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 Entre père et fils [pv: Zeus, Hermès]

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Hermès
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MessageSujet: Entre père et fils [pv: Zeus, Hermès]   Ven 7 Fév - 15:40

La révélation était faite à présent, tout se mettait en place et sachant pertinemment qu'après allait finir par ne pas contenir sa colère. Le chaos devait pousser son porteur à détruire sans ne rien laisser derrière son passage. Zeus et Artémis étaient là, le risque était minime en ayant la chance de son côté. La réaction d'Arès fut à la hauteur de ce qu'il attendait, parfait, tout était tellement parfait selon son plan. Mettre en colère Arès pour que Zeus puisse percevoir ce qu'Hermès sentait à travers la chance. Telle une substance, la chance vis et est comme un être vivant qui respire et va partout dans chaque être vivant ou non vivant.

Autrefois, Hermès sentait la chance résonner chez Arès comme son père, Athéna ou bien Hadès. Maintenant, quelque chose faisait qu'une partie de lui échappait à la chance, l'unique chose qui pouvait échapper à son contrôle... Le chaos. Voilà ce qui donna la puce à l'oreille du messager des dieux. Oui Arès, laisse la colère et le chaos se manifester, laisse Zeus voir à quel point tu es dangereux.

Il fit un pas en arrière en voyant que son frère se mit à bruler son cosmos au point que même Hermès fut sur la défensive, ne pouvant que le voir faire. Ainsi il n'avait pas le choix que de se défendre en utilisant ses atouts bien que c'était fait à contre coeur sans oublier qu'au combat, il n'était pas vraiment de taille face à lui. La chance brillera encore une fois dans ce cas-là, lui donnant l'occasion de ne pas mourir.

C'est en faisant grandir son cosmos qu'il ouvrit une petite partie de son portail qu'il fit sortir les chaînes de l'Olympe pour être sûr de bloquer Arès suffisamment longtemps pour faire en sorte que Zeus puisse enfin voir la vérité. Le moment était rapide mais tout aussi lent pour le dieu aux sandales ailées, chaque seconde semblait être une éternité en voyant Arès se ruer sur lui. L'espace d'un souffle, et Arès fut projeter comme seul Zeus en était capable. Tout était si parfaitement prévu, Zeus avait réagi comme il avait fallu de sa part.

Au fond de lui, il était heureux de savoir que Thalie et les autres soient à l'abri, rien que ça, ça le soulageait tellement qu'il en croit perdre ses moyens. Bien entendu, il ne devait pas compter à chaque fois sur une telle réaction de son père bien que vu le contexte, ça semblait logique. Laisser paraître une image de naïf, ne pas se montrer trop perspicace, toujours se comporter comme le dieu jeune et fougueux qu'il était.

Faisant rapidement disparaître les chaînes de l'Olympe, il se mit à écouter son père qui semblait refuser ce qu'il venait de dévoiler sur Arès. Pourquoi refuser cela? Pourtant pour cette fois, Hermès n'avait pas dit le moindre mensonge, après tout une telle chose est bien trop importante pour se permettre de jouer à mentir et cacher des choses. Il eut un moment de surprise quand la voix de Zeus fut dans sa tête mais très vite, il se calma et inclina la tête suite à sa dernière phrase.


-Bien père, je ne dirais plus rien de tel ici, je vous en fait le serment.

Il leva les yeux vers lui en lui adressant un sourire. Après tout combien même il semblait sévère et impitoyable, le roi des dieux est un père aussi, aimant ses enfants. Hermès ne doutait pas une seconde que son père le considérait comme l'un de ses fils favoris avec Apollon forcément. Ce satané Apollon, bien qu'il en pensât pas forcément du bien, il aimait plutôt correctement son grand frère, bon lui voler son bétail autrefois fut un souvenir hilarant dans sa tête, surtout quand il vit la harpe qu'il fabriqua pour lui donner afin de se faire pardonner.

Le bon vieux temps... Cette époque si particulière alors qu'il n'était qu'un nouveau-né, de quoi laisser perplexe les humains mais les dieux sont un cas à part. Un arôme amer tout comme doux à la fois. Athéna... Il voulait tellement la revoir, elle lui manquait un peu oui, sa grande soeur qui arrivait souvent à deviner certaines choses venant de lui. Si seulement elle était là, au moins même si elle s'était emporté sur son côté humain, elle en restait pas moins un membre de sa famille qu'il aimait vraiment.

La suite des évènements furent plus particuliers. Donc tout le monde pensait comme Zeus? Voilà de quoi informer l'état des choses. Non pas autant comme Athéna, Hermès était proche des humains et aimait être en leur compagnie sans pour autant se laisser emporter par ce côté humain qu'il utilisait pour obtenir ce qu'il voulait. Mais bon, il se concentrait d'attendre le bon moment comme toujours, patience Hermès, ton moment viendra où enfin tu pourras obtenir ce qui fait vibrer ton coeur.

Suivant son père, il put écouter son plan pour les humains et il fut surpris de le voir aussi bien préparé alors que son retour était encore frais. Les nations unies hein? Voilà une chose qu'il adorerait voir au moment où les grands dirigeants du monde humain se rendraient compte de la vérité. David lui-même pensa la même chose, rien que de voir leur tête allait être très drôle.

Le moment de tout préparer venait peu à peu, Arwen retourner à Sparte? Hermès avait peur qu'il lui arrive quelque chose. Mais si telle est la volonté de son père, il ne pouvait pas y faire grand-chose actuellement. Arwen sera sous sa protection quoi qu'il arrive. Avant de se quitter, il fit surgir d'un minuscule portail un collier avec une ficelle mais au bout, une pierre recouverte de symboles était visible. C'est alors qu'il s'approcha d'Arwen pour lui mettre dans la main une fois qu'Artémis donna sa peau de bête. Serrant sa main pour la refermer sur le collier, il parla d'une voix prévenante.


-Écoute-moi Arwen, ce que je te donne est un charme porte-bonheur, ne l'enlève sous aucun prétexte de ton cou. Il me permettra aussi de savoir si tu es en danger immédiat, si jamais tu en sens le besoin, tu peux m'appeler et je viendrai le plus vite possible. C'est compris? Allez, va ma nièce et sois bien prudente avec le haut commandeur...

Pour confirmer cela, il lui fit une accolade et se pencha sur Clio cette fois, se montrant toujours souriant à la simple vision d'une muse. Savoir qu'elle était là même indirectement, ça le rendait quand même heureux.

-Ne t'en fais pas Clio, Thalie est là pour toi tout comme moi je suis là pour toi si tu as besoin d'aide. Je m'absente le temps de régler certaines affaires et si tu le veux, je reviendrais. Reste avec Thalie, je suis sûr qu'elle ne sera pas contre ça.

Posant une main sur sa tête, il la caressa un peu avant de se relever vers Thalie. La voir ainsi était toujours aussi envoutant et un peu triste. Mais bon, pour ne pas la laisser deviner, il se mit à parler d'une voix un peu moqueuse.

-Je ne te fais pas d'accolade Thalie car je suis sûr que ton mari m'en voudrait après! Et je n'ai pas spécialement envie de ça. Mais sache que le coeur y est, prends soin de Clio, je sais que tu le feras mais j'avais envie de le dire hihi! Tu pourras toujours compter sur moi Thalie même si je sais que ton mari est là pour toi, mais je te le dis quand même... Enfin bref, j'y vais!

Juste avant de partir, il écouta Artémis lui faire une remarque assez particulière mais venant d'elle, il le prit comme une sorte de compliment. Au moins elle ne le traitait pas de mâle.

-Merci de ce sage conseil ma soeur, je tâcherais de m'en souvenir précieusement. Je devine ta réponse mais si jamais tu as besoin de parler... Mon oreille sera ouverte quoi qu'il arrive.

Sans même attendre, il s'en allât ou du moins en donna l'impression. Puis veillant à que personne ne pouvait le voir, il enclencha le pouvoir du casque d'Hadès pour devenir complètement invisible. Prenant son envol pour ne pas faire le moindre bruit, il se rendit là où Zeus était en sentant son cosmos pour se guider avant de se rendre à nouveau visible non loin de lui. C'est avec lenteur qu'il se posa sur le sol et s'avança pour lui parler avec une voix douce pour ne pas faire trop de bruit.

-Me voilà père, comme vous l'avez demandé, je suis venue. Je suppose que si vous me demandez de vous parler à part, c'est à propos de ce que j'ai dit vis-à-vis d'Arès... Je peux le prouver sauf si vous me croyez déjà père. Sinon je vous dirais que ce que j'ai vu dans le combat contre Artémis et la chance qui me parle me suffisent pour en déduire avec certitude qu'Arès utilise le chaos... Avant, Arès résonnait dans la chance pleinement, je la sentais comme je la sens en vous actuellement... Depuis son retour, tout son être sauf une partie de lui échappe au raisonnement de la chance. Et tout comme moi, vous savez que le chaos est l'unique chose qui échappe même à la chance, le destin ne saurait le maitriser. Je ne demande pas de me croire, mais d'être encore plus prudent envers Arès... Sachez que je serais toujours de votre côté, jamais je n'ai voulu me saisir de votre trône et je ne le désire toujours pas. Je resterais à jamais votre messager.

Baissant la tête comme pour se faire pardonner d'une erreur, il ferma les yeux en attendant la réponse de son père.
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MessageSujet: Re: Entre père et fils [pv: Zeus, Hermès]   Lun 10 Fév - 18:38

Le cas de l’humanité réglée, il me restait à présent le cas épineux de mon fils. Celui qu’Hermès accusait d’être devenu suprême trahison envers moi et mon œuvre ordonnatrice.

Un fils de l’ordre associé au chaos… La possibilité même d’une telle union relevait à mes yeux de l’hérésie, mais je devais reconnaître que c’était l’unique explication que je parvenais à fournir à la mystérieuse extinction temporaire de la flamme de l’Olympe.

*Est-ce donc possible ? Le chaos peut-il être soumis ou apprivoisé ?*

Cette hypothèse remettait en question tout ce sur quoi j’avais battis mon empire, à commencer par la suprématie de mon pouvoir, celui qui se devait d’être exhaustif, plénier et invincible, le pouvoir du roi.

Si Arès avait ajouté le pouvoir du chaos au sien, alors un jour, il serait une sérieuse menace pour moi. Non, il était déjà une menace. Pour avoir étudié longtemps la puissance de l’entropie, je la savais capable d’absolument tout, y compris des plus grands miracles. Entre de bonnes mains, le chaos pouvait créer et modifier à l’infinie, l’univers lui-même pouvait être remanié jusqu’à ses fondations ; mais entre les mains de la Guerre…

Je n’osais pousser plus loin mes hypothèses en la matière. Son propre temple était un exemple plus que suffisant des souhaits profonds du dieu de la guerre.

*Un monde emplis de carnage, de conflits brutaux et de sang. Un lieu où même la mort serait bannie. Un champ de bataille éternel où s’affronterait sans fin toutes les créatures conscientes.*

Scrutant en contrebas les épais nuages de cendre et de poussière que les entrailles de l’Olympe crachaient sous l’influence néfaste de mon fils, je le trouvais alors en plein massacre, rentrant en son foyer en déchiquetant tout sur son passage ainsi qu’un fauve enragé, ivre de sang, entouré de bêtes aussi sauvages que lui.

*Toutes ces âmes qu’il a volé aux enfers… Son armée a étonnamment grossie pendant mon sommeil. C’est désormais une force bien trop importante pour ne pouvoir être considérée que comme une force de dissuasion…*

Je pouvais en deviner la pleine puissance malgré le caractère démesurée de la citadelle d’airain, celle-ci s’enfonçant profondément au cœur de ma montagne, en des lieux prétendus impénétrables, mais je savais avoir sous les pieds une véritable fourmilière humaine, la plus grande armée jamais rassemblée sous une seule bannière. Une force que j’aurai tôt faite de démanteler si l’envie m’en prenait, mais qui pourrait s’avérer très utile si je parvenais à la contrôler.

*La prise de pouvoir de la Terre ne se fera sans doute pas sans heurts. Nombreux seront ceux à ne pas vouloir retourner à leur ancienne condition. Devrais-je préparer nos forces à imposer notre hégémonie sur la création ?*

Je n’avais jamais été partisan de la force brute, je lui avais toujours préféré la négociation et la tempérance. Néanmoins je n’étais pas naïf au point de croire que tout pouvait se régler en simple palabres. Parfois la guerre était inévitable, malgré mon aversion pour elle, elle était un droit inaliénable, un privilège arraché de force à une création indifférente par quelques héros ou meneurs éclairés.

Si tout ce qui était vivant avait le droit de vivre, alors tout ce qui vivait avait le devoir de se battre pour protéger ce don inestimable, je ne le savais que trop bien. Pour empêcher la guerre de prendre racine dans ce nouvel âge, il me faudrait convaincre l’humanité des bienfaits de notre règne pour lui ôter toute volonté combative, toute envie de prendre les armes. Les masses suivraient, mais il en serait toujours des êtres trop irrémédiablement dépendant de l’ancien système, des êtres que l’évolution effraierait, des obstacles qu’il faudrait réduire au silence.

*Athéna… ma fille chérie… Pourrais-je compter sur toi lorsque tu seras enfin réincarnée ? Toi qui plus que tous mes autres enfants dispose de la sagesse, devrais-je te combattre ou pourrais-je te compter en alliée dans cette entreprise capitale pour notre avenir ?*

Je ne voulais pas envisager cette cruelle hypothèse. Elle avait toujours été avec moi, dans toutes les situations. Cette fois ne ferait pas exception, j’en avais la certitude.

*Enfin le voila.*

A pas de velours, ou plutôt glissant sur ses scandales ailées, mon plus jeune fils tomba à genoux devant moi ainsi que devant son père et son suzerain. La révérence ne lui avait jamais fait défaut, pas plus que l’esprit vif et habile qu’il avait toujours sut utiliser à bon escient.

« Relève-toi mon enfant. »

Le protocole ayant été observé, je le laissais poursuivre son accusation incriminant son demi-frère qui quelques instants auparavant avait tenté de briser son corps d’emprunt.

« Paix. »

Levant lentement la main pour lui demander le silence, j’avais entendu ce que j’avais à entendre, son raisonnement et ce qu’il avait pris pour preuves.

« Hermès, je ne doute pas une seconde que tu en sois persuadé, et ton raisonnement se tient. Mais toi-même tu réalises qu’il ne s’agit que de soupçons, et non de preuves. Tu connais nos règles, tu connais ma Loi. Pour châtier un coupable, il faut que sa culpabilité soit prouvée, sinon il ne s’agit pas de justice mais de vengeance, d’assassinat. »

Me retournant pour scruter l’évolution des choses au sein de la citadelle d’airain marquant le début de mon royaume céleste, j’invitais Hermès à me rejoindre face au balcon surplombant la montagne des dieux.

« Cependant malgré toute logique, je te crois. Pas uniquement pour les raisons que tu m’as évoqué, mais aussi par les conditions pour le moins mystérieuses de mon propre réveil. Oui, je crois que par un moyen que je ne conçois pas encore, Arès a réussi là où j’ai toujours échoué. Je crois qu’il cache en son sein la seule chose qui lui permettra un jour de venir réclamer ce qu’avant lui j’ai réclamé à mon propre père. »

Posant mes deux mains sur la balustrade ouvragée de marbre blanc, je scrutais les immenses machines de guerre de mon fils, toute d’airain et de bronze, tomber les unes après les autres devant l’avancée inexorable du dieu sanglant.

« Mais ce que je crois n'a pas d'importance en ce cas précis. De plus, qu’Arès convoite mon trône n’est ni une nouvelle, ni un secret pour qui que ce soit. C’est juste le destin et la crainte de tous les rois… »

Etre détrôner par son fils, devenu encore plus grand et puissant que son géniteur. Fort de ma connaissance de l’Histoire, j’avais toujours pris le plus grand soin à ne jamais concevoir des enfants qui même réunis ne pourrait représenter une menace pour moi, mais le chaos risquait de détruire la fragile inéquation que j’avais mis tant de soin à conserver déséquilibrée.

« Mais n’ai crainte. Tel ne sera pas mon destin. Même avec le chaos, Arès ne reste qu’un fauve enragé, sa force ne trouvera jamais son plein emploi, car la guerre est une affaire d’Homme, et il n’est qu’une bête à l’apparence divine. »

Oui, je n’avais rien à craindre de lui, ni aujourd’hui, ni demain, ni jamais. Il me suffirait d’un geste de la main pour l’anéantir et envoyer son âme rejoindre celle de son grand père et de tous ceux m’ayant jamais défié, si seulement je ne craignais pas les conséquences d’un choc direct entre mon pouvoir et le sien.

« Regarde le, regarde le bien. Ce dieu barbare, ivre de rage et de sang, qui ne combat ni pour un idéal, ni pour une terre qu’il convoite, ni même pour un être cher. Ce boucher anathème… Il est certes d’une puissance terrifiante, mais même le plus fort des guerriers peut être abattu d’une seule flèche. »

Regardant intensément le dieu des voleurs, je savais qu’il avait compris où je voulais en venir. Son trésor, si bien caché soit-il, ne pouvait passer inaperçus aux yeux du roi des dieux.

« En son cas, il faudra juste de nombreux traits. »
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MessageSujet: Re: Entre père et fils [pv: Zeus, Hermès]   Mer 19 Fév - 16:06

Chance ou manque de chance ? Le destin ne saurait être vraiment uniquement basé sur la chance bien qu'elle puisse en décider une partie. Seules les Moires avaient ce don-là bien qu'Hermès puisse interagir vaguement avec le destin sans pour autant le manipuler à sa guise. Le destin avait ses propres règles et ses raisons d'être comme ça.

Toujours est-il que notre Dieu en question se releva pour faire face à celui à qui il restait fidèle jusqu'au bout. Combien même on voyait en Hermès un beau parleur et un voleur hors pair, sa fidélité envers son père restait intacte. Finalement, Zeus semblait le croire ce qui le soulagea d'une part bien que comme il disait, le manque de preuves faisait qu'il était impossible d'agir envers Arès.

Donc la patience serait la chose à appliquer le temps qu'Arès se trahisse par lui-même et dévoile la source de son pouvoir. Serrant son caducée, il se mit à penser à Thalie, combien de fois devait-il y repenser avant de se faire une raison de laisser tomber ? Chaque fois qu'il y pensait, ce n'était que pour la voir dans les bras de ce Hypnos. Rien que de l'imaginer était insupportable, jamais il ne voudrait voir cela arriver devant ses yeux et c'est là qu'il se posa une question: si elle devait choisir entre Zeus et Hypnos, quel choix fera-t-elle ? Hermès se refusait d'imaginer la situation et ce qu'elle pouvait en découler.

Tout d'abord écouter son père, savoir ce qu'il pouvait penser de ce qui se passait, montrer patte blanche. Tout devait se passer selon ses plans et il restait la dernière étape avant d'obtenir satisfaction. Ses pensées l'emmenèrent ensuite à penser sur le futur de la Terre, les humains avaient ce quelque chose qui ressemblait aux dieux dans une moindre mesure. Les chefs d'entreprise par exemple, eux aussi dirigent et cherchent à prendre soin de leur monde qu'est leur entreprise. Et comme toujours, David qui était scellé dans une pierre à côté de son coeur, ne pouvait qu'écouter les dires du roi des dieux. La liberté avait toujours été là pour qu'on puisse vivre en paix, Zeus voulait mettre fin à cette liberté et faire en sorte que le monde se plie à sa volonté. Bien entendu, David n'osa pas communiquer son avis à Hermès, de peur qu'il le prenne mal.

Zeus continua de parler avec assurance en voyant qu'il l'invita à continuer de parler sur le balcon, Hermès le rejoignit alors qu'il vit avec dégoût le spectacle d'Arès. Toute cette violence, ça lui rappelait la guerre de Troie bien qu'elle n'était pas vraiment identique. Ah Achille... Hector... Tellement de héros morts à cet instant.

Le dieu messager écoutait encore les paroles de son père qui lui assura qu'Arès n'était pas une menace pour lui. En y réfléchissant bien, Zeus avait raison, Arès pouvait certes utiliser le chaos mais ne pas l'utiliser comme son bon vouloir, même en l'usant pour détruire, le chaos finirait par détruire son porteur. Un grand pouvoir implique ce genre de risque combien même on l'use comme il se doit. Même ainsi, Hermès avait encore une petite crainte que de voir son père se faire renverser par le dieu de la guerre.


-Je comprends parfaitement père.

Voyant qu'il le fixait, Hermès adopta une attitude plutôt normale et habituelle pour ne rien laisser paraître bien qu'en son for intérieur, tout se bousculait. Son regard se posant sur la citadelle d'Arès, sa voix fut calme et posée.

-Combien même Arès utilise le chaos, il finira par détruire son porteur, le chaos ne laisse aucune chose le maitriser combien même on l'use pour détruire... La question que je me demande est quand est-ce que cela arrivera ? Et une fois arrivé, que deviendrait le chaos ? Je n'arrive pas à imaginer ce qui se passerait une fois le chaos libre comme autrefois. Sa nature imprévisible fait que cette réponse viendra qu'au moment où ça arrivera je pense... Nous devons attendre quoi qu'il arrive, attendre qu'Arès se trahisse d'une façon comme une autre...

Il était temps, temps de faire sa demande qui permettrait au dieu de conclure un désir qui le tenait à coeur depuis toujours. C'est alors qu'il tourna la tête vers son père que sa bouche s'ouvrit encore une fois pour parler avec le plus grand calme qui soit.

-J'aimerais me rendre en enfer père, voir comment il se porte en ces temps. Puis-je m'y rendre afin de vous dire s'il n'y a pas le moindre souci ? Je tâcherais de découvrir si quelque chose ne va pas alors qu'Hadès et Perséphone ne sont pas là pour veiller sur les enfers. Les portes du Tartare sont sans doute encore fermées malgré le fait qu'ils ne soient pas là mais j'aimerais m'en assurer au cas où.

Voilà, il avait enfin exprimé là où il voulait aller et ce qu'il voulait faire... Bon certes il n'avait pas tout dit mais le reste n'était pas une chose que Zeus devait savoir. Restait plus qu'à entendre la réponse de son paternel pour voir s'il y allait officiellement ou officieusement.
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Zeus
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MessageSujet: Re: Entre père et fils [pv: Zeus, Hermès]   Jeu 20 Fév - 14:31

Le triste et sanglant spectacle donné par Arès terminé, je notais en mon fort intérieur d’un jour lui demander de quel droit il s’était saisis d’autant d’âme humaine, et surtout de quel droit il les maintenait en sa citadelle.

Sa volonté de se bâtir une armée à nul autre pareille était évidente, tout comme l’étaient les raisons de la création d’une telle armée, certes pas conçue pour une bataille à l’échelle humaine.

*Il se prépare… Tel un dieu nordique en prévision du Ragnarok, il se prépare pour sa dernière bataille.*

Une telle naïveté était presque amusante. Il ne savait pas, aucun de mes enfants ne savait l’étendue de ma véritable puissance. S’ils connaissaient tous la légende voulant que je puisse à moi seul tenir tête à l’Olympe unis contre moi, ils ignoraient en revanche que ce n’était encore qu’une version timorée de la réalité.

*Pourvu que je n’ai pas à leur montrer l’écart entre eux et moi.*

La position de roi était par nature inconfortable, elle pouvait être représentée comme un lit de lierre sur lequel on se coucherait chaque soir, un lit moelleux en apparence, mais dont il fallait continuellement arracher les pouces sous peine de finir étouffer par elles.

Telle était la crainte et la tâche du roi, tel était mon fardeau.

Las de la performance barbare de mon fils, je me tournais vers Hermès qui, bien que tranquille en apparence, ne pouvait me dissimuler le trouble qui agitait son essence, un trouble que je préférai ne pas remarquer pour le moment, n’étant pas encore sur de sa provenance.

« Ce que deviendrait le chaos une fois libéré de ton demi-frère ? »

Une question bien naïve que celle-ci. Comme nombre de ses frères et sœurs, Hermès ignorait tant de choses à propos du chaos qu’il lui venait à l’esprit des théories aussi fantaisistes qu’ineptes.

Tel n’était pourtant pas sa faute, j’avais toujours pris soin de taire ou de faire cesser toute recherche sur cette force primordiale qui parmi toutes échappait encore à mon contrôle. Cependant, au regard de la situation actuelle, il valait mieux qu’il en sache rapidement d’avantage pour ne pas gaspiller ses forces dans de fausses théories.

« Laisse-moi te faire quelques révélations surprenantes sur ce que nous appelons le chaos. Avant toute chose, sache que le chaos est universel. Il est omniprésent. Il est ici avec nous, en ce moment même. Tu le vois à chaque fois que tu contemples un éboulement de terrain, lorsque meurt une fleur, ou quand rouille ton acier. Tu ressens sa présence lorsque refroidis un corps chaud. Il est la force primordiale, antérieure à toutes les autres et qui à l’aube des temps leur donna naissance. Espace, matière, énergie, temps… Tout provient du chaos, sans exception. Quand à Arès, il a surement réussit à en synthétiser une forme pure ou quelque chose du genre avant de se l’implanter. Ce qui se passerait si cette forme pure était relâchée dans la nature ? Elle se décomposerait d’elle-même en autre chose. Le chaos est instable, éphémère. Il ne peut exister en tant que tel dans notre univers, il ne peut qu’agir sur les choses en les conduisant vers un autre état. Peut-être accélérera-t-il la croissance des arbres, peut-être réduira-t-il les pierres en poussière, peut-être donnera-t-il naissance à de nouvelles formes de vie, qui sait ? En tout cas, quel que soit l’action qui résultera d’un tel phénomène, nous n’aurons rien à en craindre je peux te l’assurer. »

Ce n’était pas tout à fait exact, car en vérité, tout dépendait de la concentration et du volume de chaos qu’Arès avait emmagasiné en lui. Le chaos étant déjà par nature extrêmement réactif, plus sa concentration augmentait, plus sa capacité à altérer l’univers autour de lui augmentait de manière exponentielle. Aussi, en absolu, oui, il y avait un risque, le risque que par un miracle que je ne parvenais pas encore à comprendre, Arès soit dépositaire de suffisamment de chaos en lui pour parvenir à remanier une portion si énorme de l’univers que nous en serions affecté nous aussi.

*C’est... Possible… Hautement improbable, mais possible. Mais comment ferait-il pour contenir en lui autant de chaos ?*

De mes connaissances personnelles, le chaos ne pouvait pas être raffiné, il ne pouvait pas rester lui-même dans notre univers fait d’ordre et de matière, un simple contact avec la plus petite des particules suffirait à le désintégrer en principe fondamental comme le temps ou l’espace. Alors comment ?

*Et surtout, grâce à qui, ou à quoi ?*

« Non, la seule chose qui attise ma curiosité, c’est… Comment ? Et surtout grâce à qui ? Je ne peux imaginer un seul instant que ce dieu primitif, ce barbare braillant et grognant, ce chien de guerre ait put un seul instant réussir là où j’ai toujours échoué. Dompter, même partiellement la puissance primordiale est quelque chose que même un esprit supérieur ne pourrait réussir avec aisance, alors dans le cas de son esprit primaire voir animal… Non, c’est ridicule. Quelqu’un l’a aidé. Quelqu’un qui visiblement en sait beaucoup plus long sur le chaos que moi-même. »

Et il n’y avait pas beaucoup d’être dans cet univers qui répondait à une telle condition. Pour avoir de telles connaissances sur la force primordiale, il fallait avoir connu personnellement l’univers avant que je ne le remanie, avant la titanomachie, avant même le règne de mon père et l’émergence des premières formes d’ordre.

*Les enfants de la nuit. Les dieux immatériaux ! C’est forcément l’un d’eux, mais lequel ?*

Je savais déjà que l’un d’eux était éveillé. Et par un coup du sort, celui à qui il avait juré fidélité s’était rendu coupable de trahison.

*Voyons déjà avec lui.*

« Te rendre aux Enfers ? »

Je retins un sourire amusé à cette déclaration audacieuse. Voir son état ? Vérifier les portes du tartare ? Vraiment, il n’avait rien trouvé de mieux comme excuses ? Oubliait-il que mon regard pouvait aisément transpercer la roche, l’acier et la chair ? Oubliait-il qu’Hadès n’avait jamais été que le régent du monde souterrain quand j’en étais le seul vrai roi ? Oubliait-il que le tartare ne pouvait s’ouvrir sans mon accord ou croyait-il que j’avais laissé la garde de mes pires ennemis à un frère avide de me renverser ?

*Hermès… Il faudrait vraiment que tu songes à changer de passe-temps…*

Jeune, si jeune il demeurait encore. Mon insouciant et rusé garçon… Un vrai adolescent. Plein de contradictions, plein d’inconstances.

« Oui, tu peux y aller… »

Autant tirer profil de la situation.

« Oh, et si au cour de ton périple tu rencontres le divin Hypnos, dis-lui en mon nom que l’heure du jugement est arrivée. »

Quelque chose me disait que l’invasion des enfers par le dieu des voleurs allait attirer son dernier divin défenseur au grand jour, là où je pourrais l’attraper.

*Cette fois, tu ne pourras aller te réfugier dans les bras de ta mère, divin donneur d’oublis. Cette fois tu répondras de tes actes.*
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Hermès
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MessageSujet: Re: Entre père et fils [pv: Zeus, Hermès]   Lun 3 Mar - 19:26

De son sourire aussi calme et plein de malice, mentir à son père était peine perdue bien qu'il aimât rester ainsi. Après tout s'il était trop souvent sincère, on ne serait pas méfiant avec lui, en tout cas moins. Fallait entretenir sa réputation quand même. Étant le plus jeune des fils du roi de l'Olympe, ça apporte son lot davantage tout comme ses inconvénients.

La sincérité d'Hermès n'avait lieu que sous certaines conditions, être une Muse par exemple donnait ce privilège si unique soit-il. Hermès n'était pas pour rien un dieu qui était connu pour mentir et être rusé, fallait bien le dire de temps en temps pour que ça se sache et qu'on lui donne encore plus d'importance.

Oh en soi il n'avait pas vraiment fait un si gros mensonge à son père, si Hermès avait voulu être persuasif, il aurait demandé d'aller ailleurs pour que ça ne se sache pas. On pourrait dire que c'était un peu comme s'il disait qu'il était vraiment heureux d'être avec lui, une sorte de marque d'affection comme quand il n'était qu'un nouveau-né.

Oui bon c'est un peu spécial mais après tout, on parle d'un beau parleur, quelqu'un qui ne va pas avouer directement le fond de sa pensée. Mais qui sait un jour, peut-être sera-t-il sincère sur certaines choses en compagnie de son père. D'ici là, il se contentera de continuer à faire ce qu'il aime le plus; voler.

Zeus se mit à lui expliquer ce qu'était le chaos, une chose aussi formidable et incontrôlable ne pouvait qu'attiser l'envie de l'avoir du dieu des voleurs. Ce serait le vol le plus incroyable et celui qui comblerait Hermès pour de bon... Non. Jamais il ne serait comblé de voler. Le monde regorge de trésor à obtenir et chacun a sa valeur qui en vaut la peine. Sinon Hermès n'aurait pas pu avoir tout ce qu'il avait eu jusque-là.

Le monde allait à la fois l'aimer tout comme le détester et tant mieux. Les gens lui demanderont d'avoir de la chance, de pouvoir apprendre à nouveau l'alchimie et d'en percer ces secrets. Oh oui Hermès aimera pouvoir se montrer en plein jour et avoir des demoiselles sans la moindre gêne. Laissant à Zeus le soin de tout s'occuper, il n'aura plus qu'à se servir librement.

Zeus souleva un point qu'Hermès n'ignora pas du tout: qui avait bien pu donner à Arès le moyen d'user du chaos ? Manipuler une chose aussi incontrôlable demandait des connaissances poussées et précises. Un ennemi de l'Olympe sans doute, on pouvait mettre ça sur le dos d'Arès uniquement mais ce n'était pas possible.

Pour le moment, la réponse ne lui viendrait pas et il fallait attendre et saisir les occasions pour enfin obtenir cette réponse. Son plan était à la fois simple et compliqué, comme on le dit: facile à dire mais plus dur à faire même en étant une divinité comme Hermès. Si se rendre en enfer lui était ridiculement facile, le reste allait être plus délicat.

Zeus lui donna l'autorisation malgré le fait que son mensonge était à peine dissimulé . Voilà qui donna à Hermès une opinion de son père qui ne lui aurait jamais cru avoir. Mais ce n'était pas négatif, savoir que son père ne lui interdisait pas de faire ce qu'il voulait ne pouvait que pousser Hermès à apprécier son père encore plus bien que c'était encore le cas.


-Merci père, je reviendrais une fois que ça sera fait.

Par contre la suite le troubla mentalement, Hypnos... Zeus avait l'intention de lui faire quoi ? S'il venait à lui arriver quelque chose, Thalie ne le supporterait pas et Hermès ne se le pardonnerait pas.

-Bien sûr père... Je le préviendrais si je le croise...

Que faire ? D'un côté il ne pouvait pas faire comme si de rien n'était mais en même temps, Thalie allait sans doute tout faire pour que Hypnos soit à l'abri mais personne n'échappe à Zeus, peu importe le temps qu'il peut mettre. Hermès n'avait pas d'autre choix que de faire en sorte que Thalie renonce à lui et vienne avec lui pour qu'elle soit en sécurité. D'une part, il voulait qu'Hypnos ne soit plus pour que Thalie soit à lui mais ce n'était pas la bonne chose à penser même si l'idée le tenterait bien.

Thalie et Clio étaient les personnes à qui il ne pouvait pas faire le moindre mal, si fragiles et fortes, à la fois belles et si pures, Apollon en avait de la chance. C'est en inclinant la tête qu'il recula avant de se tourner et s'éloigner avant de s'arrêter de marcher dans un couloir.


*-Hermès... Tu ne serais pas amoureux de Thalie par hasard ? Que là si c'est le cas, tu devrais peut-être ne rien dire à Hypnos ou même à Thalie.*

Un petit rire suivit d'un soupir.

-Tu ne devrais pas demander ce genre de question mais... Oui je l'aime, je l'aime autant que j'aime les Muses toutes à leur façon. Je pense que j'ai trouvé la solution mais il falloir que ça marche sans quoi... Je n'aurais pas le choix...

David n'osa plus rien dire, si seulement il pouvait aider et faire en sorte que tout aille pour le mieux avec Thalie. Mais il n'était qu'un humain sans rien de spécial.

Hermès fit alors un grand cercle avec son caducée et ouvrit un portail vers les enfers. C'est avec le sourire qu'il s'avança et allât rentrer dans le royaume d'Hadès sans attendre plus longuement.


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MessageSujet: Re: Entre père et fils [pv: Zeus, Hermès]   Dim 9 Mar - 18:36

Il filait, ce dieu aussi ancien que l’univers. Depuis Sparte et sa rencontre avec ma fille, il filait. Au travers du monde, au travers des forges de mon fils, jusqu’au cœur des enfers, il filait contre le temps, contre un destin implacable qui a chacun de ses gestes se rapprochait un peu plus.

Oh je le savais assez malin pour se savoir condamné. A peine avait-il posé le pied hors des frontières de son univers onirique, il avait basculé dans mon royaume, où j’étais le seul roi.

*Cours, divin fils de Nyx. Cours aussi vite que tu le pourras, je sais que quelqu’un te feras apparaître au grand jour, j’y ai veillé.*

Il fallait qu’il apparaisse entièrement, que toute son attention soit focalisée sur un point précis, qu’il en oublie tout le reste et pour cela, j’avais envoyé mon plus fidèle messager sans que lui-même ne s’en rende compte.

Il comptait subtiliser à mon traître de frère ce qu’il restait de son armure, et cela ne pourrait qu’attirer le dieu du sommeil hors de sa cachette. Tout avait été planifié longtemps en avance, et tout aurait été parfait sans l’intervention maladroite de mon autre fils, ivre de sang, qui d’une traite s’en alla droit sur les enfers, sans doute pas pour y distribuer des fleurs.

Que pouvait-il aller faire là-bas ? Comptait-il affronter Hypnos ? Tuer son demi-frère ? Non, je ne le permettrais pas.

Pour le moment, sa hargne rafraîchissante me servirait à débarrasser le puits des âmes de son bouchon de roche, mais s’il tentait quoi que ce soit pour interférer avec mes plans, je le lui ferai amèrement regretter.

Ce fut alors que Perséphone s’éveilla dans toute sa divine puissance, dans le lieu le plus improbable que j’aurai pu imaginer voir accueillir sa personne. Sparte recueillait maintenant deux de mes enfants alors que la divine chasseresse s’y trouvait déjà pour sans doute rassembler ses familiers. Et pour le moment, je ne trouvais rien à redire à cette entrevue.

Mais Perséphone ne resta guère dans la ville du cosmos. A peine éveillée, elle aussi fila droit sur son royaume.

Cela faisait maintenant trop d’éléments imprévus dans mon plan. Arès avait terminé son travail de démolition, Hermès arrivait maintenant en Elysion, suivit de près par Hypnos, et Perséphone…

Il fallait que j’agisse, si Hypnos me filait entre les doigts, je risquais de perdre sa trace pour les cent ans à venir.

Toujours appuyé sur la balustrade du balcon me donnant une vue imprenable sur l’ensemble de la Terre et des enfers, je commençais à concentrer mon pouvoir, dans l’idée de lancer si besoin un avertissement à celui ou celle qui tenterait de venir gêner l’évolution des sphères que j’avais planifié, et à ma grande surprise, je constatais que cela serait inutile.

En bon tacticien qu’ils étaient, Hypnos et ma fille s’étaient partagé leur "invités", et si je gardais toujours un œil sur Arès au cas où il tenterait de s'en prendre à sa demie-soeur, je pus à nouveau me focaliser sur la rencontre entre Hermès et Hypnos.

*Gagné, il a mordu à l’hameçon.*

S’étant posté lui-même sur le chemin de mon plus jeune fils, le dieu du sommeil s’était laissé aller à sa colère et avait même revêtue son surplis, menaçant de ce fait mon enfant et lui intimant l’ordre de rendre ce qu’il avait volé jadis.

« Quel culot… Tu oublis quel est ta place fils de Nyx, comment oses-tu parler ainsi à un Olympien ? »

Cette fois je le tenais. Alors qu’il répandait son pouvoir autour d’Hermès, je concentrais mon propre pouvoir entre mes mains, me préparant à en finir avec cette course poursuite qui avait déjà trop durée.

Et dans un grondement de tonnerre, j’envoyais alors mon avatar allé saluer comme il se doit mon futur prisonnier.

 Arrow Elysion, là où se trouve Hypnos
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