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 Un nouveau départ

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Cronos
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MessageSujet: Un nouveau départ   Lun 21 Juil - 1:28

Arrow le Tartare

Sous la surface de la terre, à des dizaines et des dizaines de kilomètres de Sparte, se trouvait une large zone vide de toute substance, un lieu unique dans le labyrinthe dimensionnel sous la cité sacrée de Sparte: un emplacement vide et en mouvement constant à la manière d'une dimension prisonnière d'une autre, d'une bulle d'oxygène piégé dans l'océan... La cachette idéale s'était-il dit alors que la réalité du domaine sombre fluctua d'énergie à son approche: laissant la réalité souffrir d'une longue entaille dans le tissu même du réel alors que la frêle silhouette adolescente du roi des titans pénétra dans la dimension qu'il venait d'éventrer. Posant alors le pied dans cette nouvelle réalité, le plus jeune fils d'Ouranos invoqua son ombre en ce lieu: le laissant l'accueillir dans l'une de ses nombreuses mains telle une statue aux six mains ouvertes vers les cieux pour fournir un support à son allié si le besoin s'en faisait sentir: Regardant le lointain avec un sourire des plus amusés sur sa frimousse infantile, le titan posa ses yeux rouge sang sur le grand personnage tout de vert vêtu à ses côtés avec un ton espiègle ponctué d'un rire enfantin.

" Ce lieu m'a l'air des plus splendides pour rebâtir le siège de ma nation et de mon peuple: une dimension évoluant hors de l'espace et par ma volonté, hors du temps à présent... Même mon propre bâtard ne pourrait poser les yeux en ce lieu... Cela ne te géne pas que je l'aménage à ma guise, mon cher Hazama ? "

S'amusa le titan sans attendre de réponse de la part de son partenaire dans le grand jeu divin de la destinée. Levant alors l'un de ses bras, celui-ci invoqua alors l'arme la plus terrible de l'univers sous la forme d'une titanesque faux: la Megas Depranon, l'arme qui sépara le ciel de la Terre, l'instrument qui avait défait la divinité primordiale du ciel, l'objet qui inventa le terme de déicide et maintenant, l'outil de la reconstruction du royaume des titans. Fermant alors les yeux avec une extrême lenteur, le jeune fils de Gaia la saisit alors entre ses doigts, la tenant au-dessus de lui à deux mains tout en laissant couler son dunamis à l'intérieur de celle-ci: la faisant alors briller d'une lueur telle que la dimension noire fut engloutie par sa lueur avant que le titan n'abatte le manche de la faux devant soi. Ne rencontrant que le vide, l'arme titanesque libéra alors l'énergie du roi des titans sous la formes de gigantesques vagues de dunamis: modulant alors la dimension en laissant naitre un rocher volant dans le vide de la taille d'une île irréel alors que celle-ci vit le chateau de Cronos apparaitre en son sommet. La capital des titans et de son peuple venait de revoir le jour...



"Mon Cronos labyrinthos est de nouveau dressé et cette fois ci, plus rien ne le prendra en siège, je le promet sur le nom de ma mère... "

Dit-il en résorbant la Megas Depranon dans son ombre, laissant son Stand le déposer ainsi que le haut commandeur de Sparte a ses cotés au niveau du clocher, laissant le son de celui-ci résonner dans la dimension sombre avant que le roi des titans ne repose son regard sur le personnage a capuche:

"Je vais rester ici a attendre les miens, je compte sur toi pour les protéger quand "ils" viendront à toi..."
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Hazama/Eris
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MessageSujet: Re: Un nouveau départ   Mar 22 Juil - 22:54

Arrow le Tartare en compagnie de Cronos

Egéon bien rangé dans sa poche dimensionnelle, l’ex haut commandeur de Sparte n’avait plus qu’à mettre ses mains dans ses poches, et regarder.

De par sa nature divine et son héritage, Hazama savait que le roi des titans mettrait sans le moindre doute un point d’honneur à déployer toute sa puissance, et après tant d’années passées au sein du Tartare, c’était plus que certain que celui-ci allait passer un mauvais quart d’heure à présent que son prisonnier était libre devant lui. Ce qui se confirma rapidement lorsque les bras métalliques entourant la soma du roi des titans frappèrent à l’unisson les murs d’airain entourant le Tartare.

*Ça doit faire mal…*

Les vibrations qui parcoururent alors l’antique fils du Chaos arrachèrent un immense sourire sadique à Hazama alors qu’il ressentait de plus en plus clairement la douleur de la prison divine.

Irrépressible et implacable, le tourment et la peine éprouvée par le Tartare affluèrent dans l’ex-haut commandeur de Sparte tel un puissant alcool, aussi fort et enivrant que le plus raffiné des vins. Un nectar qu’Hazama savoura avec délectation et raffinement, pareil à un gourmet devant un met particulièrement rare et précieux.

*Oui, oui, ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii… Encooooooooooooooore, encore ! Fait moi voir tes larmes !*

C’était si puissant, si merveilleux, si indicible que pendant un instant, Hazama en oublia tout le reste.

Au diable Cronos et ses titans, au diable Zeus et ses laquais, au diable Thalie qui en cet instant encore essayait de s’enfuir de l’Ouroboros malgré la compagnie d’Egéon, au diable tout cela, seule l’indicible jouissance qu’il éprouvait devant la souffrance du  Tartare avait encore de l’importance.

Mais comme pour toutes les bonnes choses, celle-ci ne pouvait pas durer. Le Tartare cria rapidement grâce, et son tourment prit fin avec l’ouverture de ses portes.

*Et meeeeeeeeeeeeeeeeeeeer…*

Etouffant un juron et se jurant bien de revenir un de ces jours pour lui faire comprendre ce qu’était vraiment la douleur, Hazama regardait encore sans bouger Cronos délivrer ses sujets sur un air étrangement connu, sans doute déjà vu, mais aussi étrangement entrainant.

*Ils sont déchainés.*

Souriant de sa bonne boutade, Hazama s’approcha alors du roi des titans ayant ici terminé son ouvrage avant de le suivre à nouveau vers la prochaine étape de son grand retour.

« Je vous suis majesté. »

*************

Emergeant alors au sein d’une dimension à la fois familière et rassurante, l’ex-haut commandeur de Sparte sourit en se rendant compte de l’endroit choisi pas le roi des titans pour bâtir son palais.

« Je vous en prie, faite donc. Au moins ainsi, lorsque vos sujets viendront à Sparte, je n’aurai pas à leur fournir un chauffeur pour vous les retourner. »

Un coup de faux plus tard, et un immense palais entouré de onze temples ainsi que d’une ville plongée dans l’ombre apparut sous l’action du dunamis de Cronos.

*Le Cronos Labyrinthos… Enfin.*

Un air avide dans le regard, Hazama scruta le sommet de l’imposante tour noire s’élevant à l’horizon, à la recherche d’un éclat de lumière qui lui aurait révélé l’emplacement du sable de diamant.

Aaaaaaaaaaaaaaah, rien que poser les yeux sur cette merveille… Qu’est-ce que l’ex-haut commandeur de Sparte n’aurait pas fait pour cela ?

Et sans crier gare, ce fut alors qu’au sein de l’immense main d’ombre du spectre de Cronos, la forme physique de Cronos et Hazama atterrirent tous deux au sommet de cette immense tour sombre, qui se révéla alors être un clocher.

*Aie mes oreilles.*

Le vacarme causé par les cloches sonnant le retour de leur roi fit grimacer l’ex-haut commandeur de Sparte tandis qu’il s’en éloignait. Hazama n’aimait pas le bruit, aussi préférait-il rejoindre des lieux plus calmes où il pourrait méditer sur la suite de ses plans.

C’était du moins son idée, jusqu’à ce que Cronos ne l’interpelle juste avant qu’il ne s’en aille.

« Comptez sur moi majesté. Vos gens seront bientôt de retour à la place qui est la leur, je vous en fais la promesse. »

Et enjambant alors la balustrade lui faisant face, Hazama sauta dans le vide et y disparut dans les ombres, à la manière d’un serpent glissant dans la nuit en quête d’une nouvelle proie.

 Arrow Commorragh
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Thémis
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MessageSujet: Re: Un nouveau départ   Mer 6 Mai - 11:24

=> Je viens d'ici avec mon amour et mes frère et sœur.

[HRP : 10è post d'Elisabeth : demande de validation en Titanide Thémis

Oui, oui, Coeos, je suis Thémis, pas Thétys lol! faut arrêter de boire drunken ]

~ Comment ?

Je ne pouvais nier la fausse surprise qui m'avait envahie à la réponse de mon frère tant aimé. Les forces régnant en ces lieux, corrompues et entremêlées de la plus inimaginable des façons constituaient un obstacle infranchissable, même pour lui. Nulle échappatoire possible et nous y avions sautés à pieds joins. L'instigateur de tout cela était bien plus qu'un simple dément et si j'en croyais ce que je ressentais au fond de moi, nous n'étions que des jouets, des cartes de plus en son jeu. Des cartes qu'il n'hésiterait sans doute pas à sacrifier mais qu'en était-il de notre frère ? Était-il seulement conscient de la chape pesant sur nos existences ? Rien ne pouvait répondre à cette question que je ne pourrais que poser à notre frère par l'innombrables voies détournées.  Un regard à mon éternel époux et je lui glissais enfin l'objet de mes craintes les plus profondes.

* Ainsi, j'avais raison de m'inquiéter pour nos possibilités d'évasion. Japet, mon cher amour, puissions-nous ne pas tombés en un autre piège. Si quelqu'un ose se jouer de notre frère et roi de cette façon, notre devoir envers lui est d'agir. Pour lui et pour nous, que notre évasion ne soit pas qu'une manœuvre de plus dans le plan d'un dément capable de corrompre de la plus spectaculaire des façons l'essence même de notre roi. *

Imperceptiblement, ma main s'était resserrée dans celle de mon frère époux. Seul signe physique de l'inquiétude qui se faisait jour en moi, auprès de la rage, la soif de vengeance et l'espoir. L'espoir de retrouver enfin notre enfant injustement condamné, de fonder un nouveau monde sur les ruines de celui que les humains avaient tant corrompu. Chaque chose viendrait en son temps dont notre frère était le maître mais cela n'empêchait en rien d'envisager l'avenir et les coups du destin...

En tout cas, une chose était certaine, jamais, je ne retournerais au Tartare, jamais plus. Ni moi ni mon amour et notre vaste fratrie. Les monstrueux rejetons de Cronos nous avaient fait trop de mal et cela, je comptais bien ne pas l'oublier. Surtout maintenant que Mnémosyne n'avait plus donné le moindre signe de vie, d'existence. Et songeant soudain aux actes de nos frères sous influence d'esprit aussi pervers que tortueux, j'ajoutai...

* Mais pas n'importe comment, nous sommes d'accord...*

Et plongeant encore plus loin dans cette réflexion, je poursuivis.

* Pour avoir accompli de telles manipulations et œuvrer derrière cette fourmilière particulièrement redoutable que sont ces chauffeurs, cet être ne être qu'un ou une démente peu désireux d'être percé à jour. Ce qui me fait penser qu'il vaut mieux questionner notre roi par des chemins détournés, sournois et aussi tortueux que peuvent l'être ces murs et ces lieux. J'ai la certitude qu'il est même capable de nous suivre et de guetter nos moindres paroles. Gardons nos pensées les plus secrètes et les plus méfiantes pour nous. Que nous obéissions à notre frère ne sera pas une surprise. Cronos est notre roi et il est normal que nous le suivions sans la moindre discussion ne fera que conforter l'idée qu'il doit avoir de nous. Sa méconnaissance de ce que nous sommes devenus pourrait nous servir. Je te demande juste de ne pas questionner trop franchement notre jeune frère. *

Une nouvelle source de préoccupations tout comme les réponses de notre frère Coeos. Pas un mot de leur conversation ne m'avait échappé. Tout cela n'augurait rien de bon pour nous.

" Oui, cet humain peut avoir succombé d'innombrables fois et rien en cet instant ne peut nous informer de sa survivance. Et puis, comment comptes-tu le rejoindre ? Songe au fait que les olympiens n'attendent que l'occasion de nous tomber dessus. "

Et me tournant vers notre soeur.

" Toi aussi, Thétys, n'oublie pas cela et que les humains sont du côté des Olympiens et pas uniquement par peur. Zeus a des enfants aimant parmi sa nombreuse descendance comme la déesse Athéna et Athéna est aimée et vénérée par ses saints. Ceci pour dire que la crainte n'est pas la seule arme de Zeus. Il a bien plus que cela et le sous-estimer nous conduire une nouvelle fois à notre perte. Connaître le cœur profond des Olympiens serait une solution mais qui peut se targuer d'une telle connaissance ? Mésestimer les forces de l'ennemi ou se laisser aveugler en tout rejetant sur Zeus est une autre erreur. L'amour est aussi connu des Olympiens même si cela vous semble si inouï. C'est bien le cas. "

Ceci avait été mes ultimes paroles avant que je ne plonge enfin au travers de cette porte vers notre cité. Le dunamis de notre seigneur était si présent que rien ne pouvait nous faire douter de son retour. Et c'était bien cela qui importait le plus tout comme la guerre qui ne tarderait pas à éclater entre nous et sa descendance.

~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Enfin...

Enfin, je sentais la pleine puissance de notre frère Cronos tandis que l'air se chargeait jusqu'à saturation de sa puissance. C'était comme un nouvel éveil tandis que mon regard plongeait dans celui de mon frère.

" Enfin, nous sommes de retour chez nous. Sens toute cette puissance emplissant les lieux sacrés qui sont de nouveau nôtres. Au loin, s'élève notre capitale, le palais de Cronos et Rhéa dont le clocher pointe plus haut que toute création humaine ou divine. Tout le peuple attend, dans l'ombre de notre roi, le rassemblement des nôtres. "

Et nous posant de concert sur cette entrée qui n'attendais que nous, je déployais maintenant toute ma puissance, annonçant ainsi notre arrivée avec toute la grandeur qui était la nôtre.

Il est temps de le rejoindre.

Et avançant d'un pas aussi léger que rapide, je me dirigeai vers lui avant d'enfin prendre la parole.

" Cronos, mon frère, je suis tellement heureuse de te revoir et de te retrouver enfin tel que le roi que nous avions eu la tristesse de perdre.

Et ouvrant mes bras, j'invitais mon frère à m'embrassais tout fraternellement, ne pouvant le faire aussi spontanément que je l'aurais souhaité.
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Iapetos
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MessageSujet: Re: Un nouveau départ   Jeu 7 Mai - 15:49

Arrow Comme le dit si bien ma soeur-épouse, nous venons d'ici

« τελικά… » (enfin)

Après avoir errer sur Terre comme des âmes en peine, après avoir craint chaque pas comme s’il devait être le dernier que nous faisions hors des profondeurs du Tartare, après avoir supporté l’observation, les voix, la peur… Après avoir suivis dans le ventre de la bête un être aussi mystérieux qu’inquiétant, voilà qu’enfin, après toutes ces épreuves, nous rentrions chez nous.

« ιερό μας. » (notre sanctuaire)

Le Cronos Labyrinthos, le palais de notre roi, son domaine privé, piégé entre le temps et l’espace…

« Εδώ θα πρέπει να κρύψει, εδώ δεν θα έχουμε τα μάτια να φοβηθούν Ολυμπιονίκες. Εδώ, θα είμαστε ελεύθεροι να είμαστε ο εαυτός μας. »  (Ici nous n’aurons plus à nous cacher, ici nous n’aurons plus à craindre les regards des Olympiens. Ici, nous serons libre d’être nous-même.)

Au contact de l’air antédiluvien de cette dimension secrète encore chargé des embruns de la précédente guerre nous ayant opposée aux forces d’Athéna, je sentis ma puissance grimper en flèche alors que mon esprit s’apaisait. Tout mon corps alors sembler réclamer avec avidité cette atmosphère ésotérique dont je me gorgeais telle une éponge, et alors que je retrouvais l’assurance et la puissance qui avait toujours été la mienne, alors que je laissais tomber les masques et reprenait le plein pouvoir qui avait bouillonné depuis bien trop longtemps sous une apparence insignifiante, au-dessus de ma tête, à la verticale du plus haut clocher de la cathédrale du temps, le Theos Sema se para d’un troisième fragment, allant rejoindre celui de notre roi et de mon aimée.

« Μόνο τρία; Αυτό είναι ό, τι νόμιζα. Τηθύος, Coeos, δεν είστε μόνοι σας. Πώς, λοιπόν, πιστεύουμε ότι οι δηλώσεις σας δεν επηρεάζονται από τους οικοδεσπότες σας ? » (Trois seulement ? C’est bien ce que je pensais. Thétys, Coeos, vous n’êtes pas encore vous-même. Comment alors croire que vos dires ne sont pas influencés par vos hôtes ?)

La question valait la peine d’être posée, d’autant plus que les dires de notre frère avaient achevés de semer le doute en mon esprit.

« Αδελφός, σας επιβεβαιώνουμε ότι έχουμε εξαπατηθεί στην προηγούμενη ενσάρκωσή μας, και γνωρίζοντας εσάς, δεν θα έλεγα κάτι τέτοιο χωρίς απόδειξη. Αλλά αντιλαμβάνεστε ότι λέγοντας αυτό, θα περιλαμβάνονται επίσης βασιλιά μας σε αυτή την παρωδία; Λέτε είχαμε την εκδίκηση μας σε οποιαδήποτε κερδοφόρα; Τι είναι αυτή η τρέλα; Θέλοντας να πάρετε πίσω τη Γη Ολυμπίου είναι όλα θέλαμε ποτέ. Να μου εξηγήσει πώς αυτό θα μας κάνει κακό; Και μου είπαν εφ 'όσον είστε σε ό, τι θα ήταν η εναλλακτική λύση; Μένοντας εδώ σε αυτή τη διάσταση τσέπη όπου δεν θα έπρεπε να μαραζώνουν και φυτοζωούν μέχρι το τέλος του χρόνου, στερούνται του φωτός, αιθέρα και ακόμη και η Μητέρα Γη ? » (mon frère, tu affirmes que nous avons été bernés lors de notre précédente incarnation, et te connaissant, tu n’affirmerais pas une telle chose sans preuves. Mais réalises-tu que disant cela, tu inclus également notre roi dans cette mascarade ? Tu dis que notre vengeance ne nous était aucunement profitable ? Quelle est cette folie ? Vouloir reprendre la Terre aux Olympiens est tout ce que nous avons toujours voulu. Explique-moi en quoi cela nous ferait donc du tort ? Et dit moi tant que tu y es quelle serait l’alternative ? Demeurer ici, dans cette dimension de poche où nous n’aurions plus qu’à dépérir et végéter jusqu’à la fin des temps, suspendu à la vertical du Tartare, privés de lumière, d’éther et même de notre mère la Terre ?)

Coeos avait désormais plus qu’intérêt à s’expliquer à ce sujet, car après l’incompréhensible, il frisait maintenant la désertion et la traitrise envers notre assemblée.

« Έχουμε υποτιμήσει τον άνθρωπο τη στιγμή που έχουν χρησιμοποιηθεί εφήμερη τους κατάσταση, ή ότι δεν έχουμε τους εαυτούς μας ήταν το καλύτερο μας, δεν έχει σημασία πια. Ποτέ ξανά δεν θα μπορώ να διαπράττουν το λάθος αφήνοντας τους μια ευκαιρία από περιφρόνηση. Τόσο βαριά όσο μπορώ να ακούσουν, Αιολία Χρυσό Λιοντάρι μου δίδαξε το βασικό δικαίωμα των έμβιων όντων να αγωνιστούμε για να διατηρήσουμε τη ζωή τους, και αυτό είναι ένα δικαίωμα που σκοπεύω να σεβαστούν και να τηρήσουν. Το είδος της επόμενης αντίπαλος θα κάνει, συνεπώς, με το πρόσωπο θα άσχετο. Θα αγωνιστούμε σαν να ήταν ένας εχθρός που αξίζει να εκμηδενιστεί από την πλήρη δύναμή μου.
Όσο για το έργο σας για τα δόντια κληρονόμος του λιονταριού, εφ 'όσον δεν εμποδίζει την πραγματική αποστολή μας, στη δική μου περίπτωση, είστε ελεύθεροι να σπαταλάτε το χρόνο σας.
»
(Nous avons sous-estimé les humains une fois, qu'ils aient profité de leur condition éphémère, ou que nous n’ayons pas nous même était au meilleur de la nôtre, cela n’importe plus désormais. Jamais plus je ne commettrais l’erreur de leur laisser une chance par dédain. Aussi lourd qu’il m’en coute, Aiolia du lion d’or m’a appris le droit fondamental des créatures vivantes à se battre pour préserver leur vie, et c’est un droit que je compte bien respecter et honorer. Le genre du prochain adversaire qui me fera face n’aura donc aucune importance. Je le combattrais comme s’il était un ennemi digne d’être anéanti par ma pleine puissance.
Quand à ton projet concernant l’héritier des crocs du lion, tant qu’il n’entrave pas notre véritable mission, en ce qui me concerne, tu es libre de perdre ton temps.)

Que Coeos se soit ainsi trouvé un passe-temps n’était pas de mon ressort, du moins, tant qu’il obéissait à notre souverain. Après tout, j’étais sûr qu’après des siècles emprisonnés dans le Tartare, notre roi aurait bien autre chose à faire que de nous laisser vaquer à des occupations triviales et personnelles.

Ma sœur-épouse avait quant à elle suffisamment insisté sur le côté périlleux d’une telle entreprise pour que je ne revienne pas sur ce point. Sur le plan de la logique pur, ce sujet était donc clôt.

« Δεν ενθαρρύνουν τη Θέτιδα. Αν θέλουμε πραγματικά να πάει στον πόλεμο εναντίον του Ολύμπου, όπως πολύ σωστά είπε η αγαπημένη μου, η λάρνακα θα αυξηθεί εναντίον μας, όπως έχει ήδη γίνει. Εμείς απλά πρέπει να περιμένουμε, και αν το Χρυσό Λιοντάρι αυτή τη στιγμή εκεί, θα τον εαυτό του έρθει σε μας. » (Ne l’encourage pas Thétys. Si nous entrons vraiment en guerre contre l’Olympe, comme l’a très justement dit mon aimée, le Sanctuaire se dressera contre nous, comme il l’a déjà fait. Il nous suffit d’attendre, et si lion d’or en cette époque il y a, il viendra lui-même vers nous.)

Oui, comme tous les chevaliers soumis à Athéna, elle-même soumise à son père, le lion d’or viendrait, et alors le pouvoir qui était le mien suffirait alors amplement à faire que cette entrevue soit la dernière. Si celui-ci avait vraiment réussi à corrompre l’esprit de notre frère, alors il devenait pour moi une cible prioritaire.

A présent las de ces discutions dont le sujet principal était un mortel voué au trépas, j’emboitais le pas à ma sœur-épouse, et arrivant enfin devant notre roi qui nous attendait à quelques distances seulement de l’Arche d’Onyx, j’ôtai alors mon casque, et mit un genou à terre.

« Αυτής Μεγαλειότητας. Είναι καλό να ξέρεις πίσω σε αυτό το διάστημα, και τι είναι περισσότερος, αυτή τη φορά πλήρως μετενσαρκωθεί. » (Majesté. Qu’il est bon de vous savoir de retour en cette époque, et qui plus est, pleinement réincarné cette fois.)

Me rappelant alors l’infâme perfidie de Zeus, qui non content d’avoir trahis son père, l’avait dépouillé de son ichor de telle manière à ce que lors de sa précédente incarnation, même si notre roi avait récupéré son corps, il avait cependant perdu tout pouvoir et tous souvenirs ;  je fus cette fois des plus agréablement surpris de retrouver Kronos tel qu’il fut lors de la précédente titanomachie, terrible et magnifique.

*Μακάρι να γνώριζα προηγουμένως να του δώσει αυτό το όμορφο ... Τα χρυσά Ιππότες δεν είχαν την ευκαιρία, ακριβώς όπως οι Ολύμπιοι.* (Si seulement nous avions su jadis lui rendre cette superbe… Les chevaliers d’or n’auraient pas eu la moindre chance, pas plus que les Olympiens.)

Et jetant un œil surprit à ma sœur épouse qui non content de rester debout face à notre roi, lui tendait les bras comme pour lui faire un câlin en somme toute fraternel, j’usais alors sur le champ de mes pouvoirs pour la faire se mettre à genoux avant que Cronos ne le fasse de lui-même.

« Θα απευθύνει στο βασιλιά σας Θέμης. Η θα έχετε ξεχάσει ? » (Tu t’adresses à ton roi Thémis. L’aurais-tu oublié ?)

Je n’étais peut être pas le plus prestigieux de tous les titans, mais j’étais celui qui jamais n’avais perdu de vue ce qui comptait le plus. Ma fidélité et ma dévotion envers notre cause et notre roi étaient demeurées comme aux premiers jours, quand déjà je m’étais tenu à ses côtés pour l’aider à vaincre notre père tyrannique.

« Και μπορείτε άλλων, γονατίζει μπροστά στο Βασιλιά σας ! » (Et vous autres, à genoux devant votre roi !)

HRP:
 
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Coeos
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MessageSujet: Re: Un nouveau départ   Ven 8 Mai - 7:27

(Ah mais je m'embrouille avec ces noms qui se ressemble Laughing Et pas encore 10 posts, encore 3 et ça sera bon !)

Arrow Entrée de Sparte

Comme je le savais, la vérité que j'ai découverte n'est pas si simple à assimiler, même moi j'ai eu du mal mais au seuil de ma défaite, tout m'est revenu. Mnémosyne m'a volé le Keraunos et ses intérêts sont liés à quelque chose d'autre, je le sais. Tout a été dans un but précis, de notre vengeance à notre trépas. J'avais tenté de prévenir mes frères et soeurs mais le résultat a dû être un échec, je devais être bien trop faible à ce stade.

De par mon échec, Cronos n'a pas pu savoir la vérité, je devrais le prévenir au plus vite de la trahison de notre soeur s'il ne le sait pas encore. Il y a tant à faire et si peu de temps au final. Chaque seconde qui passe est une occasion à Zeus de renforcer son pouvoir et la mainmise sur l'Olympe entière si ce n'était pas déjà le cas.

Si je me fie à ce que je sais déjà, il y a au moins un dieu qui est difficile à canaliser et ce, même pour Zeus ; Arès. Si je dois combattre, ça sera sûrement mes deux petits-enfants Artémis et Apollon, même si ça me dérange de le faire car ils sont de ma famille. Mais la guerre se moque bien des liens du sang, mais j'aimerais les voir comme ils sont maintenant. Ils doivent être grands et forts, j'ai de quoi être fier.

Et puis ma fille Leto est on ne peut plus belle, c'est la plus belle chose qui vient de la femme que j'aime avec Astéria qui elle aussi est splendide. J'aimerais tant les revoir un jour, de pouvoir les regarder comme le père que je suis avec ma femme, les voir dans un endroit de paix et d'harmonie... Ce rêve n'en reste qu'un, la réalité n'aide en rien à tout cela. C'est à moi de forger ce rêve dans la réalité. Ma volonté sera et restera.

De retour en cet endroit que je connais parfaitement, aussi intact que dans mes souvenirs. Tant de nostalgie qui vient me faire souvenir alors mon dernier combat en ces lieux, je suis presque sûr que je peux retrouver des marques de mon affrontement. Ma soeur soulève un point néanmoins, comment puis-je rejoindre le sanctuaire sans déclencher une riposte ? J'ai bien un plan mais il est risqué... Très risqué et avant même de le lancer, je dois prendre certaines mesures pour ne pas me faire avoir.

Prenant une longue inspiration, je vois l'endroit qui se dévoile pleinement devant mon regard et le fameux Theos Sema qui ne formait que de trois morceaux... Je vois. Le pouvoir ne m'est pas encore totalement revenu et il ne le sera que si je retrouve mon soma. Je sais au moins que j'arrive à canaliser suffisamment de mon cosmos pour former une multitude d'éclairs noirs entre mes doigts. Je me renforce au fur et à mesure que ma volonté se solidifie à ma guise, je dois absolument devenir le moi d'autrefois en matière de puissance pure.



-Φαίνεται ότι μόνο το γεγονός της κάλυψης soma μου επιτρέψτε μου να ανακτήσει το πρώην δύναμή μου. Αυτό είναι αινιγματικός για την τελειότητα, και αν εξακολουθούν να αμφιβάλλουν για την επιθυμία μου ο αδερφός μου, απλά πρέπει να έχετε εμπιστοσύνη στη δική σας θέληση και θα πρέπει να γνωρίζουν ότι δεν αφήνω τίποτα ο οικοδεσπότης μου, αν όχι την ικανοποίηση των ανακαλύψει τι κανείς θνητός να ανακαλύψετε σε αυτή την ημέρα. Έκανα αυτή την υπόσχεση του και μου μείνει, τώρα είμαι μέχρι στιγμής πλοίαρχος του ουρανού, μία κρατώντας το σημάδι στα χέρια του και την πραγματική wielder της αστραπής, που εξακολουθούν να αμφιβάλλουν για τη θέλησή μου; Επιτρέψτε μου να απαντήσω χώρο σας? Όχι. Είμαι και εγώ θα μείνω Coeos, που ξέρει, αυτός που σκέφτεται. Θα ήθελα να μιλήσω για ό, τι βρήκα λεπτομερώς τη στιγμή που έχουμε λάβει τα προϊόντα μας σε αυτά τα μέρη.
(-Il semblerait que seul le fait de recouvrir mon soma me permettrait de retrouver toute ma force d'antan. Cela est vraiment déconcertant à souhait, et si tu doutes encore de ma volonté mon frère, tu n'as qu'à te fier à ta propre volonté et tu sauras que je ne laisse rien de mon hôte si ce n'est la satisfaction de découvrir ce qu'aucun mortel ne peut découvrir en ce jour. J'ai fais cette promesse à ce dernier et je l'ai tenue, maintenant je suis à ce jour le maître des cieux, celui qui tient le zodiaque entre ses mains et le vrai manieur de foudre, tu doutes encore de ma volonté ? Permets-moi de répondre à ta place ; non. Je suis et je resterais Coeos, celui qui sait, celui qui pense. Je parlerais de tout ce que j'ai découvert en détail une fois que nous aurons repris nos marques en ces lieux.)

Je n'avais pas à en dire plus, le titan que je suis est celui dont le seul nom indique alors que je suis venu au monde avec la sagesse et la maîtrise de la foudre. Mettant fin alors à la puissance qui coulait dans ma main, je vis alors de mon regard impassible ce que je ne pensais pas revoir en cette forme. Lui qui osa nous délivrer, qui fut notre roi et qui le reste, lui qui nous a donné un rôle, une fonction à chacun, celui qui se dévoua corps et âme afin que nous puissions être libres, Cronos...

Comme à chaque fois que je le regarde, je me sens comme dépassé par ce regard auquel je ne peux percer la moindre pensée. Même moi qui suis le plus sage d'entre nous, je peine à garder ce contact visuel sans avoir le sentiment d'avoir mon âme ouverte et lisible comme un livre ouvert. Il sait tout de moi, rien ne lui échappe. Il doit sans doute savoir que j'ai tant de choses à dire, à dévoiler sur notre précédente incarnation.

Je me surprends à avoir la peur qui se glisse en moi de façon très brève, j'ignore pourquoi mais c'est ce que j'ai eu en le voyant durant une unique seconde qui paraît éternelle. Mon coeur en a fait un saut mais mon esprit finit par reprendre le dessus et j'arrive à formuler quelques mots en posant le genou au sol alors que je baisse la tête.


-M... Majesté ! C'est... C'est un grand soulagement de vous revoir, moi Coeos de l'éclair noir est de retour à vous, et à jamais mon âme sera et restera à vos côtés. J'ai tant à vous dire en ce jour.
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Thétys
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MessageSujet: Re: Un nouveau départ   Lun 18 Mai - 15:42

Viens d'ici avec ses frères et sa sœur

(Bon allez, plus qu'un post avant que je sois validée. Téthys arrivera bientôt ^^)

Thémis et Japet avaient l'air bien plus réveillés que Coeos et elle et ne se privaient pas pour leur faire remarquer leur situation. Mais elle devait bien admettre qu'ils avaient raison. Les Olympiens ne devaient pas être pris à la légère, malgré toute la haine et le dégout qu'ils pouvaient leur inspirer. Téthys savait d'or et déjà qu'elle ne ferait aucun quartier pour la première génération. Pas même à l'encontre d'Héra qu'Océanos et elle avaient pourtant pris sous leur aile lors de la Titanomachie et qui n'avait rien fait pour adoucir la volonté du roi des dieux.

"Quant aux autres, hum... Je suppose que cela dépendra de leur position vis-à-vis de nous. Cette deuxième génération de dieux ne m'intéressent guère, seuls ceux ayant participé à notre chute doivent être punis."

Sa position envers les plus jeunes dieux pouvant ne pas avoir connu la Titanomachie pouvait sembler en désaccord avec celles des autres Titans. Elle n'hésiterait pas par contre à les éliminer si jamais ils devaient se mettre en travers de leur route. En cela, ses frères et sœurs pouvaient être confiants.

"Cronos..."

Elle sentait toute la puissance du plus jeune de ses frères emplir ces lieux ancestraux jusqu'à s'insinuer dans la plus petite parcelle. Cela faisait bien longtemps qu'elle n'y avait pas mis les pieds, pourtant rien n'avait vraiment changé... Si ce n'est la puissance de son frère si... Différente. L'espace d'un instant, elle craignit qu'il ne soit devenu plus fou qu'il ne l'était auparavant. Elle s'adressa à son tour à Japet qui semblait les soupçonner Coeos et elle de se laisser influencer par leur parcelle humaine et usa du grec ancien.

-Je comprend tes doutes mon frère, mais ils sont infondés. Depuis que je me suis incarnée dans ce corps, j'en ai une entière possession. Et si mon hôte devait refaire surface, ce n'est que pour obéir à mes desseins. Il est vrai que les humains sont davantage du côté de Zeus que du notre, mais rien ne nous empêche d'utiliser ceux tombant en notre pouvoir contre eux.


Pourquoi vouloir tout détruire alors que l'on pouvait jouer à des jeux certes plus subtiles mais tout aussi efficace, bien que moins sanglant. Mais les guerres ne se gagnent pas toujours avec des massacres. Mais cela, elle comprendrait si Japet n'était pas d'accord avec elle. Elle se tourna vers le Théos Sema qui n'avait pas réagi à sa présence, tout comme elle n'avait pas réagi à celle de Coeos. N'était-elle donc pas redevenue comme elle l'était avant?

-N'ai crainte mon frère, même diminuée je resterais toujours fidèle à ma famille et à mon roi. Je ne compte pas vous trahir et encore moins au profit de ceux qui ont causés notre perte. Le jour viendra où nous serons tous réunis, aussi puissants et fiers que nous l'étions autrefois.


Et ce jour-là, tous devraient trembler devant eux. Leur soeur traitresse elle-même regretterait peut-être son acte. Mais il serait bien trop tard, elle devra impérativement s'expliquer et répondre de ses crimes. Le quatuor arriva enfin devant devant leur souverain visiblement en train de les attendre.

-Cronos...

Elle l'aurait bien appelé 'mon frère' et démontré un peu d'affection fraternelle envers lui, mais la réprimande de Japet à l'encontre de Thémis la retint. Et elle fronça les sourcils devant le ton qu'elle employait à l'égard de Coeos et elle. Les traitaient-ils ainsi parce qu'ils les considéraient comme inférieurs? Elle décida de lui rappeler qui elle était plus tard, et porta une nouvelle fois son regard sur Cronos.

"Tant de puissance... En cela au moins tu n'as pas changé petit-frère. Même si..."


Même si quelque chose semblait avoir changé chez lui. Étais-ce parce que sa jeune apparence ne convenait pas à son statut et à la puissance qui se dégageait de son corps? Non, ce qui la gênait provenait du cosmos même de son frère. Tout en gardant ces remarques à l'esprit, elle s'agenouilla à son tour devant le trône tandis que Coeos terminait sa déclaration.

-Cronos, mon souverain, c'est une grande joie pour moi de vous voir à nouveau parmi nous. Moi, Téthys, suis prête à user de mon arme au service des desseins de notre noble famille.


Une famille, c'est ce qu'ils étaient oui... Une famille qui avait un jour dirigé le monde, avant d'être enfermé dans le Tartare. Maintenant qu'ils les avaient retrouvés, comment Cronos se comporterait avec eux? Comme un frère, ou comme un souverain? Telle était la question. 
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MessageSujet: Re: Un nouveau départ   Mar 19 Mai - 14:08

HRP:
 

Ils approchaient… Même du haut du plus imprenable de tous les sommets de sa dimension privée, le plus grand de tous les titans pouvait sentir la puissance de ses frères et sœurs converger vers lui.

Combien de temps lui avait-il ainsi fallut patienter dans ce lieu qu’il maintenait hors du flot du temps par sa seule volonté ? Quelques heures, quelques minutes, quelques secondes ? Seul le suprême souverain des titans, et bientôt de toute la création, pourrait y répondre.

Hazama avait donc encore une fois tenu parole, mais cela ne porta pas à conséquence dans l’esprit mille fois millénaire de Cronos. Par l’expérience, il savait la noirceur de la nature humaine, toujours prompte à trahir et à tromper pour arriver à ses fins. En son esprit, il n’y avait aucun doute. L’humanité n’était pas digne de confiance, et même parmi les dieux, trop rares étaient les alliés fiables.

*Au final, je ne dois me fier qu’à moi-même, et à mon arme déicide. Celle qui jamais ne me trahira.*

Repensant alors à l’arrangement qu’il y avait conclus avec cet humain mystérieux, Cronos dut pourtant conclure que celui-ci ne lui avait presque jamais rien coûté, si ce n’est une maigre participation à l’élaboration d’un plan aussi habile qu’ambitieux et qui lui convenait parfaitement, à savoir le retour des titans dans leur pleine intégrité.

Quelques enchantements par ci, un peu de son propre dunamis par-là, et un petit coup de main à l’occasion, voilà tout ce que le haut commandeur de Sparte avait demandé en échange de son soutien dans le grand objectif du roi des titans.

Bientôt son armée serait réunie céans, au sein de cette dimension secrète que même les yeux de Zeus ne pourraient entrevoir. Le flot du temps était déjà quasi impraticable, et bientôt, même l’Adamas Psamos serait régénéré.

*Très bientôt, nous marcherons sur l’Olympe, et alors même les plus bornés de nos ennemis connaîtront la peur.*

Puissants étaient les adversaires des titans, nombreux et organisés. De grands noms se trouvaient parmi eux. Des hommes, des dieux, des créatures de légendes… Mais tout cela ne lui faisait pas peur. A chaque défaite son lot de conclusions, et à chaque conclusion, une nouvelle révélation. A présent qu’il serrait devant son regard inexpressif son poing enchâssé dans sa soma, le dieu faucheur pouvait clairement le ressentir. Jamais il n’avait été aussi puissant, aussi grand qu’à cet instant.

En son âme éternelle, il pouvait à présent ressentir un pouvoir capable d’anéantir jusqu’à la création toute entière si l’envie lui prenait. Il ne craignait à présent plus rien. Ni le fer, ni le feu, ni le poison, ni même la foudre elle-même. Il était désormais au-delà de tout cela. La vie, la mort, peu lui importait à présent. Avoir maintes fois côtoyé l’inimaginable avait conduit son esprit au-delà des frontières de sa propre conscience, pour cette fois en revenir non pas dégénéré, mais transformé. Etait-ce cela que ressentit Zeus quand il s’empara de la technique de Coeos ?

Qui à présent pourrait concevoir le pouvoir sans limites du premier déicide de l’histoire ? Celui que la Terre mère n’avait créé que dans le but de faucher des vies ?

*Zeus… J’espère que tu ne t’es pas empâté depuis notre dernière entrevue, autrement, tu ne vaudras même pas la peine que je m’attarde à t’écraser.*

Oui, de tous les innombrables immortels, petit ou grand, qui peuplaient les recoins de la création, seul son plus jeune fils, seul l’imposteur et usurpateur Zeus pourrait à présent savoir à quel point il était devenu puissant. Lui seul pourrait entrevoir l’apogée de son géniteur, et lui seul pourrait alors trembler d’effroi quand il réaliserait que même le keraunos ne lui servirait plus de rien.

*Patiente mon fils. Cherche nous donc dans tous les recoins du monde. Bientôt c’est nous qui viendront à toi.*

Levant alors les yeux pour fixer le Theos Semna flottant au-dessus de la flèche noire de sa cathédrale, Cronos put en observer l’étoffement soudain tandis qu’au loin, à l’Arche d’Onyx, ses sujets, ses frères et sœurs, arrivaient enfin.

*Seulement deux sceaux en plus ? Etrange, je sens pourtant quatre présences divines aux abords de mon domaine…*

La distance qui les séparait n’était rien pour le dieu dont la rapidité ne pouvait être même imaginée par ses semblables, car il était celui qui commandait au temps. Une fraction de seconde aurait pu s’écouler, mais cela n’était pas nécessaire pour celui capable de franchir les espaces plus vite que la conscience même ne pouvait l’imaginer.

Disparaissant alors du balcon de la plus haute flèche de sa cathédrale, le roi des titans réapparut instantanément devant ses frères et sœurs, drapé de sa soma glorieuse entre toutes, le visage dissimulé par les ombres de son propre dunamis, flottant sur ce qui semblait être un coussin d’énergie pure, et avec un silence impérieux, rendant d’un hochement de tête le salut que ses sujets lui donnait tout en les observant.

A leur pouvoir, Cronos put déjà reconnaître immédiatement deux d’entre eux. Japet et son épouse, la titanide Thémis. Quant aux deux autres, bien que n’émettant pas un pouvoir de la même intensité que leur frère et sœur, le dieu faucheur put desceller en eux les âmes encore partiellement endormies de Coeos et de Thétys.

Chacun leur tour, ils parlèrent, exprimant leur joie et leur fidélité à celui qui depuis l’aube des temps les avaient menés après la chute de leur père à tous. Chacun à leur manière, ils présentèrent leurs respects à celui qui était avant toute chose leur roi.

- Que fais-tu Thémis ?

Le visage encapuchonné du roi des titans pivota lentement en direction de la titanide de la justice tandis qu’il s’adressa à elle d’une voix calme et profonde, semblant provenir du fond des âges, alors que sa grande sœur, s’abandonnant à des sentiments totalement inappropriés étant donné la situation, lui tendait les bras comme pour en exiger une marque d’affection physique.

La surprise ne fit pourtant pas réagir immédiatement le dieu fauchard, les volutes d’énergies violacée l’entourant trahissant à peine une réaction face à cette situation des plus embarrassantes, et alors qu’il s’apprêtait à reprendre la parole, ce fut Japet lui-même qui rappela sa sœur-épouse à l’ordre, craignant visiblement que leur roi ne s’en charge lui-même.

A présent que la trop familière titanide avait retrouvé sa place, Cronos s’interrogeait. Cette situation ne pouvait être tolérée, et bien que déjà réparée, le simple fait qu’elle ait pu arriver était déjà une source d’inquiétude, visiblement et à la différence de son époux, Thémis n’avait pas saisi la dangerosité d’un tel acte pourtant anodin pour un esprit simple, ce qui prouvait que malgré les craintes du roi des titans, il parvenait malgré tout à contenir autour de lui son pouvoir infini, pourtant si dangereux pour le reste de la création.

- Chère sœur, ne confond pas amour et familiarité.

Clair et concis. Ce n’était pas la peine de s’appesantir plus longtemps sur cet incident. Sans doute le précédent passage au tartare avait-il dut embrouiller l’esprit de la titanide, elle qui il n’y a pourtant pas si longtemps, aurait décapité sur le champ toute personne, humaine ou divine, osant poser la main sur son roi.

Avait-elle donc tant changée en si peu de temps ? Si tel était le cas, il lui faudrait rapprendre le caractère sacré et intouchable de son suzerain. De tels épanchements de candeur étaient l’apanage des naïfs et des faibles de cœur.

Un long moment de silence suivit alors, pendant lequel la capuche du roi des titans fixa tour à tour chacun de ses sujets, examinant tant leur corps que leur esprit de sa toute puissance. Ressentait-il de la crainte dans leur cœur ? S’alarmaient-ils de ce pouvoir infini qu’ils pouvaient ressentir au sein de leur roi à présent pleinement éveillé ? Avaient-ils peur de lui ?

- Je sens le doute dans vos cœurs, et je devine de nombreuses questions dans vos esprits. Certains d’entre vous ressentent même de la peur en me voyant, et je ne peux pas le leur reprocher. Jamais je n’aurai cru moi-même avoir un jour tant de pouvoir…

Savaient-ils seulement à quel point il était difficile pour leur roi que de contenir ainsi son dunamis ? Un seul instant d’inattention, une seule faille dans le champ de confinement qu’il s’imposait, et en un éclair, s’en serait fini de cette dimension et de tout ce qu’elle contenait.

Tel était maintenant la densité du dunamis suprême du véritable roi des dieux, tel devait être le pouvoir d’un roi.

- Cependant, je vous assure que vous n’avez rien à craindre de moi. Le passé nous a tous été des plus instructifs. Nous avons tous évolués, pour le meilleur. A présent, le temps est venu de prouver à nos ennemis que nous n’avons plus rien à voir avec ceux qu’ils vainquirent jadis. Aucun de nous n’est resté inactif dans le Tartare, et chacun d’entre nous est à présent mille fois plus grand qu’il ne l’était lors de la précédente titanomachie. L’heure de notre revanche a sonnée.

Au dehors des frontières invisibles de cette dimension, les humains allaient au travail, dormaient, mangeait, forniquaient, tandis qu’à leur insu, les Olympiens se préparaient pour ce qu’ils savaient maintenant être à présent aussi inéluctable qu’imminent.

- Il n’y aura pas d’aube nouvelle, pour nos ennemis. Ce soir, quand Hélios disparaîtra des cieux, l’Olympe aura disparu, et un nouvel pouvoir se sera élevé au firmament. Le nôtre.

Il ne restait plus à Coeos et Thétys que de rejeter leur déguisement mortel pour recouvrer ce qui était leur dut. Une fois paré de leur arme divine, la guerre commencerait.
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MessageSujet: Re: Un nouveau départ   Mar 26 Mai - 17:44

~ Mais Japet...

Sentir la puissance de mon frère-époux s'exercer contre moi pour me contraindre à m'agenouiller fut une véritable blessure. Une plaie dans l'âme que seule ma maîtrise me permit de garder hors de portée de tous et même de lui. Un instant, je me pris à songer. Mais depuis quand l'orgueil de notre jeune frère avait-il pris une proportion telle qu'il nous traitait de la sorte ? Ne serions-nous plus pour lui que des vassaux, des pions et non plus des membres de sa fratrie. Je ne pouvais m'empêcher de me remémorer le passé tout en mordant mentalement dans mes propres chairs.

Face à cette humiliation, je préférai ne plus rien dire, juste me replier sur moi-même, dans l'attendre d'une nouvelle réprimande qui ne tarda pas à venir, cette fois de Cronos lui-même, encore plus sèche que celle de Japet. J'avais juste souhaité retrouver ce frère pour lequel nous nous étions tous battus et j'avais été renvoyée comme une enfant dans les rangs, doublement.

Aussi, ne souhaitant pas davantage m'enfoncer ou faire preuve de faiblesse, je me contentai de répondre.

" Comme vous le souhaitez, mon roi, je veillerai à ce que plus jamais ce genre d'incident ne se reproduise. "

Mon ton était neutre, dénué de la tendresse que j'avais eu la faiblesse de laisser paraître. Cronos voulait que nous gardions nos distances, que nous nous tenions loin de lui comme on le ferait d'une idole aussi dangereuse qu'inaccessible. Et bien soit, je n'exprimerai plus rien hormis ce que mon rôle impliquait. Il voulait des titans aussi froids que dénués de vie pour le servir, ils les aurait mais qu'il ne vienne pas ensuite s'en plaindre. Mon âme était triste comme plongée en une époque que je craignais de ne plus jamais voir revenir. Notre âge d'or n'était-il qu'un rêve ? Une chimère que nous ne pourrions plus atteindre ? Le temps s'était écoulé et avec lui, tout nos sentiments s'étaient retrouvés comme lessivés. Avais-je rêvé tout cela. Je ressentais la haine pour les humains mais je n'avais aucun souvenir d'un passé plus récent hormis ceux que je partageai en une seule âme avec Japet. Et parmi eux ceux où mon cher époux s'était servi de moi comme arme et source de pouvoirs face aux saints. Ce sacrifice avait été mon dernier acte, celui du dernier être n'ayant pas abandonné Japet, l'ultime preuve d'amour que je pouvais lui donner. Mais avait-il bien compris ce que cela impliquait ? Les séquelles que je venais de découvrir montrait que j'avais perdu bien plus qu'un combat. Plus je cherchais avant cette épreuve et plus que je me rendais compte que des zones d'ombres entre certains points fixes. Tant de flous que mon long séjour dans le Tartare alors que j'étais convalescente m'avait occultés.

~ Non... Je n'ai pas perdu qu'un combat en offrant sacrifiant mon corps et mon essence à Japet, j'ai perdu des pans entiers de mon esprit, de mon âme.

Cette révélation s'accompagna d'un terrible choc que je parvenais à nouveau à dissimuler. Le fait que je n'usais pas du langage ancien aussi spontanément que les autres titans prenait une signification toute nouvelle en moi. Quelque chose que je préférais rejeter pour l'instant. Je ne voulais pas paraître faible ou fragile. C'était trop blessant pour mon orgueil de titanide déjà bien malmené. Ne rien dire, je ne devais rien dire, pas même à mon frère-époux surtout si mes craintes se confirmaient. Jamais, je n'aurais la force. Je l'aimais trop pour lui annoncer que je souffrais d'un mal dont je ne pouvais cerner les origines. Un mal que l'immensité de nos vies m'avait dissimulé. J'avais le souvenir de passages entiers de nos vies anciennes entrecoupées de passages plus brumeux.

~ Attendre, je ne peux qu'attendre que tout se reforme. Sans le Tartare, je serai de nouveau entière... Sois maudit pour cela Zeus, sans cette ignoble traitement, je serais redevenue entière.

Si simple, il était si simple de blâmer Zeus seul alors que cette décision, c'était moi qui l'avait prise. Je n'avais pas eu d'autre choix que de la prendre. Cette leçon, nous aurions du la retenir.

~ Japet... Tu as aussi oublié. Tu as aussi oublié pourquoi nous en sommes tous les deux arrivés là. Pourquoi, j'étais l'ultime être à t'aimer à l'instant de ce combat.

La colère n'avait plus sa place en moi, je me devais de la chasser, de la repousser de toutes mes forces. Seule la recherche et la confrontation des actes et des verbes me permettraient d’accélérer la cicatrisation que la Tartare avait contrecarré.

Ceci fait, le temps que nos autres frère et sœur prennent la parole, je m'étais éloignée selon la volonté de Cronos. Ce qui suivit ne m'étonna guère. L'ambition de notre roi nous était connue depuis si longtemps. Qu'elle puisse devenir réalité était maintenant possible et ne dépendait que de nous.

Ne souhaitant pas attirer davantage l'attention sur moi, j'inclinais juste la tête en signe d'assentiment. J'étais prête à obéir à Cronos et le suivre au combat. Notre enfant méritait d'être sauvé tout comme la terre méritait d'être délivrée de l'engeance humaine.

* Mais comment faire ? Prométhée ? Où es-tu ? Où sommes-nous ? Où sommes-nous, Japet. En quelle époque ? Je ne reconnais pas cette coutume qui nous éloigne les uns des autres. Pourquoi nous comportons-nous comme les Olympiens ? Mon âme est comme un fleuve immense se perdant par instants dans un marais, se brouillant et s'égarant dans la brume sans pour autant s'éteindre, juste perdre des bras, des pans entiers...

Si je suis une rivière, je suis une rivière sortie de son lit, s'asséchant sans même m'en rendre compte jusqu'à ce qu'on être traverse à pieds... *


Lui avais-je réellement posé la question ? J'étais trop songeuse, trop plongée dans la recherche d'une solution pour pallier au processus entravant ma cicatrisation pour m'en rendre compte.
.
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Iapetos
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MessageSujet: Re: Un nouveau départ   Ven 29 Mai - 10:39

HRP:
 

Le moins que l’on pouvait dire à propos de ma sœur épouse, c’était que sa fierté de déesse en avait pris un coup en se faisant sèchement rabrouée pour son geste déplacé. Et alors qu’elle se murait dans le mutisme, selon une attitude qui ne lui ressemblait guère, j’eus pour elle un regard à la fois inquisiteur et inquiet.

* Θέμις, η αγαπημένη αδελφή μου. Αλλά τελικά, ο ίδιος σου συνέβη; Τέτοιοι τρόποι, τέτοιες αντιδράσεις δεν σας μοιάζουν.* (Thémis, mon aimée ma sœur. Mais enfin que t’arrive-t-il ? De telles manières, de telles réactions ne te ressemblent guère.)

Commençant à percevoir une hypothèse des plus sinistres alors que malgré son self control, je parvins à déceler chez ma sœur épouse un trouble encore sans nom, je reçus de sa part la confirmation de mes pires craintes alors que son regard perdu rencontra le mien.

" Ω αγαπημένη μου ... Γι 'αυτό είναι ένα καλό πράγμα. Μπορείτε επίσης αρχοντικά ελλιπή κατάσταση. Είναι αυτή η μοίρα μας σε όλα; Έτσι είναι περισσότερο από θραύσματα ePart του εαυτού μας ?" (Oh mon aimée... C’est donc bien ainsi. Toi aussi, tu demeures en l’état incomplète. Est-ce là notre destin à tous ? N’être ainsi plus que des fragments épart de nous-même ?)

Quel responsable ? Quelle solution à ce mal qui nous faisait ainsi ressembler à des ombres, perdues dans un temps et un espace qui ainsi demeurerait à jamais hors de notre portée ? Que ma sœur-épouse confonde ainsi protocole et barrière était en soi une preuve de sa perdition mentale. Elle craignait de voir l’étiquette et le respect devenir des murs d’indifférences ? Malgré le lien du sang nous unissant tous ? Malgré nos objectifs communs ? Malgré la vengeance qui nous animait tous ?

A cet instant, et malgré une envie aussi profonde que sincère, je n’osais me relever pour la prendre dans mes bras. Ce genre d’épanchement affectif devant notre roi était sans le moindre doute un laisser-aller ne convenant pas à notre rang. Aussi, ce fut par le lien indéfectible qui unissait nos esprits que je lui fis parvenir tout l’inconvenable amour que j’éprouvais à son égard, lui envoyant des images de l’espace infini et de ce que nous avions créé tout deux par le passé.

"Καθησυχάσει τους φόβους σας αδελφή μου. Το μυαλό σας είναι σαν αυτό το σύμπαν. Όταν αναταράσσεται, καθίσταται δύσκολο να αντιληφθεί. Αλλά αν ηρεμεί ..." (Calme tes craintes ma sœur. Ton esprit ressemble à cet univers. Quand il est agité, il devient difficile à percevoir. Mais si tu l’apaises…)

D’une pensée, l’univers que je lui faisais partager se transforma, les supernovae et autres tempête solaires se tarirent, pour ne laisser la place qu’à de limpide rayon cosmiques, baignant notre univers miniature de leur clarté céleste.

" Η απάντηση γίνεται σαφής." (La réponse devient claire.)

Plus que ne pourraient le faire mille mots, la vision d’un ordre et d’un calme d’échelle cosmique aurait l’effet d’un baume apaisant sur un esprit encore éparpillé, tel un miroir brisé. En tant que frère, en tant qu’époux, il était maintenant de mon devoir que de l’aider à en réunir les morceaux.

"Θυμηθείτε. Ο γιος μας δεν είναι. Η μοίρα του δεν ήταν διαφορετική από τη δική μας. Ο Τάρταρος ήταν η μόνη ανταμοιβή του για την προσφορά στον άνθρωπο τη δύναμη να ισούται με τους θεούς. Είμαστε εδώ σε ό, τι έχει απομείνει από την αρχαία βασιλείου μας, πρώην επέκταση βάθη της Γαίας με τις υψηλότερες ουράνιες σφαίρες του Ουρανού. Οι ημέρες κατά τις οποίες δεν είναι σημαντικές, επειδή ο Κρόνος είναι βασιλιάς μας και η Αδάμαντα Psamos είναι στα χέρια του. Μην τρόπους με ασήμαντες λεπτομέρειες, και να θυμάστε ότι είστε. Θυμηθείτε την ισχυρή και γενναία καρδιά χτυπά στο στήθος σας, θυμηθείτε πως στο παρελθόν θα έχουν επιλυθεί όλα τα χέρια με τόλμη προσγείωση στο πρόσωπο του βασιλιά σας, θυμηθείτε Θέμης..." (Souviens-toi. Notre fils n’est pas céans. Son sort ne fut pas différent du nôtre. Le Tartare fut sa seule récompense pour avoir offert à l’Homme le pouvoir d’égaler les dieux. Nous sommes ici dans ce qui reste de notre ancien royaume, autrefois s’étendant des profondeurs de Gaia jusqu’aux plus hautes sphères célestes d’Ouranos. L’époque où nous nous trouvons n’a pas d’importance, car Cronos est notre roi, et l’Adamas Psamos est entre Ses mains. Ne t’égards pas dans des détails sans importances, et rappelle-toi celle que tu es. Rappelle-toi le cœur fort et vaillant qui bat dans ta poitrine, rappelle-toi comment par le passé tu aurais tranché toutes mains ayant osées se poser sur la personne de ton roi, rappelle-toi Thémis…)

Tachant d’apaiser mon aimée, je tiquais cependant sur la comparaison des plus improbables que ma sœur épouse faisait entre nos méthodes et celles présupposées de nos ennemis et descendants. En effet, à supposer que ma sœur en sache plus que moi sur le protocole Olympien alors que pareillement à nous tous, elle avait passé un temps plus que considérable dans une prison sans air ni lumière à suffoquer loin de tout, et qu’effectivement, nos ennemis et descendants partagent nos façons, nous étions leurs ainés, c’étaient eux qui nous avaient singés, pas l’inverse.

Ne comprenant pas où elle voulait en venir, je concluai que le plus simple était encore de lui poser la question.

" Λέτε ότι εμείς παίζουμε τους εχθρούς μας, ότι συγκλίνουν οι μέθοδοι μας, δεν καταλαβαίνω. Τι ξέρετε ότι δεν ξέρω γι 'αυτούς, και πώς ξέρετε; Δεν είμαστε η πρώτη; Είμαστε πιο ηλικιωμένους ?" (Tu dis que nous faisons le jeu de nos ennemis, que nos méthodes convergent, je ne comprends pas. Que sais-tu que j’ignore à leur propos, et comment le sais-tu ? Ne sommes-nous pas les premiers ? Ne sommes-nous plus les ainés ?)

Mon aimée était-elle à ce point perdue que son esprit en venait à mélanger rêve, fantasme, cauchemar et réalité ? De toute urgence, il me fallait l’apaiser afin d’éviter une crise totale d’identité qu’un flot quasi infini de souvenirs remontant à la surface pour s’y mélanger pouvait provoquer.

"Εδώ είμαι αγαπημένη μου, δίπλα σας, όπως πάντα ήταν. Δεν έχουν κανένα φόβο. Απλά χρειάζονται χρόνο για να θυμηθούμε και να θεραπεύσει τις πληγές σου που τόσο υποτιμάται. Έτσι κατακερματισμένη, αμφιβολία και ο φόβος που ροκανίζουν, και είστε μόνο η σκιά του εαυτού σας, παρόμοια με εκείνα που πίσω μας διακηρύσσουν τους αδελφούς και τις αδελφές μας ..." (Je suis là mon aimée, à tes côtés, comme je l’ai toujours été. N’ai aucunes craintes. Tu as simplement besoin de temps pour te souvenir et panser tes blessures que nous avons tous deux sous-estimés. Ainsi fragmentée, le doute et la peur te rongent, et tu n’es que l’ombre de toi-même, pareillement à ceux qui derrière nous se proclament nos frères et sœurs…)

Ceci dit, jetant à nouveau un regard au Theos Semna irradiant les cieux d’ébène de notre dimension de poche, et n’y trouvant toujours que trois fragments parmi les douze qui le composaient jadis, je tournais alors un visage plein de méfiance envers les deux hôtes divins nous accompagnant.

« Δεν σε πιστεύω. Ούτε το ένα ούτε το άλλο. Η εξαπάτηση των ανδρών δεν είναι πλέον σε αμφιβολία σχετικά με μένα. Έχουμε ήδη υποτιμηθεί μια φορά να δείτε το αποτέλεσμα. Ποτέ ξανά δεν θα ήθελα να τους και τη δύναμή τους αμφισβητούν. Μπορεί να έχετε μέσα σας τη δύναμη των αδελφών και η αδελφή μου, αλλά προς το παρόν, δεν είναι αυτά. Έτσι, πώς ξέρετε ότι ο οικοδεσπότης ή ο θεός μιλάει; Ειδικά προσποιείσαι ότι Coeos. Πώς πιστεύετε ότι δήθεν απίστευτη αποκαλύψεις σας είναι λίγο περισσότερο από ένα τέχνασμα για να μας καταστρέψει όλους; Τι έχετε να πείτε τόσο σημαντικό να επιβραδύνει την αποκάλυψη για σκοτεινές λόγους ? »  (Je ne vous crois pas. Ni l’un ni l’autre. La duperie des hommes n’est plus à prouver en ce qui me concerne. Nous les avons déjà sous-estimé une fois, voyez le résultat. Plus jamais je ne douterais d’eux et de leur pouvoir. Vous avez peut-être en vous le pouvoir de mes frères et sœur, mais pour le moment, vous n’est pas eux. Aussi, comment savoir qui de l’hôte ou du dieu parle ? Surtout toi qui te prétends Coeos. Comment croire que tes soi-disant révélations rocambolesques ne soient guère plus qu’une manœuvre destinée à nous perdre tous ? Qu’as-tu donc à nous dire de si important que tu en retarde la révélation pour d’obscures raisons ?)

Nous étions maintenant en notre sanctuaire, devant notre glorieux souverain, et quelle image jusqu’à présent ceux se prétendant mes semblables lui avaient-ils envoyés ? Une sœur à l’esprit encore fragmenté, peinant à se souvenir même du lieu où elle se trouvait, et deux incarnat encore aussi faible que l’espèce traitresse et marchande dont ils provenaient.

« Το κρεβάτι πρέπει να ξυπνήσει. Στον τομέα ! » (Le dormeur doit se réveiller. Sur le champ !)

Assez de mémoires défaillantes ! Assez de mais ! Assez de pourquoi ! S’il fallait que j’aille chercher moi-même les âmes de mes frères et sœur au travers du multivers, même au sein de ces corps mortels, alors je le ferai ! Aussi, jetant un regard en plus d’une question à mon suzerain, j’obtins de sa part pour toute réponse un hochement de tête.

Un geste simple, pour une question simple. J’avais alors son approbation, et je savais qu’il avait lu dans mon cœur autant que dans mon esprit. Tel était son pouvoir, tel était son fardeau.

« Σε παραγγελίες σας βασιλιά μου. » (A vos ordres mon roi.)

Me relevant alors, seul à me tenir droit et fier parmi mes semblables, le temps des révélations était venu, quoi qu’en dise celui se prétendant mon frère.

« Πηγαίνετε. Εκ Μέρους Του! Όποιος κι αν είσαι, και σημείο για να είναι πειστική, επειδή η ζωή σας εξαρτάται από αυτό. » (Aller. Parle ! Qui que tu sois, et tache d'être convainquant, car ta vie en dépend.)

Humain ou titan, cela n’importait plus désormais. Le doute se suffisait à lui-même. Et en l’absence de preuve irréfutable, je ne voulais courir aucun risque, et sans aucun doute, notre roi n’en prendrait-il aucun également.
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Coeos
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MessageSujet: Re: Un nouveau départ   Jeu 4 Juin - 18:04

(Hrp : Ah pour l'apparence, je pensais la changer à la validation mais soit, ça m'a inspiré pour une autre apparence  Very Happy)

Ainsi je devais encore prouver que j'étais bel et bien celui que je prétendais et ce, alors que mon roi observait la scène sans vraiment intervenir. Donc il voulait vraiment faire la guerre, je ne pouvais que le suivre sans vraiment pouvoir faire en sorte de préserver certaines choses. Mon coeur désire vraiment qu'une cohabitation puisse se faire sans que le risque d'une guerre puisse se faire mais l'idée de pouvoir trouver cette traitresse de Mnémosyne me fait sentir de la colère et ce besoin que les mortels peuvent éprouver.

Ce qui est le plus amusant dans tout ça, c'est l'idée que les hommes soient faits à notre image, ce qui est on ne peut plus... Fascinant. Tout cela ne change pas le fait que je dois dès à présent prouver et revendiquer ce qui me revient de droit.


-Si le simple fait d'évoquer ce qu'un humain ignore totalement ne te suffit pas Japet, alors soit. Je vais donc utiliser quelque chose que je me réservais le droit de ne pas dévoiler aussi rapidement. Je vais donc te montrer que je suis le titan et non l'humain que j'habite.


Je sais que mon intention est simple mais je risque d'utiliser le pouvoir que ce corps en l'état peut contenir mais si cela me permet d'être enfin pris sérieusement, je n'ai pas le choix. C'est sans hésiter que je me relève et fait monter petit à petit mon cosmos et mon dunamis jusqu'à sentir mon enveloppe charnelle céder et laisser place alors à ma véritable apparence.

Montage créé avec bloggif

Rien que d'avoir fait ça sans avoir la puissance d'autrefois m'a épuisé mais je suis à présent doté de ce qui faisait de moi la gloire des cieux et du zodiaque. Oh bien sûr je ne fais pas encore mention de ma Soma mais de simplement l'apparence que j'avais dans les temps immémoriaux. Portant alors mon regard vers mon frère, je parle d'une voix profonde et à la fois éthérée, comme si ma voix était comme un murmure mais à la fois bien audible.

-Je vais donc parler de la vérité... Celle que j'ai découverte... Lors de notre dernière incarnation... Notre soeur Mnémosyne nous a trahis et m'a volé alors l'arme qui donna à Zeus le moyen de nous battre... Et notre résurrection n'était qu'un moyen pour que notre traitresse de soeur puisse servir un autre intérêt que le nôtre. Ainsi dans tout ce que nous avons fait fut profitable pour quelque chose d'autres dont j'ignore encore qui était-ce. Il est logique que je me demande si tout ce qui se passe en cet instant ne sert pas alors un être qu'on ignore encore la présence...

Ma tête tourna légèrement alors en direction de Cronos.

-Lisez mon esprit majesté, toutes les réponses sont alors marquées dans les souvenirs que j'ai en détail alors que j'étais au seuil de ma mort physique. Mnémosyne m'avait scellé la mémoire mais j'ai pu enfin me défaire de son emprise au moment que le chevalier du lion m'a vaincu. J'ai tenté de vous contacter mais je devais être bien trop faible à cet instant pour avoir réussi à pouvoir joindre mes frères ou mes soeurs.

Puis en inclinant la tête, je ferme les yeux en attendant que je puisse enfin prouver qui suis-je si ça n'était pas encore déjà le cas. Malgré le fait que mon apparence est enfin là, je peine à rester encore en état de conserver cette dernière. Mais malgré tout, il me reste alors une dernière chose à dire, ou devrais-je plutôt dire... Une dernière chose à demander.

-Si la guerre est votre désir majesté, alors je combattrais de toutes mes forces, mais j'aimerais une faveur : celle de m'occuper de mes petits-enfants, Artémise et Apollon, j'en prends la responsabilité. Un grand-parent se doit de prendre en charge ses petits-enfants et je désire m'en occuper en personne si vous m'autorisez cela bien entendu.


Au moins si j'ai l'occasion, je pourrais leur parler en toute honnêteté sans craindre quoi que ce soit si ce n'est-ce que le cadre d'une guerre peut apporter. Même si je le ferais à contre coeur, j'estime être le seul digne d'enlever alors la vie de la chaire de ma chaire si je dois en venir à là même si je sais que Léto ma fille voudrait que je ne fasse pas ça et ça m'attriste.
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Thétys
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MessageSujet: Re: Un nouveau départ   Dim 14 Juin - 18:15

La puissance de Cronos était telle que n'importe quel humain ou divinité inférieure aurait envie de se cacher face à lui. Le voir repousser Thémis comme il le faisait la fit s'interroger. Étais-ce parce que la Justice venait de manquer de respect en le considérant d'abord comme un frère et non comme un roi ou autre chose ? A cause de cette puissance qu'elle sentait émaner de lui ?

-D'où lui vient toute cette puissance ? Depuis quand l'a-t-il obtenue ? Je ne me souviens pas qu'il l'ai un jour possédée...

Et certainement pas lors de la précédente Titanomache, sinon les Olympiens auraient été écrasés sans aucune difficulté. Mais elle ne pouvait s'empêcher de se questionner sur tout ceci. Et apparemment, elle n'était pas la seule à s'interroger si elle en jugeait par les paroles qu'il leur adressa. Il s'adressa à eux non pas comme un frère mais comme un chef de guerre voulant motiver ses troupes.

"Oui, nous avons tous bien changés depuis notre bannissement de ce monde... Ceux que nous étions hier ne sont plus. Ils sont devenus plus forts."

Mais il semblerait que sa puissance à elle ne se soit pas encore éveillée. Ou du moins, pas assez pour que ses deux frères, surtout Japet, la considère réellement comme l'une des leurs. Il ne les reconnaissaient pas Coeos et elle alors qu'ils lui avaient affirmés plusieurs fois leurs identités.


-Ta méfiance est louable, mais je crains que cette fois-ci elle ne t'aveugle cher grand-frère. Le Chauffeur ne nous a-t-il pas lui-même identifié comme des Titans ? A moins que tu ne remettes son jugement en cause également. Constata-t-elle à voix basse.


Apparemment, Japet s'intéressait plus à Coeos qu'à elle. Mais peut-être avait-il raison de douter ainsi. Peut-être que leur dernière incarnation les avaient-ils plus touchés qu'elle ne le pensait. Mais elle était toujours Téthys, la reine des flots, celle qui gouvernait les mers et les océans en compagnie d'Océanos. Les révélations que leur fit celui qui prétendait être Coeos la sidéra.


-Notre précédente réincarnation ne serait qu'un autre de ses mauvais tours ?

Quelle sale petite garce ! Non contente de les avoir trahit au profit de ces maudits Olympiens, elle s'était servie de sa propre famille pour ses projets avant de les laisser sombrer une fois de plus dans le Tartare. Il fallait se rendre à l'évidence, pour elle ils ne signifiaient plus rien. Tout au plus, des êtres étant sortis du même ventre maternel qu'elle. La colère montait en elle.

"Non, je dois me calmer. Après tout, Mnémosyne a fait ses propres choix et nous a rayés de sa vie."

Sa colère reflua, quelque chose changea dans son cosmos... Il devint plus grand, plus... Divin. Peut-être étais-ce cela que ses frères attendaient. Une preuve de ce qu'elle était réellement. Son cosmos bleuté s'éleva alors, aussi calme et paisible que la mer endormie et pourtant prête à balayer tout ce qui se trouvait sur son passage. Elle se releva pour faire face à Japet, tandis qu'une voix fluide s'élevait de sa bouche.


-Me reconnais-tu maintenant mon frère ? Me reconnais-tu moi ta sœur qui ai dirigé les mers avec notre frère Océanos ? Que tu me crois ou non, sache que je compte bien récupérer ce que Poséidon nous ont pris jadis.


En disant cela, elle n'avait pas cessé de fixer Japet, non pas pour le défier mais pour qu'il puisse la regarder dans les yeux et voir qu'elle ne mentait pas. Puis, elle se tourna vers Cronos tout en adoptant une attitude respectueuse.

-Et pour reprendre et m'assurer le contrôle des mers et océans, je me battrais à vos côtés contre Zeus et toutes personnes humaines ou divines se dressant au travers de notre route. Vous pouvez en être assurés.    
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MessageSujet: Re: Un nouveau départ   Mer 17 Juin - 16:03

Thémis semblait perdue, avoir ainsi eut un blâme pour son attitude déplacée avait fait ressurgir en elle des blessures que trop longtemps elle avait mésestimées dans sa grande fierté.

Cronos se garda bien d’y faire mention, il savait que son époux serait là pour elle et serait le plus à même de l’aider. Du point de vue du roi des titans, l’incident était clôt, et avec le temps, Thémis en comprendrait le pourquoi.

*Hum… Seule Téthys semble avoir compris pourquoi cela doit être ainsi. Elle est sage autant que perspicace.*

Dans l’ombre de sa soma, le dieu fauchard fixait tour à tour ceux que Iapetos désignais comme de possible désastre ambulant. Ceux et celles qui étaient pour l’instant, il est vrai, aussi incomplet que déroutant.

Certes, au regard de Cronos, ces hôtes humains possédaient sans conteste le pouvoir et les souvenirs de Coeos et de Téthys, mais cela en faisaient-ils pour autant les titans qu’ils prétendaient être ? Un humain ne pouvait-il pas avoir accès également à cela et se faire passer comme tel ? Sans le plein pouvoir de ses frères et sœurs éveillé, et illuminant les cieux de leur dimension secrète pour en être assuré, un examen plus approfondi était nécessaire pour lever ce doute.

"Fais donc Iapetos."

Une pensée et une autorisation accompagnée d’un hochement de tête du dieu fauchard avait suffi au titan des dimensions pour débuter son inquisition. Cronos n’en perdrait rien, et de son coté, il observerait, analyserai également les réactions, tout en plongeant dans le cœur et l’âme de ceux qui devraient non pas prouver leur identité, mais leur pleine maitrise d’eux même.

Fier et puissant été demeuré celui qui par le passé avait aidé Cronos à vaincre puis castrer leur géniteur, une image d’un passé glorieux tout autant qu’une vision d’un avenir radieux.

Beaux et forts, tel devaient être les premiers enfants de Gaia, tels les jeunes fauves, et pourtant, il n’en était rien, du moins pour l’instant. La malédiction de Zeus, assortie d’un séjour inconcevable dans le Tartare avait prélevé leur dut. A présent, devant les yeux du premier déicide de l’Histoire, se tenait encore des ombres, des fragments de ceux qu’ils avaient été jadis.

Certains peinaient par leur mémoire défaillante, d’autre par un pouvoir encore au stade larvaire. Un seul d’entre eux semblait alors parfaitement revenu d’entre les morts, un seul d’entre eux avait le droit de se tenir debout face à son roi.

Et alors que l’hôte humain contenant l’âme de Coeos se releva sans demander ni autorisation ni bénédiction, les volutes éthérées présentes autour du roi des premiers âges s’animèrent pour devenir pareil à des lames de givres. Tels de longues faucilles, leur passage zébra le sol sous le titanique monarque alors qu’il tachait de contenir la colère provoquée par ce qu’il prenait pour une nouvelle offense faite à son titre.

Tout d’abord la familiarité de Thémis, et maintenant voilà que Coeos se relevait devant lui sans même lui en avoir demandé la permission.

*Est-ce une preuve de l’influence de l’humain en lui ? Jamais le Coeos que j’ai connu n’aurait agi de la sorte…*

La fidélité par l'amour, la valeur par l'honneur, le parjure par la vengeance… Telles étaient les Lois de Cronos, telles étaient les Lois des titans. Châtier pour l’exemple, voilà qui démontrerait sans nul doute à tous ceux ici présents qu’ils se trouvaient avant tout devant leur roi.

- Qui t’as donné la permission de te relever Coeos ?

Sa métamorphose avait déjà eu lieu. Dans une gloire remémorant les jours d’une époque antique, Cronos laissa pourtant parler le titan concepteur de l’arme qui les avait tous anéantie par le passé, écoutant, analysant, observant les réactions des uns et des autres, avant d’imposer le silence une fois leur parole à tous entendue.

- Toi aussi Thétys ?

Leur attitude avaient été respectueuse malgré tout, aussi, quelle devait être celle d’un monarque ? Devait-il être sévère ? Ou bien miséricordieux ? Quand on régnait sur autrui, sur la création toute entière, valait-il mieux inspirer l’amour, ou bien la peur ?

*La fidélité par l’amour…*

Telle avait la conduite de Cronos depuis les premiers âges. Pour ses frères et sœurs, il avait souhaité n’être rien de plus que leur sauveur, celui qui les libérerait de la tyrannie de leur père devenu fou. Et avec le recul qu’une éternité lui avait prodiguait, au final, il comprenait.

*Où cela nous a-t-il menés ? Combien de trahisons vais-je encore devoir essuyer avant d'ouvrir les yeux ?*

Au-dessus de leurs têtes à tous, le Theos Semna n’était toujours paré que de trois emblèmes seulement. Malgré tous leur beau discours, Iapetos avait raison, ils n’étaient pas eux, pas entièrement.

- A genoux.

Sous l’action d’un pouvoir impérieux, les deux pseudos titans reprirent la place qui était la leur devant leur roi, avant que celui-ci ne reprenne la parole.

- Je mets sur le compte de votre état inachevé votre audace. Mais je ne crois pas aux troisièmes chances, sachez-le.

A présent seul à se tenir debout après que Iapetos se soit de lui-même agenouillé devant son roi, Cronos avança, ou plutôt, flotta en direction de celui qui lui ressemblait maintenant comme à un frère et dont les paroles résonnaient encore dans son esprit.

- Coeos… Je t’entends et je te crois. Ton esprit est transparent à mes yeux. Tu es intimement persuadé de posséder la vérité, et il va de soi que Zeus n’a pu obtenir cette technique aussi rapidement par lui-même. La coïncidence serait trop belle pour être même envisageable. Aussi, je ne vois que deux divinités qui auraient pu ainsi pourvoir mon fils d’une telle technique.

Tout d’abords la titanide de la mémoire, pour qui aucun souvenirs n’est inaccessible. Et enfin, toi, le créateur de cette technique maudite. Tes souvenirs et ta parole accuses sans l’ombre d’un doute ta sœur pour cette trahison, et en cet instant, j’aurai tendance à y croire, mais en l’absence du coupable, en l’absence de Mnémosyne, que reste-t-il à interroger ? Que reste-t-il à châtier ? Absolument rien, tu en conviens, aussi, le cas de ta sœur attendra.


Les révélations de Coeos concernant la titanide de la mémoire n’avaient pour le moment aucune incidence, il fallait le reconnaitre. Mnémosyne n’était pas parmi eux, et ce qui était fait été fait. Sans le vaincre au préalable, il était impossible d’extraire les souvenirs d’un dieu contre sa volonté, aussi, Zeus continuerait de posséder le Keraunos après cette révélation.

- Tu dis également que notre résurrection servait les intérêts d’un autre dont tu ignores même le nom, mais tes souvenirs ne montrent que le drain de ton dunamis hors de ton corps après ta défaite des mains d’Aiolia, en quoi donc notre retour était donc profitable à un autre ? Nous ne sommes pas revenus du tartare pour y retourner que je sache…

Si en effet, le drain de Dunamis des titans vaincus était quelque chose d’inquiétant, cela ne pouvait être le fait d’un plan élaboré avant même la résurrection des premiers enfants de Gaia. Quel fou aurait bien put parier sur de pauvres mortels dans un affrontement les opposants à des dieux ?

- Cependant, tes souvenirs me révèlent autre chose. Une chose bien plus importante que toutes tes révélations sans conséquences immédiates, une chose que je savais déjà, sans oser jusqu’à présent y croire, et que tu me confirme de ton propre chef… Tu sais déjà de quoi je parle, n’est-ce pas ? Je n’arrive pas à croire que tu sois revenu de ton plein grès devant moi après avoir fait cela… Mais puisque telle fut ta volonté, et puisque tes frères et sœurs ont aussi le droit de savoir ce que nous savons tous deux, dit-leur, pourquoi dans mes souvenirs, alors que je me revois affronter ce chevalier d’or, je le vois possesseur de ton dunamis et de ta technique soi-disant scellée ? Est-ce encore là le fait de Mnémosyne ? Est-ce encore ta sœur qui est à blâmer pour cela ?

Oui, le roi des titans n’avait pas oublié cela. Il n’avait pas oublié Aiolia et le combat qui les avait opposés. Il n’avait pas oublié l’aide de Coeos, qui selon les dires du chevalier d’or du lion, et selon les propres souvenirs du titan de la foudre, avait participé à la défaite de son roi.

Aiolia avait obtenu le Keraunos de quelqu’un, c’était un fait. Aucun mortel, si puissant qu’il fut, ne pourrait acquérir une telle arme sans l’aide d’un immortel, et même ainsi, cela ne lui servirait de rien sans le pouvoir de la manier, un pouvoir qui requérait encore une assistance divine. Aiolia avait non seulement eut en sa possession la connaissance, mais également le pouvoir de manier la technique déicide, maudite entre toutes.

Certes Mnémosyne, en maitresse incontestée des souvenirs et de la mémoire, pouvait donner ou reprendre à n’importe quel esprit suffisamment affaibli ce qui demeurait son apanage, mais elle ne pouvait pas agir sur le pouvoir des mortels, ni les pourvoir en dunamis sans user du sien uniquement. Hors, c’était celui de Coeos et d’Hypérion que le roi des titans avait senti lors de son affrontement contre Aiolia, et aucunement celui de la titanide de la mémoire.

- Tu aurais sans doute voulu que Mnémosyne efface cela de ma mémoire n’est-ce pas ? Tes souvenirs l’accusent sans l’ombre d’un doute, mais toi-même es loin d’être vierge de toute trahison. Oui Coeos, si je dois à Mnémosyne ma défaite contre Zeus, alors je te dois à toi ma défaite contre ce chevalier d’Athéna, ce même chevalier que tes pensées rêvent d’aller retrouver, quand bien même nous sommes actuellement en guerre pour notre survie et notre héritage...

Le retour au sein même du royaume du roi des titans et l’incroyable audace de celui qui l’avait trahis par le passé avaient tout d’abords surprit Cronos, mais à présent qu’il le voyait, incomplet, imparfait, inachevé, cela tombait sous le sens.

- A présent, toi qui t'es toujours targué d’être le plus sage de tes frères et sœur, dis-moi, comment un roi doit-il châtier les traîtres ? Toi qui voue tant de haine à Mnémosyne pour avoir ainsi donné à nos ennemis le pouvoir de vaincre ton roi, quel sort, quelle punition lui réserverais-tu ?

Mnémosyne et Coeos, le parallèle était tellement évident que le roi des titans n’insistât pas dessus. Le sort de l’un ne serait pas différent du sort de l’autre. Aussi à présent, que Coeos, si prompt à dénoncer les traîtres, donne à ses frères et sœurs une seule bonne raison de ne pas l’anéantir corps et âme sur le champ, s’il en était capable.
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MessageSujet: Re: Un nouveau départ   Lun 29 Juin - 16:37

[Post fait avec l'accord de Cronos]

Suite à la demande que j'avais faite par la pensée à mon époux, une immense vague de soulagement m'entoura à l'instant exact où les pensées et les visions que m'envoyait Japet me traversaient l'esprit.

~ Est-ce cela ?

Et baissant les yeux, je me focalisais sur cela, m'alignant sur les mots et les pensées.

* Japet, mon amour... *

Il fallait que je me calme, que je calme la tempête me traversant.

~ Oui, je sens la tourmente me traverser, me secouer de part en part comme si on m'avait mis une tempête hurlante sous le crâne. Un chaos à nul autre pareil pour me cacher la véritable vision du monde. Qu'y a-t-il en ce monde que nous ne devons pas voir ? Rien ne peut apporter une quelconque réponse en cet instant. Rien, aussi, autant en rester là.

A cette pensée, je me disais que je pourrais rien faire de plus. Cela était juste un handicap passager qui n'influencerait sans doute plus la suite des choses maintenant que nous commencions à nous réunir.

* Je vois... C'est cela que je suis, Japet, cela... Merci mon amour... *

Intérieurement, je me disais que cela n'était qu'un passage éclair en une éternité de souffrance et qu'il était normal qu'il se soit égaré. Cette image n'était qu'un tableau parmi des milliers, perdu dans la masse. Pas de quoi s'attarder en fait. Puis, les événements ne le permettaient pas.

Une nouvelle fois, Coeos et Thétys se retrouver sommer de montrer enfin leurs véritables apparences devant notre roi. Un impératif que Japet avait bien fait comprendre aux deux concernés, et plus particulièrement au Titan de la Foudre Noire. Face à eux, mon frère époux s'était dressé mais après un bref échange avec notre roi.

~ Ainsi, tu peux lever et agir au nom de notre roi...

Une simple constatation avant que les dunamis de Thétys et Coeos n'éclatent, les libérant enfin de les chaines de chair qui les retenaient encore en leurs pouvoirs. Cette révélation avait pris son temps mais était maintenant accomplie. Autant Coeos que Thétys se tenaient devant nous sans le moindre doute.

Un point qui faisait grandement avancer les choses. Tournant vite suivi d'un flot de révélations toutes plus incroyables les unes que les autres.

~ Non, Mnémosyne et Coeos, tous deux nous ont trahi. Pour qui pour quoi ?

Coeos assurait que Mnémosyne avait dérobé l'arme permettant au roi des dieux de vaincre son père. Un crime immense envers nous mais Coeos lui-même n'était pas exempt de fautes. Ses actes l'avaient conduit à donner au lion d'or les moyens de vaincre et renvoyer tous les titans lui compris vers les horreurs du Tartare.

Et cette fois m'adressant mentalement au roi des Titans.

* Majesté, laissez-moi parler. Je vous en prie. *

Et recevant l'accord de notre roi.

" Parle, Coeos tant que tu le peux encore. La traîtrise avérée envers les nôtres ne peut rester impunie. Sache que le glaive de la Justice n'est nullement émoussé. *
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MessageSujet: Re: Un nouveau départ   Mar 30 Juin - 16:04

Mes mots semblaient avoir eu l’effet escompté sur l’esprit de ma sœur épouse. Son visage autant que son âme affichaient désormais une certitude sereine, celle d’une confiance en un avenir qui, quoi que demeurant incertain, ne pourrait en aucun cas être pire que cet innombrable passé que nous avions tous deux partagé.

A cet instant, et bien que ressentant un certain réconfort à l’idée d’avoir su apaiser les craintes de mon aimée, je m’interrogeais cependant. Quelle était cette nostalgie que je sentais encore en elle ? Quel écheveau de visions ou de réminiscence pouvait-elle encore ressasser pour sembler encore ainsi dépitée ?

Etait-ce le lointain souvenir de notre âge d’or ? Etait-ce les instants vécus au côté de notre enfant ? Notre fils que nous n’avions même pas sut protéger de la vindicte de Zeus…

"Ναι αγαπητοί μου. Τα πάντα είναι θέμα με τις εποχές. Λουλούδια ανθίζουν και fade, το ίδιο κάνει και το ίδιο για τις αναμνήσεις. Ξεχάστε ό, τι πονάει να προχωρήσουμε προς τα εμπρός. Οι μνήμες μας δεσμεύει περισσότερο από ό, τι μας απελευθερώσουν." (Oui mon aimée. Tout est soumis au cours des saisons. Les fleurs éclosent et se fanent, il en va de même pour les souvenirs. Il faut oublier ce qui te blesse afin de pouvoir avancer. Les souvenirs nous enchainent plus qu’ils ne nous libèrent.)

La nostalgie était un piège dans lequel tombaient facilement ceux de notre espèce, mais si elle n’était pas immédiatement jugulée, elle se changeait irrémédiablement en désespoir puis en apathie.

En cela, nous étions plus misérables encore que les cafards humains rappant sur la surface de Gaia et dont l’existence oh combien éphémère ne leur permettrait jamais de sombrer dans de tels nadirs d’horreur.

*Ναι αισθανόμαστε και να αισθάνονται πολύ περισσότερο από ό, τι εκείνων που αποσκοπούν δήθεν στην εικόνα μας, αλλά αν μπορούμε να απείρως περισσότερη δυστυχία, μπορούμε να βιώσουμε μια χαρά που ποτέ δεν θα μπορούσε να συλλάβει, και αυτό είναι καλό σε αυτό το πρέπει να εργαστούμε από κοινού. Πρέπει να ξεχάσουμε ό, τι ήταν, να σκέφτονται μόνο το τι θα είναι.* (Oui nous ressentons et éprouvons bien plus que ceux conçus soi-disant à notre image, mais si nous pouvons infiniment plus souffrir, nous pouvons aussi éprouver une joie qu’ils ne sauraient jamais concevoir, et c’est bien en ce sens qu’il nous faut travailler de concert. Il nous faut oublier ce qui fut, pour ne plus penser qu’à ce qui sera.)

En avions-nous terminé avec cette problématique ? J’osais le penser. Mon aimée avait un caractère bien trempé, mais en l’occurrence, il lui fallait simplement laisser aller. Laisser au temps le soin de cicatriser ces blessures, tout en n’oubliant pas qu’elle n’était pas seule, et qu’elle ne le serait jamais.

"Η συνομιλία μας με τον βασιλιά μας ολοκληρωθεί, μπορούμε να συνεχίσουμε αυτή τη συζήτηση, αν δεν σας πειράζει αν εξακολουθείτε να αποδειχθεί ανάγκη. Εν τω μεταξύ, ας μην ξεχνάμε ότι σ 'αγαπώ περισσότερο από οτιδήποτε άλλο στο σύμπαν. Εάν έρχεστε να αμφιβάλλει για τα πάντα, δεν αμφιβάλλω ότι. Μην ξεχνάτε ότι όταν συνδέονται με τις τύχες μας, έχουμε επίσης με τις ψυχές μας. Βάσανά σας να γίνει το δικό μου, όπως χαρές σου, και ξέρω ότι ανέχεται την ιδέα σας και να πέφτουν στη δίνη της πικρίας. Με όλες μου τις δυνάμεις, όλα τα μέσα μου, και όσο μπορώ αναπνοή της ζωής, εγώ θα σας βοηθήσει να καταπολεμήσει τη φθορά της ψυχής. Εάν δεν πιστεύουν πλέον σε τίποτα, έχουμε πίστη σε μένα, αγαπημένη μου." (Notre entretien avec notre roi achevé, nous pourrons reprendre cette discussion si tu le veux bien, si tu en éprouves encore le besoin. En attendant, n’oublie pas que je t’aime, plus que toute autre chose dans l’univers. Si tu en viens à douter de tout, ne doute pas de cela. N’oublie pas que lorsque nous avons liés nos destins, nous avons aussi liés nos âmes. Tes souffrances deviennent les miennes, tout comme tes joies, et je ne saurai tolérer l’idée de te voir ainsi sombrer dans la spirale de l’aigreur. De toutes mes forces, de toutes mes ressources, et tant qu’il me restera un souffle de vie, je t’aiderai à lutter contre cette décrépitude de l’âme. Si tu ne crois plus en rien, ai foi en moi mon aimée.)

Ceci étant dit, le travail intérieur de mon aimée ne faisait que commencer, et aussi douloureux qu’il m’était de l’admettre, elle devrait le faire en majeur partie seule, au sein de son propre esprit.

L’amnésie lui aurait été sans doute une solution acceptable, un remède miracle contre ce passé maudit qui ne cessait de la hanter. Mais seul l’infernal fleuve de l’oubli pourrait combler ce vœu, et il demeurait encore si loin de notre portée…

*Ξεχάστε τα πάντα, για να το όνομά σου, στο γιο σας σε μένα ... Είναι αυτό που επιθυμείτε αγαπημένη μου;* (Tout oublier, jusqu’à ton nom, jusqu’à ton fils, jusqu’à moi… Est-ce cela que tu désires mon aimée ?)

Saurais-je l’accepter ? Etais-je moi-même prêt à la voir ainsi partir ? Je l’aimais, plus que tout, et je ne souhaitais que son bonheur, mais pourrais-je jamais payer un tel prix ?

*Η μοίρα δεν μπορεί ποτέ να βάλω τον εαυτό μου πριν από μια τέτοια επιλογή.* (Puisse le destin ne jamais me mettre devant un tel choix.)

Une ultime prière adressée aux trois sœurs fileuses, et les réponses des incarnats de Thétys et de Coeos arrivèrent enfin, alors que chacun d’eux reprenaient une apparence seyant d’avantage à leur stature.

« Έχετε τις dunamis και την εμφάνιση, αλλά τόσο σηκώστε τα μάτια σας, ακόμα δεν έχουν την ψυχή. Τίποτα που έχετε κάνει μέχρι στιγμής είναι πέρα από τα όρια ενός ανθρώπου με τις δυνάμεις σας. Όχι, δεν υπάρχει μόνο ένας τρόπος για να μπορείτε να αποδείξετε την ταυτότητά σας, και είναι σε αναμνήσεις σας από τιτάνες, όπου κανένας θνητός δεν μπορεί να πάει. Ξυπνήστε θεία σφραγίδες σας! Μόνο εσείς έχετε τη δυνατότητα μέσα! Φωτίστε εμβλήματα σας για να Semna Θεός, και γνωρίζω τους αδελφούς και τις αδελφές μου! » (Vous en avez le dunamis et l’apparence, mais levez donc les yeux au ciel, vous n’en avez toujours pas l’âme. Rien de ce que vous avez accomplis jusqu’à présent n’est hors de portée d’un humain possédant vos pouvoirs. Non, il n’y a qu’un seul moyen pour vous de prouver vos identités, et il se trouve dans vos mémoires de titans, là où aucun mortel ne saurait aller. Eveillez vos sceaux divins ! Vous seuls en avez la capacité ! Faites briller vos emblèmes au Theos Semna, et je vous reconnaitrais comme mes frères et sœurs !)

Mais tout en disant cela, Coeos, puis Thétys se relevèrent, sans aucune demande de permission, comme si cela n’était qu’une ennuyante formalité, qu’un geste à accomplir, un impératif syndical comme diraient les Hommes.

« Αυθάδη! Πώς τολμάς να σηκώνεις καλά; » (Insolents ! Comment osez-vous vous relever ainsi ?)

J’allais intervenir de la même manière que je l’avais fait pour ma sœur épouse, mais les dires de l’incarnat de Coeos me firent l’effet d’un véritable électrochoc, comme si Zeus lui-même m’avait frappé de son arme maudite.

« Τι? Τι λες? » (Comment ? Qu’est-ce que tu dis ?)

Mnémosyne, notre sœur, une traitresse ? Une complice de Zeus ? La cause de la défaite de notre roi des mains de son fils ? Quel était ce maléfice ? Quelle était cette folie ?

Comment ? Pourquoi ? Pour quoi ? Quelle mensonge, menace ou chantage Zeus a-t-il bien put exercer sur elle pour qu’elle devienne ainsi une souillure à son nom et à sa lignée ? Pour qu’elle abandonne ainsi sa dignité et son honneur ?

« Όχι! Δεν σε πιστεύω! Είναι αδύνατο! Είναι αδύνατο! Αυτό είναι ένα τέχνασμα! Ένας άνδρας εξυπνάδα για να σπείρουν αμφιβολίες στις καρδιές μας και χάνουμε όλοι! » (Non ! Je ne te crois pas ! C’est impossible ! C’est impossible ! C’est une ruse ! Une fourberie d’homme pour semer le doute dans nos cœurs et nous perdre tous !)

Cela ne se pouvait, cela ne se pouvait absolument pas ! Mnémosyne avait partagé notre sort au sein du Tartare. Cela avait-il donc été sa récompense pour nous avoir tous trahis ? L’ironie valait la peine d’être savourée…

Abasourdie par cette révélation que je ne pouvais encore concevoir comme contenant la moindre parcelle de vérité, je fus cependant rappelé à l’ordre par le pouvoir infiniment supérieur de notre souverain, imposant le silence sans avoir besoin pour cela de dire mot.

Tombant à genoux, presque honteux de mon éclat émotionnel en présence de Sa Majesté, je le laissais à présent parler en notre nom à tous.

Sa voix, pareille à la caresse du temps, acheva de réduire en poussière mes certitudes concernant notre race. Je nous avais toujours cru meilleur que les Olympiens, incapable de bassesses comme le mensonge, la duperie ou encore la trahison, apanage des sangs mêlés ou de ces créations pathétiquement imparfaites qu’étaient les Hommes. Mais aujourd’hui, en cet instant, je comprenais qu’il n’en était rien, et sur le moment, j’en perdais alors tout reperd.

*Μολυσμένα ... διεφθαρμένες ... Με τη μητέρα θεά ... Τι έχουμε γίνει;* (Souillés… Corrompus… Par la déesse mère… Que sommes-nous devenus ?)

Ma sœur épouse prit alors la parole, exigeant des réponses de la part de celui que je considérais déjà comme la honte de notre assemblée, mais pour ma part, aucun mot, aucun son ne put franchir mes lèvres. J’étais trop abattu pour pouvoir même m’élever contre cette infamie, il ne me restait plus qu’une infinie désillusion, en plus d’une honte qui jamais ne disparaîtrait.

Absolument odieuse et insoutenable était la douleur et la honte de la trahison, plus encore quand l’on réalisait qu’on avait fait confiance à un être capable de renier tout ce en quoi il avait cru par le passé, mais si les Hommes avaient en eux la force de se relever, alors je me devais d’en faire autant !

*Όχι! Η απελπισία! Δεν θα αφήσω τον εαυτό μου να παγιδευτεί από τα βάσανα του πεπρωμένου!* (Non ! Le désespoir ! Je ne me laisserai pas piéger par les tourments du Destin !)

En cet instant, je me sentais plus naïf que l’enfant qui venait de naître. Comment n’avais-je pas sut déceler les prémices de cette trahison ? Comment avais-je put être aussi aveugle ?

*Πρέπει να υπάρχει ένας λόγος, πρέπει να υπάρχει μια εξήγηση!* (Il doit y avoir une raison, il doit y avoir une explication !)

Dérisoire bouée de sauvetage que le besoin de rationaliser l’irraisonnable. Quelles que soient les raisons ayant poussé le traitre à trahir, elles ne suffiraient au mieux qu’à comprendre son geste. Mais comprendre et pardonner étaient deux choses bien différentes.

Suivant alors l’exemple passionné et impétueux de mon aimée, je demandais à notre suzerain l’autorisation de parler avant de m’adresser à celui qui en cet instant devait se sentir au plus mal.

« Δεν έχω λόγια για να περιγράψει την αποστροφή και την δυσπιστία που χειρονομία σας με εμπνέει ... Τα χέρια του ιππότη ήταν ακόμη καλυμμένο με ichor από τους αδελφούς και τις αδελφές σας και αυτό δεν ήταν αρκετό για σένα; Επίσης, είχατε το αίμα των κυρίαρχων σας; » (Je n’ai pas de mot pour décrire le dégout et l’incrédulité que ton geste m’inspire… Les mains de ce chevalier étaient encore couvertes de l’ichor de tes frères et sœurs et cela ne te suffisait pas ? Il te fallait aussi le sang de ton souverain ?)

Incompréhensible, inconcevable, inexplicable. Si notre souverain en personne ne l’avait pas affirmé, je ne l’aurai pas cru possible. D’abord Mnémosyne, maintenant Coeos. Quelle était la prochaine étape ? Qui serait le prochain traitre ? Hypérion lui-même ?

« Τι? Πώς το θα μπορούσε να κάνει κάτι τέτοιο; Δώστε εχθρός μας την κατάρα ισχύ που εσείς σφραγισμένα μια φορά; Μπορείτε ήξερε πολύ καλά τι χρήση θα κάνει! Η δύναμή σας δεν σας χρησιμεύσει για να καταστρέψει, να σκοτώσει! Είναι το τέλος των πάντων! Πόσο καλά είστε σε θέση να παρέχει αυτή ιππότη; Αυτή η θανατηφόρος όσο εξαιρετικό ήταν αυτό; Του δίνει dunamis σας ήταν κάτι, ειδικά από φόβο ότι απορροφάται από άλλη που δεν ξέρουμε τίποτα, αλλά να του δώσετε την τεχνική σας ... Όχι, τίποτα, απολύτως τίποτα δεν μπορεί να δικαιολογήσει! » (Comment ? Comment as-tu put faire une chose pareille ?! Donner à notre ennemi le pouvoir maudit que tu as toi-même scellé jadis ? Tu savais pertinemment quel usage il en ferait ! Ton pouvoir ne te sert qu’à détruire, qu’à tuer ! Il est la fin de toute chose ! Comment as-tu put en pourvoir ainsi ce chevalier ? Ce mortel aussi exceptionnel fut-il ? Lui avoir donné ton dunamis était une chose, surtout de peur qu’il soit absorbé par un autre dont nous ignorons tout, mais lui donner ta technique… Non, rien, absolument rien ne saurait le justifier !)
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Coeos
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MessageSujet: Re: Un nouveau départ   Mer 1 Juil - 19:04

[Aller, encore un post et je serais enfin avec la bonne couleur, on y croit]

Je savais... Je savais bien que mes actes n'étaient pas vraiment les plus compréhensibles. Confier au lion ce qu'aucun humain peut détenir pour faire ce qu'il a fait était aisément prit pour de la trahison et pourtant... Il y avait une infinité de possibilités tout comme aucune. Aux yeux des autres de mes frères et soeurs, je passais pour un traitre qui en dénonçait un autre.
Mentir n'était pas un acte que je faisais, et encore moins dans ce genre de situation, je leur devais la vérité et uniquement la vérité. C'est donc en parlant d'une voix calme et posée que je commençais donc à m'expliquer.
 

-Je n'ai aucunement eu envie que Mnémosyne cache ce détail majesté, j'en assume pleinement la responsabilité et c'est en titan ayant toujours été fidèle à vous que je suis devant vous. Si j'ai confié le Keraunos à Aiolia? Oui je l'ai fais au même titre que mon Dunamis pour deux raisons : la première est qu'en sachant que nous étions tous manipulés par Mnémosyne et c'est autre entité, je ne pouvais pas leur laisser la possibilité de détenir alors mon Dunamis et la foudre originelle. Le risque de voir dans leurs mains ces deux atouts était bien trop dangereux. Personne n'aurait pu concevoir ce qui se serait passé si jamais je ne les avais pas mis hors de portée. Voilà pourquoi j'ai confié à Aiolia le Keraunos et mon Dunamis, du moins vis-à-vis de cela.

Je savais bien que cela n'était clairement pas suffisamment pour ce qui s'était passé. C'est pourquoi je continuai en prononçant alors la seconde raison.

-La seconde raison à mon acte fut alors basée sur une chose : J'ai espéré qu'en donnant mon Dunamis et le Keraunos au lion, qu'il puisse vaincre ce qui nous manipulait dans l'ombre, que si je ne pouvais pas m'en sortir face à lui, qu'il puisse avoir une chance d'y parvenir. J'ai tenté de vous contacter alors que j'avais perdu pour mettre à jour la trahison de Mnémosyne. Il a fallu que je sois vaincu pour que mes souvenirs scellés me reviennent, ce que j'ignorais bien que je me doutais qu'une chose ne tournait pas rond. Mon nom signifie Celui qui sait et de par mon nom, j'ai pris un risque qui a été osé, mais je peux enfin vous dévoiler à tous ce que notre soeur nous a caché depuis tout ce temps. Quant à ce que je peux dire ensuite...


Fermant les yeux, je savais ce que je devais dire, combien même je risquais quelque chose de grave, en tant que titan, mais aussi en tant qu'être ayant outrepassé la vengeance que Mnémosyne et cet être savait qu'on pouvait ressentir aisément vis-à-vis de l'Olympe.

-Souvenez-vous majesté, quand vous avez fait face à Aiolia, qu'avez-vous vu au-delà du simple humain ? Vous avez sûrement dû sentir quelque chose de spécial à travers son cosmos, son âme. J'ai vu l'espoir, j'ai vu ce qu'autrefois j'étais : un dieu bienveillant qui ne désirais aucune vengeance, aucun désir de détruire ou bien de conquérir. J'ai vu à quel point l'Homme a su évoluer, j'ai plongé mon regard et je me suis imprégné des sentiments et des émotions des hommes pour en tirer ce qu'il pouvait me manquer. J'en suis ressorti plus sage, plus à même de comprendre ce qui m'échappait en faisant face à Aiolia. J'ai misé sur l'avenir mon roi, par sur l'instant où j'étais encore sur Terre face à Aiolia. Je ne dis pas que nous devons tout oublier, je dis simplement que le sentiment de vengeance est ce qui nous a manipulés autrefois et il est de mon devoir que de mettre en garde tout le monde, de ne pas agir sous ce sentiment afin d'éviter d'être manipulé une autre fois. Tout ce que je veux est le bien des nôtres, de notre peuple, vous le voyez majesté à travers mon âme, je ne fais que dire la vérité. Toujours, j'ai pensé dans le bien-être de mes frères et soeurs combien même mes actes disent le contraire. Et si cela ne suffit pas... Alors je suis prêt à en payer le prix pour avoir fait une chose envers laquelle je pensais juste et en accord avec les convictions que j'avais. Sachez que je suis navré, je sais bien que ce que j'ai dit ne pardonnera pas ce qui s'est passé, mais au moins je n'ai pas menti, ni cherché à me sauver mais simplement expliquer les intentions que j'ai eues.
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Thétys
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MessageSujet: Re: Un nouveau départ   Mer 8 Juil - 18:29

Téthys se retrouva aussitôt à genoux face à leur frère qui n'avait pas aimé son intervention face à Japet. Elle ne s'était pourtant pas montrée insolente ou irrespectueuse et avait du mal à suivre le raisonnement de Cronos. Comme s'il voulait avant tout être considéré comme un roi, même avec sa propre famille. Sa réaction face à la familiarité de Thémis aurait dû la mettre en garde, mais elle devait s'avouer qu'elle n'avait pas vu le coup venir. Mais au moins elle avait obtenu ce qu'elle désirait. Être reconnue comme une titanide.

-Je vous demande de bien vouloir oublier cet impair, Majesté. Cela ne se reproduira plus.


Puisque Cronos avait l'air de vouloir jouer les rois autoritaire, qu'il le fasse. Après tout, ils l'avaient tous choisis pour les diriger et elle n'avait pas l'intention de revenir dessus. Elle ne pût s'empêcher de penser une nouvelle fois à son époux qui semblait abonné aux absents. Sans doute n'avait-il pas encore trouvé de corps pour s'incarner. Mais ce n'était pas le moment de s'appesantir dessus. Cronos avait fini son inspection de l'esprit de Coeos, et ce qui en ressortait semblait digne d'intérêt.

"Comment ? Coeos aurait confié son Dunameis et sa technique à un simple mortel ? Et à celui qui a vaincu notre roi en plus ! Mais pourquoi ? Ça n'a pas de sens. " 


Certes, se servir des humains comme pions dans leurs plans n'était pas une idée qui la répugnait. Elle trouvait même cela plus logique que de vouloir les exterminer à tout pris comme le pensaient certains des membres de sa fratrie. Mais pourquoi confier ]une attaque si dangereuse à l'un de leurs ennemis ? Espérait-il que cela les servirait dans le futur ?

"Vouloir stopper le manège de Mnémosyne pourrait être un bon argument... Mais ces Saints étaient nos ennemis à ce moment-là... Coeos aurait dû savoir qu'ils utiliseraient cette technique contre nous ! "

Il n'y avait pas à transiger, cela avait bien l'air d'une trahison. Et apparemment Thémis ne s'y était pas trompée non plus et semblait prête à rendre justice. Elle punirait sans doute leur frère si cela s'avérait nécessaire. Curieux retournement de situation. La Justice reprenait un peu de poil de la bête alors que son époux semblait soudain bien dépité. Enfin, pendant un certain temps car la diatribe qui suivit exprimait bien ce qu'ils devaient tous ressentir à l'égard de Coeos. de l’incompréhension et du dégout face à cette énième trahison.

"Parle Coeos, Parle et surtout explique-nous les raisons de ton acte. C'est ta seule et unique chance si tu veux échapper à notre colère."

Ses frères et sa sœur s'étonneraient peut-être du mutisme dont elle faisait preuve. Ils interpréteraient peut-être ça de travers, mais elle préférai d'abord laisser le temps au plus sage des leurs de s'expliquer. Ses explications ne firent que soulever d'autres interrogations dans son esprit. Il fallait mettre les choses au clair.

"Seigneur Cronos, puis-je m'exprimer ? "

Après avoir obtenu l'autorisation de son royal frère, elle prit la parole pour la première fois depuis le début de ce jugement, si l'on pouvait appeler cela ainsi.

-Coeos, que tu ais voulu nous sauver de ce complot fomenté par Mnémosyne et cette autre entité sur laquelle tu ne nous dis rien, je pense que nous l'avons tous compris. Mais ces Saints étaient nos ennemis en ce moment. Pour eux, nous étions ceux voulant s'emparer de la Terre et donc nuire à leur déesse. Tu croyais qu'ils allaient prendre le risque de laisser notre souverain en vie ? Après tous les combats que nous avons menés contre eux ?

Ne restait plus que la dernière partie du discours de Coeos. Cronos aussi avait eu confiance en Aiolia ? Il avait crût en l'humanité ? Mais pourquoi ? Qu'y avait-il de spécial chez cet Aiolia ?

-Et cette chose de spéciale méritait que tu donnes à un simple humain le pouvoir de s'opposer à notre frère ? Je suis autant déçue que les autres par ton comportement car je ne comprend pas. Mais tu ne sembles pas regretter tes actes, alors il est inutile que nous nous attardions dessus. C'est à notre frère maintenant de décider s'il faut encore ou non te faire confiance. A moins que tu n'ai quelque chose d'autre à dire pour au moins prouver la véracité de tes dernières paroles ?

De son côté elle ne le pouvait plus. Du moins pas tant qu'il ne lui aurait pas prouvé le contraire.     
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Cronos
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MessageSujet: Re: Un nouveau départ   Ven 10 Juil - 15:52

Incompréhensible, incohérent, profondément contradictoire. L’esprit de Coeos témoignait d’une vérité, ses actes et ses dires eux en disaient une autre, diamétralement opposée. Etait-il fou ? Etait-il schizophrène ? Rien ne permettait en cet instant au roi des titans de l’affirmer.

- Ce que tu dis… N’a aucun sens. Tu as su joindre Hypérion, ne cherche même pas à le nier. Mais au lieu de lui fournir à lui ta puissance, tu as choisis ce mortel. Tu as préféré un misérable humain à ton propre sang, et pire encore, tu lui as donné le pouvoir d’anéantir nos espoirs. Sais-tu qu’Hypérion lui-même a subit le keraunos du lion avant moi ? Tes mains sont souillées du sang de celui qui par le passé t’as sauvé des crocs de ce même chevalier que tu as jugé plus digne de ta confiance que tes pairs, et rien, absolument rien ne saurait le justifier. Quoi que tu aies vu en Aiolia du lion, quoi qu’il fût, il était notre ennemi, un guerrier qui n’a pas hésité à tuer tout ce qui se trouvait sur sa route pour m’atteindre, et s’il a su le faire, c’est en partie grâce à toi.

Comment un roi sage devait-il agir ? Quel message devait-il faire passer ?

- Et pourtant, malgré tout cela, ta fidélité envers moi et ta fratrie semble sincère... C’est à n’y rien comprendre. Je ne vois qu’une explication, tu as agis sans réfléchir, et en cela, tu es criminellement stupide, de la pire race de traître qui soit, celle des idiots, celle qui se fond parmi les plus fidèles et les plus sincères et que rien ne permet de révéler au grand jour avant qu’il ne soit trop tard.

Le plus sage des titans, agissant de la sorte… Etait-ce encore une des mauvaises plaisanteries du destin ? En cet instant, le dieu fauchard ne savait qu’en penser. Jamais un cas semblable ne s’était présenté devant lui.

- Je devrais sur le champ mettre un terme à ta vie et sceller ton âme dans une boite sans air ni lumière, au moins ainsi tu ne pourras plus me trahir en donnant au premier venu ton arme et ton pouvoir dans l’espoir de me servir … Mais… Aussi pénible qu’il me soit de l’admettre, par le passé, tu fus un soutien fidèle, et un sujet inestimable. Je ne peux pas faire l’impasse sur cela.

La fidélité devait être récompensée, même celle des idiots. Et punir de mort les fidèles n’inspirait pas à la fidélité. Coeos était obsédé par une idée de vengeance qu’il semblait attribuer à toutes et tous ses semblables, mais que savait-il de leur esprits ? Au fond, pour qui les prenaient-ils ?

- Je ne lèverais pas la main sur toi, et je ne peux pas non plus prendre le risque de te bannir de mes frontière, tu es trop dangereux pour être laissé en liberté. Et puisque apparemment tu demeures incapable de faire la différence entre un ami et un ennemi, je te consigne dans cette dimension jusqu’à nouvel ordre. Tu demeureras dans ton temple et je t’interdis formellement d’en sortir pour quelque raison que ce soit. Tu n’auras aucunes visites que je n’autoriserais, et tu auras le temps de réfléchir à tes erreurs et à ce qu’elles nous ont couté à tous. Peut-être que quelques siècles d’isolement t’apprendront la clairvoyance.

A cet instant, le cœur de Cronos était lourd. Aucune colère ne s’en était emparée, sinon celle induite par la déception et la sensation d’être un idiot complet pour n’avoir su percevoir la trahison avant qu’elle ne se produise.

Coeos avait toujours été fasciné par les Hommes, sans doute plus encore que par ses propres semblables. Qu’il se soit ainsi laissé séduire par l’un d’eux n’était en somme pas surprenant. Et le plus effrayant, c’était qu’il le referait si cela était nécessaire.

Certes, Aiolia du lion fut un être exceptionnel, méritant de vivre, mais entre lui permettre de survivre, et en faire le dépositaire de l’arme la plus terrible jamais crée de mains divines, il y avait un fossé gigantesque que le dieu fauchard lui-même s’était bien gardé de franchir.

- A présent, hors de ma vue, je ne veux plus te voir ni t’entendre jusqu'à nouvel ordre.

Et d’une pensée, le titan de foudre fut enveloppé dans les brumes du temps et de l’espace, avant d’être transporté en son temple où il resterait jusqu’à nouvel ordre, à l’abri de lui-même.

- Quelle pitié... Quelle folie... Quelle misère.

Cronos avait-il fait preuve de clémence, ou de faiblesse ? Il se voulait un roi équitable, un roi de principes, et avait agi en conséquence.

- Que l’exemple de notre frère jamais ne s’efface de nos mémoires. Il a confondu ses idéaux avec la réalité, et nous en avons tous payé le prix fort. Même le plus fidèle peut être trompé s’il ne prend pas garde. L’Homme n’est pas impuissant, ses armes sont légions, et la duperie en fait partie. Tachons de ne pas l’oublier à l’avenir.

Son armée, sa fratrie alors tronquée d’un allié puissant, la guerre contre l’Olympe semblait s’être encore compliquée, mais ce qu’ignorait encore le roi des titans, c’était que le destin lui réservait encore quelques surprises...
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MessageSujet: Re: Un nouveau départ   Mer 15 Juil - 13:58

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Des suites de leur disparition à Arwen et lui, les dieux de l’Olympe en parleraient encore même quand le sombre empereur aurait été enlevé. Ils leur seraient alors impossible de savoir si oui ou non ses actes étaient liés, ni même de savoir par qui ils avaient été commis, eux trop occupé qu’ils avaient été par les petites bêtises du sombre empereur.

*Il faut bien l’avouer, comme diversion, il était plutôt efficace.*

Si l’idée de voir Zeus et sa cour se triturer les méninges en essayant de percer à jour la volonté derrière le cours des événements était en soit particulièrement agréable à la Discorde, elle ne se leurrait pas pour autant. Dans la guerre opposant l’Olympe aux Titans, quel serait le poids de Sparte et même d’Arwen ? Qui s’en soucierait ?

Sans doute Athéna, peut être Héra qui du coup avait perdu son dernier jouet, mais Zeus, qu’en penserait-il ?

*Autant lui donner rapidement autre chose à penser. Arwen n’est pas pour lui. Elle est à moi, à moi seule... Hey oh ? Tu es bien silencieux toi depuis un moment. Tu bouderais pas quand même ?*

En effet, depuis l’incident avec Héra, l’ex-haut commandeur de Sparte s’était figé dans un mutisme assez perturbant, surtout après la colère des plus expressives qu’il avait démontré.

*Allez, fait pas la tête, tu l’auras ta vengeance croit moi. Sois patient. Tout viens à point à qui sait attendre.

Oh mais ne t'inquiète pas pour moi. J'étais juste en train d'imaginer ce qu'allait être ma vengeance.*


Cela ne suffirait sans doute pas à calmer la colère d’un Hazama piqué au vif, mais cela lui donnerait au moins matière à réfléchir.

Attendant quant à elle la venue de son émissaire au sein de l’Ouroboros, la Discorde n’avait pour sa part qu’un regret, celui de n’avoir pas su voir le combat opposant le sombre empereur au reste de sa famille. Nul doute que celui-ci avait dut être des plus grandioses, et nul doute aussi qu’il avait dut attirer à lui tous les parasites de la création.

*Profiteurs, opportunistes, fourbes et lâches, voici venu le temps pour vous de festoyer.*

Qu’ils en profitent bien. La guerre était désormais imminente, et bientôt, leur tour viendrait, enfin.

« Ah. Enfin te voilà. »

Dans la dimension labyrinthique de sa toile s’étendant d’un bout à l’autre de la création, la Discorde afficha un large sourire à la vision d’un nuage de brume à la couleur de l’émeraude qui s’approchait d’elle, porteur d’un chargement oh combien précieux.

« Tout se déroule comme je l’avais prévus. Il ne reste plus qu’à livrer ceci au roi sans couronne. Et la phase finale pourra commencer. »

Ce n’était pas tous les jours qu’Eris se faisait livrer à domicile un tel invité. Et un festin impromptu, fait de rage, de rancœur et de jalousie, préparé par Zeus en personne, se devait d’être savouré.

« Pardon ? Tu disais ? Parle plus fort, j'entends rien. »

Les yeux révulsés du sombre empereur des enfers parlaient pour lui. Entre l’incompréhension et la fureur la plus totale, il demeurait cependant parfaitement incapable d’esquisser le moindre geste.

« Te libérer de tes liens dis-tu ? Oh non, non. Je ne le peux. Pas plus que tu ne le peux toi-même. Mais ne t’inquiète pas. Je connais quelqu’un qui lui le pourra, à condition qu’il soit de bonne humeur. Sinon, il te tuera. Hihihihi. »

Seul un dieu d’une puissance similaire à celle de Zeus pouvait briser les chaines apposées par lui sans devoir y passer un temps proprement considérable. Un temps qui aujourd’hui faisait défaut à la fille de la nuit.

*Depuis d’innombrables vies humaines je foule cet univers, et aujourd’hui, le temps me manque… Quelle ironie.*

Le temps était venu, le temps pour le père et le fils de se retrouver une fois encore.

*Qu’ils poursuivent leur précédente conversation, mais cette fois sur un autre pied d’égalité.*

**********

Franchir la zone aveugle séparant le Cronos Labyrinthos du reste de l’univers n’était pas chose aisée, car en vérité, seuls ceux qui savaient déjà où aller pouvaient y trouver leur chemin. Mais fort heureusement pour la Discorde, elle faisait partie de ceux-là.

Emergeant alors à l’entrée du sanctuaire des Titans, son précieux chargement flottant tout près d’elle, ce fut d’un pas léger, presque en sautillant, qu’Eris fit son chemin jusqu’au pouvoir proprement inimaginable qu’était devenu celui du roi sans couronne.

« Majesté, très estimés titans et titanides. »

S’agenouillant comme l’exigeait l’étiquette en de tels circonstances, la Discorde fit alors s‘avancer son petit présent, un sourire inhumain sur le visage.

« Je vous apporte un présent. Un présent fait d’un cœur vaillant et d’un cosmos puissant. »

Déposant au pied du roi des titans son premier né encore emballé dans les chaines de foudre de Zeus, la discorde poursuivit.

« Celui-ci a encore une fois tenté de mettre un terme à l’existence de sa nièce favorite, Athéna. Il aurait même réussit, si Zeus en personne n’était pas intervenu. Je ne puis que vous conseiller, mais ne pensez-vous pas qu’il mérite de réessayer ? L’ennemi de mon ennemi est… »

Que Cronos libère ou exécute sur le champs son fils ne dépendait maintenant que de lui.

« Pardonnez ma franchise seigneur, mais mon émissaire m’a assuré que cinq d’entre les vôtres ont franchis l’arche d’Onyx de Sparte, et je ne vois là que quatre titans. Qu’est devenu Coeos ? »

HRP:
 
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Thémis
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MessageSujet: Re: Un nouveau départ   Jeu 23 Juil - 19:04

je pensais pouvoir poster avant mon départ mais je n'en aurais pas le temps. Je passe mon tour. Désolée pour avoir bloqué le rp
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Iapetos
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MessageSujet: Re: Un nouveau départ   Ven 24 Juil - 16:10

HRP:
 

Le sort de Coeos était donc réglé. Avec une clémence et une retenue des plus admirables étant donné la situation, notre roi avait su se montrer aussi sage qu’implacable face à la traîtrise.

« Η καλοσύνη σου θα τιμήσει το μεγαλείο, ότι προδότης δεν αξίζουν τέτοια απόδειξη της αγάπης. » (Votre bonté vous honore majesté, ce chien ne méritait pas une telle preuve d’affection.)

Certes pour ma part, j’aurai souhaité une mort de traitre à l’encontre de celui à qui nous devions au final toutes nos défaites depuis le commencement, mais une telle décision ne me revenait pas, et loin de moi demeurait l’idée de remettre en cause le jugement de notre souverain.

*Είθε να σαπίζουν στο ναό του για την αιωνιότητα.* (Puisse-t-il pourrir dans son temple pour l’éternité.)

Cette pathétique affaire réglée, j’imaginais que le temps était venu pour nous de reparaitre au grand jour, et de nous rappeler au monde des Hommes qui nous avaient oublié au profil des Olympiens ; mais c’était sans compter sur les trois sœurs fileuses qui après les révélations de Coeos nous avaient concoctée une nouvelle surprise.

*Ποιος είναι?* (Qui-est-ce ?)

Une présence venait de se manifester à l’entrée de notre territoire, une présence foncièrement maléfique.

*Αυτό δεν είναι ένας τιτάνας, δεν είναι ακόμη και ένα παιδί της Γαίας.* (Ce n’est pas un titan, ce n’est même pas un enfant de Gaia.)

Son pouvoir était prodigieux, sans doute l’égal de celui de Pontos. Et ne voyant aucune réaction de la part de notre souverain face à cette intrusion, j’estimais donc qu’il s’agissait là d’un invité, ou tout du moins, d’un être toléré céans, du moins pour l’instant.

Et c’est alors qu’elle apparue. Haute silhouette sombre indéniablement féminine. D’une beauté froide à faire craquer la roche et pourvue d’un regard que même les ténèbres des restes de notre ancien empire ne parvenaient pas à voiler.

Son apparence des plus extraordinaires ajoutant encore d’avantage à l’impression de puissance qui en émanait, elle s’avançait d’un pas tranquille, comme en territoire ami, un long sceptre à la main, un étrange corbeau rachitique perché sur son épaule, et plus incroyable encore, Hadès, l’un des fils de notre roi, couvert de chaine de foudre et bâillonné, flottant à ses côtés.

*Για τη μητέρα θεά ... Είναι αδύνατο!* (Par la déesse mère… C’est impossible !)

Le souverain des enfers, l’un des trois seigneurs actuel de la création, ainsi livré tout ficelé dans notre domaine, par cette mystérieuse déesse. C’était trop beau pour être vrai !

Les chaines étaient-elles factices ? Le prisonnier était-il bien celui que son surplis désignait sans l’ombre d’un doute ? Avec son apparence actuelle, je ne reconnaissais guère le fils parjure de notre roi que j’avais connu il y a maintenant si longtemps, mais tout comme nous, il pouvait changer d’apparence. Cela ne voulait donc rien dire.

Et les voyant ainsi approcher de nous sans retenue, je me préparais à réagir à la moindre incartade, lorsque cette mystérieuse bienfaitrice prit enfin la parole et s’agenouilla devant notre roi.

Ainsi, elle semblait être notre alliée, ou tout du moins, être suffisamment intelligente pour respecter les usages face au seul véritable roi des dieux.

Lui rendant son salut d’un hochement de tête par pure politesse, j’entendais encore ses dires résonner dans mon esprit comme le sifflement d’un millier de serpent.

Sa voix semblait être chargée d’un pouvoir terrifiant, comme si le moindre de ses mots étaient porteur de malédiction.

J’allais alors demander la parole à notre roi, mais notre mystérieuse invitée ne s’étant toujours pas présentée ne m’en laissa pas le temps, et déposa son incroyable présent aux pieds de notre souverain avec une bien étrange requête.

Ne tenant plus, je réclamais encore une fois la parole avant de m’insurger devant une telle audace.

« Κρατήστε απόσταση σας, όποιος κι αν είσαι! Ο Άδης δεν αξίζει να ριχτεί έτσι στα πόδια του πατέρα και του μονάρχη, πόσο μάλλον ότι αξίζει δεύτερη ευκαιρία για την προδοσία του! » (Gardez vos distances, qui que vous soyez ! Hadès ne mérite pas d’être ainsi jeté aux pieds de son père et monarque, encore moins qu’il ne mérite de seconde chance pour sa trahison !)

Jamais les descendants de notre roi ne deviendraient nos amis, pas même ceux qui rêvaient de voir le reste de leur fratrie détruite. Ceux qui avaient trahis leur propre sang ne méritaient aucune clémence, aucun pardon, et surtout, aucune confiance.

Ne pouvant néanmoins pas arracher Hadès à notre roi pour sa sauvegarde que je savais loin d’être menacée, je tiquais néanmoins aux informations des plus précises que semblait posséder cette déesse inconnue.

« Πως το ξερεις? Τέλος, ποιος είσαι; » (Comment savez-vous cela ? Et enfin qui êtes-vous ?)
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Thétys
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MessageSujet: Re: Un nouveau départ   Ven 31 Juil - 9:50

[A Héra, je t'ai cité dans mon post en me basant sur certaines traditions de notre mythologie. Si tu n'es pas d'accord, tu peux toujours m'envoyer un mp pour me le signaler. Promit, je ne mange personne hrp, pas même les Olympiens Razz]


Les paroles de Cronos étaient sans appel, Téthys n'ayant pas participé à cette guerre de manière active, comme ses autres sœurs, ne pouvait rien dire et devait se conformer aux paroles de son souverain. D'autant plus que Coeos ne semblait pas les démentir. Son frère avait-il vraiment agi par stupidité la plus pure ? N'y avait-il que cela qui pouvait expliquer ses actes ? D'un côté, l'ancienne reine des mers se sentait trahie et attristée, mais d'un autre elle ne pouvait pas croire que la stupidité soit la seule raison à ce geste.
 

"Et pourtant c'est la seule explication possible à ce moment... Quelle déchéance..."
 
Elle aussi dans les temps mythologiques avait avec son époux pris une décision ayant sans doute joué contre leur fratrie. Ils avaient gardés une neutralité dans la Titanomachie, allant même jusqu'à s'occupe de la jeune Héra et pousser une de leur fille à rejoindre le camp des Olympiens. Mais ils avaient été bien punis pour leur geste qui avait au moins eu l'utilité de leur révéler la fourberie olympienne. Mas apparemment ça n'avait pas suffit au plus sage d'entre eux pour ne pas se laisser berner. Il était temps toutefois de conclure, pour le moment du moins. Elle demanda donc à Cronos le droit de s'exprimer.
 
-J'aimerais croire qu'il n'ai pas agi que par stupidité, mais il semblerait que ce soit la seule explication envisageable. J'espère qu'il finira par revenir à la raison et se repentira devant vous mon souverain.
 
Thémis ne s'était toujours pas exprimée sur la situation, soudain une présence se fit sentir dans le Labyrinthe. Une présence inconnue et qui n'était certainement pas celle d'un titan. Téthys jeta un regard à Cronos pour surveiller sa réaction. Il ne leur avait rien ordonné pour le moment, et ce cosmos ne semblait pas venir dans un but hostile. L'ancienne reine se contenta de noter la puissance phénoménale de ce cosmos. Il ne s'agissait pas d'une petite divinité à faibles pouvoirs.
 
-Seigneur, savez-vous de qu'il peut s'agir ? 
 
Elle n'eut pas longtemps à attendre puisque le cosmos inconnu arriva en sautillant comme si de rien n'était, trainant derrière elle l'un des trois fils de Cronos. Hadès, le souverain des Enfers ! Par les mânes de la déesse mère, que faisait-il ici ? Qu'est-ce que cela signifiait ? Apparemment la divinité infernale avait combattu Athéna et s'était fais mettre à terre par son propre petit frère en personne.
 
"Ainsi, ces maudits Olympiens ne sont même pas capable de rester unis. Ils ont voulus jouer aux maitres du monde, et voilà où ils en sont arrivés. Pathétique."

Téthys n'accorda aucun regard au souverain des Enfers déchu. Après tout qu'avait-elle à dire à l'un de ceux qui avait provoqué sa chute dans le Tartare ? Rien du tout à par qu'elle le haïssait et que si elle l'avait pût, elle l'aurait écrasé avec sa masse. Mais le sous-entendu de l'inconnue suffit à la faire réfléchir. Bien qu'elle ne lui inspirait pas trop confiance, ses paroles étaient juste.

"Ce servir d'Hadès contre sa propre famille ? Vu l'affection qu'il a l'air de leur porter, cela pourrait être une bonne idée. Mais que nous demanderait-il en échange ? "

Le roi déchu n'était de toute façon pas en position de leur demander quoique se soit dans l'état actuel des choses. La seule chose qu'il pouvait demander étai la clémence de leur roi qui était aussi son père, et elle doutait fortement qu'Hadès s'abaisse à faire une chose pareille. Elle demanda une nouvelle fois la parole à son souverain après les paroles véhémentes de Japet.

-D'entre tous les Olympiens, Hadès est certainement l'un de ceux méritant le moins notre clémence. A part des paroles qui pourraient aisément être remises en doute, je ne vois pas ce que nous pourrions en tirer de plus.


Elle avait dit cela en regardant son jeune frère, sans même un regard pour la divinité aux cheveux noirs gisant à ses pieds. Puis, elle porta son regard vers sa divinité qui ne s'était toujours pas présentée. Elle avait parlé d'un émissaire. S'agissait-il de cet homme moustachu qui les avait conduit jusqu'à leur frère ?

-Tu te présentes comme une alliée si j'ai bien compris. Tu penses nous amadouer en nous amenant Hadès sur un plateau d'argent, c'est cela ? Mais pourquoi ne commences-tu pas par nous dire qui tu es et pourquoi tu t'allierais à nous ?


Comme Japet, Téthys n'était pas très pour cette alliance, surtout de la part d'une divinité qu'elle ne connaissait pas. Cela pouvait très bien être une énième fourberie de ces Olympiens qui aurait envoyé cette déesse spécialement pour les tromper.
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Cronos
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MessageSujet: Re: Un nouveau départ   Ven 31 Juil - 15:52

Edit:
 

Les moires avaient de tout temps compté parmi les plus incompréhensibles et hermétiques des entités que le chaos avait engendrées, de cela le roi des titans en avait la certitude. Après tout, n’était-il pas celui qui avait quasiment dévoué son existence toute entière à leur recherche ?

Des suites de la malédiction d’Ouranos, le dieu fauchard n’avait plus eut que l’obsession de son propre destin à l’esprit. Le temps, le canevas inéluctable de l’avenir… Cronos avait tout sacrifié pour en percer les mystères, et alors même qu’aujourd’hui, de toute sa nombreuse espèce, il demeurait l’incontestable détenteur de ce qui s’approchait le plus de leur compréhension, malgré tout tant lui restait encore inconnu, incompréhensible, jusqu’à la nature réelle des moires ou même leur localisation.

Pouvait-ton jamais percer les mystères d’une chose si cette chose vous empêchait de la percer à jour ?

Pouvait-on jamais vraiment lutter contre son destin ? Pouvait-on l’influer, le modifier, voir le changer ? La quête toute entière du roi des titans se résumait à cette question en somme simplissime mais fondamentale.

Les mauvaises langues argumenteraient que cela n’avait plus d’importance aujourd’hui, alors que le fils avait détrôné le père, et que le destin avait semblait-il accompli son œuvre. Mais Cronos n’était-il pas de retour ? Ne s’était-il pas lever des profondeurs du tartare déjà par deux fois afin de lutter contre ce sort tyrannique ? Oui la question valait encore la peine d’être posée, oui sa réponse avait encore de l’importance, et pour la connaitre, le dieu fauchard était prêt à sonder les profondeurs les plus abyssales de la création.

- Hum ?

De la trahison répugnante de niaiserie de Coeos, seule une apparition soudaine et imprévue parvient à arracher le roi des titans, l’apparition de celle qui depuis le début le soutient de son pouvoir et de ses conseils

De l’humain qui l’avait quitté il y a à peine quelques heures, la voilà qui revenait sous sa forme divine, trahissant dès lors sa véritable puissance autant que son véritable visage. Chose bien surprenante lorsque l’on connaissait l’attachement tout particulier de cette déesse pour l’illusion et la mise en scène.

- Paix vous tous, ne craignez point celle à qui nous devons tous notre liberté actuelle.

Fidèles et méfiants, les frères et sœurs du dieu fauchard s’étaient levés, presque insurgés contre l’arrivée aussi naturelle que décontractée d’une étrangère qu’ils n’avaient pu connaitre que de nom jusqu’à présent.

- Sachez que vous avez devant vos yeux la Discorde en personne, fille de Nyx, infatigable tisseuse t’intrigue, et source de l’émulation universelle. Notre sauveuse et notre bienfaitrice, autant que mes yeux et mes oreilles dans le monde de nos ennemis. Ce fut elle qui après ma libération il y a de cela dix années terrestres, m’a accompagnée au travers de la création à la recherche des fragments de mon pouvoir. Ce fut avec son aide que je mis un terme à l’existence traitresse du dieu des flots et récupérai enfin ma pleine puissance, et ce fut elle qui devant les portes du Tartare, m’aida à en vaincre les gardiens autant qu’à en briser les portes pour vous libérer. Si aujourd’hui nous sommes réunis, à l’abri derrière un sanctuaire que nos ennemis ne peuvent percer de leur regard. Si aujourd’hui vous êtes tous parvenu jusqu’à moi en suivant l’émissaire de Sparte, c’est bien grâce à elle. De toutes les divinités, elle est celle qui a le plus œuvrée pour notre cause, aussi, accueillez là en amie avec toute la gratitude qui s’impose.

Il ne serait pas dit que le roi des titans était un ingrat. Il savait récompenser ceux qui devaient l’être, autant qu’il savait punir ceux qui le méritaient.

- Eris, soit la bienvenue.

Recevant avec plaisir son alliée de la première heure alors qu’elle s’agenouillait devant lui, le dieu fauchard manqua de trahir son émoi en découvrant l’incroyable cadeau que la Discorde lui avait apporté.

- Tu as déjà tant fait pour nous, et encore maintenant, tu m’apportes un présent. Un magnifique présent.

S’approchant sans un bruit du corps inerte de son fils encore paré de son armure dérisoire, le pouvoir du roi des titans commença à apparaitre sur l’éclat du surplis alors que ses ailes commençaient à se désagréger.

- Hadès… Mon enfant… Combien de temps s’est-il écoulé depuis notre dernière rencontre ? Alors j’étais le vaincu, et toi le mécène, mais à présent que les rôles sont inversés, qu’aurais-tu à dire pour t’épargner ma vengeance et celles de mes semblables ? Qu’aurais-tu à m’offrir en échange de ta misérable existence ?

Et effleurant du bout des doigts le bâillon de foudre entourant la bouche de l’ancien geôlier devenu maintenant le nouveau prisonnier, la parole lui fut alors rendue tandis que la malédiction de Zeus s’effrita comme la montagne s’érodait face aux années l’assaillant sans répit.

- Choisi soigneusement les mots que tu vas dire. Ils seront peut-être les derniers.

Si focalisé sur son fils était à présent le roi des titans qu'il faillit presque ne pas entendre la dernière question de son alliée de la première heure.

- Hum ? Oh tu veux sans doute parler de Coeos. Et bien disons simplement qu'il a enfin payé pour sa trahison envers moi lors de notre dernière libération. Il expie à présent dans son temple et n'en sortira que sur mon ordre.


Dernière édition par Cronos le Dim 2 Aoû - 10:34, édité 1 fois
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Hadès
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MessageSujet: Re: Un nouveau départ   Sam 1 Aoû - 12:23

Arrow Je me suis fait kidnappé là-bas

Si vite, tout était allé si vite. Entre les sceaux de Zeus, la chute aussi dure qu’implacable, et la brume à la couleur de l’émeraude ; voilà que de l’enceinte trois fois maudite de Sparte, j'étais à présent au sein d'un tunnel dimensionnel emplis de brouillard auprès d’une ancienne présence, à la fois familière et pourtant si lointaine.

Eris ?!

Elle semblait m’attendre. Au sein de cette étrange dimension dont j’ignorais tout, elle était là, les bras en croix et le sourire aux lèvres. Etait-ce elle à qui je devais mon sauvetage des plus inattendus ? Rien n’était moins improbable.

Je voulais parler, je voulais hurler, je voulais m’insurger contre le traitement humiliant qui m’était réservé, mais les sceaux d’éclair de Zeus m’interdisaient encore toutes actions.

Ainsi je dus me contenter d’écouter et de regarder. D’emmagasiner le maximum d’informations au travers de ce que mes sens parvenaient encore à saisir alors qu'entre frustration, surprise et inquiétude, les derniers mots de ma trop nombreuse famille résonnaient encore en mon esprit.

La moue boudeuse du bellâtre rouquin, piqué au vif et ridicule entre tous ; les menaces d’Héra, furieuse de par son impuissance et une vérité qu’elle n’avait jamais su accepter ; et pire que tout, le sermon hypocrite au possible de ce roi des dieux parvenu…

Tous paieraient, tous connaîtraient ma vengeance. Même s’il me fallait attendre encore mille ans, j’obtiendrais rétribution pour leur infamies.

Mais pour l’heure, il me fallait comprendre. Comprendre ce que la Discorde me voulait, ce qu’elle voulait dire en parlant d’un être capable de briser les sceaux d’éclairs de Zeus.

Et je ne tardais pas à comprendre. Au moment où tous ces pouvoirs divins m’assaillirent alors qu’en compagnie d’Eris, je pénétrais dans ce que je devinais être l’antre des titans.

Ainsi j’étais un présent. Un cadeau destiné à celui qui par le passé m’avais tout offert en échange de l’âme d’un simple mortel. Sans doute le meilleur marché que je n’ai jamais passé, mais aussi celui que j’avais le moins savouré, tant ma défaite des mains des chevaliers d’Athéna avait suivie rapidement après. Trop rapidement en vérité.

Si seulement j’avais su maitriser la puissance de Cronos… L’histoire aurait été bien différente.

Mais le temps n’était pas aux lamentations, car déjà, mes ancêtres s'approchaient.

Tels des vautours, les voilà qui s’approchaient, afin de se régaler de ma défaite des mains d’un autre. Allais-je finir ainsi ? Des mains de mes anciens ennemis sans même pouvoir me défendre, tels un animal que l’on menait à l’abattoir ?

Pathétiques ignorants… Oser parler des Olympiens en ma présence… J’ai plus œuvré contre eux que vous tous réuni. Sans parler du fait que je n’en ai jamais fait partie, à la différence de mes deux frères.

Si je l’avais pu, je les aurais tués de mon regard. Les entendre eux, parler de loyauté, en particulier Téthys, traîtresse à sa propre race et tiède ayant choisie la neutralité au lieu du soutien de ses propres frères…

*Que Zeus l’ai malgré tout condamnée au tartare est une… Ironie des plus savoureuses. Le genre de petite plaisanterie du destin que l’on prend plaisir à souligner et à apprécier, même des siècles après.*

Et pourtant, malgré tout le bruit qu’ils étaient capable d’émettre de leur borborygmes ineptes, ce n’était pas vers eux que mes sens se tournaient à présent, mais bien vers la haute silhouette encapuchonné dont l’impérieux pouvoir me certifia l’identité.

Cronos…

Oh qu’il devait jubiler en cet instant où nos anciens rôle s’étaient inversés… Oh qu’il devait être heureux de me voir ainsi impuissant, pareillement à lui lors de notre dernière rencontre. Et le pire, c’était que je ne pouvais même pas lui en vouloir. J’aurai agi exactement comme lui à sa place.

Qu’est-ce que ce sera Cronos ? Mort, ou vif ?

Ma réponse vint en même temps que les mots du roi des titans, alors que sous l’action de son pouvoir ésotérique, toute matière autour de lui semblait vieillir à une vitesse incroyable.

- Hum

Savourant enfin la liberté de mouvement en somme toute restreinte que je venais de recouvrir en voyant mon bâillon tomber, je compris alors deux choses.

Premièrement, la puissance de mon père avait encore grandie, allant jusqu’à égaler voir surpasser celle de Zeus, et deuxièmement, si je n’étais pas déjà réduit en poussière, c’était que j’avais encore une chance de retourner la situation en ma faveur.

L’ennemi de mon ennemi est mon ami.

- Ce que je dirais ? Je dirais que si tu me rends la liberté, je t’aiderai à reprendre la couronne qui t’a été volée par le passé. Je te dirais que si tu brises ces chaines me retenant, je t’aiderai à briser celui qui les a posées sur moi. Je te dirais que par le passé, j’ai suivis la révolte d’un fils à l’ambition dévorante, et que pour tout salaire de ma peine, je n’ai reçus qu’une terre maudite, et une tâche ingrate et le mépris de ceux qui s'étaient présenté comme mes frères et soeurs.

Aujourd’hui, mon cœur n’éprouve plus pour eux que haine et vengeance. Libère moi, et je te servirais dans la guerre à venir. Toi plus que tous les autres titans connais ma puissance. Libère moi, et je te promets la puissance des enfers à tes cotés pour réduire à néant nos ennemis commun. Je ne te demanderai qu’une chose en retour, une tête très précisément. Celle d’Athéna. Je la veux. Je la veux vivante, afin que je puisse la tuer de mes propres mains, mais pas avant d’avoir enfin pu savourer ses larmes et son désespoir alors qu’elle aura vu tout ce à quoi elle tenait disparaître.


Le marché tenait en ses termes. En échange de la vie d’Athéna, Cronos aurait la force de tout un empire à ses côtés, ainsi que la mienne. Seul un fou ou un sot refuserait une telle offre, et s’il ne me faisait pas confiance, qu’il lise donc dans mon cœur, et il pourrait faire confiance à ma vengeance.
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Hazama/Eris
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MessageSujet: Re: Un nouveau départ   Dim 2 Aoû - 12:53

« Vous me flattez majesté. Je n’ai pas autant de mérite. Je n’ai fait que vous permettre de revenir en ce monde afin de récupérer ce qui aurait toujours dut rester votre, vous qui avez toujours fait un bien meilleur roi que l’usurpateur. »

L’identité de leur bienfaitrice finalement révélée de la bouche même de Cronos, le reste des titans n’aurait à présent plus de raison de douter de l’alliance existant entre elle et leur roi.

« Quand à vous, très estimés fils et filles et Gaia, veuillez accepter mes excuses. J’ai préféré laisser notre roi m’introduire avec ses propres mots, et j’espère que vous ne m’en tiendrez pas rigueur. »

Feignant l’air désolé de ceux qui avec respect et sincérité reconnaissent leur erreur, la Discorde jouait son rôle tandis que le roi des titans était quand à lui complètement obnubilé par le savoureux entremet encore emballé à ses pieds, un entremet qui bien utilisé deviendrait une arme oh combien redoutable.

« Je vous demanderai bien vos noms respectifs, mais mon émissaire m’a déjà transmis ces informations, et il est impolis de poser des questions dont possède déjà la réponse, n’êtes-vous pas d’accord ? »

Réfléchir un peu permettrait aux autres titans de faire le lien entre Eris et ce fameux émissaire, le seul à qui ils avaient parlé depuis leur retour en ce monde, le seul à avoir jamais recueillie leur identité respective, le seul à les avoir vus traverser l’Arche d’Onyx.

« Maintenant, même si votre prudence vous honore, tachez de ne pas l’entretenir en paranoïa. D’autre que moi pourraient le prendre avec bien moins de patiente, et vous ne voulez surement pas ajouter d’avantage à la longue liste de vos ennemis, n’est-ce pas ? »

L’émulsion. Un mot bien barbare, faisant tout de suite passer celui l’utilisant pour un être sophistiqué, et pourtant, quelque chose d’omniprésent, et de si fondamental.

*Qu’il serait ennuyant de regarder des choses immobiles, tu ne crois pas ?*

Mais Hazama demeurait encore muet, sans doute encore vert de rage des suites de l’humiliation que lui avait infligé Héra l’orgueilleuse.

*Toujours d’humeur refrognée ? Tu as bien hérité de ma rancœur on dirait.*

Légendaire était la vengeance de la Discorde, la dernière en date lui avait même consacré un attribut aussi savoureux qu’anodin.

*Nous devrions lui envoyer un nouveau présent qu’est-ce que tu en penses ? Peut-être une parure ou un bijou ?*

L’idée de déclencher une nouvelle guerre de Troie était des plus plaisantes aux yeux d’Eris, mais plus encore que d’offrir un nouveau terrain de jeu à son dieu favoris, celui qu’elle appelait affectueusement son petit chou, c’était l’idée de voir l’union défaite qui l’excitait.

Voir l’hautain tomber, le misérable s’élever, le riche ruiné et le pauvre enrichie, voilà les fluctuations, les changements que désiraient la Discorde.

*Hum, avec la mention "à la plus méritante" ? Hihihi, même les muses pourraient participer cette fois.

En temps de guerre divine, tu penses vraiment qu’elles tomberaient encore dans le panneau ?

Bien sûr que non, mais cela attirerait l’attention sur moi, et pas sur le reste.

Tu t’es enfin décidé à entrer en scène ?

J’en ai assez de rester dans la salle à inspirer les acteurs, j’ai envie de prendre part moi-même à ce spectacle grandiose. Je veux être une bouche, une oreille, une main, pas juste un œil.*


Oui, le temps des préparations était révolu. Dans toutes parties devait venir le temps où les joueurs révéleraient leur atout, et où le dernier coup serait joué.

C’était de loin le moment préféré de la Discorde, et également de son alter-égo masculin.

*Ils vont remonter jusqu’à nous, je le sais. C’est peut-être même déjà le cas. Et une fois que mon nom leur sera revenu en mémoire, ils nous chercheront. Ivre de vengeance, ils remueront ciel et terre pour nous retrouver, et cela les affaiblira. Ils ne verront pas le coup suivant venir, un coup qui fera trembler jusqu’aux fondations de l’Olympe.

Ça t’excite pas vrai ? Tout ce chaos à venir, toute cette tension dans l’air ?

Hihihihi. Tu me connais.*


Fébrile sous son apparence de tranquillité était en cet instant Eris, mais elle n’en montrait rien. Elle plus qu’aucun autre pouvait ressentir le bouillonnement des destinées l’entourant, toutes convergentes vers ce nœud du destin indémêlable et dont la complexité échappait même aux yeux du plus grand de tous les visionnaires.

*Quelle humiliation cela doit être pour lui. Devoir ainsi chercher de ses propres mains, de ses propres yeux au lieu de simplement connaitre l’avenir et agir en conséquence.

Tu penses à Zeus, ou à son père ? L’un comme l’autre n’ont jamais su accepter leur destin. L’un comme l’autre sont transit de peur en s’imaginant détrôné et vaincu par leur descendance. Et en cherchant à esquiver ce que les astres leur ont prédit, ils ne font que précipiter leur sort.

Ils ne comprennent pas. Ils ne savent pas ce qu’est le bonheur de l’incertitude. Celui de bâtir pas à pas son avenir, et non de le subir secondes après secondes.*


Passé irrémédiable, futur intolérable. Quelle liberté restait-il quand les fondements mêmes de l’univers imposaient la causalité ? Quel espoir demeurait-il quand le destin était déjà écrit, et surtout, déjà connu ?

*Plus que quelques coups, oui plus que quelques coups, et nous serons enfin débarrasser de cette tyrannie.

Oui. Mais nous n’en sommes pas encore là. Tu as entendu ? Coeos a été rattrapé par ses actions passées. Quelle ironie n’est-ce pas ? Que celui ayant vu la vérité soit châtiée pour avoir tenté de lutter contre son destin. Les moires sont vraiment des êtres d’une extrême cruauté.

Si le destin est implacable, alors c’est à nous de faire en sorte de rendre le rôle des acteurs plus agréable à jouer. Traitre et pariât Coeos est devenu, mais même la vie d’un traitre peut être digne d’être vécue, si on lui accorde sa chance.

Tu penses à la même chose que moi ?

A ton avis ?*


Un seul regard entre la Discorde et le corbeau perché sur son épaule suffit. Le lien unissant Eris à cet étrange familier allait apparaitre sous un tout autre jour alors que dans un croissement soudain, celui-ci s’envolait pour tournoyer autour de la divine assemblée.

*Va à présent, va trouver celui que le destin à finalement rattraper.

Un traître dont l’âme est bonne mais les actes mauvais… Ça sera un véritable plaisir que de traiter avec lui hihihihi.*


Et dans un nuage d’ombre et d’émeraude, le familier à plume de la Discorde disparut, sans laisser de trace.

« Voilà de bien fâcheuses nouvelles. Je partage votre peine. De telles révélations sont de celles capables de changer votre regard sur ceux qui vous entoure, et sur le monde en général. »

Un simple corbeau n’émettant ni aura ni cosmos disparu, seul les plus soupçonneux pourraient s’en inquiéter, et encore faudrait-il qu’ils trouvent une raison de l’exprimer à haute voix après l’explication qu’allait donner Eris à ce propos.

« De telles révélations ne resteront pas sans conséquences, je dois prendre les mesures qui s’imposent. Sparte et le reste du monde sauront, en temps et en heure, du moins ceux qui recevront la visite de mon familier, comme mon émissaire. »
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Thémis
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MessageSujet: Re: Un nouveau départ   Ven 14 Aoû - 20:37

[HRP : j'ai fait au plus vite pour ne plus trop bloquer le topic. J'ai tenu compte de l'ensemble ^^]

* Japet, mon frère, mon amour... *

Je me sentais si mal et si bien en même temps. Le trouble qui s'était emparé de moi était à l'image de la furie de souvenirs qui me secouait. Quelle était la part de vérité et celle de doute ? Le Tartare avait bien évidemment laissé sa marque mais je ne pouvais penser qu'il fusse le seul à l'oeuvre.

Et écoutant les autres paroles de mon frère.

* Oui, je ne peux que faire le tri en mon esprit. Trop de choses peuvent retarder voire pire perturber mon jugement si jamais la passé prend trop le pas sur le présent. Maintenant, est-ce aussi l'oeuvre de cette traîtresse de Mnémosyne ? Faire éclore le doute, le malaise en nous pour nous réduire à l'état d'enfants impuissants ? *

Et serrant les poings à cette idée.

* Si c'est cela, si cela s'avère être une nouvelle malveillance de son cru et bien sa tête ira rejoindre celles d'Athéna et Hadès en tant que pièce majeure de ma balance. Pour la plus grande gloire de notre frère et roi ainsi que notre futur. *

Et lui souriant.

* Un futur qui ne pourra qu'être radieux avec toi à mes côtés et notre fils enfin libéré... Moi aussi, je t'aime, plus que tout, mon cher Japet, et je serai toujours à tes côtés. Jamais, je ne pourrais la laisser te rayer de ma mémoire. Plutôt souffrit éternellement de ce tourment qui me menace que de te perdre encore une fois sans retour possible. Je veux que sur les ruines et les dépouilles de ces Olympiens maudits, nous construisions notre nouvel âge d'or. Que tous comprennent que le retour des Titans redonnera sa vraie face au monde. Je t'aime, mon cher frère et époux et jamais, je ne laisserai quiconque t'effacer de ma mémoire. Plutôt me détruire pour renaître ailleurs...

Rien ne nous séparera jamais... Rien tant que nos éternités s'écouleront... *


Reparler de notre enfant avait fait surgir une autre hypothèse dans ma tête. Celle qu'il ait déjà pu quitter cette monstruosité de geôle où il était éternellement tenu à la merci de la voracité de l'aigle de Zeus m'avait déjà traversé l'esprit et avec elle la possibilité d'avoir un allié de poids à la condition qu'il ne fusse réincarné entre-temps.

~ Prométhée...

Et nos autres enfants, je ne les avais pas oubliés mais seul parmi tous, lui avait tant souffert de la cruauté des Olympiens.

* Mon amour, si je sens la peine revenir m'étouffer avec ses vagues de nostalgie si douces et si étouffantes, je penserai à toi, à notre amour, à notre enfant martyrisé, à ceux qu'on nous a enlevés, à notre passé entre les mains de ce monstre d'Hadès. Et là, je pourrais te garantir que la rage me rendra la force de me relever avant de tout éclipser. La Justice doit être froide, aveugle et juste selon nos termes anciens et j'en suis la garante. Je te promets de tout faire pour lutter contre ce mauvais sort qui semble s'être attaché à moi. Toute atteinte que je suis, je suis une titanide et une battante. *

Sur ces mots, mon dunami se manifesta, par chance, discrètement. J'avais déjà assez irrité Cronos, aussi, il était plus que temps de faire oublier tout cela. Ce qui ne fut pas bien compliqué au vu de ce que nous venions tous les quatre d'apprendre. Coeos nous avait trahi de la pire des façons mais il ne serait pas dit qu'il subirait son digne châtiment sans avoir exposé sa version des faits. Nous étions anciens mais civilisés, " titaniquement " parlant.

Et cela fut à la hauteur ce que je craignais. Cet acte avait signé la fin des nôtres et la défaite de notre roi. Cet humain avait usé des savoirs et des pouvoirs que Coeos lui avait fourni contre lui mais aussi contre Hypérion.

" Mais quelle folie t'a pris, mon frère ? Quelle folie cachée derrière une réelle fidélité ? Te rends-tu compte de ce que nous sommes tous devenus, du prix que nous avons tous payés par ce seul acte. Cet Aiolia, tu lui as donné cette force, cette force qui a fait notre malheur à tous. Mais quel frère es-tu donc ? Quel titan es-tu pour ainsi manquer de clairvoyance ? L'homme ne voit que les intérêts de l'homme et non ceux de l'ensemble de monde et de l'univers. Je te pensais plus sage, Coeos, bien plus sage. L'idée que les humains soient hautement auto-destructeurs ne t'a pas traversé l'esprit. Si jamais, cette arme, la plus terrible de toutes est encore entre leurs mains, réalises-tu que tu as hypothéqué notre avenir à tous...

Non, seulement, le nôtre mais aussi celui de notre mère. Songe que le secret de cette arme a autant pu disparaître avec Aiolia qu'être transmise en d'autres mains. Ce secret qui n'aurait jamais du passer en de si indignes et instables mains.

Que la Sagesse et la Justice de notre roi te servent à jamais d'exemple. Cronos, notre souverain a tous a bien parlé et le choix de son châtiment envers toi est juste. Que les siècles où tu seras laissé seul face à toi-même et le crime que tu as commis envers nous tous t'ouvrent les yeux. "


Et me retournant vers mon cher époux.

* Oui, mon cher époux. Moi aussi, j'ai aspiré à la plus terrifiante des vengeances pour qu'il serve d'exemple à tous les traîtres mais j'ai foi en la sagesse de notre roi. Lui qui a le don du temps a sans doute senti qu'il pourrait se racheter un jour. C'est un fidèle malgré sa stupidité et sa faiblesse. Son honneur est plus qu'entaché et s'il veut regagner un jour sa place parmi nous, il faudra qu'il nous prouve sa loyauté. Et pour le tester, nous ne serons pas trop de deux. Je pense que cela pourrait tout autant te convenir, mon frère bien-aimé. Je suis toujours à tes côtés. *
Ce dernier message à peine parti, le corps de Coeos disparut aux yeux de tous.

~ Puisse-t-il ne reparaître que pour se purifier en vous sauvant, mon roi.

Et abaissant la tête en signe de respect, je la redressais soudain en voyant apparaître devant nous une invitée inattendue. Son apparence tout comme sa force n'avait rien de commun avec la nôtre ou celle des Olympiens que nous avions sentis à Sparte. Cette femme, cette divinité, en plus d'être incroyablement ancienne dégageait une beauté aussi atypique que fascinante. Le genre capable de vous clouer sur place d'un seul regard tant elle est attirante. Un mouvement près d'elle et je remarquais le corbeau perché à son épaule. Puis sa voix qui avait autant frappé mon cher époux que moi.

* Tu penses la même chose que moi, mon tendre ami ? Cette déesse, cette voix, elle a tout un mélange de perfidie et suavité, à la fois séductrice et malveillante. Un breuvage capable de monter à la tête de sa victime parfaitement consciente mais incapable de résister. *

Le temps d'échanger ces quelques mots et la nouvelle arrivante s'agenouilla devant notre roi avec un cadeau aussi inestimable qu'honni. Ce fils indigne d'Hadès, notre propre geôlier entravé, humilié et réduit à l'impuissance, ne pouvant se servir que de ses yeux pour faire comprendre à tous l'immensité de la rage et de la haine le dévorant. Tout comme mes frères et ma sœur, j'allais prendre la parole quand Cronos me devança, présentant la redoutable déesse comme étant Éris.

~ Nous lui devons notre liberté mais elle que gagne-t-elle dans la balance ? Je suis certaine qu'elle ne fait pas cela pour rien. Quelle prix peut intéresser une telle divinité sinon le chaos qui accompagnera la lutte.


Et m'en ouvrant à mon frère époux.

Nous avons notre idéal, elle a le sien. Mon cher amour, mieux vaut se méfier. Nous lui devons bien la liberté mais sommes-nous bien ses alliés ou servons-nous juste ses desseins. La Discorde aime provoquer des guerres comme elle l'a fait par le passé avec cette guerre de Troie qui a si bien marqué les siècles que même un passage aussi court que le nôtre en ce monde décadent et corrompu par l'humanité a suffi en nous en porter l'essentiel et avec lui, le rôle de cette dame. Cette guerre ne peut que la réjouir au plus haut point...

Avant de répondre enfin...

" C'est une magnifique surprise et un honneur de rencontrer aussi vite notre sauveuse et de découvrir sous ces traits qu'il s'agit de la gracieuse et inimitable déesse Eris. Tout comme notre souverain vient de le dire, ma gratitude vous est acquise. Non seulement, vous concourez à notre évasion mais en plus, vous venez déposer aux pieds de notre roi ce magnifique présent. "

~ Dommage que je ne puisse le fouiller mais il est trop tard pour en discuter.

Une précaution qui aurait pu s'avérer nécessaire mais dont je me passerai surtout que des sceaux de Foudre l'entouraient, le maintenant en cet état de larve qui ne pouvait que l'insupporter davantage à chaque seconde qui passait. Puis, quand enfin, il prit la parole...

Mais il veut me prendre mon futur plateau ! De quoi me faire hérisser le cuir avant que je ne me calme. Entre avoir un allié de poids déchaîné contre ses semblables qui taillerait la route pour nous et reporter à plus tard un désir que je pourrais sans le moindre doute assouvir, le choix était vite fait. Peser le pour et le contre était une de mes spécialités et l'intérêt de notre famille passerait avant tout.

" Telle est donc ta réponse à la bonté que t'a offerte notre roi, seigneur déchu des Enfers. Ces chaînes sont la marque de Zeus et tu as une fois de trop attenté à la vie de son enfant chérie. Celles qui marquent ton sort à ses yeux, un sort guère plus enviable que le nôtre mais dont la menace n'atténue en rien ta puissance et ta fierté.

La haine coule encore davantage que l'ichor en toi, Hadès, mais est-ce bien ton souhait le plus cher ? N'avoir que la tête d'Athéna en contrepartie de ton alliance ? J'aurais pensé que tu aurais voulu une autre fleur plus précieuse qui elle est une pure enfant d'olympiens. Formule bien ta phrase que nous sachions si tu désires épargner une seule enfant de Zeus avant que tous ne soient plus que trophées aux pieds de notre roi. Tous sans exception, dis-nous, toi, le caché, toi le paria, si cela est bien ce que tu souhaites, ta seule tête sauvée dans l'ensemble de cette vaste descendance maudite en plus la tête d'Athéna. "
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