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 Terminus, tout le monde descends !

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Le chauffeur

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Localisation : Partout où m'envoit le Maitre

MessageSujet: Terminus, tout le monde descends !   Mar 21 Jan - 22:35

Arrow Moi et ma joyeuse bande venons d'ici

*Aie ma moquette…*

A peine le chauffeur eut-il jeté un œil à la dégaine boueuse de Delphine qu’il eut une expression douloureuse sur le visage en imaginant les traces de bottes qu’elle laisserait dans son sillage.

*Et meeeeeeeeeeeeer…*

Etouffant intérieurement un juron et s’efforçant de rester tout sourire face au visage rayonnant de sa nouvelle pensionnaire visiblement ravie de la trousse de premier secours qu’il lui avait offert, le chauffeur la suivit malgré lui du regard, l’air dépité par les empreintes qui s’attachaient à ses pas.

*Ma moquette, ma belle moquette... Sniff...*

« Attention au départ ! »

Refermant les portes de son bus extraordinaire, le chauffeur écrasa son accélérateur, envoyant ainsi son véhicule vrombir sur les pentes d’une montagne qu’il avait visiblement grande envie de quitter au plus tôt.

*Je les ai tous, il est temps maintenant d’aller à Sparte.*

Quelle étrange assemblée que celle de ce bus, chacun promis à un grand destin, chacun sans le savoir de futurs ennemis mortels. Le destin pouvait se montrer bien moqueur par moment, peut-être dans un futur pas si lointain, certains ici regretteront ils de s’être ainsi côtoyés de si près sans savoir qui se trouvait vraiment assis là, à seulement quelques mètres d’eux.

Sans doute oui. Mais pour le moment étrangers ils étaient, étrangers ils resteraient.

Laissant sa fidèle machine dévaler à grande vitesse les pentes de la montagne des dieux, le chauffeur faisait mine de regarder d’un œil vide le paysage alors qu’en fait via son rétroviseur intérieur il étudiait ses pensionnaires ainsi que leur réactions les uns face aux autres. Cela serait sans doute une perte de temps, mais après tout, cela valait mieux que de compter les vaches, introuvables par ailleurs.

*Pourvus qu’il ne se plume pas à chaque blessures qu’il voit, il va finir en dindon de la farce à cette cadence.*

Souriant tout seul de sa plaisanterie faite aux dépens de l’attraction principale de la journée, le chauffeur scruta plus en détail l’hautaine et froide jeune femme qu’il connaissait sous le nom de Pandore. Elle aussi semblait étudier, observer, attendre son heure. Elle semblait tout aussi pressée que lui d’atteindre sa destination et cela l’intriguait.

*Des réponses sans doute. Elle doit avoir de nombreuses questions, comme tous les apprentis.*

Leurs éveils étaient déjà proches, très proches, le Haut-Commandeur ne pourrait les aider qu’un bref instant, ensuite ils seraient seuls. Ainsi allaient les choses, les éveillés ne faisaient que passer dans la ville du cosmos, et le destin n’attendait personne.

*C’est trop long.*

Tant pis pour les apparences, cette fois le chauffeur s’était décidé à hâter les choses. Appuyant sur le gros bouton rouge qui trônait au milieu de son tableau de bord, le bus vibra alors de toutes ses taules tandis que deux énormes réacteurs émergeaient derrière lui.

« Et c’est partiiiiiiiiiiiiiiiiii ! »

Agrippant fermement son volant, son sourire plus dérangé que jamais, le chauffeur encaissa stoïquement la fulgurante accélération qui faisait franchir d’un bond à son véhicule le mur du son. Comment ses pensionnaires derrières lui réagissaient ? Et bien il ne pouvait qu’espérer pour eux qu’ils étaient alors assis.

« Terminuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuus ! »

A peine quelques secondes, le reste du voyage avait à peine duré suffisamment de temps pour s’en rendre compte, et dans une décélération brutale qui fis presque décoller l’ensemble des affaires rangées dans les portes bagages, le bus s’arrêta net au centre de ce qui semblait être une immense cours pavée cernée par des bâtiments d’un autre âge.

« Sparte la sacrée ! »

Le cric caractéristique d’un frein à main retentis alors que les passagers devaient se remettre de leur émotions, juste avant que le chauffeur ne remarque dans son rétroviseur un acte de vandalisme à peine dissimulé qui lui donna une idée amusante.

« Tout le monde descends ! »

Ouvrant alors les doubles portes de son véhicule, le chauffeur réservait cependant un autre sort à ce petit punk qui avait crus signer là une œuvre d’art. S’il voulait que le bus conserve un souvenir de lui, alors lui aussi conserverait un souvenir du bus.

« A vous l’honneur monsieur Abaddon. »

Pressant alors l’un des nombreux boutons constellant son tableau de bords, le chauffeur provoqua l’ouverture de la partie du toit se trouvant au-dessus du jeune Abaddon juste avant que celui-ci ne soit littéralement propulsé hors du bus par son propre fauteuil devenu siège éjectable.

« Le parachute est dans le dossier ! Faites un bon voyage ! »

Que pouvait bien venir faire une trentaine de sièges éjectables dans un bus d’apparence scolaire ? Et bien si les autres pensionnaires ne voulaient pas le savoir, mieux valait pour eux qu’ils décampent en vitesse.

« Et merci d’avoir utilisé notre ligne. Bonne journée. »

 Arrow Et je repars aussi sec vers l'infini et au-delaaaaaaaaaaaaaaaa  Laughing 
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Abbadon
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MessageSujet: Re: Terminus, tout le monde descends !   Mer 29 Jan - 19:43

Quel troupeau de moutons dans ce bus, leur seul point commun était d'être tous aussi étrange les uns que les autres. Bien que l'idée de refaire le point sur ce qui l'entourait pour la troisième fois ne l'ait pas gêné, Rochel décida de laisser vagabonder ses pensées à autre chose. Profitant alors de la position qu'il avait adoptée, le dos contre l'une des vitres du car et les jambes étendues sur les sièges avec nonchalance, le futur Bénou observa le plafond au-dessus de lui avant de soupirer en sentant l'étrange machine de transport se mettre en marche. Les vibrations qui secouèrent le véhicule ne dérangèrent absolument pas Abbadon dont les pensées étaient tourné vers Sparte maintenant qu'ils étaient tous au complet... À moins que le chauffeur ne doive encore s'arrêter dans le coin le plus perdu dans les milles kilomètre à la longue. De toute façon, vu la lenteur du bus et le regard complètement vide du conducteur, qui passé alors d’extraterrestre à zombi dans la tête du spectre, indiquait qu'il pouvait bien profiter de quelques heures de sommeil: peut-être que le monde sera redevenu normal a son réveil. C'était ce qu'il espérait... Cependant la réalité ne pouvait plus être qualifié de normal s'amusa le Bénou en lançant d'une voix moqueuse à l'attention des passagers en feignant de penser tout haut:
"Sérieusement... Vous êtes tous une belle bande de..... AAh !"

Les mots du voyou se perdirent alors dans un cri de surprise lorsque le car partit comme un boulet du canon: le choc fut si rapide et si brutal qu'il enfonça le jeune homme dans son siège, l'obligeant alors à retrouver une posture bien plus convenable à toute vitesse quand le chauffeur semblait avoir décidé de passer la trente-sixième ! Quelle force, grogna intérieurement Abbadon dont le corps semblait figé par la vitesse: qui aurait cru que ce tas de métal renfermaient autant de chevaux sous le capot ? Ou qu'il était doté d'énormes réacteurs tout droit sortis d'un film de science-fiction . Au point où il en était, il n'attendait plus que deux hommes en noir viennent le voir et lui effacer la mémoire. Vu ce qui se passait dans sa vie à présent... La sensation ne dura pas plus quelques minutes avant que l'arrêt brutal de la machine n'envoie le visage du voyon contre le dos du siège qu'il avait lui-même mutilé: le sonnant à moitié alors qu'il maudit en grognant la ceinture qui le retenait seulement au niveau de la taille à son siège. Et il la maudit une fois de plus quand il fut catapulté hors du bus sans avoir pu dire un mot à ce sale chauffard en casquette bleue.

" Espèce de ... !!!"

Le reste de sa phrase se perdit dans les airs ainsi que les mots de l'étrange personnage: ne laissant que le jeune homme qui pouvait se vanter d'avoir la plus belle vue sur le grand bâtiment trônant face à lui. Cependant, il ne pensait déjà plus à ceci: le mélange de sentiments qui bouillait en lui explosa soudainement en une déflagration de feu autour de son corps. Une étoile de feu noir apparut un court instant avant de tomber au sol comme un météore, ouvrant un cratère où se tenait le spectre du Bénou étalé sur le dos... Un feu sombre brûlait dans ses yeux alors que de nouveau, des flammes noires s'échappèrent de son corps lorsqu'il grognât a l'attention de Sparte:

" Ne vous foutez pas de moi!!!"
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Athéna
Déesse de la Guerre et de la Sagesse
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MessageSujet: Re: Terminus, tout le monde descends !   Sam 1 Fév - 22:33

Je viens d'ici avec ce qu'il reste de la joyeuse bande

On raconte que la première impression est la bonne. Du moins, on se complaît parfois à le dire. A tord ou à raison, je ne pouvais réellement le savoir. Trop de choses pouvaient se cacher sous une trop belle enveloppe. Comme les plus délectables de tous les fruits pouvaient cacher leurs chairs sous la plus repoussante des écorces.

En ce qui me concernait, je savais ne pas payer de mine contrairement à ceux qui m'entouraient de toutes parts. L'ambiance quant à elle était un subtil mélange entre la bonté chaleureuse, la froideur toute aristocratique et enfin, la délinquance affichée sans la moindre gêne. De quoi créer un mélange plus que détonnant. J'avais beau avoir traversé toutes sortes d'épreuves dont certaines plus que récentes, quelque chose en cette assemblée me soufflait que ce ne serait jamais que des voyages d'agrément comparé à ce que j'allais découvrir sous peu. Quoique la première épreuve s'avéra moins rude que prévu. L'ange, du moins, celui enveloppé de ce costume cachant avec une subtilité toute particulière la nature réelle de son porteur, s'avança vers moi.

A mes yeux, cet homme était bien plus qu'un simple fan déguisé selon le héros trônant au sommet de ses préférences. En tout cas, il avait eu assez de jugeote pour dissimulé du mieux sa singularité. Mon énergie avait beau me distinguer de tous par sa force et sa beauté dorée, elle n'était pas non plus attachée en permanence à ma silhouette. Sans mon accord, nul ne pouvait la voir, sinon, il n'y survivait tout simplement pas.

A cette pensée, un soupir m'échappa. Combien de vies s'étaient éteintes sans que je ne puisse rien faire pour eux. Il fallait me rendre à l'évidence, en l'état actuel, mon pouvoir ne protégeait que moi et moi seule. L'idée de m'en servir pour les autres avaient déjà si tant de fois germée en moi sans pouvoir jamais se concrétiser. C'était une telle source de tristesse et de frustration. A quoi bon posséder une force si l'on n'avait pas aussi le don de la contrôler.

Une larme manqua même de briller à mes yeux mais ce n'était pas le moment pour cela. Mes nerfs tiendraient bien encore un peu. Et puis, ce jeune homme était tout aussi à plaindre que moi en cet instant. A sa façon mais tout aussi à plaindre si ce qui n'était encore qu'une intuition en ce moment ne s'avérait être la réalité.

- Enchantée, Sanguinius. Peut-être l'êtes-vous bien plus que vous ne le croyez. Tout dépend de ce que l'on nomme super-héros. Et à ce que je vois, vous en avez déjà certaines qualités. Merci infiniment pour votre aide...

Je m'efforçais de sourire pour détendre la lourde chape de froid pesant sur nous. Tout dans ce bus dépassait et de loin la simple balade touristique. Le simple fait d'y entrer semblait déjà être une brisure avec la réalité, ne manquait que la musique de la série " La Quatrième Dimension " pour parachever le sentiment d'anormalité flottant en ces lieux.

- J'accepte et je vous promets de ne rien en dire sauf si votre souhait est contraire.

J'avais senti qu'il n'était pas un simple humain et cela dès mon entrée mais ce qu'il se déroula ensuite dépassa mes plus folles idées. D'abord, ce fut sa main qui se déplaça avant de fourrager dans son dos, palpant ce qui était bien plus qu'un simple aile immaculée et ce jusqu'à ce qu'il trouve l'objet de sa convoitise. Une plume qu'il arrache, étouffant un cri de douleur.

Pour ainsi te faire souffrir, ces plumes ne peuvent être qu'enchâssées en ta chair et par-là même faire partie intégrale de ton corps. Tu souffres pour aider les autres, cela fait déjà de toi, un super-héros. Cacher le vrai sous le faux. Celui qui t'a conseillé cela était un être avisé et d'une grande subtilité.

Et il en fallait pour cacher des pouvoirs aussi fascinants que ceux de ce jeune homme. En effet, de sa plume dégoûtaient des perles bleutées, d'une beauté aussi atypique que rassurante. Le bleu si profond me faisait l'effet d'un océan de plénitude, d'un nectar plus que précieux auquel seuls des élus pouvaient goûter.

Ichor...

Le terme s'était fait jour en moi alors que le sang du jeune homme se déposait sur mon bras en une caresse aussi brûlante qu'apaisante. Tout alla ensuite si vite. A peine le précieux fluide avait-il effleuré ma peau que le processus s'enclencha. Une à une mes plaies se refermaient ne laissant même pas l'ombre d'une cicatrice. Un sentiment de bien-être mais aussi de sécurité m'avait alors envahi, laissant un moment briller une légère aura autour de moi. C'était tellement fort que je me sentais presque voler. Sensation d'apesanteur liée à la libération totale de toute douleur. Je me sentais non seulement guérie mais emplie d'une force nouvelle. Seule la crasse et les guenilles pouvaient maintenant témoigner de la cruauté de mon atterrissage sur la terre ferme. De quoi en laisser plus d'un sans voix et de comprendre que mieux valait pour ce jeune homme que son secret ne tombe pas entre n'importe quelles mains.

- Merci, Sanguinius. De tels pouvoirs sont un prodige. Soyez assuré que personne n'en prendra connaissance de par ma voix. J'espère pouvoir un jour vous aider moi aussi.

Et embrassant le jeune homme sur les deux joues, je repris ma route pour m'installer au plus près de lui. Un chemin court mais qui me réserva son lot de surprises tout comme cette boîte de biscuits laissés par la jeune femme en noir. Une délicate attention malgré le caractère froid ouvertement affiché par la voyageuse. Que ce geste ne soit motivé que par l'éducation plus que privée qu'avait du recevoir la jeune femme - Il était évident qu'elle n'avait fréquenté que le plus élevé des tous les établissements privés à moins d'avoir eu le privilège de recevoir les enseignements plus qu'onéreux de professeurs particuliers - ne changeait rien à mes yeux. C'était un geste généreux qu'elle aurait parfaitement pu oublier une fois lâchée dans la nature. Quelque perles de bontés devaient exister en elle. Le tout était de pouvoir les déceler. Aussi, ramassant la boîte que mon ventre affamé réclamait.

- Merci à vous aussi, Pandore. Pour ce qui est des soins, je pense avoir eu le meilleur de tous. J'espère pouvoir un jour vous rendre la pareille.

Appuyant mes dires d'un sourire, je pris place dans un des sièges et commença doucement à me restaurer. Tous les autres s'étaient comme recroquevillés sur eux-mêmes, se plaçant dans leurs propres bulles, gardant un oeil sur les autres. Soudain, j'entendis la voix du quatrième larron sans pouvoir lui répondre toutefois. De un, le bus avait soudain pris une accélération démente, me laissant tout juste le temps de déguster deux biscuits. Et de deux, Abbadon le bien-nommé fut le premier à nous quitter en un chant à faire pâlir le phénix de ces bois.

Il me fallut d'ailleurs un moment pour reprendre pied et me lever. Ce voyage avait été aussi bref qu'instructif et puis, il était temps de reprendre enfin contact avec le monde civilisé et de là, joindre certaines personnes. Ce fut donc la première chose que je fis après avoir remercié le chauffeur en ces termes.

- Merci pour le voyage et toutes mes excuses pour la moquette. Dès que j'ai trouvé un moyen de joindre ma famille, je vous en offre une nouvelle.

Sur ce, je quittai le bus par la porte arrière, assistant dans la seconde au retour sur terre d'Abbadon. Un retour qui avait quelques relents de déjà vu, voire de déjà vécu.
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Pandore
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MessageSujet: Re: Terminus, tout le monde descends !   Mar 4 Fév - 23:17

Arrow Le monde, Terminus Sparte

Ne pas se laisser impressionner, garder la tête froide, rester maître de ses émotions, cela devenait de plus en plus difficile alors que l'on allait de phénomène surnaturel en bizarrerie grotesque. L'ombrageuse Anésidora n'était guère familière des bandes dessinées de science fiction qui lui auraient peut-être apporté la clé pour comprendre certaines lois d'un mode d'existence défiant la physique et les mathématiques. La jeune allemande s'appliquait à accepter tout ce dont elle était témoin, les lèvres serrées, le fond des pupilles brillant d'une lueur incrédule.

Lorsque le maudit autocar pila au milieu d'une cour intérieure spacieuse et sans âge, Anésidora prit une grande inspiration, car elle avait retenu sa respiration pendant tout le dernier ''coup d'accélérateur'' du chauffeur malfaisant. Ses mains se décrispèrent peu à peu des accoudoirs auxquels elle s'était cramponnée. Enfin, ce rêve sans queue ni tête cessait, ou du moins cette partie effrayante avait-elle pris fin. Son visage était encore blanc comme la mort lorsqu'elle entendit derrière elle les sinistes bruits de mécanisme qui devaient précéder la disparition momentanée du dénommé Abbadon.

Grands cieux ...

Le voyou avait été propulsé et aurait certainement connu un sort aussi peu enviable que la dénommée Delphine si un énième miracle ne s'était produit : une aura de flammes noires l'avait enveloppé. Pandore crut un moment que le voyou s'était consummé, mais lorsque les flammes se dissipèrent, elle constata qu'il était vivant. Le conducteur du bus leur suggérait de sa voix de dérangé mental de sortir de là, et Pandore ne se fit pas prier. Elle récupéra précipitament son sac qui avait cette fois-ci atterri sur le crâne de l'ange. Celui-ci n'avait pas l'air d'en avoir reçu une si grosse bosse. Un seul commentaire jaillit de ses lèvres.

« Tout le monde est donc en caoutchouc dans cette histoire à dormir debout ? »

Murmura t-elle sèchement avant d'emprunter le même chemin que la rescapée de la montagne en ruines. En passant près du chauffeur, la demoiselle hautaine hésita à le saluer avant de le faire d'un prudent signe de tête. Si Sanguinis semblait n'être l'ange messager de personne, le chauffeur devait être le suppôt d'un démon ou une vaste blague destinée à les effrayer. Elle n'était pas fâchée de le quitter, contrairement à Delphine qui l'avait gratifié de nouveaux remerciements.

Lorsqu'elle prit pied sur le pavé de la cour, Anésidora prit soin de s'éloigner de la jeune femme et de son désormais ange gardien. Si mystérieux soient-ils, tous deux l'irritaient. Ils s'étaient bien trouvés avec leur charité sans retenue, leurs épanchements familiers. La sombre voyageuse se détacha d'eux, un sac dans chaque main, et fit quelques pas précautionneux sur les pavés mal joints dans ses élégants esarpins vernis.

Comment cette fille bizarre avait-elle pû accepter cette plume ensanglantée de la part d'un inconnu ? C'était si peu convenable, si peu … hygiénique. A sa place, elle aurait sans doute préféré mourir que d'accepter un si peu ragoûtant présent. Même si cela s'était avéré assez efficace en fin de compte. Fugitivement, un rictus froid figea sa bouche. Delphine n'aurait sans doute pas beaucoup de mal à s'acquiter de la dette du paquet de petits beurres périmés des bonnes sœurs. Cela avait été ces dernières années le régime d'Anésidora à Cologne. Les denrées passées de date mortifiaient le corps et sanctifiaient l'âme à ce qu'il paraissait.

J'ai besoin d'air …

Pandore avança jusqu'à ce qu'elle ne puisse plus avancer d'un centimètre sans tomber dans le cratère qu'Abbadon avait provoqué dans sa chute. Celui-ci se relevait à ses pieds tant bien que mal au milieu des graviers et des bris de pierre. Barbouillé de poussière comme un troll, et grommelait avec agressivité contre celui qui aurait l'idée de se moquer de lui. Anésidora pinça les lèvres devant tant d'obstination et d'inconscience, et finit par lâcher le sermon qui lui brûlait les lèvres.

« Pourtant, en te voyant, on se demande vraiment s'il faut rire ou pleurer. On n'a aucune idée de ce qui nous attend ici, et toi tu provoques. Je me demande bien ce que tu avais en tête en te comportant de cette manière. »

La bouche pincée de mépris pour ce vaurien qui avait choisi un stupide nom de démon pour impressionner la galerie, Pandore se dit que décidément elle l'avait surestimé tout à l'heure. Après toutes les choses étranges auxquelles ils avaient assité pendant leur voyage éclair, cette tête dure n'avait donc rien appris ? N'avait-il pas compris que le monde inexploré dans lequel ils s'aventuraient avait des règles hors de portée de tout ce qui était imaginable et qu'ils devaient avancer avec prudence ?
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Sanguinius
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MessageSujet: Re: Terminus, tout le monde descends !   Dim 9 Fév - 16:43

Arrow Le monde, Terminus Sparte

Seul un aveugle n'aurait pu voir la lumière que dégageait cette jeune femme à ses côtés, bien qu'il n'arrivât pas à mettre le doigt dessus: il pouvait pleinement sentir que cette personne dégageait une aura bien différente de celle des deux autres sinistres punks en noir au fond du Bus. Delphine comme elle s'appelait, possédait quelque chose de chaud et de doux pareil à nul autre, comme si un soleil miniature battait dans sa poitrine et que sa lumière était contenue par sa simple enveloppe de chair et de sang... Ou tout simplement était-ce juste le fait qu'il était en présence de quelqu'un qui n'était ni snobe ni abrutie comme ceux avec qui il avait partagé le bus avant, il en fallait bien peu s'amusait-il intérieurement en se disant qu'il se faisait surement des idées avant d'observer les gouttes de son sang bleuté tomber sur les plaies de la blessée. De sa voix amical et de son sourire chaleureux, Sanguinius tenta de lui parler pendant que son sang faisait effet:

"N'ayez crainte, je vous promets que je n'ai aucune maladie et si ce qu'a dit le maitre de Sparte est vraie: l'ichor d'un ange a le pouvoir de guérir toutes les blessures et de soigner tous les maux sauf la mort bien sur... Même un ange à ses limites."

Dit-il en riant doucement devant le comique de la situation invraisemblable: lui qui s'était plaint de l'absurdité de son costume, était en train d'agir comme le plus juste des héros... Il n'avait jamais eu besoin d'accoutrement moulant pour agir selon ses convictions et ses décisions. Ni besoin de remerciement même si les mots de la jeune femme lui firent chaud au coeur par sa gentillesse avant de le quitter pour aller dire mot à "Pandore" pendant que celui qui se nommait "Abaddon" montrait une fois de plus ses talents de voyous en gravant salement son nom sur l'un des sièges, le défigurant avec un feu si sombre qu'il lui inspira une sensation de dégout: la même que l'aurait un ange saint envers une créature vomi par le plus noir des royaumes... Cette idée chassait de son esprit, Sanguinius reprit d'admirer le paysage qui se déroulait sous ses yeux, l'observant en souriant sans ressentir la géne ni la force du Bus lorsque son conducteur avait pris la décision d'appuyer sur le champignon: aussi étrange que cela pouvait paraître, il n'était pas affecté le moins du monde par ce qu'il se passait et continuait de regarder à travers la vitre jusqu'à ce que le véhicule ne se stop brutalement d'un coup de frein a main pleinement maîtrisé.

La suite ne manqua pas de faire sourire Sanguinius: Abaddon avait eu droit à son premier vol et atterrissage avant de se faire copieusement remettre à sa place par la jeune femme couleur nuit de leurs groupes. Quittant le bus en saluant le chauffeur d'un sourire, l'ange observa le voyou prendre littéralement feu.
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Hazama/Eris
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MessageSujet: Re: Terminus, tout le monde descends !   Lun 10 Fév - 22:02

 Arrow J'arrive d'ici

Ayant quitté la compagnie pour le moins désagréable des pompeux immortels ayant envahis sa cité, après avoir au passage laissé sa marque sur l’un d’eux, le haut commandeur s’était retiré sans un bruit, cherchant un coin tranquille pour savourer l’évolution parfaite de la situation, si conforme à ses espérances.

L’attaque d’Angron avait laissée de profondes traces dans la cité du cosmos, mais elles disparaîtraient vite, et elles étaient nécessaires pour la suite de son plan. Maintenant que le père de l’Olympe était réveillé, il ne pourrait ignorer la puissance nouvellement acquise de son fils. Ce serait alors le terrain parfait pour lui proposer la suite du plan.

Hazama le savait, inévitablement il serait appelé en Olympe par le roi des dieux. Trop que questions demeuraient sans réponses dans son esprit, le haut commandeur y avait veillé. Se cachant de tous, même du dieu soleil, seule Athéna aurait pu lui apporter quelques éléments de réponses quant aux origines et au but officiel de Sparte.

*Hihihi, je l’imagine, tremblant de peur devant ce qu’il ne parvient pas à comprendre. Hum, combien de temps vais-je pouvoir me reposer ainsi ?*

S’étant trouvé un lit confortable sur le toit ensoleillé d’une haute bâtisse juxtaposant l’entrée de Sparte, le haut commandeur somnolait paisiblement, un grand sourire aux lèvres, le visage masqué par son chapeau lorsqu’un bang supersonique lui fit ouvrir les yeux.

« Allons bon, c’est quoi encore ? »

Remettant son chapeau sur sa tête, le haut commandeur assista à l’arrivée de son chauffeur et de ses pensionnaires, une arrivée pour le moins fracassante.

*Héhé, les nouveaux arrivants, voilà une excellente surprise.*

Scrutant un à un les cosmos présent au sein du bus enchanté, Hazama reconnus sans peine les personnes auxquelles ils appartenaient.

*Que d’hôtes prestigieux en un seul voyage... Et dire que dans quelques instants peut être, ils seront ennemis mortels.*

Leur éveil était déjà avancé. Deux d’entre eux étaient des spectres en sommeil, de l’entrainement serait pour eux inutile, quant aux autres, leur situation étaient… particulières.

« Huuuuuuuuuuuuuuuuuum… »

Tout en s’étirant pour chasser la fatigue de son corps ensommeillé, Hazama assista médusé à l’éjection en règle d’un passager qui dans une gerbe de flamme alla s’écraser un peu plus loin.

Il fallut toute la maitrise du haut commandeur pour ne pas éclater de rire à en tomber à la renverse en entendant les jurons furieux du jeune homme visiblement fort peu satisfait du traitement que le chauffeur lui avait réservé.

*Quelle journée décidément…*

Ne perdant pas l’éternel sourire qui le caractérisait, le haut commandeur se releva avant de s’avancer vers le bord de son toit.

« Dommage, j’aurai bien voulus peaufiner encore un peu le scénario, histoire de le rendre encore plus horrible. »

Et se laissant simplement tomber du haut du quatrième étage, Hazama chuta comme une pierre sur plusieurs mètres avant de se rétablir d’une pirouette pour atterrir sans heurts.

Marchant à présent en direction de ses nouveaux hôtes, le haut commandeur tacha de cacher au mieux son cosmos qui trop souvent causait d’étranges malaises à ceux le côtoyant de près.

« Voyons… »

Emergeant des ombres face aux arrivants, Hazama les fixa intensément avant de faire presque disparaitre ses yeux brillants sous le bord de son chapeau sombre.

« Qu’avons-nous là ? »

Faisant croitre lentement son cosmos émeraude veiné d’ébène, le haut commandeur laissa ses familiers apparaitre les uns après les autres en sifflant, dévoilant leurs crocs suintant d’un étrange liquide corrodant le pavé.

Spoiler:
 

« Tout ceci semble tout à fait savoureux. »

Se dressant de toute leur hauteur, menaçant et prêt à frapper, les serpents d’énergie entourant Hazama cessèrent finalement de cracher et de siffler pour lentement revenir au sein du cosmos de leur maitre.

« Je plaisante. »

Abandonnant soudainement son air menaçant, le haut commandeur retrouva son visage souriant avant de saluer ses hôtes d’une révérence exagérément appuyée.

« Bienvenue à vous tous, bienvenue à Sparte. »

Se redressant comme s’il avait été tendu par un élastique, Hazama mis ses mains dans ses poches avant de poursuivre.

« Je me nomme Hazama, et je suis le Haut commandeur de cette cité, ainsi que le responsable de votre présence ici. Vous avez de nombreuses questions, et bien que vos… capacités extraordinaires vous aient surement déjà mis la puce à l’oreille, vous demeurez encore humain. Certaines de mes réponses vous serons donc excessives voir incompréhensibles, mais pas toutes. »

Prenant visiblement un immense plaisir à faire durer ainsi l’errance de ses nouveaux arrivants, le haut commandeur brisa enfin le silence.

« Maintenant, par corollaire, sachez que si votre première question peut apparaître comme la plus pertinente, il se pourrait également qu’elle soit la plus hors de propos. »

Pourquoi étaient-ils ici ? Une question qui revenait souvent dans la bouche des nouveaux arrivant, et qui pourtant ne pouvait trouver nul autre réponse que celle qu’il était prêt à donner eux même.
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Abbadon
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MessageSujet: Re: Terminus, tout le monde descends !   Mar 18 Fév - 20:37

"Si je t'attrape, salaud de chauffeur... Je te transforme en barbecue et je jette ton bus dans l'océan... Si je mets la main sur ta sale tronche de malade mental je vais me faire un plaisir de t'arracher les dents une par une pour te les faire avaler... Si jamais je te..."

Tel fut le flot de grognement plus ou moins compréhensible que vomissait le spectre à la veste brûlé en partie au niveau de ses bras et de ses épaules, le reste fumant d'une fumée noire et sale alors que de nombreuses flammes sombres léchaient sa silhouette durant tout le temps que prit Abbadon pour sortir de son cratère. Les habits qui n'avaient pas brûlé étaient recouvert de poussière et de morceau de pierre que le phénix grognon s'attarda à nettoyer à grands coups de main furieuse, ne prêtant nullement attention aux autres passagers du car avant qu'une voix aussi froide que désagréable ne lui arrache une grimace qu'il ne manqua pas de montrer à la bonne petite femme de bonne famille que celle-là... On ne leur apprenait pas à se taire à ce genre de gosse de riche ? La regardant dans les yeux alors qu'il pouvait sentir pleinement le mépris dans ses paroles, le future bénou répliqua d'un ton sec:

" Tu sais dire autre chose que ton nom ? Première nouvelle. Je te sonnerais quand j'aurais envie d'entendre le son de ta voix, Princesse. Maintenant fiche- moi la paît ! Je sais pas comment tu as vécu au-dessus des autres gens mais sache que je ne laisserais personne dicter ma vie et mes actes, alors rêves si tu crois que je vais t'écouter et gardes tes belles paroles pour toi. On est dans un monde de dingues ! J'aurais dû mourir et je suis encore là ? Laisse ma tête tranquille et occupes-toi de ta petite personne, Pandore. "

Crachat-il d'un ton acerbe. Mais pour qui elle se prenait pour essayer de lui faire la leçon ? Crachant un peu de sang au sol, il jeta un regard sur les deux autres arrivant avant de leur laisser voir ses yeux bouillants d'une flamme si violente qu'elle apparaissait nettement dans ses pupilles. Autour de lui commençait à naitre une aura violacée, gonflant lentement comme un début d'incendie autour de la silhouette du voyou, s'étendant alors en une cape de feu irréel.

" Quoi ? Vous voulez ma photo, bande de fou ?"

Grognât-il alors qu'un sifflement lui arracha un frisson, immédiatement, il se retourna et envoya son bras en direction de la chose qui avait sifflé prés de son oreille: n'enflammant que de l'air alors que son regard passa de la colère à la confusion en voyant la silhouette de celui qui avait trouvé son cadavre quelques jours plus tôt... Hazama. Ravalant sa salive, le jeune homme l'observa rétracter les étranges serpents qui étaient apparu lors de son arrivée, arrivée que le futur spectre avait complètement manquée par son obsession, maintenant éteinte, de briser le cou du chauffeur qui l'avait catapulté. Voir cet être prouvait à son grand dam que Pandore avait raison: ils n'avaient aucune idée de ce qui les attendait ici...

Déglutissant alors quand la voix sifflante de l'homme en vert mourut, le bénou alors auréolé d'une aura de feu s'avança vers le maitre de Sparte en serrant les poings: laissant naître de nouvelles flammes autour de ses mains alors qu'il posa la question qu'il jugeait, le plus important à ses yeux.

" D'accord, grande asperge. Je vais t'en poser une, de question et je veux avoir une réponse: j'ai été tué dans une bagarre il y a même pas une semaine, j'ai senti mon coeur s'arrêter et le noir envahir mes yeux alors... Par quel bordel de truc suis-je en train de te parler maintenant ?"

Rugit-il au commandeur de Sparte.
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Dante
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MessageSujet: Re: Terminus, tout le monde descends !   Mar 18 Fév - 21:06

Bon bon... Je dois dire quoi... Ah oui ! Donc vu que la tigresse et son chien de garde ont l'air de bien faire la paire, je me dis que finalement, je vais voir ailleurs. Puis franchement, je crois que retenir ces fichues envies de tuer est ma priorité après le reste... Encore que je peux me défouler sur des trucs comme... La pizza par exemple ! Ouais ça me tente bien aux quatre fromages... C'est mes favorites.

Alors, qu'est-ce que je peux bien faire ? Je me le demande, me coucher . Mouais, ce n'est pas vraiment excitant et je ne suis pas fatigué. Puis le concert que je propose est simple donc j'ai même pas à m'en occuper tout de suite. Ah par contre faire en sorte que plus de personnes viennent, ça c'est toujours une bonne chose à faire. Bon je dois aller à un endroit où du monde se rassemble.

Ah bah tiens ! Voilà que je pense à ça que déjà je vois des nouvelles personnes arriver. J'en ai de la chance dis donc ! Et puis à ce que je vois, il y a de la belle femme comme j'aime. Il y en a deux et j'avoue qu'elles sont plutôt pas mal du tout. Puis il y a deux gars aussi tiens, l'un qui semble tout... Je sais pas, j'ai la sensation que je pourrais pas le blairer, cheveux blonds, visage d'ange... Je déteste ça.

L'autre par contre semble un peu plus le genre correct bien qu'il me donne la sensation de devoir faire face à une bombe sur patte. Remarque ça pourrait être drôle de lui parler rien que pour voir s'il sait mettre le feu à une fête. Et pour finir, il y a le fameux haut commandeur de Sparte, toujours le sourire au point de se demander s'il n'est pas un peu comme le Joker de Batman.

Il doit sans doute leur souhaiter la bienvenue même si je n'entends rien de là où je suis. C'est facile à deviner ce genre de truc bien qu'il doive dire d'autres choses. Bon finalement je me décide; je m'approche les mains dans les poches l'air de rien. Plus je m'approche, plus je me dis que je devrais faire une entrée du tonnerre mais je n'ai pas la motivation qui me pousse à le faire.

Donc mon entrée se fait... Ben normalement. Je fais un grand sourire et parle d'une voix joyeuse en me mettant un peu éloigner du commandeur, on ne sait jamais.


-Bienvenue ! Je suis Dante et je fais une fête ce soir où tout le monde est invité à venir. Pour les femmes, c'est consommation gratuite à volonté et le plaisir que je leur fasse un concert privé rien que moi et elles dans ma chambre. Oui même vous Commandeur si ça vous intéresse, vous pouvez venir, ça sera juste la fiesta du siècle ! Tiens l'un d'entre vous sait jouer de la batterie ou de la basse ? Je m'occupe du chant et la guitare électrique. Ah mais dites-moi vos noms, surtout vous mesdemoiselles, je me demande ce qui se cache derrière ces noms, est-ce des tigresses ? Des colombes ? Des vipères ? Je vous promets d'être doux ou brutal si ça vous va...

J'en ai même un rire en leur faisant un clin d'oeil. Oui je sais je suis le plus beau et le meilleur, sauf qu'il faut du temps pour le voir.
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Athéna
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MessageSujet: Re: Terminus, tout le monde descends !   Ven 21 Fév - 0:10

Le soleil était un vrai délice. Moi qui craignais ne plus jamais le revoir quelques heures auparavant, je ne pouvais m'empêcher d'en profiter sans la moindre retenue, comme si sa seule force réchauffait mon corps en fin de convalescence. La plume de sang et le soleil semblaient s'entendre à merveille lorsqu'il s'agissait de préserver des vies. Et parlant de vie, à croire que la mienne n'en avait pas fini de déverser son intarissable lot de surprises parmi les plus incroyables. Déjà ce voyage en bus et l'ange qui m'avait tendu la main. Les choses au fond ne pouvaient jamais être totalement mauvaises. Le tout était de parvenir à trouver ce qui pouvait tout faire changer. Parfois le plus petit grain de sable s'avérait être l'allié le plus précieux. La boîte de biscuits entamée mais non finie, autant ménager les vivres, avait trouvé sa place dans un sac qui en avait vu sans doute bien plus du monde que le duo sombre et aussi plus froid que l'acier.

Quoique, cette jeune Pandore me les avait offerts presque spontanément. Le geste passait avant tout. Que m'importait au fond ce qui l'avait motivée, elle l'avait accomplie et dans ma tête, j'avais gravé cela. Jamais dette ne restait impayée. Un jour, en aurais-je l'occasion de m'en acquitter. Même si cela ne semblait pas lui plaire.

Une certaine ire aurait pu s'emparer de moi à la voir détaler ainsi mais comment ne pas le faire après un tel voyage. Que la peur la prenne n'avait au fond rien d'anormal. Ce genre de voyage avait de quoi traumatisé et vu son allure, cette demoiselle hautaine ne devait pas sortir souvent.

Sans doute a-t-elle passé une partie de sa vie au couvent, voire dans un cloître, ne fréquentant que des gens du beau monde et certainement pas de voyou du genre de celui qui s'est fait si gracieusement expédié hors du bus... A croire que notre périple devait même emprunter cela aux comics. A quand un lancer de Team Rocket vers d'autres cieux ?

A m'imaginer Abbadon version Pikachu, j'eus quelques difficultés à calmer le fou rire qui aurait pu me prendre au moment même où l'être le plus " normal " parmi les trois passagers venait me rejoindre. Sanguinius à qui j'offris aussitôt un de mes plus beaux sourires était sans le moindre doute le plus franc et le plus éclairé des quatre passagers que nous étions encore quelques instants auparavant sur les lieux et les personnes que nous venions de rejoindre. Lui qui n'avait pas choisi de se déguiser ainsi de son plein gré mais l'avait fait malgré tout. Cela ne pouvait signifier qu'une seule chose, c'était qu'il avait au moins quelques renseignements sur celui qui l'attendait...

J'avoue que cet homme m'intrigue. Pour nous avoir tous faits venir ici, en ces lieux précis, il ne doit pas être n'importe qui...

De tout temps, j'avais été curieuse et passionnée par les défis. L'idée de rencontrer ce mystérieux hôte ne faisait que me confirmer que le hasard n'avait pas rempli seul son rôle. Quelque chose ou quelqu'un avait interférer. Comment, je n'en avais aucune idée mais j'en étais plus que certaine. Et puis, après ce trajet royal en bus, même l'arrivée du père Noël en tutu rose par dessus sa tenue classique n'aurait pu m'étonner.

Une bonne flambée sombre plus tard et le seigneur des lieux apparut enfin. Prenant la précaution de ne point trop m'approcher du foyer ambulant, risquer de griller une fois m'avait largement suffi et puis, ce garçon fleurait trop la violence et la cruauté pour demeurer davantage à proximité, je me dirigeais vers lui. Autant laisser le moineau grillé à Pandore. Du moins tant qu'elle ne l'énervait pas trop sinon, me connaissant, je ne pourrais m'empêcher d'intervenir pour la sauver. J'avais peut-être l'air de la pire de clocharde en ce moment mais j'étais aussi parfaitement capable de me défendre et de défendre les damoiselles en détresse. Puis, j'avais une navette plus que solide dans mon sac, en cas de besoin, je pouvais l'abattre sur le crâne du mauvais garçon. Bon, c'était pas très féminin comme attitude mais j'avais appris à ne pas me laisser faire non plus.

Enfin, je fus vite rassurée en découvrant que l'intérêt du furibond de service s'était focalisé sur le nouveau venu. Etonnée par son aspect et les serpents avec lesquels il s'était avancé, je ne pus m'empêcher de le dévisager sans réellement m'en rendre compte. Quelque chose en lui me déranger. Quoi, je n'en savais rien mais j'étais mal à l'aise en sa présence. De quoi me faire oublier tout le reste tant je me focalisais sur cet homme qui n'avait pas lésiné sur les moyens pour nous faire venir en ces lieux.

J'allais d'ailleurs lui répondre lorsque Abbadon me prit de vitesse. Sa question m'ouvrit pas mal de nouvelles voies. Sanguinius était un ange et celui-là alors, ce serait une sorte de démon ? De quoi apporter une nouvelle pierre à tout cet étrange édifice. Portant la main à mes lèvres, je réfléchissais à ma réponse lorsqu'un nouvel arrivant apparut. Cette fois, c'était une sorte de rockstar qui fit son entrée. Une rockstar ne manquant pas d'enthousiasme.

- Euh...

Et me décidant soudain.

- Merci de votre accueil, haut commandeur Hazama. Je me nomme Delphine et vous remercie d'avoir envoyé aussi judicieusement votre chauffeur vers moi alors que j'avais tant besoin d'aide. Mais puisque vous attendez nos questions, je vais vous en poser une. Visiblement, vous avez un plan pour nous qui nous distinguons tous à notre façon des autres hommes et femmes de ce monde. Tous avons visiblement aussi des aptitudes qui surpassent celles des hommes dits normaux mais je pense aussi que ce lieu n'a nullement été placé ici au hasard et que si nous y sommes c'est dans un but précis mais qui ne dépend aussi que de notre choix. Votre chauffeur nous a invités et non enlevés, ce qui signifie que nous allons bientôt avoir toutes les réponses à nos questions sans devoir nous perdre en détours qui certes seraient peut-être distrayants mais totalement inutiles...

Aussi, je ne souhaite pas faire perdre son temps à un homme aussi débordé par le poids de sa charge que vous devez l'être surtout au vu des dégâts que je n'ai pas pu m'empêcher de relever. Venez-en fait surtout qu'un concert semble être prévu par vos soins...

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Pandore
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MessageSujet: Re: Terminus, tout le monde descends !   Ven 21 Fév - 22:11

Pandore soutient le regard de feu du voyou sans ciller.

Elle a conscience que se pencher sur le sort de ce garçon, c'est danser sur la corniche d'un lac d'acide. Elle aurait préféré que les choses se passent autrement. C'est sûr que cela aurait été plus simple d'avancer avec un tel allié, trop préoccupé par ses propres problèmes pour chercher à savoir qui l'accompagne. C'est un rejet, un mélange de défiance, d'orgueil, sur un fond de lutte des classes. Tant pis.  

« Sois sans crainte, je ne fais que m'occuper de ma petite personne en m'assurant que tu ne vas pas conduire notre commité au cœur des pires ennuis. Cependant, si tu le prends ainsi, soit, fais donc ton chemin. »

Nouveau débordement d'agressivité haineuse, dans le brasier d'une fierté blessée au vif. Révolté, Abbadon crache du sang et sa colère au monde entier. Il est sur le point de la faire éclater dans le sang lorsque son bras est arrêté par l'arrivée subreptice d'un nouveau personnage non moins singulier que les autres. Il est arrivé comme un chat noir sort des ombres, sinistre et douceureux. Des serpents jaillissent de son aura et sondent les nouveaux venus.

Pandore ouvre des yeux terrifiés à l'approche de l'un des reptiles éthérés.

Ses bagages lui échappent des mains et tombent au sol dans un bruit mou. Un frisson maladif la prend, et elle recule d'un pas, chancèle en proie au vertige. Lorsqu'elle revient à elle, elle se dit que la cause de cet étourdissement est à chercher dans la chaleur de ce soleil d'un toxique jaune orpin. Ses yeux l'ont abusée, le ciel n'a jamais été rouge. Se ressaisir.

Ecce draco magnus rufus
Habens capita septem
Et cornua decem


Une nouvelle révélation s'ajoute aux précédentes, les phénomènes paranormaux ne font que pleuvoir comme la grêle depuis quelques heures. A ce qu'il prétend, Abbadon s'est relevé d'entre les morts. Ne pas s'emballer, se laisser entraîner dans le sillage de la déraison. Le jeune garçon n'a aucune raison de mentir, mais il est fou de colère. Pour un insaisissable motif, Hazama se joue d'eux.

L'élégant dandy soi disant maître des lieux cherche éventuellement à les tester. Delphine réussit ce défi haut la main dans sa réponse impeccablement polie, lisse, sans aspérités. La mendiante se dresse comme une reine face à cet homme qui s'amuse de leur confusion. Elle ne lui offrira pas le plaisir de perdre la face.

L'héritière Heinstein laisse parler Delphine en leur nom.

Son visage est livide. La jeune brune ne se sent pas de tenir tête à ce mystificateur, ce Hazama qui prétend lire dans leurs pensées. Du moins pas encore. Le seul désir de la demoiselle c'est d'aller prendre le temps de réfléchir à tout cela au calme. Loin de Hazama. Elle a besoin de réfléchir avant d'agir et risquer de se compromettre, besoin de comprendre pourquoi son protecteur a remis son destin aux mains de cet épouvantail et son chapeau en feutre.

Le regard encore désorienté de Pandore se pose sur le rockeur.

Dante. Cet habitant de Sparte, elle l'aurait jugé excentrique en d'autres temps, d'autres lieux Il arrive les mains dans les poches de son pantalon de minet dragueur. Sans ambages, il les a invités à une soirée rock. Il aime la musique, le sexe, l'alcool à n'en pas douter, et il ne s'en cache pas. Dante, il vit dans le présent, cela se voit sur son visage. L'avenir et le passé son quantité négligeable, sans complexes, sans complexité, il prend et donne ce dont il a besoin, c'est d'une normalité reposante. Il ne posera pas de questions, il ne cherchera pas à la comprendre, lui. L'altruisme, c'est bon pour les ptits saints. Chaque goutte de vie est jouissance, trop précieuse pour être gaspillée en ruminations superflues et il n'en perdra pas une seule.

« Tu es dans cette ville depuis combien de temps ? »

Pandore s'est glissée aux côtés de Dante.

C'est une façon comme une autre d'engager la conversation, en douce. Sa voix est discrète, fluide comme la soie noire. Son visage pince sans rire, on ne sait si elle est sérieuse ou ironique. Devant, Delphine parle toujours, en faveur de la dissolution de l'assemblée et d'une installation des arrivants au plus vite. Hazama va peut-être exaucer son souhait. Pandore n'en sait rien, elle en a soupé de toutes ces extravagances.
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Sanguinius
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MessageSujet: Re: Terminus, tout le monde descends !   Mer 26 Fév - 17:24

Normalement doté d'une gentillesse et d'une bienveillance angéliques, le jeune homme aux ailes d'ors commençait à sentir un étrange besoin d'envoyer l'une de ses jambes dans le visage sans cesse grimaçant de celui qui avait pris le nom d'un démon. La scène qui se passait sous son regard le dégouttait au plus haut point: malgré une méfiance pleinement affichée envers le voyou enflammé, la demoiselle aux cheveux sombre qu'était Pandore avait mis de côté son ressentiment pour lui porter assistance tout en l'avertissant des dangers que pouvait lui apporter son sale caractère... Et au lieu de la remercier, Abbadon ne se contenta pas seulement de la rabrouer et lui cracha un venin digne des pires démons de la race humaine. Le sang de l'ange du groupe ne fit qu'un tour et lui ordonna de faire taire cet homme aussi exécrable que brûlant.

Sans qu'il ne comprenne comment, ses mains s'étaient mise à luire d'une lueur blanche mais faible alors que ses poings étaient parcourus de plusieurs étincelles: donnant à ses mains l'apparence de deux ampoules en train de se charger d'électricité tandis que la fureur grondait dans sa poitrine pareil a celle qui embrasait Abbadon. Celui-ci ne le remarquait même pas et cela ne pouvait qu'ajouter de l'eau au moulin de la bassesse qu'il incarnait, rendant les poings de l'ange aussi brillant qu'une étoile naissante avant qu'un éclair vert se déchira le paysage par-delà le regard de Sanguinius, le stoppant net à la vision d'une chose que lui seul semblait voir: le monde n'était plus que coloré que de noir et de blanc, laissant un espace fondu de ténèbre derrière la silhouette du loubard du groupe qui ne tarda pas à se déchirer par d'immenses crocs d'émeraude alors que la gueule béante d'un serpent fantomatique dévora l'espace sombre. Un clignement d’œil et une respiration plus tard, la réalité avait retrouvé ses couleurs: la forme qui s'était manifesté en occultant la rage de l'autre voyou n'était autre que le maître de Sparte et l'homme qui l'avait amené a rejoindre cet endroit, Hazama.

L'arrivée de celui-ci avait laissé un frisson glacial parcourir les ailes de l'ange alors que toute sa combativité s'était dissipé a cause de la vision qu'il venait de voir un peu plus tôt. Laissant alors Sanguinius se demander si le haut commandeur de Sparte n'était pas davantage que ce que leurs yeux pouvaient voir... Cependant, il dut se résoudre à mettre cette idée de côté lorsque le personnage en costume leur offrit de répondre à leurs questions tout en les mettant en garde de la futilité de la chose. Comme on pouvait s'y attendre, Abbadon fut le premier à dire mot: apprenant alors à l'ange que celui-ci était mort il y a peu... Dire qu'on était censé trouvait la paix dans l'au-delà, Sanguinius avait la preuve que ce n'était nullement le cas quand on voyait cette bombe à retardement qu'était ce démon incendiaire. Bombe qui fut rejointe rapidement par un nouveau phénomène: une sorte de punk habillé de pourpre et qui semblait être en train de vivre un rêve éveillé... À croire que le feu d'artifice du démon avait servi de phare pour d'autre créatures de son genre. Même si cela ne lui disait rien, il devait faire preuve de politesse même avec ces rustres... Toussant pour attirer l'attention du rockeur, l'ange ouvrit ses ailes pour capter son regard avant de parler d'un ton le plus amical possible:

"Bien que cela ne semble pas vous intéressé, je vais faire l'effort de vous donner mon nom, bien que j'aurais bien pu me passer de connaitre le vôtre. Je me nomme Sanguinius et je pense que vous risquez de bien vous entendre avec l'autre sauvage en feu là-bas, il se nomme Abbadon. Je préfère vous le dire avant qu'il ne vous le crache au visage."

Soupirât Sanguinius avant d'aller se placer aux cotés de Delphine, préférant attendre son tour pour poser ses propres questions tout en restant loin des trois autres: ils partageaient tous la même aura sombre à l'intérieur de leurs poitrine... Espérons qu'Hazama allait les éclairer sur toute cette histoire pensât-il avant de tourner son regard vers lui et son sourire de serpent.
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MessageSujet: Re: Terminus, tout le monde descends !   Mer 26 Fév - 20:08

Ah qu’il était doux le moment où hagard et ébahis, les arrivants se présentaient devant le haut commandeur de Sparte, emplis de question sur le pourquoi du comment, cherchant en lui un prophète si ce n’est un messie, un être qui de ses seules paroles, changerait à jamais leur destin et leur vision du monde.

Un pouvoir tellement immense qu’il n’était apparu à aucun des cosignataires du titanesque projet qu’avait été Sparte, trois immortels réunis autour d’un projet commun par l’initiative d’un seul être.

Observant alors du coin de l’œil les nouveaux arrivants qui les uns après les autres réagissaient à sa petite mise en scène, chacun à leur façon, Hazama scrutait au passage l’évolution de leur puissance encore endormie. Pour la plupart, un enseignement standard ne serait qu’une perte de temps, pour eux, il faudrait quelque chose de plus ésotérique, de plus secret, c’était la manière forte, ou laisser le temps faire son œuvre, ce que le haut commandeur de Sparte savait aussi apprécier.

Premier à réagir, pareil à la légende de celui qu’il deviendrait bientôt, fut le dénommé Abaddon, sans doute ainsi nommé par ses propres soins, car aucun parents sains d’esprit ne pouvait décemment nommer ainsi son enfant, à moins d’avoir joué son nom au dé… Ce qui au final revenait à dire qu’ils étaient mentalement déficient.

« Du caaaaaaaaaaaalme, bouillant oiseau de feu tout juste sorti de l’oeuf, du caaaaaaaaaaaalme. Les morts ne doivent pas hurler et pester ainsi que le font les vivants. »

Fait silence. L’ordre était certes implicite, mais péremptoire, et l’air ambiant sembla soudain devenir plus lourd encore qu’une chape de plomb tandis que s’agrandissait encore le sourire d’Hazama alors qu’il fixait son turbulent invité.

« Comme c’est bien parlé mademoiselle, des tas de mots très compliqués devant notre assemblée, mais je ne suis pas certain que vous parliez ainsi au nom de tous. »

*Et en plus, ces détournements me plaisent beaucoup.*

Chacun devaient ici avoir ses questions, et si Delphine saurait se contenter du pourquoi, certain voudrait aussi le comment, et Hazama se ferait une joie d’y répondre, à sa façon.

L’arrivé du cinquième improbable convive marqua un tournant dans cette improbable réunion alors que visiblement mal à l’aise, la plus silencieuse des invités s’éloignait du haut commandeur, comme dans l’espoir de disparaître de son regard.

La peur, c’était bien cela, peut être refuserait-elle de l’avouer, mais c’était bien la peur qui en cette instant la faisait se rapprocher du dénommé Dante comme pour y chercher un soutien aussi improbable qu’illusoire.

« Le cadre actuel ne vous suffit pas ? Il n’y a pas assez de désordre dans mes rues que vous vouliez y ajouter du sexe et du rock and roll ? »

Ah ces jeunes, ils ne savaient pas s’arrêter. Et c’était précisément ce qui intéressait le haut commandeur en tous ces élus encore brut de forge. Qu’à cela ne tienne, quand il y en avait pour quatre, il y en avait pour cinq.

« Alors, si tout le monde est prêt, on va pouvoir s’y mettre… Voyons, par où vais-je commencer… ? »

Hazama faisait durer le plaisir, les savoir ainsi buvant chacune de ses paroles le mettait en joie. Oh ce qu’il pouvait adorer être ainsi le metteur en scène de pièces de théâtre où tous jouaient le rôle qu’il avait conçu pour eux.

« Par le commencement, oui ça serait une bonne idée. »

C’était presque comme s’il se gorgeait des sentiments de doute et de frustrations qu’il générait en agissant de la sorte. Déjà lui-même générateur d’un malaise profond auprès de chaque personne qu’il côtoyait, le haut commandeur savait savourer chaque nuance de sensation humaine comme l’aurait fait un véritable connaisseur. Créant ainsi une véritable symphonie d’agonie et de doute grâce à son public, le haut commandeur commença son spectacle en créant de ses mains un étrange nuage sombre où brillait intensément des étoiles émeraude.

« Savez-vous ce que c’est ? »

La réponse était évidente, mais Hazama la posait quand même.

« Au cours de l’histoire de l’humanité, cette force à connue bien des noms. Magie, force élémentaire, chi et j’en passe. Mais pour nous, ses élus, elle se nomme le cosmos, et c’est précisément la raison de votre présence ici. »

Faisant croître encore et encore son cosmos, Hazama le laissa s’élever au-dessus de sa tête alors qu’en son sein, naissait des formes, des êtres vêtu d’armure aux visages horriblement déformés par la haine qu’ils se vouaient mutuellement et qui s’affrontaient dans d’épique combat à mort.

« Si je vous disais que depuis que l’homme existe sur cette Terre, il dispose en lui de cette puissance, et qu’avec l’entrainement adéquate, il est capable de l’éveiller pleinement jusqu’à… »

Petite pause théâtrale.

« Et bien jusqu’à ce que ses rêves deviennent réalité ? »

Des frissons parcouraient à présent l’échine du haut commandeur tandis qu’il poursuivait son discours.

« Oui mes petits amis. Ce pouvoir, le pouvoir d’insérer de force sa volonté dans un univers récalcitrant, vous l’avez en vous, et il est même déjà partiellement éveillé, preuve que plus que le commun des mortels, vous avez le potentiel requis pour intégrer ma cité. »

Hazama s’enflammait par degrés, chaque mot qu’il ajoutait le rendant un peu plus fébrile.

« Mais avant toute chose, il convient de vous donner un petit cours d’histoire, je suis sûr que vous y trouverait votre compte. »

Oh que oui, certain ici présent se reconnaîtraient même dans ces légendes.

« Tout a commencé comme dans beaucoup d’histoire décrivant le commencement d’une chose, par un pouvoir supérieur, plénier. Celui d’où viennent tous les autres. Oui, il s’agit du cosmos lui-même. Ses plus grand élus ont créé le monde, l’univers, ainsi que tout ce qu’il contient, et aujourd’hui encore, ils demeurent les leaders d’un ordre mondial dont vous n’avez encore même pas conscience. Mais quand bien même vous ignorez leur présence, vous ne pouvez pas ignorer leur nom à moins de venir d’une caverne. Ils sont les êtres que nous humains avons nommé dieux. Ils sont les dieux de l’ancienne Grèce. »

Laissant le temps à ses spectateurs de digérer la nouvelle, Hazama replaça son chapeau sur son front avant de reprendre.

« Si des noms tels que Zeus, Athéna, ou encore Hadès et Poséidon vous sont familier, alors vous savez sans le savoir. Ce que les religions monothéistes ont voulus faire passer pour des mythes est en fait la pure vérité. Ces sur-êtres ont bel et bien foulés la Terre en cette lointaine époque et certains le font encore aujourd’hui, se battant comme jadis pour la suprématie dans de formidables batailles dont la Terre est le champ de bataille, et l’âme humaine, l’enjeu. »

Si les nouveaux arrivants avaient encore le moindre vestige de santé mental, il devait avoir été balayé par ces informations, et ça n’allait pas aller en s’améliorant.

« Si je vous disais que l’éclipse totale intervenue il y a maintenant treize ans sans que personne ne comprenne pourquoi ni comment était en fait l’œuvre de l’un d’eux ? Si je vous dis qu’avant cela, ces tout aussi inexplicables inondations et cataclysmes liés aux océans étaient aussi l’œuvre d’un immortel ? Commencez-vous à concevoir la situation ? »

Hazama voulait rire aux éclats, mais il tenait bon… Pour le moment.

« Tout ce que vous avez connu, le monde entier, n’est qu’une illusion. Cette réalité que vous avez quittée en montant dans mon autobus, elle n’est qu’un trompe-l’œil que l’on superpose à votre regard pour vous empêcher de voir la vérité. Et quelle vérité me demanderez-vous ? »

S’en était trop.

« Hinhin… Hahahaha, HAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHA ! »

Riant comme un diable en se tordant en arrière selon un angle improbable, le rire du haut commandeur résonna au cœur des ruelles de Sparte en un millier d’écho, surpassant même la clameur des travaux et des gardes s’acharnant à déblayer les débris de l’éveil d’Arès.

« Haaaaaaaaaah… La vérité, c’est que vos vies, vos existences toutes entières ainsi que celles de ceux qui vous sont cher leur appartiennent. Vous pouvez le nier, le rejeter, mais ça ne sera que faux semblant, ce ne sera qu’illusions. Votre destin ne vous appartient pas, il ne vous a jamais appartenu, et le seul choix qu’il vous reste à faire est de choisir dans quel camp vous serez. »

Se reprenant peu à peu, encore secoué par quelques soubresauts nerveux, Hazama piocha dans sa poche intérieure pour en ressortir une poignée de petites broches magnifiquement ouvragées qu’il rangea selon trois modèles bien particuliers représentant une épée, un éclair et un bouclier.

« Hurm humr. Cependant il faut que vous sachiez que si vous voulez en savoir plus sur votre place dans cette ronde cosmique, il vous faudra l’explorer par vous-même, car je ne peux que vous montrer la porte. »

Faisant maintenant croître son cosmos comme il l’avait fait en arrivant, Hazama matérialisa cette fois quinze serpents étincelants qui chacun saisirent entre leur crocs une broche avant d’aller par trio se placer devant Abaddon, Delphine, Pandore, Dante et Sanguinius.

« C’est là votre dernière chance. Vous n’aurez pas d'autre opportunités comme celle-là dans le reste de votre existence. Vous pouvez choisir de repartir en arrière, et alors vous pourrez faire de beaux rêves, et pensez ce que vous voulez… Ou alors vous pouvez vous saisir de l’une de ses broches, et alors vous resterez au pays des merveilles, et nous descendront ensemble au fond du gouffre. »

A l’unisson, cinq broches se mirent à luire d’un éclat opalin.

« Choisissez la broche blanche, et vous rejoindrez la maison Blanche, celle gouvernée par Athéna. Ceux portant le manteau blanc ont juré de défendre l’humanité et l’espoir par-dessus toute autre considération, par-dessus même leur propre existence. C’est une voie faite de compassion et de discipline, une voie qui demande énormément d’apport personnel et surtout une empathie que peu de personne possède, car préserver les autres de la souffrance se fait le plus souvent au prix de son propre bonheur. »

L’éclat opalin s’affaiblissant, à l’unisson toujours, cinq autres broches se mirent à luire d’une lueur sombre, pareil à un diamant prit dans l’obscurité.

« Choisissez la bronche noire, et vous rejoindrez la maison Noire, gouverné par Hadès, l’empereur du monde souterrain. A l’inverse de ceux de la Maison Blanche, ceux de la maison Noire pensent que la création tout entière est devenue bonne à jeter. Ils ne jurent que par l’Armageddon et la purification finale pour un renouveau complet. Ils ont tous pour ainsi dire une dent contre ceux qui furent leur semblables, et une existence bien assez longue pour les avoir intimement convaincu de leur bon droit et de la pertinence de leur vision des choses. C’est une voie faite de violence et de souffrance, une voie qui demande beaucoup de courage et de pouvoir, car vouloir changer les choses, c’est à coup sûr se faire de nombreux ennemis. »

Et finalement, les cinq dernières broches s’illuminèrent d’un éclat doré.

« Et voici maintenant la maison Dorée, régit par la Loi du roi des dieux, la maison du père de l’Olympe. Ceux portant la veste d’or sont les arbitres et les garants de l’ordre sur la Terre comme au ciel. Ce sont des êtres ne jurant que par la loi divine et méprisant le crime par-dessus-tout. C’est une voix glorieuse, la promesse d’être au service du plus grand parmi les grands, mais c’est aussi la promesse de vivre dans son ombre pour l’éternité. »

Trois maisons, trois philosophies, trois chemins différents. Certains verraient en cela la providence, mais dans quelques instants, une fois que chacun d’eux auraient choisis son camp, ils verraient dans l’autre un ennemi.
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Abbadon
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MessageSujet: Re: Terminus, tout le monde descends !   Mar 4 Mar - 14:00

'' Me calmer ? C'est le roi des clowns qui me dit ça ? Tu vas me sortir de la crème et une belle histoire pour que je ne transforme pas ton cosplay de cirque en cendres, c'est ça ? Tu vas voir si je me calme !"

Rugit Abbadon dans un nouvel accès de fureur aux paroles d'Hazama. Se faire traiter d'oiseau par ce drôle de coucou aux cheveux verts fut la nouvelle étincelle qui raviva le brasier de sa colère. Ravivant alors l'aura de feu qui avait poussé autour du futur spectre comme les ailes d'un phénix démoniaque, le jeune homme embrassa ses poings telles des étoiles furieuses alors que les flammes naissantes hors de son corps commençaient même à sortir de ses yeux telles deux fenêtres grandes ouvertes sur l'enfer lui-même. Ressemblant plus à un démon qu'a un homme, Abbadon fit un pas en avant vers la silhouette du commandeur hilare, bien décidé à lui enfoncer son poing nimbé de flamme dans le visage lorsqu'un nouvel intervenant vint apparaître comme un champignon magique dans ce champ surréaliste. L'arrivée d'un nouveau numéro dans cette troupe de personnage de science-fiction décontenança le voyou enflammé, n'arrêtant pas le feu qui coulait de sa silhouette d'oiseau de feu mais qui fut assez surprenante pour arracher au démon, ses envies de meurtres et d'incendie.

" Mais c'est quoi encore que ce tordu ? Vas voir ailleurs si j'y suis, le décoloré ! On n'a pas besoin d'un nouveau cinglé ici ! On a déjà crevé le plafond avec la parodie du "Mask" derrière."

Grognât le Bénou dont l'agressivité venait encore de monter d'un cran de même que les flammes qui brûlaient autour de lui redoublèrent de violence. Une personne avisée aurait remarqué que le futur spectre devenait de plus en plus facilement irritable tandis que l'aura de feu autour de lui ne faisait que grandir... Seule Hazama pouvait le voir, l'étoile de la violence au-dessus d'Abbadon elle aussi, brillait de plus en plus fort alors que la colère du spectre ne faisait qu'augmenter. La suite ne manqua pas de lui faire grincer les dents en entendant les mots de Delphine: comportement classique de la première de la classe qui veut bien se faire voir du prof et des gens qui pouvaient l'aider, crachât intérieurement le spectre nullement dupe du petit manège de la jeune femme: pourquoi elle n'avait pas refoulé l'autre blondinet avec des ailes et qui maintenant, était en train de cirer les pompes de l'autre asperge mutante. Et ça se voulait aussi mignon qu'un petit agneau...

"Pfff... T'as pas fini de fayoter, toi ? Apporte lui des croissants tant que tu y'es ! Tsss."

Lançât-il à Delphine après qu'elle passa un peu de pommade sur le haut commandeur comme l'aurait fait n'importe quelle vipère... Le démon avait horreur de ce genre de sournoiserie ! S'incliner et bien se faire voir tout en remuant la queue quand a leurs demandez, le genre de comportement dont il avait horreur: ils étaient des hommes, pas des chiens ! La suite se déroula rapidement avant que le maître du coin ne prend la parole: Pandore... Qui de censé pouvait garder un nom pareil ? Pandore ne montra aucune réaction quand il l'observa, se contentant de se placer prés de l'autre star imaginaire, laissant le bénou tranquille comme il lui avait demandé plus tôt. Abbadon n'avait besoin de l'aide de personne et personne n'avait à s'occuper de lui... Comme depuis qu'il avait vu le jour, solitaire. Ne voulant jamais dépendre de qui que ce soit, le spectre avait toujours agi dans la solitude mais, la seule fois où il fut entouré d'un groupe: il n'avait jamais eu aussi mal que depuis qu'ils avaient été tabassé sous ses yeux... Peut-être est-ce la raison du fait qu'il repoussait toujours violemment tous ceux qui voulait l'approcher ? Depuis quand se posait-il ce genre de question stupide, se demandât le Bénou sans prêter attention par les paroles de l'ange avant qu'Hazama n'ouvre sa grande bouche de serpent avant de leur faire un discours digne d'un possédé.

"Mec, je ne sais pas ce que tu prends mais... Il faudrait peut être penser a arrêter."

Dit Abbadon en essayant d'ingérer le flot de paroles qu'il continuait à leur lancer: les dieux existaient bel et bien . La guerre a failli être détruite à de nombreuse reprises sans l'intervention de combattant "cosmiques" . Un conflit plus vieux que la Grèce antique dont ils allaient devenir les nouveaux acteurs . Aussi fou que cela pouvait paraître, cela pouvait expliquer son état actuel et pourquoi le monde dont il venait de tomber semblait si dément... À la lumière de ses explications et des trois broches qu'Hazama lui offrit, la main du Bénou s'auréola de cosmos lorsqu'il vint se saisir de la broche en forme d'épée: de la broche noire.

"Comme quoi, on a jamais vraiment eu le choix, c'est ça ? Soit alors, je serais un vrai démon pour le genre humain !"

Terminât-il avec un sourire aussi belliqueux que malveillant, comme si le spectre qu'il a toujours été, s'éveillait.


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Dante
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MessageSujet: Re: Terminus, tout le monde descends !   Mer 5 Mar - 21:08

Et bien et bien... Voilà de quoi s'amuser pleinement... Enfin si le commandeur n'avait pas dit que ma fête n'était pas forcément la bonne chose à faire. Faut vraiment qu'il gâche tout hein . Et puis ma fête n'est pas qu'une simple fête, elle regroupe tout le monde, peu importe votre camp, vous êtes là pour vous amuser et vous détendre. Ce n'est pas cool ça ? J'offre de quoi s'amuser et on me critique... Faut vraiment que je leur montre et ça sera ce soir que ça va donner.

Déjà, je vois juste deux beautés qui sont à faire retourner n'importe quel type dans la rue, même moi c'est pour dire... Encore que c'est moi qui fais tourner la tête des filles en général. Surtout une en particulier, celle avec ses cheveux sombres comme la nuit... Ben oui ça m'arrive d'être poète, bon c'est rare mais des fois c'est sympa à l'être. J'avoue qu'elle est un canon, je me lasse pas de la regarder alors que j'en ai un sourire de la voir s'approcher et être à mes côtés.

Elle me demande ensuite depuis combien de temps je suis là ? Drôle de question mais j'ai déjà eu pire faut dire. Lui faisant un clin d'oeil, je me met à lui répondre de ma douce voix.


-Je suis là depuis suffisamment de temps pour te faire une visite entière si tu le veux... Il y a des tas d'endroits où on peut être tranquille toi et moi. Bien loin de ceux qui pourraient nous déranger et qui se gênent pas pour enquiquiner.

Je me mets à avoir un petit rire avant de tourner la tête pour voir les autres personnes parler et j'avoue que c'est un peu chiant tout ça. Faut de la vie ! Du mouvement ! Je vais en donner à volonté moi vous allez voir !

L'autre gueule d'ange se met à me parler pour me dire de me méfier de l'autre tout feu, tout flamme... Oui j'aime les jeu de mots. Et franchement, quand je le vois et l'entends me parler sur son ton qui croit pouvoir se faire passer pour le méchant garçon, je me dis que franchement, il devrait réfléchir sur ses paroles. J'aurais bien envie de lui faire ramasser ses dents sur le sol sur un air de guitare mais bon, je ne vais pas faire ça devant des femmes, ça serait pas cool du tout.

Bref, je ne vais pas en faire tout un fromage de tout ça, surtout avec une jolie femme à côté de moi, rien de tel pour me motiver. Je me mets même à soupirer en baissant la tête pour faire non de la tête en guise de réponse à la torche humaine. C'est ennuyant ce genre de personne, faut un peu plus de diversité et pas se contenter du méchant garçon !


-Et bien, on dirait bien qu'on a mangé du chien là, tu veux faire un tour petit toutou ? Allez viens, on va s'amuser tous les deux mais pas avant que j'ai fait un tour avec mademoiselle. Faudrait pas se montrer méchant hein petit chien ? Tu veux un os ? J'en ai plein sur moi et fait attention, je ne te promets pas de te les lancer si tu remue la queue. Alors sois bien sage et laisse les adultes entre eux...

Mais avant que j'en termine, le commandeur se met à partir dans des explications qui ne sont pas vraiment ma tasse de thé. Voilà qu'il se met à parler en faisant une démonstration de pouvoir et de cosmos alors que je croise les bras un peu perplexe de tout ça. Les dieux ? Voilà une info utile bien que finalement, je m'en fiche, c'est pas ça qui a changé le fait que je joue bien ou mal mes musiques... Bon sauf si un dieu l'a décidé, là ça serait vraiment spécial.

Entre ça et s'en foutre, j'aime mieux ne pas m'en occuper. Et puis de toute façon j'ai déjà assez de problème pour m'occuper ceux des autres. J'ai réussi à me débrouiller sans le moindre dieu jusque-là, alors s'ils se ramènent que maintenant, c'est un poil trop tard quand même.

Ma vie est entre leurs mains ? Grand bien leur fasse, autant briller comme une étoile entre leurs mains, je leur montrerais que mon âme ne sera pas comme celle des autres. Tel le phénix, je brillerais comme un soleil quitte à mourir sur scène, voilà le rêve que j'aimerais avoir, ou bien mourir dans les bras d'une femme, ça aussi c'est bien. Sentir mon corps vibrer au son d'une musique, voilà le pied intégral, surtout si je suis avec une femme.

Voilà ensuite qu'il propose deux choix, soit continuer, soit s'en aller... Je reste nom de dieu ! Je n'ai pas été là pour me contenter de partir juste parce que ça me plaît pas. Les trois broches... Si je voulais vraiment faire mon propre choix, j'en choisirais aucune et je tracerais ma propre route mais bon, je suppose qu'il faut en choisir une hein. Athéna, bof ça me tente pas, trop stupide et je ne suis pas l'abbé Pierre. Zeus ? Ce n'est pas la joie ça, puis je veux pas être dans l'ombre, je veux briller de mille feux. Hadès ? Oh remarque de toute façon, on va tous mourir un jour ou l'autre, alors autant aller avec celui qui s'occupe de tout ça, puis ça m'a l'air le choix le plus cool.

D'un coup sec, je prends la broche noire en la fixant quelques secondes avant de regarder le commandeur.


-La réplique là, c'est Morpheus qui l'a dit avec le lapin blanc, faut pas me la faire... Mais ça vous va bien en partie, faut juste mettre des lunettes qui font rétroviseur et c'est bon.

D'un coup, je me tourne vers la torche humaine avec un grand sourire bien que dans mon regard, je montre clairement du défi.

-Eh ! Pas touche à mon public, si tu y touche, ça va pas être cool quand je vais jouer. Vas faire le lampadaire avec les effets pyrotechniques. Tu peux faire le phare aussi si tu vas à la plage... Fait gaffe à pas t'enflammer trop vite, tu risques de bruler l'ambiance... Sauf si tu veux que je te refroidisse, là c'est ok, mais avant...

Je me tourne vers la demoiselle avec le plus parfait sourire que je puisse faire.

-Tu veux aller quelque part ? Que là ce n'est pas vraiment sympa pour une belle femme comme toi si on se met à danser lui et moi. Ne t'en fais pas, je ne vais pas me la jouer méchant et tout ça, puis ça n'empêche en rien de se parler si tu prends une autre broche. En tout cas c'est ce que je pense. Tiens au fait tu ne m'as pas dit ton prénom, j'avoue que j'aimerais le savoir.
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Athéna
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MessageSujet: Re: Terminus, tout le monde descends !   Ven 7 Mar - 21:08

J'avais parlé aussi calmement que la situation le permettait. Toutes ces personnes autour de moi étaient embarqués dans la même galère que moi et leurs réactions en laissaient deviner pas mal sur leur nature profonde. Il ne fallait pas être devin pour se rendre compte qu'Abbadon et le dénommé Dante seraient plus qu'en désaccord. La jeune femme prénommée Pandore s'était éloignée de nous, ne supportant visiblement que mal cette assemblée plus qu'excentrique avec un chef d'orchestre pour le moins extravagant.

Tout en espérant ne pas paraître impolie, j'observais cet étonnant Haut Commandeur aux cheveux verts. Son attitude faussement amicale me rappeler la façon dont le chauffeur s'était comporté avec nous.

Obligé de nous supporter parce que son travail l'y obligeait...

Cet Hazama était-il du même bois que son chauffeur ou pire encore, je me penchais sur la question lorsque le Haut Commandeur reprit la parole. Entre les "compliments" qu'il adressa aux deux excités de service et les tours dont il semblait se délecter d'une façon plutôt malsaine, les premières réponses arrivèrent enfin.

Cosmos...

Ce mot avait un écho certain en moi même si je ne savais plus où je l'avais entendu. Perplexe, je tournai le regard vers Sanguinius. Celui qui est cet instant me semblait le plus sain d'esprit et surtout le plus intègre au sein de cette étonnante assemblée. Le reste de la démonstration me parut encore plus démente mais pourtant, je ne pouvais douter de la véracité de certaines de ses affirmations. Je connaissais mon pouvoir. J'en avais parfois usé pour me sauver. Le plus souvent, il se manifestait de façon instinctive sans que je ne puisse le contrôler. Je connaissais bien sûr les mythes et légendes. Et que cet homme parle ainsi d'anciennes divinités grecques ne me paraissaient pas plus fou que cela. Non, quelque chose en moi trouvait un écho à ces paroles et puis, je voulais en savoir plus sur ce cosmos que je possédais.

Le jeu auquel se prêtait le Haut Commandeur avait de quoi mettre mal à l'aise n'importe qui. Pourtant, il ne faisait pas peur ni ne me donnait l'envie de fuir. J'avais traversé trop d'événements fous en si peu de temps que l'existence de divinités que la majorité de mes contemporains considéraient comme fables ou autres fariboles ne m'étonnais pas plus que cela.

Je regardais de nouveau l'ange blond près de moi et lui souris. Je sentais que nous avions une sorte de lien et cela me convenait. Rester à ses côtés était rassurant alors que les deux autres jeunes hommes me faisaient l'effet de bombes à retardement. Chacun dans son genre. Quant à Pandore, elle n'avait pas encore révélé assez d'elle-même pour que je puisse me faire une idée et quelque chose en moi me poussait à croire que cela n'arriverait pas de sitôt, peut-être même jamais.

Puis vint le moment de choisir une broche. Cela paraissait fou. Toute cette histoire me semblait surgie de la pire des versions d'Alice au Pays des merveilles avec un tombeur qui manquait cruellement de charme et un pyromane qui semblait plus que désireux d'exercer ses talents sur le nouveau venu. Tous deux s'étaient tournée vers la Maison Noire...

Pourquoi ne suis-je pas plus étonnée que cela ?

De justesse, je m'étais retenue et aucune de mes pensées n'avaient franchi les limites de mes lèvres closes avant que je prenne à mon tour ma décision. Ces trois broches étaient la clé vers la connaissance de ce que tentais depuis si longtemps de comprendre. Aussi fou que puisse paraître la situation et ce Haut Commandeur, le chemin de la connaissance passait par eux. Si je voulais enfin posséder cette puissance sommeillant en moi, il faudrait que j'en passe par là.

Et bien soit...

Fermant les yeux, j'en appelais à cette force en moi avant de la laisser me guider. Sans dire le moindre mot ni regarder un seul instant la direction que je prenais, je me saisis d'une broche avant de la serrer dans ma main encore blessée. Un instant se passa avant que je n'expire longuement et ouvre les yeux. Mon poing fermé se trouvait juste devant moi. Un autre moment se passa avant que je ne l'ouvre, révélant une broche dorée.

- La Maison de l'Olympe est ma destinée. Je suis prête à la rejoindre.

Mes yeux se tournèrent alors avec Sanguinius. Je me demandais si lui aussi choisirait cette Maison. En tout cas, une chose était certaine, il n'appartenait pas à la Maison Noire. Maison dont l'ambiance promettait d'être chaude vu les éclats d'Abaddon et Dante qui risquaient fort d'en arriver aux "mains".

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Pandore
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MessageSujet: Re: Terminus, tout le monde descends !   Dim 9 Mar - 15:59

C'est un peu comme l'une de ces émissions à la mode, de la télé réalité, dont le seul but - non avoué, non avouable - mais seul intérêt notable en fin de compte, est de prendre un groupe de quidams de tous horizons, de les brutaliser psychologiquement afin de se repaître des émotions qui en ressortent, dans une complaisante fascination voyeuriste. Lâchez les vannes de la sensibilité. Il faut que cela crie, que cela pleure, que cela s'étonne, que cela saute de joie, que cela s'indigne dans l'outrance. Ne vous offusquez pas. Le spectacle des affects est délicieux, mais vous n'osez vous l'avouer.

Le cahier des charges est pour le moment bien rempli, huis clos, exubérance du présentateur, intrigue abracadabrante … Cela dit, malgré la désagréable impression de se sentir dépassé par ces évènements et observé comme des souris de laboratoire, il est quasi impossible de se tenir au-dessus de tout cela pour les nouveaux arrivants, au mieux dans un vague sentiment d'inquiétude et de vertige. Le déluge de miracles – ou plus vraissemblablement de maléfices – dissout un paysage de certitudes rationnelles et de repères affectifs ainsi que du sucre, ne laissant qu'un brouillard épais et impénétrable.

Le visage fermé, Pandore attend le détail qui lui permettrait de prendre pied dans cette autre réalité.

Cela reste une situation assez angoissante. Certains gardent le silence, mais le ton commence à monter chez d'autres, surtout du côté d'Abbadon. Au comble de la nervosité, le voyou fait comprendre une fois de plus qu'il n'aime pas que l'on s'amuse à ses dépends. Il choisit son bouc émissaire en la personne de Dante et celui-ci ne se prive pas de l'insulter en retour, avec un mélange de hargne et de malice. Le parler agressif du rockeur contraste singulièrement avec celui, suave et enjôleur, avec lequel il a invité Pandore à une découverte de la ville - et plus si affinités.

« Je préfèrerais m'installer dans un premier temps. Mais j'accepte ta proposition, si tu veux bien prendre la peine de te faire guide pour moi. »

Lui avait alors répondu l'héritière des Heinstein, marquant brièvement sa réponse d'un léger et indéchiffrable sourire qui décrispa fugitivement son visage.

Cependant, la promenade est compromise. Tout dépend de la tournure que prendra l'affrontement avec Abbadon. Ces deux-là … Le rapport de force leur plait, cela se sent comme l'odeur musquée du cuir neuf. Cela n'est pas forcément déplaisant, au-delà de la vulgarité de leurs invectives. En voilà qui savent laisser parler leur nature. Tant que l'on n'en fait pas les frais … De toutes façons, il aurait été vain de se placer entre eux pour les séparer, les viscères parleront inévitablement à un moment ou à un autre.

Le Haut Commandeur rappelle Dante à l'ordre. Hazama a enfin décidé de leur offrir ces premières explications qu'il s'amuse à leur faire miroiter depuis tout à l'heure. Alors commence un récit qui doit offrir les premiers dévoilements, les premiers véritables bouleversements : la magie - ou plus exactement le cosmos et ses élus, les dieux - il n'y a donc pas de Dieu unique en fin de compte.

Tout cela est à peine croyable. Pourtant pour Pandore c'est une porte vers de nouveaux possibles qui rendraient enfin justice au réel. Au fond, elle ne s'est jamais sentie satisfaite de tout ce qu'elle a appris des philosophies et des religions. La tentation de se raccrocher à un quelconque système pour étouffer l'angoisse métaphysique a toujours avait toujours trouvé des limites pour la laisser sur sa faim.

Heureux ceux qui ont faim et soif de justice, car ils seront rassasiés.

Enfin Hazama parle de cette éclipse, il y a treize ans de cela, cette éclipse qui a semé le trouble dans la communauté scientifique et qui n'a trouvé aucune explication astronomique rationnelle.

Pandore est comme frappée par la foudre.


    Le souvenir a ressurgi, une ombre qui la couvre. Elle n'a que huit ans. Maman et elle-même sont sur la terrasse de l'hôtel à Atlanta. Le soleil darde les parasols de ses rayons. Après la disparition de papa deux ans plus tôt, maman a éprouvé le besoin de voyager. Si cela ne fait pas disparaître le chagrin, cela fait quand même du bien.

    Le souvenir du diabolo menthe est encore présent. L'employé du bar a forcé sur le sirop, et la boisson trop sucrée lui laisse une langue verte. Elle est en pleine partie de jeu sur sa console portable, assise sur une chaise en plastique et balançant ses courtes jambes dans le vide, dans sa bulle.

    Et puis soudain, l'ombre engloutit tout. Le froid glacial hérisse le fin duvet sur les bras nus de la fillette. Celle-ci détache son regard de l'écran vidéo où Yoshi a arrêté de sautiller à l'assaut des pièces d'or. Le chatoiement du soleil s'éteint tout doucement, et les couleurs s'évanouissent dans une nuit grise.

    C'est une éclipse. Les gens assistent au phénomène avec curiosité, la main en visière au-dessus des yeux, le bras tendu pour désigner l'astre mangé par la nuit.

    Maman veut rentrer, mais Anesidora veut continuer à regarder cet excitant phénomène. C'est du jamais vu … Elle sent la main de maman la tirer en arrière mais elle résiste. Anésidora ne se retourne que lorsqu'elle sent la chute du corps de sa mère à côté d'elle.

    On appelle un médecin. Un simple malaise est diagnostiqué. Mais Anésidora a vu que les yeux de maman a changé. Elle est la première à avoir décelé les prémices de la folie dans le regard de sa mère.


Le Haut Commandeur les gratifie d'un nouveau tour de magie, moins effrayant que le précédent – un tour de magie prend moins bien la seconde fois, mais plus éblouissant certainement. Le pacte faustien est présenté aux cinq néophytes. Abbadon et Dante ont déjà choisi la voie du sang. Delphine elle a presque tendu la main au hasard pour se saisir de la broche dorée, et accepte son lot de bonne grâce. Hadès, Zeus … Aucun de ces noms ne suscite une quelconque sympathie de Pandore. Peut-être Athena, car son nom est lié à la sagesse, à l'assiduité de l'étude à laquelle elle s'est toujours adonnée.

Mais alors qu'elle regarde les broches flotter devant ses yeux entre les crocs des dragons, elle se rend compte qu'elle n'a pas le droit de prendre la broche blanche. Pas davantage la broche dorée d'ailleurs.

Il n'y a pas à se faire d'illusions. Personne ne me donnera de blanc manteau, ni ne m'acceptera dans une gloire dorée. Pas après ce que j'ai fait.

Il y a une perturbation cosmique dans les parages. Pandore a manqué de peu le message destiné à la maison noire et aux éveillés de l'armée d'Hadès.

Ce n'est qu'après le message de Perséphone que les longs doigts démesurés de la jeune femme saisissent la broche en forme d'épée.

Sa résolution est prise, elle ne veut pas revenir en arrière. La magie - le cosmos – fait déjà partie de sa vie, et elle a bien l'intention de le maîtriser. Elle répond à Dante – passeur des âmes pour l'enfer et sage pas si sage – sur le mode du détachement, imitant l'attitude cool du gaillard :

« J'aime bien celle-là de toutes façons, ça a l'air intéressant cette histoire. »

Elle est déjà en train d'épingler l'insigne à sa robe. Le plus simplement du monde elle donne son nom à son voisin.

« Je m'appelle Pandore Heinsterne. Appelle-moi Pandore. »
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Crystalia
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MessageSujet: Re: Terminus, tout le monde descends !   Lun 10 Mar - 4:24



-> http://knights-of-hope.forumactif.org/t186-les-mysteres-de-sparte-suite

Tout droit venus de la Maison Blanche, Crystalia et Ozymandias arrivèrent à leur destination. La jeune femme ralentit le pas, les silhouettes des cosmos resentis précédemment se faisant plus précises. Un homme vêtu de noir, qu’elle identifia comme Hazama se tenait devant cinq personnes : trois hommes et deux femmes qui devaient être des apprentis. Ne voulant pas jouer les troubles fêtes car ils devaient marcher sur des oeufs, elle s’arrêta laissant le Haut commandeur faire son travail et surtout analysant un peu la scène. Elle resta immobille, tout en écoutant ce qu’Hazama finissait de dire, ce qui semblait être une présentation des trois maisons et une à choisir, elle observa un à uns les apprentis qui commençaient à répondre.

Le premier n’avait aucun respect pour le commandeur et laissa monter son cosmos un peu plus, un cosmos noir, remplit de violence et de rage et il choisit la Maison Noire. Le second fit de même, il n’était pas plus respectueux, moins enflammé, mais plus...fanfaron et ne semblait guère s’entendre avec le premier. Il s’adressa ensuite à l’une des jeunes femmes, se présentant comme un dragueur incorrigible. Crystalia fit une moue, elle n’aimait pas ce genre d’individus. Son attention ne resta guère plus longtemps sur cet individu, mais se focalisa sur la seconde jeune femme. Elle jeta un regard à Ozymandias.

**C’est d’elle que cela émane** lui dit-elle mentalement.

Il n’y avait aucun doute, il s’agissait bien de cette jeune femme qu’elle sentait cela. Celle-ci avait choisi la Maison Dorée, celle de Zeus. Un ange du roi des dieux ? Impossible, ils n’avaient pas de lien direct avec eux. Une déesse ? La force latente qu’elle sentait chez la jeune femme lui disait que cela étai le cas et il y en avait qu’une seule liée au Sanctuaire. Mais pourquoi la Maison Dorée dans ce cas. Il fallait s’en assurer mais cela était délicat avec des spectres et Hazama présent.

**Il ne faut pas la laisser filer surtout dans la mauvaise maison sans savoir ce qu’il en est** ajouta-t’elle toujours mentalement.

Elle regarda la scène de nouveau puis Ozymandias, cherchant son avis. Il avait été instruit ici et était passé par cela sans doute, il savait comment les choses se déroulaient et donc ce qui allait suivre après le choix des maisons. il connaissait également Hazama et donc savait comment s’adresser à lui. Même si elle était dégourdie, dans une situation qui pouvaient être autant protocolaire, mieux valait savoir ce que l’on faisait et Ozymandias connaissait toutes les règles et coutumes des lieux...
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Sanguinius
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MessageSujet: Re: Terminus, tout le monde descends !   Jeu 13 Mar - 10:51

La voix du commandeur faisait naitre une myriade d'images dans l'esprit de l'ange doré, bien mieux que toutes les visions qu'il produisait à l'aide de ses serpents verts et dégoûtants: parabole et formes humanoïdes se battaient sur un fond émeraude des plus confus alors que Sanguinius arrivait, bien qu'il ne comprît pas comment, à voir les scènes se dérouler devant lui comme s'il s'y trouvait. Encore cette impression de double vue, murmurât l'ange en voyant clairement l'affrontement devant lui: découvrant alors le "cosmos" tomber entre les mains des premiers hommes sous le règne d'un dieu provenant de la mer avant de les voir affronter une légion d'or, d'argent et de bronze conduite par une jeune femme irradiant de lumière tel un soleil miniature... Alors qu'Hazama continuait à faire le récit de ces guerres "cosmiques", l'ange observait quant à lui le déroulement de celle-ci lorsque la personne qu'il reconnut comme étant la déesse de la guerre de la Grèce antique: menait ses "chevaliers" contre des barbares en armes sous la main de fer du dieu de la guerre, contre les combattants du monde souterrain appartenant au maître des Enfers et même au retour des soldats du dieu de la mer.

Des centaines et des centaines d'affrontements pour des milliers de morts au final... Depuis que les hommes avaient découvert le cosmos: ils n'avaient fait que s'en servir que pour porter la guerre à un tout autre niveau sous le regard des dieux depuis le tout début. Comment une telle chose pouvait exister ? Et pourquoi avait-il l'impression que le point de vue qu'il avait, était celui d'un simple figurant ? Lui aussi avait été touché par le cosmos alors pourquoi, n'avait-il pas dans l'âme de poursuivre pareil conflit en tant que guerrier sous le commandement d'une divinité aussi ancienne que réelle ? Les questions se succédèrent dans son esprit jusqu'à une révélation qui allait sceller son chemin: S'il existait des dieux alors, il était tout bonnement logique de croire qu'il existait des anges... La réponse à ses interrogations de toujours serait-elle dans la main des dieux de l'Olympe ? Sanguinius a toujours su qu'il était différent des hommes ordinaires, même différent de ces êtres autour de lui manipulant un pouvoir qui n'aurait jamais dû exister... Avait-il été fabriqué par les dieux en suivant un but précis ou était-il simplement le rejeton de la lubricité des divinités d'antan...

Soupirant en redressant le visage pour observer le ciel remplis de nuage depuis l'arrivée d'Hazama, l'ange eu un nouveau frisson désagréable lorsque le haut commandeur leurs fit une proposition tout en convoquant encore plus de ses "apparitions cosmiques": Révélant trois chemins possibles à chacun d'entre eux dans un sourire aussi étrange que dérangeant. Sans aucune hésitation, il vit le démon incendiaire se saisir de la broche des Enfers: il s'y attendait un peu au vu du caractère de celui-ci et prédit alors que celui-ci n'allait pas tarder a exploser sous les paroles du second membre de la maison d'Hadès. A croire que la maison noir récupérait ce qui représentait les péchés de l'humanité se dit Sanguinius avant de voir la jeune femme au regard sombre se joindre aussi à la maison du mal... Quel lien avait-elle avec cette bande de demeuré ? Se demanda l'ange avant de voir la broche que prit Delphine entre ses doigt: la broche dorée. Ainsi donc, elle voulait rejoindre la maison des dieux pour sa destinée ? La chose était amusante pour lui car, elle n'était pas si éloigné de son propre choix.

"Je choisis à mon tour la maison Dorée. Je ne veux pas prendre part au conflit que vous semblez préparer, Haut commandeur et je prie pour que de là-haut: les dieux accepteront de répondre à mes questions..."

Dit-il en se saisissant de la broche dorée avant de remarquer une présence non loin d'eux: une jeune femme blonde qui semblait plus agé qu'eux... Ainsi qu'une autre présence non loin mais tout aussi étrange dans leurs auras que pouvait percevoir l'ange.

"Ne restez pas aussi loin et rejoignez nous, contrairement à l'autre excité et l'autre dragueur on ne mord pas."

Dit-il simplement à cette personne en arrière tout en la saluant de la main avec le sourire avant de vouloir se présenter, jusqu'à ce que son regard ne change d'expression et que ses immenses ailes ne s'ouvrent en grand:

"Je serais ravi de faire connaissance avec vous mais je pense que l'on doivent reculer."

Terminât-il en venant alors envelopper la silhouette de Delphine de l'une de ses ailes et celle de Pandore dans l'autre: les tirant doucement en arrière tandis qu'il pouvait pleinement sentir un vent chaud balayer ses longs cheveux d'ors tandis que le pressentiment qu'il avait depuis le début n'allait pas tarder à se prononcer: Abbadon allait exploser.
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Ozymandias
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MessageSujet: Re: Terminus, tout le monde descends !   Ven 14 Mar - 9:04

 Arrow Crystalia et moi venons d'ici

Comme je m’y étais attendu de la part d’un chevalier d’or aussi versé dans les arts psychiques que le successeur de Shaka, Crystalia répondit favorablement à ma question. Ainsi nous pourrions elle et moi profiter d’un moyen de communication indécelable aux yeux de nos « hôtes », ce qui serait désormais un avantage tactique non négligeable.

« Parfait, à partir de maintenant, et tant que nous serons au sein des murs de Sparte, pour tout ce qui concerne nos affaires, je te propose de communiquer ainsi. Si j’ai besoin de te parler, je te ferai un signe pour que tu le remarques, et si jamais nous venions à être séparés, et bien tu pourras ainsi garder contact avec moi. »

Evidemment, dans ce cas elle serait seule à pouvoir me contacter, et je devrais alors attendre son appel pour la tenir informée, mais nous étions tous deux des chevaliers, qui plus est des chevaliers d’or, nous pouvions nous débrouiller chacun de notre côté si la situation venait à l’exiger.

« Je te suis. »

Quittant rapidement la chaleur apaisante de la maison blanche, Crystalia et moi allâmes d’une traite en direction de ce cosmos particulier, de nature encore indéfini, mais à la chaleur oh combien agréable et nostalgique, comme si je l’avais déjà ressentis auparavant.

*Où ‘est-ce que j’ai bien pu le sentir ? Aaaaaaaaaaaah fichue mémoire !*

Aussi frustrant que cela pouvait bien être pour moi, je devais poursuivre mes recherches mémorielles, peut être que quelque chose m’échappait, quelque chose d’important.

"Prudence Crystalia, c’est lui…"

L’homme en noir, Hazama se tenait au centre d’une petite cour pavée, entouré de nouveaux venus auxquels ils venaient de tendre les broches qui les désigneraient bientôt comme membre de telle ou telle maison et forgeraient ainsi leur destin.

"… Hazama."

Fronçant les sourcils en le voyant de nouveau après plus de six mois passés au sanctuaire, j’observais son petit manège, cette fois armé d’une confiance nouvelle, une confiance assurée par ma nouvelle situation et par mon appartenance à un ordre légendaire de guerrier surpuissant.

*Cette fois, plus question de trembler face à lui.*

Restant encore dans les ombres, scrutant l’évolution de la situation, je savais n’avoir pas besoin d’apprendre à ma camarade la possible escalade de conséquence que provoquerait une arrivée impromptue ou maladroite. Ici de toute évidence, le haut commandeur avait les mains pleines, et à en juger par les cosmos de nature divine que je ressentais aux alentours, cela n’allait pas aller en s’arrangeant.

*Arès, Artémis, et maintenant cette nouvelle énergie provenant de la maison noire… Qui cela peut-il bien etre ?*

Une divinité faisant éclater son pouvoir au cœur de la maison noire, très probablement une divinité associée aux enfers. Le choix était plutôt réduit.

*Hypnos est déjà éveillé, reste son frère jumeau et Hadès lui-même.*

J’avais toujours imaginé le pouvoir du dieu de la mort beaucoup plus sombre, beaucoup plus froid que le cosmos que j’avais alors ressentis. Quant au cosmos du maitre de l’outre-monde, je l’imaginais bien plus intense et profond. Quelque chose ne collait pas.

"Tu l’as senti toi aussi n’est-ce pas ? Ce cosmos sombre et clair à la fois… Est-ce qu’il te dit quelque chose ?"

Je posais la question plus par rhétorique que par curiosité, mais ignorant tous des connaissances de ma sœur d’arme peut être aurais-je droit à une surprise de sa part.

"Oui, je le sens encore plus clairement maintenant que nous nous sommes rapprochée. Cette jeune femme… Je crois que… J’ai déjà ressentis son cosmos auparavant."

J’étais pourtant certain de ne l’avoir jamais rencontré, mais j’étais également persuadé d’avoir déjà ressenti cette impression jadis.

"C’est si frustrant, le souvenir m’échappe, et pourtant, je sais qu’il est là…"

Où donc pouvais-je bien l’avoir ressenti ? Au sanctuaire ? Non… A sparte ? Oui, c’était à Sparte certainement. Mais ne l’ayant jamais vu elle, où donc avais-je bien put sentir son cosmos ? En un autre être ? En un lieu ? En un objet ?

*En un sceau !*

La vérité m’éclata alors au visage comme un jet de lumière. Ce cosmos chaud et bienfaisant, bien qu’encore pale et endormis m’évoquait la même sensation que celui qui imprégnait les sceaux de la déesse entourant la cité.

"Crystalia. Je… Je n’en suis pas sûr, mais je crois que cette jeune femme est Athéna, son cosmos correspond à celui des sceaux de protection placés autour de Sparte, je n’ai pas de doute à ce sujet."

Etait-ce possible ? Athéna était-elle véritablement devant nous ? Venait-elle vraiment de choisir la maison dorée placée sous l’égide du roi des dieux ? Qu’est-ce que cela signifiait ?

*A supposer que ce soit bien elle, pourquoi rejoindre la maison de son père ?*

Je n’y voyais qu’une explication, Athéna lui était restée fidèle. Après tout, d’après les textes anciens, Zeus lui avait confié la Terre jadis, mais comme à une gardienne, pas comme à une souveraine. Mais si elle rejoignait sa maison, alors c’était qu’elle se plaçait sous son autorité, et donc qu’il était de retour !

*Zeus… Je le savais !*

Comment en être sur ? Qui pourrait bien m’en apporter la preuve ? Une preuve que je pourrais ramener au sanctuaire afin que tous sache ?

*Artémis ! Elle, elle saura !*

Oui, la déesse de la chasse saurait forcément. Et bien que ne souhaitant aucunement explorer cette autre possibilité, Hazama aussi pourrait le savoir.

"Attention !"

L’étrange personnage ailé sembla regarder en notre direction, nous avait-il vus ?

Sa voix nous parvint alors, confirmant mes soupçons. Si lui nous avait remarqué, alors il ne faisait aucun doute que le haut commandeur savait également. Vu ses fantastiques capacités sensorielles lui permettant de trouver partout dans le monde les élus du cosmos, il savait sans doute pour nous depuis notre arrivé ici, nous cacher de lui était sans doute un doux rêve.

Le vin était donc tiré, et maintenant que l’on avait attiré l’attention sur nous, il nous fallait le boire.

"Suis-moi Crystalia. Tachons de faire bonne figure devant eux, pour les notre et pour notre déesse."

Sortons alors des ombres, superbe et d’une grande prestance, je voulais désormais apparaitre comme le digne successeur des gémeaux et de leur légende. Et cela commencerait sur le champ.

*Athéna… Est-ce vous ? Est-ce bien vous ?*

Fixant sans le remarquer son beau visage, je voulais courir vers elle pour en avoir le cœur net, je voulais en finir avec ce doute affreux me mettant au supplice. La possibilité était énorme, de l’ordre de quatre-vingt-dix pour cent, mais ce n’était pas encore une certitude.

« Toutes nos excuses messieurs dames. Votre petite troupe nous paraissait bien impressionnante et surtout fort occupée de là où nous étions. D’autant que certains d’entre vous… Semble déjà passablement énervés. »

M’arrêtant à bonne distance des deux nouveaux membres de la maison noire tandis que l’homme ailé couvrit de son aile celle qui pourrait bien être notre déesse, je lançais un rapide coup d’œil à Crystalia, l’invitant ainsi à conserver elle aussi quelques distances du duo qui vraisemblablement dans quelques secondes allait en venir aux mains en présence du haut commandeur.

*Pourvu qu’ils ne l’énervent pas d’avantage…*

A vrai dire, je n’avais encore jamais vu le haut commandeur s’énerver, et très franchement, je ne tenais pas du tout à le voir un jour sous le coup de la colère, pas par crainte de sa puissance, mais par celle de son esprit dérangé et de ce qu’il pourrait bien accomplir sous le coup d’une rage débridée.

« Haut-commandeur Hazama, cela faisait longtemps. Mes respects. »

Le saluant d’un hochement de tête, je lui faisais ainsi comprendre qu’il n’était plus mon commandant, mais bien juste un haut personnage d’une terre aussi neutre que souveraine, un homme que je devais respecter, mais seulement respecter.

Puis, me tournant vers le reste de l’assistance tout en ne perdant pas de vue la jeune femme, je tachais de graver à jamais tant leur visage que leur cosmos en ma mémoire afin de pouvoir à l’avenir immédiatement les identifier même à longue distance.

« J’en oublie mes bonnes manières. Je me nomme Ozymandias, et voici... »

Pas question d’en révéler plus que nécessaire aux yeux de cette hétérogène assistance. Je laissais donc le soin à Crystalia de se présenter elle-même.

"Reste naturelle, et soit prête à réagir si jamais la situation devenait un peu trop explosive. Je sens une énorme tension."
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Abbadon
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MessageSujet: Re: Terminus, tout le monde descends !   Ven 14 Mar - 14:17

Citation :
[Avec l'autorisation d'Hazama, Dante et Moi même posteront avant lui pour régler un petit quelque chose. Notre cher serpent postera à la suite de Dante]

Le sang d'Abbadon ne fit qu'un tour alors qu'une étincelle explosa subitement dans son esprit aux paroles du décoloré non loin de Pandore, une lueur brûlante et mortelle venait d’apparaître dans les yeux sombres du jeune démon: transformant alors ses deux pupilles sombres en deux orbes rouges comme le feu et la violence, deux yeux à la couleur inhumaine sont teintés d'un désir de violence pleinement accepté...

"T'as dit quoi... Le punk ?"

Demandât Abbadon en tournant lentement le visage en direction de Dante tandis qu'un vent chaud commençait a naître autour de lui en un tourbillon de chaleur faisant flotter ses cheveux et les lambeaux de sa veste en jean partiellement brûlé. Révélant le feu qui brûlait dans son regard, le jeune homme fit un pas en direction du second personnage qui venait d'entrer dans la maison d'Hadès: le fusillant du regard tandis que l'aura qui l'avait avant entouré d'une cape de feu, se changea brutalement en une énorme apparition ardente sous la forme d'un gigantesque oiseau de feu.

"Tu me traites de clebs alors que tu ne sais rien faire d'autre qu'ouvrir ta petite gueule et remuer la queue sous le moindre petit minois ? Tu veux me donner un os ? Restes où tu es, je vais directement de l'arracher et te le faire avaler !"

Rugit Abbadon dont l'eveil en tant que spectre n'était pas encore complet, il était encore bien trop tôt pour que l'esprit de l'étoile de la violence soit pleinement incarné en lui, contrairement à sa rage et son cosmos qui eux: exsudaient par chaque pore de sa peau. Cependant, Abbadon ne semblait pas remarquer la chose ni même les fissures qu'il creusait dans le sol à chacun de ses pas alors que son aura de feu se déversait à chacune de ses foulés, laissant l'empreinte brûlante de son passage en direction de l'autre Spectre en devenir. Ne portant aucune attention aux autres personnes présentes et se moquant complétement des choix que ceux-ci pouvaient faire, le future spectre du Bénou entendit cependant une voix venir parler directement à son esprit bouillant de fureur.

Spoiler:
 

Une voix... Qui lui disait de s’entraîner... Mais qui étaient-ils tous pour essayer de le commander ?! Serrant les dents en arrivant en face de Dante, le bénou laissa son cosmos envelopper ses membres tout en incendiant plusieurs mètres autour de lui sous sa fureur grandissant, levant de véritables colonnes de flammes noires autour d'eux: laissant naître un sourire mauvais sur ses lèvres sans retirer la soif de sang qui enflammait son esprit et son âme.

"Vas-y ! Refroidis-moi, le punk ! Tu voulais un public . C'est l'heure de mettre le feu à ta tronche de caniche ! Porte ta grande gueule et ne vient pas pleurer quand je t'aurais démoli !"

Rugit alors Abbadon en faisant exploser la fureur qui l'avait enveloppé, laissant naître deux gigantesque ailes de feu sombre dans son dos: devenant lentement le démon qu'il prétendait être.

Citation :
Des fois que vous l'auriez pas compris:
Abbadon lance un défi à Dante !
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Dante
Spectre de l'Incube
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MessageSujet: Re: Terminus, tout le monde descends !   Ven 14 Mar - 19:36

Oui... C'est ça, tuer... Tous les tuer, ne penser qu'aux morts que tu pourrais faire, te bercer dans l'extase et le plaisir du sang... Les femmes, je pourrais m'en rassasier pleinement, sentir leur vie entre mes mains, ça serait le vrai pied... Ou pas du tout ! Hors de question de devenir une sorte de monstre tueur, je n'ai pas cette envie à vrai dire, à quoi tuer si au final plus personne n'est là pour écouter mes concerts ?

Je sens pour la première fois cette envie de tuer, la vraie envie, le besoin de sentir l'odeur du sang, qu'elle m'enivre d'extase et me laisse enfin vivant. C'est ça un spectre ? Non ce n'est pas ça, c'est cette fichue épée que j'ai qui me fait ça, mais pas question de succomber à cette chose. Le métal, le rock and roll, le hard rock, voilà ma raison de vivre... Avec les femmes bien sûr.

Je vois que mes paroles marchent du tonnerre vis-à-vis de la torche humaine, ah que c'est amusant de le voir perdre son calme pour vouloir être encore plus impressionnant. J'en ai encore un sourire en coin pendant que je bouge mes mains pour venir me saisir d'Ebony et Ivory sans pour autant les sortir. Pourquoi pas un peu d'amusements, mais... Pandore a accepté ma demande, alors je suis en train d'hésiter entre une danse avec la torche humaine et elle.

Il trouve les mots qui me font encore plus sourire et j'en ai même un rire d'amusement, oui ça serait formidable de danser avec. J'en ai même un frisson rien qu'à l'idée. D'un coup je dégaine mes révolvers et je les pointe droit sur lui, je peux presque sentir le moment précis où je pourrais appuyer sur la détente, d'une seconde à une autre, on rentrera dans la danse... Ou pas.

D'un coup, je sens quelque chose résonner en moi, une voix forte et puissante... Perséphone ? Oh voilà qui promet d'être intéressant. Une femme pour me diriger? J'aime ! Rien de tel pour motiver mais ça veut dire qu'une chose; si on se bat, la patronne va pas aimer ça... Ah que c'est dur que de devoir renoncer à la promesse d'une belle danse. Mais une chose me fait davantage sourire alors que je tourne la tête vers Pandore. Ainsi elle est celle qui va nous contrôler ? Ah bah je suis chanceux dis donc. Je parle avec une voix détendue et toujours le même sourire vers Pandore.


-Ah... La patronne vient de revenir Pandore, et de ce que j'ai entendu, tu dois nous commander. Remarque moi j'aime bien ça, je vais pas m'en plaindre.

Je tourne ma tête vers la torche humaine et hésite encore quelques secondes avant de finalement ranger mes révolvers. J'en suis presque à me dire que des fois, je suis trop gentil. Mais que voulez-vous, quand c'est pour une demoiselle, je suis un vrai nounours... Ou un fauve, au choix.

-Dis-moi donc ton ordre Pandore, après tout je suis ton guide ici et puis Perséphone la patronne a dit que tu étais sa volonté.

Puis sentant la présence de deux autres personnes arriver, je me tourne vers elles et je vois un homme plutôt bien bâti et une autre demoiselle à en faire tomber des mâchoires. C'est sans gêne que je lui fais un clin d'oeil et lui fait un bisou dans le vide avant de me tourner vers l'homme qui m'avait provoqué.

-Désolé mais je crois qu'on va devoir remettre notre danse à plus tard, tâche de bien te préparer. J'aime jouer avec le feu. Et puis comme on dit pour les chiens, c'est les plus petits qui aboient le plus.

(Dante refuse le défi)
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Hazama/Eris
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MessageSujet: Re: Terminus, tout le monde descends !   Sam 15 Mar - 16:25

Le choix des broches. Un moment fondamental pour tout nouvel apprenti étant amené à passer par Sparte. Et pourtant, malgré le coté solennel de l’instant présent, Hazama avait le regard perdu dans le vide. Scrutant un endroit éloigné, situé vers les arènes. Il semblait déjà ailleurs, comme focalisé sur quelque chose de bien plus important que le choix des apprentis.

*Artémis… A quoi cela peut-il bien te servir de revenir ici maintenant que ta tâche est accomplie ? Ta meute n’est qu’une excuse, pas une raison. Alors pourquoi ?*

Ainsi la déesse de la chasse s’en retournait sur les lieux de son éveil, sur les lieux de sa dernière défaite, sans doute dans l’espoir de reprendre sa relation avec Sparte d’un meilleur pied, ou peut-être de tromper son ennui maintenant que son père était de retour.

Ne prenant même pas acte des beuglements furieux de l’animal enflammé pestant devant lui, le haut commandeur analysait la foule d’information que ses sens aiguisés lui faisait parvenir.

*Voyons… Un, deux, trois eeeeeeeeeeeeeeeeeet… Quatre ? Tout ça pour moi ? Je devrais me sentir honoré.*

Nombre de chevaliers d’or s’étaient depuis peu introduit dans la cité du cosmos, et pour un pareil déploiement de puissance, il fallait sans doute que le sanctuaire n’ait plus que ce genre de force à disposition.

*Huuuuuuuuuuum. Le temps est-il venu pour annoncer la prochaine scène ? Si vite…  J’aurai voulu d’avantage de temps, pour rendre le scénario encore plus horrible. Enfin, qui a le temps ? Qui a le temps ?*

Le retour d’une Olympienne, l’arrivé de quatre chevaliers d’or, et maintenant ? L’arrivée imminente d’un des gardiens du bureau du haut commandeur, sans doute envoyé porteur d’un message. Juste au moment où Ozymandias et sa compagne se décidaient enfin à sortir de l’ombre.

« Juste une petite seconde je vous prie. »

Se retournant sur lui-même, accueillant son familier d’un bras posé sur le sol, le haut commandeur le fit ainsi rejoindre son cosmos, assimilant alors ses souvenirs et le message dont il était porteur.

*Oooooooooooooooooooooh ? Même lui ? Décidément, je vais devoir leur demander de prendre un rendez-vous si ça continu.*

"Retourne à Arwen, dis-lui que j’ai bien reçus son message et que je la retrouverais sitôt mon entrevue avec Artémis achevé."

Renvoyant alors le reptilien messager à son expéditrice, Hazama savait pertinemment qu’une convocation du roi des dieux ne pouvait se refuser, et s’interrogeant déjà sur ce qu’il allait bien pouvoir retirer de cette entrevue, il sourit de plus belle en imaginant l’embarras du roi des dieux.

*Hihihi, si seulement j’avais pu voir Sa tête lorsqu’il découvrit ma cité.*

Zeus devait se sentir perdu devant la création de Sparte et les promesses qu’elle contenait. Il était donc naturel pour lui d’aller mendier des réponses à son commandant en attendant le retour de sa fille chérie.

*Retour qui ne saurait tarder vu les choses… Il faut me hâter, Artémis me sera encore utile on dirait, à moins que je ne n'utilise Arwen... Enfin j'improviserai le moment venu, tant que j'arrive à temps, le moyen importe peu. Et puis peut-être que mon petit projet trouvera un écho favorable à Ses oreilles, surtout avec la performance d’Arès. Hihihihi… Oui je pense que ce sera le bon moment pour le Lui proposer.*

Se relevant le sourire aux lèvres, Hazama assista l’air absent aux échanges aussi véhéments que grotesques que s’échangeaient les deux nouveaux membres de la maison noire. S’il n’intervenait pas, ces deux idiots en viendraient vraisemblablement aux mains, et là il devrait intervenir.

*Quelle plaie…*

« Juste une petite chose, avant que vous ne fassiez quelque chose que vous seriez amené à regretter. En prenant ces broches… Non. En franchissant les murs de Sparte, vous vous êtes engagé à respecter sa loi. Et sa loi est neutralité, calme et respect mutuel. Les combats sauvages sont strictement interdits, de même que les combats non encadrés entre membre de maison différente. Si vous voulez vous battre, il vous faudra aller aux arènes. Le premier contrevenant à ces règles aura affaire à moi, et je vous jure, par tous les dieux et leurs enfers, que vous n’aimerez pas avoir affaire à moi. »

Visiblement déjà beaucoup trop énervé pour entendre les dires du haut commandeur, le dénommé Abaddon embrasait son pouvoir au point de passer immédiatement du rang de tapageur diurne au rang de danger public à traiter de toute urgence.

« Haaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa… »

Redressant son chapeau sur son front, le sourire du haut commandeur disparu l’espace d’une fraction de seconde, révélant un visage en proie à une fureur insensée que l’on aurait cru insoupçonnable en un être aussi placide. Tout son être se mua alors en un éclair pour devenir un prédateur à l’image de ses yeux jaunes à présent pleinement ouverts où deux pupilles verticales s’ouvraient sur un abîme sans fond reflétant les flammes de sa prochaine victime.

Dévoilant dans un rictus méprisant une paire de canines résolument inhumaines, la suite fut si fulgurante qu’elle dut paraître indistincte, même aux yeux des chevaliers d’or resté à bonne distance.

« Ouroborooooooooooos ! »

D’un geste de la main, Hazama invoqua l’un de ses familiers, qui cette fois, bien au contraire de siffler et montrer ses crocs, fila tel un éclair noir en direction du flamboyant Abaddon avant de l’engloutir d’un coup sec, comme s’il s’était agi d’un savoureux entremet.

Le corps filiforme et énergétique de l’animal cosmique ne gonfla même pas malgré la taille de l’homme ingéré, comme s’il avait simplement disparut de la réalité en franchissant les mâchoires du serpent cosmique qui déjà, avec souplesse et lenteur, retournait au cosmos de son créateur, rappelé par son maître une fois son œuvre achevée.

« Sssssssssssssh. »

Momentanément hors de lui, le haut commandeur scruta de ses yeux étincelants le reste de l’assistance médusée par ce geste avec une promesse silencieuse. Le prochain qui en viendrait à provoquer son déplaisir connaîtrait un sort similaire, si ce n’est pire encore.

Se redressant tout en rajustant son chapeau et sa manche de chemise, Hazama retrouva peu à peu son sourire. Se donner ainsi en spectacle n’était pas pour lui déplaire, mais le faire d’aussi vulgaire manière n’était pas dans ses goûts. Décidément, cette journée avait commencée en fanfare avec le duel des Olympiens, et maintenant, en plus du retour d’Artémis et de l’arrivé des quatre émissaires du sanctuaire, voilà qu’un nouveau pouvoir divin s’éveillait au cœur de la maison noire, porteur d’un message psychique qu’Hazama reconnu aussitôt être celui de la déesse des saisons.

"Et bien, et bien… Je regrette de ne pas avoir su vous recevoir comme il se doit, mais je sais que grande est la tâche qui vous attends, d’autant plus qu’avec le retour de votre père, votre peuple encours désormais la peine capitale. Soyez prudente divine Coré, il ne faudrait pas qu’après plus de six siècles d’absence, votre retour ne soit au final qu’un dernier sursaut avant le scellement éternel n’est-ce pas ?"

Souriant alors comme à son habitude, le haut commandeur assistait sans réagir à la disparition de ce cosmos divin, s’en allant à présent vers les enfers où Perséphone aurait déjà fort, fort à faire.

« Bon, et bien sur ce, je vais vous laisser. D’autres affaires m’attendent, des affaires… urgentes… »

Se tournant vers les nouveaux membres de Sparte, Hazama fit de son mieux pour retrouver sa voix habituelle en lieux et place de celle plus hystérique qu’il avait eu quelques secondes auparavant.

« Je ne saurez que trop vous conseiller d’aller rejoindre vos maisons respectives. Là-bas présentez-vous à vos aînés, où à votre préfet de maison. Ils vous instruiront sur les lois et les coutumes de la cité et vous montreront vos quartiers. »

Jetant juste un regard aux deux chevaliers d’or, Hazama s’amusa de la nouvelle prestance d’Ozymandias, vraisemblablement rassuré par sa nouvelle situation. Otant son chapeau en gentleman qu’il était, Hazama retrouva son plus beau sourire en comprenant le signe associé à la jeune femme en scrutant plus en détail son cosmos et son esprit.

« Bienvenue à Sparte mademoiselle, et bon retour à toi Ozymandias. Que de souvenirs et de nostalgie n’est-ce pas ? Pardonnez-moi de ne pouvoir vous entretenir sur le champ, mais un événement de dernière minute requiert toute mon attention. Si vous voulez me parler, retrouvons-nous là-bas. »

Pointant alors du doigt l’arène où Artémis avait élu domicile, le haut commandeur s’éloignait déjà de l’improbable assemblée, à présent délestée de son membre le plus impulsif.

"Bienvenue Crystalia de la vierge, celle qui ne fut formée ni par le sanctuaire ni par Sparte."

Trahissant sans doute sa puissance psychique en s’insinuant ainsi avec facilité dans l’esprit de celle qui disposait de la plus grande force d’esprit de l’élite dorée d’Athéna, Hazama aurait pu percer au travers elle jusque dans ses moindres souvenirs si l’envie lui avait prise, mais pour le moment, la condition de Crystalia lui suffisait, et le temps lui manquait pour un tel divertissement.

"Nous nous reverrons bientôt chevalier, vous et moi avons beaucoup de choses à nous dire… Oh, une dernière chose. Gardez un œil sur votre nouvel ami, il est plus sale qu’il n’y parait malgré son costume impeccable, après tout, c’est un gémeau lui aussi. Hahahahahahaha…"

Jetant un dernier coup d’œil amusé à l’assistance avant de s’en retourner comme il était venu, le haut commandeur disparu dans les ombres de la ruelle au bruit régulier de ses pas qui disparurent en même temps que lui.

HRP:
 

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Athéna
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MessageSujet: Re: Terminus, tout le monde descends !   Dim 16 Mar - 17:14

Si vite, tout se passait trop vite. J'avais à peine quitté Sanguinius des Yeux que Pandore s'était emparée de la broche noire. J'en éprouvais aucune surprise ni préjugé. J'avais moi-même laissé mon choix se faire sur une simple affinité. Mon cosmos avait suffi à me diriger vers ce que je considérais maintenant comme ma planche de salut. Il me fallait maîtriser ce pouvoir pour moi et les miens. C'était l'essentiel à mes yeux. Je n'avais pas réellement conscience de tout ce que cela impliquait. Trop de choses s'étaient passées en si peu de temps. Un peu comme si j'avais basculé dans la quatrième dimension. Seulement, c'était la réalité, ma réalité.

Un instant, j'entendis comme des voix.

D'autres arrivants ?

De quoi me faire rater le départ de Sanguinius avant de le voir revenir en portant la broche dorée. Un soulagement immense m'envahit avant qu'il ne se mue en joie débordante. Lui aussi allait se rendre dans l'enceinte de la Maison Dorée. Ainsi, je ne serais pas seule à affronter un destin aussi singulier que le mien. Cela était un poids de moins sur mes épaules.

- Sanguinius... ?

Je sentis son aile se refermer sur moi.

- Ils vont vraiment en venir aux mains et se battre avec cette puissance dépassant l'entendement ?

C'était effrayant. La colère et la haine que j'avais juste devinées en Abbadon lors de notre trajet en bus avaient grimpé en flèche avant de se muer en une véritable torche de fureur sombre. La chaleur montait à une vitesse alarmante quasi instantanément tant cela était rapide.

Mais il risque de tout faire brûler...

Sans m'en rendre compte mes mains s'était crispées contre l'aile de Sanguinius alors que je me serrais contre lui. J'avais comme un volcan noir à quelques pas de moi. Un volcan sur le point d'entrer en éruption. D'autres personnes nous avaient visiblement rejointes mais dans le trouble présent, je ne voyais que cette menace sur le point d'exploser. Ce garçon était dans une telle rage que rien ne semblait pouvoir l'arrêter. Instinctivement, je me blottissais entre les plumes de Sanguinius avant qu'un flash ne vienne balayer l'homme, le faisant disparaître de la vue de tous et de toutes.

Quelques secondes à peine...

Je n'y comprenais rien. Cela dépassait l'entendement. Tout était trop rapide pour moi dont les forces avaient encore besoin de se refaire. J'avais de sérieux doute sur mon état mental. Peut-être avais-je été victime d'une hallucination ? Je n'avais pas le moyen de le savoir maintenant. Aussi quand j'entendis la voix du Haut Commandeur, je lui répondis aussitôt.

- Oui, je pense que je vais suivre votre conseil et me rendre aussitôt dans la Maison Dorée. J'ai besoin de reprendre des forces et de faire le point. Cela sera sans le moindre doute plus simple entre les murs d'une chambre qu'au milieu d'une cour ouverte à tous vents. Puis...

Je me tournais vers les nouveaux arrivants.

- Vous avez d'autres invités et je ne souhaite pas les faire attendre. Monsieur, madame, passez une bonne journée. J'espère que vous n'avez pas trop attendu par ma faute. Haut Commandeur Hazama, merci de votre accueil. A bientôt peut-être.

==> Maison Dorée


Dernière édition par Delphine le Ven 21 Mar - 21:59, édité 1 fois
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Pandore
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MessageSujet: Re: Terminus, tout le monde descends !   Jeu 20 Mar - 20:27

L'ange Sanguinis a choisi la maison dorée. Réaction un peu attendue, mais l'autodétermination cohérente du blond macroptère a le mérite d'avoir un minimum de cohérence au milieu de cette scène inédite d'Ubu roi. Des explosions de cosmos dans tous les sens, des arrivées impromptues, sans doute cela traduit le mieux possible un Stalingrad de la raison. On commence à s'habituer -on s'habitue à tout, même si l'inquiétude persiste à habiter là, au creux de la gorge.

Rien de tout ce foisonnement ne perturbe Hazama, heureux comme un poisson dans l'eau, gai et vif comme un pinson. Il regarde à droite, à gauche, prend des notes, s'arrête sur l'arrivée de nouveaux arrivants. L'homme et la femme ne sont apparement pas d'ici, mais n'ont pas l'inquiétude d'eux autres, les disciples. Pandore n'a pas le temps de les observer attentivement, ses deux camarades de maison se décident à en découdre. Là, maintenant. Juste pour le fun.

Ravageant le sol un peu plus à chaque pas, Abbadon avance telle une torche humaine. Dante lui a une épée que la poupée bavaroise a bien remarquée d'abord mais qu'elle peut détailler maintenant. L'arme est assez baroque, dégageant une impression malsaine, ce n'est pas une simple lame de parade, et il semblerait que Dante brûle de s'en servir. Un rideau de plumes d'une chaleur moite vient s'interposer. C'est Sanguinis. Il faudrait être folle pour refuser une telle aide.

« Laisse-moi tranquille. »

Pandore repousse l'aile avec irritation. Les bonnes soeurs lui ont souvent reproché son mauvais caractère, mais elle tient son propre instinct pour son meilleur allié.

Je veux voir ce qu'il va se passer.

Dante revient finalement sur son impulsion première. Pour Pandore ce serait un sentiment de déception, si ses mots ne contenaient pas une nouvelle énigme à résoudre. La patronne – qui ça ? - est revenue, et elle l'a choisie pour commander. Commander aux membres de la maison noire ? L'héritière des Heinstein ne saisit pas sur le coup. Mais l'attention est ausssitôt détournée par Hazama qui use une fois de plus de ses terrifiants pouvoirs pour punir Abbadon le dissident.

Le déliquant disparaît purement et simplement. Est-il mort, désintégré par ce flash de lumière ? Teleporté dans un cachos ou une cellule capitonnée ? Qui sait. Personne ne semble s'en émouveoir en tout cas, peut-être à cause de la brutalité de l'évènement. Sans exprimer autre chose qu'un rictus amusé, Hazama engage les novices à se disperser et à regagner leurs maisons. Circulez, il n'y a rien à voir. Delphine la bonne disciple le salue poliment et annonce qu'elle file à son dortoir. Sanguinis ne tardera à la suivre, c'est sûr.

Pandore tend l'un de ses bagages à Dante. Il n'y a plus rien à faire ici désormais. Elle a retrouvé son visage de poupée inoffensive, réservée mais aimable.

« Tu veux bien me montrer la maison noire ? Je voudrais trouver ma chambre. Et puis rencontrer le préfet de maison si c'est possible ? »

>> maison noire sans doute
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Ozymandias
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MessageSujet: Re: Terminus, tout le monde descends !   Ven 21 Mar - 22:05

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Terminus, tout le monde descends !
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