semblait plus intéressé par Éris. Elle adressa un message télépathique au couple de Titans.

"Hadès et Éris, deux alliés étranges vous ne croyez pas ? Si notre frère leur accorde sa confiance, nous pouvons bien en faire de même. Mais je ne pense pas qu'il serait bon que notre confiance en eux soit totale. Ce serait une grave erreur."


Elle ne savait pas si ses deux ainés partageaient les mêmes impressions qu'elle, ni même s'ils n'étaient pas en train de discuter tous les deux dans leur coin. Mais elle aimerait connaitre leur opinion au sujet de leurs prétendus alliés.

-Si la tête d'Athéna est tout ce que tu souhaites Hadès, alors je suppose que notre roi verra tout l'intérêt de s'allier à toi.

Puis, en message télépathique à Cronos.

"La haine de votre enfant envers la fille chérie de Zeus me semble sincère, votre majesté. Mais est-il vraiment prêt à mettre en péril l’équilibre qu'il a aidé à mettre en place ? Est-il prêt à accepter notre monde qu'il a jadis rejeté ? Son aide pourrait nous être très précieuse je n'en doute pas, mais je crains qu'il ne se retourne contre nous une fois sa vengeance achevée."   
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Cronos
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MessageSujet: Re: Un nouveau départ   Mer 26 Aoû - 11:11

- Athéna… Ainsi c’est une tête que ton cœur désire. Au final c’est la vengeance que tu réclames.

Le dieu faucheur semblait pensif. L’offre de son fils était des plus alléchantes, mais en son for intérieur, Cronos n’oubliait pas à qui il s’adressait.

Sages et précieux, ses frères et sœurs se manifestèrent, chacun à leur manière. Par la parole ou la pensée, ils émirent leur avis, leurs doutes et leurs certitudes et leur roi les écouta avec attention.

"De quel équilibre parles-tu Thétys ? Hadès n’est même pas membre de leur conseil. Il n’a comme pouvoir dans leur monde que celui d’un fossoyeur et d’un gardien de prison tout juste toléré dans leur montagne. Crois-tu que sa place lui convienne ?"

Cela ne faisait aucun doute, Hadès serait partisan pour un changement, une révolution. En cela, il était prévisible, et donc malléable, mais alors qu’il sondait autant le cœur que l’esprit de son fils ainé, le dieu faucheur n’y trouva qu’un visage, un visage qui obsédait littéralement le seigneur des enfers.

"Athéna est notre ennemie, elle l’a été depuis sa conception. Elle joindra ses forces à celles de son père dans la guerre à venir, ce qui allongera d’avantage la liste de nos ennemis. Nous serions sages quant à nous d’accroitre celle de nos alliés."

Cela tombait sous le sens, mais cela valait également la peine d’être rappelé.

"Quand à ce qui se passera une fois sa vengeance accomplie… Et bien le choix lui appartiendra. Moi seul peux lui épargner la vengeance de Zeus. S’il se retourne contre moi, que les moires le prennent en pitié."

Cronos avait pris sa décision. Et alors que la Discorde et Japet échangeaient paisiblement de leur côté, d’une caresse légère de la pointe de ses griffes, le dieu fauchard fit disparaitre les sceaux d’éclair du roi des Olympiens.

- Je te crois Hadès quand tu affirmes vouloir te venger. Je te crois quand tu m’affirmes désirer voir couler à flot l’ichor de tes frères et sœurs, aussi, je ne ferai rien pour t’en empêcher, bien au contraire. Je te rends ta liberté et ta puissance en échange de ton aide dans la guerre à venir ainsi que celle de ceux qui te sont fidèles. Souviens-toi de tes paroles et tache de ne jamais y revenir, ou tu regretteras les sceaux d’éclairs de Zeus.

Le seigneur des enfers ainsi libéré, celui-ci serait avisé d’en profiter pour observer le protocole avant que le roi des titans n’en prenne ombrage.

- A présent jure-moi fidélité. Reconnais-moi comme ton roi, et je t’accorderais ta vengeance.

Entièrement focalisé sur son fils qui bien que calculateur était connu pour ses élans de folie aussi soudains qu’incontrôlables, le roi des titans en oublia tout le reste, jusqu’à ce que la marche du temps se rappelle à lui sous la forme de l’apparition de deux sceaux supplémentaires au Theos Semna, avant que l’un d’eux ne disparaissent presque aussi soudainement qu’il était apparu.

- Quoi ?

Thétys venait visiblement de retrouver ses pleins pouvoirs, de même que cet idiot fini de Coeos, mais le sceau de ce dernier s’était éteint dans la seconde, comme si…

- Non ! Il n’aurait pas… Osé !

Découvrant l’immensité de sa crédulité, le roi des titans ayant porté son regard jusqu’au temple du titan de foudre n’y trouva que ténèbres et solitude. Plus aucunes traces de Coeos nulle part. Ni dans son temple, ni dans la cité de Commorragh, ni au sein du labyrinthe. Et en attendant le rapport de ceux qu’il avait chargé de surveiller le traitre imbécile, Cronos ne put en conclure qu’une chose, Coeos était parti.

- Le fou… J’ai épargné sa misérable existence, et c’est ainsi qu’il me remercie ?

Une rage sourde enfla alors dans le cœur du roi des titans, une rage qui menaçait un peu plus à chaque secondes qui passaient de lui faire perdre sa concentration et de le changer en arme de destruction absolue.

Déjà autour de lui, la roche et l’orichalque s’effritèrent de concert, tombant en poussière puis disparaissant comme si le temps leur avait été volé.

- Et bien ainsi soit-il. Il a choisi son sort... Vous tous qui êtes mes sujets et mes alliés dans cette guerre pour notre survie ! Coeos m’a trahi une fois de trop ! Désormais plus question de clémence, plus question de pardon ! Sa misérable existence connaitra la fin des lâches et des traitres ! Je le plongerai moi-même dans les affres du Tartare et m’assurais qu’il y pourrisse jusqu’à la fin des temps !
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Hadès
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MessageSujet: Re: Un nouveau départ   Jeu 27 Aoû - 12:46

« J’ai formulé mon désir avec clarté Thémys. Ne crois pas une seconde me connaitre, car tu ne sais rien de moi. Tu te crois sage ? Malgré ta subtilité je vois clair en toi. Comptes-tu vraiment t’en prendre à une innocente ? Toi qu’on dit être la Justice, tu attaquerais ma reine simplement parce qu’elle est la fille de son père ? Non, tu ne la toucheras point. Pas plus que tu ne t’en prendras à ceux et celles qui seront demeuré neutre ou absent des titanomachie. Et je te le dis sans détour, le premier d’entre vous qui osera lever la main sur elle connaitra toute la démesure de ma vengeance. »

Je savais perdre mon temps. Ils n’étaient que des sujets, le seul avec qui j’avais une affaire en cours était mon père, leur roi, et tout comme Zeus, il régnait sans partage, mais était assez malin pour faire croire le contraire.

« Oui, je ne désire que ma vengeance, elle représente tout pour moi. Pouvoir arracher de mes mains l’âme décrépite de la dépouille brisée d’Athéna avant de m’en repaitre, voilà quel serait mon rêve le plus délicieux si l’envie me prenait de fermer les yeux. »

Je l’avais déjà dit et redit, mais apparemment, le répéter ne leur ferai pas de mal.

« Alors, père ? Ta réponse ? »

Cette attente m’était insupportable, je voulais en finir. Qu’il se venge ou me libère, mais qu’il le fasse vite.

Sa réponse vint finalement, en même temps que ma liberté.

Avec une facilité qui en disait long sur sa nouvelle puissance, Cronos fit tomber les sceaux qui m’avaient réduit à l’impuissance, aussi facilement que s’ils avaient été fait de simple ficelle.

Avait-il retrouvé toute sa puissance ? Oui, à n’en pas douter, et peut être même encore d’avantage. Peut-être même que cette fois Zeus ne pourrait pas l’arrêter. Une perceptive des plus réjouissantes.

« Tu as choisi judicieusement Cronos. Tu ne le regretteras pas. Je n’abuserai ni de ton temps ni de ta générosité. Chaque nouvelle seconde du règne de Zeus nous insulte tous deux, il est plus que temps de faire tourner la roue du destin. »

Oui, il était temps pour un nouvel âge, un âge sans le règne intolérable de mon petit frère. Sous peu, je festoierai sur les ruines de son royaume et me pencherai sur son corps en souriant.

« Hurm… »

Reconnaitre Cronos comme moi roi ? Me soumettre ? Troquer une dictature pour une autre ? Hors de question. Plus jamais je ne serai le pantin d’un autre. Mais que pouvais-je faire en cet instant sinon jouer le jeu ? Refuser à haute voix serait un défi lancé à l’encontre de mon bienfaiteur, ce qui équivaudrait à un suicide pur et simple. Mon orgueil en prit un coup, mais je du obtempérer.

« Toi et moi avons un marché Cronos. Et je ne reviens jamais sur un marché. Toi plus qu’aucun autre titan dois le savoir. Tant que tu honoreras ta part, j’honorerai la mienne. »

Aussi humiliant que cela fut pour moi, je mis un genou à terre, à l’instar des autres titans surement extatique devant cette vision.

« Je… Je te jure en cet instant fidélité et obéissance, et m’agenouille devant toi comme un sujet devant son roi. Je te servirais sans retenue en espérant ne pas être lésé au moment du partage du butin. »

A ce moment, j’aurai pu tuer le premier venu qui aurai osé provoquer mon déplaisir, ce qui au fond n’était pas bien différent de l’ordinaire en y réfléchissant, à la différence près que cette fois j’étais à genoux devant un pouvoir incroyablement supérieur au mien.

*Dire que je l’avais possédé… Si seulement j’avais eu plus de temps pour l’assimiler, si seulement je ne l’avais pas perdu…*

Mes regrets furent cependant de courte durée, car sans crier gare, Cronos sembla littéralement exploser de rage en maudissant le titan de la foudre noire pour l’avoir trahis.

M’éloignant prudemment de la zone d’effet du pouvoir ésotérique du dieu faucheur de temps, je ne pus m’empêcher de m’inquiéter des conséquences d’un tel geste.

« Il risque d’alerter Zeus. Il pourrait leur révéler la position de cette dimension, ou les moyens d’y accéder. Si jamais les Olympiens l’attrape, ils le feront parler, c’est certain. Il faut le retrouver, et nous assurer qu’il ne nous trahira plus. Cronos, laisse-moi contacter mes forces en enfer et sur Terre, laisse les savoir que je suis encore en vie, et libre, et tu verras à qui va leur loyauté. En attendant que nous nous mettions en marche contre la montagne du pouvoir, laisse-moi envoyer mes troupes traquer ce misérable félon où qu’il se terre. »
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MessageSujet: Re: Un nouveau départ   Lun 31 Aoû - 13:01

*C’est fait.*

Qu’il était bon pour un maître d’œuvre que de voir ses plans se réaliser sans accroc, que de recevoir les fruits de son labeur au nez et à la barbe de ceux qui s’ils le pouvaient, feraient tout pour l’en empêcher.

La Discorde avait agi avec hâte, sans préparation préalable, cela ne lui ressemblait guère, mais parfois il fallait savoir improviser et saisir les opportunités au vol.

Son présent livré et son titan préféré de nouveau en mesure d’accomplir son destin, Eris n’avait plus de raison de s’attarder en ces lieux, d’autant que Japet commençait à devenir plutôt gênant.

« Cela fait beaucoup de questions de la part d’un allié, vous ne trouvez pas ? Un esprit soupçonneux pourrait y voir un interrogatoire, voir une inquisition démontrant un manque de confiance. Mais ce n’est pas le cas, n’est-ce pas ? »

Juste de quoi bien faire comprendre à son inquisiteur qu’elle n’était pas dupe. Après tout, dans le monde merveilleux des apparences et des faux semblants, la Discorde n’avait pas son pareil.

« Hazama est mon… partenaire, si vous voulez lui donner un titre, et le chauffeur de Sparte demeure à ses ordres. Rares sont les humains dignes de notre intérêt, et plus rares encore sont ceux dignes de nous servir. Mais celui-ci est unique, à plus d’un regard. Sous mon inspiration, il a accompli bien des choses, des choses terribles, des choses folles, mais toujours surprenantes, comme Sparte. »

Eris n’avait pas besoin d’en dire plus, le petit voyage que les titans avaient fait dans la cité du cosmos en disait plus que mille mots.

« Cette cité que vous appelez de paix et de réconciliation, n’est pour moi que la plus formidable poudrière que le monde des hommes ai jamais connue. Imaginez tous les ressentiments, toutes les émotions que des ennemis mortels peuvent entretenir quand ils sont forcés de cohabiter pacifiquement, et imaginez le festin que cela représente pour qui sait s’en nourrir. Voilà pourquoi son élaboration a été rendu possible. Après tout ce temps passé loin du monde des hommes, j’estime qu’il est temps que j’y prenne part plus activement. »

En cet instant, la Discorde était généreuse, et plutôt bavarde. Etait-ce dut à l’évasion de Coeos ? Toujours est-il que cela ne durerait pas.

« C’est impolis de poser des questions auxquelles vous avez déjà les réponses. Vous étiez à Sparte, vous avez du ressentir la barrière qui l’entoure ainsi que le dédale s’étendant sous ses rues. Quel meilleur endroit sur Terre pour y dissimuler l’entrée de votre domaine ? Le sanctuaire d’Athéna ? »

Faisant là une référence que le titan des dimensions ne pourrait que relever, le ton de la discussion commençait à devenir lassant, d’autant que Cronos avait finalement été séduit par la promesse d’un pouvoir prodigieux à son service ainsi que par celle d’un pantin qui le servirait avec zèle tant que sa vengeance ne serait pas accomplie.

« Merveilleux dénouement que tout ceci vraiment. Le père et le fils enfin réunis dans notre décor. Un véritable miracle sans doute. »

D’une voix presque chantante, la Discorde s’enivrait de tout le ressentiment et la méfiance qui régnaient entre ces dieux. Leur formidable longévité rendant leurs émotions d’autant plus puissantes, ils avaient toutes les raisons du monde de se méfier les uns les autres, et c’était bien cela qu’aimait la fille de la Nuit éternelle.

*La Discorde infatigable, qui d'abord se dresse timidement, mais qui bientôt touche du front le ciel et de ses pieds foule la terre.*

Homère n’avait jamais eu aussi raison qu’à cet instant, bien que quelque peu inspiré par l’objet de ses écrits.

« Tiens ? Le Theos Semna s’illumine. »

Vint alors le moment de la révélation. Cronos avait pris le temps, mais cela ne pouvait lui être reproché. Après tout, il avait eu de quoi s’occuper l’esprit pendant ce temps, et il était loin d’être infaillible.

Coeos, disparu, voilà qui allait rajouter encore d’avantage de tension, de peur et de doute. La Discorde s’en frottait déjà les mains.

« Hadès a raison. L’Arche n’est plus en sureté à Sparte, il faut la déplacer. Là où Coeos ne pourra pas la trouver. Seigneur, je suis vos yeux et vos oreilles dans le monde des hommes, encore une fois faites-moi confiance, je me charge de trouver cet endroit et vous laisse la traque du parjure. »

Ça, c’était sa sortie. Et tandis qu’Eris disparaissait dans les flammes vertes qui l’avaient vu apparaître, loin de là, à une distance proprement impossible à calculer, le dit parjure attendait sa venue.

Arrow Direction, la suite du programme Twisted Evil
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Thémis
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MessageSujet: Re: Un nouveau départ   Mer 9 Sep - 19:28

Tant de faits s'étaient écoulés depuis notre évasion du Tartare. Tant d'éléments qui prenaient lentement leurs places ou se révélaient avec leurs joies, leurs peines ou encore leurs menaces voire pire, telle l'infâme trahison de Coeos envers son son roi et envers nous, ses frères et sœurs. Et parmi les êtres qui se pressaient à présent autour de notre vénéré roi et frère se tenaient la Discorde et son présent plus que singulier. Une bien étonnante alliée que la fille de Nyx, une bien singulière et inconstante alliée. Tant de doutes s'étaient fait en nous en la contemplant mais nul ne pouvait nier le qualité et l'audace de son présent. Et répondant de plus belle aux paroles de mon merveilleux frère époux, j'achevais ma pensée à l'égard de cette plus que talentueuse visiteuse.

* Oui, mon amour, nous lui devons notre liberté. Pour cela, pour le fait de t'avoir retrouvé et de pouvoir enfin te serrer entre mes bras et espérer de nouveau en l'avenir, je ne peux que lui être reconnaissante. Nous avons une dette envers elle. Une dette que mon cœur aspire à s'acquitter au plus tôt. *

Aucune dureté dans le ton des pensées que j'offrais à mon frère. Calmes mais non dénuées de crainte toutefois tant je savais que la nature profonde des êtres et même des dieux finissait toujours par reprendre le dessus. Tôt ou tard, elle reprenait le dessus dans toute sa puissance et sa magnificence.

Et souriant tout en soutenant de nombreux signes de têtes les questions de Japet, je suivais avec un intérêt plus que certain les échanges qui se poursuivaient dans une ambiance plutôt électrique. Toutes ces questions qui attendaient des réponses précises tant au sujet de ce chauffeur que de la cité du cosmos renfermant en un tour de main magistral la seule et unique arche d'onyx. Et au cœur de ces voix, une autre s'était fait entendre, plus hésitante moins affirmée que les nôtres malgré l'éclat qui était la sienne, en clair, une voix qui craignait de point se faire entendre.

" Ne pense pas qu'on te mette à l'écart, Thétys, il n'en est rien. Mais pour l'instant, la parole est à notre roi et à nos deux invités de marque. Je vous en prie, poursuivez... "Avais-je glissé à la seule attention de notre sœur.

La titanide des Océans aurait donc cette sensation ? Sans doute le fait qu'Océanos n'était pas encore revenu. Du moins, pour l'instant, je ne voyais rien d'autre et m'en ouvrant à mon cher Japet.

* Mon aimé, je crains que notre sœur se sente un peu exclue de par l'absence de notre frère Océanos mais aucun de nous ne peut se laisser aller en cet instant. Cela couvrirait de honte notre roi au plus mauvais moment, face à deux alliés en puissance même si un seul nous semble réellement 'acquis' en cet instant. Nous qui venons de quitter le Tartare ne devrions que savourer tout ce qui nous est de nouveau offert en plus de sentir la rage et le désir ardent de purifier la terre de tout le mal qui lui a été causé en notre absence croître en nous. Tout comme l'obsession d'Hadès envers Athéna ne cesse d'augmenter même après avoir atteint le point de non-retour, elle ne fait qu'augmenter. Tu l'entends ? Tu l'entends cette haine à l'état pure que même la mort d'Athéna ne pourra apaiser ? *

C'était en effet une certitude, rien ne pourrait apaiser en une seule fois cette passion dévastatrice qui noyait la totalité de l'esprit du seigneur déchu de l'autre-monde. Pas même la tête de la Guerre apportée en présent. Cette même tête que j'avais si ardemment convoitée tout comme celle de ce parricide d'Hadès.

Un sourire en réponse à la répartie d'Hadès. Lui qui avançait le sentiment de justice de la titanide que j'étais. Lui qui était une bien odieuse image de ce que pouvait devenir la Justice entre les mains d'un fou sanglant et sadique ne méritait même pas de vivre et de rejoindre son royaume. Ce geôlier ne méritait aucune indulgence et seule l'aide qu'il pouvait apporter dans la guerre à venir pouvait faire pencher la décision de notre roi en sa faveur. Chose qui se passa en effet. Quel être pouvait en effet rejeter un tel soutien.

~ Sa tête par contre me reviendra s'il tombe au combat. Personne n'a mentionné cette possibilité. Aussi, autant ne pas se laisser perdre une telle relique.

Un plaisir que je me ferai dés que l'occasion se présenterait. Ce monstre qui s'était tant délecté de la souffrance des captifs du Tartare n'aurait d'autre issue que de combattre sans tomber. Puisque nul n'avait précisé ce qu'il devait lui advenir s'il venait à tomber.

Puis, contemplant une nouvelle fois la puissance de notre roi qui déchira ses anneaux de Foudre avec une facilité déconcertante, je ne pus que laisser ces quelques mots s'échapper.

" Ainsi notre très vénéré, très craint et très aimé roi en a décidé. Que l'ensemble de tes actes œuvrent pour lui, sombre monarque. En t'agenouillant face à Cronos, tu scelle ton destin, un destin à le servir avec dévouement, force et fidélité. Ose le trahir et c'est aux Titans que tu heurteras. "

Des mots qui étaient lourds de sens tout comme ceux de Cronos envers Hadès mais aussi envers ce traître de Coeos qui loin d'apprécier à sa juste valeur la mansuétude de notre roi le trahissait de nouveau.

" Cette fois, c'en est trop. Mon roi, laissez-nous appliquer la loi des Titans à ce traître et qu'il serve d'exemple à tous. A tel point que plus personne n'osera jamais songé à vous trahir de nouveau. "

Sans trembler, j'avais dit ses paroles alors que la surpuissance de Cronos mettait l'ensemble des lieux à mal. Tant de forces destructrices en un seul être. C'en était plus que dément. Une telle force pouvait largement détruire des mondes...

Et laissant autant Hadès s'avance qu'Eris prendre le large, je me tournais vers mon frère époux.

* Mon amour. Je crains que cette fois, nous ne puissions encore que dépendre d'Eris pour ce qui touche à Sparte et à l'arche d'Onyx. Mais cela n'est que partie remise comme pour la délivrance de la terre et le retour à notre âge d'or. Par contre, dans l'immédiat, le sort de Coeos est bien plus à notre portée. Le temps d'évoquer notre plan de bataille approche mais est-il bien sensé de l'exposer alors Hadès est encore céans ? *

Et me taisant, j'attendais la réponse de mon époux adoré...
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Iapetos
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MessageSujet: Re: Un nouveau départ   Jeu 10 Sep - 13:33

Elle n’avait pas été dupe, comme je m’y étais attendu de la part de celle pour qui ténèbres et tromperies devaient être aussi naturel que la respiration. Elle avait vu clair dans mon jeu, mais pourtant, par fierté ou par intérêt, avait tout de même décidée d’y jouer.

*Ενδιαφέρουσες. Δεν ξέρεις να αρνηθούν μια πρόκληση. Μπορείτε εξαπατήσει, θα μπλόφες, αλλά αγαπάτε τα παιχνίδια, αυτό είναι το αδύνατο σημείο σας.* (Intéressant. Tu ne sais pas refuser un défi. Tu triches, tu bluffes, mais tu adores les jeux, c’est là ton point faible.)

J’avais au mois découverts cela au sujet de la Discorde millénaire. Qui l’aurait cru de primes abords ? La Discorde, joueuse comme une féline espiègle ? Un bien surprenant tableau.

« Φυσικά όχι, τι φαντάζεσαι; Αυτό είναι περισσότερο σαν μια παρουσίαση. Μετά από όλα, μόνο εσείς γνωρίζετε από τη φήμη, και θα ήθελα να το αλλάξουμε αυτό. » (Bien sûr que non, qu’allez-vous imaginer ? Cela s’apparente plutôt à une présentation. Après tout, je ne vous connais que de réputation, et j’aimerai changer cela.)

Si Eris aimait tellement les jeux, avec moi, elle serait servie. S’il fallait jouer selon ses règles pour découvrir ses secrets, alors je le ferai.

« Έριδος εμπνέει μια ανθρώπινη να κάνει απεσταλμένος του στη Γη. Ποιος θα το φανταζόταν; Έχετε κάνει μια θαυμάσια ντουλάπι, όλα τα κρυμμένα κάτω από ένα πέπλο της δικαιοσύνης και της αρετής. Σπάρτη σύνολο είναι ένα ψέμα στο τέλος. Έχετε λανθασμένα τρεις θεότητες ... μέσω του συνεργάτη σας, έτσι ώστε να σας βοηθήσει να ολοκληρώσετε το έργο σας. Δεν ξέρω αν πρέπει να σας συγχαρώ ή άλλως σας κατηγορώ, αλλά πρέπει να αναγνωρίσουμε ιδιοφυΐα σας. » (La Discorde inspirant un humain pour en faire son émissaire sur Terre. Qui l’aurait cru ? Vous vous êtes fait un formidable garde-manger, le tout dissimulé sous un linceul de droiture et de vertu. Sparte tout entière n’est qu’un mensonge au final. Vous avez trompez trois divinités via votre… Partenaire, pour qu’elles vous aident à accomplir votre œuvre. Je ne sais pas si je dois vous en féliciter ou au contraire vous en blâmer, mais je dois reconnaitre votre génie.)

Ces révélations associées à ce que nous avions découvert nous-même durant notre voyage à Sparte me glaçaient le sang. La Discorde avait su se placer avec un talent incroyable sinon admirable, et savoir cela ne fit que renforcer mes doutes à son sujet en même temps que ma gratitude envers le destin pour l’avoir apparemment de notre côté.

« Μάλιστα. Στη μύτη και η γενειάδα του συνόλου. Ομολογώ ότι η ιδέα είναι εξαιρετική, αλλά έχει μια σπασμωδική κίνηση. Όταν πάμε στην επίθεση, εκτός για να μετακινήσετε αυτό το τόξο, αυτό σημαίνει ότι είναι από τη Σπάρτη που έχουμε να αντιμετωπίσουμε, και Αμφιβάλλω, επίσης, ότι αυτή την υπέροχη πόλη, δεδομένου ότι αντιστέκεται σε συνδυασμό οργή μας. » (Je vois. Au nez et à la barbe de tous. J’admets que l’idée est brillante, mais elle a un contrecoup. Lorsque nous passerons à l’attaque, à moins de déplacer cette arche, cela signifie que c’est par Sparte que nous devrons attaquer, et je doute que cette ville aussi merveilleuse soit-elle résiste à notre fureur combinée.)

Etait-ce que la Discorde voulait ? Ou comptait-elle déplacer l’Arche d’Onyx le moment venu ? Pour la placer où ? Selon les souhaits de notre suzerain, ou selon les siens ?

"Λέτε αλήθεια Θέτις. Μόνο ένας ανόητος ή ένας ανόητος θα εμπιστευόταν τυφλά Έριδος ή πρώην δεσμοφύλακα. Αλλά φαίνεται ότι οι δρόμοι μας συγκλίνουν και ότι έχουμε κοινά συμφέροντα. Αυτό σίγουρα δεν είναι η σχέση που ενώνει μεταξύ αδελφών, αλλά και για το επερχόμενο πόλεμο, νομίζω ότι θα είναι αρκετά, τουλάχιστον για όσο διάστημα θα μοιράζονται τα ίδια ενδιαφέροντα." (Tu dis vrai Thétis. Seul un fou ou un sot aurait une confiance aveugle envers la Discorde ou son ancien geôlier. Mais il semblerait que nos voies convergent et que nous ayons des intérêts communs. Cela n’est certes pas la relation nous unissant entre frères et sœurs, mais pour la guerre à venir, je pense que cela suffira, du moins tant que nous partagerons ces mêmes intérêts.)

Ma sœur épouse me confia alors ses pensées concernant Thétys qui jusqu’à présent s’était concentré sur Hadès plutôt que sur sa livreuse.

"Αποκλείεται; Μήπως δεν ανταποκρίνεται όταν μιλάει; Βασιλιάς μας δεν έδωσε την ίδια προσοχή μας; Αν όμως αναμένει ότι θα συνομιλήσει μαζί της όσο και με εσάς; Αυτή είναι η αδελφή μου, αλλά είσαι η γυναίκα μου και η μητέρα του παιδιού μας. Η προτίμησή μου έχει χορηγηθεί σε σας φυσικά, αλλά αυτό δεν την κάνει ένας περιθωριακός." (Exclue ? Ne répondons-nous pas quand elle nous parle ? Notre roi ne lui a-t-il pas donné la même attention qu’à nous ? S’attend-elle à ce que je converse avec elle autant qu’avec toi ? Elle est ma sœur, mais tu es mon épouse et la mère de notre enfant. Ma préférence t’est donc acquise tout naturellement, mais cela ne fait pas d’elle une exclue.)

Je pouvais comprendre qu’Océanos lui manquait, car dès la naissance, dès notre conception, nous avions été pensés comme des couples par notre mère la Terre. Le principe masculin et le principe féminin s’alliant pour donner naissance à l’univers tel qu’il devait être, sauvage, beau et pur. Mais elle ne devait pas laisser sa peine l’aveugler. Nous étions là, autant pour elle que pour chacun des nôtres, encore plus à présent que le Theos Sema s’illuminait de son sceau divin, confirmant une fois pour toute son identité et dissipant mes doutes la concernant.

Mais ce bonheur fut de courte durée, car ce ne fut pas un mais deux sceaux qui s’ajoutèrent à notre glorieux emblème, celui de Coeos apparut également, avant de disparaitre aussi rapidement qu’il était venu.

Je n’eus alors aucune question à poser, aucun mot à prononcer, car notre roi confirma de sa colère ce que nous avions tous craint. Coeos nous avait tous renié, et cette fois pour de bon.

*Ο αδελφός μου ... Τι θα γίνει; Τι έκανες;* (Mon frère… Qu’es-tu devenu ? Qu’as-tu fais ?)

La nouvelle de sa dernière trahison n’avait pas encore vieillie d’une dizaine de minutes terrestres que déjà Coeos nous répudiait à nouveau. Quel était cet être que j’avais cru connaitre, que j’avais appelé frère par le passé et en qui j’avais eu confiance ? Avait-il toujours était ainsi ? Nous avait-il tous dupé depuis le commencement ?

A présent que j’y réfléchissais, cela me semblait évident. Après tout, n’était-il pas celui qui avait conçu l’arme ayant provoquée notre fin par deux fois ?

« Για τη μητέρα θεά ... Ήταν πάντα έτσι. Από την αρχή, ακολουθεί τις δικές του επιθυμίες του. Ναι αυτό είναι προφανές. Δεν καταλαβαίνεις; Τις επιθυμίες του ήταν πάντα διαφορετική από τη δική μας, είναι ένα αντιτορπιλικό, μια βόμβα. Τίποτα δεν αλλά το όπλο του είναι η απόδειξη. Ποιος θα κατασκευάσει ένα όπλο μαζικής καταστροφής ως απόλυτες και στη συνέχεια να έχουν τύψεις; Από την αρχή που μας έχει εξαπατήσει. » (Par la déesse mère… Il a toujours été ainsi. Depuis le commencement, il suit ses propres désirs. Oui c’est évident. Ne comprenez-vous pas ? Ses vœux ont toujours été différents des nôtres, c’est un destructeur, un pavé dans la mare. Rien que son arme en est la preuve. Qui construirait une arme de destruction massive aussi absolue et en aurait ensuite des remords ? Depuis le début il nous a trompés.)

Les masques étaient tombés. D’imbécile, Coeos s’était révélé être un traître manipulateur faisant passer Eris pour une amatrice enthousiaste. Et si comme elle le disait, l’Arche était désormais en danger, cela ne pouvait signifier qu’une chose, nous devions prendre les devants.

"Έχεις δίκιο αγάπη μου, αλλά δεν έχει θέση στη Γη θα είναι ασφαλέστερο για την Κιβωτό ό, τι ήταν η Σπάρτη. Είναι μόνο θέμα χρόνου πριν οι Ολύμπιοι θα έρθει σε μας. Αλλά εμείς δεν θα τους αφήσουμε ότι η πιθανότητα." (Tu dis vrai mon aimée, mais aucun endroit sur Terre ne sera plus sûr pour l’Arche que ne l’était Sparte. Ce n’est plus qu’une question de temps avant que les Olympiens ne viennent à nous. Mais nous ne leur laisseront pas cette chance.)

« Κύριος. Ο χρόνος δεν είναι οι λέξεις. Σε προδίδει μας με αυτόν τον τρόπο, αφήνοντας τη φυλακή του Coeos μας βάζει στον τοίχο. Δεν μπορούμε πλέον να περιμένουμε. Το μυστικό του αριθμού μας και τη θέση μας, ίσως θα είναι σύντομα. Πρέπει να χτυπήσουμε τώρα, ενώ εξακολουθούμε να έχουμε το στοιχείο της έκπληξης. Νοκ, νοκ σκληρά, χτυπώντας τώρα. Πάρτε τη Σπάρτη και να καταστρέψουν τους εχθρούς σε αυτό. Όλοι μας εδώ σήμερα είναι έτοιμοι. Η κυβέρνησή μας και οι ψυχές μας είναι στις διαταγές σας. » (Seigneur. Le temps n’est plus aux paroles. En nous trahissant de la sorte, en quittant sa prison, Coeos nous met au pied du mur. Nous ne pouvons plus attendre. Le secret de notre nombre et de notre localisation ne le sera peut-être bientôt plus. Nous devons frapper maintenant tant que nous avons encore l’élément de surprise. Frappons, frappons fort, frappons maintenant. Prenons Sparte et détruisons les ennemis qu’elle contient. Nous tous ici présent sommes prêts. Nos pouvoirs et nos âmes sont à vos ordres.)

Sur le moment, je n’avais même pas remarqué le départ d’Eris ou la proposition d’Hadès. Autant l’un que l’autre proposant des solutions aussi timorées que dérisoires. Ne comprenaient-ils pas ? Ou cherchaient-ils notre perte ?
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