Forum RPG dans l'univers de Saint Seiya (Les chevaliers du Zodiaque)
 
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 En route pour une nouvelle moisson

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Arès
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MessageSujet: En route pour une nouvelle moisson    Ven 7 Mar - 22:00

Arrow Entrainement

Satisfait de ton empire de sang et de destruction, tu savoures ces instants bercé par les grognements et les cris de rages de tes serviteurs s’entretuant sous tes yeux. Ces instants presque calmes précédant le prochain combat qui, tu le savais, ne tarderait plus à présent.

Tu es la Guerre incarnée, la paix t’est étrangère. Tu es toujours en conflit ouvert, toujours en quête de combat et de sang.

Et maintenant dieu du sang, où porter à présent le feu et le fer ?

Quel lieu dans l’univers serait le plus digne de recevoir à présent ta bénédiction ?

Sparte ? Non, ton père t’a désormais bannis de cette terre si fascinante, si attrayante. Te refusant ainsi une gourmandise qu’avec gloutonnerie tu te serais empressé d’aller dévorer ainsi qu’une bête féroce. Non, il te faudrait trouver autre chose.

Le Sanctuaire d'Athéna la bâtarde ? Non, trop peu sont pour le moment les chevaliers à s’y trouver, il ne t’y attend qu’un vieillard décati, une femme blessée et un chevalier attirant déjà ton attention. Bien que la tentation d'aller réduire ce lieux en cendre te soit grande, tu la reportes à plus tard, d'autant que Zeus te surveille. Il te faut plus glorieux, plus sanglant, quelque chose que la création n’était pas prêt d’oublier.

Te perdant dans les méandres de cette réflexion irritante, ton regard se porte à présent sur tes plus puissants serviteurs, ceux t’ayant accordé le passage lors de ton grand retour chez toi. Tes huit généraux vêtus de pourpre.

Ancien chevalier d’or, ancien généraux marina, ancien spectre arrachés à leur surplis, pour toi à présent ils sont tes plus puissants hérauts, mais en les voyant s’affronter pour la énième fois, tu t’interroges. Depuis maintenant plus de six-cents ans, n’y a-t-il pas eut de meilleurs guerriers pour venir les défier et prendre leur places ?

Cette interrogation balaya d’un seul coup la précédente.

Tu le savais, forcément, chaque génération se devait d’être plus puissante que la précédente. En six siècles, des guerriers de légendes devaient avoir vécu et péris, et tu savais pertinemment où les trouver à présent, la dernière guerre sainte que tu avais inspirées avait laissé la chevalerie exsangues. C'était aux enfers qu'il te fallait maintenant te rendre si tu voulais récupérer les trépassés.

Grondant alors comme le tonnerre sur la montagne du pouvoir, tu assistais d’un œil méprisant au départ d’Artémis, trop fière pour pouvoir oublier, mais trop faible pour venir te défier en ton domaine et préférant aller retrouver sa meute pitoyable là où tu l’avais clairsemée.

Tu te lèves alors, entrainant avec toi l’ire sanglante incarnée, qui tel un brulant poison se répand dans tes fidèles t’acclamant à l’unisson dans un tonnerre d’acier, de griffes et de crocs.

Ton cœur s’embrase de nouveau alors que leur fureur t’inspire. D’une main, tu te saisis de ton écu, alors que de l’autre, tu te saisis de ta lance ardente. Tu sais à présent où doivent te porter tes pas et tu n'as plus l'ombre d'un doute, car même Zeus ne pourra t'en empêcher.

Piétinant sans même t’en soucier ceux qui dans leur rage n’ont plus la présence d’esprit de s’ôter de ton chemin, tu accélères tes pas, trottant d'abord, et courant à présent, faisant trembler toute ta citadelle de ta force infinie alors que tu te rends à ton chariot céleste, à ton quadrige de fer noir et de bronze qui depuis trop longtemps t’attends au sommet de ton donjon écarlate.

Invoquant alors quatre de tes puissants généraux, tu leur intime l’ordre de devenir à présent tes coursiers alors que leur armure se transforment pour devenir semblable à quelques cauchemardesques étalons, mélange atroce de chair, d’acier et de sang hurlant haine et terreur à la face du monde.

Ainsi se transforment et te rejoigne Phlogios, Aithon, Phobos et Konabos, tous porteur de nom que nombre de guerriers avant eut ont portés, symboles plus qu'identité, guerriers devenus généraux, généraux devenant étalons de guerre, tous tes serviteurs au final.

Rythmant le moindre de tes pas par le vacarme infernal que tes bottes de bronze provoquent en heurtant l’airain de ta citadelle, tu gravis quatre à quatre les marches te menant à ton air d’envol, là où t’attend ton char de guerre.

Emergeant alors de ta citadelle en une tempête de cendres, de braises et de flammes, tu ne remarques plus les épais nuages écarlates faisant pleuvoir feu et sang sur ta terre dévastée, ici tu es chez toi, et ici tout est à ton image, fureur et carnage incarnée.

D’un bond, tu montes sur ton divin attelage que quatre boules de feu viennent précéder, s’harnachant d’elles même aux quatre emplacements prévus pour elles alors que s’achèvent leur métamorphose, révélant leur naseau fumants et leur yeux de braise, pareil à des charbons ardents pris au cœur des enfers.

« ALLEEEEEEEEEEEEEEEEEZ ! »

Tes brides barbelées claques alors à l’unisson tandis que s’anime à présent la masse de crochet, de chaines et de lames composant ton attelage. Traçant alors deux sillons de flammes dans ton sillage, tu quittes la terre ferme pour rejoindre la voie des airs et t’élancer tel un météore vers l’entrée du monde des morts, là où t’attendent surement de puissants guerriers plus que dignes de ton attention.

 Arrow Château d’heinstein
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Arès
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MessageSujet: Re: En route pour une nouvelle moisson    Mer 12 Mar - 10:53

Arrow Champ de fleur

Perséphone avait raison, voilà qu’à peine franchis le seuil de ce portail dimensionnel tu te retrouves en terre connue, à l’entrée de ton territoire déchiré par la fureur sans fin que tu incarnes.

Ravis d’être à présent de retour chez toi, tu stoppes net ton char et laisse tes passagers se remettent de leur émotions tandis que leur yeux médusés s’ouvrent sur un lieu que même leur cauchemars ne parviendraient pas à imaginer. Ils pensaient avoir connus la douleur et la souffrance aux enfers ? Mais tes terres étaient infiniment plus terribles, du moins pour ceux qui n’avaient pas la force d’en triompher.

Ici cela ira.

Mettant pied à terre, encore loin de ta forteresse d’airain et de bronze sanglant, tu toises alors du regard ces quatre âmes qui déjà te fixent avec dans leur regard une lueur de défis.

« Vous pensez m’avoir trompé !? Vous pensez que j’ignorais quelles étaient les raisons vous poussant à jouer les âmes perdues alors que je vous sais éveillé au huitième sens ?! »

Ta voix tonitruante fait éclater le ciel et trembler la terre sous tes bottes d’airains. Ta colère peut enfin croitre encore et encore et avec elle, ton royaume tout entier explose de fureur.

« Pauvres idiots ! Je ne suis pas Hadès ! Je sais ce qui vous amène ici ! Je sais ce que vous projetez de faire, et je vous y encourage vivement ! Terrassez-moi ! Ou je vous brulerez ! Par le sang éternel, je jure de faire de votre cœur un tas de cendre ! »

Invoquant alors tes haches dentelées, tu bondis droits sur eux sans une once de regrets. Leur test commence enfin, et avec lui, leur combat pour franchir le prochain pallier de leur évolution.

Leurs voix s’élèvent enfin. Les uns les autres, ils font exploser leur cosmos, te confirmant ainsi que ton choix était le bon. Ils sont puissant, tellement puissant, et ce n’est encore que le début.

« Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiii, c’est cela. Est-ce que cela vous revient ? La sensation du combat ? Ce choc d’os, de tendons et d’acier ? Avez-vous jamais connu le gout du sang ? Avez-vous jamais pris plaisir à tuer ? »

Leur colère te répond à l’unisson. Ils répugnent à t’écouter, leur foi est encore intacte, et au nom de leur foi, ils te détruiront. Du moins l’affirment-ils de vive voix. Mais tu sais aisément reconnaitre un mensonge quand tu en vois un, et le cœur des hommes est aisément corruptible. Tu n’es pas du genre à tenter de briser la volonté de tes hommes pour en faire moins que des chiens. Tu es tout l’opposé, et alors qu’ils t’affrontent dans une joute cosmique qui ébranle jusqu’aux montagnes de fer entourant ton domaine, c’est ton véritable pouvoir qui peu à peu s’infiltrent en eux, les poussant à t’affronter avec plus de fureur, plus de colère.

Dieu de la guerre, en cet instant tu es heureux, aux prises avec les plus grands champions que les enfers aient jamais contenus, seul leur état d’âmes désincarnées et leur absence de protection les rends inférieur à ce qu’ils furent jadis.

Leur cosmos brule alors de plus bel. Fort du plus grand pouvoir des chevaliers, devant l’adversité, ils font croitre encore et encore leur force jusqu’à ce que leur adversaire tombe.

Ils ignorent les origines de ce pouvoir, de cette force accordé aux mortels. Cette puissance se révélant en plein combat, cette force les rendant aussi grand dans un art qui n’est pas celui de la Sagesse et ne l’a jamais été.

« Plus ! Encore plus ! Embrasez-vous guerriers ! Votre rage et ma puissance ! Votre colère est mon nectar ! Combattez en mon nom ! Tuez en mon nom ! Que votre ardeur m’inspire alors qu’à chaque coup vous devenez un peu plus digne de moi ! »

Déjà ils ne te répondaient plus que par des hurlements et des cris de rage. L’ire divine éternellement présente en ces lieux n’épargne personne, même pas ceux pensant s’être affranchis des chaines de la mortalité. Ici n’est pas le monde souterrain, ici même un dieu ne pourrait rester lui-même bien longtemps.

Ici, il n’y a que la fureur.

Ils sont alors presque prêts. Leur visage est maintenant celui de tes élus, et dans la brume écarlate qui compose désormais leur esprit, il n’y aura plus jamais que des ennemis à détruire. Pour eux maintenant l’éternité ne sera plus que massacre, et c’est bien ainsi que tu désires tes guerriers, eux n’existant que pour combattre.

Maintenant leur baptême va pouvoir commencer. Consumé par la folie de ce lieu, ils te suivent entre les murs de ta forteresse. Leur pouvoir attise la convoitise de leurs nouveaux soldats. Huit fois huit-cent quatre-vingt-huit pairs d’yeux se tournent vers tes nouveaux élus, avides de les mettre en pièces pour attirer ton attention. Tu les laisserais bien faire pour apprécier le carnage qu’il en résulterait, mais cela attendra encore. Le sacrement de tes nouveaux élus ne saurait tolérer le moindre retard.

Souffrance.

En tes forges sombres, le bronze est mêlé au sang, le fer est mêlé aux os.

Agonie.

Greffées à même leur âme, leur nouvelle existence leur ait fixés tandis qu’ils hurlent leur douleur dans les profondeurs de ta citadelle.

Chaos.

Suprême cadeaux pour ces guerriers sans égal, en leur armure tu verses maintenant un peu du feu sacré qui te parcoure toi-même, un feu dans lequel brule désormais plus fort encore une puissance impossible à décrire, une puissance qui tu le sais, les rendras encore plus puissant et les lieras à toi pour toujours.

Et alors que tonnent les marteaux de forge et que s’affairent tes esclaves artisans les plus talentueux, tu sens la puissance de tes nouveaux généraux croitre encore et encore, jusqu’à avoisiner maintenant celle de tes semblables.

Plus fier que jamais d’avoir désormais en ton armé d’aussi puissantes épées, tu te félicites de ces armures qui à jamais les lieront à ton service et au sein duquel réside à présent un esprit à jamais plongé dans la rage la plus noire qui soit.

Fini pour eux leur vie passées, leur nom même leur était désormais inconnu. Ce furent des êtres nouveaux de pure fureur qui émergèrent alors des fourneaux, et désormais sous ta bannière, ils accompliraient tous les miracles.

Hurlant encore de la souffrance que leur infligeait leur nouvelle cuirasse à peine sortie des flammes de tes forges, ils s’avancent maladroitement vers toi, comme attiré par le maitre absolue de cette rage qui désormais les caractérise.

« Qu’en ce jour, nul homme ne lève vers le ciel des yeux plein d’espoir ! Vous, mes quatre dragons de l’apocalypse, vous serez ceux qui répandrons ma volonté au travers de la création, à commencer par ces terres annexées sans justification par Athéna ! »

T’approchant alors de tes quatre nouveaux généraux, tu sais où chacun devra aller prouver sa force. Chacun retournera à sa source, et en la détruisant, prouvera qu’il n’a désormais plus d’autre maitre que le carnage.

« Neltharion ! Tu iras au chute des cinqs pics ! »

Grondant comme le tonnerre, le guerrier aux yeux balafrés et à la mâchoire d’acier se saisit de sa masse d’arme et s’en va vers sa prochaine mission.

« Malygos ! Tu iras en Sibérie orientale ! »

Gelant déjà sa nouvelle armure noire au reflet d’acier, le guerrier glacé s’en va dans un bruissement de cape, laissant la chaleur des forges reprendre ses droits.

« Eskatos ! Tu iras sur l’ile de la reine morte ! »

Drapé de noirceur, la masse de ténèbres, de flamme et de cosmos s’éloigne dans un grognement guttural se répercutant au travers des fourneaux, figeant de terreur jusqu’aux esclaves artisans pourtant habitués à la folie de ce lieu.

« Et enfin toi, le plus grand de tous… Bahamut ! Pour toi j’ai une mission tout à fait particulière… »

Tu ne dis alors qu’un seul mot, un mot précis, un mot qui obtint un simple hochement de tête du guerrier lourdement cuirassé devant toi. Paré de pied en cape d’autant d’arme qu’il en sied à ton élu le plus prometteur, tu sais que cette mission sera pour lui l’occasion de prouver à tes huit légions sa valeur, peut-être sera-t-il digne de se voir confier le rang de premier commandant. Peut-être. S’il revient victorieux.

HRP:
 
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Arès
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MessageSujet: Re: En route pour une nouvelle moisson    Ven 11 Avr - 12:21

HRP:
 

S’en revenant de leur mission autant punitive que symbolique, deux de tes généraux ploient le genou face à toi. Malygos et Aldwin, victorieux et indemnes, ainsi qu’il sied à tes champions.

Leur retour et leur succès t’arrache pourtant une moue de dégout. Il n’y eu pour ainsi dire aucun adversaire pour en stopper la marche, seulement des victimes, des victimes et du sang. Une telle victoire ne te satisfait qu’à moitié, il te manque l’ivresse d’un vrai combat, l’ivresse que te procurent en ce moment même tes deux autres généraux, en ce moment même aux prises avec les chevaliers d’Athéna.

Bahamut, Neltharion. Tous deux en plein combat, tous deux te rendant hommage de leurs épées.

Deux fantastiques affrontements avec pourtant bien des différences entre eux.

Si Neltharion semble surpasser de loin ses adversaires, Bahamut quant à lui semble être tombé sur plus forte partie.

Déjà sa protection se craquelle et tombe partiellement en morceau, l’idée de perdre ainsi un de tes nouveaux champion te traverse l’esprit.

Pas question !

Pas question de laisser se perdre un tel guerrier ! Pas question de laisser le psychopompe s’en emparer, lui ou qui que ce soit d’autre. Il t’appartient ! Tous les guerriers t’appartiennent corps et âmes, à jamais !

Te moquant éperdument des évènements se déroulant plus haut dans l’Olympe en faisant accourir tes batârds de demi-frères et sœur, ton attention entière est focalisée sur le sort de tes deux généraux.

Les perdre t’es intolérable, ils sont tes épées, tes armes, et malgré tout, tu prends soin de tes instruments de guerre.

« Malygos ! »

Te tournant vers le dragon de glace à présent niché dans son antre gelé, véritable paradoxe dans une terre secouée de cataclysme et parcourue de lave, tu sais que malgré la distance te séparant de lui, il t’entend et se tient prêt.

« Va au secours de Bahamut et ramène le moi au plus vite ! Vol ! Montre-moi ce que célérité veux dire ! »

Un hurlement strident suivit d’un puissant vent froid te parvint comme réponse, puis l’envol au loin d’une immense silhouette ailée te confirma le départ de ton nouvel émissaire en terre impie.

Bahamut… Porteur de Drach’nyen, la plus puissante des quatre épées… Qui était ce chevalier capable de pousser ainsi ton général dans ses tout derniers retranchements ?

L’intérêt que tu éprouves pour ce guerrier ne cesse de grandir. Tu te moque bien de son sexe, à la différence des autres dieux, seul le talent et la puissance importe à tes yeux, et elle en est indubitablement porteuse.

Ne perdant pas une miette des derniers instants de ce combat aussi spectaculaire que somptueux, tu en savoure les moindres nuances, laissant ton pouvoir se gorger des pulsions guerrières de ces deux combattants. Leurs actes t’inspirent et déjà, tu songes à l’avenir ? Que faire après cela ?

Réparer la protection de Bahamut, poursuivre l’entrainement de tes nouveaux généraux, et après ?

Vers quel nouvel ennemi ta lance va-t-elle se pointer maintenant ? Qui pourrait te satisfaire ?

Dans un sourire carnassier, tu trouves ta réponse. Oui, la guerre n’est pas prête de se terminer.
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Arès
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MessageSujet: Re: En route pour une nouvelle moisson    Jeu 24 Avr - 21:06

Ce qui se déroule sous tes yeux t’arrachent un sourire d’excitation. Devant toi le combat de ton général contre l’élite des forces de la Sagesse se transforme du tout au tout dans un enchaînement d’attaques d’une rare maestria. Ayant rapidement compris la faiblesse de ton guerrier, les deux chevaliers enchaînent leur assaut, ne lui laissant pas la moindre chance de se remettre.

Les coups pleuvent sur sa livrée, et malgré toute sa force, il peine à les frapper de sa pleine puissance. Ainsi les Hommes ne sont pas aussi faibles que tu l’avais crus en revenant de ton long périple. Ainsi les chevaliers, quoi qu’aujourd’hui très peu nombreux, disposent encore de suffisamment de force pour te défier, et l’emporter, même face à ton élite.

Une telle perceptive aurait pu t’arracher un frisson d’effroi, mais en vérité, ce fut tout le contraire.

Toute en beauté et en gloire guerrière, ces combats magistraux t’ont prouvés la force de tes soldats, ayant su pousser la garde dorée de la déesse jusque dans ses tréfonds.

Non, tu n’as pas à rougir de tes guerriers, et tu en es même fier, car dans sa défaite, Neltharion est parvenu à emporter le cheval ailé dans la tombe. Une action des plus héroïques qui malgré toi, te fis te redresser en te donnant le frisson.

Tout simplement magnifique, mais les chevaliers n’étaient pas les seul à se protéger les uns les autres.

Bahamut te revenant au creux des griffes de Malygos, tu sens la protection de Neltharion arriver au bout de son intégrité, ainsi son temps est venu.

« Aldwin ! »

Te tournant vers le dragon d’ombre à présent niché dans son antre plongé dans l’obscurité, puits de ténèbres infinies dans une terre constamment éclairée par le feu et les éclairs, tu sais que malgré la distance te séparant de lui, il t’entend et se tient prêt.

« Va au secours de Neltharion et ramène le moi au plus vite ! Vol ! Montre-moi ce que célérité veux dire ! »

Un hurlement puissant et profond suivit d’une ombre immense s’élevant au loin te parvint comme réponse, ton dernier général s’était élancé au secours de son frère de forge.

D’abord Bahamut, maintenant Neltharion… Quelle pouvait être vraiment la force de ces chevaliers ?

L’intérêt que tu éprouves pour le sanctuaire ne cesse de grandir. Malgré son apparente faiblesse, il apparaît digne de toi, digne de ta pleine attention. Peut-être serait-il même digne de te recevoir en personne avec tes quatre nouveaux généraux...

Oui, une guerre totale, une guerre divine. Si ces chevaliers pouvaient tenir tête à tes généraux, le pourraient-ils aussi face à toi ? Ceux d’entre eux ayant jadis vaincu le sombre monarque auraient dit oui, mais eux ?

Caressant le fer de tes haches dentelées, ton sourire s’élargit à cette perceptive. Pendant que tes bâtards de demi-frères et sœur s’enlisent dans les procédures du roi des dieux, tu as le champ libre pour agir, autant en profiter, sans pour autant te mettre toi-même en danger.

Trouver l’ultime limite, pour cela, il te faudrait la franchir. Et tu t’en réjouis d’avance.

Ce fut alors que revinrent enfin Malygos et Bahamut.

Grièvement endommagée, la protection de ton plus grand général montrait des signes évidents de la violence de son combat contre le sagittaire d'or, un vivant témoignage de la puissance sans pareil de son arme sacrée, supérieure même à Drach'nyen, pourtant la plus belle des quatre épées de tes généraux.

Tu aurais voulu accompagner ton général aux forges d'airain pour assister à sa résurrection, mais le combat de Neltharion te retient au somment de ta forteresse.

Impassible, tu grondes tes ordres, Bahamut sera ranimé par le feu et l'acier, et comme gage de ta confiance en son talent légendaire, une nouvelle arme lui sera donné, une arme de champion, une arme qui le rendra invincible.

Félicitation chevalier, cette première bataille est votre, mais une victoire ne fait pas de vous des conquérants, et la guerre est loin d'être finie.
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MessageSujet: Re: En route pour une nouvelle moisson    Mer 21 Mai - 14:57

« Grrrrrrrrrrrrrrrromffff… »

D’ennui, tu pousses un grognement sinistre, la tête appuyée nonchalamment sur ton poing. Cela ne fait même pas une demi-journée que tu es rentré en ta citadelle, que déjà, tu ressens l’envie d’en sortir pour porter le fer loin de chez toi.

Sous tes yeux, au cœur des huit cercles de ta forteresse de bronze et d'airain, tes légions s’affrontent encore et encore dans une guerre sans fin perpétrée en ton seul nom.

Un cercle plus loin, tu perçois le pouvoir titanesque de tes huit généraux s’affrontant les uns les autres, affinant leurs techniques et revivifiant tes forces au rythme de leur cri de guerre. Tout ce sur quoi te porte ton regard te sied, et c’est bien là le problème… Ta citadelle est bien trop parfaite à tes yeux, tu t’y ennuies à présent, dieu des cranes.

Que devrais-tu faire ? Te lancer à nouveau dans une prise d’assaut de ta propre forteresse ? Éprouver la ténacité et la puissance de tes fidèles dans une autre bataille sanglante ?

Non. Quand bien même l’idée te parait tout à fait séduisante, tu désires varier un peu les plaisirs, d’autant que deux de tes plus grands généraux se remettent encore de leur précédent combats et n'aurait que peu de résistance à t'opposer.

Te levant alors de ton trône macabre, tu t’avances d’un pas rapide vers les portes d’entrée de ton domaine, ne prenant même pas la peine d’éviter les légions s’affrontant à tes pieds. Tes bottes de bronze sonneront la fin de la bataille pour nombre d’entre eux, mais tu ne t’en préoccupe même plus. Demain, lorsque Hélios reparaitra dans le ciel de l’Olympe, ils se relèveront, et combattront de nouveau.

Arrivant alors au sommet de tes remparts, tu scrutes la Terre et ses promesses. Qui pourrait s’avérer digne de toi en cet instant ?

Mais que vois-tu alors ? Qu’est-ce qui peut bien attirer à ce point ton regard ? Cette femme ? Cette femme assise sur un lit au sein d’une tour dorée ?

Athéna. Ta plus grande rivale, hors de ta portée, au sein d’une cité t’étant désormais interdite par décret de Zeus.

De rage et de frustration, tu comprimes si fort l’airain et le fer noir de tes fortifications qu’elles s’embrasent et fondent entre tes doigts ardents. Ta Némésis personnelle est là, sous tes yeux, et tu ne peux pas la combattre sans risquer le châtiment suprême.

Zeus, Zeus, Zeus… Encore et toujours lui. Son retour jette bon nombre de tes projets à l’eau, toi qui te faisais une joie de tester ton nouveau pouvoir sur cette vierge frigide… Il te faudrait patienter, ce dont tu as horreur.

Il te fallait trouver quelque chose pour passer tes nerfs, de toute urgence. Si ça n’était pas Athéna, qui cela pourrait-il bien être ? Quel chalenge te restait-il à la surface ou aux enfers ? Des chevaliers d’or blessés ou hors de portée, des spectres en rut passant leur temps à s’abandonner aux affres de l’hédonisme, cette misérable Perséphone changée en… arbre ?!

Non… Rien à la surface ne semblait pouvoir te convenir, pas même ce spectre enflammé qui pourtant semblait des plus prometteurs.

Levant alors tes yeux vers le sommet de l’Olympe, tu y découvris la fin de l’aréopage et plus important encore, la séparation de tous ces bâtards prétentieux. Prétentieux et couards, tous, sauf peut-être…

Oui, cela valait le coup d’essayer. Au pire, ce serait une nouvelle humiliation pour cette harpie, au mieux tu auras passé un bon moment.

Sautant lestement par-dessus la balustrade acérée de tes remparts, tu chutes alors lourdement vers le sol déchiqueté de ton domaine ensanglanté. Soulevant à l’impact des monceaux d’ossement et d’armes brisées, tu te relèves, couvert de cendre et de sang pour finalement te diriger d’un pas lent mais implacable vers les hauteurs de la montagne des dieux, là où t’attends sans le savoir une certaine déesse dont la fierté trouve écho en toi.

Arrow Temple d’hermès
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MessageSujet: Re: En route pour une nouvelle moisson    Mar 7 Avr - 16:38

Arrow je viens d'ici

Cessant peu à peu de rire aux éclats, tu te surprends à contempler ta propre bonne humeur, une joie mauvaise qui te ferait presque oublier la rage infinie qui te caractérise et te définit, une joie dont ton glorieux père est pour une fois l’instigateur.

Lui, le roi des dieux, lui le père de l’Olympe, désormais pantin de la Discorde… C’était presque trop beau pour être vrai, et si tu ne l’avais pas vu de tes propres yeux, tu ne l’aurais pas crus.

Eris était à l’œuvre, tu avais pu voir jusqu’où à présent s’étendait son influence, et pour toi, c’était une source intarissable d’orgueil et de joie. Le temps viendrait bien assez vite où la Discorde céderait la place à la Guerre, et alors tu récolterais les fruits de la victoire, car toi seul serait vainqueur au terme du conflit final.

Déjà, tu sens tes forces croître, gonflées par les vents de haine et de colère s’insinuant dans le cœur des hommes et des dieux. Comme d’immenses vagues de puissance venant renforcer un pouvoir déjà colossal, toute cette tension en devient presque physique au sein de ton domaine à la couleur du bronze et du sang, dont les milliers d’âme combattantes hurlent jour et nuit leurs prières à ta seule gloire.

Tous ces guerriers que tu as subtilisés au sombre empereur… Si facilement. A présent qu’il était de retour, et si proche de toi, tu ne doutais pas que cette humiliation allait le tarauder de nouveau, mais aussi cuisante qu’elle pourrait bien être, il ne pourrait rien y changer, car Zeus avait maintenant plus que jamais besoin de cette armée, et s’en prendre à toi ou à elle signerait sans aucun doute l’arrêt de mort de cet oncle nécrophile.

Qu’il brise donc ta barrière, autant de fois qu’il lui plaira, tu pourras toujours la rebâtir, mais sa honte, elle, ne serait pas si facilement effacée.

Déjà ton pouvoir s’attelle à la reconstruction des forces de ton domaine, déjà la brume sanglante se reforme aux abords de ta forteresse, plongeant encore d’avantage tes serviteurs dans la frénésie d’une soif de sang intarissable, car telle est ta volonté, tels sont tes ordres et tes uniques commandements.

Tu n’as que faire de temple, tu n’as que mépris pour les monuments, les statues, les sanctuaires… Tu n’as que mépris pour les louanges, les chansons, les poèmes à ta gloire, tu ne demandes que le sang, le sang versé en toute occasion, en toute circonstance. Peu importe par qui, peu importe pour quelle raison. Tu n’exiges qu’une chose de tes fidèles. Le combat ! La guerre ! L’incessante marche des armées et le fracas des armes ! Que l’on t’adore par la hache, que l’on te vénère par le feu ! Que des océans de sang soient versés sur de païens autels au nom de causes aussi futiles qu’innombrables, au final, tu es le seul dieu de la guerre, le seul qui se délecte du sang versé, pas comme ces dieux vers, ces tritons, ces tarés usurpateurs qui voudraient régner ! Athéna, Apollon, Zeus, Hadès…

Hadès.

Sans nul doute le souverain du monde des morts viendra te rendre une petite visite, s’il sort en un seul morceau de son entrevue avec Zeus, ce dont tu n’as que peu de doute. Après tout, aussi vrai que ton père a besoin de toi pour la guerre à venir, il a besoin de son frère pour les mêmes raisons.

« Huk huk huk. »

La politique te fera décidément toujours autant rire. Cette vérité si décriée, si voilée, et pourtant toujours présente. La nécessité efface si facilement le reste pour son profil. Moral, déontologie, lois… Peu-importe, tout cela n’est qu’illusion. Inscription sur le sable disparaissant sous les marées du destin. Une marée qui maintenant te convient pour le mieux…

« Hurm ? »

Le batârd messager s’enfuis alors vers la Terre, porteur d’une mission sans doute, laissant seul ton père et ton oncle pour une entrevue qui ne saurait être celle d’un jugement en bonne et due forme, comme tu l’avais pressentit.

Hadès et son ombre seront-ils eux aussi gratifiés d’une chaîne à l’apparence d’un bijou ? C’était plus que probable, tout comme il était plus que probable que la tienne n’arrive sous peu, aux serres d’un des royaux pigeons de ton géniteur.

« Grumph… »

Grognant à la seule pensée de bientôt ne plus pouvoir même avoir un semblant d’intimité, tu te demandas alors jusqu’où l’inquisition et la paranoïa de Zeus irait maintenant qu’il était entre les griffes de ton porte étendard, et jusqu’où pouvait bien aller le pouvoir de ces anneaux dont tu ignorais tout.

Tes faits et gestes étaient sans aucun doute surveillés, mais tes pensées l’étaient-elles également ? Il n’y avait qu’un moyen de le savoir…

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MessageSujet: Re: En route pour une nouvelle moisson    Mar 21 Avr - 11:55

Arrow Je descends de la montagne sans cheval

Quitter l’oppressante présence de mon petit frère n’était certes pas pour me déplaire, surtout après l’avoir laissé sans voix face à ma dernière répartie, mais plus agréable encore était la descente de l’Olympe vers les territoires perpétuellement couvert de sang de mon neveu préféré.

En approchant de sa citadelle élancée à l’assaut des cieux telle une flèche d’airain et de fer noir, je ressentis à nouveau la puissance de la brume sanglante m’envelopper, susurrant à mon esprit la folie furieuse qui était l’apanage du soldat.

*Haaaaaaaaa… Mon cher Arès… Monter au front, tuer son ennemi les yeux dans les yeux… Tout ceci te va si bien. Mais châtier le soldat, lui dire où aller, et où frapper, ceci est l’apanage du commandant.*

Cette fois, je lui épargnerai mon pouvoir, et laisserait sa brume en paix. Qu’il se mur donc dans sa propre folie, tous deux me servent déjà fort bien, et depuis fort longtemps. Après tout, la guerre était l’un des principaux pourvoyeurs d’âmes des enfers, et ceux depuis l’aube des temps.

A mon arrivée, les légions écarlates s’élancèrent à ma rencontre, avide d’en découdre. Rendue totalement incapable de voir la différence entre nos forces, ces misérables âmes tourmentées hurlèrent d’une seule voix leur cri de guerre qui s’en alla résonner contre la montagne du pouvoir.

Que devais-je faire alors ? J’avais mille et une manière de les briser, elles qui m’avaient appartenues jadis. Ames mortes elles étaient, âmes mortes elles demeureraient, quand bien même un autre dieu avait posé sur elles ses sales pattes.

« Nul d’entre vous ne m’arrêtera… »

Autour de ma personne, un maelstrom de volutes éthérées se formèrent alors, tourbillon d’âmes damnées qui de leur griffes et de leur croc, se frayèrent un chemin au travers des protections des soldats du dieu sanglant pour frapper leur essence même.

Il n’existait pas de protections physiques capables de stopper ce qui n’appartenait pas à ce monde, et la chair à canon d’Arès l’apprit à ses dépens.

« Arès. Vais-je devoir réduire en limaille ton armée fantoche pour te rejoindre ? »

Je n’avais aucun gout pour les combats, qu’ils incluent ami ou ennemis, je laissais ces gouts sanguinaires à mon neveu qui encore reclus dans les entrailles de son domaine, m’attendait sans doute de pied ferme, le sourire aux lèvres.

*Il serait impoli de le faire attendre.*

Levant alors une main auréolée de noir vers les cieux que d’impénétrables nuages noirs voilaient, déjà las de ces petits jeux d’enfants, je décidais d’en finir avec les trois premières des huit légions qui me barraient la route.

« Vous allez comprendre pourquoi vous avez peur du noir, vous allez comprendre pourquoi vous craignez la nuit… »

Hélios disparut alors, totalement occulté par mon pouvoir qui s’était accumulé entre lui et la citadelle d’airain, la plongeant ainsi dans une nuit perpétuelle, là où personne, pas même le dieu solaire, ne pourrait voir l’arcane que j’allais déchainer, et qui en une fraction de seconde, réduisit en pièce l’armée de berserkers et les légions titaniques qui me faisaient face, lesquelles s’écroulèrent en un infernal fracas sur le sol ferreux de la terre sanglante.

Un autre dieu aurait été surpris de voir ces armures vides tenter de se réassembler, telle une immortelle légion de soldats libérée des griffes de la mort elle-même, mais je n’étais pas n’importe quel dieu. L’emprise de la mort n’avait aucun secret pour moi, car je la contrôlais, corps et âme, ainsi que je contrôlais son jumeau. Si ici, Thanatos n’avait aucun droit d’accès, je n’avais pour ma part pas ce problème, et mon pouvoir bien supérieur à celui de mon neveu suffisait amplement à empêcher ses soldats de se relever, ce dont fort peu de dieu pouvaient se targuer.

Enjambant alors les carcasses métalliques éventrées des monstres de bronze et d’airain parsemant désormais ma route, je pénétrais enfin dans l’enceinte de la citadelle du dieu de la guerre, et fut accueillis par les quatrième et cinquième légions, qui d’un geste de la main, allèrent rejoindre leur prédécesseur à l’état de ferraille dépareillée.

A présent seules trois légions me barraient encore la route, et Arès ne fit rien pour leur épargner le sort funeste que je leur réservais. Du sang pour du sang, ce n’était que cela, et je savais qu’en agissant de la sorte, je le renforçais, autant que je l’informais sur ma propre puissance.

« Tu t’amuses mon cher neveux ? Tu apprécies le spectacle ? Crois-moi sur parole, je ne t’ai encore montré qu’un iota de mon pouvoir, et ce ne sont pas tes mignons petits golems qui me feront t’en montrer d’avantage. »

Les ombres, désormais omniprésentes autour de moi, s’employèrent à étouffer le moindre brasero,  la moindre flamme, la moindre source de lumière sur mon chemin, plongeant la citadelle dans une obscurité et un silence des plus inhabituels, et alors que je survolais nonchalamment les restes des sixième et septième légions, je parvins enfin au huitième cercle intérieur, que la huitième et plus puissante légion écarlate défendait.

« Tes champions aussi devront-ils succomber pour ton bon plaisir ? Tu sais ce qui arrivera si je brise les armures qui les renferment, n’est-ce pas ? Même toi tu ne pourras empêcher leur âme de s’échapper s’ils parviennent à résister à la brume de sang. Es-tu prêt à prendre ce risque ? »

Devant moi, huit généraux me faisaient face, l’arme à la main. En leur armure baroque rehaussées de pointes et de lame, je discernais les âmes de ceux qui par le passé avaient été pour certain de grands ennemis. Des guerriers d’une puissance rarissime, que même mon pouvoir ne parvenait pas à soumettre.

Les voir ainsi corrompu par l’ire du dieu des batailles était pour moi autant source de frustration que d’amusement. En cela je devais le reconnaitre, Arès avait sur moi un avantage. Son pouvoir n’allait pas à l’encontre de l’esprit de ses élus, bien au contraire, il le confortait parfaitement. Qui sait ce qu’actuellement ces âmes rendues folles par l’ire du dieu du sang pouvaient bien avoir à l’esprit ? Me voyaient-ils comme je l’étais ? Ou revivaient-ils d’ancienne bataille les ayant opposés à leur plus grands adversaires ?

« Pégase… Dire qu’il y a seulement treize ans, tu te tenais déjà devant moi, armé de cette même folie naissante qui aujourd’hui te consume totalement… Toi autrefois champion d’Athéna, aujourd’hui champion d’Arès. Au final, la Guerre reste la Guerre, n’est-ce pas ? »

Sans la moindre crainte, même face à ceux qui par le passé, furent la cause de ma chute, j’avançais à leur rencontre, prêt à mettre un terme à leur existence maudite au premier geste de leur part, mais je n’eus pas à me donner cette peine.

Formant alors deux colonnes, ils me laissèrent passer, ce qui me laissa un étrange sentiment de déception.

Arès n’avait pas voulu prendre le risque de perdre l’âme de ces légendaires guerriers que la roue de la réincarnation nous aurait sans aucun doute renvoyée comme ennemis mortels. Au moins il savait reconnaître une mauvaise décision quand il en voyait une…

« Hum, voilà qui est mieux. »

Le trône des cranes m’attendait, et sur lui, le seigneur de ce domaine.

« Arès, nous n’en avions pas fini tout à l’heure. Pourquoi être parti si précipitamment ? Cela fait des siècles que nous ne nous sommes pas vu. Allons, viens faire un câlin à ton oncle... »
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MessageSujet: Re: En route pour une nouvelle moisson    Ven 24 Avr - 13:44

HRP:
 

Il approchait. Le dieu charognard, le pariât, le sombre monarque sans couronne. Voilé de mort et d’âmes asservies, il descend du palais de Zeus, et tu ne doutes pas un instant de sa destination. C’était pour toi qu’il venait.

Ton sourire s’agrandit d’avantage à son approche, révélant tes dents acérées dans un rictus carnassier. Il était temps en effet que toi et lui ayez une petite conversation, loin des oreilles et des yeux indiscrets, et tu espérais, dans son intérêt, qu’il serait disposé à parler.

Tu jettes un regard à tes légions, et dans une explosion de cosmos, tu leur fait connaitre ta volonté.

Hadès ne doit pas passer !

Dans un unique cri de fureur, tes guerriers, tes hérauts d’airain et de bronze partent à la rencontre de ce puissant intrus aussi craint que méprisé, lui qui partage un lien indéfectible avec toi, oh seigneur des batailles. Une haine des plus viscérales à l’encontre de la Sagesse, et de ce roi parvenus qui a désormais fait son temps.

Oh tu n’ignores rien de la précarité de ton alliance avec le régent des enfers, car lui aussi convoite ce qui te revient de plein droit, tant par le sang que par la Loi suprême. Non celle de ton père, mais celle du plus fort.

Hadès se croit encore ton supérieur ? Qu’il vienne donc tâter de ton nouveau pouvoir, s’il en a l’audace, il aura droit à une dernière surprise, avant de rejoindre son père dans les profondeurs du Tartare.

Qu’il s’amuse donc avec tes serviteurs, il ne comprend pas que chaque conflit, chaque guerre te renforce d’avantage.

Lui si orgueilleux qu’il a cru un jour te contrôler, et te mener à la guerre contre Athéna, n’a jamais compris que tu ne servais personne d’autre que toi-même, et que chaque guerre divine menée par lui et ses armées de morts te servaient à merveille.

Sentira-t-il à présent toute l’étendue de ta puissance ? Feindra-t-il de ne pas sentir ce filet de sueur froide lui glissant le long du dos alors qu’il se tiendrait debout devant toi, toi qui trônerait sur les cranes de tes ennemis vaincus ?

« Huk huk huk… »

Tu ricanes devant l’avancée de ton oncle au sein de tes légions. Comme tu le savais déjà, aucune armée régulière, pas même la tienne ne saurait lui tenir tête, aucune légions, sauf peut-être ta plus grande fierté, la huitième légion d’airain, tes huit généraux.

Déjà l’idée de déchaîner contre le dieu charognard la puissance de ces glorieux combattants t’effleure l’esprit. Face à leur puissance combinée, tu sais que même Hadès pourrait tomber, mais tu sais aussi que cela pourrait te couter la huitième légion au grand complet. Le jeu en vaut-il la chandelle ?

Déjà Hadès parvient au sixième cercle, s’il te faut choisir, il te faut choisir vite.

L’âme des plus grands champions que l’humanité ait jamais portée, contre celle du seigneur de la terre noire ? L’échange ne te sied point. Chacune de ces âmes vaut à tes yeux plus que tous les biens de la Terre et des Cieux, et plus de valeur que la tête de ton oncle. D’autant plus que dans la titanomachie qui s’annonce, bien d’autre occasion de la lui prendre viendront.

Alors si avant de succomber, Hadès pouvait se rendre utile en emportant au passage quelques Titans, voir quelqu’un des bâtards maudit qui t’entoure, pourquoi pas ?

Une simple pensée, un puissant ordre mental, et la huitième légion s’écarte pour laisser la place au dieu charognard, drapé d’une noirceur qui n’est pas la sienne, mais celle de quelque chose infiniment plus ancien et plus puissant que lui.

Qu’il t’es semblable, ce dieu plein de haine et de mépris, lui qui aussi a vendu son âme pour le pouvoir de renverser le court des choses. Tu en ressentirais presque de la sympathie pour celui qui à présent s’évertue à étouffer toute lumière aux environs.

« Assez ! Garde tes ténèbres pour le trou à rat d’où tu viens ! »

Le brasier qui te sert de saint des saints ne sera pas éteint par les ténèbres d’Erèbes, car aussi ancien que les enfants du Chaos puisse être, tu es désormais l’incarnat de leur géniteur, et à la puissance enivrante et irrésistible de la Guerre, tu ajoutes désormais la puissance originelle, celle qui jadis donna naissance au dunamis et au cosmos.

Le huitième et dernier cercle, ton sanctuaire, reste flamboyant, baigné dans le sang et une lumière rouge que même les ombres gémissantes d’Hadès ne parviendront pas à étouffer. Ce qui en dit long sur ta nouvelle force.

« Tu es malin Hadès, mais moins que tu le crois. Sinon tu n’aurais pas accepté l’anneau que tu portes au doigt. Pourquoi suis-je parti si vite ? Pour justement échapper au triste sort qui maintenant est le tien. Celle d’un chien en laisse que père surveille maintenant à chaque instant. Tu penses peut être que nous sommes maintenant sur un pied d’égalité, mais tu te trompes, mes pensées n’appartiennent encore qu’à moi, peux-tu en dire autant ? »

Tu n’avais pas besoin d’en dire d’avantage, Hadès était maintenant les yeux et les oreilles de Zeus, aussi, comment conspirer d’avantage avec lui, si Zeus était quasiment présent à ses cotés à chaque instant ? Il n’y avait qu’un moyen, un moyen temporaire, mais qui permettrait au moins un échange d’idée discret, le temps d’un échange de coups. Hadès était-il prêt à l’accepter ?
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MessageSujet: Re: En route pour une nouvelle moisson    Dim 26 Avr - 13:25

Les années avaient apparemment fait oublier à ce jeune coq qui j’étais. Assit, pompeusement, sur un trône macabre qui ne valait pour ainsi dire rien, mon jeune neveu méritait une bonne fessée.

« Hum… Tu n’aimes pas le réconfort de la nuit ? C’est pourtant elle qui apporte le repos aux Hommes et aux dieux. Depuis quand ne t’es-tu pas reposé mon petit Arès ? Tu as le teint pâle, tu sembles sombre et fatigué, au point de ne même pas pouvoir te lever pour saluer ton oncle adoré. Vraiment, tu devrais dormir. Faire un long sommeil, un sommeil de mort ! »

Je n’allais pas supporter plus longtemps les insultes et le ton hautain de ce misérable petit roquet qu’un étrange et mystérieux gain de puissance avait rendu bien trop arrogants à mon gout. Il avait beau avoir prodigieusement gagné en puissance, il ne m’arrivait toujours pas à la cheville, et j’allais le lui rappeler, sur le champ.

Si je ne pouvais pas étouffer les flammes qui brulaient encore aux alentours, j’allais les souffler !

Une explosion sombre fit trembler les fondations même de la citadelle d’airain alors que je déchainais à nouveau mon arcane ésotérique. Au sein de ce champ anti-lumière, rien, pas même le regard du roi des dieux ne pourrait voir ce qui allait se dérouler, tandis qu’au sein du flot du temps, il n’en resterait qu’un noir absolu, un vide abyssal que rien ne pourrait percer si ce n’est la nuit et les ténèbres eux-mêmes.

"Nous avons dépassé de loin le cadre du simple rappel à l’ordre mon cher Arès… J’ignore ce qu’est ce nouveau pouvoir qui semble résister aux ténèbres originelles, mais sache qu’il t’en faudra beaucoup plus pour ne serait-ce que pouvoir poser la main sur moi."

Pouvait-il les sentir ? Eux qui au-delà des frontières de la matière et du temps, avaient toujours peuplé les confins de l’univers depuis sa création ? Eux qui bien avant la venue des fils de Gaia, étaient déjà ancien ? Ces entités primordiales, courroucées, justes, qui au sein du néant que j’avais invoqué,  s’attelaient déjà à enseigner à mon turbulent neveu l’éternelle leçon du jeu du pouvoir ?

"Comprends-tu maintenant ? Tu auras beau t’acharner, te démener, donner jusqu’à ton âme, tu ne seras jamais à mon niveau. Tu es peut être le fils du roi des dieux, mais tu n’es rien d’autre qu’un boucher, TES œuvres sont MON service, les êtres que TA folie fauche renforcent MON pouvoir. JE suis les ténèbres, JE suis la mort, JE suis la non-vie, et tu n’es que l’une des très nombreuses façons de parvenir à moi ! Tu n’es qu’un de mes très nombreux outils, tu n’es qu’un de mes très nombreux pourvoyeurs d’âme ! Et si je dois à nouveau graver dans ta chair la différence entre nous, alors ce sera avec le plus grand plaisir que je te réapprendrais ta place !"

Et saisissant à la gorge mon neveu écrasé par mon pouvoir infiniment supérieur, j’invoquais de ma main libre mon épée avant de l’enfoncer dans son abdomen. Sa vie, sa puissance, aussi grande qu’elles puissent être, étaient à moi. Et si je le voulais, elles prendraient fin ici même, et même son père n’y pourrait rien.

Entre Arès et moi, Zeus aurait vite fait de choisir, d’autant plus qu’en vérité, il me remercierait surement pour avoir fait ce don il rêvait lui-même secrètement.

"Tu sens ça ? Tu sens ce froid envahir tes entrailles brulantes ? C’est ce que ressentent tous les mortels au moment où les portes de mon empire s’ouvrent devant eux. Insulte moi encore une fois, ose encore une seule fois me regarder de travers, et je te jure, par tous les damnés du sombre séjour, que je t’expédie tout droit en enfer pour y rejoindre tes ancêtres maudits."

Remarquant alors à mon doigts l’éclat palis, mais encore présent de l’anneau que Zeus m’avait donné, je réalisais avec horreur qu’Arès avait dit vrai, et que cette chaîne, quand bien même elle semblait s’être relâchée avec l’influence d’Erèbes, n’avait pas été brisée !

"Maudit ! Ne puis-je donc rien faire pour me débarrasser de ton regard sur moi ?!"

Qu’avait-il vu ? Qu’avait-il entendu ? Pouvait-il lire mes pensées même à présent ? Pouvait-il remonter mes souvenirs ? Jusqu’où allait son regard grâce à cet anneau maudit ?
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MessageSujet: Re: En route pour une nouvelle moisson    Lun 27 Avr - 11:58

Il fulminait. Tu le ressentais si fortement. Malgré l’ire omniprésent qui saturait ta forteresse, malgré la distance te séparant du dieu charognard, tu pouvais sentir la rage et la colère gronder en lui alors que tu lui faisais comprendre que désormais il n’était plus ton seigneur, ni même ton supérieur, mais bien un égal, voir même bientôt un subordonné.

Après tout, s’il était le régent de la terre noire, tu étais le prince de l’Olympe, le seul héritier de plein droit au trône de ton père et de son père avant lui.

*Oui Hadès, le trône se transmet de père en fils, toi tu es déjà du passé.*

Ton sourire carnassier s’agrandit encore d’avantage alors que tu le regarde s’échauffer par degré dans la misère qui est la sienne. La peur ? Le noir ? Tout cela n’est que gaminerie. Hadès n’avait pas compris. Entre toi et lui il y avait maintenant une différence fondamentale.

Tous deux aviez vu le fond de l’abysse, mais lui, avez tremblé en la voyant, et n’avait pas été plus loin.

Il prêche la parole d’Erèbes, il sert les intérêts de l’Obscurité. Mais tu es déjà bien au-delà de cela. Toi tu possèdes à présent le pouvoir primordiale, la force au-delà de toutes les forces, face auxquelles toutes ces pseudo-énergies ne sont que de grotesques dérivés, purgés de toute la substance pure et non raffinée qui les composait jadis.

« Huk huk huk... Ta colère m’amuse, mon pitoyable ami. Tu te crois mon égal ? Toi qui n’a même pas de siège au conseil des douze ? »

D’amusement, tu pousses un rire guttural alors que ton oncle s’évertue à souffler ce qu’il ne peut étouffer. Faisant alors exploser son pouvoir obscur, ton influence au sein de ta citadelle se voit alors voilée par les ténèbres des origines de l’existence, quand Gaia elle-même n’était encore qu’un songe au sein du Chaos originel.

« Est-ce là l’étendue de tes pouvoirs avorton ? Est-ce cela à présent ta manière de combattre ? Tapis dans l’ombre comme un parasite que la simple lumière du soleil suffit à faire fuir ? Ton hégémonie est terminée depuis longtemps misérable charognard. Si même Athéna parvient à te faire mordre la poussière, comment ne le pourrais-je point moi même au moins mille fois ?! »

Ta voix porte, ta voix porte ! Même au sein du néant purgé de toute substance que le dieu des ombres a invoqué dans ton domaine, ta voix porte encore à ses oreilles, alors que son esprit cadavérique et desséché te susurre des mots plein de fiel via télépathie.

« Tu me déçoit mon oncle… Tu me déçois à un point que tu ne peux imaginer. Toi si grand jadis, un champion parmi les notre, aujourd’hui guère moins que le pantin d’une force qui te dépasse complètement et qui t’as déjà vidé de toute substance. Tu as beau te parer d’une apparence pure et parfaite, je vois la flétrissure de ton âme. Je te vois tel que tu es. Guère plus qu’une momie desséchée et suçant les âmes damnées comme un assoiffé dans le désert suçant sa propre sueur. Aucun immortel, aucun homme ne fut jamais aussi misérable que tu ne l’es à présent. »

Immobile, le laissant venir à toi, tu sais que son orgueil démesuré servira ton dessein. Pour pouvoir lui parler librement, il te faut lui ôter son anneau, mais pas en lui demandant simplement. Tu doutes même que cela lui soit possible. Non, cet anneau lui sera bien ôté, mais par un moyen bien à toi.

« Hurmph… »

La poigne de fer du mangeur d’âme se resserre alors sur ta gorge, son ire le rend des plus idiots et des plus prévisibles. Il vient lui-même de te révéler sa position dans cette obscurité t’ayant rendu aveugle.

« Tu as fait trois erreurs… La première, c’est d’avoir portée la main sur moi… »

Sa lame se fraie un chemin dans ton abdomen, qu’étrangement toute armure a quitté, comme si tu tenais à lui faciliter la tâche. La douleur pourrait te paralyser, mais il n’en est rien. Elle est une compagne fidèle, elle et toi vous fréquentez depuis longtemps. Avec les combats, avec les victoires et les défaites, tu as appris à la connaitre, à la faire tienne.

Désormais, sous sa lentille focalisatrice, c’est tous tes sens qui s’acèrent. Ton pouls s’accélère, et le feu sacré qui brule en toi s’embrase alors en un feu invincible qui jaillissant de ta plaie ventrale sous la forme d’un véritable jet de plasma, s’attaque sans prévenir à la chair divine de ton oncle imprudent.

« La seconde, c’est d’être venu à ma portée… »

S’il restait encore un souffle d’air au sein de l’arcane ésotérique de ton oncle, on aurait pu entendre ta main droite se refermer sur son avant-bras gauche, et broyer net les os qu’il contenait en provoquant l’arrêt immédiat de sa strangulation.

« Mais la plus grave de toutes tes erreurs, c’est ça… »

Deux arcs de flammes aveuglant jaillissent bientôt de tes mains, et sans que ton oncle ait eu le temps de faire quoi que ce soit, ses deux bras avaient été tranchés net par le fer ardent de tes haches dentelées. Sans la moindre explosion de cosmos superficielle, ton pouvoir actuel te suffit amplement pour apprendre ta nouvelle force à cet oncle vivant encore dans une époque depuis longtemps révolue.

« Tu ne portes aucune armure pour te protéger. »

Déjà sa technique d’ombre se dissipe, et ton feu reprend le dessus tandis qu’il recule en titubant, le regard à la fois plein d’incompréhension et de douleur, et son ichor venant tacher le sol de ta citadelle en un flot plus noir que la nuit.

*Même son sang a perdu sa couleur d’origine… Misérable Hadès, misérable entre tous…*

Ta cuirasse pectorale revient te couvrir tandis que déjà ta blessure au ventre se referme, suintant d’un ichor flamboyant identique en tout point à du magma en fusion.

Et alors que tu regardes d’un air méprisant l’anneau maudit de Zeus toujours attaché à un bras désormais séparé de son propriétaire, tu ressers d’avantage ta poigne sur tes haches, satisfait de la réussite de ton plan, mais attentif à la réaction immédiate de ton oncle plus que jamais blessé dans sa fierté.

*Maintenant écoute moi bien Hadès. Nous avons peu de temps. Je t’ai amené à lever la main sur moi pour pouvoir te libérer de l’anneau de Zeus, mais cela ne saurait durer. Nous n’avons gagné que quelques instants, aussi ne les gâchons pas.*

Toisant toujours le dieu charognard d’un regard de prédateur, tu espères que tes brumes sanglantes suffiront à brouiller encore suffisamment les sens de ce père que tu sais aussi omniprésent que paranoïaque, au moins le temps pour toi d’achever avec ton allié de circonstance la mise en place de votre plan de bataille.

*Sache pour commencer que la Discorde est à mes côtés. Elle pousse les Olympiens et les Titans au conflit pour qu’à terme, nous puissions récupérer ce qui nous revient de droit. Mais pour que la guerre les anéantisse tous, il nous faut deux camps de même puissance. Si l’un venait à obtenir l’avantage sur l’autre, s’en serait fini de nos chances de victoire. Zeus n’est pas à ta portée, ni à la mienne, tout comme l’est Cronos. Ces deux vermines doivent s’entretuer. Une fois leur détestables pouvoir disparus, nous serons libre de voir qui de nous deux mérite vraiment le trône du roi des dieux.
Rejoins les rangs du roi des titans Hadès, débrouille toi pour faire partie de son armée, et le moment venu, frappe les au point le plus crucial. Je ferai de même pour les Olympiens. Que nos ennemis soient anéantis dans le feu de la guerre à venir. Maintenant part, quitte au plus vite ma forteresse avant que Zeus ne se doute de quelque chose.
*


Le temps filait… Implacablement, le temps filait, et cela faisait déjà quelques trop longues secondes qu’Hadès et toi restiez immobile à vous regarder sans rien faire. Zeus aurait des doutes, mais tant que cela resterait des doutes, tout irait pour le mieux.

« Hors de ma terre, rat des abysses ! Retourne ramper dans le trou infâme d’où tu viens ! N’ose plus jamais paraître en ma présence, ou par les foudres de mon père, je te promets que tu ne perdras pas que tes bras la prochaine fois ! »

Flaquant un grand coup de botte dans les membres tranchés du dieu charognard, tu lui renvoi surtout l’anneau maudit du père de l’Olympe.

« Et emporte donc ta chaîne avec toi ! »

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MessageSujet: Re: En route pour une nouvelle moisson    Jeu 30 Avr - 15:17

En mon pouvoir, totalement en mon pouvoir. Ainsi été mon neveu sans doute encore inconscient de cette vérité alors que son propre pouvoir grandissait.

*Ta puissance a vraiment augmentée depuis notre dernière entrevue… Intéressant, tu pourras peut être enfin me servir finalement.*

"Ne m'énerve pas Arès, tu t'en mordrais les doigts. Considère seulement ceci comme un avertissement amical."

Je pouvais le sentir, caché en son sein, ce pouvoir innommable, interdit entre tous, frappé d’anathème par décret du roi des dieux. Cette puissance ancienne au-delà de l’imaginable face à laquelle même les ténèbres n’étaient encore qu’au stade larvaire.

*Ainsi tu l’as fait tiens, le pouvoir du Chaos… Pauvre fou… Aussi fou que moi.*

"Et c'est toi qui me dit ça ? Regarde toi Arès, le pouvoir que tu caches en ton sein est encore plus dévastateur que celui dont je suis l'avatar désormais. Au final, toi et moi avons tout donné pour la puissance d'avoir un jour tout ce que nous désirons. Mais hélas, un seul d'entre nous aura satisfaction, l'autre perdra tout."

Dans les ténèbres de mon arcane, mon visage afficha un sourire alors que j’entendais sans écouter les dires d’Arès. Oh le dieu de la Guerre avait son plan, mais j’avais également le mien.

Si son armure l’avait quitté pour me permettre de le transpercer aisément et ainsi me faire m’approcher de lui, le fait que je ne porte pas la mienne n’était pas non plus une erreur de ma part, tout comme le fait que je me sois aussi approché de lui alors que j’aurai tout aussi bien put le frapper à distance.

Mes os craquèrent, mes bras furent fauchés, et comme je l’avais prévu, mon ichor tomba alors sur le sol de la Citadelle d’Airain en même temps que je fus débarrassé de l’anneau maudit qui était désormais ma chaine.

Aucune douleur ne me parvint, aucune plainte ne s’éleva de mes lèvres, ce corps qui était le mien n’était au fond qu’une enveloppe pour mon âme. La douleur, le plaisir, la fatigue, tout ceci m’était étranger, foncièrement déplaisant, et par conséquent, relégué au rang d’inutile.

« Hum… Tes pouvoirs semblent avoir gagné en vigueur Arès. C’est bien. Tu en auras besoin, plus que tu ne le crois. »

Remarquait-il qu’à chaque goutte de nuit qui venait heurter le sol de sa forteresse, c’était un peu plus d’Erèbes qui l’investissait ? Remarquait-il qu’alors qu’il retirait mon épée de son torse, un minuscule éclat de sa lame y était resté, fiché dans sa poitrine juste à côté de son cœur ?

*Aucune chance que ce butor le remarque, ses sens ne sont pas aussi développés, et il est beaucoup trop sûr de sa force. Il a certes la puissance, mais il lui manque tout le reste. Il ne sait rien ourdir seul, si ce n’est ce que la Discorde lui susurre.*

« Impressionnant... Même sans armure, parvenir à blesser mon corps mortel demeure un bel exploit. »

Faisant alors cesser le flot d’ébène qui s’écoulait de mes moignons d’une simple pensée, je n’eus qu’à manipuler les ombres environnantes pour en faire mes nouveaux bras.

Leur donnant alors la couleur de la chair par pur caprice cosmétique, je fis plier et déplier mes doigts pour en vérifier la souplesse, et satisfait de mon ouvrage, je reportais mon attention sur mon très cher neveu.

"Je voulais voir ta puissance, et c’est chose faite. Tu peux maintenant m’être utile oui. Tant reste à faire…"

Levant le bras droit pour rappeler à moi mon arme attitrée, celle-ci fila droit dans ma dextre où sa lame reprit sa forme et sa plénitude initiale.

Ma malédiction avait été placée, maintenant, Arès été en sursit, aussi longtemps que ce fragment perdurerait en lui, je le tiendrais en mon pouvoir.

"Est-ce là ton plan ? Ou celui d’Eris ? Peu importe au final. Il correspond à ce que je comptais faire de toute manière, avec cependant une différence notable. Je compte bien tuer autant de Titans que je pourrais pendant cette guerre, mais les Olympiens ne seront pas épargnés. Si jamais nos chemins se recroisent, nous aurons alors l’opportunité de vérifier qui de nous deux est vraiment le plus puissant."

Arès n’était déjà plus un problème pour moi. Sa vie toute immortelle qu’elle fut, était déjà entre mes mains. Désormais, mes pensées allaient à cette cité hérétique, et à l’infinie traitrise qui l’avait engendré. Ma tâche en Olympe était finie, celle à Sparte ne faisait que commencer.

"Alors si j’étais toi, je prierai pour que Zeus vive encore très, très longtemps. Car sitôt qu’il ne sera plus, toi et moi réglerons nos comptes, une fois pour toute."

Tournant les talons tout en attirant dans ma main gauche l’anneau maudit que Zeus m’avait donné, je le remis aussitôt au doigt pour que la perte de contact n’excède pas les 10 secondes, mais pas avant d’avoir lancé un dernier message télépathique au dieu de la guerre, sans doute encore naïvement triomphant.

"Oh, et je compte sur toi pour conserver le silence sur notre entrevue. Il serait dommage que certaines informations te concernant soient révélées à ton paternel, n’est-ce pas ?"

Et redevenant agrégat d’ombres en mouvement, je traversais d’une traite la Citadelle d’Airain, laissant son propriétaire avec ma malédiction en sa chaire, et la marque d’Erèbes en ses murs.

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Arès
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MessageSujet: Re: En route pour une nouvelle moisson    Jeu 9 Juil - 11:31

Savourant encore la leçon d’humilité que tu avais donné à cet oncle pédant il y a peine quelques instants, ton regard se porte sur l’ensemble des fidèles peuplant le huitième cercle de ta forteresse. Des armées entières de guerrier berserkers s’affrontant pour toute l’éternité et pour ta seule gloire.

Qu’il te serait doux de recouvrir la création d’un flot carmin aussi chaud que les entrailles de la Terre. Qu’il te serait agréable de n’avoir pour toute musique que le fracas des armes et les cris de fureur…

Chacun avait sa propre vision de l’utopie, la tienne n’était que guerre et carnage. Des océans de sang répandu pour le simple plaisir de les voir engloutir autant les nations que les idéaux. Le frère affrontant le frère, le père tuant le fils, le fils tuant le père.

Qu’importe au final les raisons, pour toi, oh dieu du sang, tous ces étendards, tous ces drapeaux, tous ces camps ne sont rien. Chaque guerrier te sert, chaque combat est une ode à ta gloire.

Quand le fer et l’acier fusionnent avec la chair et les os, quand la sueur se mêle au sang, quand la victoire côtoie la défaite, quand les empires se font et se défont, tu es le seul vainqueur. Une bataille n’était pas une affaire de stratégie et de réflexion, c’était une affaire de sang bouillonnant, de cœur battant à la chamade et de hurlement bestiaux, c’était cela qu’Athéna n’avait jamais saisie, et ne saisirait probablement jamais.

Non, tu n’échangerais pas ta place avec elle, pas même pour l’amour de ton géniteur. Car tu ne saurais te contenter de ce qu’elle a. Il t’en faut plus, tellement plus. Il te faut… Le monde, rien de moins, et tu sais que tu l’auras, car ton heure est venue.

Cette époque verra ton triomphe. Ton ascension est irrésistible, elle a déjà commencée. Qui osera nier que tout le vingtième siècle fut tiens ? Entièrement tient ? Toutes ces guerres, tous ces conflits, tout ceci en ton nom. L’âge de la raison ? Belle idiotie. La science et l’ingéniosité, au service des instincts, voilà la vérité.

De même que le soldat se persuade d’agir au nom d’une cause pour ne pas avouer qu’il agit pour son seul plaisir, de même, les dieux et les mortels dansent dans le jeu cosmique pour ton bon plaisir. La guerre souveraine, une guerre à l’échelle divine !

Que dansent donc les dieux, les chevaliers, les spectres, et toutes les forces de l’univers ! Que s’affrontent des armées étincelantes ! Que la clameur de leur bataille résonnent des profondeurs des enfers jusqu’au plus haut sommet de l’Olympe ! Que l’odeur du sang monte jusqu’aux portes du royaume éternel, qu’elle étouffe tous les batârds de ton père, et que tombe enfin sa couronne à tes pieds, toi, son seul hériter !

Tu es le maitre ici, tu es son plus grand héritage ! Pas ces tarés, ces tritons, ces batârds, ces dieu vers qui voudraient t’éclipser !

Que ta vengeance éclate ! Que soient éradiqués tes ennemis ! Ils ramperont, humiliés et défaits au travers d’un monde noyé dans le sang et mourront seuls et affamés !

De tes mains, tu arracheras leur cœur, tu détruiras leurs familles !

De tes pieds, tu fouleras leur visage !

Sur ta lance, tu planteras leurs têtes avant de les brandir bien haut afin que tous sachent ce qu’il en coûte de se dresser face à toi !

« Mes guerriers ! Ne voilez plus vos vices derrières ces histoires de code d’honneur et d’allégeance !

Vos vices sont mon service ! Agissez et vous serez récompensés ici et dans l’au-delà ! Faite preuve d’iniquité ! Adorez-moi par la lance et par l’épée !

Que le mot même de pitié soit oublié, banni à jamais ! Maudit et chassés soient ceux qui s’apitoient !

Tuez et torturez ! N’épargnez personne ! Que tous connaissent le tourment !

Les affres de la culpabilité, de la douleur et du regret appartiennent aux faibles, à ceux qui ne me connaissent pas. Pas encore !

Buvez le sang ! Inhalez l’opium ! Enivrez-vous ! Nourrissez-vous ! Dévorez ! Que votre faim et votre rage m’inspire !

Que l’Armageddon débute enfin et que la fureur du ciel s’abatte sur la Terre de ma demi-sœur méprisée !

Pas de pitié pour les vaincus ! Ils ne sont rien pour moi ! J’aime leur douleur ! Qu’ils disparaissent avec leur misère et leur faiblesse !

Les pacifistes et les philosophes ne me sont rien non plus ! Leurs hypocrisie me fait vomir ! Qu’ils soient damnés et rongés par la vermine !

Seuls les vrais guerriers sont cette perfection qui me satisfait, seuls vous, mes champions, mes élus, vous qui tuez et prenez, vous qui vous savez vils et abjectes et qui en êtes fiers !
»


Ainsi, tu avais parlé, t’étant levé de toute ta prodigieuse hauteur pour que ta voix porte jusqu’aux tréfonds de ta forteresse. L’ivresse soudaine d’une bataille titanesque te gagne, et tu sais ce que cela signifie. Des dieux s’affrontent en ce moment même, des dieux puissants, et leur fureur guerrière t’est plus douce que le nectar.

« MOUAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAR ! »

Joignant ta fureur à la leur ainsi qu’à celle de tes légions pourpres, ta citadelle entière rayonne à présent d’un feu invincible, aussi ancien que l’univers lui-même. Ce feu incarnant la destruction, l’entropie nihiliste se cachant derrière chaque action.

Le destin de toute chose. Sa propre fin.

Et alors que ton euphorie semblait avoir atteint son paroxysme, une voix s’invite dans ton esprit, suivit de l’apparition soudaine d’un présent.

Zeus ! Zeus le roi des dieux t’a enfin reconnu pour ce que tu es !

Cela ne saurait être un rêve, car jamais tu ne dors, jamais tu ne te reposes. Infatigable, tu es celui dont le souffle inlassablement parcourt le monde, chevauchant la ruine, pour ne laisser derrière lui que mort et désolation.

« Haha… Hahahaha ! MOUAAAAAAAAAAHAHAHAHAHAAAAAAAAAA ! »

Général des forces Olympiennes, le commandant suprême des armées de la montagne des dieux, l’héritier du trône, et le bras droit de Zeus ! Quel dommage, vraiment. Quel dommage que tu ais déjà décidé de ce qu’allait être ta destinée.

Il te faut plus qu’un anneau, il te faut la couronne ! Il te faut tout ce que possède ton père ! Car tout ce qui est à lui te revient, de plein droit !

Une chaine demeure une chaine, mais celle-ci est un symbole, le symbole de ton ascendance sur les batârds t’entourant. C’est toi que Zeus a choisi, aucun autre, toi, le seul et unique prince de l’Olympe !

"Oui père, je porterai votre présent comme on porte une épée invincible, bien haut, à la vue de tous. Et avec lui, j’anéantirais mes ennemis, tous autant qu’ils sont. Je serai digne de votre couronne, soyez en témoin."

Oui, tu seras digne de ton héritage, oh dieu des batailles. Mais tu l’obtiendras de la manière qui sied au dieu autodidacte que tu es, non pas des mains de ton géniteur, mais à la force de tes bras, et au tranchant de tes armes.

De fer, d’acier, et de sang, voilà ce que sera ton héritage, voilà de quoi sera faite ta couronne.

Et alors qu’un second message du roi des dieux te parvient, tu sens aux portes de ta citadelle l’arrivée d’un messager à plume que d’innombrables flèches enflammées prennent déjà pour cible.

« Laissez le venir à moi ! »

Grondant comme un volcan en éruption, ta voix fait cesser toute tentatives d’assaut contre cet oiseau, qui guidé par une force divine à n’en pas douter, trouve son chemin jusqu’à toi.

« Mère ? »

Le cosmos impérieux contenu dans ce volatile ne laissait planer aucun doute quant à l’identité de celle l’ayant envoyé. Ainsi, Héra, l’orgueilleuse reine des dieux, était de retour.

Recevant alors le minuscule volatile au creux de ta paume où il parut n’être qu’un insecte chatoyant, tu prends conscience du message qu’il contient, et de joie, l’écrase entre tes doigts sanglants avec un sourire carnassier sur les lèvres.

« Mission… Acceptée. »

Ainsi, même ta mère se décidait enfin à t’accorder le mérite et le prestige que tu méritais. Dans son message, elle t’avait appelé son fils, son seul héritier, son prince. Oui, ton temps était venu !

Et fort du pouvoir transcendant que t’offrait cet anneau d’or brillant à ton doigt, possesseur désormais d’une puissance qu’aucun autre Olympien sinon tes géniteurs ne pourraient surpasser, tu deviens flamme et cendre. Un maelstrom de destruction invincible, et telle la tempête que tu es, tu hurles et ravage tout sur ton passage, volant, ou plutôt, tombant, droit vers ta cible.

Que l’Olympe aille donc s’écraser en enfer, tu n’es pas un gardien, tu n’es pas un bouclier, tu es une épée, une épée invincible qui pour l’instant se laisse pointer vers ceux qu’on lui désigne comme victime, pour l’instant…

Arrow ???
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