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 Une agnelle aux portes de Carminia...

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La Main du Destin

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MessageSujet: Une agnelle aux portes de Carminia...   Mer 16 Avr - 20:39

== > Le serpent d'Hazama vient d'ici avec sa passagère

Ni vu ni connu, Sparte recelait bien des surprises dont la meilleure n'était autre que son Haut Commandeur et ses serpents de cosmos de compagnie. Et ce n'était pas les deux saints venus céans qui auraient pu dire le contraire. Ils étaient même aux premières loges. Pourtant, ils avaient été prévenus. Sparte n'était pas une simple cité mais un haut lieu hautement protégé. Passer à côté d'une divinité vivante sans même s'en rendre compte resterait sans nulle doute le seul grand exploit d'Alysha et Aldébaran. Haut fait d'armes dont personne n'entendrait néanmoins parler. La fille de l'Inspiration et du Rêve aurait bien d'autre soucis en tête que l'impolitesse de ces deux brutes venues frapper aussi grossièrement à la porte d'Hazama.

Arwen aurait en effet bien plus à penser qu'à ceux qui l'avaient offensée...

Ceux dont plus personne ne retrouverait la trace. Plus maintenant que les serpents d'énergie sombre les avaient avalés, les séparant à jamais. Et si le destin d'Aldébaran était de rencontrer la mort auprès d'un oiseau de flammes celui d'Alysha du Bélier se déroulerait loin dans le nord...

Ainsi avait commencé le dernier voyage d'Alysha du Bélier juste après que le piège se soit refermé sur elle. Au plus profond des entrailles de ce bien singulier serpent, la brune guerre de marbre dérivait entre la pénombre et l'obscurité la plus dense. Que ressentait-elle en cet instant ? Elle qui avait de toutes ses certitudes d'une autre époque agacé le Haut Commandeur, que pouvait-elle bien espérer maintenant ? Un sursis, une aide de la part de sa si précieuse armure ? Non, aucunement, face à la puissance qu'elle découvrait, son habit d'or ne lui était d'aucune aide, pas plus que son sang de jamirienne. Entre les anneaux d'énergies formant un véritable cocon de noir et d'horreur, elle ne pouvait que trembler. Trembler en sentant la force malsaine d'un être capable de déplacer deux divinités en plein combat. Elle avait trop tenté le diable et son diable avait pour nom Hazama...

Malheureuse Alysha, que n'avais-tu pas profité de l'instant pour quitter Sparte ? La clémence de la divine Arwen n'était-elle pas un cadeau à la hauteur de tout ce que tu étais venue chercher. Ce présent n'était autre que ta vie, ta survie si tu avais bien quitté les lieux céans, aussi vite que tes pouvoirs de Bélier te le permettaient mais tu n'en fis rien. Pour toi, Sparte n'était qu'une cité fausse, incapable de rivaliser avec de vrais chevaliers formés à l'ancienne mais l'essentiel, l'essentiel n'était-il pas de servir Athéna. Même si cela signifiait explorer de nouveaux horizons pour faire face à l'incroyable ? Là était le véritable enjeu de ta mission et en cela, tu as échoué.

Les anneaux quant à eux n'étaient que le couloir mouvant te menant vers le lieu que t'a réservé ton bourreau. Désireux de ne point se salir les mains, il avait préféré se décharger sur d'autres. Lent est le voyage, lent et désespérant avant qu'enfin tout ne se rompe. Les anneaux s'effacèrent avant de n'être plus qu'une vague brume. Un sourire avait même fini par paraître sur ton visage avant que tu n'entendes un cri. Des cris, des alarmes, un son de cloche et tant d'autres.

Une brume omniprésente flottait autour de ce qu'il restait du serpent mais lorsqu'elle commença à s'estomper, la clarté nouvelle ne tarda pas à te révéler les tours et les murs d'une vaste demeure. Un lieu aussi singulier qu'attirant. De la Vie s'y trouvait, de la vie et des cosmos. Des cosmos que tu n'avais quasi jamais ressenti. Tapie à Jamir comment aurais-tu pu le faire ? Sûre de toi, tu embrases ton aura. Ce ne sont pas quelques hommes qui pourraient faire le poids...

Dernier sursaut d'orgueil et déclaration de guerre aux sens des maîtres des lieux. Par cela, sans même le savoir, tu venais de signer ton arrêt de mort...

Carminia serait à jamais ton tombeau...
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Alicia
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MessageSujet: Re: Une agnelle aux portes de Carminia...   Jeu 1 Mai - 20:11

Notre nuit a commencé ici

Sans bruit, sans précipitation, tous deux se dirigeaient vers cette proie n'attendant que leurs baisers vampiriques. Ses yeux de braise plongés dans ceux de son époux dont elle ne pouvait quitter le bras, Alicia sentait ce cosmos dont la présence lui était de plus en plus odieuse. Tout cela était d'un déplaisant. Le Manoir et la Source étaient son havre, son nid d'amour et on tentait d'en fracasser la porte. Entendre les appels et les signaux d'alarmes retentir à mesure que l'intrus progressait vers eux attisait encore sa colère. Mais toute aussi puissante pouvait être son ire, elle ne pouvait se targuer du voile de cruauté dont s'entourait celle de Minos. Son apparence si douce quand il la regardait. Contempler son reflet dans le miroir de l'amour était le plus beau de ses rêves devenus réalités. Personne ne pourrait lui arracher Minos, personne ne pourrait l'enlever des bras de Minos. Seul le fou tenterait et s'en repentirait pour peu qu'il soit encore capable de parler ou de penser une fois passé entre les bras du Griffon.

Des gestes, des visages du passé qui resurgissaient. Jonathan Harcher, Mina, Lucile, Duncan, Connor et tous les autres. Tous les habitants de Carminia s'inclinaient à leurs passages. Des gestes spontanés et sincères de la part de proches ayant trop souvent lu la peine et la souffrance sur le visage de celle que fut Alicia d'innombrables années auparavant. Tant de sincérité en eux, Ils étaient la garde d'Alicia et de sa lignée. Tous dévoués au plus profond et l'âme et prêt à tomber encore et encore pour défendre ceux qu'ils vénéraient. Mais en cette nuit, ce ne serait pas eux qui interviendraient mais bien les No-life Lords. C'était à eux, les seigneurs de Carminia d'affirmer leur retour à la face du monde. Un spectacle qu'ils ne seraient pas les seuls à contempler, loin de là. Des flots de chiroptères fendaient les airs, en de multiples ballets annonciateurs des pires tourments pour tout indésirable. Puis, ce furent quelques félins dont un jaguar et encore d'autres animaux plus discrets.

- J'espère que les chats ne te dérangent pas...



Un rire léger et elle poursuivit. Cette question toute anodine avait au moins eu le don de faire sourire un juge dont le visage ne tarderait à redevenir digne de la terreur que ce spectre avait de tout temps inspirée. Le puissant et redoutable Marionnettiste des Enfers ne tarderait pas à revenir au devant de la scène. Chose que tous contempleraient en cette nuit. Puis enfin, une cloche sonna, trois fois alors que tout deux arrivaient en une splendide salle richement éclairée de chandelles répandant un bien agréable parfum. Puis, enfin, l'intrus se montre.

- Il a osé entrer et venir jusqu'ici.

D'un regard, Alicia désigna la femme vêtue d'or osant s'avancer en sa demeure.

- Cet intrus est une intruse. Une agnelle envoyée par cette peste d'Athéna. Tu lui sauves ses aspirants avant de quitter Sparte et c'est cela qu'elle nous envoie. Cette fille levant déjà son cosmos en notre nid. Pose-toi en premier mon amour et laisse-moi prendre place près de toi. Que cette femme contemple le couple que nous sommes. Je t'aime mon roi, qu'elle voit les lords de ces yeux avant qu'on ne les lui ferme...

Offre-moi son sang, offre-la moi en calice pour célébrer notre union dans le sang, mon roi.

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Minos
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MessageSujet: Re: Une agnelle aux portes de Carminia...   Ven 2 Mai - 21:05

Nappé de brumes à la couleur de la nuit, silencieux comme l’obscurité, je suivais le vol gracieux de ma rose infernale alors qu’elle filait en direction de cet intrus maudit.

Plus que revigoré par le sang et le plaisir que nous avait prodigué la Source Sacrée, je sentais en moi une puissance inimaginable s’agiter en même temps que ma colère. Ame millénaire j’étais, mais dans ce nouveau corps, immortel désormais lui aussi, j’accédais à un tout nouveau pan de réalité où chaque nuance d'ombre et de lumière m’apparaissaient plus beau que tous les joyaux de la Terre.

Désormais, vampire, seigneur des mort-vivants et no-life King j’étais devenu. Aux bras de la plus désirable des reines je m’étais éveillés, et maintenant, plus que tout, je souhaitais rester près d’elle.

« Aucunement ma toute belle. »

Alicia... Sa présence parvenait presque à chasse la fureur sanguinaire m’ayant envahie lorsque nous avions quitté la moiteur écarlate du plus grand trésor de ce somptueux écrin qu’était le château ancestral des Caminia, véritable merveille architecturale dont les dimensions comme le raffinement frisaient l’incroyable.

« Cette erreur sera sa dernière, avant que l’heure ne soit passée, nous festoierons sur ses restes. »

Quelle pauvre âme avait eu la malchance d’interrompre notre étreinte ? Quel malheureux s’était ainsi condamné à une fin aussi sanglante que douloureuse ?

« Un chevalier d’or… J’aurai du m’en douter. »

Ainsi jusqu’ici, jusque dans notre oasis de bonheur et d’intimité nos mortels ennemis nous traquaient. La présence de l’un d’eux céans ne pouvait signifier qu’une chose, les autres ne tarderaient pas. Bientôt Carminia deviendrait un champ de bataille, un champ de ruine, et tout jusqu’à la Source serait menacé voir détruit.

Il nous fallait empêcher cela, il nous fallait déjà nous débarrasser d’elle, et empêcher ses compagnons de jamais découvrir ce lieu saint.

Souriant aux derniers mots d’Alicia, je déployais alors mon don obscur en un vent puissant, chargé de cosmos, qui souffla net l’ensemble des chandelles de la pièce, nous plongeant ainsi dans l’intimité de la nuit.

Sur ses gardes, mais la démarche étonnamment gauche, l’intruse titubait, semblant déjà sur le point de s’écrouler alors qu’aucune odeur métallique et entêtante n’émanait d’elle.

Quel pouvait donc bien être ce maléfice ? Ce mal mystérieux qui la rendait pareil à une simple humaine, incapable de me ressentir alors que j’évoluais près d’elle, si près d’elle parmi les ombres que j’aurai pu la caresser de mes griffes en tendant la main.

Aucunes blessures sur sa chair pale, aucun signe de lutte. En lieu et place de sang, c’est une odeur âcre, acide et persistante que je perçus en m’approchant d’elle, l’odeur qui la recouvrait me piqua les narines ainsi que l’aurait fait un venin pernicieux, mais en tant que No-life Lord, je me savais parfaitement immunisé à ce genre de désagrément.

En temps normal, j’aurai eu nombre de questions à lui poser, mais étant donné la situation, je n’avais qu’une et unique envie, en finir avec elle. En finir le plus vite possible pour nous en retourner Alicia et moi à nos précédentes affaires.

Un dernier pas, et son sort fut scellé. Comme un gigantesque piège à loup se refermant au dernier pas de l’imprudente déjà condamnée, l’étau implacable de mes fils cosmiques se resserra sur ses membres qui sans la protection légendaire de son armure d’or, auraient fini tranchés net.

*Pauvre âme, ce sursis ne rendra ton agonie que plus longue, et plus douloureuse.*

Son sort était déjà réglé, au moment même où elle s’était retrouvée piégée dans ma toile tout espoir l'avait abandonné. A partir de maintenant, chaque minutes, chaque secondes qu’elle vivrait serait un cadeau empoisonné que je lui ferai.

« Je ne te demanderai pas ton nom. Ton sang m’apprendra ce que je désire savoir à ton sujet. »

Souhaitant autant recueillir son sang que passer mes nerfs sur sa misérable carcasse, j’optais pour une mise à mort aussi spectaculaire que savoureuse qui consacrerait notre nouvelle salle à manger.

"Ce n’est certes pas comparable à la Source de tes ancètres, mais j’espère que ça tu aimeras ma présentation."

Changeant de mode d’action, j’insérais mes filaments cosmiques au cœur du réseau sanguin du chevalier d’or, remontant lentement son corps ainsi qu’un brulant acide, faisant éclater ses veines alors qu’elle hurlait à plein poumon, à s’en arracher les cordes vocales, jusqu’à ce qu’elle s’étouffe dans son propre sang alors que jaillissait mes créations de ses orifices corporels.

Encore parcouru de soubresauts montrant qu’il n’avait pas encore perdu conscience, ni rendu l’âme, le chevalier d’or, désormais réduit à l’état de pulpe sanguinolente uniquement maintenue en forme tant par son armure que par mes créations, découvrait le seuil inimaginablement élevé que de résistance à la douleur que pouvais endurer un esprit avant de céder. Une découverte qu'en tant que principal bourreau infernal, j'avais appris à exploiter il y a fort longtemps.

Ne souhaitant pas me pencher plus longtemps sur cette oeuvre d'art faite de chair et de sang, j’achevais ses souffrances en recouvrant son visage horriblement déformé par la douleur et mes créations par un voile de fil cosmique.

Le son des entrailles déchirées s'émailla alors de celui des os brisés et de la chair se déchirant en maints et maints endroits alors que j’agitais en elle mes créations.

Soulevant dans les airs ma sanglante réalisation, j’y ajoutais la touche finale dans une soudaine  et violente expansion de mes fils cosmiques, faisant imploser le chevalier en une pluie écarlate qui teinta la salle d’un rouge profond et retomba sur nos deux corps assoiffés.

Du précédent chevalier d'or du bélier ne restait plus maintenant qu'une soupe organique et sanglante et son armure d'or, encore suspendue au-dessus du sol, vide, et retombant désormais comme sans vie pour s’éclater dans le sang de son ancienne propriétaire.

Aspirant des murs et du sol une grande lampée de fluide vermeille qui dans un long ruban vint à mes lèvres, je découvris un sang plein de regret, d’amertume et de venin envers un monde qu'elle avait méprisé. Un mal consommé et un orgueil considérable avait agité ce chevalier de son vivant. Elle ne serait pas surprise par les enfers.

« Hazama… C’est à lui que nous devons cette intruse… »

Quelles raisons pouvaient bien avoir poussé le haut commandeur de Sparte à nous faire ce cadeau ? Pour quelles raisons avait-il expédié à la mort un des chevaliers d’or en prenant même la peine de l’affaiblir au passage pour être certain de sa disparition ?

« Il nous faut nous débarrasser de cette armure, que jamais les autres chevaliers n’apprennent pour ce qui s’est passé ce soir. »
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Alicia
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MessageSujet: Re: Une agnelle aux portes de Carminia...   Sam 10 Mai - 19:11

- Hum... C'est tellement merveilleux de t'entendre parler ainsi. J'aime le son de ta voix, son timbre chaud et viril tout comme les coups de dents que je rends aussi vite...

Hésitant à s'emparer de nouveau de la nuque de son amour, elle se ravisa, se contentant de passer avec gourmandise la langue sur ses lèvres encore rougies de leur nuit si vilainement interrompue. Un geste simple et pourtant si érotique avant qu'elle ne vole dans la foulée un nouveau baiser à son amour.

- Tes coups de crocs mais aussi la douceur de tes lèvres... Tes lèvres qui sont à moi seule tout comme le reste de ton corps et de ton sang...

D'autres paroles enflammées du Griffon suivirent. Quelques mots qui la firent presque ronronner de plaisir. Qui aurait cru qu'un spectre tel que Minos soit capable d'autant de poésie et de romantisme. Ce côté sombre, sauvage et sensuel n'était que pour elle. Elle la No-life Queen et cela la remplissait de fierté. Être la rose d'un tel seigneur régnant sur son corps et son âme était la plus merveilleuses de toutes les destinées. Toute cette beauté qui était la sienne lui appartenait désormais. Nul autre que l'époux qu'elle s'était choisie ne la toucherait et encore moins la prendrait. Lui seul pourrait partager sa couche et sa Non-vie. Couche qui verrait aussi la naissance de leurs futurs héritiers. Minos ne pouvait le savoir ou plutôt ne le savait que trop s'il avait suivi les errances de la sublime rousse, la Source de Sang signifiait un autre privilège que seule sa lignée possédait. Un cadeau de leur déesse que l'ensemble des autres Vampires lui enviait sans jamais pouvoir ne serait-ce que rêver de le lui voler. Seul Minos pourrait y accéder. A travers le cadeau qu'elle lui avait fait un part de lui était vive. Une part qui remplirait à la perfection son rôle...



- Oui, je t'aime tant mon Griffon d'amour...

A ces derniers mots, elle ajouta un baiser avant que tout deux ne prennent pied auprès du chevalier d'or. Ces cornes prétentieuses étaient celles du plus grand planqué parmi tout la garde dorée. Les saints du Bélier étaient connus pour être des lâches se terrant au fond de leur palais de Jamir tout en se jouant cruellement de ceux venant demander de l'aide auprès d'eux.

- Oui, une sainte dont l'armure est celle d'un infâme traître. Ce chien de Shion a osé se jouer de notre grande prêtresse Pandore lors de la dernière guerre. Il lui a fait miroiter une promesse qui n'était que tromperie pour rendre à Athéna son armure. Non seulement, cette incapable de Pandore l'a cru mais en plus, elle nous a trahis. Elle nous a trahi en s'alliant au Phénix de la déesse Athéna. Sans elle, les choses auraient pu être différentes.

Puis, se glissant dans la brume auprès de son No-Life King, elle compléta.

- Tu sais, j'ai eu le temps d'étudier ce qu'il restait des archives des Enfers. Les derniers actes des nôtres et ta fin mon amour. Ta fin si cruelle... Pardonne-moi, mon amour, pardonne-moi de ne pas avoir été là. D'être restée en sommeil sous l'influence du seigneur Hypnos. Lui qui m'a préservée de la débâcle générale pour me permettre de me réveiller enfin en la même époque que toi...

Puis, s'éloignant pour se fondre dans la même brume que son cher juge, elle attendit. Le spectacle serait à la hauteur de la colère et de la frustration de Minos. Avoir privé le passionné Raziel de sa nuit de noces avec sa tendre Rose serait la dernière erreur de cette sainte. Une erreur qu'elle paierait au prix fort.

" Etrange cette odeur qui émane d'elle. A croire qu'elle a pataugé dans un mélange d'acide et de bave, c'est proprement répugnant. Entre celui des Poissons qui empeste la rose et celle-là du Bélier qui empeste le je ne sais quoi, les saints ont pas le sens de l'hygiène le plus élémentaire. Espérons que son sang soit plus délectable... "

Ce message transmis à son cher Raziel, la suite allait pouvoir commencer et elle serait aussi grandiose que cruelle. Les spectres n'étaient déjà pas réputés pour leur bonté légendaire en temps normal et encore moins le terrifiant juge de la Tolomea. Alicia par contre était capable de douceur et même de pitié. De tous les spectres, elle était la seule à être dotée d'une âme pure, chose assez exceptionnelle pour être soulignée. Rose des Enfers, elle offrait une mort douce et sans douleur à ses calices, les faisant entrer sans même qu'ils ne s'en rendent compte sur les terres de l'Outre-Monde. S'endormir entre les bras ou les ailes de la reine des Vampires était un privilège, un privilège qu'aurait tant aimé pouvoir apprécier celle qui était devenu le jouet de Minos. Il était le Vampire-roi et son devoir d'époux était aussi de montrer à la face de tous qu'il était capable de combler sa reine autant que de la défendre. Cette malheureuse était juste tombée au mauvais endroit au plus mauvais moment. Un exemple criant que le Griffon ferait de sorte que plus jamais personne en ces lieux qu'ils soient vampires ou non n'oseraient défier celui qui veillerait sur sa reine et la source sacrée...

La voix qui résonnait en cet instant n'avait plus rien de commun avec celle de son amour. Plus d'accents suaves ou rauques ni de chaleur troublée par l'amour et le désir, rien que de la haine et de la colère transpirait au travers de ce timbre dur. Le juge était face à celle qui avait osé violer le sanctuaire sacré des Carminia dont il venait de devenir l'un des maîtres. Et pire encore, de par la faute de cette intruse, il s'était vu privé de sa nuit de noce et des rares instants où il pourrait savourer la présence d'Alicia pour lui seul. Cela ne faisait que le rendre plus féroce. Le spectacle tenait du grand art. De tous côtés, les fils du marionnettiste s'étaient insinués au plus profond du corps de la sainte du Bélier. Un autre réseau qui s'était infiltré dans l'ensemble de réseau sanguin.

- Sans son armure, elle serait déjà morte depuis longtemps... Raziel Minos, mon amour...

Ce spectacle était terrifiant et à la fois fascinant. L'odeur du sang avait exercé son attrait sur la rose des Carminia, la laissant face à la mort qui venait de frapper la sainte la délivrant enfin de la torture que lui avait infligée Minos avant de la faire proprement imploser. D'elle ne restait plus que le sang et les débris de tissus réduits à une mare sanglante. Tout ce magma sanglant avait ruisselé sur la vaste salle, lui donnant un aspect rouge qu'elle ne tarderait pas à perdre. En faire son calice...

- Raziel... Tu as été exceptionnel mon amour... Tant de puissance, tous en ces lieux savent maintenant que tu es le maitre. Celui que j'ai pris pour époux et aucun vampire n'aura le courage de tenter de te prendre ta couronne. Cette couronne qui est notre alliance aux yeux de tous. Avec elle, tous voient que je suis à toi. A toi seul.

Je suis à toi et je veux que tous le voient. Je le veux. Je suis à toi, à toi seul... De part cette couronne de sang, tu es mon âme sœur, mon roi, mon époux, mon amant et le père de nos futurs enfants...


D'un geste, elle s'était entaillé la main avant de créer une couronne de sang qu'elle entremêla d'une soie particulière qui était celle des mariages entre vampires de la lignée Carminia. Cette alliance symbolisait l'union entre les deux vampires.

- Je t'aime mon amour...



D'un léger effleurement des lèvres, elle l'avait caressé avant de prendre son dû. Le sang de cette Alysha était empli d'amertume, de frustration, de regret, d'orgueil mais aussi de haine et d'intolérance. Le sentir avait déplu à Alicia.

- Ce sang est celui d'un être bien différent de ce que les saints se targuent d'être. On ne peut nous caché ce que portent notre sang. Pas à nous les No-Life Lords. Ce sang est aussi délectable que celui des damnés des Enfers. Cet Hazama ? Que peux-tu me dire sur lui, Raziel. Tu l'as connu lors de ton séjour à Sparte. Qu'il nous envoie cette fille à nous, n'est-ce pas une manœuvre pour s'en débarrasser à nos dépends ?

Les mots d'Alicia montraient que son esprit était toujours aussi vif. Cet homme avait de quoi l'intriguer et pire que tout, il avait déposé une sainte directement aux portes de Carminia.

- On aura tout le temps d'en apprendre davantage mais le plus urgent est de nous débarrasser de cette armure. Sinon, elle finira par attirer d'autres saints de l'élite d'or ici. Je pense avoir une idée. Les deux Roses et l'Amazonie. Il nous faut l'emporter en Amazonie. Qu'en penses-tu, mon amour ?
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MessageSujet: Re: Une agnelle aux portes de Carminia...   Dim 11 Mai - 16:10

Quelles raisons avaient pu pousser le haut commandeur de Sparte à nous envoyer cet acide mais néanmoins savoureux entremet ? Lui qui devant tous affichait une neutralité à toute épreuve, condamner ainsi l’un des membres de l’élite de la chevalerie…
 
« Je l’ignore ma reine. D’où que je regarde la situation, c’est une exécution. Une mise à mort aussi inévitable que certaine. Hazama voulait la mort de ce chevalier, aussi l’a-t-il envoyé à ses ennemis héréditaire, affaiblie, misérable, seule pour que jamais elle ne revienne, pour qu’elle n’ait pas la moindre chance, et nous avons joué notre rôle à merveille… »
 
Jusqu’à quel point avait-il prévus nos réactions ? Voulait-il que nous fassions disparaitre cette armure du même coup ?
 
*Faire disparaitre le bélier… Pourquoi ?*
 
Etait-ce une cible prioritaire pour le haut commandeur ? Qu’est-ce que le bélier pouvait bien représenter à ses yeux ?
 
*Le bélier n’est qu’un lâche et un paria, il passe son temps à se terrer dans sa tour et à réparer…*
 
Voila ! Voilà pourquoi Hazama avait souhaité la mort du bélier ! Ca ne pouvait être que cela. Affaiblir le camp des chevaliers en les privant de celui qui seul savait réparer les armures sacrées.
 
« Je crois qu’il joue un double jeu… Je crois qu’il n’est pas si neutre que ça au final, et il commence à me plaire. »
 
S’approchant de moi, sensuelle et enivrante, Alicia se gorgea à son tour du flot carmin qui s’écoulait goutte à goutte des murs et du mobilier environnant, les ultimes traces d’Alysha sur cette terre ne tarderaient pas à disparaitre, consommé par notre soif.
 
« Ce que tu peux être belle ma rose… »
 
Pour moi, elle versa son sang, pour moi, elle créa la plus somptueuse des couronnes, légère, fine, hérissées de pointes et de lames, d’un aspect à la fois terrible et hypnotique. Un présent digne du No-life Lord que j’étais et dont je me laissais coiffer en mettant un genou à terre.
 
« Oh Alicia… »
 
Me relevant un peu gêné car à mes yeux, aucune couronne ne serait jamais assez belle pour la reine de la nuit, j'observais sur son front ce diadème d’une qualité pour le moins divine. Je n'eus alors pour elle qu’un profond baiser avant de la saisir de nouveau dans mes bras.
 
« Ma merveilleuse Alicia. Je ne puis égaler les présents dont tu es déjà comblée, mais je peux t'offrir ce que tout époux se devrait de donner à une femme aimante et fertile. Je te ferai mère. »
 
Un doux murmure à son oreille avant de faire glisser mes crocs le long de son cou.
 
Retourner à la source serait maintenant impossible tant le désir qui nous consumait se faisait impérieux. Quelques secondes, juste quelques secondes de liberté, c’était tout ce qu’il nous restait.
 
*Un choix, un dernier choix. Où aller maintenant dans cette pièce ?*
 
Le divan semblait tout approprié, mais il était si loin… La table était plus proche, et elle promettait de délectables instants, tout comme l’étaient en vérité le moindre mobilier nous entourant.
 
Parcourant la superbe d’Alicia de mes mains, j’effleurais avec douceur la sensualité de son corps brulant en m’attardant alors en une zone précise qui lui arracha des soupirs de félicité.
 

 
« L’armure attendra. La brume entourant le château ne sera pas percée aussi facilement, pas avec nos deux pouvoirs conjugués. Cette nuit est la nôtre, et je compte bien la vivre jusqu’à la dernière seconde avec toi. »
 
De nouvelles caresses suivirent, le feu brulant dans le creux de ma reine la faisait à présent gémir sous mes doigts alors mes griffes parcouraient sa peau soyeuse et nacrée. Je la sentais prête à me sauter à la gorge pour assouvir sa luxure et son amour, aussi relâchais-je soudain mon étreinte sur elle, la laissant maintenant maitresse de la suite des événements.
 
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Alicia
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MessageSujet: Re: Une agnelle aux portes de Carminia...   Lun 19 Mai - 21:43

- Une exécution, oui, sans le moindre doute. Cette petite agnelle amère avait du mettre les pattes là où elle n'aurait jamais du s'aventurer. Voilà, ce qu'il arrive quand un mouton se prend pour un loup dont il n'a ni la force, ni le courage, il finit à la broche. Cela n'est jamais qu'un saint de moins que la déesse remplacera sans le moindre état d'âme. Aussi longtemps que je me souvienne, Athéna ne s'est que rarement souciée de l'entièreté de son armée. Des serviteurs dans le meilleur des cas, des esclaves ou de la chair à canon dans le pire...

Le ton d'Alicia trahissait une certaine mélancolie. Il fut un temps où la seule spectre dotée d'une âme pure avait pu percer certains secrets, côtoyé des saints et en apprendre tant au travers de leurs sangs sur la façon dont Athéna pouvait maltraiter certains des siens. Le port du masque l'avait particulièrement choquée. Qu'une déesse puisse imposer à celles lui vouant leurs vies de sacrifier leurs féminité, leur vie de femme pour entrer en son ordre en plus de sa cacher le visage avait été une telle révélation. Elle n'avait pu oublier le manque de cœur et le cynisme certain de certains saints de l'espoir dont les exploits n'avaient rien à envier à ceux des spectres qu'ils prétendaient combattre. La rose à la chevelure de flammes ceinte de son diadème d'or ne pouvait oublier les rancœurs qu'elle avait si souvent perçues au sein même de la chevalerie. Si simple, cela avait si simple de les percer à jour, ces êtres aussi faux que fourbes et imbus d'eux-mêmes. Parmi eux trônait l'image des Poissons mais aussi celle de l'autre fier à bras de Lion. Les deux extrêmes, les deux faces d'une même folie...

D'une main, la chasseresse de l'Outre-monde effleura l'armure d'or du Bélier. Il ne lui manquait qu'une parure de fleur pour renforcer encore plus le symbolisme du sacrifice. Cette triste protection n'en demeurait pas moins redoutable de par les ennuis qu'elle pourrait leur attirer. Fermant ses magnifiques yeux aux iris changeants, Alicia se plongea un instant dans les méandres de la mémoire de sang. Cela n'était que le fruit d'un long chemin, d'une étreinte aussi douce que mortelle au cours de laquelle les âmes pouvaient parfois communier. Lire dans le sang de ses promis, c'était une magnifique façon de mettre en avant le pouvoir dont pouvaient disposer les Vampires et dont user à merveille les No-Life Lords. Soudain, son chant résonna dans la pièce, doux et enivrant. Elle aimait jouer de certains de ses dons surtout lorsque cela attisait le feu brûlant dans les reins de son puissant No-Life King. Le savoir consumé de désir de par sa seule présence la grisait tellement, le rendant encore plus désirable, plus magnétique. Minos, le seul spectre qu'elle aimerait, le seul dont elle souhaitait partager la couche et à qui elle offrirait son corps splendide en plus de son coeur et son âme. Plus que le plus somptueux des écrins, elle protégerait au plus profond d'elle, le bercerait de la chaleur de son corps.



Un dernier chant et la somptueuse No-Life Queen se tut. La magie sombre et envoûtante de cet instant cessa avec elle sans réellement s'éteindre. C'était cela l'attrait de Carminia, celle d'une féerie noire où brillait par instant la pourpre et l'or. La magnificence des No-Life Lords et la splendeur tout en mystère de Carminia. De tout temps, les Vampires avaient fascinés, de part le danger ou leurs incroyable séduction et les seigneurs de Carminia en était le plus anciens, les plus envoûtants, aussi sensuels qu'inaccessibles...

D'ailleurs parlant d'inaccessible, c'était avec un soupçon de colère et d'indignation que la belle reprit.

- Cet Hazama. Je n'apprécie vraiment pas ses manières et cette façon de nous expédier directement un membre de l'élite d'or droit aux portes de Carminia. Cette demeure est la nôtre et renferme ce que nous avons de plus précieux hormis notre âme sœur. Tu es celui que j'aime le plus en cet univers, plus que ma non-vie, mon amour, plus que l'éternité dont nous a fait don Hadès depuis la nuit des temps...

Et savoir que cet... Être est capable de nous envoyer directement ce genre de cadeau n'est pas seulement intéressant mais périlleux pour notre avenir et notre lignée. La Source Sacrée n'est pas le seul trésor de Carminia. Je te souhaite, nous souhaite de connaître bientôt le plus merveilleux de tous...


Un ton si doux dans sa voix alors qu'elle souriait amoureusement à son Griffon d'amour. La suite n'était que merveille. Voir le fier Griffon s'agenouiller avec tant de fierté devant elle, recevant comme le Graal la couronne du Vampire-roi. Combien d'être étaient morts dans les pires souffrances pour ceindre cette couronne. Une couronne que seul l'amour véritable pouvait faire renaître.

Son regard en cet instant, brillant de bonheur, de désir et de fierté était la plus belle chose qu'Alicia avait pu contempler depuis tant de siècles. L'amour brûlant, capable de toute emporter sur son passage, de tout emporter sinon eux...

Soudain, sa voix se fit entendre, chaude et virile, troublée par l'émotion. Qui aurait cru cela possible, que le redoutable juge du Griffon soit capable de ressentir ce genre de chose. Plus que touchée, Alicia lui répondit...

- Ces présents sont de cadeaux d'amitié et de respect mais aussi de récompense pour mon dévouement et mon courage même si personne n'a pu s'en rendre compte, j'avais mené un terrifiant combat, des siècles auparavant. Hypnos, notre seigneur Hypnos m'a honorée en plus de me soustraire à celui qui m'avait arrachée à tes bras...

Un ton douloureux qu'elle chassa vite avant de reprendre.

- Me rendre mère... Me rendre mère... Si tu savais ce que tu me rends heureuse, mon amour, je te veux toi, toi et ton amour. Toi seul et personne d'autres. A jamais, je te serais fidèle et t'offrirai le plus grand des bonheurs.

La suite, se perdit dans un baiser fougueux prélude à l'étreinte qui suivit juste après...

- Mon roi, on devrait se débarrasser de l'arrrrrrmmmmmmmm...

Alicia ne put aller plus loin, son époux avait trouvé la parfaite parade pour l'emmener loin de cette odieuse protection dorée. Entre ses bras, elle se faisait ronronnant avant de commencer à sentir sa soif et son désir augmenter de paire. Minos jouait avec son corps, ses sens infiniment plus sensibles que la normale. Sous ses mains audacieuses que des millénaires d'attente rendaient aussi impatientes que chaudes, la rose infernale se sentait s'ouvrir, s'épanouir en de longs soupirs promettant une nuit aussi intense que merveilleuse.

- Je t'aime mon roi, mon Raziel, je t'aime. Fais de moi ta femme, ta reine, encore et encore... Mon amour, mon tendre et unique amour...

Entre les bras de son vampire-Roi, Alicia se sentait renaître encore et encore alors qu'il la portait vers le divan tout proche. La nuit promettait d'être longue si longue et effroyable courte en même temps.


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MessageSujet: Re: Une agnelle aux portes de Carminia...   Mar 20 Mai - 17:14

« C’est vrai. Les dieux n’ont jamais eu grand-chose à faire de leur soldat. Enfin, une majorité d’entre eux tout du moins. Mais fort heureusement pour nous, il s’en trouve quelques-uns capable de reconnaitre et de récompenser ceux qui le méritent. »

Effleurant le diadème d’or d’Alicia, je la savais si heureuse d’avoir ainsi été comblée par le Sommeil, lui qui pourtant avait montré tant d’indifférence au reste des spectres.

Etait-ce de l’amour qui lui avait fait préférer Alicia au reste du sombre empire, allant jusqu'à lui épargner les deux derniers siècles ? Alors il ne faisait que perdre son temps. Alicia était mienne, et jamais je ne laisserai quelqu'un, fut-il un dieu, me la reprendre.

« Mais qu’importe les dieux et leur complots insipides. Ce soir ne pensons qu’à nous et à ce bonheur qui trop longtemps nous a été refusé par leur fautes. Ce soir, je veux nous faire oublier ces siècles de tristesse et de douleur qui furent les nôtres. Ce soir je veux que nous leur adressions un message. Que par nos soupirs et nos cris de voluptés, nous leur fassions savoir que désormais nous serons ensemble, et que nous ne craignons plus rien. »

J’avais moi aussi tant de reproches à faire à mes propre seigneurs. Une éternité de servitude pour au final ne retenir d’eux que leur défaut. Oui, on pouvait dire que j’avais perdu la foi, depuis longtemps maintenant, et en sombrant dans les sensations extrême, en devenant un architecte de la douleur des autres, j’avais réussi à trouver un exutoire à la folie et au désespoir.

Très étrange et complexe mécanisme en vérité que celui de la douleur. Mais après des siècles passé à l’infligé aux autres, j’avais finalement compris. C’était ainsi, et seulement ainsi que l’on s’en affranchissait. Mais pour cela, il fallait de la puissance, beaucoup de puissance. Comme toujours, ce serait le plus fort qui imposerait sa loi. Il en était ainsi depuis l’aube des temps, et il en serait encore ainsi pendant encore longtemps.

Resserrant alors mon étreinte autour de ma reine obscure, je voulais chasser de nos esprits toutes ces désagréables pensées, sachant pertinemment que malgré tout notre bonheur, le temps nous était compté et que chaque secondes ainsi passé à vivre de notre propre chef était une victoire.

Sous mes caresses, Alicia oublia l’armure du bélier, déjà réduite au silence par la brume de son château, de notre château désormais, pour moi qui venait de la prendre pour reine et pour épouse.

Sous mes baisers, elle oublia Sparte et son haut commandeur. Que nous importait ce soir son présent de mariage sanglant, lui qui fut malgré tout une savoureuse mise en bouche avant la folie à venir.

Brulante, ronronnante entre mes griffes, ma tendre reine obscure soupirait alors tandis que nos vêtements sanglants disparaissaient.


A peine l’avais-je alors libéré que dans un bond puissant et félin, elle nous fit tout deux tomber sur le divan transformé pour l’occasion en un lit qui malgré son raffinement, ne supporta pas nos deux impact, et s’effondra pour ne laisser que le sommier et le matelas intact.

« On dirait qu’il nous faudra un mobilier capable de résister à notre passion. »

Me laissant alors manipuler par les mains habiles et coquines de la reine de mes nuits, je la dévorais du regard en la voyant m’attacher les poignets, et cru devenir fou lorsqu’elle me banda les yeux.

Sans aucuns doute, la nuit promettait d'etre courte, mais je savais que nous en profiterions jusqu'à la dernière seconde.

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MessageSujet: Re: Une agnelle aux portes de Carminia...   Mar 17 Juin - 19:16

L'opinion de Minos quant aux divinités faisait écho à la sienne. Alicia tout comme lui avait contemplé la splendide indifférence de la déesse de la Guerre mais aussi d'Hadès face à la chute de chacun de leurs pions. Que leur importait les souffrances. Au fond, seule la fin comptait.

La fin et quelques rares élus...

En sa mémoire, la splendide No-Life Queen songeait aux présents dont l'avait honorée Hypnos. Des dons qui l'avaient préservée du sort misérable qui aurait du être le sien au cœur de la dernière grande Guerre, la guerre des Dupes...



Nul autre qualificatif ne seyait mieux que celui-là à cette vaste tromperie. Dire que les Enfers avaient subi l'une de leur plus grande défaite du fait d'une fausse Athéna se jouant de saints trop fanatiques, pour ne pas dire trop décérébrés, pour se rendre compte de la supercherie. Qui en contemplant cette allumeuse se collant aux mâles membrés comme une mouche engluée pouvait sérieusement croire qu'il s'agissait de la véritable déesse Vierge de la Guerre ? Même Aphrodite n'aurait pu être confondue avec cette vulgaire catin sortie du plus bas des bas fond de la prison des Pervers. A compter qu'on ait bien voulu l'y accueillir. C'était dire tout le dégoût que cette usurpatrice d'identité divine, le plus haut des crimes aux yeux de spectres autrement plus respectueux de la majesté divine que ne le seront jamais ces vertueux hypocrites de saints, avait marqué la splendide spectre rousse. Elle qui n'avait pas pu voir la fin de la bataille, assassinée lâchement dans le dos par un traître à la solde de l'usurpatrice au séant en feu...

Sans doute sa plus grande chance car en sa bonté, le maître du Sommeil l'avait sauvée et plongée dans un sommeil de plus de deux cent ans en faisant une "Belle au bois Dormant" d'un tout autre calibre que la naïve princesse des contes de fées. Radieuse, la chair pâle et rayonnante d'un éclat lunaire, nue sous le linceul écarlate qui avait paré son corps à peine marqué par le cruel fer ayant transpercé par vile lâcheté son cœur, elle avait reposé. Sa longue chevelure de flammes avait été peignée avec le plus grand soin, auréolée de son diadème d'or pur alors que les deux roses blanches ajoutaient une ultime parure à sa beauté surnaturelle. Allongée sur son propre autel, Lydia avait reposé là, figée dans sa plus grande gloire. Nul besoin de verre pour la préserver. Le seigneur Hypnos lui avait laissé un dernier présent, celui du sommeil à nul autre égal des Nosferatu. Un seul regard sur elle suffisait à détourner tout être malintentionné. Ainsi, la Rose des Enfers avait-elle attendu, devenue sa propre statue, la naissance de celle qui prendrait le prénom de Calia...

Une naissance qui avait libéré son âme retenue en ce lieu et le destin avait fait le reste. L'âme de Calia et celle de Lydia avaient fusionné, devenant celle d'Alicia. Alicia qui avait été éveillée non par un prince mais un roi. Le plus grand des rois de terres infernales, celui qui depuis des temps infinis détenait son cœur alors qu'elle tenait le sien...

Le rejoindre à Sparte pour lui offrir le Baiser écarlate d'une princesse millénaire. Une princesse au coeur de reine et l'âme aussi passionnée qu'une déesse amoureuse. De sa voix, elle l'avait appelé en un chant si magnifique que même latente l'Etoile de la Noblesse n'avait pu que l'entendre. A leur rencontre, tout ce qui avait fait l'ancien Préfet de cette cité des Intrigues avait flambé, libérant le puissant Minos des liens le retenant encore en ce lieu qui avait eu l'insigne honneur de le compter en ces rangs. La suite avait été bien au-delà des espérances entre le Sang et la Chair, la Belle s'était éveillée au rythme des caresses de celui qui l'avait enfin honorée en épouse. Aux yeux de tous, la sublime Alicia et le redoutable Minos formait un couple aussi épris que sanguinaire. La pureté incroyable de la Vampire brillait pourtant de mille feux sous la pourpre de son habit. Jamais ô grand jamais, elle ne s'en prendrait aux innocents, aux êtres aussi purs qu'elle, aux êtres aussi purs que la Vampire à la chair d'albâtre nacré. C'était cela tout le paradoxe. Seul un autre vampire pouvait comparé sa pureté à la sienne. Elle n'avait plus rien de comparable avec les Humains dont son incarnation était pourtant  issue. Sa pureté d'âme et de cœur étaient demeurées intactes sous sa chair surnaturelle mais elle n'entrait plus dans la même espèce. Non-Vivante, elle avait enfouie cette part d'elle-même au plus profond de son corps tel un écrin renfermant le plus lumineux de tous les joyaux. Posséder l'âme éternelle d'un Vampire était source de puissance et de dons inimaginables, atteindre l'âme d'Alicia était la plus grande de toutes les puissances obscures dont on pouvait rêver. Elle était la Source, une partie de la Source Écarlate. Carminia, la Rose blanche et pourpre, épouse du plus puissant des Vampires, le Vampire-roi, le No-Life King. Maintenant, il avait compris tout ce que cela impliquait. Tout ce que ce nom pouvait signifier. Ensemble, ils avaient purifié le Manoir Carminia de la pestilence qui avait profité de leur repos pour proliférer. Les anciens miasmes avaient disparu autant que cette piètre sainte, tout juste bonne à ruminer sur sa propre lâcheté, trait commun à l'ensemble des Jamiriens. Se terrer, c'était tout ce qu'ils savaient faire tout en s'arrangeant pour passer pour des héros aux yeux des autres mais aux Enfers, nul ne pouvait duper les spectres en charge des jugements...

Un soupir de plaisir aux baisers de son amour sur sa nuque et elle chassa tout cela. Les saints n'avaient pas plus froit de citer en cet instant unique, suspendu dans le temps, bercé du plus beau de tous les chants, de tous les hymnes, celui des soupirs de deux âmes, deux coeurs s'aimant de la plus belle des façons...

" Aphrodite, vaillante et sublime déesse de l'Amour et de la Beauté, en cette nuit, entends ma prière et offre-nous la plus belle de toutes les nuits de noces. Le plus beau de tous les instants où deux âmes éprises s'offrent l'une à l'autre sans retenue. Que votre bénédiction nous accompagne. Pour vous, je dresserai un autel aussi écarlate que le sang de la passion. Spectres nous sommes, spectres nous aimons... "

Puis, mordillant la nuque de celui qui faisaient s'embraser ses sens.

- Oui, oublions-les. Cette nuit est nôtre.

Quelques mots qui suffirent à déchaîner encore davantage leur passion. Une nuit d'amour et de luxure, digne de la sulfureuse déesse blonde. Leur lit était à présent réduit à sa plus simple expression. Des plumes volaient dans tous les coins, se teintant de pourpre alors que des pétales de roses parfumées s'ajoutaient à l'odeur captivante du sang. Un parfum qui pourtant ne pouvait rivaliser avec celui de son amour. L'odeur personnelle de Minos était grisante aux sens de la splendide Alicia alors qu'elle le maintenait prisonnier sous elle. L'ardeur avec laquelle elle exprimait sa passion plaisait infiniment à son époux. Ses soupirs et les rires qu'il laissait s'échapper à chacune de ses taquineries étaient autant de signes du bonheur qu'elle lui offrait. Voir ainsi Minos réduit à la merci de la splendide spectre en aurait surpris plus d'un mais qui aurait été assez suicidaire pour oser venir troubler cet instant de pure félicité intime. Rien en cet instant ne pourrait davantage déchaîner la fureur meurtrière du juge des Enfers. Alicia était sienne et il comptait bien la prendre encore et encore jusqu'à sombrer dans la béatitude suivant une telle nuit d'amour et de plaisir...



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MessageSujet: Re: Une agnelle aux portes de Carminia...   Mer 18 Juin - 17:35

Ayant ravivé le souvenir de l’âge sombre des impostures, ma reine obscure voyait un voile sombre obscurcir son regard en ces instants qui pourtant n'aurait dut accueillir que bonheur et désir.

Elle n’avait fait qu’en vivre un instant, à peine quelques années sur près de deux siècles, mais cela avait suffi à lui faire comprendre ce que pourrait bien être notre avenir entre de mauvaises mains.

Quelle sombre époque que celle-ci fut… Le frère affrontant le frère, les dieux eux même devenant moins que leur ombres. Tant de noms maudits, tant de combats inutiles, presque parodiques.

Alone, Sacha, Saga, Kanon, Julian Solo, Shun et pour finir, Saorie. Imposteurs autant que traîtres à leur cause. Les imbéciles les suivirent sans sourciller, et quant aux autres, ils furent soient détruit, soit durent endosser le manteau de paria.

Pour ma part, je m’étais contenté de faire ce que je faisais de mieux. Depuis la perte du spectre du nosferatus, peu m’importais pour qui je versais le sang de ceux que l’on désignait comme mes ennemis. Je ne le faisais au final que pour moi. Pour me préserver de la folie et du désespoir, je fis couler des océans de sang humain dans une débauche de cruauté toujours plus effrénée. Spectre j’étais, spectre je resterais.

Vivant quotidiennement toute la noirceur et la vilenie de l’humanité, devant même en être le juge et le bourreau, j’avais maintes et maintes fois scruté le fond de l’abysse, et y avait vu mon reflet.

Non je n’avais pas tremblé, cela aurait été inutile, cela m’aurait rendu fou, plus encore que je ne l’étais. Je l’avais simplement accepté. J’étais devenu le plus grand de tous ceux de notre genre, celui qui par sa seule présence provoque le désespoir et la terreur des ennemis du sombre empire. Celui qui tire les invisibles ficelle de la faucheuse et qui s’en délecte de la joie d'un enfant détruisant les tours de cube des autres.

Seul. Seul j’étais depuis la disparition soudaine de l’âme millénaire à présent renommée Alicia. Elle la malheureuse, lâchement frappée dans le dos par celui qui avait partagé jadis sa couche, les éternités de souffrance que je lui avais par la suite promises me semblaient encore trop douces, trop longue. Cette chose innommable méritait plus, tellement plus. Plus que ce que je ne pouvais imaginer de pire. Que ce soit le démembrement, l’empoissonnement, la pendaison, la décapitation, le laisser aux insectes et aux sangsues, tout était trop commun.

Il fallait que j’innove, que je devienne plus qu’un bourreau dans son cas. Il fallait que je devienne un artiste de la douleur, un maître tourmenteur dont l’inspiration seule serait la limite.

Oui, son tourment ne prendrait fin qu’avec ma disparition, et fort malheureusement pour lui, je ne comptais pas disparaître de sitôt, plus maintenant que j’avais retrouvé la reine de mes nuits. Celle qui en cet instant s’évertuait à me combler corps et âme d’une étreinte que seuls des amants assoiffés d’amour pouvaient connaitre.

Qui remercier ? Qui bénir en cet instant ? Vers qui tourner mes prières pour la sauvegarde de ce bonheur indicible ? Hadès ? Perséphone ? Les dieux jumeaux ? Surement pas.

Quand les premiers n’étaient que légendaires frigides inféconds, les deux autres étaient tournés vers l’autre genre, aussi doutais-je vraiment qu’ils soient les mieux placés pour protéger l’étreinte d’un homme et d’une femme.

Aphrodite. Elle seule nous comprendrait, elle seul préserverait les amants fou furieux que nous étions devenu désormais.

La sulfureuse et superbe déesse de l’amour charnel seule mériterait désormais nos prières, et par chaque étreintes que nous aurions désormais, nous lui rendront hommage, un hommage aussi brûlant que sauvage.
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MessageSujet: Re: Une agnelle aux portes de Carminia...   Dim 22 Juin - 18:33

Intense si intense était leur nuit. Aphrodite la Belle, la Magnifique, l’Éternelle Amoureuse les comblait de ses bienfaits. Combien d'images combien d'étreintes plus inédites, plus intenses les unes que les autres, leur envoyait-elle pour leur plus grand plaisir. Elle aimait plus que toute autre divinité la passion à l'état le plus brut. Celle soulevant des Montagnes, celle capable de raser des villes même la vaillante Ilion...

Rien ne pouvait égaler en intensité la Passion sauvage de la blonde fille d'Ouranos, la sublime Cypris sortie des eaux avant de rejoindre l'Olympe. Au comble du désir et du plaisir, la Rose infernale en invoquait la déesse. Si belle entre les mains ou plus exactement les fils du Griffon toujours attaché sur ce qu'il restait de leur lit, la No-Life Queen chantait. Des vers venus d'un autre temps, des accords qui ne muaient si bien avec l'amour qu'elle portait à son époux et parfois de simples fredonnements. Si érotiques pourtant aux ouïes du juge. Il fallait être vampire pour en saisir toutes les nuances, toutes les vibrations et le jeu des parfums qui se dégageait de ce corps aussi doux que la soie et duvet des oiseaux. Chaque mouvement de ce corps fait pour l'amour, le seul amour de Raziel Minos du Griffon se muait en danse d'amour. Tout l'art de la passionnée Aphrodite avait trouvé en la belle un écrin de chair digne de recevoir ses inspirations. Les soupirs succédaient aux cris plus rauques. La salle résonnait en tout point des ébats des jeunes mariés. Leur nuit de noces était telle qu'il valait mieux au fond qu'elle ne se passe point aux Enfers. Par considération envers l'infortunée Perséphone, mieux valait ne pas lui faire entendre les échos de ce qu'elle n'était pas prête de connaître à nouveau avant des temps indéfinis.

Puis, les Enfers seraient encore plus insupportables avec les cris et autres sons voluptueux qu'émettaient les deux spectres en pleine action. De quoi rendre les damnés fous et jaloux à crever s'ils n'étaient pas déjà morts...



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MessageSujet: Re: Une agnelle aux portes de Carminia...   Dim 22 Juin - 21:23

Et alors que notre étreinte devenait plus fougueuse, plus animale, au-dessus de nos têtes, le ciel se chargea d’éclairs menaçant avant de gronder pareil à un hurlement sinistre.

Visiblement le dieu du tonnerre n’aimait pas la manière que nous avions d’étancher notre soif d’Amour, sans doute vert de jalousie et las de sa solitude du haut de ses nuages.

Etait-ce pour cela qu’il avait toujours préféré la couche des mortelles ? Car Hera ne parvenait pas à le satisfaire en plus de lui pourrir l’existence ?

Envoyant alors au diable le tonnerre et les éclairs aussi impuissants qu’insignifiants, je reportais l’ensemble de mon attention sur la reine de mes nuits, si belle et désirable, alors colorée de rouge et de rose, qui tout autant que moi laissait libre court à ses pulsions primaires.

L’amour était un besoin pour ceux ayant une base d’âme humaine, et les spectres n’y faisaient pas exception, quand à ceux qui rejetaient jusqu’à cela, leur destin était de devenir moins que des bêtes.

L’ayant pourtant vu et condamné maintes et maintes fois, tel avait bien failli être mon avenir, et sans les bras aimants d’Alicia, je le serai sans doute devenu avant le terme de ce siècle. Et voyant ce dont quoi j’aurai pu être privé à tout jamais, je fus pris d’une gratitude infinie pour les trois sœurs du destin et pour la déesse des plaisirs charnels.

Comme il était fascinant de se rendre compte à quel point un seul événement pouvait changer la manière d’envisager et d’appréhender les choses. Même après des siècles d’existences, même après des milliards et des milliards de condamnés, je me surprenais à toucher le bonheur véritable du bout des doigts, alors que je caressais ce que la création avait de plus beau.

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MessageSujet: Re: Une agnelle aux portes de Carminia...   Mer 25 Juin - 20:30



- Un seul geste de toi et j'oublie tout. Tout à part toi mon amour. Sois ma vie, sois mon souffle, sois mon sang et mon soleil de nuit.

Plus que quelques mots, presque une chanson, le chant de son cœur. Pour lui, elle deviendrait plus rayonnante, plus puissante et capable de tout. La férocité de l'Etoile des Ténèbres grandissait à mesure que la passion nourrissant son amour. Telle était la puissance de l'Amour, l'Amour véritable. Plus que la pureté, Alicia était désormais l'Amour et la Pureté au centre des Enfers. La plus belle de toutes les Etoiles, sublimée par la grâce de la déesse de la Beauté en personne. Tout comme tant d'autres avant elle, la chasseresse au teint d'albâtre nacré était devenue l'une des plus sensuelles protégées de la blonde fille d'Ouranos.

" Merci pour ce bonheur infini. Merci, radieuse déesse de l'Amour. Que vous et votre fils guidiez les âmes et les êtres mieux que ces fous qui nous ont autrefois menés à nos pertes. "

Puis, se tournant vers une autre déesse encore plus importante à ses yeux.

" Ne prenez pas ombrage, Ô ma reine. A jamais, je suis et reste votre Rose des Enfers, la No-Life Queen aux ailes aussi vastes que légères et mortelles. Je suis la reine écarlate que vous avez parée de toutes les grâces pour vous servir. Qu'à jamais, La Noblesse et les Ténèbres brillent de concert. Que sous nos ailes, les âmes se rassemblent pour vous. Aussi vaste est notre amour, aussi puissantes seront nos étoiles. Pour votre gloire, ma reine. "

Et souriant à son amant.

- Je t'aime, je t'aime plus que tout, plus que la Non-Vie. Jamais plus, on ne pourra nous séparer.

La promesse d'un destin fait de bonheur entrecoupés du service à leurs divinités mais la No-Life Queen était sereine.

- Viens, viens, je t'en prie... Ne me laisse pas...



Folle, elle était folle, perdant pied de plus en plus, de sa main, elle pensait atteindre le ciel du bout des doigts, toucher l'éternité du bout de l'aile. Puis, soudain d'un cri, elle scella leur union, l'immense vague la faucha sans prévenir.



- Toucher le ciel, touche l'éternité, nul éblouissement n'est aussi intense que celui-là. Le bonheur, nous touchons le bonheur, du bout des doigts.

Et dans un dernier geste avant l'effondrement final, épuisée, à la limite de la pâmoison mais heureuse si heureuse, elle entrecroisa une dernière fois ses doigts à ceux de son roi.

- A jamais, à jamais...

Rien ne semblait devoir troubler leur nuit de noces. Le monde les avait comme oublié. Même le tonnerre de Zeus ne les avait pas ébranlé, ni la disparition du cosmos du vénérable fils de Nyx. Rien ne devait les troubler...

- Sauf elle !!! Non !!!

Saisie au plus profond de ses entrailles, la No-Life Queen hurla sa Soif de Sang. Et la Bête hurlait de concert en une plainte qui n'avait rien d'une blessure.
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Minos
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MessageSujet: Re: Une agnelle aux portes de Carminia...   Jeu 26 Juin - 17:41

Si beau, si puissant, si merveilleux. Ces instants de bonheur complices, ces moments pour lesquels on promettait jadis l’enfer contre un peu de paradis sur terre.

A combien d’étreintes en étions-nous pour notre premier soir ? J’en avais perdu le compte. Après plus de deux cents ans d’attente au bord du désespoir, la quantité ne comptait plus, pas plus que la violence des extases repoussant toujours plus loin les limites de notre douce folie.

Belle, si belle et si désirable était la reine de mes nuits que je savais pouvoir tenir éternellement en ce château avec sa seule compagnie. La source prodiguant à nos besoins physiques, tandis que nous nous chargerions nous même des autres.

Ainsi totalement isolés du reste du monde, satisfait d’ignorer et d’être ignoré d’une création indifférente, nous pourrions vivre, prospères et comblés, au sein de la merveille architecturale qu’était la demeure ancestrale des Carminia, le château dont j’étais devenu par mariage plus que consommé, le nouveau No-Life King.

Y aurait-il seulement assez de mobilier capable de supporter notre amour infernal ? Car spectre des enfers nous étions, et même dans l’étreinte amoureuse, spectres des enfers nous resterions, parmi les plus grands et les plus puissants qui plus est.

Au fond, s’il le fallait, nous nous contenterions de l’autre, c’était de loin ce qui était le plus important à nos yeux. Simplement être aux côtés de l’être aimée. Cela simplement suffisait à rendre une grotte plus somptueuse que le plus merveilleux des palais.

C’était cela la puissance d’un Amour véritable, celui rendant tout le reste superflu, celui aveuglant à tel point que tout en devenait invisible, tout à l’exception de l’être hantant jusqu’à nos jours et nos nuits.

« Ma reine, ma femme, mon amouuuuuuuuuuuuur… »

Que pouvait bien devenir le reste du monde et des enfers pendant ce temps ? Au fond quelle importance… Les sombres monarques avaient faillis, les uns par leur indifférences, les autres par leur incompétences, et les derniers enfin par leur absence. A leurs yeux nous n’étions que données sacrifiables et sans importances intrinsèques, rien de plus que de la chair à canon alimentant le moulin à viande de leur égo belliqueux.

S’il fallait choisir entre ça et l’Amour véritable de la rose infernale… Alors je choisissais la rose infernale, et dans une nuit de passion touchant aux limites de la folie, je comptais bien le lui montrer maintes et maintes fois dans une intimité que seuls les couples pouvaient connaitre.

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Alicia
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MessageSujet: Re: Une agnelle aux portes de Carminia...   Sam 5 Juil - 19:11



Rien au monde, ni mot ni qualificatif ne pouvait approcher l'immense beauté ce que nous venions de partager. Cette première nuit ensemble, notre nuit de noces, celle que tous deux, âmes errantes et maudites parmi les maudits, attendions depuis tant et tant de siècles, nous cherchant, nous appelant du bout des doigts. Un peu comme des papillons séparés par une flamme crue à laquelle ils ne cessaient de se brûler jusqu'à ce que la lumière si cruelle ne vienne les séparer mais maintenant, maintenant, cela n'était plus. Au plus profond de mon cœur, je le ressentais. Cela n'était plus. L'Amour Infini nous avait enchaînés l'un à l'autre et dorénavant, je savais que rien au monde ou même dans l'univers ne pourrait nous séparer sans nous détruire tous deux. Nous détruire...


Un sourire s'était peint sur ses lèvres en songeant à cette idée qu'elle se voyait graver en lettre de sang en une page secrète de sa mémoire la plus intime. Celle que nul ne pourrait percer ou approcher sans se perdre à jamais. Ainsi reposait l'Etoile des Ténèbres. Nichée au creux des bras de Minos, Alicia savourait la chaleur et la fougue apaisée de son amour. Ses mains qui la caressaient avec une telle douceur, l'électrisant encore en un jeu de douceur et de chatouilles toutes plus sensuelles les unes que les autres. Le bien-être qui avait gagné les No-Life Lords était si bon. Toucher le bonheur du bout des doigts et entendre la magnifique rose des Enfers soupirer en retour, c'était cela que connaissait enfin le juge des Enfers. Un juge qui gagnerait en férocité à chaque instant passant. La rage du spectre serait proportionnelle à sa passion pour son épouse, en faisant le pire des spectres si cela n'était pas déjà le cas. Au final, l'Amour lui offrait ce que personne n'aurait pu attendre surtout connaissant le juge du Griffon.

Un autre sourire et Alicia s'empara de la main de son époux avant de la serrer de toutes ses forces, entrecroisant encore et encore leurs doigts. Tout cela était si fort et n'aurait jamais du connaître de fin...

Puis, le cri lui avait échappé. Elle ne souffrait pas, pas de cette façon en tout cas. Le regard du juge s'était aussitôt tourné vers elle avait de lui demander d'une voix teintée d'inquiétude ce qui n'allait pas. Une question toute simple mais le savait-elle seulement ? Baissant, les yeux, elle inspira profondément, cherchant un peu de réconfort avant de répondre.

- La Soif... C'est la Soif qui se réveille, mon amour, comme jamais auparavant. Cela me martèle le ventre, me creuse et provoque des appels auxquels je crains de m'abandonner.

Et prenant la main de son amour, elle la posa sur sa taille déjà moins fine. Quelque chose devait se passer en elle mais comment aurait-elle pu le comprendre sinon qu'au travers de cette Soif inextinguible qui la martelait. Soudain, n'y tenant plus, elle se détacha de Minos et se précipita, ou plus exactement se rua comme une perdue, aussi nue qu'à sa naissance vers la source de Sang. Sans attendre, elle s'en gorgea sans prendre le temps de respirer ni de souffler. La voracité qu'elle déployait en était effrayante tant elle était intense. Comme si tout son être en dépendait alors que son corps ne pouvait contenir autant de sang. Quelque chose n'allait pas. Tout ce sang pour elle, pour elle seule alors qu'elle n'en avait pas autant besoin. A quelques pas d'elle, Alicia pouvait sentir l'inquiétude de Minos grandir sans toutefois pouvoir réagir jusqu'à ce qu'elle ne reprenne soudain pied...

- Aide-moi, Minos. Je me sens si vide de forces. Comme épuisée alors que je viens de reprendre de quoi me nourrir au moins trois fois. J'ai tellement Soif comme si...

Elle baissa soudain la tête.

- Non, c'est impossible. Nous sommes des Vampires, c'est impossible...

Son ton était si doux, son teint presque rouge alors qu'elle sentait naître en elle un espoir auquel elle n'osait même pas rêver.

- Harcher...

Le nom était ressorti sans que la Vampire ne l'ai jamais rencontré de toute sa nouvelle existence en cette époque.

- Il nous faut le rencontrer mon amour. Lui, lui doit savoir ce qu'il m'arrive. Je me sens si lourde soudain...
Lui a la solution. Allons le voir, il le faut...
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Minos
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MessageSujet: Re: Une agnelle aux portes de Carminia...   Dim 20 Juil - 16:58

Quelque chose n’allait pas en ma rose infernale, quelque chose s’était passé durant notre nuit d’Amour et à présent cette chose la tenaillait d’une faim sans cesse grandissante.

Une crise de fringale aussi soudaine qu’inexplicable ? Les efforts que nous avions tout deux déployés en étaient-ils la cause ? Ou bien s’agissait-il d’autre chose ?

« Alicia ? »

Se saisissant de ma main qu’elle déposa tendrement sur son ventre brulant, je ne saisis pas sur le moment où elle voulait en venir, pas avant qu’une nouvelle vague de fringale ne la submerge et ne la fasse bondir loin de mes bras pour s’élancer droit sur la Source carmine.

« Alicia ! »

M’élançant à mon tour à sa poursuite, je me surprenais malgré moi à la dévorer du regard elle et ses formes si parfaites que la lumière de la lune mettait si bien en relief.

La voir se jeter tête la première dans les étendues vermeilles du trésor des Carminia et se nourrir telle une bête avait quelque chose d’à la fois effrayant, et terriblement excitant.

La voir ainsi penchée sur la surface sanglante de la Source sanglante, son fessier ainsi à demi dissimulé par les flots pourpre… A quoi pouvais-je bien songer en cet instant alors qu’elle semblait boire sans fin ?

« Arrête ! »

Alicia avait beau être la No-life Queen et la digne héritière de sa prestigieuse lignée, ce qu’elle buvait avait suffisamment de force pour détruire un de nos semblables à la première gorgée. Tel était le pouvoir de la Source, notre Saint Graal impie.

Saisissant ma reine obscure par l’épaule pour la stopper dans son orgie sanglante, je la découvrais pareille à une lionne affamée se sachant à présent porteuse de l’avenir de son clan.

Les mots plein de douceur d’Alicia ainsi que ma main à nouveau posée sur son ventre encore plus rond à présent achevèrent de me confirmer mes soupçons les plus fous.

« Par tous les feux du sombre empire… »

N’étant incarné au sein d’un nosferatus que depuis quelques années, je ne pouvais prétendre connaitre l’ensemble des secrets de cette espèce, mais même un béotiens savait qu’en ce qui les concernaient, engendrer des enfants était chose impossible. Alors pourquoi sentais-je à présent croître des cosmos dans les tréfonds d’Alicia ?

« Est-ce cela le pouvoir de la Source ? Est-ce son cadeau pour ses nouveaux gardiens ? »

Resserrant mes bras sanglants autour de la rose des enfers, je sentais mon désir pour elle s’embraser à nouveau, mais cette fois la situation ne s’y prêtait plus le moins du monde.

« Guide-moi à lui ma reine obscure. »

La prenant dans mes bras, je nous fis quitter dans un vol silencieux la Source écarlate, suivant les indications d’Alicia dont la voix troublée d’émotion m’arrachait des regards d’appréhensions.

*Etre père, dans ma condition ? En ai-je seulement le droit ? Et si cela s’avérait dangereux pour elle ? Non, je n’hésiterais pas. C’est elle que j’aime plus que tout, et personne, pas même la promesse de nos enfants ne me l’arrachera.*

 Arrow Vers l'endroit où se trouve Harcher


Dernière édition par Minos le Ven 25 Juil - 18:49, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Une agnelle aux portes de Carminia...   Lun 21 Juil - 15:56

- Il faut le retrouver...

Son regard avait une lueur que jamais personne ne lui avait connue, pas même Minos. La souffrance du aux affres d'une Soif autrement plus effroyable que la classique Soif de sang que connaissaient tous les Vampires. Là, c'était pire. Infiniment pire et pourtant...

- Minos... Tu le sens toi aussi ?

Une telle lueur dans ses yeux, un fragile espoir. La preuve irréfutable qu'ils étaient les No-Life Lords, les maîtres de la Source ancestrale, unique et inestimable ainsi que les Vampires rois dominant l'ensemble des lignées quelle que fussent leurs anciennetés. Personne ne pourrait le leur contester maintenant que la Vie venait de naître au plus profond des entrailles d'Alicia. Si inattendu si merveilleux que ni elle ni son puissant époux ne pouvaient encore le réaliser. Seule la fringale incontrôlable de la rousse chasseresse était là pour les y amener. Une nouvelle crise et Alicia se dégagea avec la force d'un animal perdu pour se jeter littéralement dans la source écarlate.

Des flots et des flots de sang glissaient en son corps avec une frénésie proche de la folie pure. Les Vampires normaux pouvaient sombrer à la plus petite coupe alors que penser de tout ce que la somptueuse spectre engouffrait. S'en gorger à en étouffer si elle avait été mortelle à demi-immergée en cette source sacrée. Un avenir dont la main du Griffon l'éloigna avant de la ramener près de lui, entre ses bras, là où elle tremblait, le visage encore couvert d'un sang qui s'effaça sous l'effet de son baiser Vampirique. Pâle, have, elle ne s'apaisa que sous l'effet du cosmos si reconnaissable de l'Etoile de la Noblesse avant de sentir de nouveau sa main sur son ventre.

- Oui...

Sa voix était si douce, si tremblante d'émotion.

- Tu les sens toi aussi...

Des larmes étincelaient au coin de ses paupières.

- Tu les sens, ces promesses fragiles.

Il l'avait compris lui aussi. Il le sentait au travers de son corps si fragile maintenant que trois autre Non-Vie s'en nourrissaient. Les ressources d'Alicia étaient immenses mais son corps étaient celui d'une jeune femme ne pouvant porter autant d'enfants sans risquer de les perdre. De sa main, elle caressa la joue de son roi, glissant dans sa chevelure de ses mains si douces, fines et blanches, ses ongles encore si fins et graciles.

- Oui, mon amour, oui, c'est le cadeau de la Source écarlate. Le Graal Vampirique, le plus précieux de tous les sangs. Celui de ma lignée, celui de notre plus puissante ancêtre, la première d'entre nous... Je t'aime, je t'aime... Aide-moi à devenir mère... Devenir la mère de tes enfants, mon roi, mon amour, ma vie, ma non-vie...

A toi, à toi pour l'éternité, mon No-Life Lord.


L'émotion, la peur, la présence de ces embryons grandissant en elle comme jamais aucun bébé humain ne le pourrait, la spectre se sentait vidée de ses forces mais radieuse si radieuse.

- Je t'aime... Je te donnerai des héritiers, des fils magnifiques et puissants comme toi.

Sentant l'étreinte de Minos se resserrait sur elle, elle enfuit sa tête au creux de son épaule, savourant sa force si virile. Se reposer sur lui était si tentant si son orgueil de spectre et de combattante ne se manifestaient pas, l'empêchant de totalement s'appuyer sur le puissant juge du Griffon. Elle était la No-Life Queen que diable pas l'Athéna en carton-pâte qu'elle avait connue avant son dernier sommeil et encore moins l'espèce de catin nordique ayant osé usurper l'identité de son incomparable reine. Puis, la voix de son amant la tira de cette pénible vision.

- Oui, je vais te guider...

Et elle se sentit soulevée bien au-dessus du sol protégeant la source avant qu'une lueur ne fende la nuit et avec elle, une vieille connaissance.


- Non, je vais te montrer. Ce sera moins fatiguant pour elle. Je suis tellement contente de voir qu'elle a enfin trouvé un mâle digne d'elle...
- Lucky ?

Ainsi la fée de la Luxure, l'une de ses plus étonnantes compagnes était aussi de retour. Lucky, celle que lui avait offerte des siècles auparavant le spectre de l'Incube, beau joueur malgré le fait de s'être brisé les dents sur l'os infiniment trop dur qu'avait été en cette lointaine époque la sublime Lydia. Un guide autrement plus simple à suivre et surtout comprendre que les chiroptères même si Minos n'avait pas encore réalisé qu'il pouvait lui aussi comprendre leur langage...

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