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 Terminus, tout le monde descends !

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Iapetos
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MessageSujet: Re: Terminus, tout le monde descends !   Lun 6 Avr - 14:01

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Le chauffeur

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MessageSujet: Re: Terminus, tout le monde descends !   Ven 24 Avr - 14:49

Arrow Apollon et moi venons d'ici

Tout être, aussi supérieur et aussi grandiose qu’il se voulait être, avait sa corde sensible, quelque chose qui, correctement utilisé, pouvait amener à l’effondrement total de l’édifice qu’était la conscience de ce même être.

Le dieu des arts n’était pas une exception. Si pour lui, la Terre et quasiment tout ce qu’elle contenait ne valait guère plus qu’un amas de termite grouillant sur un tas de boue, il était dans la création au moins une chose à laquelle il attachait de l’importance.

*Artémis… Sans surprise de la part d’un frère jumeau. Dieux et humains se valent sur le plan sentimental. Après tout, les Hommes ont été faits à leur image. Alors pourquoi blâmer le miroir quand il ne renvoi qu’un reflet ?*

Une question que l’émissaire de Sparte se garderait bien de poser à son nouveau passager.

Quand à Artémis, c’était d’une évidence rare. Pour Apollon, Sparte n’était rien, les promesses de cette cité également. Non, la seule chose qui avait réussi à le tirer de son état quasi contemplatif, c’était l’évocation de la rencontre entre la Guerre, et la Chasse, une rencontre dont le récit détaillé n’allait certainement pas plaire au dieu de la lumière.

« Comme il vous plaira monsieur. Par où commencer ? Hum, pour que vous saisissiez les causes et les conséquences de cette rencontre entre la Chasse et la Guerre, il me faut d’abords vous dire qui était alors Arès, ou plutôt, son incarnat, Angron.
Lorsque nous l’avons découverts, il y a de cela prêt de trois ans, il était déjà un grand champion de boxe à main nue dans le circuit clandestin, et avait acquis la réputation de pouvoir briser les os de ses adversaire à chaque coup qu’il donnait. Ma première rencontre avec lui fut d’ailleurs assez mouvementée… Bref, après l’avoir convaincu, plus par des coups que par des mots, que Sparte pouvait le rendre plus fort, il accepta de me suivre, et débuta son entrainement. Parmi les trois maisons, il choisit celle du roi des dieux, non pas pour l’ordre et la Loi qu’elle représente, mais pour le pouvoir qu’elle semblait lui promettre, et il en devint rapidement le plus grand guerrier. Sa réputation allait en grandissant, quand il obtint le titre de champion des arènes de Sparte. On l’appelait alors Angron, l’ange rouge, le mangeur de monde… Bref, vous l’aurez compris maintenant, pas le genre d’être que l’on a intérêt à avoir comme ennemi. Il avait beau affectionner les combats par-dessus tout, il n’en était pas moins un membre à part entière de la maison dorée, et par conséquent, un des arbitres de la cité du cosmos, chargé de faire respecter l’ordre et la Loi Spartiate. Ce qui nous amène en droite ligne à l’incident d’hier matin, quand un conflit ouvert entre les élèves de la maison noire d’Hadès et ceux de la maison blanche d’Athéna a éclaté. Sachez qu’à Sparte, les conflits entre maison sont strictement encadrés, et un combat sauvage est immanquablement et sévèrement réprimé, pourtant, quelque chose, ou quelqu’un a provoqué une bataille rangée entre ces deux maisons, au sein même du réfectoire principal, une véritable guerre rangée. Apprenant rapidement la nouvelle, et comme à son habitude, les gardes dorés sont intervenus avec Angron à leur tête.
C’est là que les récits deviennent pour le moins… Chaotiques. Car au lieu de cesser le combat face à l’ange rouge, les deux maisons se sont apparemment liguées contre lui. Il n’a pas apprécié, il n’a pas apprécié du tout. Et ce qui était à la base une mission de maintien de la paix est devenu un génocide systématique et délibéré. Angron était déjà alors sur le point d’atteindre son apothéose, comme nous l’avions pressenti, il était le dieu de la Guerre, sous une forme encore humaine, mais la rage qui le consumait avait déjà commencé à le transformer, et ce fut hier matin qu’il devint à nouveau lui-même.
Où est Artémis dans cette histoire me demanderez-vous très justement ? J’y arrive.
Je suppose que vous n’ignorez rien de la propension de votre jumelle à protéger les femmes n’est-ce pas ? Et bien pour faire simple, les agissements pour le moins expéditif de votre demi-frère ne lui ont pas plu, et elle s’est interposée entre lui et eux.
A ce moment-là, elle aussi était pratiquement éveillée, et l’affrontement entre eux a bien faillit anéantir aussi bien Sparte que la Terre elle-même. En fait, jusqu’à hier soir, la moitié de la lune avait disparue, emportée par la fureur de l’attaque final d’Arès, qui a causé aussi l’apparition du canyon qui longe Sparte à présent. Vous ne pourrez pas le rater lorsque nous serons à Sparte, vous verrez.
Bref, pour épargner à la Terre comme à Sparte un sort des plus funeste, alors qu’Artémis et Arès s’affrontaient dans le colisée Maximus, notre ancien haut commandeur, Hazama, a activé les défenses de la cité, et a éjecté les deux adversaires loin de Sparte, jusqu’aux portes de l’Olympe.
La chasse a sans aucun doute sauvée bien des vies ce jour-là, mais cela lui a coûté cher, très cher, car ce ne fut pas une bataille, mais plutôt une boucherie. Les récits anciens décrivent votre demi-frère comme une masse de muscles sans cervelle, une machine à tuer décérébrée, mais je puis vous affirmer que ce que j’ai recueillis il y a presque trois ans, et ce qui est devenu le champion des arènes, n’a rien de décérébré. Sa puissance a grandie de manière phénoménale, même à l’échelle divine. J’ignore si cela a toujours été sa véritable force à présent rendue encore plus redoutable par un esprit acéré, ou si durant les millénaires qu’a duré son absence, il a accru la puissance de son âme, mais à présent, il est devenu beaucoup plus dangereux qu’il ne l’a jamais été. Après tout, qui-y-a-t-il de pire qu’un dieu sanguinaire, irascible, belliqueux et stupide, sinon un dieu sanguinaire, irascible, belliqueux et rusé ?
»


Laissant cette dernière question pour conclusion, le chauffeur et son passager arrivèrent finalement aux portes de la cité du Cosmos, dont déjà la démesure s’offrait au spectateur comme une invitation à l’onirisme.

« Bienvenue à Sparte la Sacrée. »

Ceinte d’un mur extérieur d’une cinquantaine de mètres de haut, la cité s’élevant telle une flèche d’orichalque, d’airain et d’argent vers les cieux brillait sous le soleil matinal, offrant alors l’incroyable vision de tour flottantes et autre spires vertigineuses au regard de celui qui la découvrait pour la première fois.

Oh il n’était pas à douter que pour un immortel habitué à la grandeur de l’Olympe, tout ceci ne soit que commun voir banal, mais voilà, ici, ce n’était pas l’Olympe, mais bien un endroit bâtis de la main de l’Homme, de la main d’un seul Homme. Le premier haut commandeur de la cité.

« Sur votre gauche, le fameux canyon laissé par votre demi-frère. Le mur d’enceinte a été réparé, et une nouvelle arène a été érigée, mais le canyon lui demeurera, témoignage de la menace que représente la force non contrôlée. »

Désignant de la main la longue cicatrice laissée à la Terre par Arès, qui partait jusqu’à la ligne d’horizon en creusant son chemin aux travers des collines et des montagnes, l’émissaire de Sparte se remémorait ce qui semblait déjà appartenir à une autre époque.

Non contrôlé était l’expression adéquate en ce qui concernait le pouvoir nouvellement acquis du dieu sanglant, car le Chaos ne pouvait par définition être contrôlé, Zeus parviendrait-il à tenir son fils sous sa domination ? Ou la malédiction de la lignée d’Ouranos le rattraperait-elle finalement ?

« Attention, nous allons franchir la barrière protectrice de Sparte, préparez-vous à ressentir les cosmos présent dans la cité. »

En effet, il y avait bien du beau monde actuellement dans la cité du cosmos, et il était plus que louable qu’à cet instant les titans ne s’y trouvent plus.

Franchissant alors les portes d’entrées de Sparte, les centaines de cosmos qu’elle contenait assaillir à nouveau les sens hypersensibles de l’émissaire de Sparte. Tant d’étincelles, tant de flammes, et même quelques flamboyances à proximité.

« Tiens ? Il semble que votre jumelle soit aux arènes. Et elle n’est pas seule. Qu’est-ce qui se passe ici encore ? »

La timide petite flamme se trouvant aux cotés de la Chasse semblait absolument dérisoire en comparaison du brasier divin qu’était la puissance céleste de la déesse à l’arc d’argent, et bien que des intentions pour le moins hostiles émanaient alors d’Artémis et des familiers qui l’accompagnaient, cette petite flamme semblait tenir bon, ou tout du moins, ne pas s’effondrer sur le champ.

« Un spectre d’Hadès d’après son cosmos. Votre sœur semble s’être trouvé un défouloir, ce n’est pourtant pas son genre… Souhaitez-vous que je vous escorte à ses côtés ? Ou préférez-vous plutôt aller retrouver Athéna ou encore votre reine Héra ? »

Trois flamboyances, trois destinations. Apollon n’avait pas le don d’ubiquité contrairement à l’émissaire de Sparte, aussi devrait-il choisir sa prochaine destination.
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Apollon
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MessageSujet: Re: Terminus, tout le monde descends !   Lun 27 Avr - 19:39

Les voici arrivés dans le Domaine de Sparte. Ce corps ne sera bientôt plus qu’un souvenir… Si tant est qu’il puisse encore voguer dans l’esprit de ceux et celles qui l’ont un jour connu ou aperçu.  Dans le cœur des Hommes, il ne restera rien de moins qu’un meurtrier. Ce petit papier, qu’il sort de sa poche, restera les dernières traces de son existence. Par une pensée bien profonde que le cœur des humains ne peut saisir, la Lumière a condamné ce petit bout d’âme sans intérêt à une disparition qu’il juge adéquate : jamais, Apollon n’a certifié à ce petit tas de chair qu’il redorerait son blason. Il lui a seulement offert le droit d’écrire ses dernières paroles. Tenant ce papier chiffonné dans sa main, il le brûle sans aucune expression tandis que les cendres s’évaporent. En cours de route, il prêta une oreille attentive à son interlocuteur tout en l’observant impassiblement.  Une telle attention, porté sur un être dont, désormais, la règle était au mieux une interrogation, au pire une méfiance, pouvait-elle signifier l’exploration de l’âme d’un homme dont les artifices ne lui permettraient jamais de vraiment de se dissimuler aux yeux de celui qui observe et comprend ?




Par le rétroviseur, le Chauffeur put-il voir ce lourd regard porté sur sa personne ? Mélange de sévérité et d’impassibilité, ce corps sans importance se réappropriait les mimiques significatives de l’Olympien dont sa principal vertu était sa haute intelligence. Bien plus tard, quand il aurait retrouvé tous les aspects de sa personnalité, tous ses talents et son véritable corps, personne ne saurait véritablement plus comment se comporter avec lui : un véritable et imprévisible mystère si l’on peut dire aux objectifs, paradoxalement, bien connus.


Ainsi, le Chien de Guerre  et la Chasseresse avaient ce différend alors que leurs âmes olympiennes étaient endormies dans le corps d’humains, selon les dires de son étrange interlocuteur. L’Être écoutait attentivement chaque parole et analysait le sens de cette histoire. Malheureuse situation qui avait donné naissance à un dieu dangereux… Mais qui n’échapperait pas aux Ténèbres de la Lumière si celui-ci s’avisait de ne pas marcher glorieusement sur la Vérité des Olympiens. Le Dieu de la Guerre, de tout temps, était une épine sur une belle rose, une tâche noire sur une magnifique œuvre d’art : trop de permission lui avait été octroyé. Si stupidité légendaire avait disparu au profit d’une intelligence perfide, il devenait, à présent, un centre d’intérêt pour Apollon. Et, ceci n’avait jamais été un bon signe. De toute manière, si celui-ci avait osé toucher le corps de sa sœur, s’il avait commis le crime irréparable de blesser, ou ne serait-ce que d’égratigner, la peau si merveilleuse de sa Jumelle, il trouverait sur son chemin l’apothéose du Mal Incarné qui se déchaîne sur une âme sans jamais s’arrêter. Quant à sa Sœur, tout lui serait pardonné si elle accepte pleinement d’accepter la Voie de la Lumière. Sa tendresse, pour elle, est une passion que nul être humain ou divin ne pourrait soupçonner. Cette histoire est entrée dans sa tête et servira à ses intérêts.



« Arès est et sera toujours un Chien de Guerre. Nous y sommes habitués mais il est dans l’ordre des choses d’estimer logiquement qu’il sera, un jour, puni pour ses exactions. Qui sème le Vent, récolte la Tempête. Et parfois, la dite tempête est un ouragan cataclysmique qui entraîne une extinction absolue… Sans aucune chance de rédemption… » Déclara cette voix impassible avant de se muer dans un profond silence. Puis…


«  Les ruses et les machinations ténébreuses ont été imaginées par les dieux et les hommes pour venir en aide à leur lâcheté. En user, c’est reconnaître la limite de sa puissance. Malgré tout,  Arès pliera un jour, non pas à cause de sa force ou de sa perfidie. Il courbera l’échine devant une menace, née d’une terreur qu’il ne saura dompter. Ainsi va la destinée de Ceux et Celles qui désobéissent au Lois du Destin. » »  Ajouta-t-il d’une voix neutre et calme. Semblable à une prophétie, une obligation que l’on ne peut se soustraire.


Il se tut puis se laissa guider par son Accompagnateur. Sparte… La Cité du Cosmos… Peu importe le nom de ce Lieu qui ne signifie rien pour lui. Il semblait y avoir un étage qui lui était destiné… Grand bien lui fasse mais sa véritable Demeure  est ailleurs. Il observe, sur la gauche,  le fameux canyon avec un regard sans expression avant de contempler profondément chaque aspect de cet endroit de cette attitude distante et sans signification qui lui convenait si bien. Ce corps commençait vraiment à prendre les aspects divins du Fils de Zeus. Le Chauffeur le prévint qu’il devait se préparer à ressentir les présences une fois la Barrière franchie. Sans aucun geste, il la traversa pour s’apercevoir, immédiatement, et avant même que son interlocuteur ne l’évoque, le cosmos de sa Moitié ainsi que d’autres cosmos reconnaissables. Rien ne se lut sur le visage du Cadavre Ambulant. Néanmoins, silencieusement, il ressentit immédiatement l’Outrecuidant qui avait osé contempler le doux visage de sa Jumelle : il fallait faire un exemple. Une démonstration telle que les « Autres » sauraient qu’il est de retour… Suffisante pour faire comprendre que l’Âme du « Punis par sa Sœur » serait aussi entre les Mains de la « Lumière Funeste. »… Impitoyable pour quiconque, désormais, aura l’audace d’imaginer ou d’exécuter des pans fallacieux qui heurteraient la Jumelle de Celui qui Provoque l’Anéantissement sans Espoir d’expiation.


« Cet endroit est splendide pour les Humains… Ordinaire pour moi… Il n’y a pas de quoi s’extasier devant un tel lieu. Conduis-moi vers ma Sœur. Les Hommes ont été créés par les Dieux mais leurs imperfections sont une consternation aberrante qu’il convient de maîtriser avec force, compréhension et  détermination » Annonça-t-il alors qu’il se tourna vers l’endroit où se trouvait  sa Moitié la Plus Chère à son cœur.
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Le chauffeur

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MessageSujet: Re: Terminus, tout le monde descends !   Mar 28 Avr - 20:54

Ataraxique, c’était le mot juste quand il convenait de décrire le visage quasiment figé qui accompagnait l’émissaire de Sparte alors que leur bus remontait tranquillement l’avenue principale de la cité du cosmos.

*Hihihihi… Ce regard… Si j’avais eu une pièce d’or à chaque fois que je l’avais vu… Oh combien de statue à mon effigie j’aurai put faire en les refondant…*

Qu’Apollon tente donc de lire dans l’anomalie qu’était l’émissaire de Sparte. Il ne verrait rien que le Chauffeur ne voudra pas être vu. Héra elle-même s’y était déjà cassé les dents, alors un dieu inférieur…

Il était amusant de remarquer que ce n’était jamais les plus dangereux qui tentaient d’arracher aux autres leur secret. Arès avait été silencieux tout au long de son voyage, Hadès avait passé le sien à dormir, quant aux autres… et bien cela ne variait pas tant au final. Des questions, encore et toujours des questions, certaines posées, d’autres gardées pour soit. En cela, Apollon ne faisait pas exception.

Ce n’était pas la première fois que le Chauffeur tombait sur ce genre de personnage, ceux-ci érigeant autour d’eux des murs d’imperméabilité de peur qu’ils ne trahissent une quelconque faiblesse qu’un adversaire hypothétique pourrait relever, et utiliser.

Au final, l’adage qui s’appliquait aux humains s’appliquait aussi aux dieux. Quiconque avait un pouvoir avait peur de le perdre, et il n’y avait pas plus paranoïaque qu’un dieu en matière de sa propre supériorité.

« Ne vous inquiétez pas pour votre sœur cependant, elle semble s’être remise de son affrontement par Arès. Pour les détails, elle sera plus bien plus à même de vous les donner que je ne le suis. »

L’absence quasi-total de réaction apparente du jeune incarnat d’Apollon aurait suffi à laisser perplexe un humain lambda, mais l’émissaire de Sparte n’était pas un humain lambda, en vérité, il n’était même pas humain, et à la différence de tous les glorieux marcheurs du ciel, le Chauffeur prenait grand soin de ne rien en laisser paraître.

Après tout, le paradoxe de son existence n’était pas encore prêt à être révélé, l’Unique n’avait pas encore achevé Ses plans. Fort restait à faire avant l’ultime révélation.

« Je ne puis qu’espérer que vos paroles s’avéreront prophétiques. La Guerre a toujours été le fléau des Hommes, il ne faudrait pas qu’elle devienne le fléau des dieux… »

L’émissaire de Sparte préférait taire les détails de l’affrontement entre Arès et la jumelle aînée du dieu des arts, Artémis serait plus à même de révéler l’humiliation de sa défaite sans risquer le châtiment d’un dieu au moins zélé sinon complètement fou.

« Vous semblez parler d’expérience. Faites-vous référence à l’incident entre Hermès et vous ? Ce fameux vol de bétail qu’il fit à peine sortit du ventre de sa mère ? »

Le simple mot ruse avait eu dans le regard du dieu de lumière plus d’impact que n’en avait eu la révélation de la menace mortelle qu’avait essuyé tant sa sœur que le monde des hommes pas plus tard que la veille. C’était pour le moins intéressant que de remarquer les vérités derrières les apparences, et au jeu des masques et des faux semblants, le Chauffeur avait été à bonne école.

« Puissiez-vous encore une fois avoir raison… »

Garant alors son véhicule sur la bande d’arrêt qui lui était réservé, l’émissaire de Sparte en ouvrit les doubles portes d’une pensée, faisant alors s’engouffrer l’air saturé d’énergie cosmique de la cité du cosmos au sein de l’habitacle de son outil de travail.

*Que de beau monde à Sparte ce matin… Athéna, Artémis, la reine de l’Olympe en personne, et même le haut commandeur, de retour dans son propre décor… Tout s’accélère, le rideau est bientôt prêt à être levé pour la dernière représentation.*

Quasi tous les figurants du Grand Œuvre de l’Unique étaient à présent éveillés. Chacun iraient bientôt prendre sa place pour une dernière pièce dans laquelle se jouerait le sort de la Création.

Et songeant alors à tout ce qui avait été nécessaire pour cette ultime représentation, aux siècles, aux millénaires d’effort et de labeur, l’émissaire de Sparte ne pouvait s’empêcher de sourire, simplement de joie.

Quelle joie était toujours l’idée de fouiller l’esprit d’un hôte divin, quel bonheur que de jouer à un jeu mille fois répété. Même si bientôt tout ceci prendrait fin.

*Ça n’en vaut pas la peine. Et puis, je risquerais de trop en révéler moi-même.*

Tout le monde avait ses secrets, cela convenait à l’émissaire de Sparte, aussi, préférait-il ne pas se risquer à se révéler lui-même en voulant en apprendre d’avantage sur le dieu des arts. Lui aussi avait sa place, et un rôle à jouer qui l’attendait déjà. Lui qui s’était toujours targué d’être le plus proche de comprendre les desseins de Zeus, saurait plus que quiconque que le destin menait le volontaire, et traînait le réticent.

« Vers votre sœur donc ? Ainsi soit-il. »

Serviteur le chauffeur était, serviteur il demeurerait. Mais pas le serviteur de n’importe quel maître.

Les hommes avaient beau avoir été créé par les dieux, ils leur avaient été créé semblables, presque identique. A leur image diraient certains, parfois avec fierté, d’autre avec orgueil, et d’autre enfin avec mépris.

*Les fautes du fils sont les défaillances du père.*

Le chauffeur devait-il faire part de ses propres pensés à son jeune ami ? Oh non, derrière l’ombre de sa casquette de travail, l’émissaire de Sparte savait déjà d’un simple regard que cela serait en pure perte. Une haute naissance, et des millénaires de surpuissance avaient causés des ravages qu’aucun mot ne pourrait jamais réparer. Aussi, le Chauffeur laissait-il au temps, juge de bien des conflits, le soin d’apprendre ses erreurs à chaque être.

Il aura fallu quelques défaites à Hadès pour comprendre, Apollon sera peut-être moins obtus.

« Par ici monsieur, les arènes sont devant nous. »

Laissant le bus à sa place, alors qu’autour de la grande place de Sparte, des dizaines et des dizaines de véhicule en tout point identique allaient et venaient, déversant leur flot de potentiel éberlués avant de s’en retourner sur les routes, l’improbable duo composé d’un paradoxe et d’un cadavre ambulant se mit doucement en route pour retrouver la Chasse, alors que celle-ci semblait en avoir déjà presque fini avec son malheureux amuse-bouche.

*C’est sûr, ça doit être moins dur que d’affronter la Guerre en personne. Mais bon, on se venge comme on peut j’imagine.*

« Votre jumelle en aura bientôt fini, le cosmos de son adversaire semble déjà sur le point de disparaître… Un combat indigne d’un être de son rang, vraiment. Qu’est-ce qui passe parfois dans la tête des spectres je vous jure ? »

Arrow Parcs et Arènes de Sparte
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MessageSujet: Re: Terminus, tout le monde descends !   Sam 2 Mai - 15:40

« Je ne doute pas qu’elle sera à plus à même de s’exprimer sur la vérité de ce combat inutile et de ce souvenir qui s’offre à mes yeux. J’ose tout juste espérer qu’elle ait fait honneur à son rang et que ce cher Arès ne lui ait pas fait subir une déconvenue désobligeante… Pour lui… Dans son propre intérêt... » Annonça placidement ce Corps voué à la disparition éternelle alors qu’il continuait d’observer son étrange interlocuteur.  


Parmi tous les Olympiens, s’il y en avait un qui pouvait se targuer de posséder une certain intelligence bien fine, à l’image de sa beauté, Apollon était un maître en la matière. On pouvait penser qu’il agissait sur un coup de tête, c’était se tromper sur sa personne : chaque action avait un sens et une signification pour lui. Chaque acte avait sa conséquence un jour ou l’autre, sur le court, moyen ou long terme.  Pour le moment, il ne fait qu’observer et discuter : cette enveloppe charnelle ne sert strictement à rien d’autres que de boîte à âme.  Alors, se muant dans le plus profond silence, il écoute patiemment et attentivement. La Guerre était le Fléau des Hommes et des Dieux : les Instigateurs donnent naissance aux affrontements tandis que les Fous les vivent. La neutralité de la Lumière était sa perfection : il ne montrait aux autres que ce qu’ils voulaient bien voir. Il punissait avec une extrême sévérité quand il pouvait se montrer généreux. Mais rien ne pouvait empêcher ce précepte fondamental : rien n’est jamais gratuit dans la vie et  l’on n’obtient jamais rien sans rien. Silencieusement, Apollon se doutait du caractère « non humain » de cet être qui l’accompagnait. Il ne servait à rien d’en savoir plus pour le moment. Celui-ci avait un dessein bien particulier dont la motivation lui était encore obscure. Cependant, si cela n’entrait pas en opposition avec les Devoirs de l’Olympe, ce « Chauffeur » était un être dont il ne se soucierait pas. Méfiant est le Divin Artiste qui ne se considère point comme paranoïaque mais qui a, pour habitude, de toujours penser que chaque être en ce monde porte en lui un secret qu’il ne souhaite pas faire connaître.  Le Delphique  laisse chacun agir comme bon il lui semble jusqu’au moment où les soupçons deviennent une prémonition et que celles-ci sont des trublions pour sa mission.


« Nous verrons bien le destin du Chien de Guerre. Peu importe ses actions après tout : il est un Olympien avec un devoir absolu… Tant qu’il agit dans l’intérêt général de notre illustre famille et tant qu’il porte un respect sans condition envers les siens, il n’a aucune raison de craindre le pire pour lui… » Ajouta  la voix calme de ce Corps dont la flamme s’éteint doucement.


Car, ce qu’il ne dit pas à haute voix, il le prononce dans ses réflexions silencieuses. Et, concernant Arès, il n’entrevoyait que deux possibilités suite à cet affrontement entre sa sœur jumelle et lui : soit, elle avait triomphé de lui. Soit, elle avait perdu contre lui. Et, si tel était le cas, il était assuré que le Fou de Guerre devrait s’en expliquer auprès du Frère. Assurément, au cas où, dans les abysses insondables de son esprit, Apollon commençait à songer à la destinée d’Arès. Sur un visage inexprimable, ses yeux se refermèrent lentement. Puis, il continua d’écouter les paroles de son accompagnateur. Hermès était un dieu rusé, il fallait en convenir. Toutefois,  Le Tueur de Python était aussi un maître en la matière. Le vol de bétail était un fait comme un autre. Lors de la Guerre de Troyes,  L’intelligence de la Lumière avait guidé ses alliés et ses prêtres. Lors d’autres évènements ou d’autres batailles, ses actions avaient été tantôt concrètes, tantôt abstraites.


« Attaquez-vous au monde et il vous écrasera. Montrez-vous plus rusé que lui et il vous récompensera. Il faut bien convenir, néanmoins, qu’on est bien plus fort  quand on a le nombre. Invincible quand on a la ruse.  De toute façon, ruse ou force, tout se paye un jour ou l’autre quand on dispose de sagesse et de patience. » Énonça-t-il d’une voix si lointaine que l’on aurait cru un murmure sorti d’une légère brise, se mêlant à ses congénères pour donner naissance à un vent apaisant.


Ainsi, comme il le souhaitait, le « Chauffeur » l’amena vers la destination où se trouvait sa sœur. Il observait l’environnement silencieusement, notant tout ce que son regard pouvait contempler et tout ce que sa perception divine pouvait lui offrir. Bientôt, il reconquerrait ce qui lui appartient et lui revient naturellement de droit. Insidieusement, ce qui devait être accompli sera exécuté comme il l’entend et selon sa manière. Pour le moment, ne compte rien d’autre que de retrouver sa sœur et son corps. Puis, arrivera ce qui devra arriver : les condamnations pleuvront sur les impies qui auront osé blasphémer l’autorité des dieux. Quiconque aura « toucher » à la moindre parcelle du cœur et de l’âme de sa Jumelle subira un courroux pire que la Punition des Titans. Mais, peut-être, si les temps sont cléments, courtisera-t-il l’esprit des humains pour les remettre sur le droit chemin. Finalement, ils parvinrent aux Arènes. Le combat était déjà terminé et l’Humain avait peut-être dû subir le courroux de ma Sœur Bien Aimé. Il faut espérer, pour lui, que le Trépas l’ait appelé de sa voix suave et chaleureuse. Auquel cas, la rencontre se déroulera dans des conditions idéales de félicité.  Et, s’il s’avère que le Cloporte s’est attaché à sa vie, alors, il sera bien temps de faire un exemple. Dans tous, les cas, quoiqu’il arrive, le destin de cet humain est déjà entre ses mains et ce n’était pas le Monarque des Enfers qui empêcherait la vie de ce ver de terre de sombrer dans la fureur de la Lumière Ravageuse. Un combat indigne de son rang : en effet… Pourquoi les Spectres sont ainsi ?


«  Ce ne sont que de misérables déchets, des êtres inutiles au service du Roi des Enfers.  Des cancrelats, qui ne savent point tenir leurs places, qui ont acquis un don offert par Hadès, ne méritant rien de plus qu’un profond mépris puisqu’ils seraient faux de les considérer comme des Hommes… » Répondit-il dans un premier temps avec cette vocalise n’exprimant aucune émotion.


«  L’Enfer est pavé de bonnes intentions mais sa route est pavé de travaux en cours… » Lâcha-t-il avant de se muer, de nouveau, dans un profond silence, son désir de retrouver sa Sœur prenant place à toute forme de considération.


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Le chauffeur

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MessageSujet: Re: Terminus, tout le monde descends !   Dim 3 Mai - 17:18

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Hadès
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MessageSujet: Re: Terminus, tout le monde descends !   Lun 4 Mai - 15:47

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Quitter l’obscurité de la Citadelle d’Airain pour retrouver l’écœurante clarté solaire n’était pas pour me ravir, mais je n’avais plus rien à faire sur les terres du dieu sanglant, et certes pas le luxe d’y trainer d’avantage, malgré la compagnie toute rafraichissante de mon cher neveu et de ses esclaves sanguinaires.

*Dire que ce butor dispose maintenant du pouvoir du Chaos… C’est à n’y rien comprendre. Où l’a-t-il trouvé ? Comment l’a-t-il dompté ?*

Ainsi, Zeus n’avait pas engendré que d’un grand frère avide de puissance au point de pactiser avec les ténèbres primordiales, son propre fils s’était également laissé séduire par les promesses de puissance que le Chaos originel lui avait laissé entrevoir. Dire que d’après ce que j’avais pu en observer, son cosmos et le chaos cohabitaient désormais en son cœur brulant, et cela dans une relative harmonie.

*Est-ce le chaos qui régnait déjà dans le cœur d’Arès qui lui a permis d’ainsi s’allier avec une force à jamais incontrôlable ? Où a-t-il été choisi ?*

Arès était-il l’élu du Chaos comme j’étais celui des Ténèbres ? Oui, c’était plus que probable, et cela le rendait d’autant plus dangereux à mes yeux. Sa puissance, je n’en avais vu qu’un iota, mais elle avait suffi à me porter un coup. Pendant un instant, son pouvoir s’était hissé au niveau du mien.

*Si nous faisions tout deux exploser nos pouvoirs respectifs, qui aurait alors le plus grand pouvoir ? A-t-il accès aux ressources inconcevable du pouvoir de la ruine ?*

Pour la première fois depuis que cet avenir inéluctable m’était apparu, je me mis à douter de l’issue de la bataille finale entre lui et moi. Certes, je demeurais un des trois seigneurs de la Terre. Un des plus grands parmi les grands, et la force d’innombrables âmes m’avaient nourris depuis des temps immémoriaux, mais Arès disposait peut être de quelque chose sans aucune mesure commune. Le Chaos originel, la source de toute chose, un pouvoir que jusqu’à aujourd’hui je pensais strictement réservé au détenteur de l’Eskatos Dunamis, sous réserve de l’acquisition préalable d’une énorme quantité de puissance et de matière, et que le pouvoir primordiale de l’ancêtre du cosmos pouvait alors raffiner en l’élément originel, si le terme d’élément était pertinent pour un concept ne pouvant être décrit que par hyperboles…

*Non, je n’ai pas à le craindre. Même s’il possède le pouvoir du Chaos, il demeure ce qu’il a toujours été, un chien de guerre, une brute sans cervelle. Jamais entre ses mains le Chaos n’atteindra sa pleine puissance, jamais il n’aura le pouvoir de me vaincre moi, moi qui règne sur toutes les forces de l’enfer !*

Chutant alors tel un météore d’ombres et de volutes éthérées aux portes de Sparte la maudite, j’annonçais alors par cet impact retentissant mon retour dans cette ville d’apostats et d’hérétiques qui maintenant que j’étais débarrassé de la menace d’un jugement du roi des dieux, allait connaitre la peur.

« Sparte ! Je suis de retour ! »

Devais-je anéantir d’un geste de la main cet immonde amas de constructions scintillantes ? Devais-je régler cette histoire d’un revers de la main, enterrant tous ces traitres sous la ruine et la mort ? L’idée était des plus tentantes, mais Zeus regardait, et Sparte n’était pas alors seulement occupé par des mortels insignifiants.

*Artémis et… Cette chère Athéna. Une pierre deux coups on dirait… Ça serait si facile.*

Je sentais déjà entre mes doigts le pouvoir d’un million d’âmes damnées devenir souffle de mort pour tous ceux qui m’avaient trahi, et pour ceux qui les avaient aidés. Je sentais déjà aux portes de leur cité la souillure de leur arrogance et de leurs péchés venir effleurer mes narines. Tant de coupables, tant de futurs condamnés aux enfers déjà en sursis…

Mais m’en prendre maintenant aux enfants de mon petit frère ne m’apporterait que des ennuis. Je n’étais pas encore prêt à défier le père de l’Olympe, et je n’étais pas encore prêt à afficher au grand jour l’ampleur de ma trahison.

*Patiente, patiente, misérables et croupissantes âmes condamnées à la damnation éternelle. Votre heure viendra, bien plus vite que vous ne le pensez…*

Faisant alors de mon mieux pour retenir au maximum mon pouvoir supérieur, je fis mes premiers pas vers les portes d’entrées de l’auto-proclamée cité du cosmos, guère plus à mes yeux qu’une cité d’apostats, une tombe à ciel ouvert, une futur fosse commune pour mes ennemis.

« Inutile de pointer vos armes sur moi, gardes de Sparte, je ne viens pas vous combattre. Je suis ici pour parler à votre haut commandeur, Arwen. »

Aussi courageux ou inconscient que pouvaient bien être ces humains parés d’armure dorée de pacotille, ils savaient être face à un être qui pouvait les réduire en poussière d’un simple regard. Le choix pour eux était simple. Accéder à ma requête, ou mourir en tentant de me retenir, ce qui serait fait en pure perte, bien entendu.

« Soit vous m’escorter, soit vous vous écartez. Mais je passe maintenant. »

Ne m’arrêtant pas, même devant leur mur de lance, je continuai d’avancer d’un pas tranquille, sans la moindre émanation agressive.

Contenant autour de moi mon pouvoir nécrotique,  je me contentai de décomposer le fer et l’airain ayant le malheur d’entrer dans la zone mortelle, là où tout ce qui viendrait à entrer serait réduit en poussière, à l’image du sol sous mes pieds, et de ces armes dorées à présent tronquées.

« Voilà qui est mieux… Et maintenant, Arwen… Ou est-elle cette chère enfant ? »

J’avais eu la chance que d’avoir déjà rencontré la fille de mon archi-traitre de lieutenant, aussi, retrouver et suivre son cosmos était un vrai jeu d’enfant. Mais qu’elle ne fut pas ma surprise en la découvrant alors entourée de deux êtres remarquables dont aura m’intrigua au plus haut point.

*Ces cosmos… C’est… Comme si je les connaissais mais sans les reconnaître…*

Il fallait que je les voie de mes propres yeux, là je saurai.

Accélérant le pas, faisant place nette autour de moi tandis que les badauds les plus malins s’enfuyaient à mon approche en poussant des hurlements de terreur, tandis que les plus stupides restaient médusés, tremblant comme des feuilles en essayant de passer pour des héros, je n’eus pour cette masse de cloportes qu’un regard dédaigneux, et filait droit vers le point d’émission de ces trois auras qui accaparaient toute mon attention.
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Athéna
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MessageSujet: Re: Terminus, tout le monde descends !   Sam 23 Mai - 22:19

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[HRP : je laisse Samina et Crystalia suivre Athéna même si je le mentionne pas directement, je considère que les saints escortent la déesse]

Quelle aurait été la réaction de l'humaine que j'étais il y si peu si elle avait su quelle tache et quelle vie aurait été la sienne. Passer de jeune femme sortant quelque peu de l'ordinaire à déesse vierge de la Guerre était un choc que nul ne pouvait envisager. On le vivait et c'était tout...

Delphine avait été mon prénom tout comme Saori des années avant...

Delphine, j'étais l'enfant préférée de Zeus et cela, ce cher Hadès ne tarderait pas à s'en rappeler en plus du fait que s'il y avait un intrus en ces lieux, c'était bien lui. Maintenant qu'Hypnos n'était plus, son héritage revenait à Arwen. Elle était même la double héritière de deux des fondateurs et cela, je comptais bien le lui faire comprendre. Sparte la Sacrée était une ville terrestre avec des guerriers en devenir. Et plus que tout autre, il venait de démontrer son caractère indésirable en ce qui avait l'oeuvre la plus grandiose de son lieutenant depuis la claque monumentale que tous deux s'étaient pris lors de la dernière guerre.

Traversant à la vitesse de l'éclair l'ensembles de quartiers, accompagnées pour ceux et celles ayant décidé de me suivre, je ne mis pas quelques minutes à me dresser devant Hadès de toute la force de mon charisme et du cosmos associé. Puissante mais encore en attente, je plongeais directement mon regard pers dans les ténèbres du sombre monarque. Je ne le craignais pas. Pas une seule fois, je ne pouvais craindre cette divinité aussi asséchée que dépérissante et démente. Hadès n'était que méprisable et pathétique, un être rejeté des douze par la Sagesse de père. Quelque chose que je ne pouvais que comprendre face au concentré de violence et de cruauté me faisant face. Aussi, tenter de lui parler comme à toute autre divinité serait une perte de temps. Tout comme Arès, il lui fallait un vocabulaire et un dialogue adapté et contemplant cette dernière incarnation bien plus proche de ce qu'était Hadès que ne l'avait été Shun ou Alone. Tous deux avaient eu des têtes d'anges quasi féminines alors que lui, lui était plus proche d'un démon.

Et faisant un geste pour demander aux autres de patienter, je pris la parole.

- Je ne puis t'annoncer ma joie infinie de te revoir, mon oncle. Au vu de tes actes et de l'agression que tu as commise directement sur Arwen et par contre-coup sur l'ensemble des occupants du palais, cela ne se peut. Par ta seule volonté, tu as mis en péril la seule oeuvre qui pourrait nous donner la victoire. Aussi, je te demande de quitter cette cité sur le champ et de venir t'expliquer avec Zeus au sujet de l'agression de la déesse Arwen. Héra, Artémis sont toute deux pleinement éveillées et parmi nous quatre, la seule divinité pouvant régner en toute légitimité n'est autre que moi.

Aussi quitte ces lieux que tu n'as déjà que trop meurtris. Ton attitude te présente comme hostile et traître envers les humains vivant en ces lieux, des humains bien vivants que je me dois de protéger...


Et sur ces mots, je me tus. Hadès ne serait sans le moindre doute pas coopératif mais il serait malgré peut-être encore assez lucide pour comprendre que contre quatre divinités, Apollon étant en plein éveil, soutenues par les saints présents, il ne ferait pas le poids.
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Hadès
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MessageSujet: Re: Terminus, tout le monde descends !   Lun 25 Mai - 9:59

*Héra ? Cela faisait longtemps petite sœur…*

Voilà donc quel était ce fameux pouvoir auprès d’Arwen qui m’avait alors semblé si familier. La pseudo reine des dieux était donc de retour, en même temps que son époux. Voilà qui aurait de quoi la ravir, et qui avait de quoi changer quelque peu ma situation dans la guerre à venir.

*Une déesse de haute volée de plus pour les Olympiens. Rien à voir avec Athéna, assurément. Hum… Et bien tant pis pour elle, si elle se dresse contre moi, elle connaitra le même sort que la piètre descendance de son époux volage.*

Et justement, en parlant de descendance, voilà qu’à présent, tout autour de moi, je la sentie grouiller, comme une masse purulente et nauséabonde que ma glorieuse présence faisait s’agiter en tous sens. Tous ces dieux de pacotille dont les simples effluves m’étaient déjà odieuses, et dont la plus infecte d’entre toutes m’apparut soudain face à face.

« Athéna… »

Elle était venue à moi, la fille chérie de mon frère maudit. Encore une fois, mes retrouvailles avec la déesse de la guerre se firent sous le signe de l’improbable, à tel point qu’il n’y avait pour moi plus le moindre doute concernant l’enjeu de nos deux destins. Nous étions faits pour nous anéantir l’un l’autre. Jusqu’à ce que l’un de nous disparaisse, jamais nous ne connaîtrions le repos.

Entendant sans écouter les dires insipides de ma très chère nièce que bien trop de victoires aussi absurdes que dérisoires avaient dut rendre aussi pompeuse que sa belle-mère, je me contentais d’afficher un regard aussi calme que possible étant donné la situation.

L’occasion était inespérée. Il était dit que la barrière de Sparte protégeait son contenu de toutes observations extérieures, y compris celle de Zeus. C’était plus qu’une simple coïncidence…

« Et… ? Qui va me mettre dehors ? Toi ? Ou les deux faire valoir t’accompagnant peut être ? »

Jetant un œil presque amusé aux deux compagnons de fortune qu'Athéna s'était choisi pour appuyer sa redoutable prestance de déesse de la guerre, je dut presque forcer pour percevoir en eux un cosmos digne d’être relevé, surtout concernant la femme aux cheveux noirs qui ne semblait alors n’être guère plus qu'une apprentie.

« C'est ça l'étendue de ton armée maintenant ? Deux femme-enfants, dont une apprentie ? Décidément, tu les prends de plus en plus tôt. Bientôt je devrais affronter des enfants sans armure, c'est ça ? Ils savent sans conteste donner la patte et faire le beau, mais tu ne leur a toujours pas apprit à faire le mort on dirait… Misérables humains… Si vous ne vous prosternez pas devant un dieu, alors je veux vous voir ramper devant votre mort ! »

Je n’avais pas de temps à perdre en vaines menaces superflues. Je n’avais jamais été de ce genre-là, aussi, faisant dès à présent enfler mon pouvoir dans des proportions proprement démesurées, je plongeais une nouvelle fois la cité du cosmos dans les ombres, déployant autour de moi ma barrière divine, et réduisant du même coup tous ces insignifiants insectes à l’impuissance.

« Cette fois il n'y aura pas de pégase pour te sauver la mise et se sacrifier à ta place ! Cette fois Athéna, toi et moi allons en finir. Héra, Artémis, Apollon ? Laisse moi rire... Petite parvenue. Dans quelques instants, je serai parti, et toi, tu sera morte ! »

Sous l’action de mon pouvoir infiniment supérieur, l'ensemble des habitants humains de Sparte ne serait guère plus menaçant pour moi que ne le serait un vulgaire amas de termite. Athéna avait beau avoir réussie à assurer un sursis à l’humanité jusqu’à présent, cela n’avait jamais était qu’un sursis, et cela ne trompait personne.

A sa différence, il me suffisait d’une seule victoire pour l’emporter, définitivement.

Le comble de sa situation pouvait-il encore l’atteindre ? Ou son orgueil lui masquait-il l’ampleur du désastre immédiat qu’elle venait de provoquer en me mettant en colère ?

« Ton sang d’abord, ensuite, je ferai brûler cette ville, et tout ce qu’elle contient, jusqu’à ce qu’il n’en reste plus que des cendres. »

Et me parant alors de mon surplis divin dont les six ailes se déployèrent à l’unisson, l’épée au clair, je fis le premier pas vers une insupportable péronnelle qui trop longtemps avait eu pour elle le destin dans sa poche. Une injustice que je comptais bien corriger sur le champ.

HRP:
 
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Crystalia
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MessageSujet: Re: Terminus, tout le monde descends !   Lun 25 Mai - 13:26

[hrp]Je poste directement ici n’ayant pas assez à dire d’ans le topic d’où je viens[/hrp]

Cypris s’en était allée , Kristy également, ne laissant la Sagesse qu’avec la future lionne et la Vierge. Il y allait avoir encore peu de répit, Crystalia ressentant un cosmos des plus ténébreux  se manifester dans la cité. A qui il appartenait était tombé assez rapidement, Athéna leur demandant si elles étaient prêtes à la suivre devant celui qui était son oncle. La réponse à la question allait de soit, Samina bien que n’ayant pas encore son armure était prête à le faire, comme elle le dit, l’aurait fait son prédécesseur. Crystalia quant à elle avait remit son armure dans son dos avant de dire quoique ce soit.

- Je suis là pour rester à vos côtés, vous pouvez compter sur moi.

Inutile d’en rajouter, d’autant après leur conversation  en privé. De toute manière, les grands discours n’étaient pour elle. Elles s’étaient donc dirigées rapidement vers l’entrée de Sparte et il se tenait là, le monarque des Enfers, celui qui était désigné comme le plus grand ennemi du Sanctuaire. Crystalia pouvait sentir toute la noirceur de son cosmos, il était impressionnant et écoeurant à la fois. Elle se plaça à côté d’Athéna mais un pas en avant. La tension était palpable, compte tenu de la situation,  ce qui n’était pas en désaccord en soit avec Sparte.  Elle ne semblait être que ça, en proie à des tensions permanentes, tout le monde était sur le fil du rasoir car le moindre faux pas pouvait entraîner le pire entre les factions qui y étaient représentées.

La volonté d’Athéna était des plus claire, voulant que le roi des Enfers quitte les lieux après ses actes. Il n’était pas forcément le bienvenue et la perspective que Zeus le remette sur le droit chemin n’était pas forcément mauvaise, même souhaitée avec le retour des titans. Cependant, Crystalia redoutait un dérapage à cause des ordres du Grand Pope. En un sens, ce qu’elle voyait de la situation la confortait dans son choix de ne pas lui obéir. Elle espérait que ses confrères auraient la même lucidité.

Hadès n’était cependant pas très enclin à obéir à Athéna. Crystalia fronça des sourcils en se faisant traiter de faire-valoir. Mais elle ne montra pas plus de réaction, gardant son calme  en digne Vierge qu’elle était. Le sombre monarque ne s’arrêta pas là, la traitant avec Samina de femme-enfant alors qu’elles avaient une vingtaine d’années toutes les deux. Le dieu des Enfers cherchait clairement a provocation. Si la Vierge gardait son calme, elle craignait pour Samina qui si elle était une lionne comme on les connaissait pouvait partir au quart de tour.

**Garde ton calme et ne rentre pas dans son jeu, il n’attend que cela** lui dit-elle mentalement sans la regarder.

Le problème dans cette histoire était que si les choses finissaient en combat, Samina n’avait pas d’armure, de son côté elle avait le sienne, mais n’était pas censée la porter. C’était pour la raison qu’elle l’avait gardé dans sa pandora sous un tissu pour préserver au maximum la neutralité. D’un autre coté, peut-être n’aurait-elle pas le choix. Et ce moment arriva Hadès défia clairement Athéna, la menaçant, déployant un kekkai. Crystalia se sentit diminuée alors que le dieu sombre revêtait son surplis. La jeune femme ne réfléchit pas plus que cela et laissa tomber sa pandora sur le sol. Le tissus la recouvrant s'envola et le coffret s'ouvrit, son armure venant pour la revêtir, puis la jeune femme fit un pas de plus en avant. Elle savait qu'elle n’avait aucune chance encore plus avec cette barrière de déployée mais cela était son devoir.

- Il n’y a pas de Pégase, mais elle n’est pas seule dit-elle simplement avec calme.

En cet instant, Crystalia réalisa plus que jamais ce qu'était être une Sainte d'Athéna...

[hrp]Je reste entre les deux mais je laisse Athéna décider de la suite. De toute manière, si elle est décidée à s'en occuper, elle me laissera pas m'interposer donc bon X)[/hrp]
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Apollon
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MessageSujet: Re: Terminus, tout le monde descends !   Mer 27 Mai - 11:14

Une présence se fait sentir. Peut-être trois…  À moins que cela ne soit deux… Tout du moins, voilà le «  Corps Condamné » qui s’avance silencieusement dans cet endroit. À l’intérieur de cet amas de chair, se trouve Apollon. Pas une trace de cosmos mais une présence assurée qui fait qu’il ne peut être ignoré. De toute façon, il ne cherche pas à cacher sa présence car cela serait fort inutile. Néanmoins, quels peuvent être ses véritables objectifs ? Car la dissimulation n’est pas que la spécificité du Roi des Voleurs : l’Artiste des Dieux sait aussi jouer de sa personne. Cet « Automate » s’avance vers le Monarque des Enfers et la Déesse des Hommes. Tout juste, considère-t-il cette petite existence insignifiante qui se révèle être une Gardienne de la Victorieuse. Son visage est fermé : impassible, il demeure inaccessible. La faute à ce corps sans expression qui symbolise parfaitement l’expression même de « Cadavre Ambulant » ?  Néanmoins, le regard du « Mort » est si pesant et significatif : il est celui d’un Olympien, il est celui du Fils de Léto. Puis, arrive enfin cette confrontation entre les trois Dieux… Ou peut-être les quatre… Si ce n’est les cinq… Il ne servira à rien de sonder l’âme divine du Porteur de Soleil, comme il sera fort inutile de chercher à comprendre ce qu’il a en tête pour le moment. Le regard du «  Corps sans vie » se pose d’abord sur Hadès puis sur Athéna. Il ignore la présence de l’Humaine et de ses probables accompagnatrices pour le moment. Puis, son regard se détache de ses cibles pour se poser sur l’environnement qui l’entoure.  Ensuite, un regard de coin là où se trouve Héra : il sait où elle est mais il ne dit rien.  Dans un profond silence des plus agaçants, il rajoute volontairement à l’atmosphère lourde et pesante une ambiance anxiogène. Il fait planer un doute sur sa présence : pourquoi est-il ici ? Surtout que va-t-il faire ? À quoi pense-t-il ? Quelles sont ses intentions ? Ses motivations ? Est-il un danger pour l’un ou pour l’autre ? Qu’est ce qui demeure le plus menaçant finalement ? Hadès ? Athéna ? Artémis si elle est là ? Clio  si elle demeure présente ? Apollon lui-même malgré cette réincarnation incomplète à la signification bien mystérieuse ? Volontairement, ce mutisme est accompagné d’une sorte de « décontraction », d’une « assurance » qui fait froid dans le dos.  Puis, il se tourne vers le Roi des Enfers et la Déesse du Sanctuaire : ses yeux inexpressifs croient avec indifférence la colère de son Oncle.


« Mon Oncle, Athéna, je vous salue… » s’annonça-t-il.


« La présence de mon Oncle en ce lieu n’est guère un mystère dorénavant. Vous semblez vouloir en découdre avec Athéna n’est-ce pas ? Maintenant que je vois votre visage, j’en suis persuadé. Néanmoins, apportons un peu plus de clarté dans cette cité… Et dans les esprits courroucés de certaines divinités… » Déclara-t-il d’une voix posé alors que les yeux de l’ « Inerte » se fermèrent quand une lumière blanche apparut progressivement les ténèbres sur Sparte.  Puis, les yeux vides se rouvrirent lentement pour observer son œuvre : la lumière s’harmonisait parfaitement avec les ténèbres, créant un parfait et juste milieu.


« Je me suis permis d’entendre votre conversation avec Athéna mon Oncle. Vous avez raison sur un point : il n’y a pas de Pégase et l’Humaine, présente ici, est insignifiante à nos yeux. Il demeure donc fort logique de songer que personne ne peut vous empêcher d’agir comme bon vous semble. Cependant… » Ajouta-t-il en regardant Athéna puis en lançant un regard au premier abord méprisant et dédaigneux envers le « Tas de Chair » qui accompagnait la Glorieuse, avant de le reposer sur le Dieu des Enfers.


« Cette cité a bien souffert à cause de nos actes inopportuns et je tiens personnellement à rectifier ceci séance tenante. En conséquence, vous comprendrez aisément que je ne souhaite pas voir cette œuvre mis en danger par la Colère de deux Dieux. Pour une fois que les Existences Éphémères aient pleinement exprimé leurs belles imaginations à travers une cité ma foi fort jolie, je ne voudrais pas que leurs efforts soient gâchés. Cela mérite donc une petite compensation de ma part. Et puis… »  Poursuivit le Dieux des Arts en posant son regard sur la Crevasse au loin et sur l’architecture qui les entouraient avant de s’avancer de quelques pas, passant entre Athéna et Hadès,  contemplant silencieusement cet endroit, rajoutant encore plus de pression sur cette situation que l’on pourrait croire incontrôlable. Puis, il se tourna et observa les Dieux avec toujours cette absence d’émotion où on ne pouvait toujours rien lire, ni rien comprendre.


« Quelques soient vos motivations, je pense qu’un affrontement entre vous deux, en ce lieu, ici et maintenant, me paraît dérisoire. Vous ne pourriez pas déchaîner vos véritables pouvoirs, vous seriez dans l’incapacité de tout terminer définitivement, vos passions haineuses ne trouveraient aucune conclusion. Et c’est bien ce que vous cherchez non ? Mettre un terme définitif à l’existence de l’autre, pouvoir déclarer qui est le vainqueur et qui est le perdant pour l’éternité n’est-ce pas ? » Demanda-t-il alors que son regard devint plus… lourd de sens pendant quelques secondes. Puis, il daigna, enfin, prendre acte de l’existence de l’Humaine en la regardant brièvement un court instant.


«  Humaine dont l’intérêt m’importe guère, ta présence est inutile. Tu devrais partir… Mais, si tu désires rester, tu devras en assumer les conséquences… » Indiqua-t-il d’une voix blanche alors qu’il posa son regard sur Athéna à présent.


« Héra et Artémis sont pleinement éveillées mais il va falloir que tu comptes bientôt sur moi. Je te conseille de ne pas engager ce combat avec notre Oncle. Après tout, si tu attaches une quelconque importance aux Existences Éphémères, tu dois bien te douter que leurs vies seront menacées si vous vous opposez. Cela serait donc inconcevable de menacer la vie de tant de promesses pour Celle qui se targue de vouloir protéger les Humains… À moins que les dommages collatéraux ne soient rien de plus qu’une conséquence dommageable, injuste mais nécessaire pour exprimer ce qui est une colère au mieux passagère, au pire rancunière… » Fit remarquer l’Artiste des Dieux dans ce corps humain qui lui sert  simplement d’objet.


« Et puis, je voudrais pouvoir m’entretenir avec vous deux personnellement au sujet de quelques menus soucis, peut-être guère important pour vous deux en ce moment mais primordial pour moi.  En conséquence, je vous enjoins à dompter votre rancune et à apaiser cette tension qui jaillit entre vous. Je vous en serais fort gré et n’oublierais pas votre délicate attention à mon égard si vous deviez accepter ma demande. » Conclut-t-il en posant son regard sur tout le monde, laissant parfaitement entendre pour quiconque le connaissait très bien qu’il avait encore d’autre idées en tête.
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Samina
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MessageSujet: Re: Terminus, tout le monde descends !   Lun 1 Juin - 12:54

[Je précise à Apollon que même si je n'avais pas posté, j'étais considérée comme présente dans le topic par les autres joueurs. C'est pour ça que je considère que tu as proprement ignoré ma perso ^^]

Marcher vers Hadès revenait à aller vers une promesse de punition future pour avoir osé s'opposer à un dieu.Cette punition finirait bien par venir un jour ou l'autre, puisque les hommes étaient tous destinés à mourir un jouer ou l'autre. Et maintenant qu'elle avait fait son choix, Samina ne pouvait plus faire machine arrière. L'heure n'était plus aux palabres et discussions inutiles.

"Ce que j'ai affirmé à l'instant, je devrais le prouver par des actes. Ou je ne serais décidément plus digne d'être une Sainte."

Et cela, elle ne le désirait pas. Quelques heures auparavant encore, elle serait sans doute restée en retrait voir aurait refusé d'accompagner la déesse en jugeant qu'elle n'aurait qu'à se débrouiller seule. Mais plus maintenant qu'elle avait juré de la protéger. Et si elle ne se battait pas totalement pour Athéna, au moins elle le ferait également pour ceux qui ne peuvent pas se défendre.

"Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'Hadès ne l'impressionne pas malgré toute sa puissance. Elle se comporte comme une véritable dirigeante."


Oui, cette Athéna-là était véritablement une divinité fière qui ne se laisserait sans doute pas marcher sur les pieds. Et bien entendu, le cher oncle en question n'apprécia pas de voir sa nièce se mettre sur son chemin. Le sang de Samina ne fit qu'un tour lorsqu'Hadès les traité de femmes-enfants Crystalia et elle.

"Pourquoi les dieux doivent-ils se sentir obligés de nous prendre de haut. Après tout ce temps à s'être pris des raclées par Athéna et ses Saints, il n'a donc rien appris ? "

Si Hadès s'était attendu à un quelconque signe de soumission, il s'était lourdement trompé. Seule le message télépathique de sa compagne parvint à la calmer suffisamment pour ne pas répliquer à la divinité infernale. De toute façon, elle ne se prendrait qu'une autre critique tout aussi pétrie d'orgueil que la première. Soudain, elle sentie barrière s'élever autour d'eux.

"Que... Un Kekkai ? "

La divinité venait d'établir une barrière sur la zone, diminuant ainsi grandement leur cosmos à Crystalia et elle. Le fourbe, et ça se prétendait dieu ? Même pas fichu de faire face à des humains à des humains sans invoquer une barrière. Se sentait-il donc si menacé que cela par elles pour qu'il se sente obliger d'élever une protection supplémentaire autour de lui ?

-Nous ne sommes peut-être que des femmes-enfants à vos yeux, mais nous avons choisi notre destin. Comme bien d'autres Saints l'ont choisi avant nous.

Sur-ce, elle se plaça aux côtés de Crystalia, pour bien montrer qu'il faudrait compter sur elle dans la bataille qui risquait d'éclater. Que l'armure du Lion réponde ou non à son appel si elle devait élever son cosmos serait sans doute à son désavantage, mais Athéna seule pourrait l'empêcher d'intervenir si elle le désirait.

"Un autre cosmos ? "

Un dieu si elle en jugeait par ses paroles, mais ce dernier ne semblait pas s'être éveillé pour le moment. Il semblait toutefois sûr de lui et se croire capable d'apaiser les tensions entre les deux ennemis millénaires par ses seules paroles. Et la manière dont il s'adressa à Crystalia lui fit penser qu'elle ne devait pas compter pour grand chose pour lui.

"Qu'importe cette divinité arrogante, qu'elle fasse ce qu'elle désire. Tout ce qui compte pour le moment, c'est la décision d'Athéna."  

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Athéna
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MessageSujet: Re: Terminus, tout le monde descends !   Dim 7 Juin - 16:58

On dit que le vin bonifie avec l'âge, pensant cela je me disais que plus les siècles passaient et plus mon cher oncle devenait de pire en pire. Je ne savais jusqu'où sa folie allait le mener mais une chose était certaine, il ne pourrait être arrêté que par la force, la puissance pure et dure et aussi rageant que cela soit, une association entre Arès et moi pourrait s'avouer inévitable dans la titanomachie approchant. Entre ces deux maux, quel était le moins pire ? Un fou sanglant ne cherchant que l’extinction finale de toute vie ou un fou de guerre n'aimant que la guerre pour la guerre. Aucun des deux choix n'était bon mais il faudrait bien prendre le moins pire.

Ainsi en étais-je de mes réflexions quand le Nécrophage se décida à répondre. De quoi mettre les nerfs de l'ensemble des occupants de cette zone à rude épreuve. Une certitude horrible en ressortait. Quelle que soit ma décision, Sparte serait mise en péril voire même rasée. Que je sois là ou non, Hadès avait pris sa décision et seul Zeus ou Héra pourrait le faire fléchir. Gagner du temps, non, c'était déjà trop tard, infiniment trop tard.

La tête d'Arwen en plus de la mienne était son but avoué en plus de massacrer la totalité de la cité du cosmos.

Ne pas se mettre en colère, après ce que ce cher Hadès venait de dire et de faire, j'avais au contraire toutes les raisons de me mettre en colère et de bien lui remettre les points sur les i ou plutôt le nez dans la fange puante qui était la sienne. Et prenant la parole avec un calme qui n'était rien d'autre que celui précédant la tempête.

- Voyons, pourquoi poser une question dont vous avez la réponse, cher oncle. La vérité est que je n'ai fait que cela pendant des siècles : vous renvoyez à la porte que vous ne devriez jamais franchir. Et j'en ai non seulement le pouvoir mais aussi le devoir. Quelle que soit ma décision, vous ne partiriez pas. La mort de la totalité des habitants de Sparte est votre but en plus de la mienne et de celle de la fille d'Hypnos.

Puis je revins sur les paroles insultantes qu'il avait eues envers mes saintes. Toute cette suffisance n'avait rien d'étonnant. Pas plus que celle dont Apollon qui, en plus d'avoir été assez stupide pour penser pouvoir faire fléchir le sombre monarque, avait aussi affiché son mépris envers elles. Aussi, je pus que répondre.

- Quant aux faire-valoirs qui m'accompagnent comme vous les appelez si élégamment, dois-je aussi vous rappeler que ce sont eux qui ont défait non seulement les jumeaux de Nyx mais aussi vous. Vous avez été tous trois vaincus par moi mais aussi par les saints de l'espoir à qui j'avais donné mon sang et qui ont suivi la piste que j'avais tracée pour qu'ils puissent se joindre à la bataille. Mon ichor sacré et le soutien de mon cosmos ont suffi à leur donner les moyens d'aller vous trouver là où vous vous êtes toujours terré comme l'égoïste pompeux que vous êtes.

L'échec de vos armées est avant tout le vôtre. Les spectres ne sont plus que le reflet de la vaste cour à déchets putrides que sont devenus les Enfers. Vous ne leur donnez rien, rien que l'horreur et le désespoir, le fiel et la pourriture. Ils vous suivent sans volonté, sans ferveur, par peur, par crainte et n'ont plus de forces car vous les en avez vidés par pur orgueil. Jamais aucun de vos spectres ne pourrait faire ce que chacun des saints peut être capable de faire : se sublimer à l'infini. Non, vous en avez fait des loques craintives, agissant sous le fouet et les supplices et non des guerriers dignes de ce nom. L'armée de l'Espoir surpassera éternellement celle des Enfers de par votre seul égoïsme.

Et de par vos seuls mots envers les saintes qui me suivent et sont prêtes à se battre pour moi, de par leur propre choix, personne ne peut en douter. Votre orgueil et votre égoïsme sont dignes du nécrophage que vous êtes.


Puis affichant un sourire en sentant le kekkai qui s'était déployé et les réponses que mes guerrières lui avaient données, je poursuivis.

- Des femmes-enfants, vous les traitez de femmes-enfants mais les avez-vous entendues ? Vous les traitez de femmes-enfants mais elle viennent de prouver qu'elles ont autrement plus de volonté que celle que vous avez enlevée en Sicile pour qu'elle vous serve de reine fantoche. Votre chère Perséphone n'a même pas été capable de défendre une seule fois Hypnos devant l'Aéropage. Elle n'a été d'aucun secours alors qu'elle est sensée être une déesse. Une déesse et mes saintes sont des mortelles dont je peux être fière. Je ne les force en rien, elles savent pourquoi elles combattent, elles savent pourquoi elles me suivent et qu'elles pourront toujours compter sur moi...

Et vous, vous venez juste de montrer non seulement votre mépris pour les vivants mais aussi votre crainte de les voir s'immiscer dans le combat.

Vous n'avez de mérite que d'être le frère de Zeus, d'être un des trois grands dieux et rien d'autres. Rien de ce qu'il se trouve aux enfers ne peut vous remplir de fierté.


Ces mots, ce seraient sans doute la dernière fois que je les dirais. Hadès était allé trop loin. Je ne pouvais le laisser insulter les saintes comme il venait de le faire. Je ne pouvais le laisser raser Sparte et prendre la tête d'Arwen. Au moins, les choses étaient dites. Entre lui et moi, c'était la lutte à mort et que m'importait de savoir qu'Apollon était là. Il venait de montrer qu'il était encore hors jeu.

- Apollon...

Tu as du rater quelque chose. Hadès veut ma vie. Où que j'aille, il ira pour prendre ma tête. Ici à Sparte, au Sanctuaire, dans l'un de mes territoires secondaires. Où que j'aille, il attaquera. Ces mots, je devais les dire, je devais le remettre face à ses actes, à sa cruauté et à cette folie qui le ronge.


Et embrasant mon cosmos.

- Sparte a déjà souffert de ses attaques mais elle renferme aussi en son sein plusieurs dieux. Si je combats, elle subira des dégâts mais si je pars, elle sera rasée et tous les spartiates mourront dans la foulée. Puis, ce sera le lieu où je me serai retirée qui subira le même sort.

Et ceci étant dit...


Et se tournant vers lui.

- Je tiens à ce que tu saches et retiennes une bonne fois pour toutes que ce que j'ai dit pour mes combattantes est aussi valables pour toi. Tu devrais éviter de te montrer aussi méprisant avec elles et surtout, abstiens-toi de leur donner des ordres dissimulés en conseils. Au moins, sur ce point-là, notre cher oncle devrait être d'accord. Je ne pense pas qu'il tolérerait que tu donnes des ordres à ses spectres.

Et pour ce qu'il en est de ta demande, aussi généreuse soit-elle, je ne peux y répondre, cela ne dépend pas que de moi. Va plutôt auprès de Zeus pour qu'il calme son frère car moi, je n'en ai pas la prétention. Si tu veux éviter un combat entre lui et moi, va auprès du roi des dieux. C'est le seul que tonton est encore capable d'entendre et de respecter. Lui seul pourra le faire changer d'avis sur l'avenir de cette cité.


Et appelant mon armure à moi, j'embrasais comme jamais auparavant mon cosmos. Mes ailes se déployèrent aussitôt en une lumière aveuglante tandis que le sceptre de la victoire prenait place dans ma main.

Citation :
défi accepté Hadès.
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Hadès
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MessageSujet: Re: Terminus, tout le monde descends !   Lun 8 Juin - 19:18

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Crystalia
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MessageSujet: Re: Terminus, tout le monde descends !   Sam 20 Juin - 19:11

[hrp]Désolée du retard, j'attendais que le combat avance un peu plus pour faire un post plus fourni.[/hrp]

La Sainte de la Vierge resta immobile, dans son armure, sa cape blanche flottant aux côtés d’Athéna. Peu lui importait les règles de Sparte et la neutralité, ses devoirs de chevalier du Sanctuaire passaient avant. Bien que d’un autre côté, la sécurité de Sparte était aussi en jeu en partie.  Mais elle pensait avant tout à Athéna en cet instant et il fallait l’avouer, malgré son caractère Crystalia se sentait un peu piquée dans son honneur. Chose en soit normale, car pour endosser le rôle de Chevalier d’Or, il fallait en avoir. Quand bien même elle ne l’était pas, elle avait été insultée en tant qu’humaine mais aussi en tant que personne, ce qui ne faisait jamais vraiment plaisir. Sur cela, elle n’avait guère répondu, restant finalement fidèle à elle même, la bonne patte, qui ne disait rien, encaissait et boudait après une fois seule dans son coin. Raison de plus de le faire quand cela venait de quelqu’un comme Hadès, répliquer ne servait à rien avec ce genre  d’individu, si ce n’était reprendre une salve d’insulte derrière.

Elle ne regarda pas Samina la sachant à côté et sentant sa présence, se concentrant sur celui à l'origine de tout ce raffut. Elle ne dit rien aux réponses que donna la future lionne, car elles avaient du sens, elles étaient vraies. Les hommes étaient bien moins faibles que les dieux ne le pensaient, ils avaient en eux des forces que les divinités ne connaissaient pas et qui en avait terrassés certains d’entre eux par le passé. Hadès ne semblait pas en avoir retenu de leçons depuis tout ce temps, ni celui qui allait les rejoindre, Athéna ne manquant pas de lui rappeler, défendant ses Saintes et montrant ce qui faisait sa différence par rapport aux autres dieux. Ses paroles confortaient une fois encore Crystalia, dans la manière dont Athéna voyait les humains, on sentait son affection pour l’humanité et sa compréhension d’elle. La déesse ne mâchait pas ses mots envers son oncle, ni au sujet des spectres. Il était assez impressionnant de voir la Sagesse en cet instant, qui bien qu’en colère gardait une maîtrise d’elle  et dégageait une puissance impressionnante. Bien sûr Hadès essaya de balayer tout cela, renvoyant  que Athéna s’entourait d’humain pour combler ce qu’il jugeait être des faiblesses. Et les insultes envers Samina et elles continuèrent. Non elles étaient une nouvelle génération de chevaliers, mais en soit elles n’étaient pas plus jeunes que certains de leur prédécesseurs; Seraient-elles à leur hauteur ? L’avenir le dirait, elles n’avaient encore pour ainsi dire rien fait.

Le nouvel  invité venait d’arriver à la “fête, lui aussi avait un cosmos puissant, divin et à ses paroles, Crystalia devina qu’il s’agissait d’Apollon. Ils n’avaient pas besoin de lui en plus à moins qu’il soit aussi bienveillant que semblait être sa soeur jumelle. Dans le pire des cas peut-être que celle-ci, toujours présente dans la cité interviendrait. La moue affichée par Crystalia ne disparut pas alors que Apollon parlait, la rabaissant lui aussi. Décidément, sur ce sujet, l’un ne rattrapait pas l’autre et la situation devenait de plus en plus humiliante pour elle.

Néanmoins, Apollon semblait vouloir que le combat soit évité, par rapport à Sparte et devant parler à son oncle et sa demi-soeur. Il ne manqua pas de dire à Crystalia qu’elle devrait partir, rajoutant encore une couche pour la rabaisser, mais elle garda encore son calme, simplement en fermant les yeux pour trier et entendre ce qu'elle voulait bien entendre en quelque sorte.

- Je ne bougerai pas de la place qui est la mienne répondit-elle simplement. Ma consœur l’a très bien dit, aussi jeunes sommes nous, nous sommes certaines de nos choix, nous savons ce que nous faisons, pourquoi et pour qui.

Elle devait et voulait rester aux côtés d’Athéna et estimait qu’un instant tel que celui-ci faisait partie de ceux justement où ses chevaliers devaient être là. Athéna qui releva le défi, ne laissant personne d’autre à sa place, n’écoutant pas la demande d’Apollon, ne voyant aucune autre issue, Hadès n’ayant jamais eu cesse de la poursuivre. Le combat était inévitable et Crystalia regarda Athéna s’avancer pour combattre. La jeune femme ne dit rien, Athéna n’en avait pas besoin.

- Mieux vaut reculer dit-elle à Samina en bougeant.

Le combat allait faire rage compte tenu des deux forces, rester trop près ne reviendrait qu’à gêner la déesse, un rôle qui n’était pas le leur et qui ne devait pas l’être, les Saints n’étaient pas des fardeaux. Ne restait plus qu’à être spectatrice de ce combat mettant en opposition deux forces colossales, espérant que cela celle qu’elle suivait remporte. Hadès ne lui faisait ressentir que du dégoût, il était bien pire qu’elle ne l’imaginait, ce qui lui faisait comprendre, plus encore, la nécessité de repousser des êtres comme lui...
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Zoé
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MessageSujet: Re: Terminus, tout le monde descends !   Dim 21 Juin - 13:50

Arrow Dortoirs

HRP : Désolée pour le retard mais j'attendais Prudence qui, pour ne pas changer, nous a fait faux bond... Rolling Eyes

Zoé était donc sorti des Dortoirs. Elle n'avait pas suivi l'Ange ni Prudence, qui avait disparu on ne sait pas trop où, et déambulait dans les rues de Sparte, réfléchissant à sa situation actuelle : il n'y a même pas quelques heures, elle était encore une jeune fille tout ce qu'il y avait de plus banal et elle venait d'apprendre subitement, par le biais d'un drôle de type appelé "Le Chauffeur", que d'une part elle avait en elle une sorte de potentiel, un Cosmos, qui lui permettait d'accomplir des exploits dignes des super-héros et que d'autre part, elle allait être la servante d'une divinité de la Mythologie Grecque ! En effet, ces Dieux s'affrontaient depuis des temps immémoriaux, par serviteurs mortels interposés, pour la domination ou la protection de la Terre (selon le camp dans lequel on était).

On lui aurait raconté ça la veille, elle aurait ri un bon coup mais hier était hier et maintenant elle était plongée dans un nouveau monde que la plupart des mortels ordinaires soupçonnaient à peine.

Un frisson la parcourut, la tirant de ses pensées : elle venait de sentir la présence de deux Cosmos d'une puissance extraordinaire ! Rien à voir avec celui de l'Ange ou de Dante. Non, ces deux Cosmos emplissaient l'atmosphère comme un gros et sombre nuage d'orage recouvre une région et ils faisaient vibrer la moindre fibre de son corps. L'un des deux lui était familier, terriblement familier même...

- C'est le Cosmos du Roi ! murmura l’Étoile Céleste, l'entité tapie au plus profond de la jeune fille et qui répondait au nom d'Avarvaé. Zoé n'eut pas besoin de demander de quel roi il s'agissait.

Elle se précipita donc vers l'endroit d'où provenaient les deux auras. Alors qu'elle se trouvait à mi-chemin, une intense déflagration retentit dans les airs et l'instant d'après un rayon touchait le bâtiment à côté duquel elle se trouvait, arrachant une bonne partie de la toiture. Zoé évita de justesse de se prendre dans la figure quelques tuiles et une grosse poutre en sautant à plat-ventre.

- Bordel de merde ! jura-t-elle. Elle se releva et continua son chemin, tout en faisant attention car d'autres détonations résonnèrent dans la cité et d'autres constructions furent touchées. Des Dieux se battaient et la sagesse la plus élémentaire aurait été de se mettre à l'abri mais elle voulait voir le combat.

Elle arriva finalement non loin de l'entrée, là où le Chauffeur les avait déposé tout à l'heure. Au loin, elle pouvait voir deux silhouettes indistinctes et dont les Cosmos étaient aussi différents que le jour et la nuit : le premier était lumineux et chaleureux et l'autre était sombre et froid comme la glace mais c'était ce dernier qui l'attirait, entrant en résonance avec son âme, avec son Cosmos.

Non loin de là où elle se tenait, elle vit deux jeunes demoiselles. Elle reconnut la première puisqu'elle était avec elle, dans le bus qui les avait amenées à Sparte ; l'autre lui était inconnue. Elles portaient toutes deux une armure d'or qui brillait de mille feux et leurs Cosmos étaient, bien que de natures différentes, puissants, même s'ils étaient en quelque sorte "occultés" par celui des deux divinités qui continuaient à s'affronter. Le sol, l'air même semblaient trembler au fur et à mesure qu'ils s'échangeaient leurs attaques cosmiques. Zoé se serait crue dans un comic-book...

Même si elle savait que les autres étaient des ennemies, elle osa les aborder quand même, tapotant de l'index l'épaulette de l'armure de la chevalière à la chevelure blonde :

- Je suis Zoé, enchantée de faire votre connaissance...

Comme préambule, il y avait mieux mais étant donné les circonstances l'autre n'allait pas faire la fine bouche.


Dernière édition par Zoé le Mar 23 Juin - 19:31, édité 1 fois
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Héra
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MessageSujet: Re: Terminus, tout le monde descends !   Mar 23 Juin - 14:52

= > La plus puissante, la plus belle, la plus glorieuse des déesses vient d'ici


" Piètre, piètre mortel... "

Telles étaient les pensées les plus avouables que je pouvais laisser s'échapper sur ce que cet Hazama m'inspirait en plus de l'envie de lui faire arracher la tête. Chose qu'une reine digne de ce nom ne s'abaissait pas à faire elle. Non, elle donnait les ordres que ses fidèles se chargeaient d'accomplir. Descendre dans la fange n'était décidément pas dans l'ordre des choses, surtout pour la puissante déesse Héra, mais Claudia, elle, était encore suffisamment présente en mon esprit pour me faire voir les choses autrement.

Rien de telle qu'une main royale pour calmer d'aussi mauvais sujets et de montrer que le grand roi de l'Olympe ne s'est pas trompé en me choisissant moi, et moi seule, pour épouse au sein des nombreuses divinités femelles peuplant notre vaste panthéon.

Une expression plus qu'outrée se dessina sur mon visage tandis que je paraissais dans toute ma splendeur, sceptre en mains, accompagnée d'Argus, face aux trois mortelles qu'avaient laissées derrière eux ma brute de frère et ma non moins violente de nièce. Mettre en cage ces deux-là, tout en les isolant du reste du monde serait une solution plus qu'exquise mais irréalisable. Pour ce cher Hadès, je ne gageais bien que seul son pouvoir et l'allié de poids qu'il représenterait dans les batailles à venir retenait Zeus de lui infliger le sort qu'il méritait plus que tout autre mais en ce qui concernait le sort de sa fille chérie, c'était bien une toute autre paire de manches. Jamais, jamais, il ne s'en prendrait à Athéna ou lui ferait la plus petite remarque. Elle qui était la favorite au sein d'une marmaille bâtarde indigne de figurer parmi les Olympiens. Aussi la laisser se faire massacrer était tentant plus que tentant et l'espace d'un instant, je me tournais vers les trois femmes portant les couleurs des deux camps en présence.

" Au cas où vous ne l'auriez pas encore compris, c'est face à Héra en personne que vous vous tenez, jeunes mortelles. Ce dont vous pourrez d'ici peu louer les Moires de toutes vos forces. "

Et étendant la main vers le lieu d'où provenait les premières explosions.

" Puisque seule ma présence peut encore épargner les malheureux qui ne peuvent se cacher derrière l'infime bouclier de la Sagesse. En cet instant précis où aux mépris des lois de Sparte, Athéna et Hadès combattent au risque de raser la ville entière... "

A ces mots, je faisais littéralement exploser mon cosmos, créant une nouvelle bulle d'énergie divine aussi pure que puissante. Exactement de la même puissance que celle dont j'avais déjà entourée la globalité de la Maison dorée et des quartiers avoisinants aux premières émanations hostiles.

Face à la toute puissance de la reine de l'Olympe, la corruption d'Hadès ne put achever son oeuvre maudite et raser la globalité de la cité. Toutes ces vies qui venaient d'être sacrifiées était un crime de plus auquel le maître de l'Autre monde devrait répondre.

Mon pouvoir enflait encore, sauvant tous ceux qui étaient proches de la protection que j'avais apposée sur la Maison dorée mais aussi proches de moi. Tous ceux qui auraient du se joindre au sombre monarque étaient encore vie en cette entrée et la cour attenante. Et tous étaient encore bien trop accablés, choqués pour se rendre compte de l'immensité des pertes et des dégâts. Car, Hormis la Maison d'Athéna et le minuscule couloir se tenant derrière le bouclier de la Justice, la Maison de L'Olympe, ses quartiers avoisinants et enfin cette terre ou je me tenais, créant autour de ma personne une sphère salvatrice, C'était bien la totalité de la cité du cosmos qui avait été frappée de plein fouet, réduite en ruines, en glace, plongée dans une nuit terrifiante où les anciens spartiates n'ayant pu bénéficier de mon aura divine n'étaient déjà plus qu'esclaves sans esprit de mon monstre de frère. Un désastre que ce nécrophage d'Hadès paierait dès que possible. Et songeant à Hypnos, je comptais bien proposer à mon royal époux de faire un échange des plus avantageux. Qu'Hadès prenne donc la place qu'occupait actuellement Hypnos, celle lui convenant le mieux au vu de ses crimes et qu'en son absence plus qu'indéterminée, le maître du Sommeil prenne les commandes des Enfers. Son pouvoir était plus que redoutable s'il pouvait aussi agir sur les Titans et les spectres ne rechignaient pas à lui obéir. Après tout, ces guerriers ne connaissaient pas Hadès mais avaient déjà pu contempler et obéir au fils de Nyx qui serait capable de tenir les rênes de l'Outre-Monde. Quand à ma pleurnicharde de nièce, elle n'aurait qu'à suivre. Après tout, Perséphone avait toujours brillé par son absence. Une nouvelle décharge pour alimenter au maximum les deux dômes avant que, enfin, le coup de semonce d'Athéna ne ralentisse un peu l'oeuvre de son adversaire et je m'adressais de nouveau aux deux esclaves se tenant si paisiblement côte à côte.

" Qu'ainsi, cette cité survive sous la main de la grande Héra. Et maintenant que toutes deux soyez là ne peut être qu'un autre signe que nous adressent les Moires. Celui que vous êtes désormais les témoins privilégiés de ce qu'il se déroule en cet instant. Et que vous soyez  respectivement servante de mon frère...

Considérant la première en qui Claudia reconnût aussitôt Zoé avant de passer à la seconde qui n'était autre que Samina puis enfin à la dernière qui elle m'était totalement inconnue mais portait aussi l'habit d'une sainte.

" Et de ma nièce montre bien que vos rôles sont d'assister à cela sans pouvoir intervenir. La puissance de deux divinités même aussi pathétique que ma pauvre nièce corrompue par son humanité sera toujours trop immense pour que vous puissiez y survivre. Mais je pense aussi que cela montre qu'entre les murs de Sparte, seuls les chefs sont trop ancrés dans leurs obstinations pour voir ce que toutes trois, vous représentez. L'union des forces réunies en Sparte montre que les Titans ont toutes les raisons de trembler et de se terrer comme des lapins couards face aux potentiels des mondes réunis en ces lieux. "

Puis, refaisant de nouveau grimper mon pouvoir face à une nouvelle éruption de violence.

" Mais aussi de se réjouir des querelles stupides et sans fin qui ne feront que laisser la terre et les Enfers à leur merci. C'est d'un roi, d'un vrai roi et d'une reine digne de ce nom que ces forces ont besoin. Et il est grand temps de montrer ce dont est capable une reine de cette envergure. "

Et déployant au plus fort mon cosmos, je terminais sur cette phrase.

" Regardez donc ce qu'une reine est capable de faire pour sauver cette ville là où Athéna est sur le point d'échouer !!! "


[La Maison dorée, ses quelques quartiers environnants et cette partie de Sparte où se trouve physiquement la déesse sont sous la protection d'Héra et épargnées de l'attaque de Hadès.]


Dernière édition par Héra le Jeu 25 Juin - 21:48, édité 1 fois
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Apollon
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MessageSujet: Re: Terminus, tout le monde descends !   Jeu 25 Juin - 19:53

Rien n’est destiné à évoluer dans ce monde que dirige l’Olympe : une désobligeante constante s’affiche : ils ne comprennent pas ou ne souhaitent pas saisir les fondements même de notre réalité. Cela revient à se demander, en vérité, si la stupidité se conjugue à l’ignorance : un sentiment qui répugne l’Esprit Divin enfermé dans « Ce Corps en Pourriture ». Après tout, la colère justifiée envers le Monarque des Enfers et la Victorieuse est un sentiment si logique que cela est une perte de temps.  Non… Si la fin justifie les moyens, l’Artiste qui réside dans cette enveloppe défectueuse sait qu’il atteindra son objectif à tout moment. Patience est mère de sureté dit-on ? Elle est aussi parente d’assurance. Il se sait orgueilleux mais se revendique aussi pragmatique: le devoir des Olympiens est un plan concret qu’il faut savoir organiser en toute sérénité mais avec une force qui doit être nécessité. Après avoir été bafoué par Athéna et Hadès, considéré comme une divinité au rabais, il s’assurera que cette insulte sera lavée…  Se tournant vers Athéna, ce regard la toise un long moment: voilà donc la signification d’une autre forme d’arrogance, celle d’une conviction malheureusement fort mal placée. Si ce « Corps » ne dégage aucun sentiment, qu’en sera-t-il lorsqu’il aura récupéré  sa véritable apparence ?  Ils ne craignent pas son pouvoir et sa potentialité : ils regretteront amèrement de ne pas avoir pris en considération sa demande.


«  Je ne me souviens pas avoir possédé une armée que tu ais affronté et battu… Sans que tu n’aie à en payer le prix cher… Mais cela n’est pas grave car tu es bien sotte d’accorder une telle importance à des humains qui disparaîtront inéluctablement de ta mémoire un jour ou l’autre. En somme, tu es bien cruelle Athéna : tu les honores de leurs vivants mais cela est bien la seule chose que tu leurs octroies… »
Déclara cette voix sans émotion alors que ce visage apporta un bref regard aux «petites choses insignifiantes » avant de reposer un regard vide paradoxalement lourd de sens.


« Pour le reste, n’oublie pas que je représente à jamais l’Oracle de Delphes… En vérité, si tu ne manques guère d’une certaine forme de pragmatisme, ton discernement et ton intelligence sont bien pitoyables. Ma demande était courtoise mais tu ne l’as pas respecté : je m’en souviendrais, sois en persuadé. Maintenant, puisque tu veux affronter notre Oncle, fais comme bon te semble… Et assumes en la responsabilité… » Poursuivit-il  alors qu’il entendit plusieurs « insignifiances » oser troubler la quiétude de ce lieu par des paroles bien inutiles.


Quiétude était d’un cynisme absolu quand la tension devenait des plus électriques car, avant qu’Hadès ne commette l’irréparable, l’Artiste Des Olympiens se permit d’écouter et de prendre en considération le témoignage innocent de cette femme…


« Et quoiqu’en dise Athéna et quoique songe Arès ou Hadès, les Olympiens auront toujours droit de vie et de mort sur chaque être que compose ce monde.  En vérité, nous savons récompensés les Humains à leurs justes valeurs mais nous pouvons aussi les éradiquer si nous les considérons comme des nuisances. Ton assurance ne pèse pas lourd devant nos exigences : tu le comprendras un jour… »
Expliqua-t-il avec une telle certitude que cela en devenait une réalité certes triste mais tangible.


C’est alors que l’outrage apparut. Hadès éjecta ce corps sans ménagement. Sa menace envers l’Esprit Divin et sa Sœur Jumelle allait donner naissance à une vengeance que ne rechignerait pas Némésis elle-même.  Cette rafale de cosmos était un acte inacceptable aux yeux du Dieu le Plus Beau de l’Olympe, il déclencha alors la promesse d’un acharnement tel que personne ne pourrait l’empêcher d’en terminer définitivement ave le Monarque des Enfers. Pas même sa Jumelle ou son Père bien aimé ne pourrait empêcher l’inéluctable. Ce corps inerte, sans importance au bout du compte, dissimulant le courroux froid et glacial d’une divinité outrée, voltige tel un pantin de bois désarticulé dans les cieux obscurs de Sparte, destiné à être envoyé en dehors d’une Cité… Au passage, malgré ce déferlement de colère injuste, il peut noter la présence de la Reine qui fait son apparition. Et, soudain, alors que l’autorité de la Royauté se fait splendeur, c’est un autre signe qui ne trompe pas. Tout en douceur… Tout en beauté… Puisque s’élève, dans le monde de Sparte, une merveilleuse chanson… Annonçant alors un retour que certains apprécieront tandis que d’autres craindront quand quelques-uns regretteront…








Dernière édition par Apollon le Dim 28 Juin - 18:07, édité 1 fois
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Samina
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MessageSujet: Re: Terminus, tout le monde descends !   Ven 26 Juin - 16:54

e moins que l'on puisse dire c'est qu'Athéna avait du répondant, et n'hésitait pas pas à défendre l'honneur des pauvres mortels que Crystalia et elles étaient face aux piques d'Apollon et d'Hadès. La jeune lionne n'accordait d'ailleurs aucune attention au dieu des Arts, préférant se concentrer sur celui des Enfers. Ce dernier engagea d'ailleurs les hostilités sans attendre, les piques d'Athéna ne lui ayant visiblement déplût.

" Et c'est lui que nous combattons depuis les temps mythologiques ? Lui qui es responsable de la mort de tant de braves guerriers et qui en plus doit prendre plaisir à les châtier une fois qu'ils ont atteints son domaine ? "

Est-ce que toutes les divinités étaient aussi pétries d'orgueil qu'Hadès et Apollon ? Ce dernier paraissait certes moins belliqueux et plus enclin au dialogue que son oncle, mais il n'en restait pas moins une divinité regardant les mortels comme des moins que rien. Si Athéna était réellement la seule à savoir faire preuve d'un peu de respect envers les humains, alors elle préférait amplement mourir en son nom.

" Avec toute la puissance qu'ils vont déployer, ils risquent de causer de gros dommages à la cité. " Nota-t-elle tandis que le combat commençait.

Une fois de plus, des pauvres innocents risquaient de périr dans un combat d'une ampleur inimaginable. Malheureusement, ce n'était pas à elle de stopper le combat. Ce n'était pas son rôle, et de toute façon aucune divinité ne l'écouterait. Elle recula donc tout comme le conseillait la jeune Vierge mais lui souffla un avertissement à voix basse.


-Je te préviens juste que si cela devait mal se passer, je n'hésiterais pas à attaquer Hadès. Peu importe s'il me tue, il ne nous laisserait pas nous en sortir vivante.

Étais-ce son armure qui lui fournissait cette nouvelle soif de sang et cette envie de se battre pour ses idéaux ? Ce n'était pas la question, mais pour le moment Samina se sentait l'envie de se battre contre l'infernal dieu des Enfers et seule la présence d'Athéna parvenait à la calmer. Le combat continua à se dérouler, et soudain un autre cosmos attira son attention et elle se tourna pour lui faire face.

-Z... Zoé, c'est toi ?


Oui, c'était bien la jeune fille avec laquelle elle était venue de New-York jusqu'à Sparte et avec qui elle y avait fait ses premiers pas. A ce qu'elle voyait, Zoé s'était éveillée à sa nature de protectrice d'Hadès comme l'avait annoncé son choix quelques minutes auparavant alors que Sanguinus leur avait désigné leurs maisons respectives. Peut-être Prudence s'était-elle aussi ouverte à sa nature de Spectre.

-Qu'est-ce que tu veux ?


La Spectre bien qu'étant une ennemie ne les avait pas attaquées pour le moment. Peut-être ne désirait-elle pas se battre et dans ce cas, ni Crystalia ni elle n'avait de raison de l'attaquer tant qu'elle restait neutre. Et quelque part, Samina préférait qu'il en soit ainsi pour le moment. Combattre Hadès était une chose, combattre une humaine que le dieu devait manipuler d'une manière ou d'une autre en était différent.
 
Soudain la Lionne d'Or reporta son attention sur le combat, Athéna semblait être en difficulté. C'est alors que Claudia, ou plutôt devrait-on dire Héra vint à elles. Et si elle ne les rabaissa pas, même si elle se comportait encore différemment que lorsqu'elle était Claudia. Quoi de plus normal puisqu'elle se comportait comme une véritable reine et avait vraisemblablement pris la cité et ses habitants sous sa protection. Protection dont Sparte avait bien besoin après les terribles dommages que les deux déités venaient de lui faire subir.

"Hum, voilà une attitude royale bien plus digne que celle dont Hadès nous a fait grâce. Mais qui aurait crût ça de la part d'Héra reconnue pour ses jalousies destructrices."

C'est en pensant à cela qu'elle vit la déesse du Mariage s'interposer entre les deux belligérants, stoppant du même coup la destruction de Sparte. Samina ne pût que ressentir un certain soulagement en songeant à toutes les vies qui venaient d'être sauvées en cet instant. Mais qu'allaient faire les deux divinités ennemies ? Il faudrait aussi surveiller la réaction de Zoé, même si cette dernière ne semblait pas vraiment comprendre ce qu'il se passait. Quant à Apollon, la divinité du Soleil s'en était allée aussi mystérieusement qu'elle était arrivée.
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Apollon
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MessageSujet: Re: Terminus, tout le monde descends !   Mar 30 Juin - 7:45

Olympe. Les Humains ne comptent plus pour moi depuis fort longtemps. Je n’ai pas être bienveillant ni malveillant envers eux: je peux les détruire sans éprouver aucun remord. Comme je peux les récompenser et leur accorder une certaine estime. Ce ne sont que des existences éphémères : ils naissent, ils vivent, ils meurent. Certains, à de très rares exceptions, ont eu la primeur d’accéder à une bénédiction par le passé. Néanmoins, cela fait depuis longtemps que l’on n’avait point vu surgir des « Héros ».  Maintenant, ils ne sont plus dignes de confiance et ne sont rien de plus que des instruments dont je peux me servir si tel est mon désir et j’en arrive à la conclusion que les Divinités, possédant une poignée d’êtres humains, ont oublié certains principes fondamentaux.  Cet insignifiant humain, qui me servit de réceptacle, a eu une vie bien courte mais un destin hors norme : qu’importe la manière, son rôle peut s’achever. Désormais, il est temps que le monde des hommes et des dieux prennent véritablement conscience de mon retour en ce monde.


Sparte. Le Corps de l’Autre n’a plus aucune importance dorénavant, il est temps d’y mettre un terme définitif. Il me suffit juste de me libérer de cette enveloppe charnelle sans intérêt. Est-ce un délice sadique que de constater la disparition définitive dont la signification n’a jamais eu aucun intérêt pour moi ? En vérité, je n’y accorde aucune importance puisque son existence demeurait éphémère : elle s’est éteinte un peu plus rapidement  que prévu… Si tant est que la prédiction de l’avenir est un don pour l’humain.  Ses cheveux brûlent de mille feux mais il ne bouge pas et n’éprouvent aucune souffrance. Son visage se craquèle en différents morceaux, des fissures apparaissant  un peu partout sur ce faciès de poupée mort.  Ses épaules et ses bras se distordent dans tous les sens : les os se brisent lentement en un bruit effroyable puis l’évènement prend de l’ampleur quand la chair se liquéfie  en une mare flasque qui s’étale sur le sol, s’évaporant définitivement dans le Flot du Temps. Les os deviennent des éclats de lumières qui disparaissent soudainement. Voilà donc une poupée sans bras, elle est donc bonne à jeter. Le torse du Désormais Cadavre se constelle d’une multitude de trous qui dévorent le corps du Mort. Au moins, il ne hurlera pas de douleur. Coule de ces orifices un liquide visqueux tantôt noirâtre, tantôt blanchâtre la réalité de l’architecture intérieur de l’Inutile, symbolisant la déliquescence de la liquéfaction de ses organes internes, mélangés à son sang de vie et de mort. Ses os sont un long fleuve tranquille qui se jette sur le sol d’un monument qui ressuscitera.  Sa poitrine se raffermit, le haut de ce corps consommable n’a plus la réalité de ce qu’il était auparavant : il est mou, frêle, menaçant à chaque instant de devenir une flaque infecte. De la pointe de ses misérables orteils jusqu’au sommet de ses cuisses, et au-delà, des plaques rouges apparaissent, faisant apparaître de nombreux pustules qui éclatent comme éclosent de jolies fleurs dans le Jardin d’Eden. Puis, la chair se déchirent, se découpent en deux comme la Mer séparé par Moïse par la grâce d’une Divinité Oubliée. Les os se morcellent lentement mais sûrement alors qu’ils explosent brutalement, ne pouvant plus supporter le corps déjà martyrisé de l’Existence Éphémère. Il devient alors une sculpture sans jambe, sans bras à la poitrine fine comme un papier tandis que sa colonne vertébrale devint un tube où jaillissait l’introduction à ma libération.  De chaque partie de ma renaissance, tout explosa en une gerbe de sang, virevoltant en une danse éclatante. Puis, le visage de Celui qui fut un Inconnu dont le nom importait peu se désintégra littéralement à mesure que le corps s’évapora tout simplement.


Olympe. Une enveloppe lumineuse s’empara de mon véritable corps endormi. J’ouvris les yeux… J’étais de retour… Enfin… Il était temps de rejoindre Sparte mais pas tout de suite. Laissons un petit peu de temps au temps. Et observons... Contemplons... Car tout ce qui s'ensuivra, je m('en servirais à mon propre avantage.


Sparte. Sous le chant tonitruant de la Grande Révélation, à la place de l’Inutile devenu quelque peu utile, il y avait une sorte de présence invisible. Je suis là sans être là mais j’arrive. Je suis bien présent mais mon véritable corps n’est pas encore apparu. J’attends la suite des évènements. Parviendrais-je à obtenir ce que je désire ? En vérité, chaque geste, chaque parole avaient été minutieusement  accomplis et actés. Je vouais arriver à une circonstance bien particulière, provoquer un fait bien spécifique. Pour le moment, tout semblait se dérouler comme je l’entendais. Puisqu’on ne peut discuter pacifiquement, quand la courtoisie cède le pas devant la barbarie, il faut utiliser la malice et user de stratagèmes. La présence d’Héra, sa volonté de dominer la situation en tant que reine, avait eu pour conséquence de cesser temporairement toute forme de situations belliqueuses. Artémis était partie, sûrement, devait-elle être allé prévenir Père. Le Roi de l’Olympe risque d’être fort mécontent de cette situation, surtout celle de Hadès. Quant à moi, non seulement, je comptais bien laver l’honneur de ma Sœur et protéger ma Jumelle de tout acte péremptoire à son encontre. Mais j’avais aussi l’ambition de remettre au tout premier plan le rôle de notre royaume. Surtout, j’avais en manche une caractéristique qui serait de tout premier ordre : je ne convoitais pas la place de mon Père, estimant que Zeus était le seul dieu légitime à pouvoir régner sur nous autres Olympiens. Et ma volonté, mon désir, n’étaient rien de plus que la signification fondamentale de l’existence de tout Être Divin vivant sur l’Olympe : la Disparition des Titans et l’Extinction de l’Anarchie, antonyme du Désir de prise de pouvoir par d’autres divinités corrompues par leurs rêves de splendeurs et de dominations. En cette occasion


Olympe. En chemin, je me souvenais des paroles et des actes de tout un chacun depuis le début de ma réapparition jusqu’à mon réveil officiel. Des paroles du « Chauffeur » lourde de sens à mon avis jusqu’à celles d’Hadès et d’Athéna. Je ne connaissais que trop bien notre passé qui influaient sur les actes du présent. Le Monarque Infernal et la Déesse des Hommes étaient deux faces antagonistes d’une seule et même pièce, destinées à guerroyer encore et encore pour des idéaux si opposés que cela en devenait gênant pour la réalité de notre but. Arès était un Fou Furieux qu’il fallait contenir. Si, en plus, sa force avait grandi et s’il avait acquis une certaine intelligence, la méfiance était de mise. J’aurais le soutien de ma Sœur et de mon Père. Je devrais « jouer » avec la Reine : respecter son autorité mais savoir prendre mes distances avec elle : je ne lui ai pas encore pardonné ce qui s’est déroulé durant ma jeunesse même si mes triomphes sont un présent bien réconfortant et un avertissement majeur. Surtout, le retour de notre ennemi commun, nos ancêtres, sont un fait qu’il ne faut surtout pas négliger. En somme, pour ma part, simplicité et pragmatisme devaient être le moteur à une union temporaire mais forte. Quand ce cas sera définitivement réglé, peu importe… En attendant, tout le monde en Olympe pouvait sentir mon aura qui se dirigeait vers le Domaine du Roi… Puis Disparaître instantanément… Car… Plus que tout, et avec malice et plaisir, avant de pouvoir retrouver  véritablement ma Sœur, mon Autre Moi… Du moins, dans un premier temps… Il était de mon rôle et de mon devoir de régler certains comptes. La fureur de Zeus envahit notre monde, c’est avec un large sourire satisfait que je vais pouvoir retourner sur terre pour amener la Beauté de la Félicité.


=> Réunion et conseil au milieu des Ruines [Pour tous ceux présents à Sparte ^^]

HRP: Et le Koga, je l'ai bien crevé Very Happy
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