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 Dans l'attente d'Hypnos

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Les Erinyes

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MessageSujet: Dans l'attente d'Hypnos   Sam 10 Mai - 21:12

Noir, tout était noir en ces lieux honnis de tous, craints de tous même des dieux. Là d'où s'élevait un souffle, un grognement si caractéristique. Un bruit capable de rendre fou le plus commun des mortels. Face à elles, on ne pouvait que prier, qu'implorer, supplier les dieux pour qu'ils nous prennent en pitié.

Au fond de la noirceur et de la pestilence, un éclair soudain vint rompre l'ombre la plus épaisse parmi les épaisses. La torche, la torche la plus honnie venait de se rallumer. C'était au plus profond de l'Erèbe qu'elles se tenaient, se reposer dans l'attente d'un nouvel envol. Ce souffle qui se faisait entendre était le leur. Pourtant, ce son effroyable n'était rien en comparaison de leurs apparences. Si abominable que même Héraclès s'en était retrouvé paralysé d'effroi. De toutes les déesses, elles étaient parmi les pires représentantes. Puissantes et acharnées, elles reposaient encore au plus profond de leurs repères entre deux passages. Leurs derniers actes étaient marqués du sceau de l'ennui et de la banalité. Le temps passait ainsi pour les trois vengeresses, châtiment après châtiment. Alecto, Mégère et Tisiphone étaient leurs noms. Leurs noms craints par tous et toutes. Quand leurs malédictions frappaient, la folie ne tardait pas et même la mort ne délivrait pas.

Du fond de l'Erèbe, elles attendaient tapies, prêtes à agir de nouveau...

" Mes soeurs, un condamné de choix nous sera bientôt offert... "

La voix rocailleuse s'était faite entendre, promesse d'un nouvel envol vers une nouvelle âme. Sa propriétaire avait un nom digne ce son Mègère, la Haine. En réponse à ces mots, une autre torche s'était soudain allumée.

" Oui, Zeus fait bien les choses, les cris de ces âmes avides de vengeance suite à leurs assassinats sont autant de fruits délectables pour moi. Des chants si doux. Qu'ils commencent à m'emplir et me donnent leurs forces et leurs souvenirs. De par mon bras, mes fouets, mes flammes, mes griffes, leur assassin connaissent les affres de la Vengeance et implore en vain ses anciennes victimes. "

La voix était tout aussi hideuse que le faciès de celle qui avait répondu à Mégère. Son sourire ne faisait que la rendre encore plus terrifiante. Quant à ses ailes, noires, membraneuses et écailleuses chargées d'autant de griffes que des plumes, elles ne tardèrent pas à  les ailes à se déployer. Ainsi, Tisiphone, la Vengeance de l'Assassinat s'apprêtait à répondre à la volonté de Zeus. Son rire de démente présageait déjà du pire une fois la sentence accomplie.

" Tu veux de la Vengeance, Zeus, tu seras ravi... "

Un immense mouvement de bras et l'horrible divinité se redressa en faisant choix une masse de serpents répugnants sur le sol noir.

" Et qui est notre invité ? "

La troisième torche s'était allumée avant qu'une masse noire ne bondisse sur une masse de roches noires. L'Implacable, Alecto était déjà prête.

" C'est là que tu vas adorer. Hypnos en personne... "
" Un dieu... "
" Ne traînons-pas, un tel hôte mérite toute notre attention... "
" Oui, traitons le avec tous les honneurs... "


Haine, Vengeance et Implacable, toutes trois agitèrent leurs torches et se transportèrent là où Zeus les avaient appelées. Hypnos ne tarderait point et la rencontre commencerait...

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Hypnos
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MessageSujet: Re: Dans l'attente d'Hypnos   Dim 11 Mai - 16:46

Arrow Je viens de

Douleur, douleur au-dessus de toutes les douleurs. Non pas douleur physique, mais douleur mentale devenant physique. Sous mes yeux impuissants, les cris déchirants de la reine de mon cœur, la peine d’une déesse brisée par la séparation.

J’avais hurlé, crié, supplié, mais aucun sons n’avaient franchis mes lèvres, aucunes pensées ne franchit les sceaux d’éclairs du roi des dieux.

Impuissant, parfaitement impuissant j’étais devenu. Ma sentence ne saurait être pire que cette image à jamais gravée dans mon esprit, rien ne saurait être pire que la vision de Thalie s’immolant presque à mes chevets avant que son père n’intervienne et ne la sauve.

Zeus… Souverain des cieux… Pourquoi as-tu permis qu’une telle chose n’arrive ? Toi qui par qui le destin se réalise, quel dessein t’as amené à me torturer ainsi ? A torturer ton enfant ? Ton long sommeil t’as-t-il rendu fou ? Ou est-ce autre chose ? Autre chose que je n’arrive pas encore à concevoir, ou plutôt, que je crains encore de m’avouer...

Car c’était bien de la surprise que j’avais vu dans les yeux du père de l’Olympe lorsque sa fille s’était presque détruite sur ses sceaux d’éclairs. De la surprise et de l’incompréhension. Le roi des dieux, le maitre de la sphère céleste, surpris… Cela ne se pouvait. Tous savaient que sa vision perçait les frontières du temps, que le futur lui était connus, aussi pourquoi avait-il joué la comédie ? A moins que…

A moins qu’il n’ait pas joué la comédie, et que pour une raison encore inconnue, l’avenir ne lui soit plus accessible…

Etait-ce possible ? La vision du père de l’Olympe avait-elle était troublée ? Si la sienne l’était, d’autre l’étaient-elles également ? Comment savoir ? Qui pourrait me l’apprendre si ce n’est ceux doués de visions ?

J’échafaudais déjà des plans lorsque ma sentence tomba. Sans surprise, la peine se trouvait être un mélange entre la condamnation proposée par Zeus et par son fils Hermès. Un duo improbable mais dévastateur.

Ainsi débuta mon exil, envoyé dans une des prisons dimensionnelles du roi des dieux, je heurtais un sol invisible, plongé dans les ténèbres mais alors enfin libre de me mouvoir, libre de parler, libre de pleurer.

« Non… »

Je ne devais pas me laisser détruire, je ne pouvais pas me permettre la moindre seconde de laissé-aller. Ma reine ne souffrirait pas la moindre seconde d’absence que je n’aurai pas passé à tenter de la rejoindre.

Il ne me restait que peu de temps, si peu de temps pour tenter de mettre en place de quoi seulement espérer pouvoir m’évader.

Les sceaux d’éclairs du roi des dieux m’interdisaient tout usage cosmique, mais la plus grande erreur de Zeus avait toujours été de ne mesurer la force de ses ennemis à leur cosmos. La mienne venait de bien autre chose.

J’étais le sommeil, un fils de la nuit éternelle. J’étais déjà ancien avant même que Zeus sortait du ventre de Rhéa. L’univers avait grandis à mes côtés, et ma présence, mon souffle en son sein ne pouvait être contenu par une barrière quelconque, pas même celles du père de l’Olympe.

*Elles arrivent !*

Plus que quelques secondes de répits, juste de quoi me préparer mentalement, m’isoler autant que possible dans les tréfonds de mon esprit, là où je pourrais tenter de percer les frontières de ma prison… Si la torture qui m’attendait m’en laissait l’opportunité…

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Les Erinyes

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MessageSujet: Re: Dans l'attente d'Hypnos   Ven 16 Mai - 20:31

Leur envol s'était accompagné des bruits caractéristiques associés à leurs noms. Des sons, des souffles qui faisaient trembler jusqu'au plus endurcis. L'éclat de leurs torches déjà faisaient le vide autour d'elles. Au sifflement de leurs serpents tous fuyaient. Quant à leurs faces furtivement éclairées à la faveur d'une éclat de torche, elles ramenaient Méduse au rang de beauté fatale. Une laideur dont elles tiraient fierté et gloire. Qui d'autres qu'elles pouvaient se targuer d'avoir fait pâlir le valeureux Héraclès d'effroi ? Personne pas même Héra. A elles trois, elles terrifiaient les êtres bien plus que les simples massacreurs hantant les légendes des hommes.

A voir tous ces proies tentantes, Mégère se prit d'une colère aussi violente que brève.

" Tous ces pleutres... A les voir, mon fouet ne demande qu'à danser. Qu'à leurs faire connaître les affres de notre compagnie. "
" Que regrettes-tu là, ma soeur... "
Répondit Alecto. " A la place de ces quelques déchets nous allons avoir le meilleur. Le plus délectable des condamnés. Le faire plier sera un plaisir à nul autre pareil. Ce n'est pas tous les jours que Zeus nous offre un dieu. "

Un rire suivit cette phrase alors que le cri d'Hypnos retentissait soudain.

" Haaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa !!! Zeus fait bien les choses. Pile au bon endroit. "
" Tu es bien silencieuse, Tisiphone. "


Un silence qui en disait bien plus long que les paroles. La vengeance était déjà en action. Torturer Hypnos en lui faisant revivre la vie de ses victimes ne serait pas assez pour lui. Il fallait y mettre les formes. Pour toute réponse, elle tourna le visage vers ses soeurs. Sa voix était aussi de taille à glacer qui que ce soit.

" Je me concentre. Hypnos est loin d'être un invité ordinaire. Commencez sans moi. Cela me permettra de préparer la mixture spéciale que Zeus nous a commandée. "

L'éclat de sa voix ne présageait rien de bon et tandis que ses soeurs se rapprochaient inexorablement d'Hypnos, Tisiphone se perchait un peu à l'écart. Le spectacle allait commencer. Il serait de toute beauté avant que la troisième Erinye n'entre en piste. Pour l'instant, elle ne serait qu'une silhouette sous la lueur de sa torche. Nul ne saurait si le dieu à la chevelure d'or la remarquerait lorsque son châtiment commencerait...

Le vol se fit soudain saccadé avant que Mégère ne prenne de l'altitude. La silhouette échouée sur le sol était plus que reconnaissable tout comme son aura si magnifique. Une lueur mauvaise dans son regard avant qu'elle ne pique droit sur le dieu privé de cosmos. Les griffes furent les premières à entrer en contact avec le corps d'Hypnos avant qu'elle ne l'empoigne et ne l'emporte avec elle. Un ravissement d'une cruauté certaine alors qu'Alecto prenait place sur le sol. Les serres de Mégère transperçaient les chairs du dieu sur lesquelles s'écoulait le venin des serpents dont les déesses ne se séparaient jamais. La torche de la déesse était aussi présente mais cela attendrait. Lui faire admirer ce qui l'attendait serait un délice de plus. Ainsi s'enchaînèrent les plongées et remontées. A chaque passage, Hypnos sentait son corps heurter violemment le sol avec tant de forces qu'il en oubliait la douleur de ses chairs transpercées et lacérées par les griffes. Puis soudain, elle le lâcha depuis les airs, le laissant heurter violemment le sol.

Blessé mais conscient, il pouvait sentir le regard d'Alecto centré sur lui avant que la torche de la seconde érinye ne se fasse plus vive et que le fouet ne s'abatte sur lui alors que ce qu'il restait de ses vêtements s'effritaient comme brûlées sous l'action d'une flamme à peine visible. Le visage de la déesse était tout proche mais plus encore que sa laideur, c'était son souffle qui s'avérait redoutable. De quoi taper sur les nerfs...

Quelques secondes à peine suffire pour débarrasser Hypnos de sa tenue. Entièrement nu devant ses tourmenteuses, il n'en serait que plus humilié.

" Magnifique mais je crains que tu ne sois plus très beau quand on se sera occupé de ton cas. Ta chère déesse ne pourra plus ressentir que dégoût ou pitié en te voyant... "

Un autre rire avant que le fouet ne s'abatte. Non pas un mais deux. Alecto et Mégère agissaient ensemble. La lanière de la Haine s'enroula autour des jambes du fils de Nyx, le faisant choir sur le sol avant que les coups ne reprennent, déchirant la chair du dieu captif. Puis, soudain, le tout s'arrêta et la voix d'Alecto se fit entendre.

" Attend voyons. Nous en oublions la politesse et les lois de l'Hospitalité. Sois le bienvenu en ta nouvelle demeure, seigneur Hypnos, fils de Nyx et puissante incarnation du Sommeil. Je suis Alecto et voici ma tendre et charmante soeur Mégère. Je te prie d'excuser l'absence de notre merveilleuse Tisiphone mais je suis certaine que tu peux comprendre à quel point notre programme est chargé. "

Puis faisant éclairant la salle, elle frappa le sol avant de ménager un siège où Mégère fit s'asseoir Hypnos.

" Mais comme tu peux le voir, cela ne nous empêchera pas de prendre un soin tout particulier de toi. Si tu as un souhait avant que nous ne terminions notre présentation et passions au vif du sujet ? "


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MessageSujet: Re: Dans l'attente d'Hypnos   Dim 18 Mai - 17:30

*Thalie…*

Voilà maintenant des milliards de vies humaines que je foulais Gaia de ma présence, et aujourd’hui le temps me manquait.

Privé de mouvements, privé de cosmos, je ne pouvais que me préparer à l’arrivée imminente de celles que notre genre comptait de pire.

*Pour ma reine.*

« Bonjour mesdemoiselles, quel bon vent vous amène..? Ou est Tisiphone ? Moi qui me faisais une joie de toutes vous retrouver... »


Sand défense, sans pouvoir, je devenais un jouet entre leurs griffes, une poupée de chiffon qu’elles déchiraient à loisir tandis que je m’efforçais de conserver un semblant de dignité en gardant le silence.

Combien de temps encore pourrais-je ainsi retenir mes cris contre les légendaires Erinyes ? Combien de temps encore pourrais-je focaliser mes pensées sur celle qui me gardait hors du précipice du désespoir ?

« Thalie… »

Un simple murmure, qui pourtant se répercuta au travers de ma prison en un millier d’écho alors que par pure sadisme, je fus dévêtu de la manière la plus grossière qui soit.

Un étrange sourire ourla alors mes lèvres tuméfiées alors que les voyais s’approcher de moi, fouet à la main.

« C’est très flatteur pour moi d’attiser ainsi votre désir, mais je suis hélas indisponible, mon cœur appartient déjà à une autre… »

Partant alors dans un soubresaut nerveux ponctué de rire plus semblables à des grognements, je fermais les yeux et tentais de m’isolé au plus profond de ma conscience alors que dans un claquement strident, la morsure du fouet commença à entailler mon corps d'emprunt.

*Tenir… Pour elle, pour nous…*

Prisonnier des sceaux d’éclairs du roi des dieux, je ne pouvais simplement me désincarner, mais je pouvais toujours atténuer la douleur en diminuant le lien unissant mon esprit à ce corps mortel.

De mes plaies, un sang bleu commença à s’écouler, un sang au parfum floral si semblable à ceux de mes pavots.

Mon ultime défense commençait maintenant à prendre forme à chaque goutte bleutée s’échappant de mes veines. Bientôt, Morphée serait appelé pour leur fermer les yeux, et bien qu’il ne s’y risquerait surement pas par crainte de Zeus, au moins il pourra en avertir qui de droit.

« Kof kof kof… Vous êtes à votre maximum ? Vous faut-il ce genre d'entrée en matière avant d'entrée dans le vif du sujet avec tous vos aimants ? »

Affichant une insolence déconcertante, dans mon impuissance totale, je me contentais de sourire à mes bourreaux, sachant pertinemment que je n’avais pour le moment eut droit qu’à l’entrée en matière. Tout juste de l’échauffement pour elles.

« Un souhait ? Hum… laissez-moi partir ? »

Je ne perdais pas grand-chose à demander.

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MessageSujet: Re: Dans l'attente d'Hypnos   Dim 18 Mai - 20:34

L'odeur du sang si délectable du dieu du Sommeil avait flatté leurs énormes narines comme le plus délicat des fumets. Le voir ainsi encore droit et fier malgré la douleur et l'humiliation qu'elles lui avaient infligées plaisaient infiniment aux déesses vengeresses. Ce regard doré qu'il dardait sur elle, les détaillant sans ciller malgré le supplice qui devait être le sien, était un défi. Un défi qui les excitait bien plus que la plastique superbe du divin fils de Nyx. Son insolence alors qu'il était nu, fouetté jusqu'au sang, impuissant et entravé sur le trône de pierre devant elles était à la hauteur des espérances qu'elles avaient. Cette façon de les toiser était un appel dont elles ressentait la force avec encore plus de plaisir qu'elles n'en avaient déjà eu à accomplir leur devoir envers Zeus.

" Hum... "

Un simple mot lui avait échappé pour commencer. Pas très fort, à peine la puissance d'un souffle qu'elle imitait grossièrement. Pressant le venin qu'elle venait de puiser dans sa main avant de le faire s'écouler sur l'épaule du captif, Mégère guettait sa réaction. Briser la volonté d'Hypnos serait long mais rien ne pressait, la terrifiante déesse avait tout son temps. Soudain, elle s'empara de la longue chevelure ensanglantée d'Hypnos avant de lui redresser la tête, son regard plongeant directement dans le sien. Quelques souffles insupportables et Mégère reprit.

" Ouiiiiiii, tu es déjà pris mais tu n'es pas prêt de la revoir, mon mignon. Pas prêt de ressentir la soie de son corps sous ce qu'il te reste de peau. Pas prêt de la contempler sans qu'elle ne souffre de la portée de tes propres actes. Minable, tu n'es qu'un minable Hypnos, incapable de protéger celle que tu aimes. "

Ses serpents sifflèrent soudain aux oreille d'Hypnos alors que de sa main, elle le giflait à toute volée. L'humilier, elle voulait l'humilier autant que le blesser moralement. Sa reine était son espoir et son point faible. Tisiphone se tenait encore à l'écart quoique seulement de corps. Son esprit lui était en contact avec celui de ses sœurs. Affaiblir Hypnos était le point de départ de son châtiment. Un mouvement de torche et la troisième Erinye indiqua à ses sœurs de poursuivre en lui offrant un simple assaisonnement. Poursuite que s'empressa d'accomplir Mégère. Toujours elle tandis qu'Alecto préparait une étrange collier entre ses griffes.

" Incapable, Hypnos, plus bas que terre, plus bas que les vers que tu as expédié dans l'autre monde. Ta précieuse petite Muse, que penses-tu qu'il va advenir d'elle maintenant qu'elle gît brisée par les sceaux de Foudre, soumise à la justice de Zeus autant que toi... "

Le sifflement du serpent avant que la torche d'Alecto ne frôle le torse nu du dieu, sa flamme s'attardant au niveau de son cœur. Un simple geste suivit du passage de sa patte griffue.

" Laisse-moi recueillir ceci, mon mignon. Cette première perle de souffrance qui est la tienne. Ta belle sera sans doute touchée de recevoir ce premier grain de ta douleur. Elle si impuissante, détruite pas ta seule faute, ne pourra que sentir ta souffrance au seul contact de cette perle. La faire glisser sur le grain de sa peau, la faire glisser sur le miel de ses baisers. Imagine cela, Hypnos. Ta tendre, ta merveilleuse Thalie déjà horriblement blessée par tes seuls actes au service d'Hadès obligée de ressentir le supplice qui est le tien. Obliger d'assister impuissante à cette compagnie que nous t'offrons. Cela doit te plaire sans le moindre doute. L'idée que l'on lui donne des nouvelles de toi... "

L'ichor parfumé d'Hypnos se changeait en grain qui lentement vinrent sertir l'espèce de lien qu'Alecto tenait entre ses griffes. Une sorte de fouet miniature, puis, soudain, elle frappa le dieu que sa sœur maintenait assis sur le trône de pierre.

" Sens cela, Hypnos, ressens le propre contrecoup de ta douleur. Ta précieuse Muse serait si touchée par ce genre de présent... "

Le regard cruel d'Alecto ne lâchait pas le visage et l'expression du maître du Sommeil. Le faire fléchir en le blessant serait un premier test. L'affaiblir encore et encore pour le faire chuter. Une nouvelle lueur dans la nuit. Tisiphone n'était pas encore décidée à agir pourtant, elle se leva.

" Voyons mes sœurs, où est passée votre courtoisie légendaire. Notre hôte a répondu à notre question. Son souhait me semble clair. Il demande qu'on le laisse partir... Détachez-le voyons...

D'un geste, elle écarta ses deux sœurs avant de libérer Hypnos des entraves qu'elles lui avaient passées.

" Cela te convient, Hypnos ? Tu peux prendre le chemin que tu souhaites. Ce ne sera jamais qu'un simple contretemps, mon mignon. Notre nom devrait largement te suffire. Largement... Pars donc petit lièvre, cela n'en sera que plus savoureux... "

Un rire immense retentit alors avant que Tisiphone ne bondisse en arrière, laissant le prisonnier debout entre les deux autres Erinyes. Connaissant le caractère d'Alecto, cela serait de toute beauté. Vraiment de toute beauté...
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MessageSujet: Re: Dans l'attente d'Hypnos   Mar 20 Mai - 15:46

Tout en faisant le coq, je savais que je ne ferais que précipiter d’avantage la suite de mon tourment, et que celle-ci promettait d’être d’un tout autre niveau.

*Après la torture physique, la torture mentale ? Émotionnelle ?*

Une volée de pair de gifle plus tard, j’avais ma vision troublée autant que l’ouïe détraquée, mais ce n’était que des problèmes mineurs comparés à l’éventualité que ces charmantes harpies avaient soulevées comme nouvel aspect de mon expiation.

« Vous… bluffez. Au bout de plusieurs millénaires d’existence, je sais reconnaitre de la fabulation lorsque je la vois. Avez-vous oublié ? C’est moi qui ai offert l’imagination et l’onirisme à cet univers. Thalie restera à jamais hors de votre portée, son père y veillera. »

Je n’avais pas besoin de m’étendre d’avantage sur le sujet, même si ma reine n’était pas vierge de tous soupçons aux yeux de Zeus, elle n’endurerait jamais mon triste châtiment, réservé aux traitres et aux lâches.

« Alors abandonnez tout de suite l’idée même de me briser avec vos petits jeux. Mon corps vous est peut être accessible, mais mon esprit restera à jamais hors de votre portée, très chères sœurs. Je vous aie maintes fois fermés les yeux, j’ai construit et contemplé vos rêves, je vous connais plus que vous ne vous connaissez vous-même et je connais vos méthodes. Rien de ce que vous attenterez ne sera irréversible pour moi, je puis vous en assurer. »

La mâchoire encore endolorie par les travaux manuels de Mégère, j’avais du mal à leur sourire, d’autant que la vision de mon ichor devenant perle sous mes yeux me fit comprendre que les renforts n’arriveraient pas dans l’immédiat.

Enfin, il aurait été extraordinaire que je ne partage pas la compagnie de mes tortionnaires pendant au moins une journée. Cette fois elles avaient peut-être échappée à l’appel du sommeil, mais d’après mon jugement, j’allais avoir tout le temps de saigner à nouveau entre leurs griffes.

« Vous vous acharnez inutilement je vous assure. Je vois bien que vous faites de votre mieux, mais vous ne faites que détruire une enveloppe physique parmi d’autre. Savez-vous combien de fois mon âme a migré d’hôte en hôte depuis l’aube des temps ? Pensez-vous que parce que je suis privé de cosmos, je ne puis contrôler mon propre esprit, et ce corps qui le contient ? Il y a déjà quelques minutes que je me suis affranchie de la douleur, et dans quelques instants, je me serai isolé si profondément dans mon subconscient que jamais vous ne pourrez me retrouver. Il ne vous restera plus que ce corps brisé pour passer votre frustration, ou commencer à accomplir la sentence que le roi des dieux vous a ordonné d’exécuter. »

Tant que je serais accaparé par les trois sœurs, je ne pourrais trouver la concentration nécessaire à mes tentatives d’évasion mentales. Il me fallait du calme, et surtout du temps.

« Hum ? »

Contre toutes attentes, ma demande fut exaucée, enfin, pas de la manière que j’avais imaginée, mais je me retrouvais néanmoins presque libre de mes mouvements.

Voulant me lever malgré les sceaux d’éclairs du roi des dieux, je fus rattrapé par les sévices infligés à mon corps qui s’effondra, incapable désormais de tenir debout.

« On dirait bien que dans votre zèle, vous vous êtes privé du plaisir de me courir après. Nous voici donc devant un dilemme n’est-ce pas ? Je sais combien votre désir de me poursuivre est grand, et vous savez à quel point je souhaite vous humilier en vous montrant que rien ne peut rivaliser avec le sommeil. Jouerez-vous à ce jeu chères sœurs ? Ou vous avouerez-vous déjà vaincues ? »

Me régénérer, au moins en partie, serez un jeu d’enfant pour elles trois si jamais elles le désiraient, mais encore faudrait-il pour cela qu’elles mordent à l’hameçon.

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MessageSujet: Re: Dans l'attente d'Hypnos   Dim 28 Sep - 18:36

L'appât était lancé et avec lui, la promesse d'une nouvelle étape à cette passionnante aventure qui était l'expiation infinie du maître du Sommeil. L'odeur de l'ichor si alléchante montait encore et toujours aux narines des trois sœurs. Si tentante qu'elle les remplissait d'une joie malsaine, faisant danser les serpents qu'elles avaient pour chevelure. L'un de ceux de Tisiphone s'était même penché sur le fils de Nyx. A peine une seconde s'écoula avant qu'il ne laisse s'écouler son venin sur l'épaule meurtrie du captif. Une nouvelle vague de douleur qui ne tarderait pas à créer une nouvelle perle au chapelet de souffrance de cet hôte si prestigieux.

" Te briser sera si délectable, Hypnos, tellement délectable et te mènera sur le chemin que Zeus t'a tracé..."

Sa langue avait même caressé le joue du condamné tant elle était proche, son regard plongé dans celui si fier de l'ancien allié d'Hadès.

" AAAAAaaaaaaaaaaaaaaaaaahhhhhhhhhhh Aaaaaaaaaaaaahhhhhhhhhhhh "

Le rire de l’Érinye avait envoyé une pleine vague aussi pestilentielle qu'empoisonnée au dieu échoué sur le sol.

" Notre portée ? Tu penses que c'est de nous qu'il te faut avoir peur, cher Hypnos... Ce corps que tu as si souvent tenu entre tes bras, conquis et honoré de tes plus folles caresses, ce corps qui n'est déjà plus que plaies et souffrances n'a rien à craindre de nous selon les lois de Zeus mais qui te dit que c'est ma main qui fera glisser cette pure rivière de ta douleur sur une âme et un cœur déjà si torturés. Combien d'autres seraient ravis d'assouvir sur ta tendre épouse la vengeance qu'ils ne peuvent guère appliquer sur ta propre personne..."

Et présentant sa paume au fils de Nyx toujours étalé sur le sol dans sa seule gloire ensanglantée...

" Regarde, regarde les nouvelles de ce monde, Hypnos..."

Un globe de fumée verdâtre se dessina au-dessus de la main griffue et crochue avant de grandir et de prendre des proportions respectables.

" Regarde les nouvelles de ce monde, cher Hypnos, regarde-les. On nous a prises de vitesse, mon pauvre ami... "

Une silhouette ne tarda pas à se dessiner. Si reconnaissable dans sa beauté marquée d'horribles blessures. Une présence à ses côtés, celle de Zeus. Quoi de plus naturel mais cela ne s'arrêta pas là. Une autre se présenta et l'ombre immense envahit le tout...

" Huuuuuuuuuuuuuuum, quelle distraite, je suis. Sans le son, tu ne peux comprendre... "

Un cri d'effroi se fit soudain entendre avant de résonner en écho dans l'ensemble de la prison. Effroi et souffrance avant qu'Hypnos ne puisse entendre son propre nom déformé par la douleur aiguë que Thalie ressentait. Elle l'appelait, lui criant son amour comme dernier message avant de disparaître de la vue de tous et de toutes. Puis, ce fut le rire. Un rire de femme terrible qui se fit entendre.

" Quel plaisir pour elle d'assouvir enfin ce désir macabre qu'elle voulait depuis tant et tant de siècles. Tu te souviens d'elle, Hypnos, tu t'en souviens. Qui va protéger ta tendre petite Souris maintenant que tu n'es plus là. Qui va la préserver d'Elle ? "

Un éclair soudain éclata avant qu'elle ne reprenne.

" Pas même Zeus, pas même lui ne l'a pu. Elle s'en est emparée et rien en serait plus agréable pour elle que de recevoir ce collier et t'en offrir un autre en retour... "

Et faisant glisser les perles violettes sur le corps d'Hypnos, elle ajouta.

" Dois-je te préciser que ces perles seraient celles de la souffrance de notre Muse préférée. Qu'en penses-tu, Hypnos ? Me croiras-tu à cet instant là ? "

D'un geste, elle laboura le torse du blond captif de ses griffes avant de s'arrêter au menton qu'elle redressa.

" Ton passé, tes fautes, tu ne peux t'en échapper tout comme tu ne peux t'échapper de ce présent et sauver celles que tu aimes tant. Thalie est la cible toute désignée de ceux et celles à qui tu as nuis ou contre qui tu t'es dressé autrefois...

Thalie qui vient de payer une nouvelle fois son amour si magnifique pour toi. Thalie qui a disparu de sa chambre divine...

Et maintenant qu'elle a déjà payé le prix fort, seule ta descendance reste..."


D'autres mots cruels avant qu'elle n'enchaîne...

" Est-ce réalité ou illusion, cours Hypnos, cours et tente de nous échapper ne serait-ce que quelques secondes. Lutte contre moi et mes sœurs qu'on puisse au moins s'amuser en un peu en te donnant une chance de contempler le reflet du monde. Ce lieu possède une étendue unique, à peine plus grosse que l'aile d'une colombe et qui ne s'ouvre que par instants. Cette petite surface s'ouvre sur la vérité de ce que tu voudrais tant savoir et dissipe pour les illusions mêmes les plus efficaces. Mais juste le temps de quelques battements de cœur. Cherche-la mon mignon et tu pourras encore souffrir davantage...

La torture par l'espoir, Hypnos... Apprend à en savourer toute la saveur..."


Sur cette phrase, le cosmos de Tisiphone s'embrasa avant de fermer toutes les plaies d'Hypnos et de lui rendre sa beauté et sa vigueur.

" Cours, Hypnos, offre-nous un divertissement de choix maintenant qu'on a ajouté un peu de sel à toute cette affaire à défaut d'en verser sur tes plaies béantes. "

Un caquet de mégère et la détentrice de ce nom enchaîna.

" Il n'est pas trop tard mais en ce cas, c'est à moi de commencer. Ce corps intact est comme une page vierge que je dois de nouveau modeler pour créer une oeuvre d'art extraordinaire dédié à la vengeance que nous incarnons.  "  

Une torche passa ensuite au ras du nez du fils de Nyx. C'était le tour d'Alecto.

" Oui, ta prestation a été d'un ennui, Hypnos, tache d'être digne de cette fierté que tu affiches. Qu'on puisse t'offrir le meilleur de nous... "

Trois rires cruels avant qu'elles ne reprennent leur envol, bien décidées à traquer et pourchasser Hypnos comme elles ne l'avaient encore jamais fait en une chasse peuplée de pièges, de tortures et d'illusions. Le supplice du maître du Sommeil ne faisait que commencer.
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Hypnos
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MessageSujet: Re: Dans l'attente d'Hypnos   Dim 28 Sep - 19:52

*Yiiieuuurk…*

Un frisson de dégout m’avait parcouru au moment où la langue serpentine de Tisiphone m‘avait touché le visage. Cette mégère frigide passait sa frustration ainsi, en tourmentant ses victimes, j’avais construit bien assez de ses rêves pour le savoir.

« Encore avec vos venins ? Quels mots vous échappe dans "ce corps ne ressent plus de douleur" ? »

Peut-être quelque chose m’échappait-il encore, peut être que ce n’était pas pour infliger la souffrance physique qu’il avait été conçu…

J’avais vu juste, la suite de leurs paroles vénéneuses allait dans le sens d’une nouvelle phase de torture psychologique.

« Tssssss… Thalie n’est pas seule. Elle n’est pas comme vous, pauvres femmes délaissées. Zeus la protège, l’orgueil des Olympiens la protège. Si un pauvre fou vient à lever la main sur elle, que les moires aient pitié de lui. »

J’avais beau m’être fait mille et mille ennemis au cours de l’histoire et avoir remporter presque autant de combat, je savais pertinemment ne pas être invincible. Et je n’étais pas assez présomptueux pour me croire plus capable de protéger ma tendre et douce épouse que ne le pourrait l’Olympe entier réunis autour d’une de ses filles les plus appréciées.

« Et qui ici vous craint ? Chiennes de Zeus ! Vous laisse-t-il au moins quelques os à ronger de temps en temps ? Vos mensonges et vos manipulations sont pitoyables ! »

Les entendre ainsi parler encore et encore de ma reine était une véritable épreuve, rien que d’entendre son nom dans leur bouche m’était insupportable.

« Laissez tomber vos idées de m’atteindre via Thalie, je sais comment vous fonctionnez ! Je sais comment vous vous y prenez pour torturer vos victimes ! Et je sais qu’il n’y a aucune vérité dans ce que vous me montrez ! »

Le corps effroyablement brulée de ma reine, son cri de douleur, le rire de la Discorde… Rien de tout cela n’était vrai. J’en étais sûr !

« Vous… Vous me le paierez… Dès que je serai sorti d’ici, je vous promets sur les enfers une vengeance qui fera passer les châtiments de Zeus pour une séance de massage shiatsu… »

Bouillonnant désormais d’une rage sourde qui m’aurait suffi à les attaquer tous trois ensembles si j’en avais eu l’opportunité, intérieurement, je me répétais encore et encore les mêmes mots, ainsi qu’un mantra destiné à me faire garder ma meilleure arme contre elle, l’espoir.

*Ce n’est pas réel, ce n’est pas réel, ce n’est pas réel !*

Bloody avait été détruite. Dissoute et absorbée il y a des siècles, et plus jamais même son ombre était reparue. Elle était désormais un simple souvenir. Elle n’était plus RIEN !

« Comptez donc là-dessus… »

La torture par l’espoir… Comme si j’avais jamais placé l’espoir dans la vision du monde extérieur, comme au travers des barreaux d’une prison.

Mon espoir était tout autre, il était dans l’évasion, les bras aimants de ma reine, et la vengeance contre ceux responsable de l’innommable injustice m’ayant condamnée à cet enfer.

Et alors que sous l’effet du cosmos de la Vengeance faite femme, je retrouvais ma vigueur et mon intégrité physique, mes liens disparurent tandis qu’un éclair de folie paraissait dans mon regard.

Tentant, si tentant… Mes mains appliquant une forte pression autour du cou de cette sœur si méprisable que même la Discorde ne pouvait que vomir… Un geste qui serait si facile à tenter…

Mais je n’avais aucun pouvoir ici, si mes liens avaient disparu, je sentais encore les sceaux d’éclairs de Zeus me parcourir et me priver du droit de juste rétribution des choses.

*Vous ne perdez rien pour attendre, je vous le garantie.*

Tachant de contrôler ce que je savais être un sentiment mille fois préférable au désespoir, je me relevais, et sans demander mon reste, disparaissais dans les ténèbres de cette prison, sachant pertinemment que je ne faisais là que gagner du temps, du temps qu’il me faudrait utiliser pour mieux réfléchir.

Même Zeus n’était pas infaillible, cette prison DEVAIT avoir une faille, il ne me restait plus qu’à la découvrir…

*Tiens bon mon amour, tiens bon, je reviendrais très vite vers toi !*

Combien de temps s’était-il écoulé hors des murs de cette prison depuis le début de mon exil ? Quelques minutes ? Quelques heures ? Quelques années ? Impossible d’en être sur, pas avec une prison construite pour l’occasion et qui pouvait voir s’écouler le temps en son sein de mille manières différentes.

*Il faut que je sorte d’ici le plus vite possible !*

Dormir, c’était mon seul échappatoire possible, si tant est que Zeus n’avait pas interdit à mes enfants de venir me trouver. Il fallait que j’essaie, je n’avais rien à perdre.

*Bon, pas la peine d’aller plus loin. Ici ça ira…*

Quelques centaines de mètres, juste quelques centaines de mètres entre moi et mes tortionnaires, et l’espoir qu’elles me laissent suffisamment de temps pour que je parvienne à me faire entendre…

M’allongeant alors à mêmes les brumes obscures peuplant ma prison, il ne me restait plus qu’à fermer les yeux, et à inviter le sommeil de mes vœux.

*Endors-toi ! Endors-toi !*

_________________
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MessageSujet: Re: Dans l'attente d'Hypnos   Lun 29 Sep - 19:22

Arrow Let's SWING !

« Tum tum tum… Tatala tum tum. »

Visiblement d’excellente humeur, l’ex haut commandeur de Sparte semblait s’oublier dans un rythme des plus swinguant alors qu’à présent son pas et ses gestes mimaient ceux d’une danse endiablée.

Thalie avait beau avoir changée de bords, elle n’en restait pas moins profondément, et désespérément elle-même. Son amour pour Hypnos et ses valeurs profondes étaient le pont reliant entre elles ces deux faces diamétralement opposées, et cela, même sa prétendue face obscure n’y pourrait rien.

« Laisse tomber tes trucs d’allumeuses, je suis las de t’entendre fabuler tout haut. Tu restes au final celle que tu viens de vaincre, la couleur rouge en plus… Tu ne m’intéresse plus. »

Etant en quelques secondes totalement passé à autre chose, l’esprit d’Hazama était pour le moins imprévisible et formidablement changeant. Déjà reléguée au rang de chose sans importance, la saveur de la déchéance de la muse sanglante, déjà classée dans les affaires en attente, le sujet de sa mémoire vacillante. Ainsi été l’ex-haut commandeur de Sparte, un chien courant après une voiture et passant immédiatement à une autre dès qu’il en trouve une plus jolie.

« Seul ? Oui, comme tous les visionnaires, et tu sais quoi ? Je m’en porte à merveille. Je n’ai besoin que de jouets. »

Les minables petites piques de la muse sanglante sonnaient tellement ridicules aux oreilles d’Hazama. Bouuuuuh tu es seul, bouuuuuuuuh tu ne connais pas l’amour, bouuuuuuuuuuh tu es un gros méchant… Mais qu’est-ce que c’était que ces remarques tout justes dignes de héros de bande dessinée ?

« Ça te laisse sans voix n’est-ce pas ? Que l’on puisse ne rien avoir à faire de ce qui demeurera la plus grande réussite de toute ton existence, avoue le. Que même ce mérite puisse t’être refusé, toi déesse oubliée, invisible, insignifiante parmi toute ? Ombre du fils prodigue d’un père à jamais écrasant… Ne parle pas de manque, ou de lacune. Je n’échangerai pas la moindre des journées de mon existence pour toute ton éternité. »

Qu’il était bon à l’ex haut commandeur de pouvoir user à loisir de ses talents d’orateur sur une cible aussi réceptive que l’ex muse de la comédie, désormais même privé de sa bonté d’âme.

« Remercie-moi de te permettre de retrouver ce qui donne un sens à ton existence. Car sans mon aide, tu n’aurais que dépéris jusqu’à ce que même la mort te semble préférable à l’existence. N’oublie pas qui ici a besoin de l’autre. N’oublie pas qui ici est puissant. »

Pourquoi ? Pourquoi Hazama ressentait-il maintenant une telle haine à l’encontre de celle qui il y a peine quelque instant encore l’avait amusé et lui avait même procuré de bons moments ? Ces souvenirs de son passé en étaient-ils la cause ?

« Maintenant finissons-en, que je puisse m’en retourner à des choses plus importantes que tes babillages enfantins. »

Thalie semblait en condition, c’était tout ce que l’ex haut commandeur de Sparte demandait. Lorsqu’elle s’engouffra au cœur du portail devant la conduire en face des tortionnaires de son époux, l’idée de simplement l’abandonner à son sort traversa l’esprit d’Hazama.

Elle, misérable petite muse en colère, contre trois déesses de même puissance qu’elle, ce serait un vrai massacre, et un spectacle délectable à regarder.

*Les Erinyes vont la réduire en charpie, et Zeus devra achever lui même ce qu’il en resterait en lui faisant partager la prison de son amant… Oui, ça serait merveilleux.*

Un immense sourire apparut sur les lèvres de l’ex haut commandeur de Sparte alors qu’il tournait les talons, abandonnant Thalie à un destin tragique.

« Kyaaaaahahahahahahaha ! Si seulement je pouvais voir sa tête… »

Ouvrant alors un nouveau portail menant droit à la cité crépusculaire, Hazama s’apprêtait à le franchir quand soudain son pas rythmé par une musique que lui seul entendait s’arrêta.

« Tssssssssssssssss… »

Une idée venait-elle de germer dans son esprit ? Avait-il changé d’avis ?

« Oh et puis zut… »

S’en retournant alors vers le portail où avait disparu Thalie, un bruissement de tissu plus tard, voilà qu’Hazama avait retrouvé son manteau orange dissimulant son visage et son cosmos et sautait littéralement au travers du portail menant droit sur les Erinyes.

« Kyaaaaaaaahahahaha ! »

Transfomation LANCEEEEEEEEEEE !:
 

Sa voix repartait dans les aigus alors qu’il laissait son pouvoir se déchaîner dans une aura flamboyante à la couleur de l’émeraude teintée de jaune étincelant. Autour de lui, ses familiers serpentins tournoyaient en un millier d’anneaux éthérés alors que dans une explosion de cosmos, il émergeait enfin au sein de la prison dimensionnelle où se trouvait déjà Thalie.

« Trois ! Quatre ! »

Claquant alors des doigts de sa main gauche, les serpents cosmiques l’entourant formèrent un immense portail dimensionnel duquel émergea dans un cri de fureur démentiel la forme nécrosée et purulente de ce qui fut jadis le puissant Biarée aux cents bras.

« Il est temps de vous assoir… »

Fort comme jamais aucun dieu ne saurait l’être, les cents bras de l’hécatonchire rendu fou par le venin d’Ouroboros se jetèrent sur l’une des trois sœurs vengeresse et la plaquèrent sur un assemblage de serpent cosmique ayant pris la forme d’une chaise de torture.

« L’aventure sera brève… »

Se déhanchant à présent comme suivant un rythme particulièrement entraînant, de sa main droite, l’ex-haut commandeur de Sparte déchaîna le plein potentiel de son attribut sur la seconde des trois sœurs que Thalie n’avait pas déjà pris pour cible, et dans un véritable torrent de crocs empoisonnés, noya la deuxième Erinyes sous une attaque aussi fulgurante qu’implacable n’ayant plus rien à voir avec ce qu’un mortel ni même une muse pouvait déployer.

« Dé-ten-dez-vous ! Cela me permettra de faire… Tout ce dont je rêve ! »

Faisant alors un tour sur lui-même avant de venir toucher le sol brumeux de la prison d’Hypnos de sa main libre, Hazama, tout en dansant, envoya une trentaine de ses familiers à la recherche du dieu du sommeil que ses sens ne lui permettaient toujours pas de localiser, tandis que Biarée s’occupait de briser de sa force incomparable la victime qu’Hazama lui avait présenté.

« Je vais vous dire votre avenir, je vais même y intervenir. Vous dire ce que renferme votre conscience… Vous avez bien une conscience n’est-ce pas ? »

S’approchant en pas chassé de l’Erinyes que retenait l’Ouroboros et qui à son tour hurlait à plein poumons sous l’effet du même venin qui avait ôté la raison au bourreau de sa sœur, l’ex haut commandeur de Sparte, plus puissant et plus dément que jamais, ordonna a ses familiers d’écarteler en douceur celle dont le simple visage était une injure à la beauté.

« Vous m’avez pourris la vie depuis bien trop longtemps, avec votre ombre dans le dos de tous ceux enfreignant les lois, vous avez brisés les rêves de tant et tant de jouet potentiel par votre simple souvenir… Mais maintenant c’est terminé ! Maintenant il est temps de passer à la caisse ! »

Un cri strident en provenance de l’Erinyes que Biarrée broyait de ses mains fit tourner la tête d’Hazama, juste à temps pour esquiver d’un grand écart une aile arrachée à sa fidèle propriétaire.

« Vous avez été de très vilaines, vilaines, vilaines filles… Etes-vous prêtes ? »

Ce qui suivit entre les anneaux et les crocs empoisonnées d’Ouroboros fut accompagné du rire dément de l’ex haut commandeur de Sparte parvenant même à couvrir les hurlements de douleur et les rumeurs de batailles environnants.

Et lorsqu’Hazama se détourna de la carcasse brisée et frémissante de sa victime ne pouvant plus rien lui apporter, ce ne fut que pour savourer les derniers instants de celle que Biarée avait changée en œuvre d’art moderne.

« A la niche toi ! »

Arrachant tant bien que mal l’hécatonchire totalement fou à sa victime en l’absorbant à nouveau dans l’Ouroboros, l’ex-haut commandeur de Sparte put admirer la fougue et l’entrain de son animal de compagnie pour les travaux manuels.

« Brave bête… »

Rappelant à lui l’ensemble de ses familiers à l’exception de ceux cherchant encore le dieu du sommeil dans cette prison obscure, Hazama acheva sa chorégraphie endiablée en s’asseyant à son tour en face de ce qui restait de l’Erinyes miraculeusement en vie. Enfin, plus pour bien longtemps…
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MessageSujet: Re: Dans l'attente d'Hypnos   Lun 29 Sep - 22:12

Je viens d'ici, en mettant de la distance avec l'autre dément

Sans attendre, elle avait plongé dans le portail, laissant l'ex-Haut Commandeur à ses paroles aussi fielleuses que répugnants étaient ses venins. Le temps viendrait où ces saletés n'auraient même plus droit de citer en son nouveau monde onirique. Lorsque tout serait reconstruit, elle n'aurait plus qu'à jeter la peau vide qu'il resterait des trois serpents pris au piège en son monde intérieur sans le moindre contact sinon avec ceux qu'elle laisserait entrer. Peu de monde en fait. En attendant, jouer la comédie comme elle savait si bien le faire resterait son plus grand avantage.

Tu me hais, tu me hais tellement Hazama. Au fond quoi de plus naturel connaissant ton vrai nom. Arwen saura de qui elle doit se méfier et saura réagir lorsque tu auras perdu ton apparence pour laisser la place à celle qui tu es réellement. Elle ne t'en haïra que davantage pour avoir détruit son cher ami Hazama. Elle si attentionnée à ton égard, une mère sent cela, pauvre abruti...

Un immense sourire s'était dessiné sur son visage alors que sa main avait laissé tomber une toile que le maître changé en une bien surprenante toupie n'avait sans doute pris que pour un simple morceau de son cocon.

Dorian Gray... Hin hin, l'oeuvre dOscar Wilde...

Un rictus terrible était apparu sur le visage si magnifique de l'ange de Lumière, ne laissant qu'une face qui aurait autrement plus à l'autre saleté. Un dernier regard sur la fine tapisserie qu'elle laissa ensuite tomber sur le sol avant de l'embraser. Jouer sa propre version de Dorian Gray avait été son premier exploit et le résultat avait même dépassé tous ses espoirs. L'autre enflure la laissait tranquille. En cela, elle remportait une victoire, celle d'avoir découvert une barrière anti-Hazama qui ne coûtait rien. Un tour de force dont elle se gorgerait encore longtemps, du moins dès qu'elle le pourrait. Éclater de l'un de ces rires de sorcières dépassées était bon pour ce grotesque clown mais pas pour elle, la plus douée de toutes les Comédiennes.

Apparence, tout n'est qu'apparence pour qui ne sait où se trouve la réalité. Que se consume, ce que ton regard étriqué n'a pu saisir ? Cette image sans masque que tu n'as su percer. Insignifiante, puisse-je le rester à tes yeux de chienne orgueilleuse et envieuse. Rien ne te satisfait. Tu as beau avoir créer des œuvres, tous ne pensent qu'à les oublier, les brûler, les faire tomber dans les flammes et toi avec mais ce serait trop doux pour toi, tellement trop doux. Grâce à toi, j'ai le corps qui est le mien et grâce à toi, j'ai mon roi pour moi, pour moi seule avec la certitude qu'il m'aidera à me détruire ces serpents qui sont aussi aveugles que toi. Personne ne peut accéder à mon nouveau monde onirique. Pas même les Oneiroi...

Et repensant aux fils d'Hypnos.

Oups, que sont-ils devenus ceux-là ? La crise globale a du les égarer et qui sait quel temps ces incapables vont mettre à retrouver leurs chemins.

Incapable, nous ne sommes entourés que d'incapables pas même assez forts pour lutter contre un gold à quatre contre un.

Arwen, mon cher Hypnos et moi irons l'avertir nous-mêmes...

Puis, se tournant vers le portail que l'autre semblait si peu désireux de franchir à son tour, la déesse vêtue d'écarlate que j'était redevenue plongea dans l'un de ses innombrables rôles. Le Janissaire allait entrer en scène et avec lui la férocité du combat à venir surpasserait de loin tout ce j'avais pu accomplir dans la passé. Des griffes m'avaient renforcé les poings me donnant un aspect redoutable en dépit de la richesse du costume qui avait remplacé mes voiles rouges. Encore si éclatant de couleurs, il ne tarderait plus à se gorger de sang. Telle était ma volonté, la véritable Bloody avait changé de masque...

Accélérant encore mes battements d'ailes rageurs, j'étendais mes sens divins sur l'ensemble de la prison. Que m'importait les risques encourus, une seule chose comptait, un seul être...

Les trouver, je devais les trouver. Là où se trouvaient les déesses vengeresses se trouverait aussi Hypnos. Et je devrais faire vite pour l'emmener avec moi. Seule contre trois, je ne pourrais compter que sur l'effet de surprise, ayant abandonner toute idée d'intervention de la part d'Hazama.

Et soudain, je les vis toutes les trois. Deux toutes proches et la troisième plus en retrait, exécutant une sorte de vol du Saint Esprit tel un faucon se préparant à fondre sur sa proie et de proie, il pouvait y en avoir qu'une.

" HYPNOOOOOOOOOOOOOOSSSSSSSSSSSS "

Nous avions toutes deux crié vers son esprit, du plus profond de notre âme et de notre cœur.

Même si cette attaque sera ma dernière, j'aurais tout mis dedans, toute ma vie. Sans toi, tout cela n'a plus d'importance. Plus rien n'en a...

Moi, Bloody n'existe même pas pour toi... Même pas...

Prenant encore de la vitesse tout en m'élevant au plus haut que me permettaient ces lieux, je n'avais plus d'yeux que pour celle qui était devenue ma cible, plus rien d'autre ne semblait exister qu'elle et relâchant d'un seul coup toute la souffrance, toute la colère et la haine si soigneusement contenue depuis mon enlèvement, je fondis sur ma proie. Tisiphone...

Le choc fut d'une rare violence, en plein ciel, j'avais heurté l'Erinye tout en piquant à une allure vertigineuse. Le sang bouillonnait en moi. L'ichor si brûlante que j'avais l'impression de flamber tandis que mes griffes s'étaient profondément enserrés dans la chair de l'hideuse apparition qui ne put même pas hurler quand le sol rencontra son dos et ce qu'il lui servait d'ailes.

Le son était tel qu'il se répercuta sur l'ensemble mais mais moi, je ne voyais plus qu'elle. Ce monstre que je martelais maintenant de mes poings. Le son des os craquant, le sang qui giclait. J'étais devenue frénétique et ce ne fut que lorsque le sang me couvrit totalement que je cessais. De ma proie ne restait plus qu'une bouillie sanglante. Même le venin n'avait pu m'atteindre. Seul le sang me faisait une sorte de manteau et ce fut au moment précis où les deux autres poussèrent leurs râles d'agonie que je perçus la présence d'Hazama et de son jouet.

Contradiction. Il avait ce besoin de s'entourer de jouets qui le trahissait mais que m'importait. Il m'avait abandonnée et je lui en savait gré. Qu'il m'oublie, qu'il oublie les miens et tout serait parfait.

Me relevant, j'avançais vers le lieu qu'elle avait tant guetté avant de le voir...

- Hypnooooooooooossssss....

Une larme unique coula sur ma joue avant que je ne le rejoigne. Quelques pas qui me suffirent largement pour changer de nouveau de masques. J'étais la comtesse Bathory couverte de sang et c'était ainsi qu'il me verrait...

- Hypnos...

Prenant une épée, je la déposais alors devant lui, prenant juste le temps de peaufiner mon apparence et redevenir celle qu'il avait découverte des siècles auparavant. Redevenir celle qu'il n'avait pu oublier et avait tant détestée...

Ainsi, agenouillée, ma longue robe écarlate dissimulant à peine le carnage que je venais de perpétrer, j'attendis qu'il s'avance et pose les yeux sur moi.

- Hypnos... Je suis Thalie, sous cette facette que tu détestes tant, je reste Thalie... Pour toi, je suis prête à tout...

Je suis prête à tout...

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L'Or et la Foudre guident mes pas. Je suis l'Ange de Lumière et la Divine Inspiratrice veillant du haut de l'Olympe ou des profondeurs du monde des rêves...

Spoiler:
 



Spoiler:
 


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MessageSujet: Re: Dans l'attente d'Hypnos   Mar 30 Sep - 12:46

*Endors toi ! Endors toi !*

J’avais beau appeler de mes vœux mes enfants, je n‘avais pour réponse que le silence, et l’éveil pour seule compagnie.

Zeus devait avoir interdit aux rêves de venir me trouver, c’était ça ou alors cet endroit devait demeurer hors de leur portée. Etais-je donc condamné à endurer une éternité de tourments avec ces mégères ?

Ce fut soudain qu’au loin, là où j’avais abandonné mes demi-sœurs il y a de cela quelques minutes, un grand tumulte s’éleva, comme la rumeur d’une bataille. Se disputaient-elles le privilège de mes souffrances pareil à des charognards ?

Non, c’était différent, ce cosmos… Ces cosmos ?

Alors que je me relevais, incrédule, pour me rapprocher des lieux de l’affrontement, les deux nouvelles voix se firent plus distinctes. Si pour l’une, je crus un instant reconnaitre une autre de mes demi-sœur tant appréciée, pour l’autre, je fus catégorique.

« Tha… Thalie ? »

Quelque chose n’allait pas, quelque chose clochait en cette prison. M’approchant encore, je découvris l’ombre dégénéré de ce que je reconnus tant bien que mal être Biarée aux cent bras. Mais quelle était cette nouvelle forme boursouflée et purulente qui était la sienne ? Il empestait d’une odeur acide et vénéneuse, et tout son être suintait à présent d’humeur nauséabonde et noirâtre.

Cependant, bien plus surprenant que sa nouvelle apparence étaient son geste ou plutôt, ses gestes envers l’une de mes tortionnaires, qu’il démembrait avec une rage folle le faisant ressembler à un animal enragé.

*Pourquoi ? Pourquoi m’aide-t-il ?*

Réduisant l’Erinye en charpie à l’aide de ses cents bras, je ne remarquais que bien après la présence de celui qui semblait être son commanditaire. Une silhouette encapuchonnée dans un grand manteau orange, maniant des serpents cosmiques étrangement familiers. En l’entendant parler, ou plutôt, en l’entendant rire aux éclats devant la souffrance de l’autre Erinye envers qui il prenait un soin tout particulier à ne pas la tuer, je fus prit d’un frisson d’angoisse et eut un mouvement de recul.

« Non, tu ne peux être ici, ça n’a aucun sens ! »

Ce devait être encore une illusion, une tentative des Erinyes pour me tourmenter. Me montrer leur propre destruction tant par ma sœur que par celui qu’on disait plus fort que n’importe quel dieu. Un bien étrange choix de bourreau pour une illusion plus vraie que nature. Sans doute l’improbabilité de la situation avait-elle été choisie pour mieux me la faire accepter, mais ça ne marcherait pas avec moi. J’avais conçus et battit des rêves mégalomaniaques dont la simple vision suffisait à plonger un esprit dans la folie, j’avais inspiré les dieux et les hommes au travers des âges depuis des temps immémoriaux. Je ne serais pas trompé par une illusion, aussi élaborée soit-elle.

« Assez ! Asseeeeeeeeeeeeeeeeeez ! »

Hurlant ma frustration et mon impuissance à la face de cette simagrée parfaitement orchestrée, détournais les yeux de ce massacre illusoire et tournais les talons pour partir loin de cette tourmente quand la reproduction exacte de Thalie, ou plutôt de Marie-Ange, telle qu’elle était à notre première rencontre parut devant moi, la larme à l’œil.

« Encore une illusion… »

Je n’avais même plus de colère à opposer à ces images douloureuses, il ne me restait que le dépit. Voir ainsi cette réplique de la reine de mon cœur placer une épée entre nous, pointe contre elle, et m’invitant à mettre un terme à sa vie n’était pour moi qu’une illusion de plus.

« Suicide toi donc toute seule… »

Continuant mon chemin dans les ombres, je passais à coté de ce mirage larmoyant, et effleurais au passage sa chair si réelle en percevant son cosmos.

*Maudites… Tout jusqu’à son cosmos est reproduit à la perfection, c’est…*

M’arrêtant soudain, les yeux écarquillés et le souffle coupé, je me souvenais maintenant qu’aucune illusion, si élaborée soit-elle ne pouvait reproduire ce qui ne pouvait appartenir qu’à un seul être.

« Noooooooon… Non c’est impossible. »

Tendant une main tremblante vers ce visage plein de larme que je ne pouvais me résoudre à croire réel, son contact à la fois si doux et si puissant ne pouvait pourtant être un mirage.

« Thalie ? Est-ce bien toi ? Mais… Par quel miracle ? »

Je ne comprenais décidément plus rien à cet enchainement d’évènement. Elle était là, la prunelle de mes yeux, la lumière de mes jours, et elle n’était nullement entravée. Elle était certes tachée d’ichor, mais ce n’était pas le sien.

« Thalie… Thalie… »

Envoyant au loin l’épée qui s’était trouvé entre nous, je cédais au bonheur sans bornes de l’avoir enfin retrouvé en la prenant dans mes bras pour la serrer plus fort que je ne l’avais jamais fait.

« J’ai cru t’avoir perdu pour des siècles et des siècles… J’ai cru ne plus te revoir avant que les étoiles ne soient froides… Oh Thalie… »

Je ne pus retenir plus longtemps ce sentiment implacable qu’elle m’inspirait de par sa simple présence et qui déjà embrasait mon corps tout entier.

Dans une série de baisers rendus encore plus passionnés par le bonheur de l’avoir enfin retrouvé, je la couchais sur le dos avant de partir de mes mains à l’inspection minutieuse et fébrile de ce corps que je connaissais par cœur.

*Oui, c’est elle, c’est bien elle. Ce grain de peau, cette douceur, ces courbes, cette chaleur…*

Il n’y avait plus aucun doute dans mon esprit, même mes rêves ne pourraient reproduire l’ange de lumière avec une telle précision. Et bien que je ne comprenne absolument pas par quel miracle elle était à présent là sous mes caresses, elle y était, et c’était l’essentiel.

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MessageSujet: Re: Dans l'attente d'Hypnos   Jeu 23 Oct - 21:27

Long, tout était si long. Pour nous qui étions immortels, le temps avait une signification toute particulière. Il pouvait se passer des siècles sans qu'on ne s'en rendre compte tant l'instant présent n'était que félicité tout comme quelques simples secondes pouvaient nous sembler être une éternité. Et c'était bien cela que je ressentais alors que mon ichor ne faisait que bouillonner.

- Hypnos...

Proche, il était tellement si proche çà présent que je ressentais son souffle contre ma peau tandis qu'il avançait sans me voir. Toujours ensorcelé, toujours sous l'emprise de ce monde qui le retenait prisonnier, s'acharnant à l'égarer en un cauchemar plus que réel.

Ces maudites Érinyes...

Blessée de le voir ainsi perdu, meurtri, lui si fier, si inébranlable, avançant, sans cesse sur le qui vive en ces terres privées de toute chaleur et de toute lumière, je ne pouvais nier les éclats de mon cœur. Non, jamais, je ne pourrais accepter cette vision de mon amour blessé, amoindri.

Jamais !!! Jamais, je n'accepterai. Tout en moi me poussait à me rebeller. Mon corps était une brasier tandis que mon esprit lui luttait pour ne pas céder à cette fureur que je sentais poindre en moi, telle la vague qui emportait tout après un passage ravageur.

Thalie...

Aussi dur que cela pouvait être pour mon orgueil que je découvrais plus grand à chaque instant qui passait, je devais reconnaître ma dépendance vis-à-vis d'elle. Elle qui était la lumière, celle qui faisait battre le cœur du maître du sommeil, qui emplissait son regard et son corps de désir. C'était pour elle qui avait affronté tant de danger de par le passé, pour elle qu'il avait accepté de laisser sa puissance divine de côté. Tous ces instants magiques baignés d'un bonheur sans pareil avait jalonné la vie mortelle d'Angel avant que, enfin, l'essence divine de Thalie ne s'éveille totalement, offrant à la blonde Saltimbanque une réincarnation totale sublimé de l'Amour éternel. L'Amour d'une divinité dont elle seule connaissait le moi secret, l'être d'exception ayant accepté tant de sacrifices pour soutenir l'humanité. Tant de douleur sans que personne ne sache jamais qui était réellement le fils de Nyx aux yeux et cheveux dorés.

J'ai besoin de toi. Pour l'avoir, j'ai tant besoin de cette facette en moi. Je suis toi et tu es moi. Qu'en cet instant, je ne sois que l'Ange de Lumière.

Oui, je devais être pareille à celle qui lui avait été arrachée de forces dans un déluge de flammes en ces instants maudits. L'Aéropage avait laissé ses traces. J'avais ressenti en ma chair cette douleur lancinante, cette torture que nous avait infligée Zeus. J'avais entendu aussi ses paroles au plus profond de notre chambre mais je ne pouvais pardonner. Je ne pouvais pardonner le mal infligé. Il avait failli nous tuer, L'Ange de Lumière et moi et que m'importait ce père qui avait fait notre malheur. C'était Thalie, l'ange rayonnant et non moi, moi la Sanglante mais il était encore bien trop prématuré de paraître en tant que telle.


Être son étoile, sa lumière au fin fond de l'Erèbe où père l'avait exilé. Si sombre était ce lieu que même les Enfers et leur désespoir n'étaient que broutilles face à ce qui se présentait comme la cage de mon seul et unique amour.

Immobile, des larmes coulant le long de mes joues sans que je n'en connaisse la signification réelle, je suivais les pas d'Hypnos. Froid, mon corps frissonnait de froid sans que je n'en tienne compte. Lui seul me captivait. A leur voir si près, je sentais une telle chaleur me brûler les reins. Mes poings auraient pu se serrer mais ce ne fut pas le cas. J'arrivais encore à faire preuve de maîtrise. Et pourtant, je ne pouvais le nier, je le sentais monter en moi, ce flux d'énergie. Il affluait, croissait et avec lui ce goût de carnage que je connaissait si bien. Le sang au fond de ma gorge, il était presque palpable. Si fort si grisant me rappelant la toute puissance de voir tous et toutes céder sous mes pas, sous mes coups. Les pleurs et les gémissements alors que je me gorgeais de tout ce dont j'avais tant envie. Tout cela, faisait de moi Bloody et c'était Thalie qu'Hypnos convoitait tant.

Un soupir étouffé au fond de ma gorge, je me décidais enfin. Levant de nouveau les yeux sur lui, je ne pouvais ignorer les craintes qui le tourmentais. A l’affût, il se tenait à l'affût de ce qui ne pouvait être que d'épouvantables déesses. Les vengeresses avaient du s'en donner à cœur joie depuis sa condamnation. Plus que toutes les autres, ces femelles haineuses étaient épouvantables, même Hadès semblait être un agneau comparé à elles.

- Mon amour...

Vêtu de sa seule splendeur virile, il passa près de moi, refusant de croire ce que ses yeux si magnifiques lui offraient. Si terrible avait du être sa pénitence en cette terrifiante compagnie...

« Suicide toi donc toute seule… »

Ces paroles m'étaient parvenues mais je les avais chassées avec toute la fureur qui pouvait être la mienne ?

Non, jamais, jamais, je ne mettrais fin à mon existence. Je veux être avec toi, je veux ne faire qu'un avec toi, à jamais...

L'Amour, l'Amour me tenait si fortement hors de l'eau alors que je sentais sa peau me frôler. Marie-Ange, ce nom avait été le mien, ce prénom si doux qui nous avait fait nous rencontrer.

- Oui, je suis ton ange, Angel, l'Ange de Lumière. A toi, à jamais...

J'avais senti le doute en lui, le doute, l'incrédulité et enfin l'espoir. L'espoir et la joie indescriptible, fermant les yeux, je savourais le contact si chaud de sa paume sur moi.

- Hypnos....

Mes larmes s'évaporaient en un flux arc-en-ciel alors que je sentais l'énergie rayonner autour de moi. Posant ma main contre la sienne, j'intensifiais le contact entre nous. Chair contre chair, si douce était ma peau, si chaude était sa paume en dépit de sa nudité. J'aimais ce dieu, je savourais ce simple contact. Tant de chose passait en cette seule caresse.

- Hypnos...

Si rauque s'était faite ma voix. Je ne pouvais plus que difficilement me contrôler. Le cœur de Marie-Ange, son âme tout entière tremblait d'émotions. Ce flot était si fort si fort alors que sa voix s'élevait enfin.

- Hypnos, une telle éternité...

Le son d'une épée lancée au loin me sortit de cet état second pour me permettre enfin de réaliser. Je ne rêvais pas, je ne me consumais pas de mal, j'étais réellement face lui, son souffle se mêlant au mien. Celui que j'aimais de toute ma vie, de toute mon éternité et sans plus attendre, je refermais mes bras sur lui, joignant mon étreinte à la sienne. Sa peau encore marquée des coups des trois monstres en dépit des soins qu'elles n'avaient pas manqué de lui donner appelait la mienne. Je ne sentais plus de douleur émaner de lui sinon celle du désir si contenu.

Le feu, le feu nous ravageait tous les deux et m'abandonnant à ses bras, je susurrais à son oreille, chantais à son esprit, inspirais au plus profond de son coeur...

- Je suis là, mon amour, je suis là... A jamais à toi, je suis ton Ange, mon cœur est à toi et mon corps est et sera à jamais ton temple. A toi, je suis à toi, pour l'éternité, je t'aime...

Je t'aime plus que tout, Hypnos, mon roi, mon amour, mon époux...


Et le laissant m'allonger sur le sol, j'invoquais mes dons pour nous ménager la plus somptueuse des couches. Un lit de soie et de roses comme en notre premier jour d'accordailles. Loin si loin et si proche, était cet instant et sans attendre, je le ramenais à la vie. Mes bras s'accrochaient en corps de mon aimé, entourant son torse si puissant alors que mes mains partaient à l'assaut de sa peau bouillonnante. Mes doigts dans ses cheveux, sur sa nuque, parcourant tout son dos, glissant entre ses omoplates le long de sa colonne vertébrale, lui faisant de temps à autre sentir le fil de mes ongles, je le caressais alors que ses lèvres s'étaient depuis longtemps soudées aux miennes. Si fort était notre baiser, notre union que seule notre nature divine nous maintenait en vie. N'importe quel mortel aurait succombé depuis longtemps. Je l'aimais, je l'aimais tant et sentais tout mon corps se réveiller, se soumettre au désir qu'il m'inspirait.


- Oui, je suis là, mon amour, je suis là près de toi. Je t'aime, je t'aime. Sens mon amour, sens mon corps, mes caresses et ma chaleur. Que mon corps et mon âme expriment ce que les mots sont trop limités pour décrire. Je t'aime...

Fais de moi ta femme, encore et encore, ton épouse, celle qui t'aime à jamais.


Prière à laquelle, il répondit avec tant de fougue. Cette absence avait été si forte, si forte qu'il s'apprêtait à m'aimer avec toute l'énergie du désespoir enfin libérée. C'était si puissant, une communion à nulle autre pareille, pas assez de mains, nous n'avions pas assez de mains, d'ailes pour exprimer physiquement ce que nous ressentions...



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MessageSujet: Re: Dans l'attente d'Hypnos   Ven 24 Oct - 14:03



De plus en plus passionnés, nos baisers s’enchainaient, ravivant encore et encore un feu déjà dévorant qui nous rendait tout deux des plus brulants. Mais aussi puissant que pouvait bien être mon désir pour elle, il était une chose qu’il ne pouvait surpasser, ma peur de la perdre en cet instant où nous étions encore en territoire ennemi.

« Thalie… »

Mettant un terme à nos baisers, je dut lutter contre ce que tout mon être désirait le plus au monde tandis que je la fixais, elle et son sourire des plus explicites, elle et sa beauté si enivrante qu’elle me faisait souffrir…

« Nous devons partir. Nous devons nous en aller d’ici. Zeus ne nous a pas encore découverts, mais cela ne saurait tarder. »

Avec le sceau de Zeus encore apposé sur mon front, je ne pouvais nous faire quitter cet endroit, j’étais encore impuissant. C’était donc à elle de nous faire quitter cet endroit de mort et de souffrance pour un lieu plus approprié à nos retrouvailles.

« Et puis… Je crois qu’on nous regarde. »

Lui adressant un sourire complice, je désignais d’un mouvement de tête la silhouette encore penchée sur le corps frémissant d’une des Erinyes que sa créature avait massacré, semblant comme se gorger de sa douleur sans même faire attention à nous, tandis que de notre côté, nous nous gorgions du plaisir de l’autre.

« Qui-est-ce au fait ? »

Si au moment où je l’avais entendu rire aux éclats, son identité m’avait paru évidente, maintenant que je le regardais plus en détail, il était à mille lieux de ce que je me rappelais d’elle. Déjà, c’était sans aucun doute un corps d’homme, chose plutôt particulière pour une déesse.

« Est-ce qu’il… Qu’elle est bien ce que je pense ? »

Dans son grand manteau jaune à capuche dissimulant son visage et son cosmos, je ne pouvais encore en être sûr, mais les êtres maniant des serpents cosmiques noirs auréolés de vert n’étaient pas légion.

*Hazama ? Le haut commandeur de Sparte ? Un hôte divin ?*

Je ne parvenais pas à y croire. Comment avait-il put à ce point nous berner pendant toute ces années ?

*Il n’en a jamais rien laissé paraître. Toutes ces années à jouer un rôle sans jamais se trahir même via ses pensées ? Non c’est impossible, il y a autre chose, il y a forcément autre chose. Même ma reine ne pourrait jouer un rôle aussi parfait. Tout acteur, aussi doué qu’il soit, ne peut s’effacer au profil de son rôle, quelque part en lui demeure ce qu’il est vraiment, au moins dans son esprit, dans son âme. Ce n’est pas le cas pour lui. Il est différent d'elle, fondamentalement différent d'elle…*

Si l’âme de cet être était vraiment celle que je pensais, alors son éveil n’était pas encore accompli. Plus de treize ans sans prendre une ride ou changer physiquement, cela déjà m’avait paru assez inhabituel chez un humain, même aussi puissant dans le cosmos qu’Hazama l’était, mais maintenant que j'avais eut un aperçus de ce que son pouvoir pouvait accomplir, soumettre une déesse même mineure sans effort apparents... Un pouvoir qui désormais semblait supérieur au mien…

« Est-ce vraiment possible ? Est-ce bien elle ? »

Si j’avais raison à son sujet, une petite conversation de famille s’imposait, de toute urgence. Car aux dernières nouvelles, il, ou plutôt, elle était le supérieur hiérarchique de ma fille chérie, et le haut commandeur de la cité du cosmos, le comble de l’ironie quand on savait le but de cette cité et son rôle dans l’univers…

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MessageSujet: Re: Dans l'attente d'Hypnos   Dim 26 Oct - 13:56

De toutes les douleurs, de toutes les larmes de la création, celles des immortels étaient de loin les plus puissantes, et les plus exquises. A leur gout inimitable s’ajoutaient une puissance qu’une éternité de sentiments et de ressentis rendaient sublimes. Plus ancienne était la divinité, meilleure était le nectar secret que l’ex-haut commandeur de Sparte en retirait.

« Dit moi donc, qu’est-ce que ça fait d’être enfin du mauvais côté du bâton ? Qu’est-ce que ça fait que de se rendre compte à quel point son existence entière demeure minable et sans envergure ? Que les dernières secondes qu’il te reste dans cette vie vont n’être qu’une douleur te rendant déjà totalement incapable de comprendre le moindre de mes mots ? »

Un sourire totalement démesuré sur son visage reliant ses oreilles entre elles et dévoilant deux canines semblable à des crocs de serpent, Hazama, penché sur le corps encore frémissant de l’Erinye quittant peu à peu ce monde pour rejoindre les éternités aveugles, recueillait dans une petite fiole de verre avec un soin presque cérémonieux les larmes que l’œil encore intact de sa victime pouvait encore verser.

« Quel dommage qu’il ne te reste plus qu’un œil pour pleurer… Mais les chiens sont parfois si enthousiastes quand on leur donne un os à ronger… »

Se moquant éperdument du sang que l’autre orbite creuse déversait, l’ex-haut commandeur de Sparte, se gorgeant de larme et de douleur, savoura son festin jusqu’à la lie sans se soucier du reste du monde, jusqu’au dernier soupir de la déesse quittant pour de bon cette enveloppe corporelle.

« A très bientôt j’espère… »

Se relevant, repus, gavé même d’une énergie si ésotérique que les adeptes du cosmos ne pourraient même jamais percevoir, Hazama ne sentit qu’alors ses familiers traqueurs étant revenus de leur chasse.

« Là-bas ? »

Se retournant, la vue des deux corps enlacés de Thalie et d’Hypnos en train de célébrer leur retrouvaille ne fit ni chaud ni froid à l’ex-haut commandeur de Sparte pour qui cela n’était jamais que du sexe entre un homme et une femme. Quelque chose qu’il avait délaissé depuis bien des décennies pour un plaisir infiniment plus puissant, infiniment plus sombre.

« Tssssssssss… »

Les mains dans les poches, rappelant à lui l’ensemble de ses serpents traqueurs, Hazama s’avança d’un pas léger vers son couple préféré, un regard des plus impénétrables posé sur eux.

« Pardon de mettre un terme à vos retrouvailles, mais avant de vous envoyer en l’air, vous ne croyez pas qu’il faudrait nous occuper de… »

La main de l’ex-haut commandeur de Sparte sembla un instant pointer le bas ventre du dieu du sommeil entièrement nu, avant de remonter jusqu’à ce front encore frappé de lettre de lumière.

« …Ca ? »

Le sceau de Zeus était encore là, et tant qu’il demeurait, certes le roi des dieux n’aurait aucun soupçons concernant le sort de son prisonnier, mais il saurait aussi le retrouver où qu’il soit, car ce sceau était fait de son propre cosmos.

« Je vais avoir besoin de ton aide Thalie, rend toi donc utile et joins tes forces aux miennes, nous parlons d’un sceau de Zeus, pas d’un de ceux de ta pathétique demi-sœur qu’il suffirait d’effleurer du bout des doigts. »

Tendant une main à la muse de la Comédie qu’il espérait de nouveau en pleine forme vu le rouge dont son visage s’était paré, Hazama avança un doigt contre le front du dieu du sommeil, allant jusqu’à finalement toucher ces lettres de lumière qui crépitèrent à ce contact. Lorsque Thalie prendrait sa main et ferait de même, alors le sceau de Zeus pourrait être levé, et alors il faudrait disparaître.
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MessageSujet: Re: Dans l'attente d'Hypnos   Dim 2 Nov - 21:05

- Huuuuuuuuuuuuuummmmm...

Les soupirs se succédaient tout comme les caresses que je lui offrais en réponse aux siennes. Jamais, je n'aurais cru être aussi heureuse en un tel endroit. Si vite si fort battait mon cœur. Jamais je n'avais ressenti cela avec tant de puissance. Les sensations de l'Ange de Lumière avaient toujours été d'une intensité incroyable mais ce n'était encore rien comparé à la déferlante d'amour et volupté que venait de m'offrir Hypnos.

Et ce n'est encore que le début...

Soupirai-je d'aise, me retenant de m'abandonner totalement à ce qui ne pourrait que suivre. D'un seul regard, d'un seul geste, mon roi pouvait m'amener à lui et m'aimer, me faisant oublier l'horreur du lieu où nous séjournions ainsi que la compagnie plus que détestable d'Hazama. L'imaginer à quelques pas de nous m'aurait fait l'effet d'une douche glacée, décuplant ma rage de le voir exercer un tel effet sur tous ceux qui l'entouraient mais il était encore loin si loin. En cet instant, seul le maître du Sommeil existait à mes yeux et sans la moindre retenue, je m'offrais au sort qu'il me réservait. Me laisser aller, ne pas prendre l'ascendant, entre l'Ange de Lumière et moi, certaines choses étaient si éloignées que cela me trahirait et je ne le voulais pas. Tant que tout ne serait pas fini en cette prison et ce sceau enfin ôté du front de mon aimé, jamais, je ne l'accepterais.

Non, jamais, je ne laisserai le sort me rejeter aussi vite lui de toi... Je t'aime, je t'aime autant qu'elle car nous ne sommes qu'une avec le même cœur se consumant sans fin pour toi...

Une larme roula soudain le long de ma joue, m'emplissant d'une telle surprise que je ne pus qu'ouvrir tout grand les yeux. Mes précédentes larmes n'étaient qu'une manifestation de la douleur physique que j'avais ressentie lors de mes combats, de mon éveil à ce monde et de ma lutte contre Tisiphone. Elles avaient été le fruit d'une réaction strictement physiologiques mais celle-ci, elle n'était que pure émotion. Blessante, si blessante, elle était le reflet de la douleur et de la crainte en moi. Mon amour, mon amant et peut-être aussi mon bourreau lorsqu'il aurait réalisé que c'était Bloody qu'il serrait entre ses bras si aimants...

Nonnnnnnnn... Jamais, il n'infligera du mal physiquement, il aime trop l'Ange de Lumière pour ne serait-ce que lui arracher un cheveu... Seul ce que je lirais en son regard quand il comprendra me blessera.

Profiter de l'instant présent, de ces retrouvailles qui étaient encore plus puissantes pour moi, moi l'enchaînée...


Puisses-tu aussi m'aimer...

C'était tellement puissant et pourtant nos premiers élans amoureux devaient prendre fin. Face au monde qui ne tarderait plus à se rappeler de nous, nous n'avions plus d'autre choix que de reprendre conscience de tout ce qui nous entourait. La cruauté de ces lieux et des êtres les peuplant brillait pourtant avec moins d'éclat depuis quelque temps. Un peu comme si une autre puissance venait d'éclipser la violence et la cruauté bestiales des Érinyes. Une force qui n'avais rien à leur envier question malveillance. S'il était vrai que j'avais massacré Tisiphone, je n'avais pas pris un malin plaisir à la démembrer et m'acharner comme le faisait l'ancien Haut Commandeur avec ou sans l'aide de son assistant aussi malmené que les anciennes geôlière de mon amour. Les contempler de loin suffisait à me faire comprendre à quel point il aurait été imprudent pour moi et surtout pour mon amour encore captif de le laisser croire autre chose que ce qu'il pensait de moi. A priori que j'étais une simple muse inutile dont personne n'avait jamais entendu parlé, ignorée de tous et de toutes, bonne à rien, en un mot, parfaitement jetable.

Cette idée avait de quoi désespérer n'importe qui mais sachant aussi de quelle bouche celle-ci provenait, l'impact n'en était pas si puissant que cela si l'on savait à quoi s'en tenir. Et je savais qui elle était. Qui se cachait derrière cette façade si parfaite qu'elle en avait négligé une faiblesse. Une faiblesse qu'il me plairait d'user lorsque je serai enfin délivrée de cet endroit avec mon amour.

La perfection ultime n'existe pas et viendra l'instant où toi aussi, tu devras ramper aux pieds de ceux qui te jetteront à terre. L'instant où même toi, tu devras expier tous tes actes. Un instant que je me promets de déguster centième de seconde après centième de seconde et j'espère avoir mon du. Cette fois, les liens t'unissant à Nyx et de là à Hypnos ne m'arrêteront pas. Tu penses m'avoir vaincue mais cela ne sera qu'un passage.

Je n'ignorais rien de la présence des poisons en moi mais aucun d'eux ne pouvait ressortir et en même temps, je ne m'étais jamais focalisée sur Hazama. Aucune de mes pensées n'avait pour cible l'homme qui se trouvait à des dizaines de pas d'Hypnos et moi mais bien celle si bien terrée qu'elle s'en était quasi faite oublier de tous et de toutes.

- Oui, il nous faut quitter ces lieux et cette compagnie, mon amour...

M'entendis-je répondre. Jamais je ne pourrais m'éloigner de lui, je le savais. Tout mon être se tendait vers lui, je savais que je ne pourrais lui cacher indéfiniment les poisons me rongeant mais le lui laisser entrevoir en cet instant serait néfaste, autant pour lui que pour moi. Aussi, non, je ne devais pas. J'avais beau être de retour, lui avait ce pouvoir sur moi. Lui seul pouvait m'empêcher de laisser ma nature sanglante prendre le dessus sur tout le reste et commettre carnages sur carnages. Nous étions liés, tellement liés...

Puis, me redressant à sa suite, je réalisai mon entière nudité. Et puis, qu'importait cela. J'étais une muse et les muses étaient souvent dénudées, posant pour leur frère en un tableau aussi enchanteur qu'unique. Je connaissais la beauté de mon corps divin et je n'en ressentais nulle honte, juste l'ennui que ce soit en ce genre de circonstance que je me retrouvai en mon plus simple appareil. L'idée qu'Hazama puisse me voir était déplaisante mais c'était rien comparé à l'amour et au désir que je lisais à chaque instant dans le regard de mon époux. Lui que les Érinyes avaient mis à nu pour l'humilier en plus de lui infliger torture sur torture. Qu'Hazama ait réglé le compte de deux d'entre elles était au fond la seule chose de bien que ce pantin macabre était capable de faire avant de disparaître à jamais. Le savait-il seulement ? Le concevait-il, ce passage qu'il effectuerait sans même en avoir conscience que cela serait son avenir en tant qu'hôte divin.

Et prenant le bras de mon roi, mon cher Lucian, je l'amenai de nouveau devant moi, lui volant à mon tour un baiser. Après tout, moi aussi, j'étais totalement accroc à ses baisers. Nous étions si bien tous les deux même avec un phénomène comme Hazama pour témoin de nos amours.

- Hazama...

Répondis-je à la demande de mon roi concernant son identité. De quoi le surprendre mais il y aurait encore plus fort...

- Oui, elle est bien cela. Toi comme moi, la connaissons si bien, mon amour. Nous qu'elle a tant fait souffrir de par le passé mais grâce à qui nous nous sommes rencontrés. Seule raison pour laquelle nous l'avons épargnée malgré le mal répandu sur tant d'autres que nous.

Et l'entendant reposer la même question.

- Oui, je sais, c'est incroyable mais c'est bien elle, bien elle qui a prévu tant de coups et si bien tracer l'identité et surtout la personnalité aussi intelligente que perverse et cruelle de cet hôte qu'il a accompli tout ce qu'il fallait pour nous tromper. Il a été d'une rare maestria, celle qui lui a permis de m'emmener jusqu'ici...

" Je te raconterai la suite plus tard, mon amour. "

Lui révéler tout ce qu'Hazama m'avait infligé mènerait directement Hypnos à une conclusion que je ne désirais pas. Pas tout de suite en tout cas, aussi, je préférais ne rien ajouter de plus pour l'instant. Le plus urgent était de sortir, de quitter enfin ces lieux. Chose qui n'allait plus trop tarder maintenant que l'ancien Haut Commandeur de Sparte s'était rapproché de nous. Son regard sur nous montrait parfaitement son désintérêt pour tout ce qui touchait à la chair.

Aphanisis...

Complètement dénué de désir sexuel, ne prenant son plaisir qu'au travers de détours aussi pervers qu'incroyables. Tordu, mauvais et subtil, il dépasse de loin tout ce que les autres divinités avaient pu mettre en place comme pions ou incarnats. Du grand art mais trop dénué de certaines choses. Discorde, je te jure que tu paieras pour tout ce que tu as fait...


Et l'écoutant sans perdre une miette, je posais la main sur celle de l'ancien Haut Commandeur et sans lui adresser la parole, après tout rien ne m'y obligeait, je souris à mon amour avant de poser la main sur son front.

- Je ne connais nulle crainte, mon amour. Nulle crainte, je t'aime et de par mon pouvoir, je suis prête à te libérer...

Et jetant un regard de défi à Hazama, lui faisant bien comprendre que j'étais aussi une déesse, j'embrasais mon cosmos.

- Comme tu le vois, je suis prête et malgré le fait que tu me considères encore moins qu'un cloporte ou que ne sais-je encore de plus vil ou de plus insignifiant, tu as malgré tout besoin de moi en cet instant précis. Prendre le contrecoup du sceau ne me fera pas plus peur que cela...

Et pour toi ?


Sur ces paroles, je me concentrai. Je ne pouvais que fermer les yeux et diriger toute ma puissance vers cette marquer lumineuse apposée sur le front de celui que j'aimais tellement. Soudain ma main se mit à serrer celle d'Hazama et combattant le dégoût qu'il m'inspirait, je tins bon. Les lettres brillèrent alors que des décharges me parcouraient le corps. C'était douloureux mais pour qui avait été frappé par la Foudre Céleste, ce n'était encore rien. Je souffrais, je le reconnaissais et au fond de moi, je songeais que l'ex-commandeur me prenait comme paratonnerre. Une autre note de plus à son ardoise décidément bien chargée. Me faire souffrir devait lui faire tant de plaisir mais je tenais encore bon. Nos deux cosmos réunis commencèrent ainsi à faire vaciller le sceau de Zeus tandis que je luttais contre la douleur lancinante, évitant de croiser le regard de mon aimé. Je ne voulais pas qu'il se rende compte du nouveau supplice que j'endurais et pour lequel je ferais payer le centuple à la fille de Nyx...

Une nouvelle décharge électrique et j'envoyai encore davantage d'énergie, laquelle entremêlée à celle du pantin macabre commençait à faire faiblir le sceau. Encore quelques efforts et il céderait. Il fallait que je tienne. Pour lui, pour notre enfant et tous ceux que nous aimions tous les deux, je devais être forte...

- Arwen...

J'avais murmuré son nom. J'espérais qu'en cas de défaillance de ma part, mon amour comprendrais...

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Hypnos
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MessageSujet: Re: Dans l'attente d'Hypnos   Mar 4 Nov - 14:04

Elle… Ma très chère demi-sœur, à présent devant moi dans un incarnat des plus inattendus, me touchant même le front de son index avec rien dans le regard si ce n’est l’infinie malveillance qui la caractérisait.

*Comment est-ce possible ?*

Thalie me l’avait confirmé, elle en était venue à la même conclusion que moi. Mais qui en ce bas monde pouvait bien savoir ? Qui pouvait faire le lien entre le haut commandeur de Sparte et celle qui en tirait les ficelles en coulisse ?

Ma reine et moi avions avec elle ce passé commun qui la rendait malgré tous ses stratagèmes reconnaissable par la trace qu’elle laissait derrière elle en même temps que les larmes et la douleur, mais pour les autre ? Elle n’était maintenant guère plus qu’un souvenir, un nom maudit murmuré dans les ombres, une déesse oubliée, disparue depuis des siècles.

*Le coup le plus rusé que le Diable ait réussi, c'est de convaincre tout le monde qu'il n'existe pas. Et d'un coup, il s'envole.*

Me souvenant alors de cette maxime humaine, j’en compris tout le génie en observant la situation sous la nouvelle lumière de cette révélation. Depuis combien de temps œuvrait-elle ainsi à l’abri derrière cet humain d’un autre sexe ? Jusqu’où remontaient ses plans ? Et jusqu’où comptait-elle aller ? Quel était son but ? Je devais savoir.

Alors que Thalie joignait sa main à la sienne et que leur doigt s’effleurèrent sur le sceau du maitre des nuées, je profitais du cosmos encore méconnaissable de celle qui autrefois avait été simultanément la source de ma plus grande souffrance et de mon plus grand bonheur pour accéder à son esprit dans une communication mentale qui ne devait être connue que de nous deux.

"Je n’arrive pas à croire que c’est bien toi… Dire que je t’ai fermé les yeux si souvent, et que même dans tes rêves déviants, il n’y a jamais eu le moindre indice de ta présence en lui… Est-ce que tu m’entends au moins au travers de ton pantin ? Es-tu lui actuellement ? Ou bien agit-tu au travers de lui ? Ce n’est pas ton apparence, mais c’est bien ta voix, et quelque part, c’est aussi ton cosmos et tes manières, un frère n’oublie pas ces choses chère sœur."

Le simple fait que je ne parvienne pas à tenter de lire dans ses pensées prouvait bien que j’étais encore sous l’emprise du sceau de Zeus, mais même privé de cosmos, je demeurais maintenant lié à elle par son pouvoir qui agissait sur moi au travers du sceau de lumière du manieur de foudre.

"Pourquoi es-tu ici ? Que cherches-tu à accomplir cette fois en me libérant de Zeus ? Quel est ton objectif final, et surtout, que comptes-tu faire d’Arwen ?"

Je n’avais alors que peu de temps pour poser mes questions et obtenir mes réponses, même le sceau de Zeus ne pourrait résister éternellement aux cosmos combinés de deux déesses agissant de concert pour sa perte, surtout quand l’une de ses déesses était de ma lignée, une lignée qui avait toujours effrayé jusqu’au roi des dieux de par son ascendance sur les descendant de Gaia.

Crépitant déjà sous l’action de leur pouvoirs conjugués, je sentais le cosmos du roi des dieux se débattre et étrangement se focaliser sur le corps de la reine de mon cœur tandis qu’Hazama lui demeurait étrangement stoïque, comme ailleurs et en même temps indéniablement là, son regard intense me fixant comme pour pénétrer ma chair et mes os jusqu’à trouver mon âme.

*Oui, c’est bien ce regard, le regard de la Discorde…*

Le sceau de lumière s’effrita alors un peu plus, et retrouvant sur le champ une partie de mon pouvoir, je pus tenter une première approche de l’esprit de celui qui me faisait face. Une tentative qui se solda par un violent rejet de sa part qui me renvoya sur le champ dans mon propre esprit. Je devais me rendre à l’évidence, j’étais encore trop faible pour pénétrer ses défenses.

*Encore un peu, encore un tout petit peu et je saurais ce que tu caches dans ta tête. Je suis le Sommeil, il n’y a aucun esprit qui demeure hors de ma portée, pas même le tien chère sœur.*

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MessageSujet: Re: Dans l'attente d'Hypnos   Mar 4 Nov - 14:47

« Oh oui, j’ai besoin de toi, comme j’ai besoin parfois d’un gratte-dos ou d’une brosse à cheveux. Sans toi, je devrais enlever ton soupirant et l’amener à quelqu’un capable de m’aider à le délivrer. Cela m’aurait pris 5 minutes, au moins. »

Ne regardant même pas la muse en chaleur qui lui donnait sa main pleine de sueur, l’ex-haut commandeur de Sparte s’amusait de ses petites tentatives de paraitre plus qu’elle n’était, un gigantesque et formidable rien.

Qui pourrait-elle ainsi tromper avec ses faux-airs de princesse ? Qui la voyait pour plus qu’elle n’était ? Qu’elle disparaisse de la création du jour au lendemain, et nul ne s’en rendrait compte si ce n’est sans doute le Sommeil et son cœur d’artichaut. Lui si grand, amoureux d’une poussière divine…

*Quel gâchis. Il aurait pu avoir jusqu’à la reine des dieux s’il l’avait voulu. Avec son pouvoir il pourrait mettre la création à genoux, mais il est faible. Malgré toute ses pouvoirs, il demeure un agneau au milieu des loups.*

« Assez joué avec les mots, au travail. »

Hazama ignorait de quel contrecoup Thalie voulait parler, mais il s’en moquait. Ce n’était pas un sceau répulsif, sinon les Erinyes n’auraient pu toucher à Hypnos, et encore moins le torturer. Ce n’était qu’un carcan pour le pouvoir du dieu du sommeil, simplement un carcan.

Levant un sourcil interrogateur en voyant des éclairs s’en prendre alors à la Comédie qui décidément portait bien son titre, l’ex-haut commandeur de Sparte se demanda si sa destinée n’était pas tout simplement d’être une espèce de paratonnerre, une victime perpétuelle rêvant de vengeance quand l’éternité toute entière ne lui suffirait pas à pouvoir ne serait-ce qu’apprendre à se défendre convenablement.

Revenant à ses pensées, laissant la muse bien moins dichotomique qu’il ne l’avait espéré en proie à son propre sort décidément bien hilarant, Hazama, à sa grande joie, sentit l’esprit d’Hypnos tenter d’accéder au sien, et ne fit rien pour l’en empêcher, jusqu’à un certain point.

"Tu n’iras pas plus loin. Ici nous serons tranquille pour parler, loin des oreilles indiscrètes de ta chère moitié et de sa malchance."

L’ex-haut commandeur de Sparte n’était pas dupe, Hypnos voulait lire ses pensées. Mais tant que le sceau ne serait pas entièrement levé, il en serait incapable. Il suffisait donc à Hazama de prendre son temps, juste le temps qu’il lui faudrait pour dire au dieu du sommeil ce qu’il avait à lui dire.

"Toi aussi tu me parles par énigmes ? Décidément, beaucoup de monde me pose ce genre de question depuis un certain temps, beaucoup trop de monde je dirais. Qui suis-je ? Où vais-je ? Quel chemin j’arpente ? Vous vous posez bien trop de questions sans réponses si vous voulez mon avis. Pour ma part je suis ce que je suis. Mon nom n’a que peu d’importance. Quand à mon but, je dirai que j’ai simplement prit les devants pour survivre dans cet univers indifférent."

Hazama avait beau afficher un dédain des plus absolus pour ces questions d’ordres personnelles, il ne pouvait nier que quelque part sa curiosité le poussait à en chercher les réponses, des réponses qu’il savait parfaitement optionnelles pour la suite de son plan, mais que malgré tout, il voulait obtenir.

"Arwen, Arwen, Arwen… Même son nom sonne comme un rêve tu ne trouves pas ? Vous avez fait exprès j’imagine ? Héhéhé… Je ne compte que lui permettre de libérer son plein potentiel, en même temps que je compte exaucer ton plus grand rêve. Elle est ta fille chérie, ce que tu as, elle l’a aussi en elle, sauf qu’elle dispose aussi des dons que lui a transmis Thalie, et par là, elle est la personne idéale pour accomplir le Grand Œuvre, ton Grand Œuvre, si tu l’aides un petit peu…"

Oui, Hazama savait pour le projet pharamineux d’Hypnos, un projet qu’à part lui personne ne connaissait, du moins, c’est ce qu’il avait imaginé jusqu’à présent.

"Voilà ce que je te demande en échange de ta libération et de celle de ta reine. Donne-moi le Grand Œuvre, et je veillerai à ce qu’Arwen l’accomplisse. Je la protègerai là où vous serait désormais incapable d’aller sans risquer votre propre perte. Vous n’aurez plus qu’à vous cacher et à observer, bientôt le monde aura le happy end que tu as toujours voulu pour lui. Bientôt ton rêve deviendra réalité, comme tu l’as toujours désiré."

Le sceau de Zeus perdit encore une lettre, et sous l’action du cosmos d’Hypnos tentant de pénétrer plus loin dans son esprit, le pouvoir d’Hazama fluctua de manière totalement nouvelle, comme s’il réagissait en harmonie à celui du dieu du sommeil tout en le repoussant.

Hazama eut alors des flashs, des réminiscences d’une vie datant d’avant son réveil sur ce rocher il y a plus de deux cents ans.

*Un bras gracile et un bracelet en forme de serpent. Un corbeau croissant sur un sceptre et un cosmos émeraude pareil à des flammes. Et un étendard, un étendard fait de cranes et d’airain, l’étendard de la Guerre…*

Quelque chose remontait à la surface, quelque chose de foncièrement agréable, comme si goutte à goutte, un flot de souvenir parvenait à présent à percer au travers d’un barrage érigé il y a maintenant des siècles et des siècles. Combien de temps lui restait-il avant de céder ? Quelques heures ? Quelques minutes ? Peut-être moins…
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MessageSujet: Re: Dans l'attente d'Hypnos   Mar 4 Nov - 19:03

je vais vous laisser poursuivre comme c'est un échange mental où je ne suis pas invitée Suspect

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MessageSujet: Re: Dans l'attente d'Hypnos   Mer 5 Nov - 15:06

Et tandis que je sentais les lettres du sceau de Zeus tomber les unes après les autres, je tachais du mieux que je le pouvais de contenir à la fois ma surprise et mon effroi alors que les dires de l’incarnat de ma très chère sœur me révélaient chaque seconde un peu plus sa duperie et sa malice.

"Voila une éternité que nous n'en avions plus fait mention... Mais même après toutes ces années, rien n'a changé. Nous ne pouvons toujours pas l'accomplir, et tu le sais."

Une nouvelle lettre du sceau de Zeus tomba, et avec elle, encore une autre partie de mon pouvoir me revenait, juste assez pour pouvoir retenter un assaut dans le labyrinthe fractal qu’était l’esprit d’Hazama.

Usant cette fois d’une plus grande subtilité, je parvins à établir une tête de pont derrière ses défenses en usant d’un chemin accessible de moi seul et de celui à qui j’avais confié une partie de mes pouvoirs, à savoir Morphée.

*Aussi complexe que puisse être ton esprit, il n’est rien face au sommeil. J’ai endormis jusqu’aux rois des dieux, tous autant qu’ils furent. Ce n’est pas toi qui me résistera sur ce terrain-là ma chère sœur.*

Les yeux d’Hazama se voilèrent un instant alors que j’accédais à des anecdotes et des fragments de souvenir remontant parfois jusqu’à plus de deux siècles en arrière. Ainsi cet incarnat était aussi ancien ?

*Si j’avais su cela plus tôt…*

Mais plus grave encore que son implication dans le sort de ma fille chérie, je découvris son rôle dans la précédente guerre ayant opposée les titans aux forces du sanctuaire, alors qu’il était à cette époque paré de blanc et qu’il se tenait encore dans les ombres aux cotés de Pontos, Pontos qu’il avait trahis et détruit avec l’aide d’un Cronos ressuscité !

*Par tous les feux du sombre empire… Ta duperie n’a-t-elle donc aucune limite ? Combien d’êtres as-tu trahis et mené à leur perte sans jamais te salir les mains personnellement ? Combien d’existences ont été détruites par ta faute ?*

J’avais beau savoir depuis des temps immémoriaux que ma chère demi-sœur était quelqu’un d’extrêmement vénéneux, mais en découvrir la portée de mes yeux était néanmoins un spectacle révoltant.

*Du calme, du calme… Surtout ne pas la haïr, ça ne ferait que la rendre plus forte.*

La discorde se nourrissait des émotions violentes, la haine, la colère, la jalousie, la peur et l’envie étaient le terreau dans laquelle elle grandissait, le moindre ressentiment était pour elle une corde sur laquelle elle pouvait jouer pour susurrer à notre esprit ses murmures empoisonnés, et ainsi transformer ce que nous avions de plus cher en un horrible cauchemar.

Tachant alors de faire abstraction de tout sentiment à son égards, ce à quoi je m’évertuais sans grand succès depuis des éons, je remontais le fils des souvenirs de l’ex-haut commandeur de Sparte jusqu’à ses retrouvailles avec ma reine au palais de Zeus.

*Mais que ?!*

Thalie ! Cette garce avait enlevé ma reine alors alitée avec l’aide du roi des titans !

*Que lui a-t-elle fait ? Qu’est-ce que tu lui as fait ensuite saleté ?!*

Plus loin, plus loin, je devais remonter jusqu’aux tout derniers souvenirs de cet être méprisable pour le savoir !

Tant pis pour la patiente et la prudence, je m’étais déjà aventuré bien trop loin pour que je puisse rester indécelable, il me fallait la prendre de vitesse désormais !

*Aller, aller, juste un petit peu plus loin !*

Je vis ma reine blessée tenter de s’enfuir après avoir reçus une attaque sournoise de la part d’Hazama, je la vis courir malgré ses blessures alors qu’elle était poursuivie par le rire dément de celle qui me faisait face…

*Encore, encore un tout petit peu !*

Mais l’esprit de l’ex-haut commandeur de Sparte se révolta alors contre mon intrusion, et dans un débattement qui n’avait plus rien d’humain, le pouvoir divin qui était dans son âme s’éveilla sous mes yeux dans une gerbe de flamme émeraude qui l’entourèrent alors comme un bouclier protecteur.

« Gggh… »

Refoulé ainsi dans ma conscience, je compris que désormais le seul moyen pour moi de pouvoir accéder à son esprit aurait été de l’endormir totalement, mais je n’en avais pas la force, pas tant que le sceau ne serait pas entièrement retiré.

J’avais sans doute en agissant de la sorte fait plus de mal que de bien, car à présent, j’en étais certains, ma très chère sœur était réveillée, mais maintenant que le vin était tiré, il fallait le boire…

"Tu… Tu dis vrai concernant Arwen, et malgré le fait que tu ais passé plus d’une décennie avec elle, tu n’as jamais été malveillant envers ma fille. Tant que mon sort ne sera pas réglé, tant que les enfers seront sous la menace du jugement du roi des dieux, je ne pourrais la rejoindre sans lui causer du tords, pas plus désormais que ma reine dont la trahison sera très vite rapportée par les Erinyes..."

La dernière demande d’Hazama était encore claire dans mon esprit, et le sous-entendu aussi. Je ne serais pas libéré du pouvoir de Zeus tant qu’il n’aurait pas été satisfait. Nous pourrions toujours tenter de nous enfuir ma reine et moi, mais quelles étaient nos chances face à ma sœur désormais plus puissante que jamais ? Il lui suffirait d’un mot pour que dans l’instant le roi des dieux arrive céans, et alors s’en serait fini de ma liberté, et de celle de ma reine…

*Je n’ai pas le choix… Et puis, si c’est Arwen qui l’utilise, il y a une chance pour que cela marche. Tout n’est pas perdu.*

Le rêve et l’inspiration combinée… Oui, Arwen pourrait bien réussir là où j’avais échoué, et bien que je ne puisse voir l’intérêt de la Discorde à réaliser mon Grand Œuvre, la foi que j’avais dans ma fille chérie me suffit à balayer tous les doutes concernant cet acte insensé.

"Soit, tu auras le Grand Œuvre, mais sache que tu ne sauras jamais l’utiliser. Seul mon pouvoir peut l’éveiller, et sa mise en place demande des préparatifs que même à deux nous ne serions accomplir. Même pour Arwen, cela demeure du domaine de l’impossible, elle n’a pas la puissance requise. Personne ne l’a, ni toi, ni moi, ni même Cronos ou Zeus…"

La dernière lettre du sceau de Zeus s’envola alors, et sentant ma pleine puissance me revenir, je compris dans l’instant qu’à présent il me fallait quitter cet endroit sans me retourner.

Dans un dernier geste, je fis apparaître un petit nuage de poussière d’or entre mes mains avant que celui-ci ne prenne la forme d’une petite sphère de cristal entouré d’anneau doré. Ma plus grande œuvre, ma plus grande déception…

"Prends donc ce rêve brisé. Et prends soin d’Arwen comme tu l’as toujours fait, mais sache que je te surveillerais désormais, et que si tu tentes de me tromper ou de me doubler, tu apprendras qu’il y a des sorts bien pires que la mort."

Et nous entourant ma reine et moi dans un nuage de poussière d’or, je nous fis quitter au plus vite cette prison détestable pour rejoindre Arcadia, là où nous serions à l’abri.

Arrow Monde Jardin d'Arcadia avec ma reine I love you

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MessageSujet: Re: Dans l'attente d'Hypnos   Mer 5 Nov - 15:55

Un flot de souvenirs s’engouffra alors dans l’esprit fracturé de l’ex-haut commandeur de Sparte alors qu’il poursuivait malgré tout la dissolution du sceau du manieur de foudre. Des souvenirs remontant si loin qu’il parvenait maintenant à se rappeler d’un temps ou Gaia venait à peine de naître et ou sa querelleuse marmaille n’était pas encore. Un temps où il n’était encore qu’une poussière divine lui aussi, un temps qui devait précéder son ascension au rang de force vive de l’univers.

*Je… me souviens.*

Une profonde fatigue envahit alors Hazama qui se perdait dans des souvenirs n’étant pas les siens, des souvenirs liée à une divinité plus ancienne encore que l’Olympe et les titans eux même.

*Qui suis-je ?*

La réponse ne venait pas encore, à la lumière de ces souvenirs, l’existence toute entière de l’ex-haut commandeur de Sparte prit une toute autre signification. Ses gouts en matière de jouet, ses passes temps, ce besoin irrépressible qu’il avait de voir les choses en mouvements, cette facilité qu’il avait à provoquer des conflits et à manipuler les autres en jouant sur leur cordes les plus secrètes… Tout, jusqu’à l’incroyable puissance qu’il tirait des larmes et des émotions néfastes alentours lui apparaissait maintenant empli d’un sens nouveau. Il était ainsi parce qu’Elle était ainsi, Elle qui l’avait créé à partir de son cosmos, Elle qui avait parlé de sa bouche, Elle qui agissait au travers lui…

*Où est-ce que je commence ? Où est-ce que tu finis ?*

Lui répondrait-il ? Etait-elle encore là quelque part à dormir, attendant le moment propice pour s’éveiller et le supplanter ? Quel allait être son avenir maintenant qu’il savait ? Allait-il disparaitre comme tous les misérables incarnats qu’il avait croisés au cours de ses années à Sparte ?

*Hors de question ! Qui que tu sois, quoi que tu sois, je ne te laisserai ni mon âme ni mon corps ! Je te les refuse tout deux ! Ils sont à moi tu m’entends !*

Si la Discorde était belle et bien sa créatrice, alors elle avait enfanté d’un fils à la hauteur de son héritage, et alors que le pouvoir du dieu du sommeil devenait plus imposant et plus véhément dans ses tentatives d’assaut mental, le barrage qui séparait encore l’Homme de la déesse céda, emportant avec lui la séparation qui caractérisait cet être à deux âmes qu’était l’ex-haut commandeur de Sparte.

*Nooooooooooooooooon !

La boucle est bouclée, nous ne faisons plus qu’un.

Dans tes rêves ! Plutôt me détruire moi-même que de te laisser me contrôler !

Kyaaaaaaaaaaaaahahahahahahahaha ! Te détruire ? Détruire le corps d’une déesse ? Aaaaaah mon cher Hazama, si seulement tu le pouvais…

La ferme espèce de… !

Tututut, du calme, bouillant petit… Homme… Enfin j’imagine. Tu es sous le choc, j’imagine tout à fait, mais il n’y a pas de quoi s’énerver tu sais. Ne me considère pas comme ta remplaçante, considère moi plutôt comme… Disons qu’avant, nous formions tous deux un serpent se mordant la queue, qu’avant tu étais la tête, et moi la queue, et que maintenant les rôles sont inversés.

C’est quoi ce bordel ?! Qu’est-ce que ça veut dire ce charabia ?!

Ça veut dire que tu as bien profité de mes pouvoirs pendant plus de deux cents ans, et que tu as accomplis ma volonté avec un zèle et une maestria que je ne peux que saluer, mais qu’il était temps maintenant que je m’amuse moi aussi, avec ton aide cela va de soi.

Tu peux crever ! Je ne t’aiderai pas tant que je n’aurai pas mon corps !

Oh mais je compte bien te le laisser, vois-tu, en te créant, je me suis pour ainsi dire crée un alter égo masculin, aussi, tu es sans doute la seule personne à qui je puisse confier mes projets, je sais que tu ne me décevras pas, aussi, lorsque j’aurai besoin de ton… Approche personnelle des choses, je te laisserai les commandes.

Et qui te dit que je ne te trahirais pas, que je ne t’utiliserai pas en attendant de pouvoir me débarrasser de toi une bonne fois pour toute ?

Allons, allons, pas de ça entre nous mon cher, Je sais que tu m’adores déjà, car tu t’adores toi-même. Et que deviendrais-tu sans moi hein ? Que te resterait-il dans ce monde si ce n’est des jouets ? Avoir enfin trouvé ton égal ne te ravis pas ?

Pas faux… Bordel… Tu sais que tu me donnes envie de t’embrasser, là tout de suite ?

On verra ça plus tard, en attendant, nous avons encore du travail, si tu permets.*


Les flammes émeraude entourant l’ex-haut commandeur de Sparte se tarirent alors tandis qu’aucun changement corporel n’était encore à signaler sur l’enveloppe physique de la Discorde nouvellement ressuscitée alors qu’elle s’emparait du plus grand projet qu’avait jamais conçu son mou de demi-frère.

« Mille merci pour ton aide. Je vous souhaite de vivre d’amour et d’eaux fraîches. »

La poussière d’or commençait à faire disparaître à la fois le dieu du sommeil et sa compagne, quand l’ex-haut commandeur de Sparte adressa un dernier message à son demi-frère que l’amour rendait aveugle.

"Oh, et tant que j’y suis, la prochaine fois que tu sauteras ta petite muse, profite en pour bien la regarder, et attends toi à une sacrée surprise."

« Hihihihi… HYAAAAAAAAAAAAAAAAAHAHAHAHAHAHAHAHAAAAAAAA ! »

Et disparaissant alors dans une gerbe de flamme émeraude, son précieux chargement dans la poche, la Discorde s’en alla rejoindre l’un des seuls dieu dont la compagnie ne lui était pas insupportable.

*Hihihihi...Tu es la reine des garces on te l’a déjà dit ?

Oui, mais j’aime toujours autant me l’entendre dire.*


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MessageSujet: Re: Dans l'attente d'Hypnos   Ven 7 Nov - 17:29

Loin si loin était la perfide Éris réduite à prendre l'enveloppe d'un homme et de le manipuler de la plus vile des façons pour avoir l'infime opportunité de s'en prendre aux autres. Loin était Hazama et son fiel tout comme les restes des trois Érinyes. Tout ce monde et cette compagnie que nous ne tarderions point à laisser derrière nous n'avait déjà plus d'intérêt pour moi. Mon ichor sanglant bouillonnait. Déjà mon esprit avait mis en place les premiers actes d'une nouvelle comédie. Une Comédie dont l'humour si particulier serait sans le moindre doute au goût d'Hazama jusqu'à ce qu'il n'en comprenne les tenants et les aboutissants mais c'était encore à venir, j'avais autre chose à l'esprit en cet instant, autre chose d'infiniment plus important.

Mon roi, mon amour, que de part nos pouvoirs entremêlés le sceau posé sur toi s'efface...

Et une à une les lettres formant la marque de Zeus, le signe de la condamnation de mon roi, s'effaçaient. Loin de tous et de toutes, soustraits au regard du roi des dieux lui-même, nous ne tarderions plus à être hors de portée de sa loi et de sa cruauté. Je n'avais eu aucune aide mais au fond de moi, je savais parfaitement que personne n'aurait eu la possibilité d'intervenir. Cela était impossible et je ne l'ignorais point, aussi contournerai-je le replis qu’Éris attendait de moi.

Parasite...

Elle n'était que cela, là où moi, je possédais une existence propre. Jamais, Éris ne serait capable de comprendre cela, qu'elle n'avait d'existence qu'au travers des autres et que bien souvent, elle était incapable de se rappeler à leur bons souvenirs...

Hum, tu as raison, chère Éris, après tout, celle qui s'est vue réduite à balancer une pomme pour qu'on se rappelle son existence tant elle est insignifiante ou lâche n'est autre que toi. Là où les dieux empressent les Muses de venir se joindre à eux, toi tu te morfonds au plus profond de l'oubli et une fois encore tu as usé des pires des méthodes de lâche pour te rappeler à leur bon souvenir. Hormis la pomme et ta présence dans l'ombre d'Arès en tant que simple aide de camp, tu n'as guère briller, ma pauvre. Jamais, le courage ne sera jamais l'apanage de la Discorde pas plus que l'amour. Personne ne voudra jamais de toi de cette façon et cela, tu ne l'accepteras jamais, tu ne le reconnaîtra jamais...

Joue donc avec tes piètres marionnettes, celles qui sont si influençables à tes yeux si limités, jusqu'à ce que le couperet tombe sans que tu n'aies seulement vu venir.

Il viendra. il viendra, chère Éris et du haut du monde onirique, je me délecterai de ta chute et ta déchéance autant que tu as pris de plaisir à me torturer.


Plongée dans ma concentration, je n'en avais pourtant pas raté les échanges entre les deux enfants de Nyx.

Non, je ne dois pas la laisser m'inquiéter. Mon roi ne sait rien, encore rien, je suis sous le masque de Thalie, l'Ange de Lumière et il est hors de question que je le brise pour elle seule.

Un dernier geste et soudain, le sceau disparut totalement. Plus rien ne pouvait nous retenir en ces lieux et sans esquisser le moindre mot, je souriais à la Discorde d'un de ces sourires indéchiffrables dont seule la muse sanglante était capable. Qu'elle m'oublie, ce serait le plus beau des cadeaux pour moi mais, jamais, je ne me leurrerais, elle nous aimait trop nous tourmenter pour cela.

Le nuage d'or de mon amour nous entoura aussitôt, nous éloignant à jamais de cette peste qui finirait pas découvrir l'ampleur de ce qu'elle avait elle-même déclenché et cela ne souffrirait nul retard. Et sous ce qu'il nous restait de temps à passer ensemble, j'embrassais mon époux, l'enlaçant avec une passion toujours aussi brûlante.

Tu n'es qu'une déjection de Nyx comparé à lui... Adieu, veille carne...


=> Monde onirique avec mon roi  I love you


_________________
L'Or et la Foudre guident mes pas. Je suis l'Ange de Lumière et la Divine Inspiratrice veillant du haut de l'Olympe ou des profondeurs du monde des rêves...

Spoiler:
 



Spoiler:
 


Hypnos, mon roi, mon soleil, à jamais, je t'aimerai et suis tienne...

~ Paroles de Thalie ~ ° ~ Paroles de Bloody ~ ° ~ Pensées ~ ° ~ " Transmissions de Pensées " ~
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Dans l'attente d'Hypnos
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