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 Le Cor et la Meute

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Artémis
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MessageSujet: Le Cor et la Meute   Lun 3 Mar - 22:08

==> La déesse de la Chasse vient d'ici

Lentement, les courants glissaient sous ses ailes alors qu'elle avançait sans le moindre bruit. Tout comme la lune, elle pouvait se faire discrète. Le temps de se rendre à Sparte, ses nerfs s'étaient apaisés.

Arès...

L'idée de fondre de nouveau sur son aîné pour venger l'honneur de son jumeau n'avait pas totalement quitté son esprit mais elle était une fille aimante et une déesse fière et respectueuse du seul dieu qu'elle reconnaissait comme roi. Seule la main de Zeus pouvait la retenir alors que des accès de rage lui traversaient encore l'esprit. Le temps de revanche viendrait. Tôt ou tard, la Chasse et la Guerre se heurteraient de nouveau mais dans l'attente, la déesse préférait s'éloigner et éviter tout drame inutile.

Les cris et le chaos provenant de la forteresse qui servait de temple au dieu de la Guerre s'étaient entendus dans toute la Montagne sacrée, aussi, mieux valait qu'elle se rafraîchisse un peu les idées et puis, il y avait ceux et celles que Diane avait tentés de sauver en plus de sa Meute demeurée sur place.

En déesse talentueuse, elle pouvait les appeler où qu'ils soient mais elle avait aussi besoin de se remémorer les derniers souvenirs de Diane et quoi de mieux pour cela que de retourner sur les lieux du crime. Le Réfectoire mais aussi et surtout l'arène. Enfin, le peu qu'il devait en rester face aux déchaînements de deux puissances aussi sauvages et destructrices qu'elle et Arès.

Je suis certaine que cela a du te paraître bien simple... La pauvre Diane n'était encore qu'une jeune femme lorsque tu l'as affrontée. Son esprit était à peine en phase avec le mien alors que toi. Toi, tu avais déjà bien profité de l'enseignement de cette ville que tu as bien failli détruire. Et pas seulement elle...

Le regard d'Artémis en disait long sur ce qu'elle avait pu constater juste avant son éveil mais il lui fallait se remémorer cela. Avec l'aide de Diane dont les souvenirs s'étaient mêlés aux siens, cela ne prendrait que quelques instants. L'arène, enfin, ce qui en avait tenu lieu apparut soudain. Les dégâts étaient énormes mais en se concentrant Artémis pouvait ressentit l'effet d'un cosmos présent. Tout laissé en l'état était la volonté de sa nièce. Aussi ne s'y opposerait-elle pas.

Oui que les hommes aient ce témoignage vivant de la puissance divine sous les yeux. Cela vaudra mieux qu'un long discours tout en sachant que ni moi ni Arès n'étions totalement éveillés. D'ailleurs...

Le regard d'Artémis de la déesse se posa sur l'immense cratère.

Cela mérite un peu d'aide...

L'immense cosmos de la déesse se déploya soudain faisant apparaître l'empreinte de la lune sur le cratère. Après tout, Arès avait sa collection de crânes et autres trophées arrachés aux êtres qu'il jugeait digne de lui. En tout cas, ils se ressemblaient aussi sur ce point, ils ne s'intéressaient pas à n'importe qui. La Lune qu'elle imprégna de tout son talent brilla de plus en plus tandis qu'elle renforçait celle qu'Arès avait blessé de sa seule faute. Tu as osé touche à la lune, en plus de briser le temple des arts, tu t'en es pris à la reine de la nuit et cela, je te le ferais aussi payer quand nous réglerons nos comptes. Irascible de nouveau, la déesse décida de parachever l'oeuvre en s'attribuant la moitié de l'arène. La nature sauvage s'empara des lieux encadrant la splendide représentation de la lune à ses différentes formes. L'image finale avait de quoi surprendre tout en conférant à l'ensemble une splendeur où la nature sauvage côtoyait la douceur de la lune et la cruauté brute de la Guerre. Tout cela était unique et personne ne pourrait jamais trouvé d'explication à une telle oeuvre d'art. Artémis avait aussi poussé la zèle jusqu'à faire pousser une vaste prairie de plantes médicinales. Un cadeau à Sparte que ces plans rares voire disparus sans que nul ne sache leur véritable valeur. Des fleurs dont les vertus auraient pu en sauver des vies si les hommes ne détruisaient pas tout ce que les dieux leur offraient...

Cela passé, la déesse prit soudain et cor et souffla dedans. Le son se répercuta dans l'ensemble de la ville. D'ici quelques instants, la meute viendrait la rejoindre.

Et peut-être que certains de ces fiers chevaliers oseront venir jusqu'à moi...

Un sourire indéchiffrable sur le visage de la déesse. Laquelle se demandait si Arès avait ou non raison...

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Hazama/Eris
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MessageSujet: Re: Le Cor et la Meute   Dim 16 Mar - 14:27

 Arrow Terminus, tout le monde descends

Les choses s’accéléraient. La présence d’autant de membre de l’élite de la chevalerie au sein de Sparte prouvait l’implication du sanctuaire à son plus haut niveau. Les chevaliers d’or ne pouvant être commandés que par le grand pope en personne, cela ne pouvaient que signifier qu’une chose, l’œil du représentant d’Athéna sur Terre aussi était braqué sur Sparte.

*Cela prouve que qui qu’il soit, il ne sait rien non plus. Athéna n’a donc rien transmis à ses chevaliers, ou tout du moins, l’a-t-elle bien caché des yeux indiscrets. Star Hill peut être ? Encore que. Vu les exploits du dernier chevalier des gémeaux, je doute que l’inviolabilité de la montagne du pope soit encore prit pour telle par grand monde.*

Scrutant le ciel en direction du sanctuaire à la recherche d’étoiles naissante dans le ciel d’une fin d’après-midi, le haut commandeur s’interrogeait sur les signes manifestes de l’avenir aptes du commandant suprême des quatre-vingt-huit chevaliers sacrés.

*Hihihi. Vu la conjoncture, il ne doit déjà plus savoir où donner de la tête.*

Observant encore à l’écart son invité de marque, le haut commandeur étudiait tant ses gestes que ceux de ses autres hôtes de moindre importance, s’assurant ainsi qu’ils ne faisaient rien qu’ils pourraient regretter.

*Il faudra que je m’occupe d’Abaddon aussi. Hum. Que faire, que faire ? Organiser une rencontre ? Oui, ça les occuperait, et ce bouillant oiseau de feu sera sans nul doute un compagnon des plus chaleureux. Oui, lorsque le moment sera venu.*

Remettant alors à plus tard son affaire en cour avec le démon de flamme, Hazama avait pour le moment une déesse à entretenir, et une question importante à lui poser.

Emergeant alors des ombres comme à son habitude et porteur de son plus beau sourire, un observateur extérieur l’aurait entendu doucement chantonner un air joyeux de sa voix calme alors qu’il marchait d’un pas léger, presque insouciant vers Artémis encore occupée avec ses familiers mais l’ayant sans aucun doute déjà remarqué.

*Le petit air de musique, mon cosmos que je laisse visible, et mes bruits de pas. Si avec tout ça elle ne me voit pas venir…*

Visiblement de très bonne humeur malgré les derniers événements, le haut commandeur s’avança en direction de la déesse de la chasse, déjà entouré de sa nombreuse compagnie de limier divins, glapissant devant leur maitresse et quémandant des caresses.

« Mais oui, mais oui tu es beau. Sage maintenant. »

Répondant à un gros animal lui montrant les crocs alors qu’il s’arrêtait face à Artémis, Hazama ôta rapidement son couvre-chef avant de s’agenouiller respectueusement face à sa glorieuse hôte.

« Divine Artémis. Mes respects. »

Sachant pertinemment l’aversion pour le genre masculin qu’avait la féministe pour le moins castratrice fille de Zeus, le haut commandeur se garda bien de la fixer intensément comme à son habitude, ne voulant absolument pas provoquer son ire dans un moment comme celui-là. Elle et lui avaient beaucoup mieux à faire pour le moment.

« Je suis heureux de vous savoir de retour, et dans une aussi bonne condition après votre intervention, véritable parangon d’abnégation. Grace à vous, Sparte à sut trouver le temps nécessaire pour organiser sa défense, et éviter la destruction totale. De cela, je vous remercie. »

Garder cette position inclinée n’était pas des plus confortables, mais le haut commandeur se garderait bien de se plaindre tant sa position était délicate. Pour la suite de ses plans, il fallait qu’Artémis ou Arwen lui servent de tremplin vers la montagne du pouvoir, et si Hazama avait pleine confiance envers Arwen, il doutait que le père de l’olympe soit dans de même dispositions. Il serait sans doute bien plus habile d’être escorté par Artémis et d’apparaitre comme son invité voir son ami, si cela était possible.

« Pardonnez mon audace, mais les derniers événements m’ont rendu pour le moins nerveux, aussi puis-je vous demander ce qui vous ramène dans ma cité ? Ce n’est certainement pas l’idée de rassembler votre meute après la bataille, je suis sûr que vous auriez pu les invoquer depuis l’Olympe. Alors pourquoi venir ici, en personne ? Qu’êtes-vous venu chercher ? Le pardon, ou la distraction ? »

Son combat récent contre la Guerre avait dut lui laisser un arrière-gout métallique dans la bouche. De sa défaite, il devait lui rester une certaine aigreur à l’âme. Sans doute le fait d’avoir côtoyer d’aussi près la violence lui en avait-il donné le gout, était-elle ici en chasse ?
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Artémis
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MessageSujet: Re: Le Cor et la Meute   Ven 21 Mar - 17:56

En tout premier, ce furent les jappements qui lui parvinrent rapidement suivi du bruits de la meute. Tous ces chiens avaient accompli leur mission et maintenant revenaient vers elle. Le sourire de la déesse lunaire s'était agrandi à leur vue. Aucun d'entre eux ne manquait à l'appel. Personne ne les avaient malmené et aucun des coups d'Arès ne les avait atteint. En même temps, ce fier mâle était bien trop orgueilleux pour s'abaisser à attaquer quelques limiers sans défense. Seule la présence d'Angron a premier plan pouvait expliquer la débauche de violence s'étant abattue dans le Réfectoire de Sparte. A la vision de ce qu'il restait de l'arène, un gouffre géant, suffisait à faire comprendre à quel point le combat aurait été fatal à tout être.

Aucun de ces vertueux saints de pacotille n'aurait fait l'affaire contre lui. Se terrer à Sparte est sans doute devenu leur nouvel exploit. Cette cité protégée d'une force capable de repousser deux divinités loin d'elle doit leur paraître autrement plus rassurante que le pâle Sanctuaire.

Ayant reconnu les cosmos de saints d'or, la chasseresse se sentait dépitée. Aucun d'entre eux n'avait les attributs, pour ne pas dire les couilles, nécessaires pour venir la voir. Des planqués, les golds étaient et ne resteraient que des planqués venant pleurer aux pieds de divinité assez douce pour les prendre en pitié.

Une armée prenant place dans des temples tels des lapins terrifiés au fond de leurs tanières. Des lapins roses qu'elle se ferait un plaisir de débusquer s'ils lui semblaient en valoir la peine. Chose dont elle doutait quelque peu. Aucun de ces hommes n'avait été capable de se dresser directement contre les divinités infernales. Les seuls capables de le faire avaient été la lie de l'armée de la Sagesse, la basse chair à canon. Des bronzes que les saints d'or regardaient de haut. Du moins quand ils daignaient quitter leur abri douillet.

Hum, des saints dans des temples.

Le souvenir de certaines de terres de la Sagesse lui revinrent en mémoire ainsi que la présence en certains d'eux de temples ou de labyrinthe ajoutant un intérêt à une quelconque chasse.

Jamir ou Death Queen Island. L'un ou l'autre devrait faire l'affaire. Je pense que tâter des saints réfugiés derrière des murs serait autrement plus intéressant que les forcer entre des colonnes.

Un enjeu bien plus intéressant pour elle que les attaques en terrain presque découvert.

Débusquer du saint avant de le prendre en chasse. Quelle meilleure idée que celle-là. Le tout restait de ne pas se mettre Athéna à dos. Trouver une explication valable ne devrait pourtant pas poser trop de soucis vu l'inertie maladive dont faisaient preuve les dernières réincarnations, passant leur temps à se faire transpercer, geler, enlevé et quasi noyée dans un pilier marina.

De quoi amuser la déesse de la Chasse.

Démontrons lui que ses saints ont besoin d'entraînement. Après tout, tâter l'armée capable de défaire non seulement Hadès mais aussi Poséidon est un défi tentant pour toute divinité. S'il le faut j'offrirai une compensation à ma grande sœur. Autre que la tête de son saint à accrocher au mur...

Saint sans son casque fallait-il le préciser. Artémis en était presque à rire de sa plaisanterie, aidée par les léchouilles de ses chiens quand une espèce d'escogriffe à cheveux verts comme de l'herbe bonne à faucher fit son entrée devant elle. Son sourire ne lui donnait qu'une seule envie : celle de bander son arc et de tester ses nouvelles flèches d'argent sur le nouvel arrivant. Ce sourire sadique, dément, pervers lui procurait d'étonnants frissons dans le bas du dos. Non de désir hormis celui de le prendre pour proie. Envie qu'elle arriva à réprimer. Après tout, elle était capable de jouer avec ses proies.

- Bonjour Haut Commandeur de la grande cité de Sparte. Je suis bien aise de faire votre connaissance. Ce qui pour un mâle tel que vous est un honneur que je vous sais capable de savourer.

Le sourire à peine esquissé de la déesse était sincère. Cet homme faisait l'effort d'une part d'ôter son couvre-chef, d'autre part de ne pas le regarder directement. Chose qui lui plaisait. Enfin, lui plaisait, lui faisait juste paraître Hazama moins répugnant que les autres mâles qu'elle croisait d'habitude. Son ton poli ne pouvait l'abuser mais elle n'avait pas envie de mettre sa nièce en mauvaise posture. Cet homme était le défenseur d'Arwen et rien que cela lui donnait un autre avantage face à la lionne protectrice des femmes et des jeunes filles.

- En effet, je suis revenue et je comprends votre surprise suite aux dégâts que Diane a occasionné en tentant de repousser Angron. Je ne cherche pas le pardon pour une faute qui est du ressort d'une jeune femme encore non éveillée mais qui a tout fait pour aider autrui. C'était des dégâts collatéraux et sans elle, bien d'autres victimes seraient à déplorer. Néanmoins, ce sont aussi eux qui sont en partie responsables de ma venue. Je n'ai pu empêcher ce carnage mais je peux vous offrir des présents capables de soigner toutes sortes de maux. Des plantes que moi seule peut faire pousser en ces lieux. Je pensais aussi offrir une nouvelle arène en remplacement de celle que vous avez été obligé de déplacer droit vers l'Olympe, chose qui est de la nature de l'exploit divin. Puis, il y a quelqu'un auquel je tiens en cette cité et que j'aimerais rencontrer avant que les saints présents en armure en ces lieux ne viennent titiller les futurs spectres. Aucun d'eux n'a le courage de défier des spectres aussi éveillés que ceux honorant ma chère sœur Perséphone mais face à des spectres encore en sommeil, leur ardeur prend son envol vers des sommets inattendus. En cas de soucis, demander, je me ferais un plaisir de les ramener à de meilleures intentions en plus d'avertir ma grande sœur de la Sagesse des manières de butors avérés de ses saints aussi mâles que des bœufs ou des chapons...

Sur ce, elle se tut, attendant la réponse d'Hazama. Qu'elle ne le prenne pas pour cible était déjà un honneur immense à ses yeux de déesse vierge et castratrice de la Chasse.
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Ozymandias
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MessageSujet: Re: Le Cor et la Meute   Ven 21 Mar - 22:05

Arrow Je viens d'ici

Comme à son habitude, suivre le haut commandeur dans ses déplacements était une véritable épreuve. Sa fâcheuse tendance à simplement disparaître pour réapparaître où bon lui semblait le rendant aussi difficile à saisir qu’un serpent. Une comparaison qui lui plairait surement.

Sachant la tache quasi impossible, je décidais de m’en tenir à mon premier plan et d’aller poser mes questions à la fille du roi des dieux, elle qui probablement savait si son père était ou non de retour après des millénaires d’absence.

Me dirigeant alors en direction d’Artémis, je m’efforçais de me souvenir de ce que j’avais bien put apprendre à son sujet au cours de mes études mythologiques.

*Artémis… Artémis. Déesse de la lune et de la chasse, sœur d’Apollon… Féministe avant l’heure. Pas d’amour connus, a plutôt tendance à vouloir stériliser tout ce qui dispose d’attribut viril.*

Me sentant étrangement en danger alors que je m’approchais d’elle, je pouvais déjà entendre les glapissements des familiers l’entourant.

*Si elle s’est entourée de ses familiers, c’est probablement qu’elle se sent menacée, ou du moins qu’elle se tient prête à l’action. Elle n’est surement pas venue en toute innocence.*

Prudence. Encore plus en cette occasion, prudence. J’étais en quelque sorte l’émissaire du sanctuaire, et je ne pensais pas me tromper en pensant qu’elle était de même l’émissaire de son propre camp. La question était, de qui était composé ce camp ?

*En plus d’elle et de ses familiers, qui donc est à ses côtés ? Certes pas Arès, peut-être ce David…*

Me demandant sur le moment qui pouvait bien être ce beau parleur que j’avais alors à peine entrevu, je fus interrompu dans mes pensées par l’émergence soudaine d’un nouveau cosmos tout prêt de l’endroit où je m’étais posté.

*Hazama !*

Sans doute déjà présent sur les lieux depuis plus longtemps que moi, il se décidait maintenant à s’annoncer proprement à celle qui sans nul doute allait recevoir sous peu sa déplaisante visite.

*C’est pas vrai !*

Moi qui avait pensé faire une entrevue en duo rien qu’elle et moi, c’était raté. Néanmoins l’arrivée imprévue du haut commandeur allait me servir d’étalon maître.

*Voyons comment il se débrouille devant la plus… acariâtre des déesses vierges*

Je m’attendais presque à le voir se faire réduire en charpie par la meute grognante qui déjà se refermait derrière lui, n’attendant probablement qu’un geste de leur maîtresse pour attaquer.

Etouffant l’affreuse pensée pourtant si plaisante du haut commandeur en loque devant aller soigner ses traces de morsures, j’observais sans un mot l’évolution de la situation, bien à l’abri au sommet d’une ruine, caché de leur vision par un fragment de mur éclaté.

*Ca suffirait pour des mortels, mais contre eux… Je perds surement mon temps, rien qu’Hazama doit déjà être au courant de ma présence ici.*

Concluant que mon attitude ne saurait que m’attirer leur colère et leur mépris, je quittais mon nid d’aigle pour me téléporter à bonne distance de l’improbable duo, cette fois en ligne de vue.

A présent pleinement exposé, j’évaluais à présent les risques d’une attitude ou d’une autre face à eux. Apparaître fier et sur de moi ? J’étais un chevalier d’or, porteur d’une des douze armures dont le signe était baigné de lumière par l’astre solaire lui-même. Héritier de Saga des gémeaux, oui, j’avais toutes les raisons du monde d’être droit et fier devant elle, et encore plus de l’être devant lui.

Oui mais voilà, étant donné leur caractère et l’écart de puissance entre nous, je doutais qu’une approche aussi… Pompeuse et hautaine soit la meilleure chose à faire si je voulais les amener à de meilleurs sentiments à mon égard.

Apparaître plus modeste, plus humble devant elle ? Oui, elle était une déesse, elle méritait mon respect même si elle ne saurait obtenir mon admiration que seule Athéna pouvait recevoir.

Cependant, si j’apparaissais trop faible ou trop pitoyable devant eux, j’allais jeter l’opprobre sur moi et sur l’ordre que je représentais tout en me faisant écraser.

Aucune de ces deux attitudes ne me semblaient être appropriées pour une telle rencontre. Depuis que j’avais obtenu le titre de chevalier d’or, j’étais devenu bien plus qu’un simple humain, et même si Artémis semblait apprécié la compagnie des chiens, je ne pensais pas qu’elle en désirait un de plus.

Je serais donc simplement moi, avec tout ce que cela impliquait. S’ils étaient tous deux dignes de mon respect, j’en étais moi-même digne au moins en tant que représentant d’élite du sanctuaire sacré.

Respirant alors un grand coup, j’avançais alors d’un pas tranquille mais mesuré vers l’impressionnant duo. Scrutant les réactions d’Artémis et le cosmos d’Hazama, mesurant le moindre de mes gestes, songeant au moindre de mes mots, je fis de mon mieux pour conserver mon aplomb devant le barrage de crocs me bloquant le passage.

Voyant des dizaines de chiens se resserrer devant Artémis, je compris que sans un ordre de leur maîtresse, il me serait impossible de m’approcher d’avantage.

*Bon, qu’importe, je suis déjà bien assez proche pour une conversation, quoi qu’un peu distante pour le moment.*

Imitant les manières de mon prédécesseur, je mettais un genou à terre et m’inclinais respectueusement face à la Chasse incarnée tout en prenant comme lui grand soin de ne pas la fixer, ce qu’elle prendrait j’en étais sûr, pour un geste de défis.

« Déesse Artémis, mes respects. »

Gardant encore le regard baissé tout en ouvrant mes sens à toutes actions environnantes, je me gardais bien de laisser un instant de silence s’installer entre nous.

« Divine Artémis, je me nomme Ozymandias, et je suis le chevalier d’or des gémeaux. Veuillez pardonner mon arrivée impromptue, mais si je parais devant vous aujourd’hui sans avoir été annoncé au préalable, c’est pour une affaire de la plus grande importance. »

Devais-je mentionner le fait que du haut de mon promontoire et en m’avançant vers elle, j’avais pu surprendre une partie de leur conversation ?

« Avant toutes choses, sachez que j’étais présent au moment où votre demi-frère et vous avez… Quitté précipitamment Sparte. Je sais quel combat vous avez mené contre lui, et même si je n’en suis pas encore sur, de ce que l’on m’en a raconté, je vous remercie pour avoir su vous dresser là où nous aurions dut être nous même pour protéger tant les nôtres que ceux ne partageant pas nos idéaux. Je sais que seule votre aversion pour mon genre vous empêche de vous immiscer dans mon esprit aussi j’irai au plus vite pour nous épargner tous deux un entretiens souillé de sous-entendu et de suppositions. Divine Artémis, votre père est-il de retour en Olympe ? »
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Hazama/Eris
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MessageSujet: Re: Le Cor et la Meute   Sam 22 Mar - 19:47

Le haut commandeur était sur une corde raide, et il le savait. Affronter la déesse de la chasse ne lui serait que désagréable pour le moment. Et plus désagréable encore que l’effort d’un tel combat, c’était le besoin de se présenter au roi des dieux comme un ami qui occupait son esprit, chose tout à fait impossible si l'on s’en prenait à sa fille chérie.

Si l’étape de l’approche s’était faite sans trop de soucis, celle de l’entretien quant à elle ne faisait que commencer.

*Je conserve déjà ma tête, et j’ai échappé à ses flèches, j’imagine que je peux m’estimer chanceux.*

Conserver ainsi le genou à terre ne le dérangeait pas outre mesure. Dans le monde des immortels, le protocole était des plus fondamental, et même s’ils pouvaient prétendre le contraire, ils adoraient qu’on leur montre un respect révérenciel, même s’il n’était que de façade.

Tromper, manipuler, semer les graines de leur chute tout en les utilisant au mieux de leur capacité, voilà ce que désirait Hazama en cet instant, et pourquoi il endurait sans broncher cette position incommodante sans se départir de son sourire.

N’ayant pas été invité à se relever, il restait ainsi, presque immobile, le regard baissé, ne montrant rien de ce que seul son esprit contenait, un esprit qu’il savait parfaitement hors de la portée d’Artémis.

Ses pensées lui appartenaient, et personne, pas même un dieu ne pourraient les lui voler, pas sans qu’il le désir d’abord.

Tiquant alors en sentant les mouvements tout proches d’Ozymandias, le haut commandeur de Sparte se demanda ce qui pouvait bien l’amener ici.

« Je vois. Croyez bien que vos présents sont appréciés, tout comme votre offre concernant les personnes trop… zélées, parcourant la cité. Mais sachez que nous sommes parfaitement capables de nous en occuper nous-même. Sparte est une terre neutre et souveraine. Aucun être, qu’il soit homme ou femme, mortel ou dieu ne peut s’y présenter et y faire régner une autre Loi que celle qui fut son fondement. Personne. Quand à celle que vous dite apprécier, je peux tout à fait vous amener à elle, mais elle seule sera en mesure de vous dire si elle souhaite ou non vous rencontrer. »

Suivant alors du regard l’impétueux chevalier des gémeaux qui s’avançait d’un pas hésitant vers eux, le haut commandeur jubilait intérieurement de son tourment, se gorgeant de la peur et du doute qui transpirait de cet homme écrasé par son héritage bien trop lourd pour ses frêles épaules.

*En parlant de frêles épaules, il y a le cas du bouillant oiseau de feu… Hum que faire. Ou plutôt, qu’en faire ?*

Le garder éternellement enfermé au cœur de la dimension parallèle où il se trouvait ? L’utiliser comme arme le moment venu en déclenchant un affrontement entre les chevaliers d’or présent et lui ?

*Non, il est encore trop immature pour ça. Il se ferait vaincre et l’opprobre rejaillirait sur Sparte. Ces chevaliers doivent disparaître au plus vite, mais pas dans les murs de ma cité.*

Le plus simple était encore de l’envoyer vers la maison noire, comme l’avaient fait ses compagnons de couleur. Il pourrait y retrouver celle qui deviendrait sa générale en chef, et celui qui peut être deviendrait sa première victime.

*Il serait bien assez idiot pour réitérer sa tentative, et là-bas, les esprits seront déjà suffisamment chauffé pour qu’il en rajoute.*

Posant ses doigts sur le sol pavé, le haut commandeur y diffusa lentement le serpent contenant Abaddon avec comme ordre mental, celui d’aller droit vers la maison noire avant d’y libérer son prisonnier sans toutefois le lâcher des yeux. Ainsi constamment suivis par les yeux et les oreilles d’Hazama, le futur spectre serait maintenu en laisse le temps que ses pas l’amènent hors des murs d’enceinte de la ville.

*Suis le partout, et surtout reste caché, que nul ne puisse te découvrir, et à la moindre incartade, avale le de nouveau. Je ne tiens pas à ce qu’il mette le feu à ce qui reste de ma cité.*

Suivant alors de ses sens son familier s’éloigner rapidement, Hazama n’oubliait pas de scruter le nouvel arrivant et l’effort réel qu’il faisait pour paraitre le plus diplomate possible.

*Zeus… C’est donc ça.*

C’était donc bien Artémis qu’Ozymandias était venu voir, habile manœuvre que de demander ceci à l’une de ses plus proches enfants.

*Crystalia est restée en arrière, surement pour Athéna… Enfin, cela devait arriver tôt où tard. Le retour de la déesse aussi vite après son départ il y a treize ans est certes décevant, mais pas très surprenant. Enfin, elle pourra ainsi assister à la fin de ce cycle maudit, tout comme son père.*

Restant encore silencieux face à la demande d’Ozymandias, le haut commandeur attendit tranquillement la réponse d’Artémis.

*Chaque chose en son temps, d’abord Artémis, puis Ozymandias. Son coté clair est trop longtemps resté souverain.*

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Artémis
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MessageSujet: Re: Le Cor et la Meute   Dim 23 Mar - 14:52

- Bien, je suis heureuse de voir que mes présents ont été acceptés et toute cette triste affaire réglée de la meilleure des façons. Pour ce qui est de ma sœur, je pense attendre qu'elle soit en état de m'entendre. Traumatiser son incarnation est bien la dernière des choses à faire. Les humains ont déjà de par trop troublé ses précédentes incarnations en en faisant une mièvre génisse pathétique. Se faire enlever sans arrêt avant de servir d'outre à sang est d'une faiblesse sans nom. Laissons-la suivre la maturation qui est la sienne. Plus Athéna sera en paix, plus son esprit pourra s'élever avec grandeur. Qu'on la laisse se débrouiller. C'est aussi un trait d'Athéna, être capable de se débrouiller et de créer. C'est la grande travailleuse et non cette frêle précieuse qui lui a tenu lieu d'incarnation avant de s'effondrer. Au moins, elle a eu la force de parsemer cette cité de sa présence.

Les sceaux d'Athéna étaient présents et la déesse lune les reconnaissait comme empreints de la puissance de son aînée. Elle en était à se demander combien de temps cela prendrait quand la Meute se mit à gronder. Comme un seul limier, tous avaient dressé l'oreille avant de se tourner vers un point précis, révélant l'approche d'un nouveau mâle.

Instinctivement, la main de la divine Artémis s'était crispée sur son arc. Une lueur dure brilla en ses prunelles brunes alors qu'elle jugeait le nouvel arrivant. Un autre des chiens de garde de la Sagesse. Un molosse à la constitution presque parfaite. La comparaison aurait pu paraître humiliante pour n'importe qui mais quand il s'agissait de la plus dangereuse des trois déesses vierges, c'était plus qu'un compliment.

Un instant s'écoula avant qu'elle ne relâche la pression et amène la Meute à en faire de même. L'arrivée d'un homme de la garde de sa soeur n'avait rien d'étonnant à ses yeux. Cela fourmillait fort en cet instant. Quatre guerriers au cosmos dorés, c'était de nature à attiser la curiosité de la déesse.

- Bonjour chevalier de la Sagesse. Je vois avec satisfaction qu'il existe encore des mâles capables de s'adresser correctement à la déesse de la Chasse. Je devrais vous féliciter pour cela, Haut Commandeur Hazama. Au moins, vous leur avez inculqué les bonnes manières et l'art de s'adresser aux divinités. Ce sont pas les rustres de l'ancienne époque qui en auraient été capables. Tout changement a du bon.

Sur ces dernières paroles, le regard d'Artémis s'était posé sur Ozymandias.

- Tu es digne de ma Meute, saint des Gémeaux et s'il n'y avait la paix entre ma sœur et moi, je t'aurais fait le plus grand honneur qu'une déesse telle que moi peut t'offrir.

Des mots lourds de sens sur lesquels mieux valait ne pas se tromper. En son fort intérieur, la redoutable chasseresse se complaisait à voir cet individu si courageux quoique du plus mauvais des deux sexes se mesurer à ces quelques paroles et en découvrir la clé.

Prendre les Gémeaux comme test de la fameuse chasse dont Arès lui avait tant vanté la grandeur était plus que tentant. Ses pouvoirs étaient parmi les plus adaptés à ce qu'elle attendait d'une chasse palpitante. Le Bélier serait juste son dessert. Lui laisser le temps de se terrer en sa fameuse Jamir avant d'en défoncer les portes serait tout autant jouissif qu'une chasse à vue avec le couillu Ozymandias. Enfin, cela attendrait. Ce mâle était plein de surprise et capable de remercier une femelle. Un autre bon point en la faveur du double faces.

- Je n'ai fait que le devoir de toute déesse civilisée et raffinée. Néanmoins, je suis aise d'avoir pu venir en aide aux gardes de ma grande soeur. Tout mâle que tu sois, tu es intéressant, Ozymandias. C'est indéniable. Et poursuivant. Pour ce qui est de Zeus. Mon père est en effet de retour et présentement fort occupé en Olympe.

Elle allait poursuivre quand un bouleversement se fit sentir dans le cosmos. Zeus, Arès, Perséphone, tous se déplaçaient sur l'ensemble de l'Olympe mais aussi du vaste monde mais plus que cela, d'autres énergies s'étaient révélées. Des êtres qu'elle-même ne pu identifier.

Que signifie...
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MessageSujet: Re: Le Cor et la Meute   Dim 23 Mar - 19:15

La situation était critique, je le savais. Artémis serrait toujours autant son arc, et si l’envie pour elle de s’en servir venait à surpasser le respect qu’elle pouvait avoir pour un chevalier d’Athéna…

*Hazama ne le tolérera pas, pas dans l'enceinte de Sparte, mais je ne peux pas me terrer derrière lui, pas sans y laisser mon honneur d'Homme et de chevalier.*

Serrant alors le poing que je gardais contre le sol, je focalisais mes sens sur Artémis, oubliant un instant le reste du monde et le haut commandeur étrangement silencieux pour réduire mon univers à cette terrible déesse aussi changeante que la mer et dont le mépris pour le genre masculin faisait de moi une cible idéale.

Surveillant du même coup la meute m’entourant toujours plus étroitement, je me sentais un peu comme un lièvre avant le lancement de la chasse à courre et m’attendait à tout moment à ce qu’elle m’ordonne de courir.

« Ce n’est rien, oh déesse de la chasse, vraiment rien qu’un autre chevalier n’aurait fait à ma place, je peux vous l’assurer. Peut-être gagnerez-vous à connaitre un peu plus des miens, peut être verrez-vous alors de vos propres yeux ce que nous valons vraiment. »

La situation atteignait un point critique. Visiblement sur de sa supériorité et d’humeur taquine, Artémis dispensait subtilement ses piques au travers de ses dires. Je ne pouvais pas y rétorquer comme je l’aurai fait avec un confrère ou même avec un mortel sans risquer au passage ma vie, mais si je la laissais se moquer ainsi de moi et de ce qui à mes yeux valait la peine de mourir, je ne saurais plus jamais me regarder en face dans un miroir.

« Alors en ce cas, je prie pour que cette paix dure le plus longtemps possible, bien que du même coup, cela me prive de la joie de pouvoir ainsi me voir offrir votre présent. Ça doit être mon côté abnégationiste. »

Aimerait-elle me voir courir ? Me voir trembler, me voir la supplier de m’épargner ? Elle risquait d’être déçue.

« Et bien je suis fort aise d’avoir ainsi sut attirer votre divine attention. Pouvoir de mon vivant rencontrer un être aussi… légendaire que vous est en soit une chance inestimable, et à l’avenir si vous y êtes disposé, peut être pourrons nous faire plus ample connaissance, au moins pour raffermir les relations entre la chasse et le sanctuaire sacré. »

Une proposition que je savais pratiquement vouée à l’échec étant donné l’aversion d’Artémis pour le genre masculin, mais primo, il aurait été stupide de ne pas au moins lui poser la question et secondo, quand bien même mes attribut virils la rendait malade, l’opportunité pour elle de se rapprocher ainsi d’un chevalier qu’elle trouvait intéressant ne pouvait pas la laisser indifférente si ses dires étaient vrais.

Une tactique comme une autre pour savoir quel genre de personne était vraiment la déesse de la chasse.

« Je vois. Je vous remercie pour cette information. »

Zeus… De retour. J’avais toujours eut raison. Il fallait que le sanctuaire l’apprenne de toute urgence !

*Fort occupé en Olympe… qu’est-ce que cela veut dire ? Que peut-il bien préparer après plus de deux mille ans d’absence ? Et quel sera notre rôle dans tout cela ?*

Affronter Poséidon ou Hadès était une chose, affronter le roi des dieux en était une autre. Si la mythologie disait vrai à son sujet, alors la totalité des olympiens réunis ne pourraient rien contre lui. Nos chances était donc faibles, voir quasi-nulles.

« En effet, j’imagine qu’après une absence aussi longue, nombre de taches l’attendent. Après tout, nombreux sont ceux à en avoir abusés, et le temps qu’il s’acclimate à notre nouveau monde, plus nombreux encore seront ceux à vouloir tirer leur épingles du jeu. »

La réaction d’Artémis à ces suggestions serait fondamentale. D’elles, j’apprendrais beaucoup, si entre temps je n’étais pas devenu son prochain-futur trophée ambulant.
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MessageSujet: Re: Le Cor et la Meute   Dim 6 Avr - 19:51

[Désolée pour le retard, je n'avais pas vu que c'était à moi   ]

Elles l'attiraient tel un aimant. Depuis leurs apparitions en provenance de l'Olympe, ces présences ne cessaient de résonner comme le plus alléchant des challenges. Une traque à nulle autre pareil au vu de la vivacité à laquelle elles s'étaient déplacées. Toutes avaient gagné une partie du monde avant de laisser libre court à leur violence. Si rageuses, si haineuses, elles avait laissé libre court à leur soif de destruction avant de repartir aussi vite.

Du moins, pour deux d'entre elles...  

Se terrant dans le silence, la déesse lunaire de la Chasse les avaient jaugés. Le cosmos d'Arès se dégageait légèrement d'eux et il n'y avait pas que cela. Une sorte de relent de brume sanglante s'était dégagée de l'un d'eux. Celui se tenant tout près de Sparte. Une fragrance qui associée à leur point d'envol ne laissait aucun doute sur leur origine. Ceux-là provenaient directement de la citadelle d'airain où deux d'entre eux s'en étaient déjà retournés.

Je vois. Mon cher frère n'a pu s'empêcher de tester de nouvelles forces au sein de son armée ou de les envoyer se dérouiller après notre si longue attente à tous. Dommage pour ceux qui se trouvaient sur place. Ils n'auront même pas eu le temps de réagir. Quand aux saints de ma chère sœur...

L'attention d'Artémis s'était concentrée un instant sur le domaine sacré tout proche avant de s'en détourner. Son jeune frère Hermès se trouvait sur place. Une divinité contre un seul sbire d'Arès, c'était largement suffisant en cas de soucis. Le tout était de savoir s'il agirait plus vite qu'il ne le faisait d'habitude. Le messager des dieux était plus prompt à voler ou agir dans l'ombre que se placer en rempart lors d'un combat.

Espérons pour les saints de ma sœur qu'il réagira cette fois. Et lui ?

Son regard s'était de nouveau focalisé sur Ozymandias se tenant respectueusement devant elle. Le Haut Commandeur lui se tenait étonnement coi. Une attitude humble tout comme le saint des Gémeaux mais qui avait aussi le don d'intriguer la déesse au front d'argent.

Lui, le saint, plus que le Haut Commandeur se tenant encore céans ? Est-il au courant ? Non, à le voir, ce n'est pas le cas. Connaissant les combattants de l'espoir, il ne pourrait rester céans comme si de rien n'était. Aucun chevalier ne pourrait tolérer ce qu'il s'est déjà passé en certains lieux et ce qui se déroule en cet instant même en d'autres...

Un instant se passa encore avant qu'elle ne reprenne la parole. La dernière demande du saint était restée sans réponse mais cela ne pressait point. Elle pourrait y revenir dès qu'elle lui aurait fait part de ce qu'il se déroulait en cet instant même.

- Entendez-vous, saint des Gémeaux ? Ces cosmos qui ont éclaté avant de disparaître pour deux d'entre eux. Les deux autres, eux, sont aux prises avec vos frères d'armes. Et sentant la puissance se dégageant d'eux, je ne peux que prier pour que ma soeur les soutiennent. Ces énergies sont celles d'un échantillon de l'armée d'Arès. Visiblement, il a laissé certains de ses protégés se faire la malle.

L'un des vôtres défend en cet instant même un lieu tout proche. Son cosmos ne m'est pas inconnu. C'est celui qui a contenu notre puissance à moi et Arès. Malheureusement pour lui, il est en train de faiblir, de plus en plus vite. Je sens que son aura est grièvement perturbée...

Les proies les plus frêles... Ce sont celles qui choisissent les chasseurs pour se faire la main. Celles qui ont déjà été éprouvées et n'ont pu récupérer suffisamment de force. Souhaites-tu encore expérimenter la Chasse, Ozymandias des Gémeaux ? Comme je l'ai fait pour Sparte, je suis prête à réparer les dégâts collatéraux...

Le ton d'Artémis était devenu tranchant. Le danger émanant d'elle augmenta soudain avant que son arc ne s'illumine. Si elle était prête à aider, elle ne laissait aucun doute quand au fait qu'un prix serait à payer.
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MessageSujet: Re: Le Cor et la Meute   Lun 7 Avr - 19:33

Entièrement focalisé sur la déesse lunaire me toisant du haut de sa stature divine, j’oubliais presque un instant le haut commandeur, étrangement silencieux et immobile, comme absent, et scrutais le moindre geste suspect de ma mortelle compagne d’un instant.

*Si ça, c’est pas frôler la mort.*

Craignant intérieurement la réponse qu’elle pourrait donner à ma question, je la devinais s’agiter ici et là, portant son regard en différent point de la zone nous entourant, comme pour y distinguer quelques intrus que son arc aurait châtié sans semonces. Pour ma part, aucun cosmos environnant n'était à signaler, ni s’approchant, ni s’éloignant, pas depuis cette étrange sensations qui m’était apparue plus tôt, comme si le haut commandeur, ou tout du moins une partie de lui, s’était éloignée de nous sans que son corps quitte pourtant sa position.

*Sans doute a-t-il envoyé une portion de son cosmos le précéder, mais dans quel but je m’interroge ?*

Si j’avais vu juste, cette capacité pouvait lui octroyer de fabuleux avantages, que ce soit pour délivrer des messages, explorer des lieux inconnus, voir même communiquer à de longues distances ou voir par d’autres yeux. Les possibilités semblaient infinies, mais sans le voir de mes propres yeux, il était difficile de savoir si mes hypothèses étaient justes, ou totalement fantaisistes.

« Quoi ?! »

Ne pouvant m’empêcher de relever la tête aux derniers mots de la déesse, je me rendis alors compte de mon erreur en ayant depuis maintenant de longue minutes focalisé mon attention sur un seul point.

« Un endroit tout prêt d’ici… Un des miens ? Une proie affaiblie ? Non ! Ca ne serait pas… ?! »

Lançant alors l’ensemble de ma conscience au-delà des murs de Sparte, je découvrais le pouvoir de la nécessité d’agir en dépassant pour la première fois le cadre de la dizaine de kilomètre lorsque j’utilisais ma capacité de sonar cosmique. Manquant presque de défaillir devant l’effort psychique considérable que me demanda une telle concentration, je pus néanmoins porter ma conscience jusqu’à l’entrée du sanctuaire sacrée pour y découvrir nimbée dans une brume opaque, deux énergies formidable dont l’une m’était inconnue.

« Cypris ! »

A en juger par les explosions de puissance que ces deux énergies dégageaient en ce moment précis, il ne pouvait s’agir d’une rencontre amicale, d’autant que le cosmos de l'émissaire du dieu de la Guerre était plus que particulièrement agressif, comme celui d’un fou sanguinaire, comme celui de cet Abaddon.

Que devais-je faire ? Ralier le sanctuaire maintenant ? Voler au secours de Cypris comme me le dictait mon cœur ?

J’allais me relever pour disparaître au sein d’un portail dimensionnel sans autre forme de procès, lorsque je me rappela soudain qui était Cypris, et qui était en ce moment même au sanctuaire avec elle.

« Non… »

Faisant de mon mieux pour refréner l’envie d’interférer dans l’affrontement du sagittaire, je me résignais à faire mon devoir plutôt qu’à suivre mes élans de compassions.

« Je n’y irais pas. Peut-être cela va-t-il vous paraître monstrueux ou dédaigneux, mais je n’interférais pas dans le combat d’un autre chevalier. Premièrement par ce que cela est contraire à notre code d’honneur, deuxièmement, parce que j’ai foi dans la force du sagittaire, et je sais qu’un chevalier se battant pour une cause juste est invincible, comme l’a mainte fois prouvé l’histoire. Son cosmos est en train de faiblir dites-vous ? Attendez donc encore un peu, et vous verrez. Les chevaliers sacrés ont accomplis tous les miracles de la Terre par le passé, et il en sera de même dans l’avenir. »

Je tachais d’apparaitre aussi sur et confiant que possible, mais au fond de moi, je ne pouvais m’empêcher de trembler pour Cypris, elle qui était encore en convalescence et qui malgré son statut de chevalier d’or restait si inexpérimenté.

*Non, je ne lui ferai pas l’insulte de la croire aussi inapte. Si je vol à son secours maintenant, ce sera une véritable insulte à son honneur et à son talent. Ce serait la juger indigne de son rang et de son armure. Je ne bougerais pas d’ici.*

Me martelant encore et encore les raisons me poussant à faire confiance au sagittaire, je ramenais avec regret ma conscience à une sphère d’analyse raisonnable, non sans au passage ressentir une intense fatigue mentale dont je ne montrai rien.

« Aussi c’est avec regret mais fermeté qu’au nom du sanctuaire, je refuse votre aide généreuse, mais inutile. Ce que chevalier seul peut faire, seul il doit le faire. »

Un constat aussi tranchant que la hausse du pouvoir d’Artémis. Nombre d’exemple aurait dut lui revenir à l’esprit avant de proposer ainsi une aide aussi intéressée qu’insultante.

Oh il était évident qu’elle n’avait aucun respect ni pour notre ordre, ni pour sa demi sœur qui pourtant à plus d’une reprise, avait sauvé la Terre et tous les animaux qu’elle contenait alors qu’Artémis restait absente des conflits, sans doute avec de bonnes raisons. Athéna ne méritait-elle donc pas un peu plus de respect ? Ne méritions-nous pas son respect ?

"Crystalia ? Crystalia ? J’espère que tu vas recevoir ce message. J’ignore si tu l’as senti toi-même, mais en ce moment, le sanctuaire est attaqué par un soldat d’Arès. Le sagittaire est déjà sur place, aussi je n’ai pas jugé utile d’intervenir moi-même conformément à notre code et par égard à l’honneur de Cypris.

Je suis actuellement en pleine discussion avec la déesse Artémis et le haut commandeur, et j’ai déjà pu apprendre que le roi des dieux est de retour. Si cela t’es possible, informe en le grand pope grâce à tes pouvoirs psychiques. Bonne chance dans ta quête, j’espère te revoir bientôt.
"


Ayant un instant déployé mon cosmos en large onde sphérique que Crystalia ne manquerait pas de remarquer, je reportais mon attention sur la déesse d’argent, un peu plus pressé désormais qu’à l’accoutumé.

« Zeus est de retour, mais qu’en est-il d’Athéna ? Ne cherchez pas à me le cacher, je sais qu’elle est ici en ce moment même, sous les traits de la jeune fille que vous venez de nommer membre de la maison dorée, haut commandeur. »

Lançant un regard perçant à Hazama, je le découvris un sourire démesuré sur les lèvres, comme en pleine extase alors que pris de dégoût et d'effroi, je reportais mon attention sur Artémis.

« Déesse lunaire, comment est-ce possible ? Il ne s’est passé que treize années depuis la précédente incarnation de la Sagesse. Treize années seulement. Pourquoi est-elle de retour maintenant ? Cela veut-il dire que le danger nous guette ? Un danger qu’elle a perçus et qui l’a fait revenir parmi nous ? »

Bien sûr, Artémis ne pourrait pas entièrement répondre à cette question, mais de son piédestal divin, elle avait certainement assisté à des événements à même de confirmer ou d’infirmer ma théorie.

HRP:
 
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MessageSujet: Re: Le Cor et la Meute   Mar 8 Avr - 13:15

Au-dessus de l’élu divin du manieur de foudre, le ciel se chargea soudain d’éclairs opalins, symboles de la toute-puissance du roi des dieux. Le tonnerre enfla en grondant avant qu’un trait de foudre aveuglant ne tombe face à lui, n’infligeant nul dommage ni aux alentours, ni à l’immortel auquel il était adressé.

Le flash de lumière passé, les yeux qui purent le contempler découvrirent une forme à demi-humaine, couronnée d’éclair et faite de nuages crépitants. Le visage impérieux du fils de Rhéa s’y matérialisa avant que la voix sans pareille du père de l’Olympe ne s’en échappe.

« Artémis! Par ma couronne et ma Loi, je te convoque céans à l’Aréopage ! Mon enfant, marcheur du ciel et glorieuse princesse immortelle parmi les dieux, accoure sur l’heure ! Que rien ne te retiennes ou craint ma colère ! »

Et la forme éthérée disparut alors, ne laissant derrière elle que l’écho des mots du roi des dieux avant que les sombres nuages chargés d’éclairs ne disparaissent.
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MessageSujet: Re: Le Cor et la Meute   Mar 8 Avr - 19:46

Les paroles d'Artémis avaient atteint le jeune guerrier. Elle ne pouvait en douter. Cela était tellement évident. Les réactions du saint des Gémeaux trahissaient son trouble ainsi que son inquiétude. Les premiers élans spontanés étaient aussi les plus révélateurs.

Tu tiens à elle. Tu lui portes bien plus de sentiments que tu ne le crois. Ton coeur a précédé ta raison et pour moi ne compte que le premier élan. Celui qui ne ment pas, celui qui ne se dissimule pas sous les contraintes de l'éducation martiale que reçoivent l'ensemble des saints.

Tu auras beau te cacher, tu ne pourras nier ce que j'ai entraperçu. De toute façon, je n'en ferais nul cas. Tu n'as pas à savoir que je suis bien plus sensible que tous le croient. Mon destin est d'être l'éternelle vierge de la Chasse. Je l'ai choisi et souhaité...

Contrairement à tant de déesses, je ne fais pas que subir les fils des Moires, je les accepte sans me plaindre.


Nulle expression sur son visage lorsqu'elle reçut les paroles d'Ozymandias. La Sagesse et la maîtrise dont il faisait preuve en cet instant le rendait encore plus intéressant aux yeux de la déesse.

- Je vois, tu es comme le roc lorsque la situation l'exige. Tu me plais chevalier, je dois le reconnaître. Ton attrait ne cesse de grandir à mes yeux mais ton avenir à lié à ma sœur aînée. Je sens que son cosmos croître. Si longtemps, cela fait si longtemps qu'elle n'a plus reparu en Olympe, qu'elle n'a plus partagé la vie des siens. Le temps que les dieux les plus belliqueux s'entre-déchirent, d'autres tentent tout pour maintenir la terre. La nature sauvage survit au prix de mes incarnations. Plutôt que de renaître en humaine, je le fais sous d'autre formes pour aider notre terre nourricière, notre Gaïa à maintenir le manteau de vie que est aussi essentiel à la vie que l'est la Mort et le Sommeil. Essaie aussi de penser que tous les dieux ne détestent pas Athéna. Seulement, ils n'ont pas forcément la possibilité de s'incarner sur terre...

Artémis baissa soudain la tête avant de faire signe à sa Meute. Le temps du départ approchait. La Chasseresse le sentait. Son instinct ne la trompait pas. Quelque chose flottait dans l'air. Quelque chose de terrible qui ne demandait qu'à éclater.

- Le danger...

La terre sera éternellement le théâtre des luttes de la vie et de la mort. Des êtres luttent chaque jour pour leur vie, certains coopèrent, d'autres tiennent seuls, l'égoïsme et l'altruisme ne sont pas le seul apanage de l'homme, loin de là. La vie a tant de formes et ne se limite pas qu'à vous seuls. Je suis la Nature Sauvage, la Lune, la Chasse et tant d'autres choses encore. Les humains bénéficient de mes bienfaits voire les gaspillent mais c'est le rôle d'Athéna que les guider. Et tout comme toi, j'ai confiance en elle, en ses capacités de déesse olympienne. L'une des grandes douze divinités de l'Olympe, l'une des déesses capables de réunir l'aéropage. Cela n'est pas rien. Aussi, ne me reproche pas ce que toi-même défend. Tu parles de l'honneur d'une sœur d'armes, je parle de l'honneur d'une sœur de sang, l'ichor de notre père Zeus coule dans mes veines. Que ma destinée soit différente de la sienne est tout aussi normale que la tienne se distingue de celle de ton amie. Veille juste à ne jamais regretter certaines de tes certitudes...


Soudain, un éclair transperça le ciel, aveuglant tout ce qui l'entourait. Un symbole de puissance et de grandeur que la jumelle d'Apollon pouvait reconnaître entre tous.

- Père !!!

La joie dans la voix de la déesse était sincère. Franche et directe comme les traits d'argent qu'elle expédiait, la déesse était capable de sentiments envers la gente masculine même si ils se limitaient à son père et son jumeau.

Les ordres de Zeus claquèrent ensuite dans le vent avant que son avatar ne disparaisse aussi vite qu'il était venu.

- Bien, père...

Puis, se tournant vers Ozymandias.

- Je me dois d'en rester là. L'aéropage n'attend pas. A bientôt, saint des Gémeaux. Je garde en mémoire tes paroles et le refus de mon aide. Peut-être nos pas se recroiseront un jour...

Et s'adressant au Haut Commandeur.

- A bientôt, Haut Commandeur Hazama. J'espère que les présents que j'ai offert à la cité sauront réconforter ceux qui ont souffert de notre lutte, à Arès et moi. A très bientôt, Commandeur Hazama.

Un nouveau souffle dans son cor et la Meute se releva avant de se lancer dans une nouvelle course dont seule la déesse savait la destination. Un dernier regard sur la cité et Artémis prit son envol. Elle ne devait point faire attendre Zeus.

==> Olympe, procès d'Hypnos
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MessageSujet: Re: Le Cor et la Meute   Jeu 10 Avr - 14:04

Comme je m’y étais attendu, Artémis ne sut que trop répondre à ma question concernant sa demi-sœur, et tenta de voiler son ignorance derrière un linceul de sentiment que je devinais aussi mensonger qu’incomplet.

*Ce que femme dis, femme souvent pense le contraire.*

Fallait-il en conclure qu’Artémis n’avait que mépris pour Athéna et l’humanité dont elle avait fait preuve ? Fallait-il en conclure que je devais la considérer comme une ennemie potentielle malgré le fait qu’elle se soit interposée entre son demi-frère et les aspirants ?

L’histoire n’avait conservée aucune trace d’un quelconque affrontement entre les deux déesses, aussi je restais prudent dans mes conclusions. Plus important que cette énigme était le retour de Zeus, beaucoup plus important.

Tout allait-il changer désormais ? Le retour du roi des dieux allait-il signifier le retour à l’harmonie ? Ou l’arrivée d’un nouvel ennemi à la puissance sans pareille ? Comment pourrions-nous le savoir ? Qui pourrait le savoir ? Peut-être le grand pope le saurait-il au travers des étoiles ?

*Y a-t-il seulement besoin de lire l’avenir pour noter les signes avant-coureurs du désastre ? L’arrivée d’un ancien chevalier d’or désormais devenu plus une arme qu’un homme, le retour massif de divinités depuis longtemps disparue, le réveil du roi des dieux et pour couronner le tout, le retour de la déesse seulement 13 ans après sa dernière incarnation… Non, cela ne peut qu’augurer la guerre, une guerre apocalyptique.*

Ne parvenant pas a chasser le combat de Cypris de mon esprit malgré ma concentration, je concluais que mon temps à Sparte touchait à sa fin. Un dernier entretient avec le haut commandeur, et je quitterais la cité du cosmos, sans doute pour un long moment.

« Vos compliments me flattent, et votre intérêt m’emplis de fierté. J’espère savoir m’en montrer digne quotidiennement, les premières impressions ne sont pas toujours les bonnes n’est-ce pas ? »

Quel poids pouvais-je accorder à la parole d’Artémis ? Elle n’était pas réputer pour être mensongère ou manipulatrice, mais cela ne voulait certes pas dire qu’elle ne savait faire l’un ou l’autre.

*Qu’importe la manière dont elle s’est incarnée durant tout ce temps. En buisson, en chat, en oiseau ou en crapaud si ça l’amuse, elle n’a rien fait pour tenter de stopper ses oncles. Qu’elle m’avoue ainsi avoir été présente, mais absente… Comment peut-elle penser que je n’y verrais guère de lâcheté ? A moins que…*

Peut-être avait-elle simplement fait confiance à sa demi-sœur comme en cet instant je faisais confiance à Cypris.

*Confiance au point de risquer de tout perdre ? Admirable, si tant est que ce soit bien le cas…*

« Je ne suis qu’un mortel, ma sphère de compréhension est limitée, aussi je ne peux saisir que ce qui m’apparaît, ce qui demeure visible, et non ce qui relève de l’ésotérique et de l’abstrait. »

L’étrange logorrhée de la déesse à cet instant précis montrait bien que sans le vouloir, j’avais touché un nerf sensible. Visiblement Artémis ne goûtait guère sa comparaison avec Athéna.

En vérité je savais que fort peu de divinité pouvait supporter sans broncher une telle comparaison, Athéna avait toujours été la fille préférée de son père, et un parangon dans tous les domaines, il n’était facile pour personne d’être comparé à un idéal.

Notant intérieurement de jouer d’avantage à l’avenir sur cette corde, j’inclinais respectueusement la tête aux dernières paroles de la déesse, notant le caractère absurde et mélodramatique d’une telle déclaration.

« En devenant chevalier, j’ai fais le choix de ne jamais regretter mes décisions. Je paierais le prix que le destin m’imposera pour mes choix, mais si je pourrais pleurer et me lamenter, jamais je n’aurais de regret. »

Jamais le moindre regret, pas même face à la mort de personnes m’étant cher. Telle était ma voie, et je ne m’en écarterais pas, vaille que vaille.

Soudain le ciel s’assombrit, de lourd nuages noirs charriant avec eux foudre et tonnerre s’amoncelèrent au-dessus de nous, et un éclair aveuglant tomba devant la Chasse incarnée dans un flash de lumière aveuglant qui une fois dissipé, révéla l’image d’un être que plus de deux mille ans d’absence n’avait su effacer de nos mémoires.

*Zeus !*

Forte comme le tonnerre grondant au-dessus de nos têtes, une voix impérieuse et souveraine s’éleva de la forme humanoïde faite de foudre et de nuages. Artémis était convoqué, à un aréopage qui plus est. L’affaire devait être de la plus haute importance, et l’envie de la suivre était des plus tentantes, bien qu’irréalisable sans son aide.

*Devrais-je lui demander de me laisser l’accompagner ? Qu’est-ce que je risque après tout si ce n’est un refus ?*

Mais le temps me manqua.

Me saluant ainsi qu’Hazama avec célérité, Artémis s’en alla promptement avec sa meute aboyant aux quatre vents, toute contente visiblement de partir avec leur maîtresse.

Me relevant enfin, il ne restait désormais plus que le haut commandeur et moi, seul à seul.

« A nous deux maintenant. »

Me tournant face à l’image même du dégoût dans mon esprit, je toisais sans ciller son regard étincelant, cet affreux regard jaune où je devinais autant de malice que de puissance.

« Allons droit au but, ça nous fera à tout deux gagner du temps. Si je suis venu ici, c’est pour avoir des réponses à ces questions que vous avez toujours éludées avec autant de stratagèmes qu’il y a d’âmes en cette cité. Aujourd’hui je ne suis plus l’apprenti que j’étais en quittant cette cité il y a maintenant six mois. Aujourd’hui je pense mériter la vérité. »

Devenir chevalier, découvrir l’histoire secrète du sanctuaire dans l’héritage laissé par mes prédécesseurs, réaliser de mes yeux l’ampleur de la menace pesant sur nos épaules, tout cela m’avait rendu différent.

« A présent, dites-moi, la vérité sur Sparte. Dites-moi tout. »
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MessageSujet: Re: Le Cor et la Meute   Jeu 10 Avr - 14:47

Que tout ceci pouvait être divertissant pour le haut commandeur. Un humain et une déesse, face à face, chacun tentant d’obtenir de l’autre quelque chose que la force seule ne leur aurait jamais apporté. Un jeu d’esprit dans lequel Hazama se flattait de n’avoir son pareil mais auquel il préférait passer son tour, pour le moment.

Ne perdant pas une miette de l’échange aussi subtile qu’élaboré de l’improbable duo, le haut commandeur scrutait en même temps l’horizon des événements cosmiques secouant la planète. Les sbires d’Arès s’étaient déchaînés sur la surface du globe, et le divin Zeus n’en avait que faire, sans doute accaparé par de bien plus urgentes affaires, et sans doute pensant pouvoir en tirer parti d’une manière ou d’une autre.

*Arès finira-t-il en martyr, ou en exemple ?*

Conservant sa position agenouillée, Hazama observait sous les bords de son chapeau l’évolution le chevalier des gémeaux plus que la déesse Artémis, scrutant dans son cosmos et son esprit quelque chose de particulier, quelque chose qu’il savait trouver, aussi profond qu’Ozymandias avait pu le dissimuler.

*Depuis que tu sais pour ton destin, tu n’as cessé de vouloir lui échapper, maintenant il est temps pour toi de comprendre que nul n’échappe à sa propre histoire.*

Chose extraordinaire, ce fut non pas dans le cosmos, mais dans les mots et les pensées du chevalier que le haut commandeur trouva sa preuve. Oui, elle était là, cette petite part sombre, ce point noir qu’Ozymandias avait toute sa vie durant combattu. Cette parcelle présente dans tous être humain, mais qui pour les gémeaux, était le pivot sur lequel reposait leur équilibre mental tout entier.

*Hihihihi, il est prêt on dirait.*

Ne fermant même pas les yeux face à l’aveuglante lumière de l’avatar du manieur de foudre, le haut commandeur réprima un éclat de rire en voyant l’indomptable Artémis se changer en fille à papa sous ses yeux. Que les dieux pouvaient être frivoles quand ils se croyaient supérieur…

« Au revoir, divine Artémis. Ce fut un plaisir. »

Ce fut d’un œil amusé qu’Hazama suivit le départ de la déesse et de sa meute. S’autorisant alors enfin un soupir de soulagement, le haut commandeur épousseta son pantalon et s’autorisa une moue de dégoût.

« Je vais sentir le chien maintenant, j’en suis sûr. Enfin, il faut faire quelques concessions lorsqu’on traite avec une divinité n’est-ce pas ? »

Ozymandias pour sa part semblait contrarié, pressé, tendu, presque sur les nerfs. Cela était sans doute dut au combat de sa "sœur d’arme" comme il se plaisait à la nommer. Un aveugle aurait pressenti qu’entre eux, une liaison beaucoup plus forte que de la simple camaraderie, mais les apparences valaient parfois la peine d’être maintenues, si tant est qu’elles trompaient encore quelqu’un.

« Ooooooooooooooooooooh ? Ainsi pendant tout ce temps tu pensais à moi ?  »

Un sourire aussi énigmatique que pervers sur le visage, le haut commandeur ressentait avec délectation les sentiments contraires bouillonnant dans l’esprit du chevalier d’or. Partir ? Rester ? Le code ou l’amour ? Par les neufs enfers, que cela pouvait être doux aux sens d’Hazama.

« Oui, j’ai un emploi du temps chargé, aussi fait vite. »

Ce n’était pas que le jeu n’intéressait pas Hazama, c’était au contraire qu’il voulait arriver rapidement au moment le plus savoureux.

« Hihihi… Oui je vois. Effectivement tu as changé, en mieux je trouve. Qu’est-ce que cela fait de découvrir la vérité derrière les mensonges ? La vérité sur tes prédécesseurs ? Sur le sanctuaire ? Sur toi-même en général ? Que te reste-t-il de ces certitudes que tu avais en quittant Sparte dis-moi ? Oh non, ne me dis rien, je le lis en toi comme dans un livre ouvert. Tu commences seulement à percevoir la vérité sur ce monde mon pauvre ami. Crois-moi, tu n’es pas au bout de tes peines, déjà autour de toi, la vérité doit t’être apparue, même dans les yeux de tes compagnons d’armes n’est-ce pas ? Que croyais-tu ? Qu’ils feraient simplement abstraction de ce passé que tu voudrais tant changer ? Croyais-tu vraiment qu’en leur masquant ton histoire, tu pourrais leur faire oublier celles de tes prédécesseurs ? Tu es ce que tu es, Adrian Veidt, et changer de nom ou de costume n’y fera rien. »

S’étant approché de plus en plus près du chevalier d’or presque tétanisé par l’aura qu’Hazama émettait, le haut commandeur susurra ses derniers mots à l’oreille même d’Ozymandias dont l’expression faciale passa de la stupeur à l’incrédulité la plus totale en quelques minutes. Il avait voulu une réponse, il l’avait, avec même un petit bonus en prime. Maintenant qu’en ferait-il ?

« Je te laisse maintenant avec la vérité. Porte toi bien, chevalier d’or des gémeaux, héritier du pouvoir de Castor et Pollux, chevalier maudit par le destin. Haha… HAHAHAHAHAHAHAHA ! »

Et dans un nuage de fumée émeraude et noir, Hazama disparut.

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Ozymandias
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MessageSujet: Re: Le Cor et la Meute   Lun 14 Avr - 15:55

HRP:
 

Bénis sont les ignorants, heureux sont les humbles, car ils hériteront de la Terre...

J’avais toujours pensé que ce n’était là que pur fabulations, maximes sans aucun doute inventées par ceux ayant le pouvoir afin de maintenir les masses populaires dans un état de béatitude proche de l’asservissement, mais jusqu’à présent je n’avais aucune idée du fardeau de la connaissance.

Lorsqu’Hazama commença à me murmurer à l’oreille, je crus que sa langue fourchue allait y déverser un quelconque venin mensonger, mais ce qu’elle fit s’avéra bien pire.

« Et si je te disais que tu n’étais pas celui que tu veux être, ni celui que tu crois être ? Si je te disais qu’en vérité, ton passé remonte bien plus loin qu’a ces jours heureux que tu as passés auprès de la famille Veidt ? »

Ses seuls mots provoquèrent en moi comme une réminiscence, l’émergence de sensations oubliées depuis maintenant bien des années.

« Remonte aussi loin dans ta mémoire que tu le peux, que vois-tu ? Les murs de ta chambre luxueuse ? Tes jouets d’enfant ? Le visage de madame Veidt ? Mais à cette époque, tu avais déjà plus de huit ans. Remonte encore plus loin, par-delà les ténèbres de ce que tu as tant voulu occulter, découvre à nouveau ce qu’au fond de toi tu as toujours sut. La véritable provenance de cette amulette que tu portes autour du cou depuis ce jour particulier. »

Me souvenir… Me souvenir du commencement, au-delà de la brume.

J’entends… Des rires d’enfant. Une voix de femme, douce et affectueuse. Une chanson d’anniversaire. J’entends… Oui je crois que je m’entends parler.

« Ça te reviens ? Le jour de ton arrivée à l’orphelinat ? Le jour où je t’ai sauvé la vie ? »

Chaud, il y faisait si chaud. Le feu ! Il Y avait du feu partout, et un rire… Un rire de démon. Deux horribles yeux jaunes étincelant qui riaient et riaient. Du sang sur moi, celui de cette femme aux cheveux blonds, deux lames d'argents incurvées ruisselant de son hémoglobine. Le démon riant l’a tuée !

*Mère !*

« Assez ! »

Je voulais m’arracher à sa voix empoisonnée, mais tout mon corps refusait de m’obéir, comme s’abreuvant littéralement au son de ces révélations toujours plus folles, toujours plus insensées.

Un demi-sommeil dans la fraicheur d’un soir au clair de lune, un visage masqué sous l’ombre d’une casquette familière, un sourire inquiétant et un cigare rougeoyant dans le noir. Le chauffeur m’emmenant loin des lieux du drame, vers ce qui allait devenir ma seconde maison.

« Tu n’étais pas seul ce jour-là. Comme tous tes prédécesseurs, tu ne fus jamais seul, depuis le commencement. Souviens-toi. »

Jamais seul, depuis le commencement. Deux voix d’enfant, une chanson d’anniversaire, mais deux présents des mains tendues de mère, un pour moi  et un pour…

*Mon frère ! Mon frère jumeau !*

L’amulette ! L’amulette de mère, deux parties, une pour chacun de nous, et nos noms gravés sur la face arrière.

*Un nom... Mon nom... Vergil.*

« Tu te rappelles maintenant n'est-ce pas ? Ton passé, ta famille, le drame de ce jour? Est-ce que tu te souviens du reste ? »

Je ne pouvais lui répondre, mon esprit s’éparpillait, comme un miroir brisé. Que mon nom et mon origine ne soient pas celles que j’avais imaginé ne m’importait guère, mais que j’eusse un frère, qui plus est un frère jumeau… Cela remettait tout en question. Etait-il encore en vie ? Et si oui, cela voulait-il dire que mon destin ne serait pas différent de celui de mes prédécesseurs comme le disait Hazama ?

« Si tu veux connaitre la suite du récit, tu devras le découvrir par toi-même, en retrouvant ton héritage, ton véritable héritage, celui que ton père vous a laissé à ton frère et toi. »

De quel héritage voulait-il parler ? Qui était mon père ? Par la Sagesse allais-je devenir fou, noyé par ces questions ?

« Quand tu seras prêt, reviens me voir, je sais où doivent te porter tes pas. »

S’éloignant alors de moi le sourire aux lèvres, Hazama me laissait perdu au milieu de mystères encore plus épais qu’à mon arrivée.

Désormais Sparte pouvait bien aller au diable je m’en moquais, j’avais ma propre quête à accomplir, une quête dont dépendait mon avenir de chevalier. Je devais retrouver la mémoire, je devais savoir la vérité sur mon jumeau, et je devais le savoir au plus vite.

Mais je n’allais pas disparaître ainsi que l’avait fait mon prédécesseur, j’avais un rapport à faire et des devoirs envers le sanctuaire.

*Ne pas céder aux sirènes de l’égo. Jamais.*

Quittant alors d’un pas rapide les arènes de la cité du cosmos, j’adressais à Crystalia un dernier message télépathique l’informant de mon départ.

"Crystalia. Il s’est passé un évènement imprévu, je dois partir, parler au grand pope de toute urgence, mais je reviens vite. Je te fais confiance pour la suite, surtout ne prends pas de risque, quelque chose me dis que nous ne sommes pas en sureté ici."

Je n’avais eu aucunes nouvelles ni d’Aldébaran ni de son accompagnatrice depuis maintenant près d’une heure, et avec la nuit s’installant, je fus pris d’une crainte insensée, celle de ne plus jamais les revoir.

*Non c’est absurde, Sparte est une cité neutre, et ils sont tous deux chevaliers d’or, ils ne risquent rien.*

Quittant enfin l’enceinte de la cité du cosmos, je scrutais l’horizon en direction du sanctuaire, comme pour y découvrir une quelconque lueur indiquant un événement funeste, mais je n’y perçus rien de tel. Etait-il trop tard ?

« Cypris ! »

Ouvrant alors une faille entre les dimensions, j’y entrais sans hésitation, laissant derrière moi Sparte et ses mystères pour un temps, le temps d’obtenir du grand pope l’aval d’une quête qui pourrait bien s’avérer beaucoup plus longue.

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