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 Une Etoile se pose au creux du nid d'un serpent [PV Hazama]

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Arwen
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MessageSujet: Une Etoile se pose au creux du nid d'un serpent [PV Hazama]   Dim 9 Fév - 21:37

=> je viens d'ici portant le message de Zeus

[Merci pour le collier, Hermès, comme j'étais déjà partie du topic, je viens juste de le voir dans ton nouveau topic. J'en parlerai dans le prochain post ^^]

Un terrible sentiment l'avait envahie et ce dès qu'elle avait quitté l'Olympe. Ce temple qui était celui de son grand père lui avait laissé une sensation de froid en dépit de la pluie de lumière et de foudre entourant constamment le maître de la Montagne sacrée. Le plus singulier de tous les contrastes qu'avait connu la jeune femme. Née des amours de la Comédie et du Sommeil, l'étrange et le fantasque étaient pourtant son domaine. Toute les facettes des rêves et autres lui étaient connues, exactement au même titre que les sciences qu'elle enseignait aux apprentis de Sparte et ce qu'elle avait vu était d'une toute autre nature. Un instant, elle se surprit à frissonner avant que la peau de biche que lui avait remise la déesse de la Chasse ne se mette à étinceler et répandre une douce chaleur. L'essence divine de la Lune s'en dégageait avec une subtilité digne de la puissante Artémis. L'Etoile et le Lune ensemble sur les futurs chemins de traverse. Quelque chose en elle lui soufflait que tôt ou tard, les dieux devraient prendre les armes. Que tout ce que prévoyait Zeus mènerait l'humanité vers une nouvelle guerre. Ramener les humains vers les divinités grecques après les avoir laissés livrés à eux-mêmes si longtemps ne se ferait pas aussi simplement.

Le temps montrerait ce qu'il adviendrait ce qui n'était encore qu'un plan en devenir, le désir d'un roi. Volonté de roi, acte de roi. Zeus était le plus grand de tous les Olympiens, le plus puissant. Une guerre avec un tel être ne pourrait que mettre l'ensemble du monde en péril. Arwen n'en doutait point, jamais. La lutte entre Olympiens et Titans avaient déjà failli détruire le monde. Qu'en serait-il avec des puissances encore plus grandes ? La question était effrayante, la réponse terrifiante...

Un éclat au loin, celle d'une cité brillant avec l'éclat de l'or sous les rayons du couchant.

Notre cher Hélios a donc rejoint l'occident et s'apprête à plonger dans l'ondé éternelle...

Un souffle soudain se mit à gonfler ses ailes alors qu'elle entamer sa descente vers les alentours de la cité du cosmos. Délicate comme une fleur, colorée comme un papillon précieux, elle n'avait nulle pareille en toute la lignée de Zeus. La plus merveilleuse de toutes les perles précieuses du maître du sommeil et de son épouse. Si étincelante et en même temps si furtive sous le voile que lui offrait le couchant. Une traîne aux teints aussi chauds qu'uniques.

Sparte quant à elle sommeillait encore en partie sous le sort que lui avait offert Hypnos. La douleur s'était diluée, effacée dans le plus paisible des repos, laissant la crainte se distiller elle aussi, jusqu'à n'être plus qu'un triste souvenir. Un soupir apaisé s'échappa soudain des lèvres rose doré de la belle.

Retrouver la ville lui ferait le plus grand bien, elle en était certaine. S'il n'y avait sa mère, la Muse Thalie, restée en arrière sur les terres sacrées des dieux grecs, tout aurait été au mieux. La savoir si près d'Arès l'inquiéterait toujours mais en cela, elle n'avait aucun pouvoir. La Guerre, les deux Guerres faisaient partie de la vaste famille de Zeus et, de plus, occupaient des places de choix comme le prouvaient leurs sièges à la table de Zeus. Les douze grandes divinités de l'Olympe...

Arès, Artémis, Hermès, Zeus...

Déjà quatre étaient présentes. Poséidon était scellé tout comme son frère Hadès...

Et toi Athéna ? Quand viendras-tu reprendre ta place en cette assemblée. Les sens-tu ces cosmos qui s'éveillent et illuminent ton Sanctuaire de leurs puissances à nulle autre pareille tout comme les deux spectres, les deux seigneurs Vampires, ont marqué la nuit de leur retour. Hadès est scellé mais père lui, est bien là pour veiller et reprendre les armées en mains même si en ce moment, elles se contentent de nettoyer le monde de tous ce qui est à leur goûts. Et quoi de plus délectables pour des Vampires que le sang de leur semblables indignes d'eux et des tous ce que l'humanité a de pires en matières d'assassins. Les assassins sont ce qu'ils aiment le plus, laissant les âmes pures en paix...

Dans le fort intérieur de la savante, les choses prenaient petit à petit leur place sur le vaste échiquier du destin. Le réveil d'Arès, l'un des pires ennemis de la déesse de la Sagesse, ne pourrait qu'entraîner celui d'Athéna. Ce n'était pas une supposition mais bel et bien une certitude. A un moment ou un autre, son cosmos se ferait ressentir, plus pur, plus puissant que jamais.

Et le choc des puissances sera sans précédent. Tout ce que la terre a connu lors de ces dernières guerres ne sera jamais que négligeable face une véritable guerre divine, mêlant guerriers et dieux.

Une vision qui méritait toute l'attention de la déesse veillant sur Sparte auprès d'Hazama. Enfin, cela attendrait encore un peu, Athéna n'était pas encore présente et en cet instant, les Spartiates avaient besoin d'elle, plus que jamais. Sous elle, les toits de la cité venaient d'apparaître en une mer de tuiles luisant sous le soleil. Certaines portant les marques du choc Arès-Artémis en autant de puits dans une structures pourtant si parfaite. Les blessures de la ville cicatriserait aussi vite qu'avait duré son voyage. Son voyage, véritable vol entre les mondes sans que personne ne puisse identifier son cosmos. Arwen avait ce pouvoir, cette essence si particulière propre aux descendants de Nyx, la nuit rapide, Nyx, l'une des seules forces capables de faire trembler Zeus.

Un instant et son regard se posa sur l'arène toute proche. L'immense amphithéâtre qui n'était plus qu'un vaste cratère. Une cavité dont le pourtour était parsemé de colonnes et de restes de gradins calcinés, le peu qu'en avait laissé le Commandeur lors de l'expulsion rapide des deux belligérants. Pourtant, un vestige demeurait, ancré au sol, comme se jouant du défi, de la destruction de tout et de tous : les restes de la demeure d'Angron. Ça et là s'éparpillaient toute une panoplie de crânes, de toutes sortes, intacts ou tordus de la pire des façons, vivant témoignage de ce que les futurs guerriers auraient à affronter. Une façon plus qu'efficace de galvaniser les troupes et leurs montrer non seulement ce pour quoi ils luttaient au travers des délices et des merveilles de la cité mais aussi ce contre quoi ils seraient un jour menés à s'élever. Savoir la grandeur et la puissance, ne pas partir inconscient au combat. Les éclairer sur la voie, c'était aussi cela le rôle de l'Etoile née du Rêve et de l'Inspiration. Tant de puissances sommeillaient en elle, elle qui n'avait jamais eu à en appeler à son cosmos. Sa puissance ne pouvait qu'être à la hauteur de ses parents...

Père, mère, je veillerais sur votre rêve avec le même acharnement que vous... Pour vous, je suis l'Etoile illuminant la nuit et scintillant dans le jour...

Un nouveau coup d'ailes et elle aperçut le palais du Commandeur, son esprit ayant enregistré tous les travaux à venir. L'arène qui deviendrait un monument à la puissance brute que tout guerrier devait connaître...

Savoir pour se préparer...

Un long glissé et elle se retrouva à la porte du palais, le temps des retrouvailles avec Hazama était venu. Elle avait un message pour lui, une demande de la plus haute importance venant du plus grand de tous les dieux posant le pied en Olympe...


Dernière édition par Arwen le Ven 9 Mai - 10:27, édité 2 fois
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Arwen
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MessageSujet: Re: Une Etoile se pose au creux du nid d'un serpent [PV Hazama]   Sam 22 Fév - 20:49

- Hazama ?

Sa voix se répercutait à l'entrée du vaste logis du Haut Commandeur de Sparte. D'un geste, elle avait passé sa main sur le collier que lui avait remis son oncle lors de son voyage en Olympe. Geste quelque peu inutile mais aussi parfaitement compréhensible sachant le caractère aussi soudain qu'extraordinaire de cette rencontre. Serrer un instant le pendentif suffisait à confirmer la réalité de cette rencontre. Le fait que tout cela avait existé et qu'elle ne s'était pas égarée dans un rêve comme en fleurissaient tellement au coeur du jardin-monde d'Arcadia de son père.

Tout ne fait pourtant que commencer. Cette demande, c'est un ordre, un ordre qui risque de bouleverser toute notre vie.

C'était exactement ce que la jeune femme redoutait le plus. Savoir l'oeil de Zeus posé sur eux. Le roi des dieux s'était montré agréable mais cela n'était jamais que le premier contact avec lui. La blonde déesse savait que certains actes passés de ses parents et son père en particulier risquait de déplaire au maître de la Foudre.

A moins qu'ils ne puissent se racheter. Zeus offrait toujours un moyen de se racheter à ses yeux, de réparer ses fautes envers les autres.

Ce fut ainsi, rassérénée par ce simple geste qu'elle se pressa à entrer. Ouvrir les énormes portes ne lui posa aucun soucis. Si simple, c'était tellement simple pour elle d'entrer en ces lieux où le gigantisme le défiait au fantasque. Un simple reflet du maître des lieux, le mystérieux Hazama. Pour les élèves surtout, elle, elle le côtoyait depuis déjà tant d'années. Sa nature était tellement subtil, fluide qu'il était quasi impossible de le cerner sauf sur certains points. Le fait qu'il mènerait sa tache à terme était une certitude, la scientifique en était certaine.

Voyons...

Une explosion soudaine la fit presque sursauter avant qu'elle ne se tourne précipitamment vers la source de tant de bruit. Des flammes noires. C'était si bref, si intense.

Quoi, on nous attaque encore ?

Le brusque arrêt de tout cela l'intrigua de plus belle et la déesse tendit ses sens vers le lieu de l'impact. Avec une aisance incroyable, la scientifique de Sparte identifia les cosmos comme étant ceux de futurs spartiates. Constatant l'étendue des nouveaux dégâts, elle ne put pourtant s'empêcher de secouer la tête.

A croire que mes chers oncle et tante n'avaient pas fait assez de dégâts. Puisque notre zélé chauffeur a décidé d'ajouter sa pierre à l'édifice. Trois cosmos spectraux, un olympien et le dernier...

Elle se concentrait avant de sourire.

Encore indéfini...

Telle fut sa pensée avant de s'engouffrer en ces lieux qui n'attendaient que sa présence pour mettre en place un nouvel acte sur le vaste échiquier du monde. Ses pas ne tardèrent pas croiser les mouvements sinueux des serpents cosmiques d'Hazama. Gardiens en ces lieux mais aussi messagers sûrs et efficaces. Elle en savait quelque chose alors que les êtres rampaient vers eux. Leurs gracieuses reptations se poursuivant en de longs cercles d'énergie sombre où d'innombrables boucles se créaient et se dénouaient...

Un spectacle bien plus fascinant qu'horrible que celui de ces corps éthérés glissant sur le sol, tout le lenteur et silence. Quelques instants encore et ils s'immobilisèrent, sans avoir négligé de laisser un passage au professeur. Certains d'entre eux s'étaient redressés, contemplant la jeune femme de leurs yeux d'or ou de cuivre. Si vastes et luisant qu'ils auraient pu exercer un certain attrait sur tout autre personne que celles admises en ces lieux très fermés. Il fallait montrer patte blanche pour pénétrer dans le saint des saints de Sparte en l'absence du maître. Et Arwen était l'une des rares privilégiées à en profiter.

Puis, comme si elle s'attendait à ce qu'ils lui parlent...

- Paix, à tous. Je suis allée en Olympe et je ramène avec moi la parole du grand Zeus. Le roi de l'Olympe qui est aussi mon grand père est enfin sorti de son sommeil tout comme certains de ses enfants, mes oncles et tantes. Pour la terre, il nourrit de vastes projets et notre Haut Commandeur y tient une place de choix. Je vous demande donc de le rejoindre au plus tôt et de l'avertir qu'Arwen, l'Etoile née du Rêve et de l'Inspiration a des paroles de la plus haute importance à lui dire. Allez, je vais de ce pas lui préparer des oeufs durs comme ils les aimes en plus de mettre de l'ordre dans tous ce qui urge et demande réparation au plus vite...

Ayant dit cela, une de ses mains sembla comme se poser sur la tête de l'un des serpents de cosmos...

Le temps des réparations ne souffrait pas non plus du moindre retard. Et Arwen était bien décidée à soutenir la ville du cosmos de toutes ses forces...
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MessageSujet: Re: Une Etoile se pose au creux du nid d'un serpent [PV Hazama]   Dim 2 Mar - 2:04

(Nous postons ici avec l'accord d'Hazama ^^)
=> On vient du Sanctuaire (et on compte bien y retourner vivant et entier  Razz )

La téléportation en elle-même n'avait pas durée très longtemps, à peine Aldébaran avait-il sentit son corps passer le portail qu'il se reconstituait déjà à l'entrée de Sparte. Enfin ils étaient arrivé, dans cette cité dont il avait si souvent entendu parler sans pour autant y mettre les pieds, cette fois il pourrait juger, il pourrait voir en l'état ce que Ozymandias et Cypris avaient protégé au delà de leur vie et de leur cosmos. Il garda la main d'Alysha dans la sienne quelques secondes avant de la lâcher, peut-être n'avait-il pas conscience ou simplement était-ce un sentiment qu'il gardait en lui qui cherchait à tout prix à s'exprimer.
Il regarda discrètement si effectivement, il ne lui manquait rien, visiblement non... même la cape, solidement fixée à l'armure d'or battait toute entière au grès des vents d'Elios. Le géant avait perdu son sourire, regardant fixement ce qui les attendait, redevenu de marbre il ne laisserait paraître que ses émotions véritables, il ne mentirait pas, il ne nierait pas, il dirait la vérité comme il en avait prit l'habitude.
Quoiqu'il en soit ils étaient là, sur ordre du Pope et aussi très certainement pour assouvir une curiosité mélangée à un étrange sentiment de vouloir comprendre ce qui se passait réellement ici, Athéna était-elle bien à l'origine de tout cela. Néanmoins, ils ne pourraient pas fouiller, cette tâche était destinée à Crystalia.
Mais déjà leurs armures d'or avaient attirées l'attention en ces terres qui ne possédaient que des apprentis et de ce qu'ils nommaient professeur. Il ne cachait ni son cosmos ni son armure, voyant les fondations d'une cité grecque comme on pouvait l'entendre dans les temps anciens. Mais cela indifférait le colosse, il préféra s'attarder sur les traces du récent combat qui avait eut lieu et elles étaient nombreuses, des bâtiments arraché, des blessés, beaucoup de blessés, parmi eux, des enfants très certainement, Aldébaran ne supporta pas cette pensée et se demanda comment Ozymandias avait put glorifier Sparte comme étant protégée par rapport au Sanctuaire quand on voyait cela. La cité n'avait que 13ans d'existence et déjà elle avait été attaqué, quelle différence y avait-il avec le Sanctuaire qui lui était debout depuis les temps mythologiques? Aucune. Sparte, n'était pas la cité idéale que les gemeaux lui avait décrit et cela, il s'y attendait.

A leur arrivée dans la ville ils furent arrêté par des gardes qui leur demandèrent la raison de leur présence, ils n'étaient pas agressifs, mais désireux de s'informer, Aldébaran ne se cacha pas, cherchant la demeure du commandeur de ce lieu. On leur indiqua le palais d'Hazama. Le taureau regarda vers la direction qu'on leur désignait. Il ne repartit pas tout de suite, détachant son sac de provision de le tendant aux gardes avant de repartir, devant l'interrogation d'Alysha il lui répondit simplement...


"Cet endroit me coupe l'appétit..."

Il continua d'avancer, ne décrochant pas un mot de tout le trajet, il observait, il voyait des décombres, les restes de l'attaque d'une seule divinité, cela lui avait retourné le coeur, il revoyait Rodorio, lors de l'attaque des Titans et des Spectres, il revoyait les maisons s'écrouler, les gens implorer à l'aide et lui impuissant, à cause de son jeune âge, impuissant à protéger tout le monde. Il revit cette grand mère, qui l'avait supplier de prendre sa petite fille, qu'il était plus important qu'elle survive plutôt qu'elle. Il avait dû se résigner à voir mourir la vieillarde ensevelie sous les décombres de sa propre demeure, tout ça à cause d'un dieu... qu'ils se retrouvent tous dans le tartare, scellé à jamais et que l'on en jette la clé. Aldébaran avait les dents serrées, Sparte n'était pas sa cité mais ceux qui y vivaient pour la plupart, étaient des gamins, mené là par ce chauffeur, cet homme qu'il n'avait jamais vu et qu'il valait mieux qu'il ne croise jamais.

Après de longues minutes de recherches ils arrivèrent enfin devant le Palais d'Hazama, cet homme, lui avait on donné ce titre ou l'avait il prit de lui-même pour oser avoir un Palais au même titre que le Pope, dirigeant de toute la chevalerie?
Lorsqu'on les fit entrer, Aldébaran laissa Alysha entrer la première, elle mènerait la discussion, pour le moment il  ne voulait pas en parler, ni du Sanctuaire, ni de  Sparte. Quand il entra à son tour dans la demeure, il vit une jeune femme blonde, il ignorait son nom et son rang il se contenta de la saluer...


"Enchanté, je me nomme Aldébaran, êtes vous une hôte ou voulez vous que nous vous laissions parler au Commandeur de la cité en privé?"

Il croisa les bras et ne bougea pas, il n'était pas froid, au contraire, il l'avait gratifié d'un sourire et d'une réelle question attendant une réponse.
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MessageSujet: Re: Une Etoile se pose au creux du nid d'un serpent [PV Hazama]   Dim 2 Mar - 20:24

Il ne nous avait fallut qu'une fraction seconde pour passer du Sanctuaire à Sparte. Comme elle s'en doutais, aussi douée soit-elle en la matière, Alysha ne put dépasser les portes de la citée du Cosmos grâce à la téléportation, mais au moins leur avait-elle épargné un long voyage. La jeune femme voulait des réponses et elle les voulait maintenant, voyager en empruntant des moyens conventionnels leur ferait perdre du temps et elle estimait déjà en avoir perdu assez dans sa vie. A présent, elle irait droit au but, se fixant et atteignant chacun de ses objectifs.

Fixant la ville s'étendant à leur pieds, elle redevint ce mur impénétrable, inébranlable, que son Maître lui avait appris à être. Rien n'échappait à son regard analytique. Plus calme qu'une statue de marbre, aussi immobile et au moins aussi expressive, elle étendit tous ses sens autour d'elle, désireuse de ne rien laisser passer. Elle n'était pas là pour fouiner, cette mission incombait à Crystallia, qui se fondrait beaucoup plus facilement qu'elle même, dans le paysage. Mais rien ne l'empêchait d'observer et d'en tirer ses propres conclusions. Spartes avait souffert de l'attaque d'Arès et très certainement de l'affrontement avec Artémis, mais rien ne pouvait échapper à la colère d'un Dieu et contrairement à ce qu'on voulait faire croire, Sparte ne faisait pas exception, pas plus que le Sanctuaire lui même. La ville n'était pas aussi inébranlable qu'on le disait et à son sens, rien ne pouvait protéger les habitants de la fureur de leur ennemis. Elle n'était pas organisé pour la défense, comme pouvait l'être le Sanctuaire.

Oh, certes, c'était une belle ville, même marquée par des traces d'un combat ravageur, mais elle ne trouvait pas grâce au yeux du Bélier. Alysha comprenait l'utilité que pouvait avoir la ville. L'idée de base était bonne, mais ne pouvait fonctionner. Réunir dans un même endroits des ennemis ancestraux en espérant que le partage de jours heureux les rapprocheraient assez pour maintenir une Paix et un équilibre fragile, c'était utopique. Athèna avait déjà tenté de contenir Hadès en se réincarnant auprès de son futur hôte et ça n'avait pas empêcher le Sombre Monarque de s'éveiller de nouveau.
De plus, les Spectres n'étaient pas nécessairement connu pour leur fair-play et ceux ayant fait leur apprentissage à Sparte devaient connaître la citée. Rien ne les empêchaient de revenir la frapper une fois éveillés. Après tout, ils avaient là une occasion de en or de se débarrasser de leur ennemis avant qu'ils ne soient en mesure de devenir une vrai menace...

Et puis, il était cruel de réunir des enfants qui noueraient des liens avant de devenir ennemis et devoir combattre les uns contre les autres. Même si Sparte devenait un refuge pour ses enfants, même si il étaient soit-disant protégé, même si ils apprenaient certainement plus posément qu'en compagnie de Chevaliers, rien ne pourraient les préparer à la douleur d'affronter un ami.

Définitivement, Alysha partageait le sentiment d'Aldébaran et même si elle pouvait comprendre l'attachement des Gémeaux et du Sagittaire à ce qu'ils devaient considérer comme leur demeure, elle n'arrivait pas à cautionner la création de Sparte. Plus elle y réfléchissait et plus elle se persuadait que le refuge qu'elle voulait offrir aux éveillés au cosmos n'était qu'une couverture pour dissimuler un secret visiblement bien gardé.

Notre petit équipe fut vite repéré, en même temps, il était difficile de ne pas remarquer l'éclat de nos armure. La petite introspection d'Aldébaran n'échappa pas à la jeune femme, mais elle ne sourit pas, bien qu'elle s'amusait de la situation. Elle laissa le Taureau expliquer aux gardes de Spartes les raisons de notre présence au sein de la ville. Il ferait toujours plus preuve d'amabilité qu'elle et de toute façon, malgré sa stature, le fait qu'il ne ressemble pas à une statue de marbre le rendait bien plus abordable que la jeune femme comparable à un bloc de glace.

Kiki disait parfois que si l'on devait comparer Alysha à Camus, feu le Chevalier du Verseau, il était presque certain que Camus aurait parut joyeux et amical à côté de la jeune femme.

Lorsqu'Aldébaran se défit de son sac de provision, Alysha se contenta de hausser un sourcil en signe d'interrogation et hocha la tête en signe de compréhension.

"Cette endroit doit forcément avoir une certaine utilité, mais je doute de plus en plus que se soit celle que l'on nous présente ..."

Prenant la direction indiquée par les gardes aux côtés du Chevalier du Taureau, Alysha continuer d'observer et tout ce qu'elle voyait, sentait ou ressentait la confortait dans son idées. Les enfants devaient être bien ici, la ville était belle, grande propre, animée. Mais ils n'étaient pas en sécurités, pas autant qu'on voulait leur faire croire, pas plus qu'ailleurs... Mais au moins apprenaient-ils dans la bonne humeur... Un bien pour un mal, certainement. Seul le temps pourrait le dire et Ozymandias et Cypris seraient peut-être les premiers à confirmer ou non l'impression de la jeune femme.

Le trajet se fit dans le silence et Alysha prend soin de l'enregistrer. Elle serait capable de retrouver la sortie le cas échéant. Albédaran ne semblait pas au meilleur de son humeur, ce qui ne rassurait pas vraiment la jeune femme quant à la conversation qui les attendait avec le Commandeur de la citée. Son palais n'avait pas grand chose à envier à celui du Grand Pope au Sanctuaire et Alysha s'interroger de plus en plus sur cette homme mystérieux. Qui était-il réellement ? Il ne pouvait être un simple humain, c'était littéralement impossible.

Visiblement, il n'était pas les seuls à vouloir s'entretenir avec le Commandeur. Alysha salua la jeune femme blonde d'un simple hochement de tête avant de se présenter le plus simplement du monde, sur un ton totalement neutre.

"Et je me nomme Alysha."

Elle n'ajouta rien de plus, Aldébaran avait dit le nécessaire, inutile d'en rajouter de trop.
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Arwen
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MessageSujet: Re: Une Etoile se pose au creux du nid d'un serpent [PV Hazama]   Mar 4 Mar - 20:00

Elle venait de préparer une pleine moisson d'oeufs durs comme Hazama les aimait. C'était un rude labeur que celui qu'abattait le Haut Commandeur. Aussi, il était naturel pour Arwen de l'aider et de lui donner de quoi reprendre des forces lorsque les affaires le retenait des jours entiers sans qu'il ne laisse paraître la moindre faiblesse. Un regard satisfait sur le plat qu'elle venait de réaliser et disposer sur l'ensemble des coquetiers. C'était loin d'être le plat le complexe à faire mais on ne pouvait pas en dire autant de la présentation qu'elle lui avait concocté pour la détente. Le Haut Commandeur aux cheveux verts n'était pas n'importe qui. Son caractère fantasque se manifestait aussi dans les mets qu'il prenait ou plus exactement dans leurs présentation. L'arbre stylisé qu'elle avait fini de charger d'oeufs cuits à point et la bonde scientifique s'en était retournée dans le bureau de celui présidant aux affaires de la cité du cosmos.

Quelques piles de dossiers et une foule d'ordres donnés plus loin et elle ressentit l'approche de cosmos.

Encore...

Ses traits se figèrent un instant avant qu'elle ne reconnaisse quatre cosmos dorés dont un seul lui était connu. Celui de son ancien élève Ozymandias. C'était donc sans Cypris qu'il revenait en ces lieux. Quand aux autres, ils devaient sans doute confondre Sparte avec un moulin ouvert à tous les vents. Que les deux incarnations d'Artémis et Arès s'étaient empoignées en cette cité ne signifiait pas qu'elle était aussi vulnérable qu'ils le croyaient.

Ne sachant que penser lorsqu'elle en sentit deux se diriger vers le Palais du Haut Commandeur, elle se contenta de se pencher vers l'un des gardiens des lieux, un immense serpent cosmique.

- Laisse-moi m'occuper de cela en attendant qu'Hazama nous rejoigne. Néanmoins, j'aimerais que tu l'avertisses que le message que je lui rapporte de l'Olympe a la priorité absolue. La demande du roi des dieux passera toujours avant les autres. Pour ce qu'il en est de ses visiteurs, je m'occuperai de les accueillir de la meilleure façon et de leur offrir le gîte et le couvert si les choses devaient se prolonger.

Ce fut sur ces termes qu'elle rappela à l'imposant serpent d'énergie sombre le message qu'elle avait à délivrer à son supérieur hiérarchique. Un signe et l'animal sembla se volatiliser avant qu'elle ne remette de l'ordre dans les piles qu'elle venait de signer. Le temps de refermer l'armoire renforcée et les deux visiteurs entrèrent sans s'annoncer ni même prendre la peine de laisser leurs armures aux vestiaires. Ce manque évident de savoir vivre avait de quoi énerver une Arwen plus préoccuper des réparations à apporter à la ville. La longue brèche dont l'avait décorée Angron en plus des bâtiments éventrées ou effondrés des seuls échos de la bataille qui n'avait pourtant duré que quelques instants. La puissance destructrice des dieux était immense et mieux valait en être conscient le plus tôt possible. Au moins, on savait en toute connaissance de cause à quoi on s'attaquait lorsque l'on prenait les armes contre les dieux.

Les deux chevaliers n'avaient d'ailleurs pas tarder à prendre parole...

Hôte moi ?

Elle dut faire certains efforts pour ne pas se précipiter face à un miroir et vérifier sa tenue. Elle portait toujours sa veste de laboratoire en plus de la peau de biche immaculée que lui avait offerte Artémis. Son allure n'était pas non plus celle d'une apprentie. En quoi ces chevaliers pouvaient-ils lui accorder un qualificatif sans la connaître.

Connaissent-ils seulement Sparte ?


La réponse venait d'elle-même. Le chauffeur approchait les êtres doués de cosmos latent. Et ces deux-là étaient des saints déjà plus âgés que les autres.

Quelques instants s'écoulèrent encore avant qu'elle ne prenne la parole.

- Bienvenue en notre belle cité de Sparte, saint du Taureau et sainte du Bélier. Le Haut Commandeur Hazama étant occupés avec les aspirants, je ne peux que vous inviter à prendre place dans le salon qui se trouve juste à côté. Ce lieu est son bureau personnel et toute personne souhaitant entrer est tenue de laisser toute arme et toute armure au vestiaire.

Sparte est la cité du cosmos, protégée entre autres par la volonté de la déesse Athéna. Aussi, la Sagesse elle-même a souhaité que toute personne entrant en ce bureau le fasse en toute confiance et tout désir de conserver la paix qui y a été instaurée dès sa fondation. Aussi, je ne peux encourager des chevaliers comme vous qu'à honorer leur déesse. N'ayez crainte, vos armures ne risquent rien et vous pourrez les récupérer dès que vous quitterez les lieux.

Il en est ainsi pour tous. Ceux qui gardent leurs protections ne font que passer au large de Sparte pour accueillir les leurs au sein de leur armée.


Sur ces mots, elle étendit la main avant d'ouvrir la magnifique porte ouvragée menant vers le salon où Hazama faisait patienter certains visiteurs ou autres aspirants.

- Installez-vous. Si vous souhaitez vous restaurer, nous avons des employés prêts à vous apporter tout ce dont vous avez besoin. Les audiences sont parfois très longues et il est hors de question que les personnes attendent dans le plus grand inconfort.

Un regard vers les sièges, les tables, les écrans et les journaux s'entassant sur l'une des tables basses. Des oeuvres de toutes sortes paraient les murs. De quoi se tenir au courant de tout ce qu'il se passait dans le monde actuel. Un des tableaux attirait particulièrement l'attention : Athéna et Hazama tenaient une bobine de fil et délimitaient ce qui semblait être un terrain. Cette toile était un hommage à la naissance de Sparte la Sacrée. La chouette d'Athéna tenait une place de choix tout comme deux autres symboles suffisamment subtils pour ne choquer personne mais bel et bien présent...

Puis, désignant une sorte d'immense coffre frappé lui aussi du sceau de la déesse de la Guerre.

- Ici, vous pouvez poser vos armures avant de vous présenter devant notre Haut Commandeur. Je ne peux vous garantir une heure précise tant la cité lui prend tout son temps. En attendant, j'essaierai de répondre à certaines de vos demandes. Je suis Arwen, professeur à Sparte et scientifique de la cité.

Sur ces mots elle se tut avant de sentir une énergie divine s'approcher de la ville. Un sourire en reconnaissant le cosmos de la déesse de la Lune. Artémis était venue en visiteuse pacifique et sans doute avait-elle, elle aussi, quelques affaires à régler suite à son combat contre Arès...
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MessageSujet: Re: Une Etoile se pose au creux du nid d'un serpent [PV Hazama]   Mar 4 Mar - 21:13

[HRP : Je suppose que les paroles sans "-" devant sont des pensées, si je me trompe, j'éditerai Wink FIN HRP]

Sparte... définitivement ce nom me laissait un arrière goût dans la bouche, comme quelque chose qui ne devrait pas être là ou tout du moins, ne pas l'être pour cette raison, tout était trop propre, trop lisse pour que quelque chose ne se trame pas quelque part. Aldébaran avait certes une grande appréhension de cette cité, parce qu'il ne lui faisait pas confiance, parce qu'il avait de nombreux doutes et interrogations sur elle. Ozymandias et Cypris étaient néanmoins des chevaliers valeureux, ils avaient défendu un foyer qu'ils considéraient comme le leur et avaient gagnés une certaine forme de respect.

La jeune femme sembla presque mécontente de les voir, était-ce la carrure du chevalier ou autre chose qui la dérangeait, il se le demanda, lui qui respectait le protocole ne pouvait voir qu'une forme d'agacement à voir pénétrer en ce lieu des chevaliers d'Athéna. Peut-être était-elle de la maison d'Hadès comme l'avait expliqué Ozymandias ou une autre tâche que les deux que le taureau avait soumise dans la balance. Mais lorsqu'elle demanda de laisser les armes et les armures, Aldébaran se figea sur place, il ne ferait pas un pas de plus, croyait-elle sincèrement pouvoir parler au nom d'Athéna? Savait-elle seulement ce que la Déesse avait en tête en construisant Sparte avec l'aide des autres Dieux?
Alysha le savait sans doute, elle l'avait certainement comprit au moment même où Aldébaran s'était immobilisé et il se dit qu'elle devait l'avoir en tête, pour elle, comme pour lui, ces armures représentaient tout ce qu'ils étaient, tout ce pourquoi ils étaient devenu des chevaliers. Aldébaran y voyait son maître, son élève Crystalia, son amie Alysha, les enfants de l'orphelinat, cette armure était sa force et sa fierté, la considérer comme un vulgaire bout de métal que l'on pouvait ranger dans une caisse était insultant.
Même si ce coffre portait le sceau d'Athéna, ce n'était pas une raison suffisante et lorsque la jeune femme se présenta, il comprit enfin, une professeur, l'une de celles qui pensait pouvoir égaler l'entraînement des chevaliers et leurs connaissances. Aldébaran vit la pièce, remplies de sièges, de télévision et d'un confort dont il n'avait pas l'habitude et dont il n'avait pas besoin. C'était certainement la première fois qu'il voyait un écran plat de sa vie, se demandant l'espace d'un instant pourquoi ils accrochaient des tables basses contre les murs avant de voir les différents boutons et de comprendre leur utilisation.

Il prit sur lui de répondre en premier, se tenant droit, les bras croisés, il regarda Arwen, il avait promit à Alysha d'essayer d'être diplomate mais...


"Non. Vous avez beau porter le même nom qu'une princesse elfe de l'univers du romancier Tolkien, un très bon livre soit dit en passant, et prénom que je trouve ô combien splendide, nous ne pouvons accéder à cette requête. Nous sommes ici, envoyé par le Grand Pope, commandant suprême de la chevalerie d'Athéna et unique porteur de la parole de la déesse en son absence, en dehors de cet homme, personne n'a autorité sur les Saints ou nos armures."

Il avait une voix calme, peu enjouée, mais cependant d'un franc parlé qui le caractérisait tant, il n'y aurait pas de compromis, ils étaient des envoyés du Sanctuaire, non que cela leur permette d'imposer des Lois, mais ils se devaient de respecter ls leurs et lees préceptes auxquels ils étaient attachés

"Je comprend ce que vous nous demander. Mais nous portons ces armures en signe d'un profond respect envers notre déesse et ses préceptes. Au delà du Pope ce sont les Lois du Sanctuaire qui nous demande de revêtir nos habits sacrés. Ne les considérez pas comme des armes et encore moins comme de simples morceaux de ferrailles. Autrefois, celui qui porta mon armure se rendit au chevet de Pégase et de la Déesse ainsi vêtu, aucun reproche ne lui a été fait. Nous refusons non par par impolitesse, mais pour le respect des règles du Sanctuaire, pour la volonté de la Déesse et par mémoire pour ceux qui nous ont précédé. Nous pouvons attendre debout ou en dehors du Palais si cela vous convient mieux, je n'ai jamais eut besoin de fauteuil pour attendre quiconque ni même d'un toit au dessus de ma tête."

Il continuait de la regarder, toujours calme mais ferme...

"Ozymandias et Cypris vante les mérites de votre cité, ils sont de dignes chevaliers et nous ont raconté comment ils avaient défendu avec ardeurs ces murs avant l'intervention du Commandeur. J'avais espéré plus de clémence en cette cité à la manière dont elle m'a été décrite."

Il ferma les yeux, finalement il ne s'était peut-être pas trompé, il regarda Alysha, était-elle entrain de se décomposer au fur et à mesure qu'il parlait? Peut-être, quoiqu'il en soit, il continuait...

"Notre message vient du Pope en personne qui à l'instar de votre commandant, a fort à faire au Sanctuaire. Voilà donc la raison de notre présence. Nous n'avons que deux demandes comme vous nous le proposez, nous souhaitons voir Hazama et savoir combien d'apprenties sont prêt à rejoindre le Sanctuaire."

Loin d'être impolis, bien au contraire, il était cependant ferme, il avait comme une vague idée que cela ne plairait pas à la jeune femme, elle dirait sans aucun doute que si ils respectaient les Lois du Sanctuaire alors ils devaient respecter celles de Sparte car elles avaient été sans doute en partie rédigée par Athéna, mais voilà, en l'absence de Pope, Aldébaran l'aurait peut-être fait, mais il avait des ordres et une mission, si cela ne convenait pas à Sparte, elle n'avait qu'à les congédier.
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MessageSujet: Re: Une Etoile se pose au creux du nid d'un serpent [PV Hazama]   Dim 9 Mar - 13:43

Tous les sens en alerte, Alysha était attentive au moindre détails. Elle ne cachait rien de son cosmos, tendue vers le reste de la cité, elle cherchait à ressentir tout ceux qui y fourmillait. Elle voulait estimer la puissance présente entre ses murs. Elle voulait se rassurer quant à l'état des Aspirants Chevaliers, elle voulait être certaine qu'ils étaient nombreux et fin prêt. Les dieux s'éveillaient les uns après les autres, les Armures retrouvaient leur porteur, la Guerre était proche et tout le monde le savait. Alysha n'avait pas peur, pas comme un soldat aurait pu avoir peur devant l'imminence d'une bataille sanglante. Non, sa peur était différente. Elle craignait de voir la Mort de nouveau, de devoir affronter ce vide et le chagrin incommensurable qu'Elle laissait toujours derrière elle. La jeune femme ne ressentait pas seulement la mort des êtres humains, ou des Chevaliers, elle ne devait pas seulement affronter la Mort dans ce qu'elle avait de plus noir face au vivant, elle devait aussi la combattre lorsqu'elle s'attaquait à ce qu'avait construit ses ancêtres, sur le continent à présent noyé qui avait vu naître et mourir son peuple.

La Mort ne touchait pas seulement les Chevaliers, elle touchait aussi leur Armures et si Alysha c'était promis de ne jamais lui céder volontairement, de toujours la combattre pour protéger et accomplir son devoir, elle devait également la combattre avec d'autres armes. Lorsqu'un Chevalier venait trouver un muïens capable de réparer une armure, il remettait sa vie entre ses mains. Et aujourd'hui, c'était entre ses mains à elle que tous ses Chevaliers remettraient leur vie. Elle portait sur les épaules une charge qu'elle savait lourde, plus encore en tant de Guerre, mais elle s'y était préparée. Lorsqu'elle avait acceptée l'armure d'Or du Bélier, à moins que ce ne soit le contraire, elle savait qu'elle devenait la seule à devoir combattre sur autant de front.

Pour l'heure, il ne restait que très peu d'armures réclamant ses bons soins et même si l'idée lui avait déplut, ses outils l'avait accompagnés jusqu'au Sanctuaire. A présent que les Chevaliers revêtaient leur Armures pour faire face aux dieux et aux menaces qu'ils apportaient au monde, elle ne pouvait plus se permettre de tester de nouveau chacun de ses Chevaliers en leur faisant traverser ce sentier, à Jamir, qui l'avait vu s'éveiller au cosmos, grâce aux souvenirs d'Aldébaran à présent à ses côtés.

Bientôt, très bientôt, le temps jouerais contre eux et déjà, elle songeait aux moyens en sa possession pour le contrer. Et en ce moment même, le moyen qu'elle imagina n'avait rien de très civilisé. Cette jeune femme, cette Arwen, aussi jolie soit le nom qu'elle portait, leur faisait prendre un temps précieux. Et ses insinuations et explications plus ou moins cohérente sonnait comme une insultes aux oreilles du Chevalier du Bélier. Pourtant, elle ne cilla pas, tout de même un peu inquiète de la réaction que pourrait avoir Aldébaran.

*Diplomate... soit diplomate*

Les bras le long du corps, droite comme un I, les yeux fixant leur interlocutrice, Alysha priait pour qu'Aldébaran puisse se montrer un peu subtil et garde sa rancoeur pour lui... En même temps, demander au Chevalier du Taureau d'abandonner son armure, c'était d'une stupidité sans borne. Pour lui, cette Armure était le reflet de son être, de ce qu'il était, de ce qu'il représentait, de son allégeance. Ne par la porter alors qu'il était envoyé par le Sanctuaire, pour le Sanctuaire, aurait été un manque de respect évident au protocole auquel il était tant attaché.

Retenant un soupir soulagé lorsqu'Aldébaran prit la paroles, Alysha s'étonna qu'il soit obligé d'expliquer se genre de chose à un professeur de Sparte, professeur qui prétendait donc inculquer aux Aspirants les valeur de la Chevalerie, alors que visiblement, elle en ignorait les fondements les plus élémentaire.

Pitoyable... Vraiment.

Mais elle se garda bien de le faire remarquer. Aldébaran avait su se modérer dans ses propos, toujours un peu brutal et à présent, elle se devait d'arrondir les angles.

"Nous vous remercions pour votre accueil et apprécions votre rapidité. Les évènements qui nous ont conduit jusqu'à votre citée nous semble assez alarmants pour ne perdre une minute."

La jeune femme inclina légèrement la tête en signe de respect. Mais elle n'en ferait pas plus. A vrai dire, elle devait faire comme le Chevalier du Taureau et prendre sur elle.

"Vous enseignez en ces lieux, vous n'ignorez donc pas que même si les Chevaliers ne sont pas aussi neutres que la citée du cosmos, ils ne sont ni agressifs, ni belliqueux. Les Armures que nous portons ne reflètent que notre loyauté à Athéna et c'est en son nom, envoyés officiellement par le Grand Pope, que nous les portons. Elle ne sont ni une arme, ni le reflet d'un quelconque manque de confiance, ni même une quelconque déclaration d'hostilité, simplement le reflet de nos personne et de notre engagement envers une Paix que nous tenons tous à préserver. Les quitter serait renier ce que nous sommes et ce pourquoi nous avons osé passer les portes de votre citée ainsi vêtus. Nous portons simplement les couleurs du Sanctuaire et apportons sa parole et ses inquiétudes. Ni plus ni moins."

Et puis, question sécurité, Arwen pourrait bien dire ce qu'elle voulait, Sparte ne valait pas mieux que le Sanctuaire. Il ne lui avait fallut que 13 toutes petites années pour être atteinte par la Guerre et rien entre ses murs, à part son dirigeant, ne pourrait la préserver de la colère des Dieux. Au moins, au Sanctuaire, chaque Chevaliers, chaque Aspirants était en mesure de se protéger et de protéger les lieux... Ici, à en croire les stigmate d'un combat violent, ils ne pouvaient pas faire grand chose d'autre que subir, attendre et prier.

" Comme le souligne Aldébaran et comme vous l'avez compris, nous en somme en mission et ne pouvons donc accepter tout le confort que vous nous proposez. Néanmoins, nous vous remercions de vos attentions."

Puisqu'il fallait un peu rattraper les maladresse d'Aldébaran, Alysha força un sourire de circonstance.

"Il est évident qu'avec la venu d'Arès, le Commandeur doit être extrêmement occupé et nous pourrons l'attendre dehors. Peut-être même pourrions nous rencontrer les Aspirants prêt à nous suivre jusqu'au Sanctuaire avant de pouvoir nous entretenir avec Hazama. Nous ne vous dérangeons pas longtemps, nous sommes simplement venu faire part au Commandeur des inquiétudes et interrogations du Grand Pope. A présent que la guerre semble proche, nous nous devons de savoir ce qui nous attend afin de protéger au mieux la Paix et je sais que Sparte, comme le Sanctuaire y tiens, j’espère que nous pourrons collaborer au nom de cette Paix qui nous est chère."

Un léger silence retomba sur les trois interlocuteurs. Un silence provoqué par le ressentis d'un puissant cosmos. Un cosmos qui venait tout juste de faire son apparition. Alysha fut incapable de le reconnaitre, mais la toute puissance qu'elle ressentit lui fit immédiatement penser à une divinité. Si impassible soit-elle, son attention redouble. Sparte était-elle de nouveau attaqué ? Ca aurait été très ironique, mais ce nouveau cosmos n'avait rien d'agressif, au contraire et le son d'un Cor résonnant dans toute la citée confirma les soupçons du Chevalier.

"Je crains finalement que nous devions reporter ou au moins bien écourter notre entrevu." reprit-elle parfaitement calme.

Pourtant, elle se posait des millions de questions et il lui faudrait rapidement obtenir des réponses.

Il y avait bien longtemps qu'Alysha n'avait pas autant parlé, mais au fond, elle était sincère. Ils avaient besoin de la collaboration d'Hazama et souligner l'importance de leur mission et la valeur de ce qu'ils avaient à protégé semblait être un bon moyen de ne pas braquer Arwen plus qu'Aldébaran avait déjà du le faire.

Et si ils n'étaient pas fiche à la porte séant... Alysha pourrait s'estimer heureuse. Mais il n'était absolument pas dans l'intérêt de Sparte de se braquer contre les Chevaliers et par extension, contre le Sanctuaire.
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MessageSujet: Re: Une Etoile se pose au creux du nid d'un serpent [PV Hazama]   Dim 9 Mar - 18:07

Hum...

Que dire ? Que ces deux-là dataient d'une époque ancienne et fermée à la nouveauté sautait aux yeux. Leurs âmes étaient restées enfermées dans cette époque lointaine mais aussi si proche qui avait vu les saints se battre entre eux juste pour être capables de reconnaître leur propre déesse. S'il était quelque chose d'aussi extravagant que pathétique, c'était bien cela. Enfin, elle ne soupira même pas devant l'attitude dépassée de saints de cette espèce. Qu'ils soient des guerriers fermés portant les armures de personnes ayant assisté au carnage organisé par Saga dans les arènes du Sanctuaire sacré où les apprentis se battaient à mort pour obtenir une seule armure entre autre joyeuseté, genre les exploits de Death Mask décorant sa demeure des têtes des victimes qu'ils massacraient, la majorité n'étant que des innocents dont des enfants, ne faisaient que renforcer l'idée profonde que s'était faite la scientifique de Sparte. Le Grand Pope devait dater lui aussi de cette époque voire de plusieurs siècles et manquait de clairvoyance. Envoyer en ambassadeurs des gens aussi obtus que ces deux saints et incapables de comprendre que chaque lieu avait ses lois précises était une erreur surtout quand on disposait de personnes connaissant l'ensemble des lieux mais aussi les apprentis qui leur vouaient quasi un culte. Un culte qui s'était sans le moindre doute encore développé depuis les exploits héroïques de Cypris face à Angron. L'ancien Préfet de la Maison d'Athéna n'aurait jamais demandé ce qu'il en était des apprentis vu qu'elle les connaissait tous et toutes sans la moindre exception. Ozymandias était parti depuis trop longtemps pour le savoir mais Cypris, elle, n'aurait eu aucun mal à se rendre à la Maison de la déesse Athéna et demander aux jeunes de la suivre s'ils le désiraient. S'il y avait perte de temps, cela venait de la mauvaise exploitation de ce qu'on avait sous la main.

A moins qu'il ne fasse pas confiance en Cypris. La malheureuse, elle doit se sentir mal en cet instant. Si le Pope n'a même pas pensé à elle dont les connaissances de Sparte sont parmi les plus grandes au sein de la ville. Le statut de Préfet n'est pas un mot en l'air chez nous...

La main de la jeune femme caressa alors ce qui sautait aux yeux, du moins si on se donnait la peine de réellement se pencher sur sa structure particulière. C'était un cadeau unique dans toute l'étendue de Gaïa et même dans l'Hadès et d'une incommensurable valeur, frappé et empreint du cosmos de la déesse, empruntant sa matière à l'orichalque le plus pur. Une merveille dont les vertus ne demandaient qu'à servir les saints de la Sagesse mais visiblement trop suspecte à leurs yeux pour qu'ils se penchent sur elle.

Déesse Athéna, Saori Kido, vous avez fait un splendide présent dont les saints ne veulent pas. Qu'il en soit ainsi. Si Hermès a envie de quelque chose de précieux. Un coffre d'orichalque quasi ciselé de mains divines et rehaussé de la puissance des sceaux d'Athéna devrait lui plaire. Maintenant disparaît hors de leur vue. Ils n'ont pas daigné t'apprécier ; qu'ils sentent juste la présence laissée par Saori Kido sentant sa fin approcher...

La caisse s'était alors illuminée, s'entourant d'un aura dorée dont la douceur ne laissait pas de doute. C'était quelque chose de divin associé à Athéna en personne comme l'assurait la brillance du sceau avant que le tout ne disparaisse hors de la vue des occupants de la pièce. Passer devant une telle pièce précieuse était une faute due à la seule méfiance. Prendre soin des hôtes qui venaient en cette cité était important pour elle. Et cela venait de lui être renvoyer en pleine face aussi sûrement que si on l'avait giflée. Que lui importait l'injure faire à Athéna. Cela ne concernait que la Guerre et non elle.

Père a raison, Sparte est bien plus représentative de la terre et des êtres qu'un Sanctuaire refermé sur lui-même...

La référence à Tolkien l'avait fait presque rire. Elle qui était née bien avant ce magnifique romancier dont l'Inspiration avait été soutenue par sa propre mère. Thalie avait aidé l'une de ses soeurs Muses encore non incarnée à soutenir l'écrivain dans son immense labeur. Lui offrir ce surplus de force pour qu'il ne se désespère pas, pour qu'il poursuive cette oeuvre magnifique qu'il sentait en lui et bénéficie de la force d'une aide plus que précieuse quoique que quasi inconnue. Ecrire une telle épopée avait demandé l'aide de deux Muses, l'une d'elle n'étant autre que la mère d'Arwen...

Me dire cela à moi...

Clémence ?


Le terme l'avait surprise. Ainsi cet homme était en faute et espérait sa clémence.

Etrange, vraiment étrange..

Ne souhaitant pas pousser ce qui était une source de fautes chez cet homme, les juges s'en feraient une joie lorsqu'il se présenterait devant eux, elle écouta la suite. Une question superflue.

- Pour Hazama, je ne peux que l'appeler. Pour les apprentis, Cypris aurait pu vous épargner ce voyage. Il suffisait de le lui demander. En tant qu'ancien Préfet de la Maison d'Athéna, aimée et adulée par les aspirants depuis son exploit face aux énergies d'Angron et Diane réunies, elle aurait au mieux accompli cette mission tout en sachant qu'aucun aspirant n'est encore prêt à avancer sur le chemin de la déesse en passant l'épreuve de l'armure. Tous sont encore trop jeunes. Ils portent la broche de la Maison d'Athéna et cela ne fait que les amener au sein de cette maison et suivre ses enseignements. Tous ne peuvent être chevaliers mais cela ne les empêchent pas de servir la déesse à leur façon. Les voies que tracent les Moires sont parfois si étranges. Il suffit de voir les exploits du saint des Gémeaux Kanon qui en son temps a aussi était le Général du Dragon des Mers dévoué à Poséidon. Tout cela devrait être assez parlant pour comprendre qu'il faut être bien présomptueux pour tenter de se substituer aux Moires...

Puis, ce fut la femme qui prit la parole. Les paroles d'Aldébaran étaient déjà assez désagréables mais celles de cette bête à cornes, elles, avaient un relent de poison que la nièce d'Eris connaissait bien. De quoi la faire exploser surtout de part d'une personne connaissant aussi peu et surtout aussi mal les êtres peuplant cette ville. Pourtant, elle resta calme, se calquant sur l'image de son père. Son regard se posa alors sur Alysha, vaniteuse et figée dans son sentiment de supériorité sur elle, la Scientifique de Sparte. Elle la prenait pour quoi ? Une blonde idiote qui ne serait à sa place que par faveurs mal placées. Et bien, non, ce n'était pas le cas et ne le serait jamais. Personne ne touchait Arwen...

- Perdre du temps, ne pas perdre une minute, vraiment ? Vous pensez vraiment que cela ne nous soit pas sauté aux yeux ? Lorsque Angron s'est éveillé puis heurté à Diane, il ne s'est écoulé que quelques minutes au maximum avant que le cas des deux belligérants ne soit réglé. De la meilleure des façons, par Hazama mais aussi par moi selon les préceptes de Sparte que j'ai été la première à rejoindre à la demande expresse du Haut Commandeur. Les dégâts de la ville ne sont jamais que des dommages collatéraux, complètement négligeables face à ce qu'aurait pu donner un véritable affrontement entre hautes divinités de l'Olympe. Angron et Diane, incarnations d'Arès et Artémis n'étaient même pas réveillées lorsque cela s'est produit et que les seuls à être intervenus n'avaient même pas passé l'épreuve finale de l'armure ou du surplis. Cypris et Raziel ont fait ce que leurs aînés auraient du accomplir s'ils avaient ressenti les attaques. Aussi, ne pensez pas que nous restons à ne rien faire. Lorsque vous êtes entrés ici au mépris de toutes les règles de courtoisie, d'hospitalité comme si vous étiez en pays conquis, je venais de donner les derniers ordres pour que l'ensemble des apprentis, des spartiates, de tous les occupants et êtres vivants de cette cité soient au mieux. Que les premiers soins qu'ils ont déjà reçus dès les premières explosions cosmiques soient poursuivis. Que pensez-vous donc ? Que j'étais en train de prendre du bon temps ou de me délaisser devant une console alors que la peinture représentant Saori Kido et Hazama lors de la fondation de Sparte illumine cette pièce de sa beauté ?

Rien ne justifie cette intolérance à mon égard ainsi qu'à la cité complète. Je n'ai fait qu'accomplir mon rôle envers la déesse tout comme vous faites le vôtre. Seulement, vous niez le fait qu'Athéna ait pu donner d'autres règles ici-mêmes que celles du Sanctuaire mais une chose est sûre, dans l'affaire d'Angron et Diane, nous avons accompli notre devoir envers l'Olympe selon les préceptes des fondateurs de cette cité que vous ne connaissez absolument pas. Elle est un projet de la déesse au même titre que ses territoires secondaires et a ses règles dont celles de la sécurité. Qui parmi vous laisserait un spectre arrivant à l'improviste sans s'annoncer ni décliner son nom, son rang au sein de l'armée, approcher le Grand Pope avec son surplis ? Qui accepterait cela ? Je ne fais que protéger mon Commandeur et cette demande, je l'aurais faite aussi bien aux spectres qu'aux olympiens. Ce n'est pas de la méconnaissance des règles d'un Sanctuaire que je connais bien plus que vous ne le pensez mais juste une précaution extraordinaire en période de crise. Les esprits sont échauffés et cela doit impérativement être pris en compte. Des spectres sont présents dans le monde et ont du ressentir le cosmos des divinités s'éveiller ainsi que l'approche de futurs combattants de l'autre monde. Cela peut les attirer eux aussi et si par malheur, ils prennent votre tenue comme déclaration de guerre ou tentative de destruction de leurs futurs collègues avant leur éveil, la responsabilité ne sera que vôtre. Bien sûr, nous interviendrions comme nous l'avons déjà fait mais les troubles seront bien là avec toutes les conséquences.

Maintenant pour ce qu'il en est de la Maison d'Athéna, Ozymandias des Gémeaux est déjà sur les lieux avec une autre gold. Cela me semble largement assez pour parler aux apprentis.

Quant au Haut Commandeur Hazama, vous pouvez l'attendre céans hors de ces murs qui vous déplaisent tellement. Personne ne viendra vous déranger le temps qu'il arrive. Ce qui risque d'être encore retardé avec le retour de la déesse Artémis, cette fois pleinement éveillée...


Puis se dirigeant vers la porte.

- Je ne vous raccompagne pas. Vous connaissez le chemin et cette pièce ne contient rien d'important excepté le tableau de la déesse Athéna. Pour le reste, j'ai encore énormément de travail dans l'ensemble de la cité et cela ne peut davantage attendre. Je vais m'assurer que tout est paisible au sein de la Maison Noire. Ceux de la Maison dorée m'aideront au cas où. Les Olympiens sont très doués en diplomatie et n'ont pas de haine personnelle envers les futurs spectres.

Sur ces mots, elle quitta les lieux. Cette visite avait été des plus désagréables en plus de troubler le calme retrouvé de la cité.

Manquerait plus qu'ils agacent Artémis...
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MessageSujet: Re: Une Etoile se pose au creux du nid d'un serpent [PV Hazama]   Dim 9 Mar - 21:46

Peut-on être adulé lorsque l'on est pas un dieu? Aldébaran se le demanda sincèrement, réfléchissant si lui-même avait ce genre de sentiment pour son maître ou était-ce simplement de la simple admiration? Il ne conclu pas tout de suite mais il fini par se dire qu'au delà du respect, c'était juste de l'admiration, on ne pouvait utiliser du terme "adulé" pour parler si légèrement d'une personne et la dernière à l'avoir été au Sanctuaire n'était personne d'autre si ce n'est Saga des Gémeaux, vénéré tel un dieu par le peuple de Rodorio, était-ce cela qui l'avait amené sur le chemin de la folie ou tout autre chose? Le colosse l'ignorait et à vrai dire cette conversation ne tournait pas en leurs faveurs bien qu'Alysha avait tenté d'atténuer les propos d'Aldébaran il savait pertinemment qu'elle pensait de la même manière que lui, avait-il fait échouer cette mission? C'était plus que probable et il en porterait l'entière responsabilité devant le Pope quitte à en subir les conséquences, elle ne le laisserait sans doute pas faire, mais ce n'était pas une option, il aurait dû modérer ses propos comme on le lui disait si souvent.
Se sentant d'un seul coup responsable de l'échec de la mission que leur avait confié le Pope, l'intermédiaire entre Athéna et le monde, il sentit le poids de la responsabilité lui tomber dessus quand bien même cela ne se vit pas autrement, avait-il réellement laissé parler le chevalier ou son propre égo ayant menée à sa perte une mission pourtant simple.

Bien que se sentant responsable, il n'oublia pas d'écouter les propos d'Arwen, il étaient pour la plupart dénué de bon sens selon lui et les exemples qu'elle donnait ne l'atteignaient pas, peut-être n'étaient-ils pas fait pour se comprendre, eux les chevaliers héritier de l'ancienne génération et cette Sparte, désiré en partie par sa Déesse. Il se demanda néanmoins comment Athéna avait put donner des ordres contraire, obligeant selon le Sanctuaire à porter son armure et selon Sparte à s'en délaisser? Une question qu'il ne manquerait pas de poser au Pope si ce dernier lui en laissait l'occasion. Roboute n'avait pas l'air du genre à blâmer un échec, mais le pardonnerait-il avec une explication aussi faible que celles des règles? Aldébaran se consignait à celles émises par le Sanctuaire, là où Arwen y voyait de la sécurité, il voyait un manque de respect.

Il eut du mal à comprendre d'ailleurs pourquoi enlever son armure? Pour ne pas montrer d'agressivité envers les autres maisons? C'était ridicule, avec ou sans armure un spectre, un saint ou un olympien pouvait déployer suffisamment de puissance pour faire de nombreuses victimes, elle se voilait la face si elle croyait qu'une armure suffisait à faire un homme. La volonté de détruire du mal était si grande que même sans armures les victimes seraient tellement nombreuses avant que quelqu'un puisse l'arrêter, le mieux était de ne pas laisser entrer le mal chez soi.

Elle accusait d'un manque de courtoisie, une règle que nous avions suivit grâce aux gardes de la cité nous ayant indiqué l'emplacement du Palais d'Hazama sans pour autant nous parler d'une quelconque règle sur le port des armures ou la manière pour rencontrer l'homme. Elle parlait, encore et encore sans s'arrêter, sans certainement prendre le temps de s'écouter elle-même, préférant parler de Sparte sans vraiment les traiter d'antiquité mais Aldébaran le comprit ainsi. Il resta les bras croiser, il avait éduqué Crystalia au cosmos il avait l'habitude de voir des crises d'adolescente sans queue ni tête ainsi ce n'était pas une femme, toute elfique soit-elle qui allait l'impressionner en gardant un calme olympien dans cette situation tout en expliquant des propos... hors de propos... .

Qu'elle continue à jouer sur autant de tableaux en nous traitant de voleur, la disparition du coffre quand bien même renfermait-il vraiment l'essence d'Athéna, que voulait-elle prouver? Une culpabilité aurait-elle dû naître chez Aldébaran pour avoir refusé d'y déposer son armure... elle n'avait décidément rien compris, l'armure et le chevalier ne faisait qu'un, le coffre pouvait bien être scellé des mains d'Athéna elle-même c'était Athéna qui leur avait permit de revêtir ses armures, où étaient les règles à suivre, dans le doute, le géant avait préféré se fier à ce qu'il connaissait et ce qu'on lui avait enseigné, si cela était une déclaration de guerre, Sparte faisait décidément très mal son travail, préférant se retrancher derrière ses propres préceptes, cette cité qui se voulait ouverte n'était finalement qu'une vaste fumisterie.

Alors que Arwen allait lâchement quitter la pièce, sans le retenir il lui dit ces mots...


"Vous êtes sourde, si vous ne pouvez entendre nos propos, la sagesse de notre Pope préféra laisser Cypris se reposer plutôt que de lui infliger pareil voyage en son état. Vous entendez mais n'écoutez pas. Et une dernière chose, si jamais un spectre, comme dans votre exemple se présentait au Sanctuaire, avec ou sans armure, je ne lui laisserai pas le loisir d'approcher du Pope ou de ma Déesse, je le tuerai, sans aucun remord. Puisse Athéna vous protéger, Arwen puisqu'elle en a voulu ainsi. Que vous le croyez ou non, notre mission n'est pas différente de la vôtre."

Aldébaran ne dit rien de plus, il regarda Alysha mais ne dit pas un mot, préférant sans aucun doute le silence à un accord oral. Il était dépité et cela se voyait, il voulait croire en Sparte et tout ce que Sparte avait montré, était son égocentrisme. Il n'était pas agressif, loin de là, préférant laisser Arwen partir il attendit quelques secondes en continuant de regarder le tableau...

"Elle a fuit... elle a préféré fuir la conversation... quel manque de franchise. Partons je ne veux pas être traité de voleur en plus, c'est dommage, je suis certain que le Pope aurait aimé l'avoir au dessus de sa cheminée, il est courant que l'on aime voler et tuer, c'est de notoriété publique, n'est-ce pas, Alysha?"

Il n'attendait pas vraiment de réponse, le cosmos d'Artémis ne le dérangeait pas, après tout son hôte avait été élevée ou entraînée ici, mais voyait elle à travers ce corps ou avait elle totalement écrasé la conscience qui s'y trouvait pour ne laisser que la déesse, aller voir le démangeait horriblement... .

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Hermès
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MessageSujet: Re: Une Etoile se pose au creux du nid d'un serpent [PV Hazama]   Ven 14 Mar - 5:26

Arrow Elysion

Pourquoi... Pourquoi... Non pas de réponse... Seul le vide, un vide qui en disait trop... Être un dieu revient à avoir des responsabilités et un devoir sans oublier de ne jamais être trop proche des humains. Sans quoi un dieu ne pourra plus vraiment avoir un point de vue correct. Athéna fit cette faute, Hermès ne la fera pas, bien que la société humaine était attirante, elle avait encore ce sentiment de liberté, de soulagement. S'y plonger ne serait pas un mal, mais plutôt une façon de faire pour correctement assimiler tout cela, mais David lui avait déjà montré tout ce qu'il devait savoir.

Peut-être aller à Paris, après tout c'est la ville la plus visitée, l'Amérique avait toujours été attirante, surtout Las Vegas, les jeux d'argent... Oh ça par contre, ça serait juste la chose qu'il aimerait faire. Comment ça il tricherait ? Non il jouerait sur les probabilités, nuance.

Mais tout cela, il le fera bien plus tard, son coeur lui faisait mal, son sourire éternel n'était plus là, tout lui pesait lourd. Zeus s'était joué de lui, c'était bel et bien une chose qu'il détestait, mais son père avait le don de ne pas être vraiment prévisible sauf sur certaines choses. Et Thalie... Il en avait mal rien que d'imaginer sa réaction quand elle l'apprendrait. Hermès aimerait bien avoir le don de pouvoir la réconforter mais ça ne marcherait pas selon lui et Arwen... Comment pouvait-elle réagir à cette nouvelle ? Il ne la connaissait pas encore assez pour vraiment imaginer cela.

Elle était à Sparte forcément, mais devait-il s'y rendre ? Oui sans doute, y retourner ne serait pas une mauvaise chose, surtout si c'était pour aller voir sa nièce. Mais il devait dire la nouvelle ? Voilà quelque chose qui devait le forcer à réfléchir profondément. Non il ne lui dirait pas, enfin pas directement. Si seulement il n'avait pas été en enfer, au moins Thalie n'aurait pas eu à apprendre ça après et Hermès n'aurait pas eu à se sentir aussi mal.

Le regret ne devait pas obscurcir son jugement, tout d'abord faire le tri dans sa tête et agir. Le dieu traversa son portail pour aller à Sparte, il devait parler avec sa nièce et voir un peu ce qu'il s'y passait. Le portail se forma dans la même pièce où était Arwen et Hermès put en sortir alors que son visage resta neutre. Le temps de voir où il était et il put enfin voir Arwen, ce qui le fit sourire bien que ce sourire ne puisse durer plus longtemps que quelques secondes.

Fermant aussitôt le portail, le dieu s'approcha et n'hésita pas à prendre sa nièce dans ses bras pour la saluer avant de la relâcher et se mettre à lui parler d'une voix douce et calme.


-Ma chère Arwen, je suis content de voir que tu te porte bien. Je suis venu dès que possible, je me disais que tu aurais peut-être besoin d'un peu de compagnie après tout.

D'un coup il se bloqua, sentant là un signe de cosmos qu'il n'avait pas senti depuis fort longtemps, un cosmos d'une saveur et d'une intensité qu'il pouvait reconnaître entre mille. Tournant la tête un peu partout, il se mit à observer tout ce qu'il y avait dans la pièce.

-Tiens donc... C'est moi ou je sens une trace d'Athéna ? Pourtant je n'arrive pas à la sentir, dis-moi donc si elle était là, je suis curieux de savoir pourquoi elle se cache autant. Sauf si c'est moi qui me trompe, ce n'est pas impossible après tout, Athéna a toujours été doué pour ça. Sinon... Je dois te dire quelque chose, mais pour le moment, il faudra parler au commandeur. Une fois que ça sera fait vas à l'Olympe sans t'arrêter pour quoi que ce soit d'accord ? C'est très important.

Faisant volte-face en direction de l'arène, il ne put contenir un petit rire amusé de ce qu'il sentait. Ainsi Artémis était revenue là ? Oh en soi ça ne le dérangeait nullement, il n'avait rien contre elle du tout. Puis aller la voir n'aurait aucun intérêt, elle reviendra tôt ou tard à l'Olympe. Une multitude de cosmos pouvaient se faire sentir, vraiment intéressant, aller les voir pouvait être divertissant... Encore que non, quelque chose de bien plus fascinant allait lui demander son attention pour un certain temps. Un grand sourire se forma sur son doux visage, oh oui ça sera formidable, si sa peine était là, la promesse d'un amusement le fait sourire.

C'est en se tournant vers Arwen qu'il retira son sourire, redevenant le dieu qui était arrivé.


-Oh avant que j'oublie, tu as dû sentir Artémis non ? Il faudrait faire attention si le commandeur l'approche, elle risque de le prendre mal, mais ça on le devine facilement. Je vais devoir partir par contre, j'ai envie de... Faire un tour quelque part. Tu veux peut-être me dire quelque chose avant que je m'en aille ?
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Arwen
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MessageSujet: Re: Une Etoile se pose au creux du nid d'un serpent [PV Hazama]   Dim 16 Mar - 14:08

[Aldébaran et Alysha sont déjà partis lorsque Hermès et Arwen sont absents, accord du Staff]

Sourde ? Moi ? Ce sont mes mains qui ont pansé les blessures de Cypris, ce sont mes soins qui l'ont menée en toute paix vers le chemin qui fut celui de son éveil. Si quelqu'un est au courant de son état, c'est bien moi. Et si elle n'a pas encore la force de bouger, rien ne presse. Les jeunes Spartiates n'ont pas la mémoire courte, il leur faudra bien davantage que quelques jours pour oublier ceux qui les ont guidé en tant que Préfets...

Enfin, cela n'est plus que du passé. Un passé qu'il vaut mieux laisser cicatriser sans y mêler les anciens Spartiates. Que Cypris, Ozymandias et tous les futurs saints destinés à franchir le cap qui les mènera vers leurs armures n'aient pas à pâtir de la méfiance de quelques uns...

Leur mission est achevée de toute façon. Pas de leur chef mais du mien. Si quelqu'un peut transmettre une demande à Hazama et s'en faire entendre avec certitude, c'est bien moi.

La demande du Grand Pope sera amenée au Haut Commandeur mais seulement car j'ai plus de conscience qu'on veut bien m'en accorder. Que je sois la fille d'Hypnos ne change rien, ne changera jamais rien, j'exécuterai toujours mon rôle en cette cité en parfaite neutralité. Nulle rancoeur en mon âme. Ces deux saints eux, ne pensent qu'à refaire le même schéma, la même haine viscérale envers les spectres alors que le monde lui a tant besoin de cette paix, de se reconstruire.


Quelques instants plus tard, elle sentit les deux cosmos disparaître. Grand bien leur faisait. Les rencontrer de nouveau ne serait pas pour lui plaire mais nul ne connaissait les secrets de la destinée, pas même elle. Le temps qu'elle reprenne un peu son calme et remette de l'ordre dans sa tenue. Après tout, elle portait encore la peau que lui avait offerte Artémis et celle-ci avait le don d'attirer l'attention. Celle des apprentis en tout cas, le cosmos latent de la déesse de la Chasse d'y trouvait. En son fond intérieur, Arwen se demandait quelles en étaient les propriétés. Aller voir sa tante la tentait mais son esprit était encore bien trop troublé pour cela. Elle en était encore à se tâter lorsque le cosmos de Hermès se fit ressentir, rapidement accompagné par le dieu des Voleurs lui-même.

- Hermès ?

Le jeune dieu avait encore changé depuis son départ de l'Olympe.

- Oui, cela va, enfin, cela pourrait aller mieux.

Parler à son oncle de la rencontre qu'elle avait eu était plus que tentant mais elle ne s'abaisserait pas à cela.

- La fatigue sans doute et tout ce qui doit être remis d'urgence en place en la cité.

Elle sourit à la remarque du messager divin concernant sa tante.

- Athéna ? Oui, c'est normal de sentir sa présence en ces murs. C'est elle qui a désiré cette cité, qui a participé à sa fondation.

Le prenant par la main, elle le mena comme un frère face à ce tableau plus que précieux.

- Ceci est la représentation de la toute première phase du projet de la déesse de la Sagesse. La délimitation des contours de la cité. L'homme auprès d'elle est le Haut Commandeur Hazama...

Oui, j'oubliais, il s'agit de sa précédente réincarnation, Saori Kido, celle qui a passé la majeure partie de sa vie au Japon et a mené la dernière grande guerre contre Hadès accompagnée par les cinq héros...


A l'entendre, Arwen avait retrouvé son enthousiasme. Cela lui faisait du bien de parler de Sparte avec quelqu'un dont la vision n'avait en rien été altéré par le passé. Une vision neuve et sans passif, c'était de cela qu'avait le plus besoin la cité. Puis, elle se sentait bien en présence du plus jeune des fils de Zeus. A croire qu'avec sa gentillesse et son enthousiasme, le psychopompe pourrait obtenir pas mal de renseignements sur la ville de la part de la jeune femme. Et comme, il était inquiet au sujet de la déesse Athéna.

- Elle n'est plus reparue depuis mais ses sceaux eux illuminent la ville de leur présence pour tout dieu suffisamment sensible à son cosmos. Tous comportent l'énergie résiduelle de ta soeur. Rien d'étonnant que depuis ton éveil total, tu puisses les ressentir, autant qu'ils sont. Et puis, l'un d'eux s'est activé, il y a quelques minutes à peine. Pour le reste, je ne sais quand elle reviendra mais si elle le fait, ce sera sans doute comme pour toi, en passant par une lente phase de sommeil en son nouveau corps avant de s'éveiller pleinement. Pense à ton propre parcours, Hermès, je pense que ce sera la meilleure façon d'y voir plus clair...

Un sourire lumineux alors qu'elle sentait le cosmos d'Hazama se déplacer.

Hazama va au devant d'Artémis...

- Tu arrives juste trop tard. Le haut commandeur est face à tante Artémis.
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Hermès
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MessageSujet: Re: Une Etoile se pose au creux du nid d'un serpent [PV Hazama]   Lun 24 Mar - 18:53

David s'agitait dans son réceptacle, tout cela était bien trop pour un simple humain sans préparation mentale. Comment Hermès pouvait emmagasiner autant de peine alors qu'il ne montrait rien ? Son visage était toujours souriant, ne dévoilant rien du tout qui le trahissait. Pourtant il aurait voulu prendre Arwen dans ses bras et lui demander pardon, néanmoins il savait que ça ne serait pas une bonne chose pour le moment. Après tout Arwen semblait contente de voir un dieu comme lui, autant ne pas gâcher son humeur.

Certes il n'était pas son père, mais il voulait faire en sorte qu'il ne lui arrive rien de mal, peu importe le reste si ça permettait de rendre Thalie et Arwen heureuses. Personne d'autre que les muses et ce qui s'en rapproche ne pouvaient atteindre son coeur aussi aisément, à jamais Hermès resterait un mystère. Le plus niais mais toutefois tout autant malin chez les divinités, un mélange très particulier. Hermès incarnait cette jeunesse encore immature mais qui savait faire preuve d'intelligence quand les conditions étaient réunies.

Sa nièce était donc fatiguée à cause de ce qu'il pouvait se passer, en soi c'était compréhensible. Et puis vu ce qui s'était passé, une personne normale aurait rapidement abandonné mais pas Arwen, Sparte aurait besoin d'encore un peu de temps pour se remettre entièrement de tout ce qu'il venait de se passer. Hermès ne pouvait pas trop s'en occuper pour le moment, ou du moins il avait envie de faire autre chose à côté.

Bon après rien ne l'empêchait de rester un peu pour être avec Arwen, mais valait mieux éviter de parler ici à voix haute de certaines choses. Fallait se reposer entre deux émotions et savourer le moment avec sa nièce. Finalement elle dévoila le pourquoi qu'Athéna pouvait se faire sentir. Voilà une surprise qui ne le laissa pas de marbre, Athéna avait fait tout cela... Remarque, c'était bien le genre de chose auquel il pouvait s'attendre venant de celle qui prenait soin de l'humanité.

Elle lui prit la main pour lui montrer un tableau qui put lui montrer enfin de quoi elle avait l'air à cet instant. Par contre ce qui le laissa un peu perplexe fut le fait qu'elle cite Hazama à ses côtés. Comment un homme aussi particulier avait pu être choisi par Athéna ? Tout ça ne lui indiquait rien de bon, un homme aussi dangereux avec la déesse de la sagesse, voilà un mélange des plus surprenants. Cet Hazama était comme ça depuis toujours ou bien le fait qu'Athéna ne soit plus là fait qu'il a changé ? Une question des plus pertinentes. C'est en se frottant le menton qu'il fixa le tableau avant de se tourner vers Arwen.


-Oh je vois... Intéressant... Je retiendrais cette information, j'aurais des questions à poser à Athéna et j'espère qu'elle y répondra. Ces sceaux sont plutôt une bonne chose en soi. Après si elle fait comme moi pour son éveil, alors elle scellera sa partie humaine comme je l'ai fait, David est encore là quelque part. Je n'avais pas trop envie de le faire disparaître. Reste à voir si elle va faire la même chose que moi ou faire comme avec Clio.

C'est avec un sourire qu'il put entendre Arwen confirmer ce qu'il venait de sentir, Hazama aller vers Artémis . Voilà qui pourrait être fascinant à voir, mais certaines affaires passaient avant. Puis à sentir un autre cosmos arriver à sa soeur, Hermès savait qu'Artémis ne voulait pas d'aide, sa fierté avant tout.

-Artémis saura faire le bon choix, combien même elle déteste les hommes, elle est sage et rusée. Puis elle ne risque rien... Par contre Hazama et l'autre personne... Je ne peux rien dire, reste à voir s'ils vont rester tout gentils avec elle.

Il leva une main pour la poser sur son épaule et fit un oui de la tête, le sourire toujours aussi présent.

-Je dois te laisser, mais on se reverra plus tard, j'ai... Quelque chose qui me donne envie de vérifier. Bon courage pour la suite et bonne chance.

Un portail se forma dans son dos et il lui fit une autre accolade avant de lui tourner le dos et franchir son portail pour aller là où il avait l'intention de s'amuser.
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MessageSujet: Re: Une Etoile se pose au creux du nid d'un serpent [PV Hazama]   Lun 14 Avr - 14:47

Arrow Rencontre avec Artémis et Ozymandias

Le moins que l’on pouvait dire, c’est que le déroulement des événements plaisait au haut commandeur. L’éveil des Olympiens, le retour des deux frères prodigues et le début du changement pour l’un d’eux. Il n’y avait qu’une ombre au tableau, le retour prématuré de la Sagesse et la présence agaçante de bien trop de ses laquais.

*Qu’est-ce qu’ils font dans mon bureau ces deux-là ? Sans doute à fouiner partout avec leur sales pattes dépourvues de la moindre subtilité.*

Un tel déploiement de l’élite de la chevalerie pouvait être interprété de deux façons, soit c’était un immense honneur, soit c’était une invasion à peine dissimulée.

*Quand bien même ils viennent en armure d'or, je hais les envahisseurs. Sparte est une ville dangereuse, pleine d’élus du cosmos, et même d’hôte de divinité. Un accident est vite arrivé.*

Grimpant deux par deux les marches de son palais, Hazama pista le cosmos des deux chevaliers d’or visiblement perdu dans le dédale de couloirs de l’édifice.

« Je peux vous aider ? »

Ils se retournèrent de concert au son de la voix mielleuse du haut commandeur, visiblement sur leur garde et passablement tendu, avaient-il était éconduit comme des malpropres par leur divin comité d’acceuil ?

Cette hypothèse arracha un plus grand sourire encore à Hazama.

« Je me présente, je suis le haut commandeur Hazama, celui que vous cherchez, un petit messager m’a informé de votre présence, et me voilà. »

Un seul regard avec le plus grand des deux chevaliers avait suffi au haut commandeur, sa tête ne lui revenait pas. Le genre de personnage à présenter sa ligne de conduite comme une excuse pour ses réussites autant que pour ses erreurs, quant à sa collègue… un bloc de ciment aurait été plus expressif.

*Ennuyeux, ennuyeuuuuuuuuuuuuuux à mourrir.*

« Le grand pope vous envoi pour me faire parvenir un message ? Allons donc, il n’enverrait pas deux chevalier d’or pour cela, ne me faite pas perdre mon temps. »

La conversation commençait à peine que déjà Hazama la regrettait. Oh ils étaient polis, si l’ont pouvaient dire, mais l’un comme l’autre… L’insupportais, tout simplement.

« Les apprentis chevaliers sont très bien ici, et si vous ne le savez pas, tant qu’ils n’ont pas passé l’épreuve de l’armure, ils demeurent sous ma garde, que ça vous plaise ou non. Cherchez-vous au moins à comprendre les raisons ayant amené à cet état de fait ? Non, bien sur que non, on ne vous formez pas à réfléchir jadis, tout ce que l'on vous demandait était de savoir obéir et mourir comme les braves petits soldats que vous êtes... »

Que voilà deux beaux spécimens d’hermétiques au changement, deux reliques du passés oubliés par le temps et rejetées par la marée aux pieds du haut commandeur.

« Je vais vous faire une petite confidence. Vous voyez il n'y a qu'une constante universelle, qu'une seule règle d'or, qu'une seule et unique vérité absolue, la causalité. Action réaction, cause et conséquence, vous me suivez ? Pas moyen d'y échapper, nous y sommes à jamais asservie. Notre seul espoir, notre seule paix consiste à la comprendre, à comprendre le pourquoi, c'est là le seul vrai pouvoir, la seule vraie liberté. Pourquoi, pourquoi, sans lui vous êtes impuissant, paralysé. Et c'est ainsi que vous venez vers moi ? Sans pourquoi ? Sans pouvoir ? Rien qu'un maillon de la chaîne... Mais ne craignez rien. Je sais que vous êtes des champions pour obéir aux ordres, aussi je vais vous dire ce qu'il convient de faire dans votre situation. Je pourrais vous renvoyer ainsi aux pieds de votre grand pope pour lui dire que votre époque est révolue, et que vous en êtes les derniers misérables vestiges, mais j’ai mieux à vous proposer… »

Ayant marché avec eux tout le long de la conversation, le haut commandeur les avaient conduit au milieu d’une petite cour intérieur donnant sur le crépuscule étoilé.

« Pourquoi n’iriez-vous pas tous deux EN ENFER ?! »

La scène suivante fut tout aussi fulgurante que celle auquel Hazama avait participé quelques instants auparavant avec Abaddon. Deux serpent d’énergie jaillirent de se main et plus vite encore que la prodigieuse célérité de l'élite d'Athéna, avalèrent simplement les deux chevaliers qui disparurent sans laisser de trace.

« Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah… Je me sens beaucoup mieux. »

Rajustant son chapeau sur son front, le haut commandeur se demanda alors que faire de ses deux gêneurs désormais piégé dans la dimension d’ouroboros.

*Ce séjour va grandement les affaiblir, ils seront des proies faciles, mais si je les élimine moi-même, j’aurai tout le sanctuaire sur le dos, et ce serait... Prématuré. Autant laisser cette tâche à leur "ennemis".*

Deux candidats ou plutôt trois s’offraient au haut commandeur, dont l’un était en ce moment même encore piégé dans un autre de ses serpents.

*Oui, Abaddon pour le grand moche, et les deux autres pour le bloc de ciment.*

Deux nouveaux serpents cosmiques quittèrent alors Hazama, l’un allant rejoindre celui contenant le flamboyant Abaddon, l’autre se dirigeant à toute vitesse hors des murs de Sparte pour un long voyage qui l’amènerait loin dans le nord, dans une contrée appartenant à une antique famille de nosferatus désormais revenue d’entre les morts.

« Bon, et bien j’ai pas perdu ma journée moi. »

Le sourire du haut commandeur disparut peu à peu alors qu’il s’approchait de son bureau, sans doute plein à craquer de papier à remplir, mais une odeur alléchante s’en échappant lui fit ouvrir les portes d’un grand coup de pieds.

« Haha ! Je le savais ! »

Sur son bureau, à côté des piles de formulaire à signer, l’attendais un savoureux assemblage d’œuf dur encore tièdes, un très appétissant monticule qu’Hazama commença à faire disparaître en avalant un à un les œufs durs d’un air ravis.

Ainsi ragaillardi, le haut commandeur attrapa une pile de document, et dans un grognement résigné, se mis au travail, attendant simplement la suite des événements qu'il avait déclenché.

HRP:
 
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MessageSujet: Re: Une Etoile se pose au creux du nid d'un serpent [PV Hazama]   Jeu 8 Mai - 20:09

Aussi vite qu'il était venu, Hermès était reparti. Ses paroles étaient étonnantes et au fond, la jeune femme ne savait trop que penser de sa visite. Les saints d'Athéna, le réveil de Perséphone, Hermès et maintenant celui d'Athéna. En quelques heures à peine tant de choses avaient secoué la cité du cosmos. De grandes divinités s'étaient éveillées et avec elle le plus grand de tous, le roi des dieux. Face à cela, Arwen ne savait que faire. Elle avait amassé une nouvelle pile de documents lorsqu'elle réalisa la présence d'Hazama en son bureau. Le voir lui ferait tant de bien qu'elle n'hésita pas avant de frapper à la porte et d'entrer...

- Haut Commandeur...

Elle était si rayonnante, l'enfant des deux mondes en entrant en cette pièce pour y découvrir un plateau vidée de ses oeufs. Un grand sourire aux lèvres, elle allait s'approcher de son supérieur lorsqu'une terrible explosion se fit ressentir loin de Sparte mais cela concernait un être si cher qu'elle ne put retenir son cri de tristesse...

- Mère !!!

L'onde de douleur émise par Thalie était tellement puissante ajoutée à son don de Divine Inspiratrice qu'Arwen, choquée, fit tomber sa pile de documents qui se changea en pluie de papier mais cela ne s'arrêta pas là...

- Mère, qu'est-ce qui ne va pas ?

A genoux, Arwen, resserra la peau de biche autour d'elle avant de se concentrer. Elle devait retrouver la trace de la Muse de la Comédie. Cela ne pouvait s'être passé en Olympe.

- Mère... Mère...

Elle l'appelait puis, soudain, ce fut un autre choc. La disparition pure et simple du cosmos de maître du sommeil...

- Père, non !!!

Non...

Cela ne se peut.


Prostrée, Arwen déploya tout son cosmos pour tenter de retrouver la trace de ceux qu'elle aimait. Ses parents venaient tous les deux d'être frappés.

- Haut Commandeur, aidez-moi... Dites-moi que vous sentez leurs présences. Thalie, Hypnos, dites-moi qu'ils vont bien...
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MessageSujet: Re: Une Etoile se pose au creux du nid d'un serpent [PV Hazama]   Jeu 8 Mai - 21:11

Achevant de remplir les monceaux de formulaires à une vitesse que seul un initié du cosmos pouvait atteindre, le haut commandeur mis le feu à une nouvelle plume alors qu’il émargeait les plans du futur réfectoire commun.

« Nom de… ! »

Soufflant net les flammes qui menaçaient l’ensemble de son travail, Hazama tira de son bureau une nouvelle plume et se remit au travail, avec un acharnement qu’il était bien rare de lui trouver.

Non content d’enchainer les formulaires et les documents à une vitesse folle, le haut commandeur souriait, d’un sourire heureux, presque ravis. A le regarder, on aurait pu jurer qu’il était content. Content certes, mais voilà, il ne l’était absolument pas à cause de son travail bien fait, il l’était pour de toutes autres raisons, parmi lesquelles le déroulement des événements qui lui convenait à la perfection, et qui conviendrait aussi à son "associé".

« Poum poum poum pouuuuuuuuuum… »

D’un geste théâtrale, Hazama acheva sa signature au bas de la demande de crédit supplémentaire concernant les fournitures médicales de la cité du cosmos. La troisième pile était maintenant achevée.

« Waaaaaaaaaaaaaaaaaaaaghhhhhh… »

S’étirant de tout son long au creux de son confortable fauteuil, le haut commandeur s’autorisa un petit moment de détente, la tête reposant sur son poing fermé lui-même accoudé à son fauteuil. D’heureux, son sourire était devenu intrigant, presque moqueur. Dans ses yeux à demi-clôt, on pouvait discerner des plans, des plans à l’intérieur des plans, un véritable labyrinthe de lumière fractale aux mille et une salles où s’y entassaient des machinations formidables d’une incroyable ancienneté.

*Hihihi… En ce moment, ils doivent se demander pourquoi leurs dons ont ainsi diminués, si seulement je pouvais voir leur tête...*

Faisant tourner la superbe plume de phénix entre ses doigts d’un air distrait, le haut commandeur élevait sa conscience aux informations que le cosmos universel lui laissait entrevoir.

Percer au travers des protections Olympiennes n’étaient vraiment pas une chose aisée, même pour lui, mais par chance, un généreux contributeur lui en avait donné la possibilité, aiguisant encore une faculté qui déjà à la base tenait de l’incroyable.

Après toutes ces années, après toutes ces précautions, allant jusqu’à s’interdire lui-même de parler à haute voix de ses projets, allant jusqu’à enfermer le moindre de ses secrets au cœur de son palais mental au cas où l’on s’intéresserait d’un peu trop près à ses affaires, Hazama sentait que le moment de vérité approchait.

Désormais plus rien, pas même les divins oracles et prophètes ne pourraient se mettre en travers de son chemin.

« Arwen ? »

Remontant le long du couloir menant à son bureau, la bonde enseignante ouvrit les doubles portes du bureau d'Hazama un grand sourire aux lèvres, comme ravie de voir le haut commandeur au travail.

« Arwen, quel bon vent ? »

Se levant de son fauteuil, ou plutôt, en bondissant presque, Hazama se dirigea vers la souriante divinité lorsqu’il fut atteint par un hurlement psychique d'une infinie tristesse, un écho incroyablement puissant que tout être suffisamment éveillé ne pourrait que ressentir.

« Cette sensation… »

Tournant son visage en direction de l’épicentre de la manifestation cosmique d’un sentiment qu’il ne maîtrisait que trop bien, le haut commandeur en découvrit rapidement la cause en même temps que son origine.

*Ainsi, c’est fait…*

Recevant Arwen dans ses bras au moment où le cosmos d’Hypnos disparaissait du palais du roi des dieux, sans doute pour des siècles et des siècles, Hazama la serra contre lui tout en s’autorisant un sourire ravis.

« Arwen je… »

Sa voix était triste, traduisait une surprise que seul son visage souriant et son regard pétillant venaient trahir. Si seulement Arwen avait pu les voir…

« Je suis désolé… Vos parents… Zeus les as… »

Laisser la phrase en suspens, laisser l’esprit d’Arwen faire le reste. Brique après brique, pierre après pierre, son ultime édifice, sa plus grande œuvre prenait forme, et lorsqu’il l’aurait achevé, l’univers réapprendrait sa propre vérité.
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Arwen
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MessageSujet: Re: Une Etoile se pose au creux du nid d'un serpent [PV Hazama]   Ven 9 Mai - 10:23

Les larmes dévalaient le long de ses joues blêmes. La puissance de son cosmos ne faisait que crôitre tant elle elle cherchait encore et encore à atteindre les esprits de ses parents. Tant d'efforts qui n'aboutissaient pas. L'énergie de blonde enseignante rayonnait sur Sparte, faisant réagir de concert les sceaux d'Hypnos et de Thalie. Ils étaient tout ce qu'il restait de l'ancienne présence des deux divinités.

- Pourquoi...

Les bras d'Hazama s'étaient refermés sur elle. Prise dans l'étau du Haut Commandeur, elle s'y sentait pourtant mieux. La présence de celui qu'elle considérait maintenant comme son seul ami en ces lieux était la seule chance qu'elle avait de garder la tête hors de l'eau alors qu'elle n'obtenait aucune réponse. Son propre esprit avait fini par comprendre l'appel de détresse de Thalie et ce qu'elle en avait appris était d'une rare cruauté...

- Foudroyée...

Pourquoi a-t-elle été foudroyée ? Non, c'est faux, cela ne se peut...


Cette fois, c'était le cri de douleur d'Arwen qui fit résonner la salle complète, attirant les serpents cosmiques autour d'elle et de son supérieur. L'étreinte d'Hazame se resserra autour d'elle tandis que l'homme aux cheveux verts caressait l'or de sa chevelure. Tant de douceur et de compassion se dégageaient de lui en cet instant. Les portes s'étaient refermées sur eux dès le premier cri de l'enseignante. Personne ne pouvait assister à la douleur eu au désespoir d'Arwen alors qu'elle répétait sa question...

- Hazama, mes parents, ils ne peuvent...

La réponse du commandeur lui arracha un nouveau cri alors qu'elle se raccrochait de toutes ses forces au maître de Sparte. La présence d'Athéna avait résonné entre les murs de la Maison de l'Olympe mais cela, la jeune femme n'y portait plus aucune attention. Pire encore, en son état, elle sentait le cosmos d'Athéna comme une menace envers elle. Ses saints ne venaient-ils pas de démontrer à quel point ils haïssaient la ville. Du moins, certains d'entre eux. Tout se bousculait dans la tête de la jeune femme puis enfin, elle laissa son énergie retomber, s'éteignant presque...

- Condamnés tous les deux... Zeus les a jugés et condamnés tous les deux...

Sa voix était mourante à ces mots avant qu'elle ne reprenne.

- Il a fait disparaître père, l'a fait disparaître de notre monde. Mère a du tenter de l'aider et il n'a pas hésité à la foudroyer... C'était si horrible. Elle a du agoniser dans les flammes avant de s'éteindre. Plus rien, je ne ressens plus rien d'elle. Pourquoi ? Elle n'a jamais fait de mal à personne. C'est même elle qui a été si cruellement blessée au cours de ces derniers siècles. Pourquoi la foudroyer ainsi ?

Pourquoi la condamner et pourquoi précipiter mon père je ne sais où !!! Quel choix avait-il ? Il ne pouvait rien faire pour les morts mais il a tout fait pour se racheter !!! Pourquoi ne pas l'avoir laissé finir ! Un monde délivré de ces guerres incessantes maintenant qu'il avait enfin une chance de pouvoir s'émanciper de ce monstre d'Hadès !!! C'est trop injuste, pourquoi lui seul !!! Rend-moi mes parents, Hazama !!! Dis-moi que ce n'est qu'un cauchemar, qu'ils vont revenir tous les deux...

Qu'ils ne sont pas morts, que Zeus ne les a pas détruits... Dis-le moi...


Les larmes d'Arwen redoublèrent alors qu'elle s'effondrait entre les bras du Haut Commandeur. La disparition du cosmos de Thalie suivie de celle d'Hypnos ne pouvait être plus claire mais Arwen ne pouvait y croire. Elle l'avait compris mais avait besoin de rester encore dans le déni, le temps de surmonter ce qu'elle ne pourrait jamais accepter. Le sort réservé à ses parents serait une blessure ouverte où tant de choses pourraient prendre racine. Elle ne pouvait voir le visage de celui qui s'efforçait de la réconforter. Elle ne le pouvait, prisonnière de sa douleur mais si seulement, elle l'avait vu...

Les Moires en avaient décidé autrement et l'instant suivant, elle s'enfonça encore davantage entre les bras du seul être en qui elle pouvait placer sa confiance.

- Hazama... Je... Je ne sais que faire... Suis-je la suivante ?

La question venait de franchir ses lèvres alors que l'idée d'être la prochaine cible venait de naître en elle.

- Suis-je la suivante ?

Ses yeux se fermèrent alors que d'un dernier mouvement de cosmos, elle fit sonner le glas sur l'ensemble de la cité. Une immense clameur suivrait lorsque le son si connu aurait été entendu de tous. Sparte venait de perdre deux de ses fondateurs et Arwen tenait à ce que cela au moins leur soit donné. Elle ne pouvait rien faire d'autre que cela pour eux. Juste les honorer comme le faisaient les humains...

[HRP : le glas sonne sur Sparte, la nouvelle de la perte conjointe d'Hypnos et de Thalie commencera à se répandre dans l'ensemble de la cité]
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MessageSujet: Re: Une Etoile se pose au creux du nid d'un serpent [PV Hazama]   Ven 9 Mai - 16:39

Le déni, le déni était face à l’imprévu et la douleur la plus prévisible des réponses humaines. Et humaine, terriblement humaine malgré tout, demeurait Arwen.

Frissonnant de plaisir aux cris de douleur de la blonde scientifique, Hazama les dissimula dans de silencieux sanglot qu’il simulait tout en faisant de son mieux pour le masquer. Un jeu d’acteur qu’il maîtrisait à la perfection, et qui malgré l’affut de puissance qui le faisait trembler, n’était encore trahis que par son sourire, demeurant encore invisible à la jeune divinité.

« Lààààààààààà, lààààààààààààààà… »

Devrait-il essayer de la réconforter ? Non. D’une part, car il n’y avait rien à dire en de telle situation pour apaiser la peine d’un cœur blessé, d’une autre part, car le haut commandeur n’en avait aucune envie.

Se contentant de caresser les cheveux d’Arwen tout en recueillant ses larmes si savoureuses, Hazama se concentrait sur l’apparition fugace qui venait de s’évanouir du palais de Zeus.

C’était bien là le seul point qui le dérangeait dans l’évolution de son plan.

*Tsssssssssss, il n’a pas su s’en empêcher… Heureusement que la machine est déjà en marche…*

Décidé à ne pas s’appesantir là-dessus, Hazama songeait déjà à l’avenir. Le châtiment du dieu du sommeil accomplit, sa propre convocation ne saurait tarder, comme l’avait annoncée Artémis.

Voulant par-dessus tout rétablir son pouvoir et son autorité, Zeus ne pourrait que vouloir faire toute la lumière sur Sparte, et surtout, s’en assurer la fidélité.

« Je… Je suis désolé Arwen, mais je ne te mentirais pas. »

De sa voix triste, Hazama jouait son role, poursuivant l’élaboration du dernier acte d’une tragédie venant à peine de commencer.

« Arwen… »

Ayant repris une voix ferme et un visage où se mêlait à la fois la colère et la tristesse, le haut commandeur saisit Arwen par les épaules et plongea son regard dans le sien.

« Je ne laisserai pas cela arriver. Pas tant qu’il me restera un souffle de vie. Si je ne peux avoir la force du roi des dieux, je peux au moins avoir la ruse qui lui fait défaut. »

Le temps était venue pour la nouvelle leçon de conduite d’Arwen, une leçon qu’elle aurait grande clairvoyance d’écouter dans ses moindres détails.

« Des temps durs se profilent à l’horizon, et tous les Olympiens réunis constitueront l’oligarchie qui dictera bientôt nos existences ou nos disparitions. Nous n’avons pas la force de leur tenir tête ou encore de les affronter de face. Il nous faudra user d’autres armes. Il nous faudra rester fidèle envers nous-même, envers ceux que nous savons être fiable. Ce monde va devenir une jungle où chaque camp voudra détruire ses opposants pour le pouvoir suprême, et dans le jeux du trône, il y a soit des gagnants, soit des morts. En aucun cas des perdants. »

La scène était posée, avec subtilité, mais en annonçant les choses de cette manière, Arwen ne pouvait que réaliser sa propre implication dans un jeu qui avait commencé sans elle il y a maintenant des milliers d’années, et ce qui l'attendait si elle échouait.

« Hélas pour le moment, je crains que nous ne puissions-nous fier qu’à nous seul. Zeus voudra nous utiliser, les Olympiens se rangeront à sa volonté comme ils l’ont toujours fait, le sombre empire vient de perdre un de ses plus puissants défenseur, et je gage qu’il s’enterrera désormais plus profond que jamais en ayant désormais que faire des problèmes de la surface, quant au sanctuaire et à Athéna… Et bien je crains qu’hormis ceux que nous avons formés nous-même, ils ne soient que trop heureux de voir Sparte réduite en cendre. »

Entourés d’ennemis, livré seul à nous même. C’est dans ce climat de tension extrême qu’il faudrait désormais évoluer, et c’est là qu’Hazama souhaitait désormais voir sa collègue évoluer avec lui, de concert.

« C’est pour cela qu’aujourd’hui plus que jamais, j’ai besoin de toi. Arwen, Sparte a besoin de toi, de ce que tu représentes, l’avenir, l’union de tant d’élément diamétralement opposés, la distillation pure et parfaite de tous les conflits ayant secoué ce monde depuis l’avènement de la montagne des dieux. Un miracle. »

Il y avait dans les mots d’Hazama nombre de double sens, et l’esprit vif de la blonde enseignante ne pourrait que vouloir les percer à jours, chacun en son temps, lorsqu’elle serait en état d’assimiler l’enseignement du haut commandeur.

Se relevant alors tout en aidant Arwen à en faire de même, Hazama congédiât d’un ordre mental l’assemblée de familier qui avaient accourus autour d’eux lors de la plainte psychique de la blonde enseignante.

« Relèves-toi Arwen. Ne les laisse jamais voir ta faiblesse, ne les laisse jamais voir tes larmes. Nous sommes en guerre contre des forces qui n’hésiteront pas à violer jusqu’à votre esprit et votre passé pour trouver de quoi vous détruire. Il te faut apprendre à intérioriser, à conserver pour toi tes secrets. L'Histoire est contre nous, tout comme le soleil et la lune. Seul ton esprit peut devenir ton sanctuaire, avec de l'entrainement. Seul ton esprit peut assurer ta survie. Ne te méprends pas sur notre ennemi. Zeus est terriblement puissant, et il n’est pas seul. L’Histoire, la Puissance, la Justice, la Sagesse, la Nature et tant d'autre l’accompagnent, l'affronter, ce n'est pas affronter un dieu, mais une légion divine qui se sacrifiera si besoin est pour son roi. Son hégémonie l’a rendu tyrannique, c’est désormais un roi de fer, mais aussi un esprit de rouages et de métal, et en cela, nous pouvons l'affronter, nous pouvons le battre. »

En attendant des heures plus propices, il allait falloir composer avec lui. Grimper un à un les échelons de sa sphère d’influence, briller à ce jeux aussi mortel qu’enivrant.

« En seras-tu Arwen ? Utiliseras-tu vos dons pour te venger, ou laisseras-tu cette douleur te détruire ? »
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MessageSujet: Re: Une Etoile se pose au creux du nid d'un serpent [PV Hazama]   Sam 10 Mai - 11:32

Le son, le son qu'elle venait de faire lever sur Sparte commençait à se répandre. Bientôt la nouvelle de la chute de ses parents franchiraient le seuil des différentes Maisons. Que ferait Athéna qui en cet instant séjournait confortablement dans l'enceinte de la Tour Dorée. La perte d'Hypnos signifiait aussi celle de l'un de ses anciens adversaires et l'affaiblissement majeur des Enfers. Quant à la tendre Thalie ? Quelles pouvaient être ses relations avec la cruelle Athéna ? Arwen avait déjà entendu parler des coups de folie de la Sagesse et de la façon dont elle avait traité certains de ses combattants. Elle aussi n'était pas fiable. Elle n'avait pas hésité à s'incarner au plus près d'autres dieux pour les manipuler, cette façon de créer Sparte, était-elle aussi un moyen d'affaiblir de potentiels ennemis. Le doute se faisait dans l'esprit d'Arwen. Lentement, il prenait pied en elle alors qu'une nouvelle fois, elle lançait son cosmos vers ceux qui lui avaient donné la vie sans jamais recevoir de réponse. Thalie avait été frappée en premier puis cela avait été le tour d'Hypnos. Ne pas le croire, elle ne pouvait pas le croire. Tout son être ne voulait pas le croire mais rien ne lui répondait. Personne ne lui répondait, ni la Muse de la Comédie ni le Maître du Sommeil, tous les deux avaient disparus depuis les hauteurs de l'Olympe. Arwen ne pouvait que se rendre à l'évidence, à cette réalité qu'elle rejetait de toutes ses forces, espérant encore les voir revenir tous les deux tout en sachant que cela n'arriverait pas, n'arriverait plus...

Père... Mère... Je ne puis rester sans rien faire. Pardonnez-moi, j'aurais du être auprès de vous...

Ses mains se crispèrent soudain sur la veste d'Hazama alors qu'une nouvelle vague de sanglots la projetait contre lui. Elle se savait menacée, elle aussi, elle n'avait jamais pensé devoir se méfier de sa famille proche. De ceux qu'elle venait de rencontrer. Son grand père, son oncle Hermès, la sauvage Artémis, Clio et toutes les autres divinités peuplant l'Olympe, assujetties à Zeus, prêtes à se battre pour lui. Une caresse dans ses cheveux, si tendre qu'elle se sentait un peu réconfortée tandis de son autre bras, le Haut Commandeur resserrait son étreinte sur elle. Une véritable emprise qu'il lui offrait sous l'apparence d'une puissante protection. Un instant s'écoula encore avant qu'il ne la redresse un peu, plongeant son regard dans le sien. La protéger, était-ce réellement ce qu'il venait de lui affirmer ?

- Vous êtes prêt à me défendre contre eux ?

Sa voix tremblait sous le coup de l'émotion. Un autre bouleversement, infime en comparaison de la tragédie qui venait de la frapper au plus profond de son cœur, mais aussi une révélation sur ce qu'Hazama souhaitait pour elle. Si simple, il lui aurait été si simple de rejeter Arwen et de s'allier avec Athéna en s'accaparant Sparte maintenant que les parents de la blonde scientifique avaient tous les deux disparus. Devenue une paria, Arwen n'aurait pas eu d'autre choix que de s'exiler le plus loin possible des maîtres de l'Olympe. Une telle injustice alors qu'elle n'avait jamais œuvré que pour la paix.

Athéna ?

Elle songeait au retour de la déesse, juste en ce moment où ses parents avaient tous deux été condamnés. Faire main basse sur Sparte, était-ce cela que souhaitait la déesse maintenant que plus personne ne pourraient s'opposer à elle, du moins, en cet instant précis ?

- Les saints entraînés au Sanctuaire ne désirent que la perte de Sparte mais je ne peux abandonner. Je ne peux... C'est mon rêve et celui qu'avaient mes parents. Créer cette ville pour poser les bases d'un monde sans ce cycle de guerres. Mes parents voulaient la paix. La paix...

Poursuivre l'oeuvre de ses parents. Sparte était aussi son héritage. Tout ce qui était lié à Thalie et Hypnos lui reviendrat de droit. Personne ne pourrait le lui contester pas même Zeus. Les jeunes aspirants comptaient toujours sur elle et sur Hazama. Elle devait poursuivre mais en cet instant, elle n'en avait pas la force ni le goût. Son coeur et son âme saignaient trop. Elle devait honorer au moins ceux qu'elle aimait de tout son coeur et veillait à ce qu'au moins entre ces murs, ils reçoivent les hommages qu'ils méritaient tous les deux...

- Laissez-moi... Laissez-moi les pleurer en l'enceinte de votre palais. Là où personne ne pourra me voir.

" Emmenez-moi là où personne ne pourra me faire du mal. Là où nul ne pourra m'emmener de force hors des murs de Sparte. Je sais qu'un tel lieu nécessite la puissance de père mais son ichor sacré coule en moi mêlé à celui de la mère, la Divine Inspiratrice de la Comédie. Jamais, je n'ai usé de mes dons contre qui que ce soit mais maintenant, je sais que je vais devoir me défendre et défendre ce qu'il me reste. "

Le message mental était parvenu à Hazama. L'esprit d'Arwen avait saisi la menace et tant que le Haut Commandeur n'avait pas rencontré Zeus, elle ne saurait si elle pourrait reparaître sans risquer de se faire prendre pour cible par les membres de sa propre famille.

- Oui, laissez-moi accomplir cela. Pour mes parents, pour eux, laissez-moi porter leur deuil...

==> Là où Hazama compte m'installer le temps qu'il rencontre Zeus...
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MessageSujet: Re: Une Etoile se pose au creux du nid d'un serpent [PV Hazama]   Sam 10 Mai - 21:47

HRP:
 

Un commencement était un acte d’une délicatesse extrême, un moment si précieux et si éphémère que parfois on en venait à douter de son existence. Pourtant, Hazama le savait. Mêmes les grandes choses avaient à la base eut de petit commencement, et c’était bien dans cet esprit que pas après pas, il amenait Arwen vers son destin, celui que le haut commandeur avait choisi pour elle.

*Du temps. Elle ne m’a pas dit oui, mais elle ne m’a pas dit non non plus. Il lui faut du temps, juste du temps pour qu’elle voit les choses à ma manière.*

Déjà la blonde enseignante avait saisi le besoin du secret concernant ce qui ne regardait jamais qu’eux seul. La communication d’esprit à esprit, le meilleur moyen de préserver un secret du regard de l’Histoire et du roi des dieux.

"Je vais te conduire en un sanctuaire où tu n’auras plus rien à craindre, un lieu que j’aurai voulu ne jamais avoir à te révéler tant sa fonction soulevait l’hypothèse de jours aussi sombres que ceux-ci, mais aujourd’hui, j’imagine que nous n’avons pas le choix."

Et s’approchant d’une des hautes étagères de chêne emplie de livres anciens et de parchemins usés par l'usage, le haut commandeur fit tourner sur elle-même la petite représentation du système solaire en bronze qui s’y trouvait, jusqu’à atteindre une position des astres très particulière qui fit résonner en son bureau un léger bruissement métallique, comme ceux de rouages s’actionnant les uns les autres, jusqu’à ce qu’un pan de mur se lève devant eux, emportant avec lui l’étagère et révélant un passage aussi sombre que secret.

"Dorénavant, plus un mot, nos esprits sont nos seules défenses contre leur don de vision. Pour jouer à arme égales avec eux, il nous faut apprendre à isoler nos pensées de leur atteinte. Faire un mur, être tellement concentré sur un élément précis que même pour eux, percevoir autre chose sera impossible."

Etant une divinité elle-même, Arwen devait savoir de quoi le haut commandeur parlait. Les dons de legilimens du roi des dieux étaient légendaires, tout comme ceux des divinités comme Hermès ou Athéna. Mais avec les armes appropriées, même eux pouvaient rencontrer barrière infranchissable.

"Une autre méthode, plus sure, mais plus risquée, consiste à effacer volontairement des souvenirs de notre esprit, les rendant ainsi parfaitement introuvables. Cette méthode, votre ancêtre Mnémosyne l’avait testé sur Rhéa elle-même, avant qu’elle ne cache votre grand père du regard de Kronos et ne le dupe par une pierre. Ne trouvant rien de suspect dans l’esprit de son épouse, Kronos goba tout, au sens propre, comme au figuré. C’est de loin la méthode la plus efficace, mais jusqu’à récemment, seul la déesse de la mémoire en avait le secret…"

Marquant une pause théâtrale dans son récit, Hazama en profita pour marquer également un arrêt physique devant ce qui semblait être une un cul de sac empli de denrée rare et d’armes précieuses.

"Ne te laisse pas avoir par cette façade, même si tout ceci reste infiniment précieux, tant pour moi que pour Sparte, ce n’est que la face cachée de l’iceberg."

Des plans à l’intérieur des plans, des mécanismes à l’intérieur des mécanismes. Hazama se savait devenir bientôt l’ennemi public numéro un, et il savait que ses ennemis ne reculeraient devant rien pour le détruire. Avoir autant d’adversaires à ses trousses, dont une bonne partie divins, aurait suffi à faire trembler le plus endurcis des mortels, mais le haut commandeur n'était pas du genre à se laisser abattre, et maintenant, après d’innombrables préparations, il était prêt.

"Retient bien ceci Arwen, il est bien des manières de préserver un secret, et la plus épaisse des murailles n’est pas forcément la meilleure. Rien ne peut s’opposer à ce qui demeure invisible."

Et semblant comme tirer une chaînette invisible ; devant Hazama, les râteliers d’arme et les tonneaux de denrées s’amoncelèrent les uns sur les autres comme par magie révélant alors un mur s’ouvrant lui aussi brique après brique pour former un nouveau passage, plus petit encore que le précédent.

"Nous n’y sommes pas encore, avançons. Leur regard peuvent encore percer jusqu’à nous, mais bientôt nous en serons libérés."

Véritable trafiquant de l’information, Hazama tirait avant tout sa force de la connaissance et de la préparation qu’elle lui permettait de réaliser avant même que ses actes ne deviennent apparents aux yeux du reste du monde. En fin stratège, il savait que pour emporter une partie, il fallait agir en pensant à l’avenir, à l’horizon. N’ayant jamais eu pour sa part de dons prophétique, il avait dut apprendre à prévoir, élaborer et peaufiner des plans toujours plus complexes là où les immortels se contentaient d’user de leur pouvoirs prétendument supérieur pour entrevoir par-delà les limites du temps.

*Aaaaaaaaaaaaaaaaaah, si seulement moi aussi, j’avais des pouvoirs de ce genre là... Quelle scène grandiosement apocalyptique j’aurai pu faire…*

"Au cours de mes recherches, et avec un petit coup de pouce de la Sagesse elle-même, j’ai découverts quelques méthodes qui, utilisées à bon escient, permette de préserver quelque zones de l’indiscrétion des dieux. Athéna elle-même en est une fervente utilisatrice tu le savais ? Le sanctuaire en est empli. A croire qu’elle ne faisait pas que se défendre malgré tout et que sa prétendue innocence n’était en fait qu’un masque visant à tromper son monde. Tu imagines quel sera l’accueil que lui réservera Zeus maintenant ? Elle qui a triomphé maintes et maintes fois des ennemis de la Terre ? Elle qui apparaît comme une martyr, une innocente ayant à chaque fois tendue la main ?"

Même de pensées à pensées, l’ironie et le sarcasme du haut commandeur ne pouvait échapper à la jeune divinité.

"Dommage que tes parents…"

Hazama n’alla pas plus loin, et d’un demi-tour méthodiquement préparé, il révéla à Arwen un visage horrifié et outré par ses propres propos qui disparut aussitôt qu'il l'eut de nouveau prise dans ses bras.

"Oh Arwen je suis désolé…"

La serrant dans ses bras au cœur de la pénombre que seules quelques roches étonnamment phosphorescentes venaient éclairer. Le haut commandeur laissa l’esprit d’Arwen faire le rapprochement des quelques éléments qu’il lui avait souligné.

"Ils ne méritaient pas cela. Personne ne mérite cela. Sauf peut-être ceux qui infligent à des familles pareille situation."

Le sous-entendu était on ne peut plus évident, et sur ces pensées, Hazama prit la main d’Arwen avant de la tirer après lui, toujours plus en profondeur dans les entrailles de Sparte.

"A la base, j’avais construit ces chemins secrets en cas d’attaque massive de la cité par une force étrangère. Il y en a partout, dans chaque maison, dans chaque rue, dans chaque édifice. Pour moi et ceux de mon choix, cette ville entière est une galerie aux mille et un tunnels, un labyrinthe de secrets et de pièges que même le plus chanceux des êtres ne pourraient franchir, j’y ai veillé personnellement."

Arrivant maintenant à une salle circulaire donnant sur huit embranchements différents, Hazama s’arrêta devant l’un d’eux, scruta l’inscription présente au-dessus de l’encadrement, puis passa à un autre embranchement, avant de s’y engouffrer en invitant Arwen de le suivre.

"Le labyrinthe change constamment de forme et de densité. Il n’y a aucune clé, aucune serrure. Pas de garde, pas de barbelé, pas de champ de protection. Rien si ce n’est une éternité de couloir sans fin pour qui ne sait pas regarder et réfléchir. Je l’ai construit de manière à ce qu’il emporte avec lui tout intrus qui tenterait d’en briser les règles. Quiconque se montrant ici plus bulldozer qu’architecte disparaîtra en même temps que les secrets qu’il était venu chercher."

Le savoir se méritait, et pour Hazama, il était même le plus précieux des trésors.

Ainsi le haut commandeur et la bonde Arwen marchèrent pendant un temps qui restera inconnu aux yeux de tous, même des dieux, jusqu’à arriver à un nouveau cul de sac ou se trouvait seul, emmuré, un large miroir rectangulaire où se reflétait les images d’Hazama et de la jeune divinité l’accompagnant.

S’approchant du miroir, le haut commandeur sortis de sa poche un étrange petit cristal qu’il enclencha au sein d’un renfoncement se trouvant être l’orbite d’une des gargouilles entourant l’improbable surface réfléchissante, qui dans une étrange vibration sonore, cessa de réfléchir quoi que ce soit, pour devenir semblable à un puits d’ombre sans fond.

"Suis-moi."

Et franchissant le seuil du portail dimensionnel se trouvant devant lui, Hazama disparu au sein de l’obscurité suivit de près par Arwen.

==> Vers un lieu tenu secret
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MessageSujet: Re: Une Etoile se pose au creux du nid d'un serpent [PV Hazama]   Sam 17 Mai - 21:01

L'histoire venait d'être écrite... L'encre, comme un venin, venait de condamner une nouvelle victime par le verbe du roi des cieux... Un pion de moins sur ton échiquier mais, un futur de moins sur l'Échevaux qui se déployait en cet instant dans les étoiles...

Combien d'être avant toi, purent se vanter des actions que tu venais d'entreprendre ? Combien pouvait se réjouir de voir les plus hautes instances de cet univers jouer dans le creux de ta main ? Souris tu ? Tu serais sot de ne pas le faire maintenant que la grande entreprise de tes pensées vint se prononcer un peu plus dans ton horizon... Joueur que tu es, tu sais que pour gagner ce grand jeu qu'est la vie, tu te dois d'avoir un atout dans la main, atout que tu as réussis à cacher aux yeux de ces bien futiles dieu de l'Olympe. Toi qui est à peine mortel, que peux tu ressentir alors que les maîtres même de ce monde ne sont que des enfants aveugles dans le dessein que tu as tissé ?

Ton nouveau forfait accompli, tu décides de retourner sur tes pas jusqu’à rejoindre ton bureau afin de pouvoir pleinement goûter la portée de tes actes... Peut-être même prévois-tu de déjeuner quelque oeuf au plat une fois à l'intérieur du confort de ton sanctuaire maintenant que ta cité n'est plus agitée par toutes les présences des futures éveillées... Vil que tu es, à tu sentis la fin de celui que tu as condamné des mains d'un bourreau infernal . Encore le résultat de ta malice, encore la preuve que même les protecteurs de la Terre n'est rien d'autre que des nuisibles entre tes doigts pour ton grand projet... Pour notre grand projet.

N'oublie pas à qui tu dois cet endroit, n'oublie pas à qui tu dois ta protection... N'oublie pas que malin que tu es, tu n'es rien d'autre que le maitre d'orchestre que j'ai choisi pour accomplir une symphonie unique en son genre... Déjà tu ne peux plus bouger alors que le monde prend une teinte monochrome, tu ne peux plus respirer tandis que tout autour de toi se refroidit sous un froid irréel alors que tu clignes des yeux, bien conscient de ce qui est en train d'arriver en cet instant à ta personne. Cette sensation... Cette perte de chaleur alors que chaque molécule de ton univers était en train de se figer dans un silence pesant. Doucement, tu peux ressentir ma présence dans ton dos tandis que tes pupilles retrouvèrent des nuances de couleurs sur ta peau dans cet espace en noir et blanc où ton nombre n'est plus. Il n'y avait que moi, il n'y a toujours eu que moi....

N'étant plus piégé par la force qui avais torturé l'une des filles du roi des cieux peu avant, tu pouvais pleinement observer que la pièce où tu te trouvais n'avait plus aucune couleur, rien d'autre que de profonde ténèbre galactique où avec beaucoup de peine: on pouvait distinguer des dizaines, des centaines, des milliers d'étoiles enfermées dans un cosmos aussi gigantesque de sombre jusqu'à ce que deux titanesques étoiles n'explosent au-dessus de toi: révélant mon regard sur ta personne alors que ta silhouette s'éleva à ma hauteur dans le creux de l'une de mes mains.

Toi qui peut contempler l'ombre de ce que je suis, de ce que j'ai été et de ce que je serai très prochainement avec ton concours: toi qui vas bientôt causer le plus grand cataclysme que cet univers est connu, toi qui me souris avec la perversion d'un grand serpent, es-tu prêt ?

Dis moi Hazama, maître de Sparte... Es tu prêt à ne plus pouvoir aller en arrière ?
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Hazama/Eris
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MessageSujet: Re: Une Etoile se pose au creux du nid d'un serpent [PV Hazama]   Dim 18 Mai - 12:21

Arrow Salle secrète hors du temps

Et tandis qu’il remontait le long chemin le menant à son bureau, le haut commandeur de Sparte ressentie en approche rapide la force titanesque de celui qui quelques instants auparavant, s’était offert un petit plaisir des plus imprudents au cœur du territoire ennemi.

*Ah ben il arrive à point nommé celui-là.*


Sans surprise donc, Hazama sentit la température ambiante diminuer dans une fraction de seconde qui semblait s’étirer à l’infinie. La dilatation temporelle, un signe évident quand à l’approche imminente de son "associé".

Si la première fois, Hazama avait été surpris par ce déploiement de puissance pouvant sembler aussi théâtrale que tape à l’œil, le haut commandeur avait vite passé l’éponge sur les habitudes de son nouvel "ami" lorsqu’il avait réalisé qu’au sein de cette bulle temporelle, les dieux eux même ne pouvaient les voir ou les entendre, pas même les devins ou l’Histoire.

"Echo, quelle bonne surprise…"

Se retournant alors qu’il retrouvait sa liberté de mouvement, le haut commandeur ôta son chapeau avant de saluer révérencieusement la masse colossale de cosmos obscur lui faisant face.

"Ton séjour en Olympe a-t-il été fructueux ? Quelle pauvre âme à eut la malchance d’être la première de ce nouvel âge à te découvrir ? Laisse-moi deviner, la plus faible d'entre eux ? Dis-moi tout, a-t-elle tremblée ? Son pouls s’est-il accéléré ? Son dos s’est-il mouillé de sueur ? Ses pupilles se sont-elles dilatées ? Ooooooooooooooh ça me donne des frissons…"

Souriant de plus belle en imaginant la terreur sans nom qui avait dut saisir l’encore immature muse de l’Histoire, Hazama n’en oublia pas pour autant sa plus urgente question.

"Mais confirme-moi d’abords une chose, as-tu bien brouillé le flot du temps et par la même occasion l’ensemble des capacités visionnaires n’est-ce pas ? Nous avançons bien à couvert de leurs dons médiumniques ?"

Hazama ne voulait là que confirmer ce qu’il savait déjà, aussi reprit-il dès qu’Echo lui eut donné sa réponse.

"Parfait. Nos ennemis ne vont pas cesser de chercher à nous trouver, et lorsqu’ils l’auront fait, notre marge de manœuvre deviendra très… réduite. Nous ne sommes pas encore près pour ton retour, il nous faut user de patience, et de prudence, le secret de Sparte ne doit pas encore être révélé."

Laissant ses derniers mots en suspens, le haut commandeur laissait à Echo le soin de méditer sur sa prochaine action.

"A présent ils savent pour ton existence, et ce n’est qu’une question de temps avant qu’ils ne mettent un nom sur ton cosmos. S’ils venaient à découvrir notre association… Nos plans en seraient dramatiquement contrariés. Il nous faut éviter ça à tout prix, et pour ça j’ai besoin de ton aide.
Vois-tu, maintenant que Zeus en a fini avec Hypnos, il va vouloir assoir son autorité sur la terre, et ce faisant, il voudra s’assurer de la fidélité de Sparte, et de la mienne.
Il va me convoquer, ce n’est qu’une question d’heure. Et face à lui, mes capacités d’occlumens ne seront pas suffisantes, ce qui est une bonne chose malgré les apparences. Cependant, il ne doit pas trouver mes souvenirs concernant nos projets. Aucun d’eux ne doit lui être connus.
"


Prudent, si prudent était Hazama. Après tout il affrontait des dieux, pas de simples mortels. Le moindre faux pas pourrait s’avérer être le dernier, et apparaitre capable de résister aux pouvoirs de legilimens du roi des dieux ne pourrait que s’avérer étrange de la part d’un être se prétendant simple mortel.

"Aussi je vais devoir oublier. Oublier jusqu’à ton existence, pour un temps tout du moins. Je vais extraire de ma mémoire tout ce qui te concerne ainsi que l’ensemble des informations concernant nos plans. Ce que je deviendrais alors… Ira en Olympe, et se soumettra à la volonté du roi des cieux. Mais lorsqu’il en aura fini avec moi, je te demande deux choses, de me rendre mes souvenirs, et de me préparer une issue de secours pour une extraction d’urgence, je ne serais peut-être pas seul…"
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Cronos
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MessageSujet: Re: Une Etoile se pose au creux du nid d'un serpent [PV Hazama]   Mar 20 Mai - 23:53

Malgré l'oppression de la présence qui te regarde, malgré les deux étoiles mortes qui sondent ton âme à la recherche d'une quelconque malice à tes propos: tu ne peux t'émécher de sourire... Souriais-tu la première fois où ta présence fut arrachée au cours du temps ? Souriais-tu quand toi le premier a rencontré l'ombre, tu devinas l'écho de quelle créature l'abysse de lumière en face de toi pouvait être ? N'as tu donc jamais arrêté de sourire depuis le début ...

D'autres auraient pris cela pour une marque de folie car, il fallait en faire preuve pour oser imaginer les desseins qui se tramaient dans ton esprit si particulier, si empoisonnée... Certains auraient quant à eux, suggérés simplement que le maître de Sparte ne prenait rien au sérieux, pas même les dieux à qui il devait faire face... Seul savait l'ombre, seul l'immensité ténébreuse à la silhouette galactique savait pourquoi l'insignifiante créature dans la paume de sa main pouvait sourire malgré les prochaines circonstances d'un plan mûrement réfléchit à travers les âges... Hazama était tout simplement Hazama et, c'était pour cela que l'ombre t'avait choisi toi, Haut commandeur de la cité de Sparte.

Ton visage se délectant de fantasme concernant le passage de ton "allié" au coeur même de la table des pions adverses est des plus intriguant: bien que l'ombre qui te soulève alors au niveau de son visage ne montre aucune expression dans le voile cosmique de ses traits, elle ne semble pas saisir d'où provient le plaisir que tu ressens à l'idée d'aller narguer les dieux au cœur même de leurs forteresses et te laisse te vautrer dans ta propre hilarité pendant un temps... Jusqu’à ce que les deux pupilles étoilés à l'intérieur de son visage masqué ne prennent une teinte des plus rougeoyantes, te forçant à réprimer ton amusement pour demander d'une voix malicieuse si la vision des prescients subit l'influence de l'être cosmique qui lui fait face en cet instant... Un regard dans portée dans l'infini de la silouhette cosmique suffit au commandeur de Sparte pour avoir sa réponse avant qu'une nouvelle main ne se soulève a coté de celle qui tient l'homme en costume d'opale.

Lentement, la forme cosmique de l'écho qui te fait face laisse entrevoir l'un de ses doigts au-dessus de ton chapeau: celui-ci s'avança vers ton front qu'une migraine sourde commença à se faire entendre dans ton esprit alors qu'une énergie glaciale se déversa de la pointe de son doigt sur sa personne puis... Plus rien si ce n'est le noir, le lourd réconfort de l'oubli tandis que ta forme tombe lentement sur les genoux: laissant ton regarde vide observer l'étrange anneau que porte la seconde main de l'écho cosmique. Son être composé d'étoile possédait à présent une constellation autour du doigt, un ensemble d'étoiles à la lueur d'Émeraude sous la forme d'un ouroboros composé de ce que tu étais et de ce que tu seras bientôt de nouveau...

Lentement, tu te perds dans l'inconscience alors que la forme brumeuse disparaît doucement en laissant s'échapper la réalité de sa forme sombre: te recrachant avec précaution de son univers pour te déposer avec lenteur à l'intérieur de ton bureau, te plaçant délicatement sur ton fauteuil avant de souffler les traces de sa présence sans un bruit, s'effaçant doucement des limites du temps et de l'espace sans poser de regard sur la silouhette du plus puissant homme de Sparte...

Va, Hazama. Avance à présent que ta mue s'est accomplie et empoisonne le monde de ton venin car, même sans tes souvenirs: Hazama tu es, Hazama tu resteras alors que moi... Personne ne sait qui je suis, qui j'étais ni qui je serai... À vous qui lisez dans l'histoire, prenez crainte de l'ombre que je suis: prenez garde à l'écho de la destinée...
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MessageSujet: Re: Une Etoile se pose au creux du nid d'un serpent [PV Hazama]   Mer 21 Mai - 14:24

Lentement approché du visage colossal d’Echo, simplement posé au centre d’une de ses mains gigantesque, le haut commandeur de Sparte souriait encore, comme à son habitude, lorsque son "allié" improbable approcha un de ses doigts de son front.

Otant alors son chapeau, Hazama sentit le cosmos démentiel d’Echo s’insinuer dans son esprit pour y arracher tous souvenirs le concernant de près ou de loin.

Douleur, atroce douleur et chose terrible que celle de perdre peu à peu ce qui fait de lui ce qu'il est. Fantastique pouvoir que celui lié à la mémoire. Autrefois apanage d’une titanide, maintenant… Don rare de quelques êtres privilégiés.

Rapidement, les souvenirs du haut commandeur s’envolent, aspirés par ce doigt aigu s’enfonçant dans son crâne. Sa première rencontre avec Echo, disparue. L’élaboration de Sparte à ses côtés, envolé. La mise en place de la suite d’un plan élaboré il y a des millénaires, dis-pa-rue.

Comme si rien de tout cela n’avait jamais existé…

Tombant alors à genoux, le sourire crispé par la douleur le tenaillant, Hazama ressent soudain l’appel de Morphée l’envahir. Ce qui se trouvait alors devant lui ? Il ne le vit point. Plus aucune trace d’Echo ni même de son existence ne demeurait dans son esprit, ce qui incluait également tout ce qu’Echo et lui avaient crées, y compris la salle où se trouvait maintenant Arwen, désormais totalement isolée du reste de l’univers.

Et lorsqu’il s’éveilla, son chapeau sur la tête, avachit dans son fauteuil au sein de son bureau, c’est avec un mal de crane carabiné qu’il s’étira de tout son long avant de pousser un soupir à la vue des formulaires qui l’attendaient.

Des évènements liés à Arès et Artémis, il n’avait rien oublié, pas plus qu’il n’avait oublié ses propres plans concernant l’avenir de sa cité.

« Whouaaaaaaaaaaaaaaaaaaaarrrrr… Je devrais engager une secrétaire pour remplir ces papiers à ma place… »

Se levant, la démarche un peu hasardeuse, Hazama se dirigea vers un de ses étagères d’où il sorti un épais volume relié de cuir qu’il posa sur son pupitre de lecture avant de l’ouvrir à l’emplacement d’un étrange marque page, beaucoup trop simpliste d’apparence pour un livre d’une telle valeur.

« J’espère que Zeus sera d’accord… Il en va de l’avenir de Sparte, et peut être même du monde entier. Le cas d’Arès ne doit jamais plus se reproduire. »

Retirant alors le marque page s’avérant être trois simples feuilles volantes pliées les unes dans les autres, le haut commandeur referma son précieux ouvrage et le rangea avant de se remettre au travail, ses précieux documents dans la poche interne de sa veste.

Le front soucieux et s’affairant à lire et signer les formulaires de reconstructions et d’augmentation de budget, le haut commandeur se demanda alors où pouvait bien être passé la blonde enseignante dans un moment pareil alors qu’il scrutait avec soin l’ensemble de la cité à la recherche de son cosmos, sans succès.

*Elle n’est pas à Sparte… Elle n’est pas non plus en Olympe… Où peut-elle bien être ?*

L'appel de Zeus ne tarderait pas, Hazama le savait. Maintenant qu'il en avait fini avec Hypnos, il lui restait le cas de Sparte à régler.

*Dommage, j'aurai apprécier sa compagnie à mes cotés lors de cette entrevue... Mais en y repensant bien, elle n'aurait surement pas supporté la vision du bourreau de son père... J'espère qu'elle va bien.*
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Ozymandias
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MessageSujet: Re: Une Etoile se pose au creux du nid d'un serpent [PV Hazama]   Ven 30 Mai - 8:19

Arrow La tour de l'Olympe

Sur le chemin me menant au palais du haut commandeur, je resongeais à tous ces événements m’ayant menés à cet instant précis… Mes jours insouciants, l’incident de l’antarctique, ma rencontre avec Cypris, Artémis, Athéna et surtout, la révélation d’Hazama.

Je devais en apprendre plus. A présent, le pouvoir et la connaissance sur moi-même étaient mes seules possibilités de salut.

Arrivant alors au pied du palais, j’en gravissais les marches quatre à quatre avant de rapidement me diriger vers le bureau du haut commandeur, connaissant maintenant par cœur le chemin au sein de ce dédale de couloir et d’escalier invraisemblablement complexe.

« Puis-je vous aider monsieur ?

Pas la peine, je connais le chemin, merci. »


Comme d'habitude, le palais surplombant Sparte était quasi-vide, cliniquement propre voir resplendissant, magnifiquement décoré et très étrangement malsain, comme si ces murs et ces statues aux visages inexpressifs aspiraient peu à peu l'énergie de ceux s'y trouvant jusqu'à les changer en loques aux yeux vides et cernés, comme ceux des personnes se trouvant à l’accueil.

*Non c'est surement dut à leur travail répétitif et dénué d’intérêt. toute la journée derrière un bureau... Moi aussi je ressemblerais à un zombie après quelques temps.*

Après au moins dix bonnes minutes d’errance au cœur de ce labyrinthe de pierre ouvragées, j’ouvrais enfin les doubles portes de bois donnant sur le bureau d’Hazama qui m’attendait, comme à son habitude, le sourire aux lèvres.

Assit nonchalement au creux de son fauteuil de cuir, il avait dut me sentir arriver de loin, et d'après son regard pétillant, était ravis de me voir.

*Comment c'est possible d’être aussi dégoûtant ? Et dire que c'est lui mon dernier espoir...*

« Je sais à présent. Maintenant dites-moi, vous m’avez dit qu’il y avait un moyen de me libérer de cette malédiction de dualité, quel est-il ? »

Toujours en proie à cette sensation de malaise en sa désagréable présence, et sentant mon destin se rapprocher inexorablement, je voulais en finir avec ces énigmes au plus vite. Si ce moyen existait, je devais l’avoir essayé avant la fin de la journée.

HRP:
 
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MessageSujet: Re: Une Etoile se pose au creux du nid d'un serpent [PV Hazama]   Ven 30 Mai - 9:10

L’absence d’Arwen avait de quoi inquiéter Hazama, mais déjà d’autres événements attiraient son attention loin de la blonde scientifique. Le retour d’Athéna en tête de liste, le haut commandeur reposait un instant sa plume de phénix pour s’affaler dans son fauteuil, scrutant alors les cosmos présent dans la tour dorée.

Sans aucun doute, la plus prestigieuse des invités de la cité du cosmos était Athéna la Sage. Co-fondatrice de Sparte, et protectrice de la Terre, et pourtant, l’attention d’Hazama était portée sur une toute autre personne, sur un de ses chevaliers plus précisément.

« Hum hum hum, hum hum hum, hum hum hum hum hum… »

Chantonnant doucement les yeux fermés, le haut commandeur étudiait l’évolution de la réunion entre Athéna et son chevalier. Une issue que le haut commandeur connaissait déjà.

Entrecroisant ses longs doigts fins, Hazama sentait le cosmos de la déesse se déployer comme pour entourer son guerrier d’or, juste avant que celui-ci ne quitte l’assemblée précipitamment pour se diriger vers...

« Gagné. »

Faisant tourner son fauteuil sur lui-même, le haut commandeur s’autorisait un bref instant d’oublis en riant aux éclats alors qu’il sentait l’approche imminente du chevalier d’or des gémeaux, visiblement pressé d’en apprendre plus sur son funeste destin.

« Voyons voir, où l’ai-je mis déjà ? »

Redescendant sur terre, Hazama revenait à son bureau et commença à en fouiller les tiroirs, visiblement à la recherche d’un objet précis.

« Haha ! La voilà. »

Se saisissant alors d’une étrange et massive clé brutal d’aspect, le haut commandeur la fourra dans sa poche avant de confortablement s’installer au creux de son fauteuil, et d’y attendre l’arrivée d’Ozymandias.

*Aura-t-il la force de libérer la tour ? Hum, s’il ne fait pas l’affaire, son frère le pourra peut-être, mais c’est encore moins probable… Fichu magie du sang.*

Tout en réfléchissant à la suite des événements, Hazama observa l’arrivée du chevalier d’or au sein de son petit univers privé.

Décidément, la peur pouvait rendre un homme méconnaissable. Lui si fier, aujourd’hui réduit à mendier des réponses et à se jeter sur la moindre parcelle d’espoir comme un toxicomane.

Le sourire du haut commandeur s’agrandit encore en sentant le délicieux parfum de désespoir qui émanait d’Ozymandias en cet instant, il était sur la bonne voie et était doué à sa façon. Ne restait plus que le souci de son cœur à régler, et son problème serait résolu.

« Bienvenue chevalier, quel plaisir de te revoir, éclairé à présent d’une vérité de l’univers. Il t’aura fallu l’apprendre dans la douleur et le doute, mais à présent tu sais. Tu sais que face aux plus grands instants d’une vie, qu’importe ce que l’on peut prétendre, on reste seul. La force collective ne sert alors de rien, et seule la puissance personnelle peut alors avoir son importance. »

Se levant alors de son fauteuil, Hazama faisait de son mieux pour dissimuler sa joie et son entrain pour la suite des événements. Ozymandias avait un grand destin à accomplir, quoi qu’il ne le savait pas encore, et c’était au haut commandeur de le mettre sur la voie.

« Tu veux des réponses n’est-ce pas ? Des réponses sur toi, sur ta véritable famille et sur cet héritage que tu portes au cou ? »

Envoyant alors un de ses serpents cosmiques lentement se saisir de l’amulette qu’Ozymandias portait au cou, le haut commandeur la fit pivoter pour en révéler le nom gravé au dos.

« Vergil, ton véritable nom, celui que t’a donné ta vraie mère il y a longtemps. Ton véritable nom, et aussi la source de ton véritable héritage, celui que t’ont laissés tes ancêtres. Ce que tu dois récupérer à présent. »

Sortant alors de sa veste la clé massive, Hazama la présenta aux yeux du chevalier d’or.

« Vois-tu, ta véritable famille est beaucoup plus ancienne que tu ne l’imagines, et elle dispose d’un lien assez particulier avec… Oh et puis laissons cela de côté pour le moment, il y a certaines choses que tu dois découvrir par toi-même. Ce qui importe pour l’instant, c’est que cette clé t’ouvrira le chemin vers un très ancien artefact lié à ta famille, et que cet artéfact te permettra d’obtenir le pouvoir de faire disparaitre pour de bon cette dualité présente en toi. L’obtenir ne sera pas chose aisée, car il est bien protégé. Tant par des énigmes que par des gardiens. La tâche sera difficile, même pour un chevalier d’or tel que toi. Tu mettras ta vie et ta santé mentale en danger, mais si tu réussis, tu seras libéré de ta malédiction. »

Déposant la clé sur son bureau, devant le chevalier d’or, le haut commandeur recula alors d’un pas, laissant Ozymandias devant son destin.

« As-tu vraiment le choix ? »
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