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 Terminus, Sparte !

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Sanguinius
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MessageSujet: Terminus, Sparte !   Mer 18 Déc - 18:29

Arrow présentation (le monde)

"C'est... Humiliant... Je dois vraiment porter cette tenue ? Si vous me faites une blague, je vous promets sur mon nom que je vais vous faire passer un sale quart d'heure, à vous et à votre bus."

Grogna l'ange à la longue chevelure d'or au regard gêné par la sensation de l'accoutrement qu'il portait en ce moment même sur sa peau. Lui qui portait toujours un grand manteau pour cacher les immenses ailes dorées qui lui barraient le dos, le voilà avec celles-ci à l'air libre et assis sur l'une des trop nombreuses places d'un bus vide de passager a part deux autres personnes et, avec au volant le conducteur le plus louche au monde... Pourquoi avait-il accepté de rejoindre Sparte déjà ? S'il avait su qu'on le déguiserait en héros de dessin animé, il aurait réfléchi à deux fois avant de rejoindre cet homme.

'' Mais non, ne t'inquiète pas. Je fais partie du personnel de Sparte et tout ce que je fais, je le fais d'après les instructions de notre directeur Hazama, le grand commandeur de Sparte. L'homme qui est venu te chercher je te signale."

Fit la silhouette en costume derrière son volant tout en allumant un cigare, lâchant alors son volant pour sortir un briquet à silex ainsi qu'un long cigare que l'on devinait bien cher rien qu'a la vue: laissant complètement les commandes de son véhicules qui, s'animaient d'elles même pour déplacer l'immense véhicule a travers l'étrange cité. Bouillonnant depuis assez longtemps dans son coin, l'ange aux ailes d'or se redressa en montrant le costume ridicule qu'il portait en ce moment même: un anneau doré était placé en icone au milieu de sa poitrine azurée et blanche où le haut incolore se terminait devant ses jambes en une sorte de pagne ridicule, de haut en bas la texture presque plastique de ce costume donnait l'impression à Sanguinius: la certitude même d'avoir été la victime d'une plaisanterie stupide.

"Ce sont les directives du directeur de m'habiller comme un super héros de bande dessiné !?"

La réaction du conducteur se fit sans attendre: tirant alors une grande bouffée de son cigare, celui-ci vint sourire vers l'ange, montrant alors son regard brillant d'un sentiment indescriptible pour Sanguinius dont la vue du sourire de l'homme, sentait naître en lui un malaise de plus en plus grandissant

"Certes, ce costume ne te met pas vraiment en valeur... Mais on ne discute pas les ordres d'Hazama, monsieur le super héros.. Haha.... Hahahahahaha ! Maintenant boucle ta ceinture, on va passer par une zone dans un sale état."

Comme l'avait prévenue l'inquiétant chauffeur, le véhicule traversa une zone des plus remuantes: le bus entier était secoué par une multitude de nid de poules, de bosses et d'autre changement de niveau aussi brutaux inattendue, a croire qu'ils étaient en train de s'aventurer dans une zone en voie de construction. Soupirant alors, le jeune homme aux ailes d'ors repliés se retourna en direction des autres passagers, espérant pouvoir ouvrir une discussion pour passer le temps avec ceux-ci. Prenant alors un ton amical, Sanguinius s'adressa à la femme et l'homme derrière lui.

"Excusez moi si je vous dérange mais, comme on se dirige tous au même endroit, il serait peut être bon de faire connaissance ? Je me présente, je m'appelle Sanguinius. Pourrais-je savoir vos noms, s'il vous plait ?"
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Pandore
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MessageSujet: Re: Terminus, Sparte !   Lun 23 Déc - 12:30

Alors qu'on l'interpellait ainsi, Anésidora sortit de son immobile réserve. Elle leva les yeux vers cet inconnu qui s'était plaint du costume qu'on lui avait imposé. Malgré cet étrange déguisement et ses surprenantes ailes, l'homme n'était pas réellement inquiétant. Il restait tel qu'il était : véritablement beau et gracieux malgré son physique imposant et cette étrange proéminence dans son dos. Son visage était si régulier, son expression si franche et ses yeux si limpides qu'il paraissait irréel. Il évoquait à Anésidora la statue de saint Michel terrassant le dragon devant lequel elle était maintes fois passée dans la chapelle du foyer religieux où elle avait trouvé refuge jusque-là.

Toute jeune fille de vingt et un ans un tant soit peu équilibrée aurait répondu à cet homme si beau et si avenant par un sourire, des paroles enjouées. Peut-être même y aurait-elle mis un soupçon de séduction en toute innocence et sans même s'en rendre compte. Mais rien de tout cela n'apparaissait sur le visage d'Anésidora, si ce n'est un masque de froideur. La jeune femme aux cheveux noirs lança un bref regard à la seconde personne qui se trouvait là et comprit qu'elle devrait donner son nom la première.

« Je m'appelle Pandore. Enchantée ... »

Son visage fermé décourageait toute nouvelle tentative d'engager la conversation. Puis elle détourna le regard, faisant mine de se désintéresser du grand inconnu blond, pourtant si incroyable. Les mains soigneusement posées sur les volants de sa robe de dentelles noires, elle attendait patiemment l'arrivée du bus en subissant en silence les désagréments du voyage. Anésidora était d'une grande patience. Elle ne connaissait que cela : l'attente. Sa vie entière ne lui avait semblé jusque là qu'une interminable expectation.

Sans pour autant le manifester ou le contester, Anésidora non plus n'avait pas choisi de monter dans ce bus avec tous ces inconnus, pas plus qu'elle n'avait choisi le nom d'emprunt qu'elle venait de donner. Malgré sa tenue respectable, elle n'était sans doute pas moins étrange que ces étrangers. Mais elle ne voulait ni ne pouvait s'exprimer là-dessus. La jeune allemande ne faisait que suivre à la lettre les préceptes de son oncle, ou du moins celui qu'elle tenait pour tel - après tout, elle n'avait jamais vu ce protecteur de sa vie. Cela étant, il avait été le seul élément stable auquel elle ait jamais pû se raccrocher.

D'aussi loin qu'elle se souvienne, cet oncle mystérieux s'était assuré de son confort depuis toujours. Ainsi, lorsque son père avait disparu quinze ans plus tôt, ce parent éloigné avait trouvé pour elle et sa mère une demeure et s'était occupé de tous les démarches administratives pour leur obtenir une rente confortable. Puis lorsque sa mère avait sombré dans la folie quelques années plus tard, cet oncle avait placé la jeune Anésidora chez une tante éloignée. Sans dévoiler son visage, il l'avait également protégée après la tragédie qui avait frappé cette famille d'adoption et cachée dans ce foyer dirigé par les sœurs carmélites de Cologne.

Au milieu de son monde qui s'écroulait à chaque fois qu'elle faisait un pas, Anésidora avait pû compter sur cette présence qui n'avait aucune véritable chaleur, mais qui lui avait néanmoins toujours offert sa protection. Cependant, même si le séjour au foyer dépendant du Carmel avait été instructif et studieux, elle avait accueilli avec soulagement la lettre de son bienfaiteur lui annonçant qu'elle devait partir pour un nouvel horizon. Il y précisait qu'elle devait rester anonyme.

    Les choses ont été arrangées avec la direction. Tu seras installée avec tous tes effets personnels dans une chambre individuelle, ce qui permettra de garder plus facilement ton identité secrète. J'ai réussi à obtenir cette faveur en raison de la place que prendra ta harpe.

    Quoiqu'elle puisse te rappeler encore de douloureux souvenirs, j'estime que tu dois continuer à cultiver ton talent. Le laisser en friche serait plus que dommage. De plus cette harpe te servira à conserver le privilège de la tranquilité.

    Il a également été convenu que ton nom serait désormais Pandore Von Heinsterne. Sous aucun prétexte tu ne dois dévoiler ton nom ni ton origine. Ce nouveau prénom te servira de memento : ton cœur et ta mémoire renferment des secrets que jamais tu ne devras ouvrir à personne. Dans le cas contraire, de nombreux maux en ressortiraient, de la même manière que dans la légende.


La lettre dont elle avait mémorisé ce passage à force de l'avoir relu était à présent glissée dans la couverture de son exemplaire de l'Enfer de Dante dont elle ne se séparait plus depuis quelques jours, profitant de chaque opportunité pour s'avancer dans sa lecture. Cependant, il y avait beaucoup trop d'agitation dans ce bus pour pouvoir décemment se concentrer. La jeune femme jeta un coup d'oeil au paysage qui défilait. A quoi la cité de Sparte pouvait-elle bien ressembler ?

Un chaos de la route produisit un choc plus violent que les autres fit basculer des bagages à main entassés à l'arrière. Le vacarme fit sursauter Anésidora. Elle fixa des yeux le sac à dos tombé lourdement au sol et qui commençait à glisser le long de l'allée. Celui-ci s'arrêta juste devant l'emplacement qu'elle avait choisi. En le regardant, la jeune femme avait l'impression que l'objet n'avait pas osé l'approcher.

* C'est absurde. Un objet inanimé ne peut avoir d'âme. *
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Abbadon
R.I.P.
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MessageSujet: Re: Terminus, Sparte !   Mer 25 Déc - 17:25

Des choses complètement loufoques ont commencé à apparaître dans sa vie depuis qu'il s'était découvert la capacité de transformer sa rage et sa colère en flamme, de donner corps à tous ses sentiments sous la forme d'un feu sombre et brutal: un incendie d'une violence sans limite apparut le jour où Abbadon découvrit les fabuleuses facultés dont il était doté lorsque sa colère explosa littéralement quand il fut passé à tabac par une bande de délinquants rivale à la sienne... Bien qu'il n'arrivât pas vraiment à se souvenir entièrement ce qui s'était passé ce jour-là, Rochel se rappelait exactement ce qu'il avait ressenti avant de recouvrir ses agresseurs de flammes: la colère, l'amertume, le regret, puis la haine... Et Enfin, la fin. Aussi fou que cela semblait paraître, le jeune homme aux cheveux sombre était sur d'une chose et s'en servait même comme point d'ancrage dans une réalité devenu absurde a son gout, il était mort ce soir-là... Et était revenue à la vie transformée en une chose dont l'homme au chapeau vert qui l'avait sorti de l'incendie n'avait voulu lui dire.

Que sentiment singulier de savoir que l'on n'était plus celui que l'on fut il y a à peine une semaine de cela . De savoir qu'on venait de mourir pour aussitôt renaître en quelque chose d'autres, quelque chose de plus sombre, de dangereux et avec la même soif de violence que celle qui l'animait au moment de sa mort ? Beaucoup de questions et pas une seule réponse, à croire que l'autre allumé au sourire de malade a interné, se payait sa tête et devait même être complètement hilare à l'heure actuelle...

"Sigh... Mais dans quelle galère je me suis encore fourré ?"

Laissa alors échapper le délinquant en soupirant à voix haute tout en observant le paysage qui défilait à travers la fenêtre du car; observant celui-ci depuis qu'il s'était assis dans le véhicule tout en ressassant les derniers événements dans son esprit. Tout en repassant le film de sa vie dans sa tête, le futur spectre remarqua que le bus semblait se mouvoir avec une vitesse effarante: il aurait juré avoir vu le Colisée de Rome et la statue de la liberté a même pas une heure de décalage. Encore quelque chose de surréaliste dans la longue liste qu'il venait de commencer depuis sa renaissance... Enfin, il pouvait à présent noter la présence d'un... Guignole déguisé en héros de Marvel avec un costume bien trop moulant pour que celui-ci soit juste un déguisement juste pour avoir l'air stupide dedans.

Comble du ridicule, voici que " l'Ange" remarqua sa présence et révéla aussi celle d'une jeune femme à une peine un siège devant le sien: une gamine hautaine et froide devina le jeune homme en écoutant la voix de celle-ci, le genre qui se prend pour la reine du monde par ce que Papa et Maman ont les sous pour l'avoir pourri depuis la naissance. Elle devait se croire trop bien pour être avec un fou en costume bleu et un ancien étudiant de seconde zone... Bien qu'il ne lui ait même pas adressé la parole, Abbadon sut qu'il ne pourrait jamais la supporter. Soupirant de nouveau en se redressant pour faire face à "Sanguinius"... Sérieusement, ce n'est pas interdit par la loi un nom pareil . Se demanda le Spectre en se plaçant juste au-dessus du dossier de "pandore", encore un nom à coucher dehors... Le car était en route vers une école de super héros ou un asile de fous ? Enfin bref, pensât le jeune homme en venant répondre d'une voix non pas dédaigneuse mais sec au grand blond avec des ailes dans le dos:

" Abbadon, et ce seras tout... Je ne parle pas avec un personnage de Marvel."

Fit-il avant de retourner a sa place et remarquer une valise qui glissait vers lui, la renvoyant en avant d'un coup de pied en grommelant que certain, voir certaine devait apprendre a ranger leurs affaires.


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Le chauffeur

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MessageSujet: Re: Terminus, Sparte !   Ven 3 Jan - 20:22

*Et de trois, plus qu’une.*

Sans se retourner et laissant le dernier voyageur s’installer parmi les deux pensionnaires déjà présent, le chauffeur tira une nouvelle bouffée de son cigare tout en refermant les portes de son bus qui repartis sans qu’il eut besoin de toucher à quoi que ce soit.

*Voyons voyons… Ah oui, Delphine je crois…*

La proximité de la jeune fille de la montagne des dieux était sans aucun doute un signe quant à son destin d’élue du cosmos, et ce crochet inattendu n’était pas des plus plaisants au chauffeur qui bien des fois soupirait de devoir parcourir le monde à la recherche des élus qu’Hazama lui désignait.

*Et encore, s’il ne fallait qu’aller les chercher… *

Réglant son rétroviseur interne pour observer Sanguinius se prendre râteau sur râteau, le chauffeur se demanda si l’accoutrement limite clownesque du jeune homme n’y était pas pour quelque chose et si le haut commandeur n'avait pas fait exprès.

*Je ferais bien un somme moi.*

Le bus n’avait pas besoin de lui, pas éveillé du moins, les bras croisés du chauffeur en étaient la preuve. Cependant, il convenait encore de maintenir intactes les apparences avec les novices. Tous n’étaient pas encore prêts à entrevoir la vérité derrière les apparences.

« Hola hola ! Pas de chamaillerie dans mon bus ! »

Interpellant ainsi le jeune emo-dark-monde-de-merde du fond du bus, le chauffeur fit ainsi comprendre à ses pensionnaires que selon son seul désir, il pourrait les mettre à la porte si jamais ils devenaient trop turbulents.

*Et voilà l’Olympe.*

De la ville moderne, le monde était devenu campagne d’un autre âge. Mais plus que du maïs ou du blé à perte de vue, c’était le pied d’une gigantesque montagne qui se profilait devant l’étrange véhicule se mouvant sur la rocaille comme s’il s’agissait d’une autoroute.

Semblant parfaitement savoir où il se dirigeait, le chauffeur fixait le haut de la montagne avec une certaine appréhension, comme s’il redoutait ce qui aurait pu en descendre. Après tout, peu de mortels avaient jamais osé gravir la montagne du pouvoir lorsqu’elle était habitée, et moins encore en était ressortis indemnes.

*Quelle idée de s’écraser ici franchement…*

Sans doutes les derniers évènements survenus à Sparte y étaient pour quelque chose, un conflit entre deux Olympiens avait de quoi détruire bien des choses, et les avions en faisaient partie. Une chance pour la dénommée Delphine que son pouvoir se soit éveillé à temps, sans quoi il lui aurait été impossible de survivre au crash de son appareil dans ces lieux hostiles.

*Et nous y voilà.*

Le cratère causé par l’impact était désormais visible, et à l’entrée de celui-ci, une mince silhouette féminine se tenait immobile et droite, comme une figure de proue.

« Pom, pom pom pom... »

Stoppant son véhicule à quelque mètre de la jeune femme crasseuse et blessée, le chauffeur tira de sous son siège une trousse de premier secours et lui ouvrit la porte dans un grand sourire.

« Bien le bonjour mademoiselle, je vous dépose ? »

L’invitation était lancée, la trousse de premier secours attendait Delphine à l’intérieur de l’autobus ronronnant doucement. Le choix lui appartenait.
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Athéna
Déesse de la Guerre et de la Sagesse
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MessageSujet: Re: Terminus, Sparte !   Jeu 9 Jan - 21:48

==> Je suis tombée là

C'était terrible. Ce spectacle était à vous glacer les sangs. Pire que tout était encore ce silence. Plus une personne en vie et ce cratère que je laissais derrière moi. Rien qu'à me souvenir de la vue plongeante qu'il m'avait offert en ultime cadeau, je pouvais sentir une coulée de sueur glisser dans mon dos. De quoi me faire encore frissonner. Je pensais à cette nuit que j'avais passée au fond du trou et à la force que j'avais trouvé en moi pour m'en tirer. Battante, j'étais cela et bien décidée à ne pas rester sur place. Enfin, décidée dans ma tête puisque mon corps lui ne suivait pas. Le traître m'avait quasi lâchée au deux premiers mètres. J'en avais presque senti les larmes glisser le long de mes joues.

Pourquoi ?

De dépit, de frustration face à ce qui resterait sans doute inexpliqué, je saisissais une pleine poignée de roche que je broyais sans même m'en apercevoir. Des larmes de nouveau me piquèrent les yeux, les lavant de toute cette crasse qui menaçait de blesser mes cornées. J'avais d'excellentes notions d'anatomie et cela était plus qu'indispensable quand on se retrouvait soudainement au fond d'une sorte de piège de fourmilion géant.

Passé les troubles oculaires, ce fut mon estomac qui se mit à hurler. Manger, même dans les pires circonstances, on avait besoin de casser la croûte. Enfin, celle que j'avais en réserve n'était pas un menu gastronomique mais juste des biscuits encore mangeables. Quelques bouchées qui me parurent d'une délicatesse digne des meilleures sucreries et autres douceurs et un bruit de moteur accompagné d'un nuage de poussière attira soudain mon attention. Enfournant sans la moindre grâce, mes gestes tenaient bien davantage de la gloutonnerie que de la dégustation dans les salons de thé, je me relevais, avant de faire de grands gestes.

- Hooooooéééééééééééééééé, je suis là !!!

Je savais donner une image qui n'avait rien de la belle princesse naufragée des contes de fée avec ma tenue en loques et mes bottes plus crasseuses que si j'avais affronté les divas du ring dans un match de boue aussi éreintant que salissant. Bref, je payais pas de mine et j'osais même pas imaginer l'odeur.

Par chance, le nuage de poussières se révéla un excellent allié. Personne ne poussa de cris d'orfraies en me voyant monter, imprimant chacun de mes pas dans le tapis qui ne s'en remettrait peut-être pas. Enfin quand le chauffeur apparut tel un sauveur derrière le vaste pare-brise, je ne pus retenir un cri de surprise. Cet homme semblait tout droit surgir d'un autre monde et être aussi rassurant qu'un gardien de camp pour aliénés mentaux.

Mais non, c'est ton imaginaire, tu dois encore être choquée ou commotionnée...

De toute façon, je n'avais guère le choix entre un chauffeur désavantagé par son physique ou un sauveur à la tête de prince charmant qui ne viendrait sans doute jamais, mon choix était fait. Laissant le nuage de fumée s'éloigner. Je déteste autant les cigarettes que les cigares, je m'approchais du bus. J'y étais presque lorsque mon pied heurta un objet traître qui faillit me faire me manger la carrosserie en pleine figure. Comme si j'avais pas eu assez de misères ainsi. Enfin, dégageant l'objet d'un coup de pied rageur, je ne pus m'empêcher de me pencher sur lui avant de le ramasser.

Une navette ?

Mais qu'est-ce que cela fichait là ? Enfin, j'aurais tout le temps de réfléchir au pourquoi du comment dès que j'aurais pu reprendre des forces et surtout visage humain. Ce en quoi mon chauffeur providentiel semblait prêt à m'aider. Chose en quoi, je lui étais infiniment reconnaissante.

- Merci, merci de tout coeur, monsieur ?

Je ne savais pas son nom mais compter bien l'apprendre pour le remercier dès que possible de sa prévenance.

- Merci, vous me sauvez la vie. Je ne sais combien de temps, j'aurais erré avant de trouver de l'aide. Je promets de tout faire pour vous aider si un jour, vous en avez besoin

Et prenant la trousse de soins qu'il m'avait offerte, je titubais dans le vaste véhicule, m'efforçant de ne pas dévisager ceux déjà présents. Chose un peu plus compliquée qu'il ne pouvait paraître. Entre le héros en costume moulant avec des ailes plus vraies que nature, la jeune demoiselle issue de l'aristocratie et enfin le jeune homme à la mine aussi engageante que celle d'un molosse privé de son os, je me disais qu'après tout, je n'avais aucun soucis à me faire quand à ma tenue. Restait juste un menu problème à résoudre, enfin, après m'être présentée.

- Je m'appelle Delphine et je vous prie de bien vouloir excuser mon état. Ce serait un peu trop long à raconter pour le moment, j'ai surtout besoin de solitude pour me changer et panser mes plus graves blessures, puis d'un médecin à moins que l'un d'entre vous ne le soit.

Question sans doute inutile mais qui valait la peine d'être posée tandis que je serrai à la fois la trousse et la navette tout en me dirigeant là où je jouirai d'une certaine solitude...
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Sanguinius
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MessageSujet: Re: Terminus, Sparte !   Dim 12 Jan - 19:52

Jamais au grand jamais, il n'avait senti un tel frisson lui parcourir l'échine. Comme si une main glacée s'était posé sur son épaule, le jeune ange aux ailes d'or s'était retrouvé complètement pris dans une ambiance des plus oppressantes et des plus glaciales: la simple mention du nom de la jeune femme assis à la rangée derrière lui avait suffi à lui glacer le sang en un sentiment qu'il n'avait encore jamais ressenti... Était-ce de la crainte ? Était une réaction à la voix et au visage si froid de cette personne . Sanguinius n'arrivait pas à comprendre d'où pouvait lui venir cette sensation pratiquement primaire, quoi qu'il en soit: cette femme se nommant Pandore, était quelqu'un dont il risquait d'avoir à regretter de lui avoir donné son nom. Elle dégageait un sentiment de noirceur, de mépris et d'infiniment noir:

"Enchanté de même... Pandore..."

Les mots furent assez douloureux à prononcer, remarqua l'ange en déglutissant avant de porter son regard loin de la silhouette sinistre de la jeune femme aux cheveux de nuit, posant alors celui-ci sur ce qui pouvait s'apparenter le plus à un personnage des plus singuliers... Et des plus déplaisants, s’offusqua-t-il alors que l'être qui se prénommait Abbadon lui répondit avec une pointe de mépris beaucoup moins subtile que celle de Pandore mais au combien venimeux... Mais qu'est-ce qu'ils avaient tous à l'envoyer paître comme ça ? À croire qu'ils s'étaient tous les deux donné le mot, ou même qu'ils faisaient partie du même front de sinistre personnage... Quoi qu'il en soit, ils se ressemblaient bien ces deux-là.

"Ravi... De faire ta connaissance, Abbadon..."

S'obligea Sanguinius à répondre tout en cachant l'énervement grandissant qui manquait de peu d'empourprer ses joues; réprimant sa colère naissante sous la voix du chauffeur avant de reprendre sa place tout en faisant taire son envie de faire manger son costume stupide au ténébreux arrogant à deux places de lui.

"Ce n'est pas possible... Pourquoi dois-je endurer tout ça ? Tout ce que je voulais, c'était savoir pourquoi je suis comme ça... Pourquoi on m'a envoyé sur Terre il y a quatre ans sans rien d'autre qu'une paire d'ailes et un corps pareil..."

Souffla-t-il dans un murmure avant de jeter un oeil au-delà de la fenêtre du bus: découvrant alors que le bus s'était aventuré en une zone ressemblant plus au point d'impact d'une météorite qu'autre chose. Perdu alors dans ses pensées en se demandant ce qui aurait pu donner à cet endroit un tel aspect, l'ange fut sorti de son égarement par l'ouverture des portes du véhicule: découvrant alors une silhouette féminine et blessée se glisser près du conducteur. Une autre éléve pour l'académie de ce directeur fou d'Hazama, pensât Sanguinius en l'écoutant se présenter avant de se lever de son siège; tentant d'oublier les deux autres sinistres personnages derrière pour venir s'aventurer aux côtés de celle qui s'était présenté sous le nom de Delphine:

" Je ne suis pas médecin et encore mois un super héros malgré mon costume ridicule... Mais j'ai quelque faculté qui pourrait vous être utiles si vous acceptez mon aide: je me nomme Sanguinius et je pense que je peux vous aider."

Dit-il avant de glisser l'une de ses mains dans son dos, à l'intérieur même de ses ailes avant d'en arracher une plume en grognant péniblement pour ensuite la montrer a la jeune femme: du sang en coulait, un sang bleue et étrange dont l'ange vint poser quelque goute sur le bras de la personne blessé, la regardant lentement voir ses blessures se refermer.

"Mon sang... a quelque vertu étrange... Et que l'on nomme Ichor... Il a le pouvoir de soigner les blessures."

Finit-il en espérant qu'elle ne le prend pas pour un monstre sortit de quelque livres comme la bible ou une bande dessiné.
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Pandore
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MessageSujet: Re: Terminus, Sparte !   Mer 15 Jan - 22:18

Le silence qui suivit les réponses dépitées de Sanguinis était pesant, et l'ange fit une dernière tentative pour le rompre en murmurant qu'il voulait seulement savoir … ses mots étaient à moitié couverts par les crachottements du lourd véhicule qui les emportait à vive allure. Les paroles grossières d'Abaddon mirent un point final à la discussion. Il avait donné un coup de pied dans le bagage perdu qui rendit un son mou. Anésidora réprima une grimace en se souvenant que la sœur aumônière Thilda y avait rangé quelques affaires oubliées et une bible.

Lorsque le délinquant fut rassis, la jeune bavaroise alla récupérer l'objet dans le plus grand calme et le calla avec soin dans l'emplacement réservé au rangement. Puis elle retourna à sa place sans lui accorder le moindre regard. Le voyou était impulsif, sa nervosité était palpable. Lui aussi résistait mal au poids de l'attente. Un dérapage pouvait le pousser à sortir son cutter de sa poche. Mais Anésidora avait des doutes quant à cela, il devait être un peu plus intelligent que cela.

Aucun d'entre eux n'avait la moindre idée de ce qui les attendait à leur destination finale. Ce qu'il y avait de mieux à faire c'était d'attendre. Le bus les emmenait à une vitesse surnaturelle. Pour le moment, le futur était parfaitement opaque, comme la brume épaisse qui précède l'aube les jours de grésil à Cologne.

* Inutile de se faire des alliés ou des ennemis pour le moment. *

Accoudée, elle recommençait son travail de patience. La seule chose qui mettait réellement la jeune aristocrate à l'épreuve était l'odeur infecte du cigare du chauffeur. L'individu  qui était responsable de les mener à bon port n'avait même pas demandé à ses passagers si cette désagréable pratique pouvait les incommoder. Personne ne lui avait rien dit. Contrairement à eux, lui, il savait, et ce savoir lui donnait un ascendant, un pouvoir démesuré sur eux. Lorsqu'il s'arrêta, Anésidora comprit que la personne qu'il devait embarquer bénéficiait d'un statut privilégié : il s'était fait cordial.

Mais peut-être était-ce à cause de l'état dans lequel se trouvait la nouvelle arrivante. L'héritière des Heinstein dévisagea cette jeune femme qui entrait en titubant dans le véhicule. Elle avait l'air d'avoir survécu à quelque chose de terrible. Pas une seule émotion passa sur le visage de la jeune femme en noir. Pitié, dégoût, indifférence ? Il était impossible de savoir ce qu'elle cachait encore comme sentiment en son cœur. Pourtant, alors que l'être ailé faisait le premier pas, elle sortit un paquet de biscuits de son sac et le laissa sur le passage de la miraculée, avant d'observer avec scepticisme la plume salvatrice dégouttant de sang bleu. Elle savait elle qu'elle n'accepterait pas ce genre de chose …

« Pour reprendre des forces. »

Expliqua t-elle d'une voix singulièrement froide. En réalité, le geste de l'aristocrate n'était pas motivé par la générosité, mais plus par le devoir. Elle faisait ce qu'elle devait faire, ses sentiments n'avaient aucune importance dans tout cela. Même si elle n'aimait pas Delphine. D'entrée de jeu, Anésidora avait été frappée par le front de la rescapée, par son arrogance face au destin et à l'adversité. Son opinion était dure.

* Elle est en danger, et elle parle déjà d'aider en retour ce parfait inconnu qui lui avait donné une trousse de secours. Elle est en guenilles et nous donne des directives comme si elle était une petite reine. *

Malgré ces pensées révoltées, elle déclina son nom.

« On m'appelle Pandore. Pour ce qui est des personnes compétentes pour les soins, il devrait y en avoir là où l'on nous conduit. Du moins, j'ose l'espérer. »

La sècheresse de ses paroles les dénuait définitivement de sympathie. Ces phrases trahissaient peut-être aussi sa hâte d'arriver enfin à destination. Là où ils apprendraient le fin mot de l'histoire. Là où se trouvait la clé du futur,  Anésidora en avait la certitude.
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Abbadon
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MessageSujet: Re: Terminus, Sparte !   Mar 21 Jan - 17:16

"Ce fut un déplaisir, l'ange. Maintenant retourne toi avant de me rendre aveugle avec ton costume idiot..."

Siffla le ténébreux jeune homme à l'intention du blond aux ailes d'or, se moquant totalement de la réponse de celui-ci, si tant soit peu qu'il eut le temps de répondre avant que la voix du conducteur de ce car de fou ne vient demander le calme tout en lançant un regard quelque peu glacial à son attention... Et comment il pouvait faire ça ? Abbadon n'était même pas sûr qu'il avait des pupilles dans les deux points lumineux de son visage caché par l'ombre de sa casquette et qui lui servait d'oeil... Un car de fou, se dit-il intérieurement alors qu'il se repassa en mémoire les personnes présentes dans le véhicule: un blondinet sortit de la Bible avec un costume de super héros, une snobe qui ne lui n'avait ni adressé la parole ni le moindre regard alors qu'il venait de donner un coup dans l'une de ses valises plus tôt et le chauffeur le plus louche du monde au volant... En plus le fait qu'il était sur et certain qu'il ne devrait plus être en vie depuis plusieurs jours, Rochel se demandât en soupirant s'il n'était pas tout simplement tombé dans le coma ? Ou que des aliens l'avaient capturé, lui et d'autres parias complètement surréaliste ? La seconde hypothèse lui arracha un sourire et pouvait peut-être expliquer la dégaine pas possible de sa vie en cet instant.

Soudain, il sentit d'étrange vibration en provenance du véhicule et découvrit d'un regard en dehors de sa fenêtre que le bus s'était aventuré sur un terrain accidenté, un terrain dont l'inclinaison lui fit penser à une méchante pente avec un angle impossible... Cependant, quoique la montagne gigantesque qu'il avait prise comme repaire spatial, semblait tordu sur le moment: le bus roula sans plus d'encombre dans ce qui se révéla être un cratère que l'aurait fait le soleil pour se lever. Encore quelque chose a rajouté à la longue liste des faits impossibles de sa vie. Une fois la machine arrêté, le jeune ténébreux et grognon se redressa afin de raler sur le pourquoi d'un arrêt dans ce genre de trou paumé; cependant il du se taire quand il remarqua la présence d'une nouvelle arrivante: la raison même de leurs présence ici...

Soupirant de plus belle, il l'écouta se présenter et s'adossa de plus belle contre son siège quand l'ange profita de l'occasion pour tenter de se faire une amie tandis que la seule personne restante de son coté du bus ne put s’empêcher de faire un commentaire à la blessée sortit tout droit du dernier "Tomb Raider". Vraiment il ne manquait plus qu'un perso comme ça et ils auraient l'histoire la plus bizarre jamais écrite. Grognant en se craquant les mains pour attirer l'attention, il s'adressa à Delphine depuis le dos de Pandore, se moquant complètement s'il devait la gêner par le timbre et la force de sa voix:

'' Vu le monde qu'il y a dans ce bus: c'est dans un asile qu'on va ! Et il devrait y avoir des docs compétents pour les cas que trimbale ce car, c'est quoi ton truc ? Tu fais disparaitres des sites archéologiques et des tribus que l'on croyait mortent depuis des siècles ?"

Terminât-il en s'amusant à allumer son doigt d'un feu noir qu'il commençait étrangement à maitriser et marqua alors son nom en lettres de feu sur la repose tète du siège a côté de celui de Pandore avant de s'allonger contre la vitre, content de sa petite brulure gratuite au bus: ABBADON.

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MessageSujet: Re: Terminus, Sparte !   Mar 21 Jan - 21:36

Arrow La suite par-là (attachez vos ceintures, ça va secouer  Laughing )
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